Études Quantitatives de Marché : Sondages
Études Quantitatives de Marché : Sondages
QUANTITATIVES DE MARCHE
Nous avons vu dans le chapitre intitulé « L’étude documentaire » qu’une étude de
marché commence par une recherche d’informations secondaires (étude
documentaire). Si celle-ci est insuffisante ou impossible (par absence
d’informations existantes sur le thème à étudier), il faut créer cette information
(information primaire). Si l’étude qualitative ne permet pas d’avoir suffisamment
d’informations, ou s’il est important de les vérifier sur un plus grand nombre de
personnes, l’étude quantitative devient indispensable.
Les études quantitatives permettent de rassembler des données chiffrées à partir
d’un échantillon représentatif. Dans ces études, on s’intéresse aux faits, aux
opinions émises, aux comportements. L’outil utilisé pour la collecte des
informations est le sondage qui s’appuie sur un questionnaire. Elle permet
d’obtenir des informations chiffrées représentatives de l’ensemble d’une
population. Elles concernent le comportement manifeste des publics qui intéresse
l’entreprise. Les résultats sont extrapolables à la population.
I- DEFINITION ET BUT
On appelle quantitative toute étude qui permet de mesurer des opinions ou des
comportements. Elle est le plus souvent basée sur un sondage effectué sur un
échantillon représentatif de la population à étudier. Les résultats chiffrés issus de
ce sondage donnent, après analyse, la mesure du phénomène étudié (par exemple,
mesurer la notoriété d’une marque).
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domaine du marketing, le recensement est très peu utilisé, sauf pour les cibles
quantitativement peu importantes,
■ Le sondage est la modélisation réduite d’une population réelle à partir d’un
simple échantillon de la population considérée (sondage de la population
Camerounaise à partir d’un échantillon représentatif de 1000 personnes).
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enquête peut être constituée de l’ensemble des personnes vivant au Cameroun,
dans les villes de plus de 50000 habitants, et exerçant une activité professionnelle.
Elles se caractérisent par le fait que chaque individu de la base de sondage a une
probabilité connue et différente de zéro de faire partie de l’échantillon. Le choix de
l’échantillon se fait par tirage au sort dans la population à étudier. Leur principal
avantage est de pouvoir mesurer avec précision la marge d’erreur des résultats
obtenus, grâce au calcul de probabilité. Celle-ci est liée à la taille de l’échantillon.
Par contre, pour pouvoir effectuer un tirage au sort, ces méthodes nécessitent de
disposer de la liste exhaustive de tous les membres de la base de sondage. Cela
représente un coût important pour les bases importantes (coût d’acquisition du
fichier total).
Ce qui revient à dire que si la population-mère comprend « X » éléments et si le
sondage doit porter sur « x » unités, chaque unité a la même probabilité x/X de
figurer dans l’échantillon.
On distingue plusieurs méthodes probabilistes.
Les méthodes probabilistes comportent différentes procédures possibles : le
sondage aléatoire simple, l’échantillon systématique, le sondage stratifié, le
sondage à plusieurs degrés, le sondage en grappe.
a1- Sondage aléatoire simple
Ce type de sondage consiste à dresser une liste exhaustive de toutes les unités de
sondage et à procéder à un tirage au sort parmi celle-ci.
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Toutes les unités de sondage ont ainsi la même probabilité d’être incluses dans
l’échantillon.
Par exemple, le tirage des nombres du loto se fait par tirage aléatoire.
Pour garantir un tirage au hasard, on utilise une méthode de prélèvement à partir
d’une table de nombres au hasard. Présentée sous forme de tableau, elle est
composée de séries de chiffres comprises entre 0 et 9 dont l’apparition dans la table
n’obéit à aucune règle particulière, sinon au hasard. Les chiffres sont groupés par
2, 3 ou 4.
a2 - L’échantillon systématique
Dans ce cas, le choix des unités de sondage est réalisé à partir d’une procédure
systématique. Elle consiste à prendre dans la base de sondage organisée en liste,
une unité de sondage n. n est déterminé en fonction de la base de sondage et de la
taille de l’échantillon. n = base de sondage
Échantillon
NB : Le ratio inverse : n = échantillon est appelé taux de sondage
Base de sondage
a3- Le sondage stratifié
Dans ce cas, il convient de diviser la population en strates.
Une strate est constituée d’individus aux caractéristiques homogènes.
