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Isométries et Transformations du Plan

Ce document définit les isométries du plan comme des applications qui conservent les distances. Il présente des exemples d'isométries comme les translations, rotations et symétries. Plusieurs théorèmes sont énoncés sur les propriétés géométriques conservées par les isométries.

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Salim Ben Hamida
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Isométries et Transformations du Plan

Ce document définit les isométries du plan comme des applications qui conservent les distances. Il présente des exemples d'isométries comme les translations, rotations et symétries. Plusieurs théorèmes sont énoncés sur les propriétés géométriques conservées par les isométries.

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Prof : Baklouti Hedi Cours Isométries .

Déplacements - Antidéplacements Novembre 21

Définition
Hyp : f conserve le produit scalaire
Soit f une application du plan P dans lui même .
f est dite une isométrie du plan si et seulement si f
conserve ou respecte les distances ; c’est à dire si Conclusion : f est une isométrie
pour tous points A et B du plan P d’images Comme f conserve le produit scalaire alors
respectives A’ et B’ par f on ait : A’B’ = AB . pour tous points A et B du plan P

Exemples
Les translations, les rotations, les symétries d’où f conserve les distances, donc f est une
orthogonales et les symétries glissantes sont des isométrie.
isométries du plan .
Une conséquence :
Remarque 1 Soit f une isométrie du plan , pour tous points
L’un des objectifs de ce chapitre est de prouver que
toute isométrie du plan ne peut être qu’une A,B,C,D du plan P ;
translation ou une rotation ou une symétrie Preuve :
orthogonale ou une symétrie glissante .
Remarque 2
Dans tout le chapitre M’ désigne l’image par une =
isométrie donnée f d’un point M.
=
Conséquences =
i/Par définition d’une isométrie ; pour tous points A
et B du plan P : A’B’ = AB . =
Par conséquent ; Si A B alors A’ B’.
On dit qu’une isométrie est injective. Corollaire 1
ii/La composée de deux isométries et une isométrie
Soit f une isométrie du plan P et un réel donnée ;
Définition pour tous points A ,B ,C du plan P :
Une application f conserve le produit scalaire si et
si alors .
seulement si pour tous points A,B,C du plan on ait :

Preuve :

Théorème fondamental :

Soit f une application du plan P dans lui même .


f est une isométrie de P f conserve le produit =
scalaire . =0 car .

Preuve : d’où
Hyp :f est une isométrie de P. Ainsi .
Conclusion : f conserve le produit scalaire. Cas particulier important :
Soit A, B, C P

Conclusion : Toute isométrie conserve les milieux.


f est une isométrie d’où AB = A’B’ , AC = A’C’

et BC = B’C’. Par conséquent


(1)
Remarque
Le corollaire 1 exprime que : toute isométrie Ainsi d’où (2)
conserve l’alignement et l’ordre des points alignés et
en particulier conserve les milieux . d’où
Corollaire 2
.
Soit f une isométrie du plan P.
Théorème

Les images de trois points non alignés par une


isométrie sont trois points non alignés .

Preuve :
A,B,C trois points non alignés BC < AC + AB
non alignés .

Preuve : Conséquences :
i/
i/L’image d’un triangle par une isométrie est un
iii/ triangle .
ii/L’image d’un repère du plan par une isométrie
est un repère .
.
cà d si (A,B,C) est un repère affine du plan alors
iii/ (Corollaire est un repère affine du plan .
1) si est un repère cartésien du plan alors
.
est un repère cartésien

Corollaire 3 Théorème

Toute isométrie conserve le barycentre de deux  Toute isométrie conserve les écarts angulaires
points pondérés avec c.à.d si
 Toute isométrie conserve ou contrarie les
avec alors mesures des angles orientés de vecteurs .
.
Conséquences
Preuve :
Toute isométrie transforme un repère orthonormé
en un repère orthonormé .

Preuve :
.
Corollaire 4 soit A, B, C trois points du plan tq ,

Soit f une isométrie du plan P .


et càd:
: càd: d’où .
si alors
.

Preuve :
et .
2/L’image d’une demi – droite par f est une
demi – droite .
3/L’image d’un segment par f est un segment
.
4/L’image d’un cercle C (O,R) par f est un cercle
C ’(O’, R) .

* Si alors Preuve :
* est un R ON 1/

alors est un RON .

Remarque Ainsi
A,B,C, D quatre points du plan
tq et alors
2/

ou
.
Preuve : Ainsi
3/ .
etc

Théorème
Ainsi .
Toute isométrie f du plan P est une bijection du plan
et sa bijection réciproque est une isométrie du 4/ C (O,R) OM = R
plan .
C ’(O’,R)
Preuve : Ainsi f (C (O,R) ) = C ’(O’,R) .

Soit un repère du plan et Théorème


le repère image de R par f
Toute isométrie f conserve :
Montrons que .
1/le parallélisme
Du fait que f est injective alors si M existe alors
M est unique . 2/l’orthogonalité .
3/le contact ( tangente à C (O,R) en A
tangente à C ’(O’,R) en A’ .
Soit M le point du plan / et
alors Preuve :
1/ d’où et
avec et .

