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Rôle de Bank Al-Maghrib en économie

Ce document présente Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc. Il décrit ses rôles et responsabilités, notamment la conduite de la politique monétaire, la supervision du système bancaire et le maintien de la stabilité des prix.

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Rôle de Bank Al-Maghrib en économie

Ce document présente Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc. Il décrit ses rôles et responsabilités, notamment la conduite de la politique monétaire, la supervision du système bancaire et le maintien de la stabilité des prix.

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Dédicaces

Nous dédions ce travail

A nos parents A nos frères

A nos amis Et à tous nos proches

A toute la promotion de 2021-2022


Remerciements
Nous aimerons en premier lieu remercier Allah qui nous a donné la volonté et

le courage pour la réalisation de ce travail. Et nous tenons à remercier notre

encadrant pédagogique Mr. El Bourbaki Nadir, enseignant chercheur à la FPN, pour

son suivi, pour avoir accepté de nous encadrer, pour l’aide et les conseils avisés

qui nous ont beaucoup aidé au niveau de la rédaction de projet, et pour le temps

qu’il nous a consacré pour suivre de près notre travail.

Nos vifs remerciements vont également au corps professoral de la Faculté

Pluridisciplinaire de Nador pour leurs contributions dans le processus de

formation de la Licence fondamentale en Sciences Economiques et de Gestion.

Enfin, nous remercions nos familles, qui ne cessent de nous encourager et de

nous Soutenir.
Introduction générale :

Les économistes du 19éme siècle (les classiques) étaient convaincus de la dichotomie entre
les sphères réelle et monétaire de l'économie. La monnaie n’est qu’un voile sans aucune
influence sur les conditions de la formation des prix du revenu, du niveau de l'emploi, etc.

En introduisant la possibilité d’un équilibre de sous-emploi et l’indépendance entre la


monnaie et l’activité économique, il remet cause la thèse classique de la neutralité de la
monnaie. Mais, surtout il attribue à l’Etat un rôle déterminant dans la correction des
déséquilibres.

La banque centrale du Royaume du Maroc, « Bank Al-Maghrib », est un établissement


public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a été créée en 1959 en
substitution à l’ancienne « Banque d’Etat du Maroc ». Son capital est fixé à 500.000.000 de
dirhams et est entièrement détenu par l'Etat.

Bank Al-Maghrib exerce le privilège d’émission des billets de Banque et des pièces de
monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume marocain. Dans le but d’assurer la
stabilité des prix, Bank Al-Maghrib arrête et met en œuvre les instruments de politique
monétaire et intervient sur le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés. Elle
veille au bon fonctionnement du marché monétaire et à l’application des dispositions
législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de l’activité des
établissements de crédit et organismes assimilés.

Bank Al-Maghrib joue aussi le rôle de conseiller financier du gouvernement. Celui-ci la


consulte, notamment, sur toutes questions susceptibles d’affecter l’exercice des prérogatives et
des fonctions de la Banque, elle accomplit sa mission dans le cadre de la politique économique
et financière du gouvernement.

Bank Al-Maghrib est l’agent du Trésor pour ses opérations de banque tant au Maroc qu’à
l’étranger. Elle est chargée, dans les conditions fixées par voie réglementaire, des opérations
d’émission, de conversion et de remboursement des emprunts publics et des effets publics et,
d’une manière générale, du service financier des emprunts émis par l’Etat.
Elle peut participer aux négociations de prêts et emprunts extérieurs conclus pour le compte de
l’Etat. Elle peut représenter le gouvernement auprès des institutions financières et monétaires
internationales créées en vue de promouvoir la coopération internationale dans les domaines
monétaire et financier.

Dans ce sens, Bank Al-Maghrib a mis en œuvre des mesures visant à dynamiser le marché
de change interbancaire et à améliorer sa liquidité. Et effet, la Banque a mis en place le statut
de teneur de marché conférant aux banques l’accès exclusif aux adjudications de devises en
contrepartie de leurs engagements de cotations fermes sur le marché de change interbancaire.
Ces cotations fermes sont également utilisées par la Banque dans la détermination des cours de
change de référence des devises contre le dirham conformément aux standards internationaux.

En effet, Bank Al-Maghrib a adopté les adjudications de devises comme principal instrument
d’intervention. L’objectif étant de permettre au marché interbancaire de se développer
davantage et aboutir ainsi à une meilleure formation des prix selon la loi de l’offre et de la
demande, le recours des banques à Bank Al-Maghrib ne devant se faire qu’en dernier ressort.

L'objectif est donc, de savoir comment Bank AL MAGHRIB peut influencer sur le Marché
monétaire, et la problématique serait :

<< Est-ce que BANK AL MAGHRIB-elle sur Le marché monétaire>>

De cette problématique découlent les questions suivantes :

• Quel est les rôles de BANK AL MAGHRIB ?


• Quel est les relations entre BANK AL MAGHRIB et le Marché

Monétaire ?

• Quel est systèmes et moyens de paiement au Maroc rôle et responsabilités de


BANK AL MAGHRIB ?
Chapitre 1 : BANK AL MAGHRIB et les fonctionnalités du
MARCH MONETAIRE

Section 1 : Vue panoramique de BANK AL MAGHRIB

1. Aperçue Historique :

Dénommée BANQUE DU MAROC jusqu’en 1987, BANK AL MAGHRIB a été créée


par le dahir u 30 juin 1959 par substitution à l’ancienne Banque d’Etat.

Appelée également INSTITUT D’EMISSION, BANQUE CENTRALE, ou BANQUE


DES BANQUES, Bank al-Maghrib assure en fait, un rôle réunissant, des activités multiples
qui expliquent les différentes appellations dont elle fait l’objet.

A cet effet, précision qu’à l’instar des autres banques centrales de l’époque, Bank AL-
Maghrib avait pour mission essentielle de régler le cours de la circulation monétaire afin de
contribuer, en accord avec la politique économique et financière du gouvernement, à
l’expansion économique du pays. Elle devait, à cet égard, assurer la stabilité de la monnaie et
sauvegarder son pouvoir d’achat.

Pour atteindre ces objectifs, elle avait le privilège :

• D’émettre la monnaie et d’effectuer toutes opérations sur or et devise ;


• D’entretenir des rapports bancaires avec l’Etat, de lui servir de conseiller et d’assistant
financier ;
• De consentir des crédits au système bancaire et d’en contrôler l’activité.

2.Missions fondamentales de BAM :


Outre le privilège de l'émission de la monnaie fiduciaire et la mission d'assurer la
supervision du système bancaire, la banque à pour responsabilité de mener la politique
monétaire avec pour objectif fondamental la stabilité des prix 2 La B.C assure le bon
fonctionnement du système bancaire et veille à l'application des dispositions relatives à
l'exercice et au contrôle de l'activité des établissements de crédits. Elle veille aussi à la sécurité
des systèmes de compensation et de règlement livraison des instruments financiers et s'assure
de la sécurité des moyens de paiement et de la pertinence des normes qui leur sont applicables.


Autres missions de Bank Al-Maghrib :

Parallèlement à ces missions fondamentales, la B.C à d'autres missions qui se résument

comme suit :

• C'est le conseiller financiers du gouvernement et l'agent du trésor pour ses opérations


bancaires au Maroc et à l'étranger.
• Elle représente le gouvernement au sein des institutions financières et monétaires
internationales.

La banque veille au bon fonctionnement du marché monétaire et assure son contrôle. Elle
établit et publie les statistiques sur la monnaie et le crédit.

3.Fonctions et responsabilité de Bank al Maghrib :

La fonction principale de la banque centrale est de contrôler la masse monétaire dans


l'économie. Il est responsable de l'émission des devises au nom du gouvernement. En plus de
cette fonction principale, la banque centrale remplit les fonctions suivantes :

• Il perçoit les revenus de l'État, conserve les dépôts de divers départements et effectue
des paiements au nom du gouvernement.
• Il conserve les réserves de liquidités des banques commerciales, fait office de chambre
de compensation pour les transactions interbancaires et de prêteur en dernier ressort. Il
supervise le système bancaire commercial et veille à son bon fonctionnement.
• Il contrôle les marchés monétaires et financiers en modifiant l'offre de monnaie et donc
le taux d'intérêt. L'objectif est de maintenir l'équilibre sur ces marchés.
• C'est le gardien des devises. Il doit surveiller de plus près la valeur extérieure de la
monnaie nationale et empêcher sa détérioration.
• C'est le conseiller du gouvernement dans toutes les affaires monétaires. Il est
responsable de la formulation et de la mise en œuvre de la politique monétaire.

L'objectif de la banque centrale est d'assurer la stabilité interne et externe de la monnaie. La


stabilité interne signifie garder intact le pouvoir d'achat de la monnaie et empêcher sa
détérioration. En d'autres termes, il doit maintenir le taux d'inflation dans des limites tolérables,
si sa réduction n'est pas totalement réalisable. La stabilité extérieure implique le maintien d'un
équilibre entre l'exportation et l'importation ou la prévention de la dépréciation de la valeur de
change de la monnaie nationale. Dans les pays en développement, la banque centrale est
également préoccupée par les progrès et le développement de l'économie. Il apporte un soutien
financier à divers programmes de développement du gouvernement. La banque centrale adopte
diverses mesures pour contrôler la masse monétaire et le crédit commercial. La banque exerce
son autorité via différents instruments de contrôle du crédit. Nous discutons très brièvement de
ces mesures.

4.Organisation de Bank Al Maghrib :

✓ Le conseil :

Composé de gouverneur de Bank al-Maghrib président, du vice-gouverneur ou du directeur


général de la banque, du directeur du trésor et de 6 membres désigné par le premier ministre ,
le conseil se réunit au moins une fois par trimestre Chargé de l’administration de BANK AL-
MAGHRIB, le conseil a principalement pour attributions de déterminer les objectifs
quantitatifs de la politique monétaire et d’arrêter les caractéristiques des billets et des monnaies
métalliques en décidant de leur mise en circulation ou de leur retrait.

✓ Le gouverneur :

Le gouverneur, nommé par sa Majesté le Roi, est chargé de la direction de BANK AL-
MAGHRIB. A ce titre, il la représente à l’égard de l’état, des établissements de crédit, des
autres institutions financières et des tiers. Il peut être assisté soit d’un vice-gouverneur à même
de le remplacer en cas d’absence ou d’empêchement, soit d’un directeur général exerçant ses
fonctions sous son autorité directe.
✓ Le comité de direction :

Ce comité, composée du gouverneur, du vice-gouverneur ou du directeur général et des


directeurs, désignés par le gouverneur, assure la direction des affaires journalières de BANK
AL-MAGHRIB.

Ses attributions comme ses modalités de fonctionnement sont arrêtées par le gouverneur de
BANK AL-MAGHRIB. Aux côtés de ces organes d’administration, de direction et de gestion
la loi du 23 novembre 2006 a prévu 2 organes de contrôle : le commissaire du gouvernement
et le commissaire aux comptes.

