0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues26 pages

Desgues Baglin Angers Papier

Transféré par

Sai Soumia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues26 pages

Desgues Baglin Angers Papier

Transféré par

Sai Soumia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Traitements

corticoïdes

Aurélie DESQUES - Jessica MEUNIER


Tutorée par Isabelle BAGLIN,
enseignant-chercheur en
Pharmacochimie, Université d'Angers
Table des matières

Introduction 5

I - 1. Introduction 7

II - 2. Présentation des corticoïdes 9

A. 2.1. Physiopathologie et stratégies thérapeutiques............................................9

B. 2.2. Stratégies thérapeutiques......................................................................10

III - 3. Propriétés pharmacologiques 13

A. 3.1. Indication............................................................................................13

B. 3.2. Effets secondaires.................................................................................13

C. 3.3. Interactions médicamenteuses...............................................................15

D. 3.4. Contre-indications................................................................................16

E. 3.5. Grossesse et allaitement........................................................................16

IV - 4. Conseils utiles lors de la prise d'un traitement corticoïde


19

V - 5. Chronothérapie 21

VI - 6. Conseils au patient 23

VII - 7. Points importants 29

VIII - 8. Suppléments 31

3
Introduction

Aurélie DESQUES
Auteur : Aurélie DESQUES - Jessica MEUNIER
Cette ressource est produite dans le cadre d'un concours étudiant organisé par l'UNSPF,
Université Numérique des Sciences Pharmaceutiques Francophone (www.unspf.fr1) et
l'ANEPF, Association Nationale des Étudiants en Pharmacie de France (www.anepf-
online.com2) et à fait l'objet d'un financement UNF3S, Université Numérique des Sciences de
la Santé et du Sport (www.unf3s.org3).

- Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes


Conditions

1 - http://www.unspf.fr/
2 - http://www.anepf-online.com/
3 - http://www.unf3s.org/

5
I - 1. Introduction I

Les corticoïdes sont aussi appelés anti-inflammatoires stéroïdiens. Ce sont des


molécules qui ont un rôle important en médecine car elles ont de nombreuses
propriétés. Elles ont une action sur les systèmes métaboliques . Elles sont anti-
inflammatoires, antiallergiques et immunosuppresseurs (diminution du système
immunitaire).
Ils sont connus depuis les années 1950. La découverte de la cortisone a constitué un
progrès thérapeutique important notamment dans les maladies inflammatoires
chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde 1 [01 - Polyarthrite rhumatoïde].

7
2. Présentation des
II -
II
corticoïdes

2.1. Physiopathologie et stratégies thérapeutiques 9


2.2. Stratégies thérapeutiques 10

A. 2.1. Physiopathologie et stratégies thérapeutiques

Les anti-inflammatoires stéroïdiens sont des molécules de synthèse qui miment une
molécule naturellement présente dans l'organisme humain, le cortisol, qui se
retrouve dans les glandes surrénales.
Les glandes surrénales sont deux organes glandulaires situées aux pôles supérieurs
des reins. Au niveau anatomique, on distingue deux parties :
• la médullosurrénale qui secrète les catécholamines (adrénaline, noradrénaline),
• la corticosurrénale qui secrète les corticostéroïdes (cortisol) et les
minéralocorticoïdes (aldostérone) 2 [02 - Aldostérone].

Figure 1 : localisation des glandes surrénales

La synthèse du cortisol :
Le cortisol est secrété au niveau des glandes surrénales. Cette sécrétion s'effectue
sous le contrôle d'une hormone (ACTH).
Sa synthèse suit un rythme circadien. Il s'agit d'un rythme biologique d'une durée

9
2. Présentation des corticoïdes

d'environ 24 h. Le pic de sécrétion de cortisol s'effectue entre 6 et 8 heure du matin


3 [03 - Le pic de sécrétion de cortisol].