Une fois les strates constituées, au lieu d’effectuer un tirage au sort global, on
effectuera des tirages à l’intérieur de chacun des groupes appelé strate afin
d’obtenir un échantillon final. L’échantillon total sera obtenu par l’agrégation d’un
ensemble de sous-échantillons prélevés dans chaque strate.
Exemple : stratification par sexe, par tranche d’âge, par chiffre d’affaires, par
effectif du personnel…
On distingue ici :
o Le sondage stratifié proportionnel, dans ce cas le tirage au sort des individus
à interroger est réaliser en fonction du taux de sondage ni/Ni.
o Le sondage stratifié non proportionnel, il se caractérise par un taux de sondage
différent par strate. Autrement dit, la taille de l’échantillon dans chaque strate
𝑵𝒊 𝑵𝒊
n’est pas proportionnelle à sa taille dans la population. 𝒏𝒊 = [( 𝑵 ) 𝜹𝒊/ ∑ 𝑵 𝜹𝒊] 𝒏
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Exemple : une société de téléphonie mobile envisage un sondage pour estimer la
consommation mensuelle d’un nouveau produit dont les tests de conception sont
en général satisfaisants. Sa clientèle est stratifiée en 3 catégories : les gros clients,
les moyens clients et les petits clients. Une analyse de leur consommation des
produits actuels est donnée dans le tableau suivant :
Strate Effectif Moyenne Ecart-type
consommation
Gros Clients 40 000 50 000 20 000
Moyen Clients 160 000 10 000 5 000
Petit Clients 400 000 2 000 1 000
TOTAL 600 000
5
TOTAL 600 000 3 333,33 1000
N
N1=((40/600)x 20000 / 40/600.x 20000+160/600x5000+400/600x1000) x 1000 =
400
a4- Le sondage à plusieurs degrés ou sondage par étape
Pour ce type de sondage, il faut procéder au listage des différentes modalités qui
permettront de subdiviser la population de base.
Ensuite, on procède à plusieurs tirages au sort successifs entre ces modalités. Et
pour terminer, à un tirage au sort d’individus au sein de chaque modalité
sélectionnée.
a5- Le sondages en grappes
Cette méthode consiste à choisir aléatoirement des sous-groupes ou grappes dans
la population. Et à interroger toutes les unités ou grains de chaque grappe. Le
nombre de grappes doit être supérieur à 30 pour que les lois de l’échantillonnage
statistique puisent être utilisées.
Lorsqu’une grappe est constituée par une zone géographique, on parle de sondage
aléatoire.
Le tableau ci-dessous résume les principes et caractéristiques des différentes
méthodes aléatoires :
Nom de la
Principe Caractéristiques
méthode
Tirage au sort simple des - Bonne représentativité,
individus de la base de - méthode simple,
Sondage
sondage (on peut utiliser - nécessité de disposer de la liste exhaustive
aléatoire
pour cela une table de de tous les membres de la base de sondage,
simple
nombres au hasard). - méthode utilisée uniquement pour les
bases de sondage de faible importance.
Tirage au sort d’individus
- Possibilité de biais si la base de sondage
Sondage régulièrement espacés dans
est réduite,
aléatoire la base de sondage (par
- nécessité de disposer de la liste exhaustive
systématique exemple, tirer un individu
de tous les membres de la base de sondage.
tous les dix).
Tirage au sort (aléatoire - Des individus de chaque strate figureront
élémentaire) d’individus dans l’échantillon,
Sondage
dans des groupes - Difficulté parfois pour déterminer les
stratifié
homogènes (strates) strates,
réalisés dans la base de
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sondage (par exemple, tirer - Nécessité de disposer de la liste exhaustive
au sort 3 élèves de chaque de tous les membres de la base de sondage.
classe d’un lycée).
Tirage au sort (aléatoire - Simple (peu de dispersion),
Sondage en élémentaire) de grappes - Peu fiable,
grappes dans lesquelles tous les - Nécessité de disposer de la liste exhaustive
membres sont interrogés. de tous les membres de la base de sondage.
Elles se caractérisent par le fait que la sélection des membres de l’échantillon n’est
pas aléatoire mais raisonnée. Beaucoup plus simple, ces méthodes n’exigent pas de
posséder la liste exhaustive de tous les membres de la base de sondage.
On distingue deux méthodes empiriques.
b.1 La méthode des quotas
• Principe : construire un échantillon qui aura proportionnellement la même
composition que la population à étudier, par rapport à des critères
sociogéographiques (âge, sexe, PCS, habitat, région, ville…).