- Le commissaire du gouvernement contrôle, pour le compte de l’état et au nom du ministre


des finances, les activités de Bank al Maghrib en veillant au respect par cette banque des
dispositions législatives régissant ces activités.

- Le commissaire aux comptes réalise un audit annuel des comptes de BANK AL-
MAGHRIB.

Signalons, enfin que BANK AL-MAGHRIB produit annuellement à la cour des comptes, les
procès-verbaux du conseil relatifs à son budget et à ses patrimoines accompagnés de ses
comptes, de ceux des organismes de prévoyance sociale de son personnel ainsi que des rapports
des auditeurs.

4.Organigramme générale de BANK AL MAGHRIB :

Section 2 : Les fonctionnalités du marché monétaire :

1. Marché monétaire :

A. Définition :

Le marché monétaire est un marché à court terme, c’est le compartiment du marché des
capitaux sur lequel s’échange des titres courts contre des liquidités et qui constitue un point
d’application de la politique monétaire.

❖ Au sens large :
« Le moteur de la création monétaire est le crédit, qui alimente l'expansion économique. Le
marché monétaire contribue au contrôle de l'inflation, puisque les prix dépendent de vitesse
relative de la création de monnaie et de la création de richesse (biens et services) »

A. Les caractéristiques :

Le marché monétaire comprend plusieurs caractéristiques :

• C’est un marché à court terme contre le marché financier qui est de long et moyen
terme.
• C’est un marché national : ne sont négocié sur le marché monétaire que les titres libellés
en monnaie nationale et régulé par la banque centrale.
A. Typologie :

Le marché monétaire comprend deux marchés qui se juxtaposent partiellement : le marché


interbancaire et le marché des titres de créances négociables. Schématiquement on a ;

SHEMMA

2.Les compartiments de marché monétaire :

Le marché monétaire est organisé en un marché interbancaire réservé aux banques et un


marché de titres de créances réservé aux investisseurs :

2.1 Marché interbancaire :

2.1.1 Marché interbancaire : ses fonctions :

Le marché interbancaire est réservé aux seuls établissements de crédit, au Trésor et à la


Banque centrale, c’est un marché de gré à gré sur lequel les établissements de crédit peuvent
réaliser toutes les opérations qui les intéressent, en étant tour à tour ou simultanément offreurs
et demandeurs de liquidités bancaires. Les établissements de crédit qui ont des excédents de
trésorerie interviennent sur le marché interbancaire en tant que prêteurs alors que ceux qui sont
déficitaires interviennent en tant qu’emprunteurs. Le Trésor public intervient essentiellement
en tant qu’emprunteur pour répondre aux besoins de financement des administrations publiques
qui ne sont pas couverts par l’émission d’obligations (marché obligataire) ou de Bons de Trésor
à moyen terme (marché des titres de créances négociables).
Le marché interbancaire a trois fonctions :

▪ La redistribution entre les banques elles-mêmes de leurs déficits et excédents de


liquidités

Lorsqu’une banque distribuait du crédit ex nihilo (à partir de rien), une partie de la monnaie
qu’elle créait s’échappait de son « circuit » (la « fuite » hors de son réseau) pour être captée
par les autres banques sous forme de nouveaux dépôts. La banque à l’origine de la création
monétaire accroît donc ses besoins de liquidités et allège ceux des autres banques. Sur
l’ensemble d’une période donnée et compte tenu de la distribution de crédits de chaque banque
et de sa collecte de dépôts, il existe des banques qui éprouvent des besoins de liquidités et des
banques qui ont des liquidités en excédent. Les secondes ont souvent intérêt à prêter aux
premières les liquidités en excédent qu’elles détiennent contre paiement d’un intérêt. Le taux
de ces intérêts est le taux interbancaire.

Ce premier équilibrage du marché de la liquidité par les transactions monétaires entre les
banques ne saurait être complet puisque l’ensemble des banques prises comme un tout éprouve
des besoins ou disposent d’excédents globaux de liquidités, selon l’évolution des facteurs de la
liquidité bancaire.

▪ Les ajustements des structures de trésorerie entre les banques :

La fonction d’intermédiaire financier exposait structurellement les banques à certains


risques : risque de taux, risque de change, risque de liquidité. Pour limiter ces risques, les
banques peuvent procéder entre elles à des opérations d’échanges (Éventuellement temporaires
– d’actifs sur le marché monétaire).

Par exemple, si la banque a distribué un crédit à long terme (à taux fixe) de 100 adossé à
une ressource à court terme de 100, elle court un risque de taux (si le taux à court terme
augmente, la banque perd de l’argent). S’il existe une banque B, au contraire, qui dispose d’un
dépôt à long terme à taux fixe qu’elle a utilisé au financement d’un crédit à court terme à taux
variable (avance de trésorerie à une entreprise), elle court le risque de taux inverse de la banque
A (si le taux à court terme baisse, la banque perd de l’argent). Les banques peuvent annuler
réciproquement ce risque en procédant sur le marché monétaire à un prêt croisé.

▪ La régulation de la liquidité bancaire par la banque centrale :


A cause de la transformation des dépôts en billets, et à cause des réserves

Obligatoires, les banques souffraient chroniquement d’un manque de liquidités. Il s’agit des
banques dans leur ensemble, et compte tenu aussi des apports du Trésor et de l’extérieur.

C’est le rôle de la banque centrale de régler l’alimentation en liquidités du circuit bancaire,


en fonction de certains objectifs et avec certains instruments. Elle le fait sur le marché
monétaire, et plus précisément, compte tenu des définitions précédentes relatives aux
compartiments du marché monétaire, sur le marché interbancaire.

2.1.2. Le marché interbancaire : les acteurs :

L'accès au marché interbancaire est bien réglementé par la réglementation bancaire, à côté
de BAM qui l'acteur principal de ce marché et du trésor public, « seules les banques, la CDG,
la caisse marocaine des marchés, dar andamanne et la caisse centrale de garanties sont habilités
à intervenir sur ce marché »

• BAM :

Bank Al-Maghrib a entrepris la mise en place de ce système, en consécration de l’une de


ses missions fondamentales, relatives au fonctionnement des systèmes de paiement. En effet,
son statut lui confère de larges attributions en la matière, en lui permettant de prendre toutes
mesures visant à faciliter les transferts de fonds et à veiller à la sécurité des systèmes et moyens
de paiement ainsi qu’à la pertinence des normes qui leurs sont applicables.

• Le trésor public :

C'est l'administration chargée de gérer les ressources de l'Etat. Dans la plupart des pays, le
trésor public est un service de l'Etat rattaché au ministère des finances. C'est la direction au
sein du ministère chargée de gérer les finances de l'Etat.

Le trésor public participe dans le marché monétaire en émettant essentiellement des bons
de trésor, les titres obligataires et les obligations assimilables du trésor, qui font de lui le plus
gros émetteur de titres sur le marché des capitaux.

• Les banques :
• La CDG :

La caisse de dépôt et de gestion (CDG) est une institution financière, créée sous forme
d'établissement public en 1959. Elle a pour rôle central de recevoir, conserver et gérer des
ressources d'épargne qui, de par leur nature ou leur origine, requièrent une protection spéciale.

La caisse marocaine des marchés créé en 1950 dans l'optique de jouer un rôle
d'intermédiation entre l'Etat et les entreprises privées pour la passation des marchés publiques.

Elle octroi 3 types de crédits dont elle garantit la bonne fin à savoir :

▪ Le crédit de préfinancement, lors du démarrage des travaux ; la caisse donne son aval
inconditionnel sur les billets à ordre et souscrit par le titulaire du marché au profit de
son banquier.
▪ Les crédits d'accompagnement, quand le marché a reçu un début d'exécution la CMM
accorde son acceptation, sur des traites que le titulaire du marché a été autorisé a tiré
sur elle, le banquier escompte ses effets et émet des fonds à la disposition du titulaire
du marché.
▪ Les crédits de mobilisation, en attendant que s'effectue les payements administratifs
toujours plus long que le règlement du secteur privé. Et pour éviter le blocage du
titulaire du marché la CMM peut consentir des avances directes à ses clients.
• Andamanne :
Crée en 1989, dar andamanne a émis des garanties dépassant 2,4 MMDH. Ces garanties ont
permis la couverture de 4,6MMDH de crédits bancaires et la réalisation de plus de 10MMDH
d'investissement.

Les missions essentielles de dar addamanne se résument ainsi :

▪ Faciliter, à la PME en particulier, l'accès au financement en garantissant les crédits


d'investissement et les crédits de fonctionnement nécessaires au financement du cycle
d'exploitation ;
▪ Financer, conjointement avec les banques, les programmes de mise à niveau des unités
des secteurs de l'hôtellerie et du textile ;
▪ Accompagner l'entreprise dans chacune des étapes de son existence ;
▪ Promouvoir le développement de l'investissement et de l'emploi ;
▪ La caisse centrale de garantie (CCG) :

Créée en 1949, la CCG est une institution publique à caractère financier, assimilée à un
établissement de crédit.

▪ Les principaux domaines d'activités stratégiques de la CCG couvrent : La garantie des


crédits d'investissement, d'exploitation en faveur des entreprises exportatrices, de
restructuration financière et de capital risque ;
▪ Le cofinancement avec les banques des programmes d'investissement et d'innovation ;
▪ La garantie des prêts à l'habitat social.

2.2 Marché des titres de créances négociables :

Est un marché où les établissements de crédit empruntent par la création de

Certificats de Dépôt CD ou Bons des Sociétés de Financement BSF, et les entreprises par la
création de Billet de Trésorerie. Ce sont des titres des dématérialisés de durées courtes ou
moyennes.

En outre ces titres sont anonymes ce qui facilitent leurs transmissibilités.

Marché des TCN au Maroc :

Ces titres ont été créés au Maroc par la loi n°35-94 dans le but de permettre un accès plus
actif aux entreprises non financières. Ce mouvement s’inscrit dans le décloisonnement du
marché monétaire introduit par les adjudications des bons de trésors. Toute sorte d’opérateurs
économiques a pu à partir de cet instant agir sur ce marché et faire plus librement des choix de
placements. A côté des bons de trésor qui ont déjà le caractère négociable.

On peut classer ces titres en 4 catégories principales :

♦ Les Bons de trésor Négociables :

Il s’agit des bons émis par le trésor public, Les BTN sont l’instrument essentiel du financement
de l’état à court terme.

− Les bons du trésor à taux fixe : ils ont des échéances normalisées à 1, 26 ou 52 semaines.
Les intérêts sont précomptés et calculés sur une année de 360 jours
− Les bons du trésor à taux fixe annuel : leur durée de vie est de deux à cinq ans. Les
intérêts sont payés annuellement, à terme échu.

Les BTN se distinguent des autres types de créances négociables par le fait qu’ils sont
dématérialisés et détenus en compte courant ouvert à la banque centrale.