Détail des actions physiologiques du cortisol


Les corticoïdes ont de nombreuses actions qui ont lieux au niveau de nombreux
organes. Ces actions sont présentées dans le tableau ci-dessous 5 [05 - Actions
physiologiques du cortisol].
Cible Action

Glucides augmentation du glucose sanguin

Protéines Retard de cicatrisation

Lipides Augmentation du cholestérol et des


triglycérides sanguins

Eau et Hypertenseur, œdèmes,


électrolytes Diminution du potassium sanguin

Os et croissance Retard de croissance,


Ostéoporose

Hémostase Thrombose : risque d'occlusion des


artères

SNC Stimulation du Système Nerveux


Central

Cardiovasculaire Augmentation de la tension artérielle

Immunologie Diminution des défenses immunitaires


Augmentation
du risque infectieux

Estomac Favorise la formation d'ulcère gastrique


Tableau 1 Tableau 1 : Actions physiologiques du cortisol

Les corticoïdes utilisés en thérapeutique sont des molécules mimant l'effet du


cortisol. Leurs structures sont très proches se qui explique que l'action des
corticoïdes est similaire à celle du cortisol.

B. 2.2. Stratégies thérapeutiques

En pédiatrie (jusqu'à 18 ans)


Les formes utilisées en pédiatrie sont les gouttes buvables et les comprimés
orodispersibles. Grâce à ces présentations, l'administration est facilitée et la
posologie est aisément adaptable au poids de l'enfant. La posologie est la quantité de
médicaments prescrite par le médecin.
La prescription de la corticothérapie à jours alternés (un jour sans corticoïdes et le
second à double dose de la posologie quotidienne qui aurait été requise) s'utilise chez
l'enfant pour tenter de limiter le retard de croissance 4 [04 - Limiter le retard de
croissance].

10
2. Présentation des corticoïdes

Corticothérapie à court terme


La corticothérapie à court terme est indiquée dans le cas d'une pathologie aigüe
notamment au moment de l'hiver (rhinopharyngite par exemple). Les
glucocorticoïdes, prescrits pour des durées courtes, de 7 à 10 jours, ont un rapport
bénéfice/risque très favorable et les effets indésirables connus de la corticothérapie
ne sont qu'exceptionnellement constatés.
Ce traitement pris sur un temps court n'entraine que peu d'effets secondaires alors
que l'effet bénéfique pour la santé est important. Si le médecin prescrit un corticoïde,
il est important de ne pas s'inquiéter.5 [05 - Actions physiologiques du cortisol], 6
[06 - Prescription corticoide]

Corticothérapie à long terme, supérieure à trois mois


Les molécules Prednisone et Prednisolone sont les plus employées en pratique, en
raison de leur rapport bénéfice/risque favorable et de leur maniabilité (comprimés à
différents dosages).
C'est lors de ces traitements longs que les effets secondaires sont importants. C'est
pourquoi des médicaments sont ajoutés pour essayer d'en diminuer certains et que
des règles hygiéno-diététique strict doivent être suivit pendant la durée de ce
traitement.
Une prévention de l'ostéoporose doit être d'emblée envisagée quand on prévoit une
corticothérapie par voie orale prolongée : correction d'une éventuelle carence en
calcium ou/et en vitamine D, voire instauration d'un traitement 2 [02 - Aldostérone].
Une supplémentation en potassium pourra être envisagée si le patient présente des
troubles du rythme cardiaque ou en cas d'association à d'autres traitements
hypokaliémiants (médicaments pouvant diminuer la kaliémie)4 [04 - Limiter le retard
de croissance].
Dans le cas d'une corticothérapie de substitution, la molécule utilisée sera
l'hydrocortisone.

Modalités d'arrêt du traitement


L'interruption des traitements supérieurs à 10 jours doit être progressive (surtout
chez le sujet âgé). Elle se fera sur plusieurs semaines afin d'éviter trois phénomènes
4 [04 - Limiter le retard de croissance] :
 l'effet rebond qui consiste en la reprise évolutive de l'affection cachée,
 l'insuffisance surrénale qui est un déficit de production d'hormones par les
glandes surrénales, et est d'autant plus que la corticothérapie a été prolongée
et à posologie élevée,
 le syndrome de sevrage aux corticoïdes : sentiment de tristesse, de
fatigue et d'anorexie, contrastant avec l'euphorie, le bien-être physique, la
boulimie provoquée par les glucocorticoïdes ("état de dépendance aux
corticoïdes").5 [05 - Actions physiologiques du cortisol]
Les différentes molécules en DCI (dénomination commune internationale) et nom de
spécialité pour la voie orale sont présenté ci-dessous :
Nom de spécialité DCI

