Constitution et transformation de la matière
Constitution et transformation de la matière
CONSTITUTION ET TRANSFORMATION DE LA
MATIERE
A. Constitution de la matière
Molécule d’eau
Etat Gazeux
N
IO
C O (LIQ
AT
VA
NS
N D UÉ
PO
N
DE
EN FA
IO
RI
SA CT
N
SA
AT
CO
TI IO
TI
IM
O N
O
BL
N )
N
SU
SOLIDIFICATION
Etat Solide Etat Liquide
FUSION
Le passage d’un corps pur d’un état physique à un autre se fait à une température qui
dépend de ce corps pur (et de la pression atmosphérique).
Quand un corps pur change d’état, comme vu en classe de 5e, la température se
stabilise tant que tous les constituants de ce corps pur n’ont pas gagné ou perdu
l’énergie nécessaire à ce changement d’état.
Il est donc possible d’utiliser ces températures de changements d’état pour identifier
un corps pur. On peut, par exemple, utiliser un banc Kofler pour identifier des corps
purs solides grâce à leur température de fusion.
Exemples de températures de changement d’état de quelques corps purs :
Corps pur Température de fusion Température d’ébullition
Eau 0 °C 100 °C
Ethanol -114 °C 79 °C
Fer 1538 °C 2861 °C
Mercure -39 °C 357 °C
Les solutions
Quand un corps est dissout dans un liquide et forme un mélange homogène, on parle
de « solution ». Le corps dissout est appelé « soluté » et le liquide dans lequel il est
dissout est nommé « solvant ».
Pour pouvoir effectuer une dissolution, il faut que le soluté soit soluble dans le
solvant. Certains solvants permettent de dissoudre davantage de sortes de corps
différents, ainsi, l’eau est considérée comme un excellent solvant car un grand
nombre de substances peuvent s’y dissoudre. Dans ce cas on parle de solution
aqueuse.
Il y a toutefois une limite à la quantité de soluté que l’on peut dissoudre dans un
solvant. Cette limite est appelée solubilité et s’exprime en gramme par litre (g.L-1). La
solubilité dépend beaucoup de la température, car plus un liquide est chaud, plus
les molécules qu’il contient sont agitées (on plus d’énergie) et il y a donc plus de place
pour le corps dissout.
Exemples de solubilités dans l’eau en fonction de la température :
Substance 20°C 80°C
Chlorure de sodium (sel de table) 359 g.L-1 380 g.L-1
Saccharose (sucre) 1970 g.L-1 3690 g.L-1
Quand on atteint la concentration limite de solubilité d’un corps, on dit que la solution
est saturée.
La masse volumique
La masse représente la quantité de matière d’un objet. Son unité dans le S.I. (Système
International d’unités) est le kilogramme (kg).
Le volume représente la place qu’occupe un objet. Son unité dans le S.I. est le mètre
cube (m3) mais en chimie on utilise couramment le litre (L), avec la relation :
1 L = 1 dm3 =10-3 m3
Pour traduire le fait que le même volume de différentes espèces chimiques n’a pas la
même masse, on utilise la notion de masse volumique : la masse d’un certain
volume de matière. La masse volumique est identifiée par la lettre grecque ρ (qui se
prononce « rho »).
!
Il s’en suit la relation suivante : ρ = "
Unités :
3 J.L.Richter ©Creative Common BY NC SA - 2019
Programme de Seconde Générale – 2019
La densité
Lorsqu’on cherche à mélanger deux liquides, deux choses peuvent se produire : ils
forment un mélange homogène ou ils ne se mélangent pas et forment un mélange
hétérogène où les deux liquides seront nettement visibles, l’un étant au-dessus de
l’autre, comme dans le cas d’un mélange d’huile avec de l’eau.
Lorsqu’un mélange de deux liquides est homogène, on dit que les liquides sont
miscibles.
Lorsqu’un mélange de deux liquides est hétérogène, on dit que les liquides ne sont pas
miscibles. Ils forment alors deux « phases » et se disposent en fonction de leur densité.