♦ Les certificats de dépôts négociables (CDN) :

Les CDN sont des TCN émis au gré de l’émetteur en représentation d’un droit de créance
portant qui portent intérêt. Ils sont émis par les Etablissements bancaires et toute personne
physique ou morale résident ou non peut y souscrire.la durée va de 10 jours à 7 ans La
spécificité par rapport à un dépôt à terme classique réside dans :

− Sa négociabilité : il n’y a pas de perte de point en cas d’avance sur ce bon de caisse ou
compte à terme.
− Les indications sur l’échéance, l’intérêt, le montant à percevoir sont clairement fixés.

Le taux est fixe pour une durée inférieure à 1an et modifiable si la durée est supérieure. Ces
bons sont très négociables et le risque d’illiquidité est quasi nul. Les sociétés émettrices
pouvant racheter jusqu'à 20% des encours émis.

♦ Les billets de trésorerie :

Leur création date de décembre 1986. Et leur rôle était de donner plus de souplesse au
financement des entreprises en :
− Réduisant la pression sur le crédit et en mobilisant l’épargne publique.
− Création de conditions nécessaires à l’établissement et au développement des relations
financières entre agents économiques non bancaire.

Les entreprises émettrices devraient être des personnes morales de droit marocain à l’exception
des banques et sociétés de financement, ayant au moins 3ans d’existence et disposant de fond
propre d’un montant minimal de 5000000DH. La durée de vie est de 10 jours à 1an tout au
plus. L’émetteur fixe le taux, garantit le titre auprès d’institutions financière. Toute personne
peut acquérir ces titres. Mais seule quelques Etablissements financiers (banques, société de
bourse, CDG) et l’émetteur peuvent négociés ces titres. Les différents souscripteurs devant
forcément passer par ses intermédiaires. En plus des informations obligatoires à délivrer tous
les mardis les émetteurs doivent renseignés à propos des titres émis la semaine précédente.

♦ Les bons des sociétés de financement :

Ces TCN sont émis par les sociétés de financement habilité à le faire et le total des émissions
ne peut être supérieur à 40% du total de crédit accordé à la clientèle. Leur durée est comprise
entre 2 et 5ans les taux sont librement fixés et peuvent être réévalués. Les intérêts sont versés
annuellement et pour la durée restant à courir jusqu’à l’échéance lorsque celle-ci est inférieur
à 1an.

Ils sont domiciliés et garantie auprès des sociétés financières habilités. Les conditions de
négociabilités sont semblables à celle des billets de trésorerie. Une fois encore l’obligation
d’informer sur les caractéristiques des titres et de l’émetteur est requise.

3.Présentation de marché financière :

Un marché financier est défini comme un support où les actifs sont négociés, permettant
aux acheteurs et aux vendeurs d'interagir et de faciliter les échanges.

Toutefois, le terme peut aussi faire référence à des lieux physiques, des bourses virtuels ou des
groupes de personnes intéressées par des transactions.

Plus spécifiquement, le terme « marché » peut être utilisé pour parler de :

• Un important regroupement d’actifs (comme, par exemple, le marché des technologies)


ou un seul actif.
• Un lieu - physique ou non - facilitant l’achat et la vente d’actifs (tel que le marché
boursier ou les centres commerciaux).
• Les échanges et les mouvements d’actifs financiers dans leur ensemble (« les marchés
» ou « les marchés financiers »).
• Le cours auquel un actif est échangé (le prix du marché).
• Les marchés non autorisés.

Ces deux étapes successives correspondent aux deux composantes du marché boursier : le
marché primaire et le marché secondaire la survie et le développement du marché boursier
dépend du bon fonctionnement de ces deux composantes.

➢ Le marché primaire des TCN :

Sur ce marché et jusqu’en 1997 les BTN à 26semaines étaient les plus prisés du marché. Et
surtout les Banques. Les billets de trésorerie ont également connu un essor fulgurant pendant
la période où le crédit était encadré. Mais depuis la libéralisation ces titres souffrent. Ceci est
surtout dû au fait que la garantie exigée par les souscripteurs annule les points qu’ils avaient
en dessous par rapport au crédit bancaire pour le rendre plus cher. Les autres TCN connaissent
aussi une relative croissance sur ce marché.

➢ Le marché secondaire :

Marché de l’occasion il devrait permettre de réorganiser l’épargne à cause de la liquidité. Ce


marché devrait permettre l’écoulement plus facile des TCN lors de leurs nouvelles émissions
et surtout favoriser l’action de la Banque centrale en tant que régulateur. Les bons du trésor
sont les plus dynamique de ce marché la Banque centrale exige la diffusion régulière de
l’information sur ce marché.

Chapitre 2 : Le rôle de Bank Al Maghreb sur le marché monétaire

Section 1 : L'intervention de Bank Al Maghrib sur le marché monétaire :

1.intervention de BAM sur le secteur bancaire :

Bank Al-Maghreb joue par ailleurs le rôle de refinancement bancaire en période de


resserrement de liquidités, améliorant ainsi le financement de l’économie. Ce, en abaissant la
réserve obligatoire, indicateur de suivi des liquidités bancaires de 16 % à 6 %. Elle ne veut
cependant pas aller plus loin car il reste toujours bon que les banques recourent à la Banque
Centrale afin que cette dernière puisse avoir la main sur les taux du marché, puisque son taux
directeur agit un peu comme la référence.

La réserve monétaire est donc un excellent moyen de garder une certaine dépendance du
marché envers la Banque centrale, laquelle dispose ainsi de la faculté d’émettre les bons
signaux à l’ensemble du système bancaire, c’est-à-dire les impulsions de la politique monétaire.
C’est la direction des opérations monétaires et de change » qui porte la responsabilité du suivi
des liquidités et l’intervention de BAM en apports de liquidités aux banques et globalement au
marché. Mais aussi celle de la gestion de la réserve du Maroc en devises et de la supervision
du marché monétaire. En effet, si les banques expriment des besoins de liquidités, la Banque
centrale dispose de son côté en interne d’analyses qui définissent les besoins potentiels de tout
le marché. C’est une confrontation entre les besoins qui se dégagent des analyses internes avec
les demandes du marché, qui permet de définir avec précision la hauteur de liquidités
nécessaires pour satisfaire le marché. Donc, BAM pour faire les avances aux banques, ne tient
pas compte de leurs demandes.

Elle évalue les besoins en monnaie fiduciaire, les besoins de l’économie et du Trésor en
fonction des paiements de salaires, de la dette publique et établit un montant qu’elle distribue
aux banques au prorata de leurs demandes. A ce titre certes, les interventions de BAM sont un
autre moyen de régulation. Cette même direction est en charge de la surveillance du marché
interbancaire. En effet, en fixant un taux directeur, BAM se doit de surveiller que le marché
monétaire le respecte et que l’équilibre de l’offre et la demande sur ce marché se fait à ce taux.

De son côté, la Direction de la supervision bancaire suit de près la liquidité des banques
pour s’assurer de leur solidité. C’est ainsi que l’on a pu apprendre que le matelas de liquidités
des banques à fin 2011 est de 11 % du total de leurs bilans. A ce niveau, l’on peut reconnaître
que les avances de BAM au secteur bancaire, même si elles tournent autour de 45 milliards de
dirhams, ne représentent même pas 10 % de l’ensemble des crédits bancaires.

Opérations susceptibles d'être traitées sur le marché des changes

➢ Les opérations au comptant :


a. Les intermédiaires agrées sont autorisés à effectuer, aussi bien pour leur propre compte
que pour le compte de la clientèle, les opérations au comptant suivantes :
− Achat de devise contre les dirhams.
− Achat et vente de devises contre devises, étant entendus que seules les monnaies non
cotées par Bank Al-Maghreb peuvent être traitées avec les correspondants étrangers.

b. Les intermédiaires agrées déterminent les taux de change applicables aux opérations en
devises :

Les taux des opérations au comptant des devises contre Dirhams offerts à la clientèle doivent
inclure une commission de 2% dont le produit est versé à Bank Al-Maghreb pour le compte de
l’office des changes.

c. Les opérations au comptant traitées auprès de Bank Al-Maghreb doivent être d’un montant
minimum équivalent à un million de DH.

Les intermédiaires agrées affichent, à titre indicatif, les cours acheteurs et vendeurs des
devises.

L’opération à l’initiative de la BAM :

Les swaps de changes, effectués pour des besoins de politique monétaire par voie d’appel
d’offre ou de gré à gré, sont des contrats de vente ou d’achat de Dirhams contre devise, assortis
respectivement de clause de rachat ou de revente, à un taux de change préétabli. Enfin, le
nouveau statut de la banque lui a conféré la possibilité d’émettre et de racheter ses propres
certificats d’emprunt à des fins régulations de la liquidité

• L’organisation du marché :

Bank Al-Maghreb affiche en continu, sur les écrans « Reuters », les taux de change
applicables aux opérations d’achat et de vente de devise avec les intermédiaires agrées. Ces
taux exprimés à l’incertain (montant en dirhams correspondant aux unités des devises cotées).

Les taux de change offerts à la clientèle devant une commission de 2%, dont le produit est
versé à Bank Al-Maghreb pour le compte de l’office des changes. Les opérations de cross
(devise contre) effectuées avec les banques étrangères sont exonérées de cette commission.

Dans le cadre du contrôle de la régularité des opérations traitées sur le marché des changes, les
banques sont tenues d’adresser quotidiennement à Bank Al-Maghreb les états suivants (à 18
heures au plus tard) :
+ Achat et vente de devise au comptant à la clientèle.

+ Principales opérations à termes.

+ Principales opérations interbancaires au comptant en devise.

+ L’état des positions de changes.

+ Achats et ventes de devise contre devise auprès d’une banque étrangère dont le montant est
supérieur à l’équivalent de 5 millions de DH, toute position dans une devise, enregistrant une
perte de change de plus 3%.

En outre, les intermédiaires agrées sont tenus d’adresser à la banque centrale, d’une part un état
hebdomadaire concernant les emprunts interbancaires en devise, et d’autre part, un état
trimestriel relatif aux comptes en devise ouverts sur leurs livres, consolidé par devise et par
échéance.

L’institution du marché des changes au Maroc apporte 3 innovations majeures :

+ La fin du monopole de Bank Al-Maghreb en matière de la gestion centralisée des devises du


pays.

+ La détermination des taux de change par les banques en fonction de l’offre et de la demande
des devises, tout en restant, bien entendu à l’intérieur des marges d’intervention fixées par la
banque centrale.

+ Le réajustement des dates de valeur à la norme internationale en raccourcissant les délais


d’exécution des transactions.

• LA BAM :

+ Elle assure le contrôle, du moins la supervision du marché, cette emprise est moins forte
selon le contrôle des changes.

+ Elle cherche à influencer l’évolution des taux de changes, d’une part pour des raisons de
politique économique interne, et d’autre part pour faire respecter certains engagements
internationaux formels ou informels.

2.Les objectifs de la politique monétaire :


2.1. Les objectifs finals de la politique monétaire :

La politique monétaire englobe l'ensemble des moyens dont disposent les autorités monétaires
pour agir sur l'activité économique par l'intermédiaire de la masse monétaire. Contrairement à
la politique budgétaire qui est soumise à la ratification du Parlement, la politique monétaire
échappe au contrôle des élus.