Adixone® fludrocortisone

Altim® cortivazol

Celestamine® beclométhasone

11
2. Présentation des corticoïdes

Celestene® betamethazone

Cortancyl® prednisone

Dectancyl® dexamethasone

Medrol® methylprednisone

Neodex® dexamethasone

Rafton® budesonide

Solupred® prednisolone
Tableau 2 Tableau 2 : Liste des spécialités destinées à la voie orale

12
3. Propriétés
III -
III
pharmacologiques

3.1. Indication 13
3.2. Effets secondaires 13
3.3. Interactions médicamenteuses 15
3.4. Contre-indications 16
3.5. Grossesse et allaitement 16

A. 3.1. Indication

De part leurs différents effets biologiques, les glucocorticoïdes sont utilisés dans de
nombreuses indications.
Les glucocorticoïdes sont utilisés pour supprimer la réponse inflammatoire, la réponse
immunitaire ou la réaction allergique. Ils sont utilisés pour le traitement de
nombreuses maladies comme les pathologies rhumatismales chroniques, les
pathologies digestives chroniques, en dermatologie, en cancérologie, en
endocrinologie, en hématologie, dans les maladies rénale, pour les transplantations,
les maladies pulmonaires, les maladies infectieuses, en neurologie ...4 [04 - Limiter
le retard de croissance]

B. 3.2. Effets secondaires

Les glucocorticoïdes induisent de nombreux effets secondaires, spécialement aux


doses nécessaires à leur activité anti-inflammatoire. Ces effets secondaires sont
présentés avec les schémas ci-dessous.4 [04 - Limiter le retard de croissance]

13
3. Propriétés pharmacologiques

Figure 2 : effets secondaires des corticoïdes

14
3. Propriétés pharmacologiques

Figure 3 :effets secondaire de l'appareil digestif

C. 3.3. Interactions médicamenteuses

Principales interactions médicamenteuses


Il ne faut pas prendre des corticoïdes avec les médicaments diminuant la quantité de
potassium dans le sang, par exemple les médicaments utilisés pour traiter la
constipation (Dulcolax®, Contalax®...), les diurétiques hypokaliémiants (Furosémide
ou l'Hydrochlorothiazide ), utilisé pour le traitement de l'insuffisance cardiaque ou le
l'hypertension, ou de l'Amphotéricine B (utilisé pour le traitement de mycoses). 5 [05
- Actions physiologiques du cortisol]
Médicaments Mécanisme d'action Conduite à tenir

Hypokaliémiants, Augmentation de la perte Surveillance kaliémie


Diurétiques de potassium : risque de avec si besoin correction
hypokaliémiants , troubles du rythme
laxatifs stimulants cardiaque

Amphotéricine B Augmentent la toxicité de


certains médicaments
comme la digoxine

15
3. Propriétés pharmacologiques

Tableau 3 Tableau 3 : Principales interactions médicamenteuses

Associations déconseillées
Les médicaments présentés ci-dessous sont déconseillés à prendre lors d'un
traitement corticoïde. 5 [05 - Actions physiologiques du cortisol]
Médicaments Mécanisme d'action Conduite à tenir

Acide acétylsalicylique Majoration du risque Association déconseillée


hémorragique avec des doses anti-
inflammatoires d'acide
acétylsalicylique (> ou =
à 1g/prise et 3g/jour

Vaccins vivants Risque de maladie Association déconseillée


atténués vaccinale généralisée,
potentiellement mortelle
Tableau 4 Tableau 4 : Associations médicamenteuses déconseillées