La densité est une grandeur relative qui traduit la comparaison de la masse
volumique d’une espèce chimique par rapport à celle de l’eau (à 4 °C), qui sert de
référence. La densité est notée d et est un nombre sans unité puisqu’il s’agit d’un
rapport :
ρ
d=
ρ!"#
Unités :
• d : densité sans unité
• ρ : Masse volumique en kilogramme par mètre cube (kg.m-3)
• ρeau : Masse volumique de l’eau à 4 °C en kilogramme par mètre cube (kg.m-3)
Cette propriété est très intéressante pour séparer deux liquides par décantation à
l’aide d’une ampoule à décanter :
Décantation avec Ampoule à Décanter
Ampoule à décanter
Bécher
• L’eau : elle réagit avec le sulfate de cuivre anhydre (blanc) pour former du
sulfate de cuivre hydraté (bleu)
• Le dioxyde de carbone : il trouble l’eau de chaux.
• Le dioxygène : il ravive les flammes dans un morceau de bois incandescent.
• Le dihydrogène : placé dans un tube à essai il explose avec un « plop »
caractéristique lorsqu’on approche une flamme du haut du tube.
Couche de silice
Gouttes de
substances à identifier
Ligne de dépôt
Éluant
Cuve de chromatographie
Après la chromatographie
Ligne de front de
l'éluant
Rapport frontal :
h
R=
H H
Ligne de dépôt
Le rapport frontal R est un nombre sans unité qui est relatif à la hauteur des tâches et
qui ne dépend donc pas de la taille de la plaque ou de la durée de la chromatographie.
Les solutions
Quand un corps est dissout dans un liquide et forme un mélange homogène, on parle
de « solution ». Le corps dissout est appelé « soluté » et le liquide dans lequel il est
dissout est nommé « solvant ».
Solvant + Soluté = Solution
Pour pouvoir effectuer une dissolution, il faut que le soluté soit soluble dans le
solvant. Certains solvants permettent de dissoudre davantage de sortes de corps
différents, ainsi, l’eau est considérée comme un excellent solvant car un grand
nombre de substances peuvent s’y dissoudre. Dans ce cas on parle de solution
aqueuse.
Il y a toutefois une limite à la quantité de soluté que l’on peut dissoudre dans un
solvant. Cette limite est appelée solubilité et s’exprime en gramme par litre (g.L-1). La
solubilité dépend beaucoup de la température, car plus un liquide est chaud, plus
les molécules qu’il contient sont agitées (on plus d’énergie) et il y a donc plus de place
pour le corps dissout.
Exemples de solubilités dans l’eau en fonction de la température :
Substance 20°C 80°C
Chlorure de sodium (sel de table) 359 g.L-1 380 g.L-1
Saccharose (sucre) 1970 g.L-1 3690 g.L-1
Quand on atteint la concentration limite de solubilité d’un corps, on dit que la solution
est saturée.
Concentration massique
En collège vous avez vu que la masse ne change pas au cours d’une dissolution : la
masse totale du soluté et du solvant avant dissolution reste la même après la
dissolution.
Après dissolution, le volume du solvant augmente, mais pas de l’équivalent du volume
du soluté car les molécules ou les ions de celui-ci viennent se mettre entre les
molécules d’eau et l’ensemble se tasse.
Bécher
avec de Coupelle
l’eau avec du sel
200.0 g 200.0 g
Ta r e Marche / Arrêt Ta r e Marche / Arrêt
Balance
La masse ne varie pas lors d’une dissolution
V1+V2 > V3
Afin de savoir combien de soluté est dissout dans l’eau, on peut mesurer ou calculer
la concentration de soluté en solution. Il y a plusieurs manières d’exprimer cette
concentration : concentration massique (quantité de matière comptée en masse par
volume de solution) ou concentration molaire (quantité de matière en nombre de
molécules ou d’ions par volume de solution). Nous allons voir la différence entre ces
deux valeurs qui sont deux manières différentes de présenter une même notion : la
quantité de soluté dans le solvant.
La concentration massique d’un soluté indique la masse de soluté (en gramme)
dissout dans un litre de solvant :
m
Cm = V
Unités :
• Cm : Concentration massique du soluté en gramme par litre (g.L-1).
• m : Masse du soluté en gramme (g).
• V : volume du solvant en litre (L).
Note : Dans votre livre la concentration massique est notée 𝛾 (gamma grec).
Exemple : Quelle est la concentration massique en sulfate de cuivre d’une solution de
200 mL d’eau dans laquelle on a dissout 6 g de sulfate de cuivre en poudre :
Cette même relation permet également de savoir quelle est la masse de soluté dans
un volume donné d’une solution de concentration massique donnée, ou de déterminer
le volume d’une masse donnée de soluté dans une solution dont la concentration
massique est connue :
m
m = C m # V ou V = C
m
Dissolution
La dissolution est la dispersion d’un soluté dans un solvant.