Les objectifs finals de la politique monétaire coïncident avec ceux de la politique


économique en générale, en l’occurrence :

– La stabilité des prix,

– L’équilibre extérieur,

– La croissance économique,

– Le plein emploi.

C’est la recherche « du carré magique ».

Plus on se rapproche du centre du graphique plus la situation du pays s’améliore (à condition


de ne pas avoir des chiffres négatifs) Mais le problème est qu’en se rapprochant d’un des
objectifs on risque souvent de s’éloigner d’un autre. L’expérience de ces dix dernières années
a montré que les objectifs « équilibre extérieur et prix » ne peuvent être atteints san
conséquences négatives sur « la croissance et l’emploi ».

2.2. Les objectifs intermédiaires :

Par objectifs intermédiaires on définit une notion, un concept, un agrégat représentatif d’un
ensemble de comportements sur le quelles autorités estiment avoir influence et dont elles
pensent qu’il est relié à un objectif final par une relation plus ou moins connue et plus ou moins
stables.

Un objectif intermédiaire doit réunir trois conditions :

– Son évolution doit être connue dans des délais rapides

(Disponibilité statistique),
– Son évolution est reliée à celle d’une variable réelle (prix, activité économique retenue dans
les objectifs finals)

– Son évolution est contrôlable par la Banque Centrale.

Les objectifs intermédiaires monétaires sont nombre de trois :

• Les objectifs qualitatifs (agrégats monétaires ou crédit)


• Les taux d’intérêt
• Le taux de change

Les objectifs qualitatifs (agrégats monétaires ou crédit) :

Les autorités monétaires fixent le taux annuel de la croissance de la masse monétaire en


fonction du taux de croissance du PIB à atteindre, et compte monétaire en fonction du taux de
l’inflation anticipé. Dans les économies dominées par la finance directe où la masse monétaire
subit de fortes fluctuations, du fait de la substitution entre actifs monétaires et financiers, on
retient des agrégats de crédit (le cas de la Belgique et de l’Italie).

♦ Les taux d’intérêt :

Le choix d’un certain niveau d’intérêt est d’une grande importance pour la politique
monétaire et la politique économique dans son ensemble. Il s’agit d’une variable stratégique
dont la manipulation influence les agrégats monétaires et le comportement des acteurs
économiques.

Le tableau suivant résume l’influence théorique de la variation du taux d’intérêt sur la masse
monétaire, l’épargne, l’investissement, et le mouvement des capitaux étrangers.

tableu

Le choix du niveau optimum du taux d’intérêt est très délicat. L’option pour les bas taux
d’intérêt peut théoriquement favoriser les investissements, mais peut perdre en compétitivité
internationale) et défavoriser l’épargne.

L’option pour des taux d’intérêt élevés peut théoriquement encourager l’épargne et
accélérer la modernisation des entreprises, cependant elle peut exposer l’économie à deux
risques :
– L’afflux des capitaux spéculatifs,

– L’augmentation du chômage.

L’expérience a montré que les pays qui ont obtenu de meilleurs résultats, s’agissant du
couple inflation chômage sont ceux qui ont des taux d’intérêt stables et se situant au-dessus des
taux d'inflation entre 1 à 3 points environ en pourcentage.

♦ Le taux de change :

Il s’agit d’un objectif intermédiaire qui tend de plus en plus à être privilégié par les autorités
monétaires, vu l’ouverture croissante des économies sur l’extérieur. La question qui se pose est
la suivante : faut-il choisir une monnaie forte ou une monnaie faible ? Chaque option comporte
des avantages et des inconvénients, comme le montre le tableau :

Nous verrons plus loin, que le choix entre une monnaie forte et une monnaie faible dépend
des caractéristiques structurelles et conjoncturelles de l’économie.

L’évolution des objectifs intermédiaires joue le rôle d’un tableau de bord qui oriente les
autorités monétaires. Il renseigne notamment sur le degré de réalisation des objectifs finals.

3.L'éfficacité de politique monétaire :

3.1. Les instruments de la politique monétaire :

La banque centrale dispose de trois types d'instruments de régulation de la liquidité.

Il s'agit de :

− Taux d'intérêt débiteurs, à savoir le taux directeur (taux d'intérêt sur les prêts à court
terme) et le taux d'intérêt sur les facilités permanents ;
− Billets de trésorerie (BRT) émis par appels d'offres hebdomadaires ;
− La réserve obligatoire (coefficient ou assiette) appliquée sur les dépôts de la clientèle
des banques, tant en monnaie nationale qu'en devises.

Par ailleurs, la mise en œuvre de la politique monétaire suppose la connaissance préalable


des canaux de transmission des impulsions de la politique monétaire sur l'économie réelle en
particulier sur l'évolution des prix sur les marchés. En RDC, le mécanisme traditionnel de
transmission de l’inflation peut être résumé selon la séquence suivante :
− Financement du déficit budgétaire du secteur public ;
− Accroissement de la base monétaire ;
− Accroissement de la masse monétaire ;
− Dépréciation du taux de change ;
− Augmentation de l’inflation.

Par contre, un nouveau processus de formation des prix intérieurs est apparu, sous l’effet
des crises pétroliers et alimentaire selon la séquence suivante :

− Augmentation des cours des matières premières (produits pétroliers et alimentaires);


− Hausse des prix à l’importation ;
− Augmentation des coûts de revient des entreprises ;
− Hausse du niveau général des prix.

Le cadre de mise en œuvre de la politique monétaire de la banque centrale est constitué de


quatre éléments principaux, à savoir : le dispositif institutionnel, la stratégie, les objectifs et les
instruments de politique monétaire.

3.2. Les canaux de transmission de la politique monétaire :

Les canaux de transmission de la politique monétaire sont les canaux par lesquels la
politique monétaire, généralement décidée par la banque centrale, influe sur l'économie. La
politique monétaire sollicite trois grands canaux : celui du taux d'intérêt, du crédit, et celui du
taux de change.

✓ Canal du taux d'intérêt :

La politique monétaire conventionnelle influe sur les taux d'intérêt afin de modifier le prix de
la monnaie.

En augmentant la masse monétaire de l'économie, le prix de la monnaie (le taux d'intérêt) sur
les marchés diminue. Les taux d'intérêt faibles stimulent l'investissement et la consommation
car les entrepreneurs et les consommateurs sont plus enclins à dépenser lorsque le coût de la
monnaie est faible. Au niveau individuel, la baisse des taux entraîne un nouvel arbitrage entre
consommation et épargne à la faveur de la consommation.
Ce schéma, keynésien, peut être formalisé ainsi : M ↑⇒ Ir↓⇒ I ↑⇒ Y ↑, où M ↑ est une
politique monétaire expansive, ir↓ est la baisse du taux d'intérêt réel, I est l'investissement, et
Y est la production.

Ce canal est activable même dans les situations où le taux d'intérêt nominal a atteint le taux
plancher zéro.

En effet, dans une telle situation, c'est par le biais des anticipations que la politique fait effet
: l'augmentation de la masse monétaire fait augmenter l'anticipation de hausse des prix, qui
augmente l'inflation anticipée, qui réduit les taux d'intérêt réels, augmentant l'investissement et
le PIB (M ↑⇒ PE↑⇒πe↑⇒ Ir↓⇒ I ↑⇒ Y ↑).

✓ Canal du crédit :

Le canal du crédit bancaire est activé par une politique monétaire expansionniste qui accroît
les réserves des banques. Cela augmente la quantité de prêts bancaires disponibles, et donc à
une hausse des crédits. De manière formelle : M ↑⇒ dépôts ↑⇒ prêts ↑⇒ I ↑⇒ Y ↑ . Il existe
aussi un « effet bilan ». La dégradation de la conjoncture provoque une situation d'aléa moral
: les banques qui financent d'ordinaire les entreprises, ne disposant pas assez d'informations sur
l'état de santé réel des entreprises, tendent à réduire leurs crédits. L'augmentation de la masse
monétaire joue sur les anticipations en même temps qu'elle permet de revaloriser par le canal
financier la valeur boursière de l'entreprise ; cela réduit l'aléa moral et les banques accordent
plus de crédit.

✓ Canal financier :

La politique monétaire, en affectant la valeur des actifs, peut provoquer des modifications
dans le q de Tobin, c'est-à-dire dans le coût d'opportunité de l'augmentation du capital fixe de
l'entreprise.

La politique monétaire peut affecter le prix des actifs financiers. Cela incite les détenteurs
d'actifs à reconfigurer leur portefeuille et modifie le risque de défaut ou de détresse financière
des entreprises. L'augmentation de la valeur d'actifs peut aussi avoir des conséquences sur la
consommation des ménages.

En effet, si l'on postule que les ménages consomment en fonction de leurs revenus, et que
la politique monétaire fait augmenter le prix des actifs (via des rachats, par exemple), alors le
revenu des ménages augmentant, leur consommation augmentera également. En d'autres
termes, l'augmentation de la masse monétaire provoque une augmentation du cours des actions,
qui se traduit par une augmentation de la valeur des portefeuilles et donc de la consommation,
qui stimule la croissance (M ↑⇒ PE↑⇒ richesse ↑⇒ C↑⇒ Y ↑).

✓ Canal du taux de change :

La politique monétaire, en modifiant les taux d'intérêt réels, peut provoquer des entrées ou des
sorties de capitaux : en effet, si le taux d'intérêt augmente, les capitaux entreront. Cela peut
avoir un effet sur le taux de change, c'est-à-dire sur la valeur d'une devise par rapport à une
autre, car les investisseurs achèteront plus de la monnaie nationale, provoquant une
appréciation. Or, une modification de la valeur de la devise a un impact sur le montant des
importations et des exportations.

4.les limites de la politique monétaire :

Les limites de la politique monétaire sur le plan international :

− Elle risque d'être peu efficace face aux mouvements des capitaux spéculatifs
− L'inflation peut avoir d'autres sources que l'origine monétaire
− Le phénomène la mondialisation limites l'efficacité des politique monétaires nationales
− Relancer l'économie grâce à une politique monétaire expansive n'est pas efficace
surtout si la récession a des origines structurelles.

Section 2 : Le système monétaire internationale :

1. Définition de système monétaire internationale :

Le système monétaire international est l’ensemble des règles et des pratiques qui encadrent
les transactions monétaires entre des pays ayant des monnaies (on dit aussi devises) différentes.
Il repose sur :

• La convertibilité des monnaies qui, lorsqu’elle est totale, assure qu’une devise peut être
échangée contre une autre sans restriction,
• Un régime de change qui permet de connaître la valeur des monnaies les unes par
rapport aux autres : celui-ci peut être fixe (la valeur d’une monnaie par rapport à une
autre est déterminée par les autorités du pays) ou flexible (cette valeur est déterminée
par l’offre et la demande sur le marché des changes),
• Une coopération internationale, qui cherche à éviter les crises de liquidité, les guerres
de devises ou les mouvements spéculatifs excessifs. Jusqu’à la Seconde guerre
mondiale, les systèmes monétaires sont fondés sur l’étalon-or puis sur l’étalon de
change-or (voir L’or). Ils disparaissent sous l’effet des conséquences de la Première
guerre mondiale puis de la crise de 1929. La nécessité d’une plus grande coopération
monétaire internationale entraine, en 1944, la signature des accords de Bretton Woods.
Ces accords entérinent la suprématie du dollar américain, désormais seule monnaie
convertible en or, à partir de laquelle sont fixées les valeurs des autres monnaies selon
un régime de taux de change fixes mais ajustables. Le dollar devient ainsi la monnaie
pivot du système monétaire international. Ces accords instaurent également le Fonds
monétaire international (FMI) pour assurer la stabilité des taux de change en encadrant
les dévaluations qui sont parfois nécessaires.