L’échantillon ainsi construit est sensé tendre vers la représentativité car sa
structure est en tout point conforme à celle de la population totale. Contraire aux
méthodes probabilistes, aucune loi mathématique ne dit que cette représentativité
est réelle.
• Organisation pratique : chaque enquêteur construit lui-même son
échantillon en respectant les quotas qui lui sont assignés.
EXEMPLE 1 : supposons que la population à étudier comprenne 50 % d’hommes
et 50 % de femmes, habite pour 60 % en ville et 40 % à la campagne, se décompose
en 40 % de 25 – 35 ans, 30 % de 35 – 50 ans, 20 % de 50 – 65 ans et 10 % de plus
de 65 ans…
Si chaque enquêteur doit interroger chaque jour 20 personnes, il devra trouver : 10
hommes et 10 femmes, dont 12 habitent en ville et 8 en dehors, dont 8 ont entre 25
et 35 ans, 6 entre 35 et 50 ans, 4 entre 50 et 65 ans, et 2 de plus de 65 ans.
Exemple 2 : Présenter un échantillon de 16 élèves de la classe de CO constitués de
70% des filles et de 30% de garçons.
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Solution : Cet échantillon est ainsi composé de : 16 x 70/100 = 11, 2 soit 11 filles et
16 x 30/100 = 4,8 soit 5 garçons
Exemple 3 : La clientèle d’une librairie est composée de 60% de parents d’élèves,
30% d’enseignants et 10% de particuliers.
Travail à faire : Pour un échantillon de 500 personnes déterminer la répartition
par catégorie de client
C’est la méthode la plus utilisée en marketing, car elle possède deux avantages «
économiques » importants par rapport aux méthodes probabilistes : elle est peu
coûteuse et relativement rapide à déployer. Malheureusement, elle se caractérise
également par de nombreux inconvénients :
• Obligation de déterminer les quotas avec des statistiques récentes,
• Impossibilité de mesurer une marge d’erreur,
• Obligation d’exercer un contrôle strict des enquêteurs (s’assurer qu’ils
respectent les quotas),
• Possibilité de biais si les quotas sont trop précis : les enquêteurs peuvent
être tentés, en fin de journée, de fausser les résultats, n’arrivant pas à trouver de
personnes correspondant aux profils dictés par les quotas (problème des « queues
de quotas »),
• Possibilité de biais si le nombre de critères déterminant les quotas est trop
faible : les enquêteurs peuvent introduire, par facilité de travail, des critères non
prévus : interroger uniquement des personnes habitant au rez-de chaussée, ou des
personnes habitant très près des villes (et sensées habiter à la campagne) …
b.2 La méthode des itinéraires
• Principe : il s’agit d’imposer à un enquêteur un itinéraire déterminé par
tirage au sort sur des villes, des quartiers, des rues, des numéros de rue et des
étages. Il ne doit interroger que les foyers résidant à l’endroit déterminé par
l’itinéraire. Le tirage au sort apporte une touche aléatoire à cette méthode.
• Organisation pratique : chaque enquêteur doit suivre l’itinéraire et sonner
à la porte désignée. Cette méthode permet d’interroger des foyers vivants dans des
endroits que les enquêteurs ne visiteraient peut-être pas sans la contrainte de
l’itinéraire (5e étage sans ascenseur, rez-de-chaussée au fond d’une petite ruelle
sombre…).
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EXEMPLE : « aller rue Yves-Giloux, côté impair, commencer par le 1, et visiter
toutes les maisons, au 1er étage, jusqu’au 25 – aller ensuite rue de Siam, côté pair,
commencer par le 2, et visiter toutes les maisons, au 2e étage, jusqu’au no 18… »
Cette méthode se rapproche des conditions du sondage aléatoire, sans atteindre la
précision mathématique des méthodes purement aléatoires. Elle ne permet pas de
mesurer la marge d’erreur, et un contrôle strict des enquêteurs est indispensable
(respect des itinéraires).
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vous inquiétez pas si vous n’arrivez pas à définir un nombre exact, il est courant
de se baser sur une estimation chiffrée.
c.2- Marge d’erreur (m)
Les erreurs sont inévitables. Mais la question est de savoir combien vous en
autorisez. Vous devez définir la marge d’erreur acceptable, c’est-à-dire la
différence acceptable, en pourcentage, entre la moyenne de votre échantillon et la
moyenne de votre population.