Pour préparer une solution aqueuse dont la concentration est précisée on effectue les
opérations suivantes :
• On calcule la masse de soluté nécessaire avec la relation ci-dessus
(m = Cm x V).
• On mesure cette masse de soluté avec une balance.
• On place le soluté dans une fiole jaugée.
• On ajoute de l’eau jusqu’à la moitié de la fiole jaugée avant d’agiter pour
dissoudre le soluté (au besoin en rajoutant un peu d’eau mais en restant sous
le trait de jauge).
• Une fois le soluté dissout, on complète avec l’eau jusqu’au trait de jauge.
Ménisque
Dilution
La dilution consiste à rajouter du solvant pour diminuer la concentration :
Lorsqu’on diminue la quantité de solvant : la concentration augmente
Échelle de teintes
Pour savoir quelle est la concentration d’une solution inconnue on peut procéder par
comparaison avec une échelle de teintes : on prélève une quantité croissante d’une
solution de départ (solution mère) dont on connaît la concentration afin de réaliser
plusieurs échantillons de solutions de concentrations croissantes (solutions filles).
Exemple : Pour des solutions de permanganate de potassium, on peut réaliser 7 tubes
à essai à partir de solutions de plus en plus diluées (mesurées dans l’exemple
précédent) afin de réaliser une échelle de teintes.
Echelle de teintes
C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7
Solution moléculaire
Comme cela a été vu au collège en classe de 3e, si le soluté est sous la forme de
molécules, par exemple du Saccharose (le sucre de table extrait des betteraves à
sucre), la solution ne conduit pas le courant électrique, car les molécules sont
électriquement neutres. On dira que c’est une solution moléculaire.
On peut noter cette dissolution du saccharose sous la forme suivante :
eau
C 12 H 22 O 11 (s) C 12 H 22 O 11 (aq)
L’état physique du corps sera précisé après sa formule chimique moléculaire. On
utilise les abréviations suivantes :
• (s) : solide
• (l) : liquide
• (g) : gazeux
• (aq) : aqueux (dissout dans le solvant)
L’entité dont nous parlons ici est la molécule de saccharose et elle possède une
structure moléculaire que l’on peut décrire grâce à sa formule brute C12H22O11 ou, de
façon plus précise avec son modèle moléculaire :
Structure atomique
Une molécule est composée de plusieurs atomes liés entre eux. On peut donc
facilement imaginer qu’une très petite molécule serait constituée d’un seul atome,
c’est le cas du gaz hélium (He) qui permet aux ballons de fête de flotter en l’air, ou
alors de plusieurs atomes de même sorte regroupée dans une structure cristalline,
comme dans le cas des métaux purs (or, fer…).
La structure cristalline du fer a été reproduite à très grande échelle par l’Atomium
de Bruxelles :
Solution ionique
En collège nous avons vu qu’une solution d’eau salée était conductrice du courant
électrique. En effet, les ions sont porteurs de charges électriques du fait de leurs
électrons excédentaires (anions) ou de leur déficit en électrons (cations). On parle
alors de solution ionique.
Une solution ionique est toutefois globalement neutre, car elle contient autant
de charges électriques positives portées par les cations que de charges
électriques négatives portées par les anions.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a autant d’anions que de cations, car
les ions peuvent porter un nombre de charges différentes !
On peut en déduire les proportions d’ions présents dans une solution ionique, ce qui
permet également de retrouver la formule du sel solide correspondant avant
dissolution.
Exemples :
• Dans une solution de chlorure de sodium, les ions chlorure Cl- sont des
anions qui portent une charge négative. Les ions sodium Na+ sont des cations
qui portent une charge positive. Vu que ces deux ions portent la même charge,
il y aura toujours un ion chlorure pour un ion sodium.
La dissolution du chlorure de sodium peut s’écrire de la façon suivante :
eau
NaCl (s) Na + (aq) + Cl - (aq)
• Dans une solution de chlorure de fer III, les ions chlorure Cl- sont des anions
qui portent une charge négative. Les ions fer III Fe3+ sont des cations qui
portent trois charges positives. Pour que la solution soit électriquement
neutre il faut donc qu’il y ait trois ions chlorure (trois fois une charge négative)
pour compenser les trois charges positives de l’ion fer III.