D. 3.4. Contre-indications

Les glucocorticoïdes font l'objet de contre-indications absolues, il n'existe toutefois


aucune contre-indication absolue lorsque l'intérêt est vital pour le patient.
Ils ne doivent pas être utilisés au cours d'une infection qui évolue, qu'elle soit
bactérienne ou virale (hépatite, varicelle, zona, ...). Leurs effets
immunosuppresseurs risqueraient de faire « flamber » l'infection. Pour la même
raison, lors d'un traitement par glucocorticoïdes, il ne faut pas réaliser de vaccins
vivants.
Lors d'états psychotiques en cours ou non contrôlés par un traitement, on n'utilisera
pas non plus ces molécules. En effet, il y a un risque d'exacerbation de la psychose,
ou d'un état maniaque.
On ne les utilisera pas non plus si le patient présente une hypersensibilité aux
molécules actives ou à l'un des excipients utilisé dans la formulation des spécialités 4
[04 - Limiter le retard de croissance].

E. 3.5. Grossesse et allaitement

Les corticoïdes peuvent être utilisés chez la femme enceinte et allaitante quels que
soient leurs voies d'administration, leurs posologies et le terme de la grossesse.
Aucun effet malformatif n'a été retenu avec ces molécules.
En théorie, les corticoïdes administrés à la mère devraient avoir une action sur les
glandes surrénales fœtales et néonatales, ce qui n'est pas constaté aux posologies
d'entretien des glucocorticoïdes pendant la grossesse ou l'allaitement (c'est-à-dire de
3 à 15 mg/j de Prednisolone) 8 [08 - Corticoide : grossesse et allaitement].
En revanche, lors de traitements au long cours, des retards de croissance intra-
utérins et des petits poids de naissance ont déjà été signalés.

16
3. Propriétés pharmacologiques

On préfèrera le Prednisone et la Prednisolone à la Bétaméthasone en raison


notamment de leur puissance d'action moins élevée et du métabolisme placentaire
(le placenta transforme la Prednisolone en Prednisone inactive) 9 [09 - Corticoide et
placenta].

17
4. Conseils utiles lors
IV -
IV
de la prise d'un
traitement corticoïde

Afin d'améliorer la tolérance du traitement, des médicaments peuvent être associés


pour diminuer des effets secondaires. Ces co-prescriptions dépendent de l'état de
chaque patient.10 [10 - Troubles gastriques des corticoïdes]
 Anti-ulcéreux : si antécédent d'ulcère gastro-duodénal,
 Supplémentation en calcium et vitamine D : si patient ostéoporotique,
 Supplémentation en potassium : si troubles du rythme cardiaque,

Ce traitement nécessite une surveillance accrue chez certains types de patients :

Mesure régulière de la tension artérielle chez le sujet hypertendu

Dosage de la kaliémie notamment en cas de médicament hypokaliémiants

associés ou de troubles cardiaques

Surveillance de la glycémie chez le diabétique

Surveillance de l'INR pour les patients sous anticoagulant oral : au 8ème

jour puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie ainsi qu'après l'arrêt du
traitement.

Surveillance clinique : poids, recherche d'œdèmes et état cutané

Bilan ophtalmologique tous les 6 à 12 mois

19
5. Chronothérapie

20
V - 5. Chronothérapie V

Il est important de respecter l'heure de prise de chaque médicament. La prise du


traitement corticoide est la plus efficace et la mieux tolérée quand elle s'effectue en
une prise unique par jour, le matin, aux alentours de 8 heures 8 [08 -
Corticoide : grossesse et allaitement] (voire en deux prises, matin et midi). De plus,
il est préférable de prendre ce traitement au milieu du repas afin d'éviter les
troubles gastriques des corticoïdes 10 [10 - Troubles gastriques des corticoïdes].

21
VI - 6. Conseils au patient VI

Lors de la prise de comprimés orodispersibles ou de gouttes buvables, il est conseillé


au patient de bien se rincer la bouche après la prise de son traitement, par exemple
en buvant quelques gorgées d'eau.

Il ne faut pas arrêter son traitement brutalement. Lorsque celui-ci dure plus de 10
jours, il faut respecter la décroissance progressive établie avec le médecin pour ne
pas se mettre dans des situations à risques.