Par exemple, dans les sondages politiques, les résultats sont généralement
exprimés de la sorte : « 68% des votants ont dit être favorable à la proposition Z,
avec une marge d’erreur de plus ou moins 5%. »
c.3- Niveau de confiance (z)
Ici, on traite du degré de confiance que vous voulez accorder aux valeurs qui se
trouvent dans votre marge d’erreur.
Par exemple, fixer un niveau de confiance à 99% signifie que l’on est sûr que 99%
de la vraie valeur se trouve dans la marge d’erreur qui peut être de plus ou moins
X% selon les modalités précédemment déterminées.
c.4- Écart type (p)
Déterminer l’écart type revient à estimer dans quelle mesure les réponses reçues
varieront les unes des autres et de la moyenne du groupe.
Un faible écart type signifie que toutes les valeurs seront regroupées autour du
nombre moyen, tandis qu’un écart type élevé signifie qu’elles seront réparties sur
une plage plus large, avec des données aberrantes, des nombre très faibles et très
élevés.
Si vous n’avez pas encore exécuté votre enquête, et que vous ne savez pas forcément
quelle valeur choisir, nous vous conseillons de prendre l’écart type 0,5. Avec cette
base, vous vous assurez de sélectionner un nombre de répondants suffisamment
grand pour mener votre recherche à bien. On parle le plus souvent dans ce cas
d’une situation à la normande.
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Vous devez transformer votre niveau de confiance en score Z pour pouvoir effectuer
le calcul d’échantillonnage. Voici les scores Z correspondant aux niveaux de
confiance les plus couramment utilisés :
• 90% : score Z = 1,645
• 95% : score Z = 1,96
• 99 % : score Z = 2,576
b.2- Utilisez la formule de calcul de la taille de l’échantillon
Rassemblez votre score Z, votre écart type et votre marge d’erreur et appliquez la
formule ci-dessous : n = z² x p ( 1 – p ) / m²
n = taille de l’échantillon
z= niveau de confiance selon la loi normale centrée réduite
p = proportion estimée de la population qui présente la caractéristique
m = marge d’erreur tolérée (par exemple on veut connaître la proportion réelle à
5% près)
q= 1-p
Cette formule détermine le nombre de personnes n à interroger en fonction de la
marge d’erreur m que l’on peut tolérer sur une proportion de réponses p.
Nous retenons ici le calcul d’une proportion qui est très fréquent dans les enquêtes
en ligne et sur lequel vous appuierez souvent vos décisions stratégiques. Par
exemple, si vous étudiez le marché pour un nouveau produit à lancer, vous
investirez pour le mettre en marché si la proportion des répondants intéressés par
ce produit est suffisamment grande.
Revenons à nos calculs pour vous montrer en exemples ce que cela donne :
1. Pour calculer une proportion avec un niveau de confiance de 95% et une
marge d’erreur à 5% : n = (1,96)² x (0,5)(1-0,5) / (0,05)² = 384,16
2. Pour calculer une proportion avec un niveau de confiance de 95% et une
marge d’erreur à 7% : n = (1,96)² x (0,5)(1-0,5) / (0,07)² = 196
3. Pour calculer une proportion avec un niveau de confiance de 99% et une
marge d’erreur à 2% : n = (2,575)² x (0,5)(1-0,5) / (0,02)² = 4144,14
Vous voyez que la taille réelle de l’échantillon est un compromis entre le degré de
précision à atteindre, votre budget pour l’enquête et l’ensemble des contraintes
opérationnelles (informations disponibles, délais, etc.).
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Pour effectuer une étude de marché suffisamment fiable, on admet le plus souvent
une marge d’erreur de 5% ce qui nécessite d’obtenir environ 400 réponses. Si votre
budget est plus limité, l’étude peut se faire auprès de 200 personnes seulement,
mais vos résultats seront moins précis. A vous de voir…
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Interprétation des Fixe 2000
résultats
Présentation orale Fixe 250
Coût d’administration Variable 15
13
devant conserver la même structure. Chaque souscripteur achète une partie
commune des résultats ainsi que des résultats qui lui sont spécifiques.
3. Les panels
Le panel est une enquête répétitive sur un échantillon constant ou permanent du
public étudié (par exemple panel consommateur, panel distributeur, pige
publicitaire…).