La dissolution du chlorure de fer III peut s’écrire de la façon suivante :
eau
FeCl 3 (s) Fe 3+ (aq) + 3 Cl - (aq)
Remarque : à l’état solide, les « sels » ne forment pas des molécules (avec un nombre
d’atomes fini), mais des cristaux dans lesquels les ions s’arrangent de façon
géométrique en fonction de leur charge. Leur formule solide ne donne donc pas le
nombre d’ions précis, mais les proportions d’ions présents dans le sel.
Quantité de matière
Comme nous avons annoncé d’entrée que la masse des électrons était négligée dans
le calcul de la masse des atomes, cela va simplifier le calcul de la masse des ions : il
suffit de faire comme si les charges n’existaient pas et de simplement prendre la masse
des atomes qui les composent.
Ainsi, la masse de l’ion chlore (Cl-) est la même que celle d’un atome de chlore (Cl).
𝑁 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑡é𝑠 → 𝑚é+,"'()--.' = 1 𝑘𝑔
𝑚é+,"'()--.' 1
𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑁 = = ≈ 3,52 × 10;= 𝑚𝑜𝑙é𝑐𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑′𝑒𝑎𝑢
𝑚!'()(é 2,84 × 10:;<
La mole
Dans l’exemple ci-dessus, vous voyez qu’un échantillon à notre échelle est composé
d’un nombre immense d’entités. Pour ne pas travailler avec un seul atome, les
chimistes travaillent sur des « paquets » d’atomes, appelés « mole ».
Une mole représente le nombre d’atomes contenus dans 12 g de carbone 12. Ce
nombre est appelé constante d’Avogadro (ou nombre d’Avogadro), noté NA, du nom
du chimiste italien Amedeo Avogadro qui en établit la théorie en 1811.
N
n= N
A
4. Le noyau de l’atome
Découverte de l’atome
En classe de 3e nous avons vu que la notion d’atome, originellement évoquée par le
philosophe grec Démocrite environ 400 ans av. J.-C., a été affinée à partir de la fin du
XVIIIe siècle.
Au début du XIXe siècle, le physicien anglais John Dalton parvient à déterminer la
masse d’un certain nombre d’atomes et commence un classement de ceux-ci. Il se rend
compte que tous les atomes d’un même élément sont identiques entre eux, mais
les atomes de chaque sorte d’élément sont différents.
À la fin du XIXe siècle, le russe Dimitri Ivanovitch Mendeleïev élabore la
classification périodique des éléments qui classe les différents éléments chimiques
par masse croissante et par famille chimique en fonction de leurs propriétés.
Quelques années plus tard, en 1897, le physicien anglais Joseph John Thomson
découvre l’électron, une particule de charge négative qui se trouve à l’intérieur
de l’atome. Il pense que celui-ci est réparti à l’intérieur de l’atome à l’image des grains
de raisin à l’intérieur d’un pudding, donnant naissance au modèle nommé « pudding
de Thomson ».
C’est un autre physicien anglais, Ernest Rutherford, qui va découvrir le noyau, positif,
de l’atome en 1912 et concevoir le modèle planétaire : le noyau positif est au centre
de l’atome et les électrons tournent autour du noyau comme les planètes du système
solaire tournent autour du Soleil.
Afin de pouvoir expliquer certains phénomènes qui permettent aux électrons
d’émettre de la lumière lorsqu’ils reçoivent de l’énergie, le physicien danois Niels
Bohr va modifier ce modèle dés 1913 et concevoir une répartition des électrons sur
des couches électroniques concentriques, à l’image des couches qui se
superposent dans un oignon.
Dès 1921, Rutherford, qui a travaillé avec Bohr, pense qu’il existe dans le noyau deux
sortes de particules, nommées nucléons : des particules positives nommées
protons et des particules neutres nommées neutrons. Il faudra attendre 1932
pour qu’un autre physicien britannique, James Chadwick, qui était l’assistant de
Rutherford, découvre effectivement le neutron.
Au début des années 1930, le physicien autrichien Erwin Schrödinger va introduire la
notion d’onde dans le fonctionnement interne des atomes et élaborer les bases d’une
nouvelle physique : la mécanique quantique. Obéissant à des règles totalement
différentes de celle du monde macroscopique où nous vivons, la mécanique quantique
est souvent contre-intuitive et Schrödinger tente de l’expliquer par sa célèbre
représentation d’un chat dans une boîte, expérience nommée « le chat de
Schrödinger ».