1.1 Les caractéristiques de SMI :

− Le SMI est un système de change fixe ou flexible qui permet de déterminer le taux de
change des monnaies les unes par rapport aux autres.
− Le SMI est un étalon de référence par rapport auquel chaque monnaie national. Est
définie selon un taux de change.
− Des liquidités internationales qui circulent entre les pays en fonction des besoins de
financement des balances des paiements. Ce mécanisme de crédit entre nation peut être
éventuellement supervisé par un organisme international (le FMI par exemple)

1.2 Les raisons du SMI : (Les fonctions qui découle de ses caractéristiques)

Le système monétaire international est un système à trois fonctions principales :

➢ Assurer l’échange et la circulation des monnaies : Il s’agit de régler deux types de


problèmes :
▪ La question de la convertibilité des monnaies nationales : cela veut dire la-1 possibilité
d’échanger une monnaie contre d’autres devises et on distingue la convertibilité
externe, réservée aux non-résidents, et la convertibilité interne qui permet à tout
résident d’acquérir librement de l’or ou des devises étrangères.
▪ La convertibilité peut être totale, ou seulement partielle dès que le contrôle des limite
les possibilités de conversion. La convertibilité constitue un facteur favorable aux.
Échanges internationaux ; le mode de convertibilité dépend du régime de change.
▪ Problème du régime de change : c'est-à-dire les principes qui régissent les relations
entre les monnaies.

Le système monétaire international peut se caractériser par l’existence ou l’absence de règles


quant à la stabilité des taux de change Il existe deux solutions extrêmes :

• Les changes flottants : la banque centrale n’a pas d’objectif de change, elle laisse
fluctuer le cours de sa monnaie au gré de l’offre et de la demande sur le marché des
changes.
• Les changes fixes : la banque centrale s’engage à maintenir la parité de sa monnaie à
un niveau stable, selon des règles préalablement définies.
➢ Permettre l’ajustement des balances des paiements : Les déséquilibres entre les
recettes et les dépenses enregistrées en balance des paiements posent problèmes
d’ajustement. Ces problèmes sont résolus de manières différentes selon les règles de
fonctionnement du SMI :
▪ L’ajustement automatique : correspond à la situation où on laisse jouer les mécanismes
économiques supposés rétablir spontanément l’équilibre des comptes extérieurs.
▪ L’ajustement dirigé : le retour à l’équilibre est obtenu à l’aide de mesures de politiques
économiques (modification du taux de change, contrôle des importations ou des
capitaux…). Les pays peuvent être contraints par le FMI par exemple, de pratiquer des
politiques d’ajustement pour réduire leur déficit et leur endettement extérieurs.
➢ Assurer l’alimentation en liquidités internationales : Il s’agit des mécanismes et des
règles qui permettent de fournir à l’économie mondiale la monnaie nécessaire aux
échanges internationaux de biens, de services et de capitaux ...etc.
➢ Les objectifs du système monétaire international :
▪ Assurer le financement des transactions international.
▪ Ajuster le déséquilibre des balances des paiements des économies.
▪ Assurer la stabilité des parités monétaires pour éviter la spéculation.
▪ Garantir une coopération entre les pays.
2 .La banque centrale européenne : au centre de l’Eurosystème et du SEBC
:
2.1 Définition de BCE :

La Banque centrale européenne (BCE) est la principale institution monétaire de l'Union


européenne. Elle est établie le 1er juin 1998 sur un modèle fédéral16 et son siège est à Francfort-
sur-le-Main, en Allemagne17. Elle bénéficie d'un monopole d'émission de l'euro en tant que
monnaie commune et unique de l'Union économique et monétaire. Elle définit les grandes
orientations de politique monétaire de la zone euro et prend les décisions nécessaires à sa mise
en œuvre ; c'est-à-dire en vue de maintenir le pouvoir d'achat de l'euro et donc la stabilité des
prix dans la zone euro. Cette zone comprend actuellement les 19 pays de l'Union européenne
qui ont introduit l'euro depuis 1999.

Le principal objectif de la BCE est de maintenir la stabilité des prix, et l'inflation Annuelle «
au-dessous, mais à un niveau proche, de 2 %, sur le moyen terme »18. Depuis la crise financière
de 2008, et à l'instar de la plupart des banques centrales de la planète, la BCE est entrée dans
un cycle de relâchement monétaire, qui se traduit par une politique de taux négatifs et de rachat
d'actifs dite « assouplissement quantitatif » qui représentent aujourd'hui près de 3 500 milliards
d'injection de monnaie dans le secteur financier européen.

Depuis le 4 novembre 2014, la BCE assume un rôle central dans la supervision et le contrôle
des principales banques D'États européens via le Mécanisme de Surveillance Unique (SSM
selon les initiales en anglais De Single Superviser Mécanisme).

La présidente de la BCE est, depuis le 1er novembre 2019, la Française Christine Lagarde19. La
Banque Centrale Européenne a annoncé début 2022 que la monnaie virtuelle viendrait s’ajouter
aux nombreuses cryptomonnaies étatiques en cours de lancement. Cette nouvelle monnaie
virtuelle devrait voir le jour d’ici 202520

2.2. Eurosystème et SEBC


Le traité de Maastricht supposait que tous les États membres de l’Union européenne
adopteraient l’euro. Il prévoyait que le Système européen des banques centrales (SEBC) –
c’est-à-dire l’ensemble formé par les Banques centrale nationales des pays membres et la
Banque centrale européenne – se chargerait de toutes les tâches liées à la monnaie unique. Mais
des États membres comme le Royaume-Uni ou le Danemark ont eu le droit de ne pas adopter
l’euro, et d’autres ne sont pas encore en situation de l’introduire. Dans ces conditions, selon les
termes du traité de Lisbonne, c’est l’Eurosystème – constitué par la BCE et les banques
centrales nationales (BCN) des pays de la zone euro – qui joue le rôle d’acteur clé.

A. Principales missions de l’Eurosystème :


• La définition et la mise en œuvre de la politique monétaire unique.
• La conduite des opérations de change et détention et gestion des réserves officielles de
change des États membres.
• La promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement et de règlement.
➢ L’émission des billets et des pièces.
➢ La collecte d’informations statistiques nécessaires à l’accomplissement des autres
missions.

B. Objectifs de l’Eurosystème
Comme l’explique la Banque de France dans un document de présentation de juin 2009, «
l’objectif principal de l’Eurosystème est de maintenir la stabilité des prix. Celle-ci est la
condition nécessaire à la croissance durable de l’économie. Sans préjudice du maintien de
la stabilité des prix, l’Eurosystème apporte son soutien aux politiques économiques
générales, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union ».

C. Répartition des tâches entre BCN et BCE


➢ La BCE définit les politiques de l’Eurosystème. Elle décide, coordonne et assure le
suivi des opérations de politique monétaire. Elle adopte des actes juridiques (règlements
; instructions) notamment afin de s’assurer que les BCN effectuent les opérations
décentralisées de manière cohérente. Elle autorise l’émission des billets et coordonne
le travail concernant la qualité de la production des billets en euros et la lutte contre la
contrefaçon. Elle assure le fonctionnement des systèmes de paiement et la surveillance
des infrastructures de paiement et des autres marchés financiers.
➢ Les banques centrales nationales (BCN) sont responsables de l’exécution des
opérations de politique monétaire. Elles effectuent les transactions effectives, pour
fournir les banques commerciales en monnaie de banque centrale. Elles assurent la
gestion opérationnelle des réserves de change de la BCE et de leurs propres réserves de
change, en veillant à la cohérence avec la politique monétaire et de change de la BCE.
Elles prennent part au fonctionnement et surveillance des marchés financiers et des
instruments de paiement. Elles assurent l’émission des billets et veillent à la
surveillance de leur qualité en collaboration avec la BCE. Elles émettent les pièces.
Elles collectent des statistiques et assistent la BCE dans ce domaine. Les banques
centrales nationales peuvent également exercer d’autres fonctions attribuées au plan
national indépendamment de leur rôle au sein du SEBC (par exemple, les missions de
la Banque de France en matière de surendettement).

D. Les organes de décision de la BCE


Trois organes de la BCE prennent les décisions : le Conseil des gouverneurs, le Directoire, et
le Conseil général.

➢ Le Conseil des gouverneurs de la BCE comprend l’ensemble des membres du


Directoire de la BCE, et les gouverneurs et présidents des BCN des pays ayant adopté
l’euro. C’est le principal organe de décision de la BCE. Il définit la politique monétaire
de la zone euro en prenant les décisions nécessaires notamment en matière de taux
d’intérêt. Le Conseil des gouverneurs se réunit actuellement deux fois par mois,
habituellement les premier et troisièmes jeudis. Les décisions relatives aux taux
d’intérêt ne sont prises, en principe, que lors de la première réunion mensuelle. Le
président du Conseil de l’Union européenne, celui de l’Eurogroupe et un membre de la
Commission européenne peuvent participer aux réunions, mais ne disposent pas du
droit de vote. Le Conseil des gouverneurs est en outre l’organe de décision suprême
pour la gestion et le fonctionnement de la BCE elle-même.
➢ Le Directoire se compose du président de la BCE (Christine Lagarde depuis novembre
2019), du vice-président et de quatre autres membres. C’est l’organe de décision
opérationnel de la BCE et de l’Eurosystème. Il prépare les réunions du Conseil des
gouverneurs, est chargé de la mise en œuvre de la politique monétaire et de la gestion
courante de la BCE.
➢ Le Conseil général se compose du président et du vice-président de la BCE ainsi que
des gouverneurs et présidents des banques centrales nationales de l’ensemble des États
membres de l’Union européenne. C’est un organe représentatif du SEBC. Il se réunit
tous les trois mois. Il a surtout une fonction de conseil et d’analyse.

E. Indépendance de la BCE et des BCN vis-à-vis des autorités politiques


L’objectif principal de maintenir la stabilité de prix donné à l’Eurosystème conduit à
organiser, sur le modèle allemand, l’indépendance de la BCE et des BCN vis-à-vis des
autorités politiques et des Trésors publics.
Ni la BCE, ni les BCN, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent
solliciter ni accepter des instructions des institutions ou organes de l’Union européenne (UE),
des gouvernements des États membres de l’Union européenne ou de tout autre organisme. Il
est interdit à l’Eurosystème d’accorder des prêts aux organes de l’UE ou à toute entité nationale
publique.