C’est ce qui le différencie du baromètre. Cet échantillon est un groupe
représentatif d’une population donnée dont les membres sont interrogés à
intervalles réguliers.
Le panel présente un caractère permanent (par rapport à certains critères comme
l’âge, le CSP…) et permet de comprendre de manière fiable, continue et
approfondie l’évolution d’un phénomène dans le temps ainsi que ce qui influence
un marché.
Les panels se distinguent des enquêtes, par le fait qu’ils donnent une vision
dynamique de l’objet observé : une enquête classique ne donne qu’une image
ponctuelle du marché. La taille du panel est élevée : 1000 à 6000 unités.
Les personnes ou les entreprises interrogées le sont de façon périodique au sujet
de leur comportement manifeste.
Il existe différentes classes de panels :
• Le panel de consommateurs
Les panels de consommateurs : ont pour objet de suivre le comportement d’achat
d’un échantillon permanent de consommateurs. Les ménages d’un panel sont
souvent modifiés à raison de vingt-cinq pour cent (25%) par an.
• Le panel de distributeurs
Les panels de distributeurs sont des échantillons de commerçants dont on suit
périodiquement les achats, les ventes et les stocks. Ce sont des échantillons de
points de vente représentatifs, à un moment donné, d’un univers commercial.
Ils cherchent à repérer le comportement des points de vente. Ils portent
principalement sur les ventes.
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4. L’enquête spécifique ou « ad hoc » ou sondage
C’est une enquête faite à la demande d’une entreprise pour son propre compte et
répondant à ses besoins propres. Cette enquête est réalisée sur un échantillon de
personnes (physiques ou morales) appartenant à la population étudiée.
Les interviewés sont interrogés à l’aide d’un questionnaire et les réponses obtenues
sont traitées et analysées. Par exemple, études de notoriété, de motivation, de
marque…
IV- LE QUESTIONNAIRE
Dans une enquête quantitative, le questionnaire est l’outil indispensable pour
collecter les données primaires ou données brutes dont le traitement permettra
d’estimer les caractéristiques de la population totale.
La plupart des enquêtes se font à l’aide d’un questionnaire qui permet d’obtenir
des renseignements opérationnels.
La rédaction du questionnaire (type de questions à poser et formulation de celles-
ci) dépend de la nature des informations à recueillir.
S’il n’y a pas de règles scientifiques rigoureuses, de modèles à respecter pour
élaborer un questionnaire, il existe cependant des règles empiriques
fondamentales élémentaires à respecter relatives, d’une part, à la longueur et à la
structure du questionnaire et, d’autre part, à la rédaction (formulation) des
questions.
1. Généralités
Dans une enquête quantitative, le questionnaire est l’outil indispensable pour
collecter les données primaires ou données brutes dont le traitement permettra
d’estimer les caractéristiques de la population totale. La plupart des enquêtes se
font à l’aide d’un questionnaire qui permet d’obtenir des renseignements
opérationnels.
La rédaction du questionnaire (type de questions à poser et formulation de celles-
ci) dépend de la nature des informations à recueillir.
S’il n’y a pas de règles scientifiques rigoureuses, de modèles à respecter pour
élaborer un questionnaire, il existe cependant des règles empiriques
fondamentales élémentaires à respecter relatives, d’une part, à la longueur et à la
15
structure du questionnaire et, d’autre part, à la rédaction (formulation) des
questions.
16
déterminée dans la phase antérieure (cahier des charges). Il faut réfléchir aux
traitements ultérieurs qui seront faits de l’information (tri croisé de 2 variables
par exemple).
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simples, directs, sans ambiguïté ni connotation. Il est toujours recommandé de
prétester chaque question auprès d’un échantillon de répondants.
Tableau : Les principaux types de questions
18
Il est recommandé de ne pas dépasser une centaine de questions par voie postale,
beaucoup moins par téléphone – ainsi que l’ordre dans lequel les questions doivent
être posées. Les premières questions doivent éveiller l’intérêt. Les questions
personnelles ou difficiles sont placées en seconde moitié de questionnaire, de façon
à éviter toute réaction émotionnelle susceptible d’affecter des réponses ultérieures
ou d’interrompre l’entretien. On termine en général par des questions
signalétiques faciles (sexe, âge, lieu d’habitation, etc.), qu’il serait dommage de
mettre plus tôt, lorsque l’attention du répondant est plus élevée.