Ainsi c à d f est
une bijection du plan . d’où d’où .

Théorème 2/ d’où et
avec et .
Soit f une isométrie du plan
1/L’image d’une droite (AB) par f est une droite
(A’B’) . =0
.
Ainsi c.à.d f = idp
3/ tangente à C (O,R) en A en A
en A’ ’tangente àC (O’,R) en A’. Corollaire

Si deux isométries f et g du plan coïncident sur trois


ISOMETRIES ET POINTS FIXES points non alignés A , B, C alors f = g
c.à.d : si
Remarquons que Inv(idp) = P :
alors f = g .
.
Théorème 1
Preuve :
Soit f une isométrie du plan telle que
Si alors où A,
avec f(A) = . est une isométrie du plan fixant les 3 points
non alignés A , B , C donc = idp c à d g = f .
Preuve :
Décomposition d’une isométrie
alors il existe au moins un point
Théorème

Soit f une isométrie du plan P


O et O’ deux points de P tel que f(O) = O’ alors
Une conséquence : Si alors Inv(f) est incluse il existe une unique isométrie g vérifiant g(O ) = O
dans une droite . et .
Théorème 2
Preuve :
Soit f une isométrie du plan P
Preuve :
Si f laisse deux points distincts invariants A et B Supposons qu’il existe deux isométries g et h
alors f laisse toute la droite (AB) invariante point par
point c à d : ,f(M) = vérifiant
M .

Preuve :

.
M’ = M . =
2éme méthode :
et
.
d’où
= .
d’où l’unicité de g
Théorème 3 Existence
On pose
Si une isométrie f du plan fixe trois points non g est une isométrie car g est la composée de deux
alignés A, B, C alors f = idp isométries .

Preuve : d’où l’existence de g .


Soit et M’ = f(M) Nature d’une isométrie à partir de l’ensemble des
Supposons que points invariants .
g = idp d’où
Soit f une isométrie du plan

Théorème 1 d’où est une solution .

Si f laisse trois points non alignés invariants alors 2 éme cas


f = idp .
, d’où
Théorème 2 d’où ne convient pas .

Si . 3éme cas
d’où
Preuve :  n’est pas orthogonal à .
Ainsi si (OO’) n’est pas orthogonal à alors
Soit et M’ = f(M)
est une symétrie glissante et
si non f = idp .
convient .

Détermination d’une _isométrie


Comme alors c .à .d
Théorème fondamental
Ainsi

Soit ABC et A’B’C’ deux triangles isométriques


Théorème 3 (A’B’=AB , A’C’ = AC et B’C’= BC )
Alors , il existe une unique isométrie f vérifiant
Si alors avec . f(A) = A’ , f(B) = B’ et f(C) = C’
En outre , f est au plus égale à la composée de trois
Preuve : symétries orthogonales .
Soit et A’ = f(A)

Soit d’où Preuve :


Preuve :
l’unicité découle du fait que deux isométries qui
coïncident en trois points non alignés sont égales .

Preuve :
.
Ainsi : f = Si A’= A , B’ = B et C’ = C alors f = idp « Fin »
Si non , supposons que
Soit alors et la symétrie
Théorème 4 orthogonale d’axe

Si Inv (f ) =  alors f est une translation ou f est une


symétrie glissante .
Si et alors . « Fin »
Preuve :
Soit et on a car Inv (f ) = 
Soit g l’unique isométrie vérifiant Sinon , supposons que , soit alors
et .
g = idp , ou
ou avec .
er
1 cas
Si alors « Fin »
ainsi
Sinon , soit
.
.
Isométries laissant globalement invariant une
partie du plan
et
Définition

Soit f une isométrie du plan et une partie du plan


alors La partie est dite globalement invariante par f ssi
« Fin » f( ) = .
f( ) =

Corollaire (H P) Exemple 1

Soit A , B, A’, B’ quatre points du plan tels que Soit A et B deux points distincts du plan
Déterminer l’ensemble F des isométries du plan
Il existe donc exactement deux isométries f et g laissant invariant le segment .
vérifiant et
Solution
avec ou .
Soit I = A * B
Soit f F
Preuve : I=A*B f (I ) = f(A) * f (B) = I car ( f(A) = A et
f (B) = B ou f(A) = B et f(B) = A donc f(I) = I
Soit f(I) = I f = idp ou
Il existe exactement deux triangles isométriques au
ou .
triangle ABC dont un côté est
Soit A’B’C’ et A’B’C ces 2 triangles 1er cas : f = idp convient
( C C et
) 2 éme cas : ;
ABC et A’B’C’ sont isométriques, donc il existe une Déterminons .
seule isométrie f vérifiant :
f(A) = A’ , f(B) = B’ et f(C ) = C’ . or
ABC et A’B’ sont isométriques, donc il existe
une seule isométrie g vérifiant : d’où d’où
g(A) = A’ , g(B) = B’ et g(C) = C convient
car . 3 éme cas :
* Mq * donc ,
convient
on a * donc ,
convient