Plusieurs dispositions pratiques visent à garantir cette indépendance. Les statuts de la BCE
prévoient notamment un mandat d’une durée minimale de cinq ans pour les gouverneurs des
BCN, un mandat non renouvelable d’une durée de huit ans pour les membres du directoire de
la BCE, la révocation des fonctions uniquement en cas d’incapacité ou de faute grave. 21

Chapitre 3 : systèmes et moyens de paiement au Maroc rôle et


responsabilités de Bank al-Maghrib :

Section 1 : Système de Paiement au Maroc

1.Définition :

Un système de paiement est un « système constitué d’un ensemble d’instruments, de


procédures bancaires et de I. systèmes interbancaires de transfert de fonds, destiné à assurer la
circulation de la monnaie ». L'expression « système de paiement » peut désigner à la fois un
système, tel que défini précédemment, ou, au niveau national, l'ensemble constitué par les
instruments de paiement, les infrastructures, les établissements, les conventions, les lois, etc.,
permettant le transfert des fonds. L'article ne porte que sur la première de ces deux utilisations.
Les systèmes de paiement traitent une large gamme d'instruments financiers (nature,
montant…), selon des modalités variées (en continu ou par lots, avec ou sans compensation,
en monnaie commerciale ou de banque centrale…). Certains sont spécialisés, d'autres traitent
plusieurs instruments, selon des modalités variables. La typologie qui suit ne permet donc
qu'une première analyse, et de nombreux cas de systèmes mixtes brouillent parfois les
frontières entre ces catégories. Différents systèmes de compensation et de règlement
composent le paysage des systèmes de paiement au Maroc : le Système des Règlements Bruts
du Maroc (SRBM), le Système Interbancaire Marocain de Télé compensation (SIMT), le
Système de règlement/livraison (Maroc Lear) et le Centre Monétique Interbancaire (CMI).

2. Cadre légal et institutionnel

2.1 Cadre légal


Le cadre légal des systèmes et moyens de paiement trouve sa source dans des textes à caractère
à la fois général et spécial. Il repose sur certains concepts juridiques fondamentaux, notamment,
la théorie générale des obligations et la responsabilité civile ainsi que certains contrats nommés,
tels que le dépôt et le mandat. D’autres aspects des paiements scripturaux, dont le support
principal est le compte bancaire, sont régis par la loi n°15/95 formant code de commerce,
promulguée par le dahir n° 1-96-83 du 1er août 1996, qui définit le régime juridique du compte
à vue, du dépôt de fonds, des effets de commerce, du virement et des cartes bancaires. Par
ailleurs, les dispositions de la loi n° 103-12 relative aux établissements de crédit et organismes
assimilés, promulguée par le Dahir n° 1-14-193, reconnaissent aux établissements de crédit le
droit de collecter des dépôts, de mettre à la disposition de la clientèle des moyens de paiement
et leur gestion. Cette nouvelle loi a introduit une nouvelle catégorie d’institutions non
bancaires, dits « établissements de paiement » habilités à tenir des comptes de paiement et offrir
les services de paiement y associés. Ce cadre légal est complété par un ensemble de circulaires
de Bank Al-Maghrib qui réglementent certains aspects des systèmes et moyens de paiement :

→ Circulaire N°5/G/97 du 18 septembre 1997 relative au certificat de refus de paiement


de chèque.
→ Circulaire N° 6/G/97 du 22 septembre 1997 relative à la centralisation et à la diffusion
des renseignements concernant les incidents de paiement et les interdictions d’émission
de chèques.
→ Circulaire N°12/G/06 du 7 juillet 2006 relative à la normalisation de la formule de
chèque
→ Décision réglementaire N°20/G/2007 du 27 février 2007 afférente à la normalisation de
la formule de la LCN.
→ Circulaire N°1/W/15 relative aux conditions d’accès aux informations détenues par le
service de centralisation des effets de commerce impayés.
→ Circulaire N°2/W/15 relative aux informations que les établissements bancaires doivent
communiquer au service de centralisation des effets de comme...
→ Circulaire du Wali n°3/W/15 relative aux informations que les établissements de crédit
doivent communiquer à Bank Al-Maghrib pour le bon fonctionnement du service de
centralisation des comptes bancaires.
→ Lettre circulaire N°41/DOMC/07 du 20 mars 2007 relative à la LCN.
→ Circulaire N° 11/G/13 relative aux informations que les établissements bancaires
doivent communiquer au service de centralisation des impayés sur lettres de change
normalisées de Bank Al-Maghrib.
→ Circulaire N° 14/G/06 du 20 juillet 2006 relative à la mise en place du Système des
Règlements Bruts du Maroc et règlement y annexé.
→ Circulaire N° 17/G/05 du 24 Août 2005 relative au marché des opérations de pension.
→ Décision réglementaire N°392/W/2018 relative au paiement mobile domestique.
→ Lettre circulaire N° LC/BKAM/2018/70 relative au paiement mobile domestique.

1.2 – Cadre Institutionnel

1.2.1 – Etablissements de crédit

La loi bancaire de 2006, à l'instar de celle de 1993, fait une distinction entre deux familles
d'établissements de crédit : d'une part les banques et d'autre part les sociétés de financement.
Ces deux catégories d'établissements sont différenciées par rapport aux deux critères essentiels
suivants :

• La possibilité qui leur est conférée de recevoir ou non des dépôts à vue ou d'un terme
court, n'excédant pas deux ans ;
• La faculté d'effectuer librement ou de manière restrictive les différentes opérations
prévues par la loi. ·les banques les Banques Selon l'article 11 de la loi bancaire, les
banques sont autorisées à :
• Recevoir du public des fonds à vue ou d'un terme inférieur ou égal à deux ans. L'article
11 précise qu'elles sont les seules à y être habilitées.
• Distribuer des crédits ;
• Gérer et mettre à la disposition de leur clientèle, tous moyens de paiement ;
• Réaliser des opérations connexes à leur activité (change, opérations sur les valeurs,
conseil, présentation d'opérations d'assurance, intermédiation dans les transferts de
fonds ;
• Prendre des participations dans des entreprises existantes ou en création sous réserves
qu'elles respectent, pour cela, les limites réglementaire fixées par Bank Al Maghrib.

Les banques répondant à ces critères sont au nombre de 20 établissements dont 6 seulement
sont publics ou semi-publics. Le système bancaire marocain est constitué, à fin décembre 2001,
de 18 banques et du groupe du Crédit Populaire du Maroc composé de la Banque Centrale
Populaire et de 16 banques régionales. Les banques emploient un effectif de 24.979 personnes
à fin décembre 2001 et disposent d’un réseau national de 1801 guichets. Elles disposent à
l’étranger de 2 filiales, 19 succursales et agences, 58 bureaux de représentation et 38
délégations localisées principalement en France, en Belgique et en Allemagne. Bien que les
banques aient une vocation universelle, certaines d’entre elles concentrent leurs activités sur
des secteurs spécifiques. Il convient de signaler que sur 6 banques offshore installées
actuellement à Tanger, 4 appartiennent aux banques marocaines. ·Sociétés de financement La
deuxième composante des établissements de crédit est représentée par les sociétés de
financement que le législateur a soumis, depuis 1993, au contrôle de Bank Al Maghrib en
raison, surtout, du développement important réalisé par ces établissements, notamment dans
les domaines du crédit à la consommation et du crédit-bail. Ces établissements de crédit ne
peuvent effectuer, parmi les opérations liées à l'activité bancaire et définies par les articles 1 et
7 de la loi bancaire de 2006, « que celles précisée » dans les décisions d'agrément qui les
concernent ou, éventuellement, dans les dispositions législatives ou réglementaires qui leur
sont propres ». Par dérogation, les sociétés de financement peuvent être autorisées, dans le
cadre de leur agrément, à recevoir du public des fonds d'un terme supérieur à un an (extrait de
l'article 11 de la même loi). Notons que cette clause est beaucoup plus souple que celle qui était
énoncée dans la loi de 1993 (laquelle interdisait aux sociétés de financement de recueillir du
public des fonds à vue ou d'un terme inférieur ou égal à 2 ans).

Afin 2020, le nombre d’établissements de crédit et organismes assimilés agréés au Maroc


s’établit à 91 établissements, dont : 19 banques, 5 banques participatives, 27 sociétés de
financement, 6 banques offshore, 12 associations de micro-crédit, 20 établissements de
paiement, La Caisse de Dépôt et de gestion et La Caisse Centrale de Garantie :

FIGURE : ÉVOLUTION DU NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET ORGANISMES


ASSIMILÉS

2. Moyens de paiement utilisés

La monnaie est le moyen de paiement utilisé par un pays. Au Maroc, la monnaie c’est le
dirham. Elle est constituée de pièces de monnaie et de billets de banque. La monnaie est souvent
utilisée comme synonyme du terme « argent ». Ainsi la monnaie est l’unité utilisée pour
mesurer les prix des biens et services. Il existe deux types de monnaies :
2.1 Monnaie fiduciaire

Elle est constituée des pièces de monnaie et des billets de banque. Le mot « Fiduciaire » vient
du latin fiducie qui signifie confiance. Au Maroc, la Monnaie Fiduciaire est fabriquée par Bank
Al-Maghrib, qui est la seule à avoir le privilège d’émission de la monnaie. C’est pour cela
qu’on l’appelle également l’Institut d’Emission. Dar As-Sikkah, entité relevant de Bank Al-
Maghrib, fabrique les pièces de monnaie et les billets de banque en circulation.

2.2 La monnaie scripturale

Les dépôts d’argent dans les comptes bancaires forment ce qu’on appelle la monnaie
scripturale. On parle de « scripturale » parce que la monnaie est représentée par des écritures
dans les comptes des banques. Il s’agit donc d’une autre forme de monnaie. Cette monnaie
circule entre les agents économiques grâce aux moyens de paiement.

2.3 Les moyens de paiement

Outre les pièces de monnaie et les billets de banque, nous disposons d’autres moyens pour
effectuer nos achats comme le chèque, la carte bancaire ou le virement.

• Le chèque

Le chèque est un moyen de paiement avec lequel le titulaire d’un compte donne l’ordre à son
banquier de payer au bénéficiaire du chèque la somme inscrite sur celui-ci. Cette somme doit
être disponible sur ce compte. Si l’on ne dispose pas du montant inscrit sur le chèque, celui-ci
est considéré sans provision. La personne qui émet le chèque est alors en situation d’incident
de paiement. En ouvrant un compte dans une banque, il est possible d’obtenir un carnet de
chèques à son nom dès l’âge de 18 ans.

• La carte bancaire

Tout comme le chéquier, c’est en ouvrant un compte bancaire qu’il est possible de l’obtenir.
La carte bancaire est un moyen de paiement très pratique qui permet de régler ses achats chez
les commerçants ou sur internet, de retirer des espèces dans les distributeurs automatiques,
d’effectuer des virements et de connaitre le solde de son compte bancaire.