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8. Mode d’administration du questionnaire
Une fois la méthode d’échantillonnage déterminé, la taille de l’échantillon définie,
le questionnaire rédigé et testé auprès de la base de sondage afin d’éliminer toutes
les sources de biais. Pour être efficaces, ces tests doivent être effectués dans les
conditions réelles d’administration du questionnaire afin de se rendre compte des
erreurs réalisées (question mal formulée et ambiguë, questionnaire trop long…). Il
convient de recueillir les données sur le terrain. Le mode d’administration d’un
questionnaire est la façon d’entrer en contact avec les interviewés et d’obtenir leurs
réponses.
D’une façon générale, il existe 2 grandes façons d’administrer un questionnaire :
Soit le questionnaire est administré par un enquêteur. C’est le cas : des enquêtes
sur le terrain, des enquêtes par téléphone, des enquêtes en caravane.
Soit le questionnaire est auto-administré. Dans ce cas, l’enquêté remplit seul, le
document. C’est le cas :
• Des enquêtes par voie postale : le questionnaire peut être envoyé par la
poste, inséré dans un journal ou un magazine, ou distribué sur un point de vente,
dans une salle de spectacle…
• Des enquêtes via Internet : dans ce cas le formulaire peut s’ouvrir en « popup
» à partir d’une page du site.
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9. Traitement du questionnaire
b. Analyse bi-dimensionnelle
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Le tri croisé devient très difficile à interpréter si trop de variables sont traitées
simultanément. Dans ce cas, il est préférable d’avoir recours à des techniques
d’analyse multi-dimensionnelles généralement associées à des représentations
graphiques ou mapping.
Exemple :
Q2
M F Total
Q1
O 120 40 160
N 30 10 40
Total 150 50 200
c. Le test du Khi-deux
Lorsqu‘on réalise un tri croisé, avant de réaliser une analyse des résultats
observés, on peut se poser la question de savoir s’il existe une dépendance réelle
entre les 2 variables prises en compte. Le test du Khi-deux est généralement utilisé
pour apprécier le caractère significatif de la liaison entre 2 variables.
Etapes de calcul du KHI2 (χ2 )
1- Définir l’hypothèse de départ ou hypothèse nulle H0 et l’hypothèse contraire H1
2- Tracer le tableau de contingence
3- Calculer le χ2 observé
4- Déterminer le degré de significativité p value à partir du degré de liberté (DDL)
Calcul du khi deux observé : on commence par calculer les effectifs théoriques, qui
s’obtiennent en divisant à chaque fois le total de la ligne par le total de la colonne,
multiplier par le total de la colonne. Ensuite on peut appliquer la formule de calcul
pour chaque cellule en gardant à chaque fois les parties décimales pour limiter les
risques d’erreurs.
(𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯é𝐬 − 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐭𝐡é𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞)𝟐
𝛘𝟐 =
𝑬𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒕𝒉é𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆
NB : On peut parler d’effectif observé ou d’observation
𝑻𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒍𝒊𝒈𝒏𝒆 𝒙 𝑻𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒄𝒐𝒍𝒐𝒏𝒏𝒆
𝐄𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐭𝐡é𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 =
𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒈é𝒏é𝒓𝒂𝒍
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Règle de décision :
*Lorsque le khi2calculé est > au khi2 lu sur la table, il y a une relation statistique
de dépendance entre les variables étudiées, autrement dit, les deux variables sont
liées.
* Lorsque le khi2 calculé est < au khi2 lu sur la table, il n’y a pas de relations
d’interdépendance entre les variables étudiées. Autrement dit, les variables
étudiées ne sont pas liées.
khi2 lu= khi2 (α, DDL), avec
α= degré de significativité et
DDL= (nbre de ligne – 1)(nbre de colonne – 1)
Exemple :
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d. Analyse multi-dimensionnelle
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informations et il peut leur être utile de confronter, ensemble, un grand nombre de
variables.
L’analyse multi-dimensionnelle permet ce type d’analyse qui se ramène souvent à
réduire l’espace à n dimension à un espace à 2 dimensions en perdant un minimum
d’informations.
Il est en effet impossible de construire et de représenter un nuage de points dans
un espace à n dimensions alors qu’il est facile de représenter dans le plan un nuage
de point relatif à 2 variables (espace à 2 dimensions) voire à 3 variables (espace à
3 dimensions) et de le résumer par une courbe ou un plan d’ajustement.
e. Le rapport de synthèse
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