Le patient ne doit pas pratiquer d'automédication en raison des nombreuses


interactions médicamenteuses.

23
6. Conseils au patient

Il convient de désinfecter toutes plaies et de prévenir le médecin traitant lors de


l'apparition d'une fièvre pendant le traitement corticoïde car l'organisme est plus
sujet aux infections.
Un tel traitement nécessite des règles hygiéno-diététiques strictes qu'il est important
d'évoquer avec lui :
Un tel traitement nécessite des règles hygiéno-diététiques strictes qu'il est important
d'évoquer avec lui :
 Régime hyposodé : une alimentation trop salée favoriserait le risque
d'apparition d'œdème lorsque ce traitement dépasse 10 jours. Pour cela il faut
supprimer les aliments à teneur élevés en sodium, il faut également éviter de
resaler les plats à table en préférant l'utilisation d'aromates, d'ails, d'oignons
et éviter de manger des plats cuisinés ou des produits lyophilisés. La prise de
comprimés effervescents est à proscrire.

 Favoriser l'apport de potassium sous forme de bananes ou de jus de fruits.

24
6. Conseils au patient

 Régime riche en protides et en laitages.

 Limiter les apports de sucres rapides et de graisses.

25
6. Conseils au patient

 Conseiller une activité physique régulière 3 [03 - Le pic de sécrétion de


cortisol]

Attention : Corticoïde et dopage


Les corticoïdes sont des substances considérées comme dopante. Ils sont dans la
liste des substance interdite, que l'on retrouve dans le décret entrée en vigueur le 1
janvier 2012, présent sur le site du ministère des sports :
http://www.sports.gouv.fr/francais/sport-sante-et-prevention/ :
SUBSTANCES INTERDITES
S9. GLUCOCORTICOÏDES
Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu'ils sont administrés par voie orale,
intraveineuse, intramusculaire ou rectale.

26
6. Conseils au patient

Les corticoïdes sont donc des molécules considérées comme dopante et donc
interdite dans les compétitions. Cependant, ils peuvent surement entrainer un
contrôle positif même s'ils ont été pris hors compétition.

Figure 4 : Pyramide du sodium (11)

27
VII - 7. Points importants VI
I
La prescription de ces molécules demande une grande vigilance car elle doit prendre
en compte une multitude d'éléments relatifs à chaque patient, notamment en raison
des interactions médicamenteuses, des contre-indications et des effets secondaires.
Ces médicaments nécessitent un suivi rigoureux et un respect de nombreuses règles
hygiéno-diététique pour limiter les effets secondaires.
Ils nécessitent un conseil médical ou pharmaceutique avant toute prise
d'automédication.

29
VIII - 8. Suppléments VI
II
Indication en allergologie
Action anti-inflammatoire, en association en générale avec un traitement
antiallergique par antihistaminique. Ce sont souvent des corticoïdes locaux après
échec des traitements locaux en association à la rhinite et aux antiH1 (crème, gel.)
Domaine Cause Modalité

Dermatologie Dermite atopique Corticoïdes locaux


Eczéma de contact Eviction de l'allergène
Dyshydroses
palmoplantaires
Piqures d'insectes

Voies aériennes Rhinite allergique Corticoïdes locaux


supérieures Sinusite Association avec des
antihistaminiques

Bronches Asthme Corticoïde par voie


inhalée
Corticoïde par voie orale
dans les cas sévères

Ophtalmologie Blépharite Corticoïdes locaux après


Kératite échec des ? ? ? ? ?
Uvéite Attention aux
surinfections associées
Conjonctivite
Tableau 5 Indication en allergologie

Indication en cancérologie
Antalgie Diminution de la douleur
par l'effet anti-
inflammatoire

Nausées-vomissement Utilisation 30 minutes


induit par les avant les chimiothérapies
chimiothérapies faiblement à
moyennement
émétisantes
Utilisation en association
avec d'autres

31
8. Suppléments

antiémétiques

Oedeme cérébral et Tumeur


autres poussées Traumatismes
oedémateurses
Abcés

Palliatif Améliore d'état général Augmentation de l'appétit


en cas de syndrome et stimulant en plus de
inflammatoire l'effet anti-inflammatoire