Conclusion : F = ,
* Mq
Exemple 2

Soit ABC un triangle scalène ( non isocèle )


Déterminer l’ensemble F des isométries laissant
Remarque
invariants le triangle ABC .
Soit et M’ = f(M) et
Solution orthonormé direct en un repère orthonormé direct
ABC est non isocèle d’où et * Tout antidéplacement transforme un
et repère orthonormé direct en un repère orthonormé
soit F indirect .
, et Composition
d’où I = A * B , J = A * C et K = B * C sont  La composée de deux déplacements est
invariants par f . un déplacement
Comme I , J ,et K ne sont pas alignés alors = f = idp  La composée de deux antidéplacements est
un déplacement
Conclusion : F  La composée d’un déplacement et d’un
antidéplacement est un antidéplacement .
Déplacements et Antidéplacements
Détermination d’un déplacement et d’un
Définition antidéplacement

Soit f une isométrie du plan Théorème


1/f est un déplacement ssi f est la composée d’un
nombre pair de symétries orthogonales Soit A, B, A’,B’ quatre points du plan tels que
2/f est un antidéplacement ssi f est la composée d’un A’B’ = AB et
nombre impair de symétries orthogonales . Alors il existe un unique déplacement f est un unique
Remarque antidéplacement g vérifiant f(A) = g(A) = A’ et
 Une rotation ou une translation est la f(B) = g(B) = B’ .
composée de deux symétries orthogonales . Remarque
 Une symétrie glissante est la composée de Preuve :
trois symétries orthogonales . .
Comme de plus f est une isométrie ssi f est une On sait qu’il existe exactement deux isométries f et g
translation ou une rotation ou une symétrie vérifiant f(A) = g(A) = A’ et f(B) = g(B) = B’
orthogonale ou une symétrie glissante alors on peut avec .
énoncer le théorème suivant : f est un déplacement g est un antidéplacement
Théorème f est un anti-déplacement g est un déplacement .

Soit f une isométrie du plan Angle d’un déplacement


1/f est un déplacement f est une translation ou
une rotation f est la composée de deux symétries Théorème et Définition
orthogonales.
2/f est un antidéplacement f est une symétrie Soit f un déplacement du plan
orthogonale ou f une symétrie glissante f est une A et B deux points distincts d’images respectives A’
symétrie orthogonales ou la composée de trois et B’ par f .
symétries orthogonales .
Alors , pour tout d’images
respectives M’ et N’ par f on a :
Remarque
Comme une symétrie orthogonale contrarie les
mesures des angles orientés alors on peut énoncer le
théorème suivant .
Théorème
Par définition l’angle
Soit f une isométrie du plan
1/f est un déplacement f conserve les mesures s’appelle l’angle du déplacement f .
des angles orientés .
2/f est un antidéplacement f contrarie les mesures Remarque
des angles orientés . 1/Si alors f est une translation de vecteur
.
Une conséquence
2/Si alors f est une rotation d’angle
* Tout déplacement transforme un repère
et de centre
3/Une translation n’admet pas d’angle mais une
translation est un déplacement d’angle nul . Théorème et Définition
Composition
Théorème Soit g un antidéplacement du plan .
Alors ; il existe un unique vecteur et une unique
Soit f et g deux déplacement d’angles respectifs et
alors : droite tels que
1/ est un déplacement d’angle . Par définition , le vecteur s’appelle le vecteur
2/ est un déplacement d’angle ( - ) de l’antidéplacement g et s’appelle l’axe de
l’antidéplacement g
Preuve : L’écriture s’appelle la forme
réduite de l’antidéplacement g .
l’angle de est
Remarque
1/Si alors .
2/Si alors g est la symétrie glissante de vecteur
l’angle de f est
et d’axe
l’angle de g est 3/Si on a et :
a)Si alors avec
.
b)Si alors g n’est pas une
symétrie orthogonale donc g est une symétrie
glissante .
Antidéplacements et points fixes
Déplacements et points fixes . Soit f un antidéplacement :
Soit f un déplacement du plan 1/Si f ne laisse aucun point invariant alors f est une
1/Si f ne laisse aucun point invariant alors f est symétrie glissante .
une translation . 2/Si f admet au moins un point invariant alors f est
2/Si f n’admet qu’un seul point invariant O alors la symétrie orthogonale d’axe passant par ce point .
f est la rotation de centre O et d’angle non nul .
3/Si f fixe deux points distincts alors f = idp .
Axe et vecteur d’un antidéplacement
(8)
Comme un anti-déplacement g est soit une symétrie
orthogonale , soit une symétrie glissante et comme
une symétrie glissante admet un vecteur et
un axe alors on peut énoncer le théorème suivant et
la définition suivante

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