• Le virement

Il permet de transférer l’argent d’un compte vers un autre. Souvent les salariés reçoivent leur
salaire par virement de leur employeur.
3. Rôle de Bank Al Maghrib dans la surveillance des Systèmes et Moyens de
Paiement au Maroc

3.1 Surveillance des Systèmes de Paiement :

Au Maroc, le rôle de Bank Al-Maghrib dans le fonctionnement et la surveillance des systèmes


de paiement a été défini dans une première phase par les dispositions de l’article 37 du dahir
n° 1-59-233 du 30 juin 1959 portant création de la Banque

A. Définie des normes qui régiront la conception et le fonctionnement des systèmes :


règles communes de bonne gouvernance, de transparence, de sécurité, de prévention,
de maîtrise des risques et de continuité de l’activité.
B. Evalu de la conformité des systèmes de paiement avec ces standards.
C. Formule de recommandations afin de remédier aux dysfonctionnements observés lors
des évaluations. La Banque Centrale s’assure également des suites données à ces
recommandations, notamment par la mise en œuvre de plans d’action.
D. Suit des conditions effectives de fonctionnement des systèmes et leur utilisation par les
participants.
E. Prend toute initiative tendant à faciliter les mouvements de fonds.
F. Assure la création et le fonctionnement des chambres de compensation.
G. Evalu les systèmes de paiement de son ressort et détermine ceux qui devraient se
conformer aux normes minimales édictées par la BRI.

3.2 Sécurité des Moyens de Paiement

A. Monnaie fiduciaire :
− Lutte contre le monnayage.
B. Monnaie scripturale :
− Lutte contre la fraude sur chèques et cartes bancaires
− Normalisation et surveillance des moyens de paiements Scripturaux
− Cartographie des cartes émises
− Veille règlementaire sur les moyens de paiement électroniques
− Centralisation et traitement des déclarations des incidents de paiements (CIP

4. les nouveaux systèmes de paiement au Maroc

4.1 Système de règlement brut du Maroc (SRBM)


Ce système, mis en service en septembre 2006, constitue une infrastructure de paiement qui
permet des transferts rapides et sécurisés entre les institutions financières participantes et
contribue à renforcer l’efficacité de la politique monétaire. Le SRBM permet, en particulier :
» d’exécuter les paiements, en temps réel, en toute sécurité grâce au règlement en monnaie
centrale, de façon irrévocable et à travers un système d’information hautement sécurisé ; »
d’assurer, par la constitution préalable de la provision, la stabilité financière et la réduction des
risques de règlement susceptibles d’avoir une dimension systémique ; » de faciliter la
circulation de la monnaie centrale, permettant ainsi de renforcer l’efficacité de la conduite de
la politique monétaire ; » et enfin, de gérer de façon optimale la trésorerie des établissements
membres, grâce à l’instauration d’un compte central unique de règlement par participant,
assorti d’une surveillance permanente des flux et de la liquidité par Bank Al-Maghrib.
·GOUVERNANCE Compte tenu de son importance, le SRBM est géré et administré
directement par Bank Al-Maghrib qui a mis en place une structure dédiée à cet effet.
·PARTICIPATION AU SRBM La participation au SRBM est subordonnée à la signature d’une
convention d’ouverture d’un compte central de règlement SRBM avec Bank Al-Maghrib et au
respect des exigences techniques qui sont définies par ses soins. Les participants à ce système,
outre Bank Al-Maghrib en tant que participant et gestionnaire du système, sont les
établissements bancaires ayant accès aux instruments de la politique monétaire ainsi que
certaines institutions financières agréées par Bank Al-Maghrib. Les systèmes de transactions
de titres, de compensation de masse et de transactions par cartes bancaires (gérés
respectivement par la Bourse de Casablanca, Maroc Lear, l’ASIMT et le CMI) sont considérés
comme participants techniques au SRBM, à travers lequel sont réglés les soldes journaliers
issus de ces systèmes. Pour certaines institutions ne disposant pas d’un compte de règlement
dans le SRBM mais ayant une relation contractuelle avec un participant pour traiter leurs ordres
de paiement via le système, un mode de sous participation a été mis en place.

• NATURES DES OPÉRATIONS RÉGLÉES DANS LE SRBM Sont considérées


comme opérations éligibles au système : » les opérations de politique monétaire pour
le refinancement du système bancaire; » les transferts de fonds, pour compte propre du
participant donneur d’ordre ou pour compte de sa clientèle ; » les ordres des participants
à destination des tiers non participants au système ; » le règlement des soldes nets
multilatéraux des échanges de valeurs, de la compensation des transactions par cartes
bancaires et des transactions sur titres.
• PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT Les principes fondamentaux du système
sont les suivants : » chaque participant dispose d’un compte de règlement dans le
système SRBM ; » les ordres de paiement sont irrévocables à partir du moment où ils
sont émis dans le système ; » les ordres de paiement sont exécutés en «brut» et en temps
réel, en suivant l’ordre de réception et en respectant un niveau de priorité ; » la monnaie
Banque Centrale est la monnaie de règlement du système SRBM ; » pour assurer la
liquidité du système, Bank Al-Maghrib peut accorder aux participants des avances intra
journalières garanties par des obligations d’Etat éligibles et ce, dans les conditions
fixées par ses soins.

FIGURE:ARCHITECTURE DU SYSTÈME

4.2 Système interbancaire marocain de tel composition

(SIMT) Dans le cadre de la modernisation des systèmes de paiement au Maroc, Bank Al


Maghrib et la communauté bancaire ont mis en place un Système Interbancaire Marocain de
Tel compensation (SIMT) pour les opérations de masse relatives à l’ensemble des moyens de
paiement scripturaux, à l’exclusion des cartes bancaires. Ce système de Tel compensation, qui
se substitue au système d’échange physique des moyens de paiement par le canal des chambres
de compensation, permet d’assurer l’échange, la compensation et le règlement des valeurs sous
forme automatisée sur l’ensemble du territoire national. Principales dates clés de la
dématérialisation » Mise en production effective des virements à partir du 17 septembre 2004
; » Déploiement, de manière simultanée, de l’échange dématérialisé des chèques sur l’ensemble
du territoire national, en date du 7 juin 2007. » Déploiement, de manière simultanée, de
l’échange dématérialisé des lettres de change normalisées sur l’ensemble du territoire national,
en date du 13 juin 2008. » Déploiement, de manière simultanée, de l’échange dématérialisé des
avis de prélèvement sur l’ensemble du territoire national, en mars 2009.

A. GOUVERNANCE

L’Association pour un Système Interbancaire Marocain de Télé compensation (A.S.I.M.T),


créée en 2003 et présidée par Bank Al-Maghrib, est chargée de l’administration et de la gestion
technique du système de Télé compensation, regroupant les établissements bancaires adhérents
(Bank Al Maghrib, banques, Trésorerie Générale du Royaume et Poste Maroc). Cette
administration s’appuie sur plusieurs organes décisionnels et opérationnels :
→ Conseil d’Administration : Composé de 12 membres dont 3 permanents (Bank Al
Maghrib, Trésorerie Générale du Royaume et Groupement Professionnel des Banques
du Maroc « GPBM ») ;
→ Comité Technique : Composé des directeurs informatiques représentant les principales
banques de la place et qui a pour attribution de proposer au Conseil d’Administration
les choix techniques permettant d’atteindre les objectifs de l’Association.
A. PARTICIPATION AU SIMT

Il est stipulé dans les statuts de l’ASIMT que tout établissement de crédit opérant au Maroc,
gestionnaire des moyens de paiement scripturaux qui, à titre habituel, émet et reçoit des moyens
de paiement admis à transiter dans les circuits interbancaires, est habilité à participer au SIMT.
Il doit obtenir l’agrément de l’ASIMT en s’engageant à respecter les obligations statutaires et
certains critères techniques, juridiques et financiers, notamment :

→ La réception de toutes les opérations admises dans le système ;


→ Le règlement d’un droit d’accès et d’une cotisation annuelle calculée sur la base de la
volumétrie des valeurs télé compensées ;
→ La mise en place d’un lien téléinformatique avec le SIMT et la désignation d’un compte
de règlement sur les livres de Bank Al-Maghrib

FIGURE : ARCHITECTURE DU SYSTÈME

FIGURE : CINENAMATIQUE DES ECHANGES DANS SIMT

4.3 SYSTÈME DE RÈGLEMENT/LIVRAISON DE MAROCLEAR

Créé en 1997 en tant que Dépositaire central des valeurs mobilières, Maroc Lear assume
depuis bientôt une dizaine d’années un rôle important dans le marché financier marocain. Il
offre à ses clients, exclusivement constitués d’émetteurs, de banques et de sociétés de bourse,
une large gamme de prestations répondant à la fois aux besoins du marché et aux exigences de
conformité aux standards internationaux.

A. GOUVERNANCE

Maroc Lear est une société anonyme de droit privé. Son capital de 20 millions de dirhams, est
détenu par les usagers de ses services à savoir l’Etat, Bank Al-Maghrib, les banques, les
compagnies d’assurances, la CDG et la Bourse de Casablanca. Maroc Lear est soumis :

→ À la tutelle du Ministère des Finances ;


→ Au contrôle du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières ; » à la surveillance de
Bank Al-Maghrib, en ce qui concerne son système de règlement/livraison de titres.

FIGURE : ARCHITECTURE DU SYSTÈME

4.4 Centre monétique interbancaire CMI)

Générale et par un Conseil d’Administration composé de huit administrateurs représentants


les banques actionnaires détenant les parts les plus importantes dans le Capital. Le Conseil
d’Administration.

Afin de permettre l’interopérabilité de la carte bancaire et favoriser ainsi son développement


comme moyen de paiement, les banques marocaines ont pris l’initiative de créer, en 2001, le
Centre Monétique Interbancaire (CMI). Il s’agit d’une société de financement spécialisée dans
la gestion des moyens de paiement qui a démarré effectivement son activité en février 2004.
Son rôle consiste à centraliser, au profit du système bancaire, le traitement de toutes les
opérations monétiques interbancaires, tant au niveau national qu’avec l’étranger. Sa création a
permis la généralisation de l’interopérabilité au niveau national et ce, tant au niveau des
terminaux de paiement que des guichets automatiques bancaires.

A. GOUVERNANCE

Le CMI est géré par une Direction Générale et par un Conseil d’Administration composé
de huit administrateurs représentants les banques actionnaires détenant les parts les plus
importantes dans le Capital. Le Conseil d’Administration est présidé par le Président du
Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM).