Syndrome compressif Compression médullaire En attendant une


ou obstructif lié à une Epidurite intervention chirurgicale
tumeur
Obstruction bronchique
Tableau 6 Indication en cancérologie

Indication en dermatologie
Utilisation principalement par voie locale
Eczéma atopique ou de Ne pas arrêté
contact brutalement ni trop tôt
car il y a un risque de
récidive

Dermite séborrhéique Sauf le visage Sevrage progressif


Psoriasis Ne jamais utiliser de En association avec la
corticothérapie par voie vitamine D
orale

Lupus cutané Réduire l'exposition au


Eczéma de contact soleil
sévère Utilisation de corticoïde
Lichen plan par voie orale de courte
durée uniquement dans
Acné fulminans
ces indications
Dermatoses
neutrophilique
Tableau 7 Indication en dermatologie

Indication dans les maladies du tube digestif


Maladie inflammatoires chroniques Traitement des poussées aigues
intestinales (MICI) Traitement de crise de la maladie

Hépatite alcoolique aiguë sévère Utilisation surtout dans les formes


graves

Hépatite auto-immune Uniquement dans les formes graves


Tableau 8 Indication dans les maladies du tube digestif

Indication dans les maladies inflammatoires et rhumatismales


Lupus érythémateux Granulomatose de
disséminé wegener
Micropolyangéite
Maldie de churg et

32
8. Suppléments

strauss
Périathrite noueuse
Maladie de horton
Pseudo polyarthrite
rhizomélique
Maladie de takayasu

Vascularite Si atteinte viscérale


grave

Maladie de behcet Nécessite une


corticothérapie à doses
élevées de longue durée

Dermatomyosites et En cas d'atteinte


polymyosites pulmonaire, oculaire,
cérébrale, cardiaque et
rénale

Sarcoïdose
multiviscérale

Polyarthrite
rhumatoïde

Goutte : traitement de Utilisation en dernière En cure courte


la crise intension en cas de
contre-indication ou de
mauvaise tolérance

Radiculagies type En cas d'échec des autres En cure courte


nevralgie cervico traitements
brachiale ou sciatique
hyperalgique
Tableau 9 Indication dans les maladies inflammatoires et rhumatismales

Indication pulmonaire
Asthme Par inhalation ou par voie orale en
fonction du stade de la maladie

BPCO (Broncho Pneumopathie Uniquement à partir du stade III


Chronique Obstructive)

Maladie interstitielle pulmonaires Sarcoïdose pulmonaire stade II et III


(le plus précocément possible) Poumon des connectivites
Vascularites
Poumon à éosinophiles
Maladie de carrington
Pneumopathie d'hypersensibilité
Bronchiolite oblitérante

Maladie des membranes hyalines


Tableau 10 Indication pulmonaire

33
8. Suppléments

Indication dans les maladies infectieuses


Pneumocystose à
pneumocystis jiroveci

Méningite à Réduction des séquelles


haemophilus et de la mortalité
influenzae de type b
Méningite à
pneumocoque

Chocs septique

Tuberculose Péricardite Diminution de la


méningite mortalité et des séquelles
Tableau 11 Indication dans les maladies infectieuses

Indication dans les maladies neurologiques


Sclérose en plaque Traitement des Réduction de
poussées aiguës de la l'intensité de la crise
maladie

Myasthénie aigue

Oedeme cérébral et Réduction de l'œdème


hypertension intra-
cranienne

Traumatisme Dans les 8 h qui suivent


médullaire le traumatisme

Hématome sous durale


chronique

Syndrome de West

Paralysie faciale à Dès le début des


frigore symptômes

Polyradiculonévrite
Chronique
inflammatoire
démyélinisante
Tableau 12 Indication dans les maladies neurologiques

Indication en ORL
Laryngite œdémateuse sous
glottique*

Surdité brutale

Névrite vestibulaire
Tableau 13 Indication en ORL

34

Vous aimerez peut-être aussi