FIGURE: ARCHITECTURE DU SYSTÈME

Section 2 : Le système bancaire marocain

1. historique et l'évolution du système bancaire marocain :

1.1 Définition

Un système bancaire est un ensemble de banques et d'autres établissements financiers et


d'une Banque centrale qui entretiennent des relations financières de créances et d'engagements
les uns vis-à-vis des autres ainsi que vis-à-vis des agents non financiers.
2.2 Historique

Au Maroc, c’est à partir de la création de la banque d’État du Maroc (1906), du traité de


Protectorat (1912) et surtout de l’élaboration de la première législation régissant les banques et
les professions liées au métier de banquier, en 1943, qu’il est possible de commencer à parler
de secteur bancaire. Cependant, cette législation de 1943 n’avait pas intégré dans son champ
d’application un certain nombre d’établissements financiers à statut légal spécial : -Caisses de
Crédit Agricole (janvier 1919) : spécialisées dans le crédit agricole à court et moyen terme. -
Caisse des Prêts Immobiliers du Maroc (décembre 1919) : orientée vers les crédits immobiliers,
hôteliers et maritimes à moyen et long terme. -Banques Populaires (mai 1926) : octroient des
crédits à la petite et moyenne entreprise. Une situation de cloisonnement commence ainsi à se
mettre en place dans laquelle étaient différenciés d’une part les banques directement contrôlées
par la banque central, et d’autre part les organismes financiers spécialisés faisant l’objet d’une
réglementation spécifique échappant à la législation bancaire de 1943.

2. Evolution du Système Bancaire Marocain :

2.1 La conjoncture du Maroc : période PRE-PAS :

a) Le volontairement budgétaire (60- 64)

Dont le but d'élevé le MAROC au rang d'une économie nationale à travers un ensemble
d'actions structurelles, la mise : en place d'une industrie nationale avait pour corollaire une
politique financière active qui va être à l'origine de l'accumulation des déficits publics et de
l'avènement des organismes financiers internationaux sur la scène nationale.

b) L'option stabilisatrice des plans (65-67) et (68-72)

Les déséquilibres financiers engendrés par le plan quinquennal (6064), ont été à l'origine de
l'adoption d'une politique d'austérité budgétaire sous l'impulsion des exila réforme de 1967
portant sur la profession bancaire et au crédit, a été mise en place. Les principaux apports de
cette dernière, consistent en une définition plus précise de l'activité des banques, la délimitation
des attributions des autorités de tutelle et de surveillance et l'institution d'une réglementation
plus appropriée. Cette loi établissait une distinction très nette entre les banques commerciales
ou de dépôts, et les organismes financiers spécialisés (OFS).

c) La politique budgétaire expansionniste (73-77)


Cette politique implique que l'instrument budgétaire doit représenter un outil privilégié de
la politique économique, sans pour autant exclure le recours au financement extérieur.
L'orientation ambitieuse trouve son principal fondement dans une conjoncture favorable sous
l'impulsion de la flamber des prix du phosphate.

• La dégradation de la situation budgétaire (déficit budgétaire) s'explique par 3 facteurs


étroitement liés :
• L'explosion ou l'amplification des dépenses publiques (dépenses de santé, d'éducation,
infrastructure).
• La politique fiscale s'est révélée incapable de mobiliser les ressources nécessaires à la
lutte contre les déséquilibres financiers. Ainsi que la chute des recettes phosphatées à
partir de 1976 et l'orientation vers l'emprunt externe montre la fragilité de la dépendance
du modèle de croissance économique. Ces déséquilibres mèneront le MAROC à la
grande crise financière de 1983 et l'entrée en vigueur du PAS et à l'alourdissement du
fardeau de la dette interne.

2.2 Application du programme d’ajustement structurel (PAS) :

Au début des années 1980 les principaux indicateurs économiques ont témoigné d’une grave
détérioration de la situation économique du pays. La dette extérieure a progressé de plus de six
fois entre 1975 et 1982 pour atteindre plus de 83% du PIB. Le déficit budgétaire et le déficit
courant de la balance des paiements ont atteint des niveaux records en 1982 se situant
respectivement à 12% et à 12,3%. L’économie marocaine a subi le contre coût de nombreux
facteurs : deuxième choc pétrolier, baisse des prix du phosphate, hausse du dollar et des taux
d’intérêt, sans oublier la sécheresse sévère qui a marqué l’année 1981.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place un programme d’ajustement
structurel (PAS). C’est ainsi qu’un ensemble de mesures de stabilisation et d’ajustement ont
été élaborées par le gouvernement et appuyées par une série d’accords de confirmation avec le
FMI et de prêts d’ajustement sectoriel de la Banque Mondiale. Ces mesures visaient la
réduction de la demande intérieure, l’ouverture et la libéralisation économique. Dans ce cadre,
diverses réformes structurelles ont été lancées depuis 1983. Elles ont touché l’ensemble des
aspects de l’économie, notamment le commerce extérieur, les dépenses budgétaires, la fiscalité,
les investissements étrangers, la privatisation, etc.

2.3 La conjoncture du Maroc : période POST-PAS :


Après l’application du PAS, il y a eu une diminution considérable du déficit budgétaire public
en pourcentage du PIB qui est passé de 15% en 1982 à 2,4% en 1993, une aggravation de la
dette publique globale qui est passé de 70% du PIB en 1986 à 80% en 1994, avec un
accroissement exponentiel de la dette interne. Cette augmentation de la dette est due
essentiellement à la hausse du dollar pour la dette externe et la réforme boursière qui permettra
au trésor d'emprunter auprès du marché financier c'est adiré la dette interne.

3. La réglementation du système bancaire Marocain :

Les arrêtés ministériels du ministère des finances, les circulaires et les instructions de Bank Al
-Maghrib ont complété la loi bancaire Marocaine, cette loi régit les activités bancaires et précise
ce que sont les règles prudentielles du secteur.

3.1. La nouvelle loi bancaire relative aux établissements de crédit " Loi 103-12 "

Après les réformes de 1993 et 2006 une nouvelle a été adoptée par le Parlement, le 24 novembre
2014 et a été publiée au Bulletin Officiel, le 22 janvier 2015, c'été le fruit d’une large discussion
entre Bank Al-Maghrib et le Ministère de l’Economie et des Finances, c'est la loi n°103-12
portant sur la loi bancaire qui comporte 196 articles et dont les principaux apports peuvent être
résumés comme suit :

• L’introduction de nouvelles dispositions relatives aux associations de micro-crédit et


banques offshore, lesquelles, tout en restant régies par leurs textes spécifiques, seront
soumises aux dispositions de la loi bancaire relatives à l’octroi et au retrait d’agrément,
à la réglementation prudentielle et comptable et au régime des sanctions ;
• L’introduction du statut d’établissements de paiement habilités à effectuer des
opérations de paiement et englobant les sociétés de transfert de fonds régies par la loi
en vigueur, et le développement de dispositions relatives à la définition des
conglomérats financiers et à leur surveillance ;
• L’introduction d’un cadre légal et réglementaire pour l’encadrement de l’activité de
commercialisation des produits et services de banques participatives dans le secteur
• bancaire marocain ;
• L’instauration d’un cadre de surveillance macroprudentielle et de gestion des crises
systémiques et l’introduction de nouvelles règles de gouvernance du secteur bancaire ;
3.2 La réglementation de système bancaire marocaine à l'heure de covid-19 :1

Le système bancaire marocain est bien plus solide aujourd’hui que lors de la crise financière
de 2008, et ceci grâce à la mise en œuvre des réformes de la réglementation financière initiées
par le comité de Bâle. Les banques marocaines sont largement couvertes et disposent,
aujourd’hui, de matelas de sécurité en termes de fonds propres et de liquidité constitués grâce
au durcissement des normes prudentielles et comptables durant ces dix dernières années.

Toutefois, dans le contexte actuel de la crise sanitaire de Covid 19 et la récession économique


qu’a connu le royaume, Bank al Maghreb, à l’instar des autres banques centrales, a adopté un
ensemble de mesure de politique monétaire et a décidé d’assouplir certaines exigences
réglementaires concernant les exigences en matière de liquidité, de fonds propres et de
provisionnement des créances, afin de soutenir l’accès au crédit bancaire au profit à la fois des
ménages et des entreprises. L’objectif de cet article est de démontrer l’impact de cette crise
sanitaire de Covid 19 sur le système bancaire marocain. Il s’agit de présenter tout d’abord le
cadre réglementaire bancaire post crise et de citer par la suite les principales mesures incitatives
et préventives prises par les régulateurs nationaux et internationaux pour faire face à cette crise.

3.4 La crise de covid-19 :

La crise sanitaire de covid 19 vient nous rappeler l’importance des banques pour soutenir
l’économie réelle et ainsi elle constitue une occasion pour tester la raison d’être de la
réglementation prudentielle. Grace à l’adoption progressive des normes prudentielles (Bâle I,
II, III), au cours de ces 10 dernières années, les banques marocaines sont, aujourd‘hui, plus
solide et disposent des matelas de sécurité en termes de fonds propres et de liquidité. Pour faire
face à cette épidémie, différentes mesures incitatives et préventives en été mises en place par
les régulateurs nationaux et internationaux qui n’ont pas cessé d’apporter des réponses
réglementaires et prudentielles afin de garder un niveau d’équilibre entre la préservation de la
stabilité financière, le maintien de la solidité financière des établissements de crédit et le soutien
de l’activité économique.

Dans les circonstances économiques actuelles, ralentissement de la distribution des crédits,


baisse du Taux d'intérêt, accélération des créances en souffrance ou encore une hausse du

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déficit de liquidité des banques, le système bancaire a fait preuve d’une grande résilience et
semble bien armé pour relever ces différents défis, le stress test mené par le gouverneur de
BAM en décembre 2020 a montré que les banques ont toujours la capacité de respecter les
exigences réglementaires en dépit des répercussions négatives de cette crise.

On peut conclure que cette crise sanitaire a prouvé jusqu’ aujourd’hui que les exigences
réglementaires dictées par les autorités prudentielles ont permis d’atténuer les répercussions
sévères de la pandémie de Covid 19.

Conclusion générale :
Bank Al-Maghreb exerce le privilège d’émission des billets de Banque et des pièces de
monnaie ayant cours légal sur le territoire du Royaume marocain. Dans le but d’assurer la
stabilité des prix, Bank Al-Maghreb arrête et met en œuvre les instruments de politique
monétaire et intervient sur le marché monétaire en utilisant les instruments appropriés. Elle
veille au bon fonctionnement du marché monétaire et à l’application des dispositions
législatives et réglementaires relatives à l’exercice et au contrôle de l’activité des
établissements de crédit et organismes assimilés.

Bank Al-Maghreb joue aussi le rôle de conseiller financier du gouvernement. Celui-ci la


consulte, notamment, sur toutes questions susceptibles d’affecter l’exercice des prérogatives et
des fonctions de la Banque, elle accomplit sa mission dans le cadre de la politique économique
et financière du gouvernement.

Bank Al-Maghreb est l’agent du Trésor pour ses opérations de banque tant au Maroc qu’à
l’étranger. Elle est chargée, dans les conditions fixées par voie réglementaire, des opérations
d’émission, de conversion et de remboursement des emprunts publics et des effets publics et,
d’une manière générale, du service financier des emprunts émis par l’Etat. Elle peut participer
aux négociations de prêts et emprunts extérieurs conclus pour le compte de l’Etat. Elle peut
représenter le gouvernement auprès des institutions financières et monétaires internationales
créées en vue de promouvoir la coopération internationale dans les domaines monétaire et
financier.

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