Les deux représentations de l’atome, selon Bohr et selon Schrödinger sont valables et
représentent deux facettes d’une même réalité physique.
Il faut garder à l’esprit que l’atome est tellement petit que personne ne peut « voir »
un atome réellement. Les modèles ne servent donc qu’à donner une image de la réalité
pour faciliter la compréhension de certains phénomènes.
Modèles de l'atome (sphère représentée en coupe)
Noyau
+ électrons ⊖ +
Zone de présence
probable des
électrons ⊖
Structure de l’atome
Nous retiendrons que l’atome est formé d’un noyau central autour duquel
« tournent » des électrons qui constituent le cortège électronique. Les électrons
portent une charge électrique négative.
Le noyau est positif et contient deux sortes de particules qui font partie des la famille
des nucléons : les protons, positifs, et des neutrons, électriquement neutres (charge
électrique nulle).
Un atome est toujours électriquement neutre : les charges portées par les électrons
(négatives) doivent donc compenser les charges portées par les protons (positives).
La charge élémentaire d’un proton ou d’un électron ont donc la même valeur absolue
(au signe près) : 𝑒 = 1,60 × 10:@A 𝐶 (Coulomb)
Voici les caractéristiques des particules de l’atome :
Se trouve dans Masse Charge électrique
Cortège
Électron 9,109 × 10:?@ 𝑘𝑔 − 1,60 × 10:@A 𝐶
électronique
Proton Noyau 1,672 × 10:;B 𝑘𝑔 + 1,60 × 10:@A 𝐶
Neutron Noyau 1,675 × 10:;B 𝑘𝑔 0
On constate que les masses du proton et du neutron sont très proches et bien
supérieures à celle de l’électron. Donc l’essentiel de la masse d’un atome sera
concentré dans son noyau.
D’autre part, le noyau d’un atome a une dimension de l’ordre 10-15 m alors que le
diamètre d’un atome est de l’ordre de 10-10 m (environ 0,1 nm). Le noyau est donc
environ 100 000 plus petits que l’atome. On en déduit qu’un atome est
essentiellement constitué de vide. On dit donc que c’est une structure lacunaire.
Symbole et composition d’un atome
Chaque élément chimique est identifié par un symbole, comme vu en classe de 4e. Ces
symboles se retrouvent dans la classification périodique des éléments et
H en g.mol
-1
He
Hélium
1 2
1,0
Hydrogène
6,9
Li
9,0
Be
Symbole H 10,8
B
12,0
C
14,0
N
16,0
O
19,0
F
20,2
Ne
Beryllium
Oxygène
Carbone
Lithium
Fluore
Azote
1
Néon
Bore
3 4 5 6 7 8 9 10
Numéro atomique, Z
23,0 24,3 (nombre de charge) 27,0 28,1 31,0 32,1 35,5 39,9
Magnesium
Aluminum
Mg
Phosphore
Na Al Si P S Cl Ar
Chlore
Soufre
Argon
11 12 Cadre rouge = élément rare 13 14 15 16 17 18
39,1 40,1 45,0 47,9 50,9 52,0 54,9 55,8 58,9 58,7 63,5 65,4 69,7 72,6 74,9 79,0 79,9 83,8
Germanium
Manganèse
K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Sélénium
Potassium
Vanadium
Scandium
Krypton
Gallium
Calcium
Arsenic
Chrome
Brome
Cuivre
Cobalt
Nickel
Titane
Zinc
Fer
19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
85,5 87,6 88,9 91,2 92,9 95,9 98,8 101,1 102,9 106,4 107,9 112,4 114,8 118,7 121,8 127,6 126,9 131,3
Technétium
Ag
Molybdène
Ruthénium
Xe
Antimoine
Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Cd In Sn Sb Te I
Zirconium
Cadmium
Palladium
Rubidium
Strontium
Rhodium
Niobium
Yttrium
Xenon
Indium
Tellure
Argent
Etain
Iode
in
37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54
132,9 137,3 138,9 178,5 180,9 183,9 186,2 190,2 192,2 195,1 197,0 200,6 204,4 207,2 209,0 209 210 222
Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
Tungstène
Polonium
Lanthane
Rhénium
Hafnium
Thallium
Bismuth
Osmium
Mercure
Baryum
Césium
Radon
Iridium
Tantale
Astate
Plomb
Platine
55 56 57 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86
Or
223 226,1 227 261 262 266 264 269 268 272 272 277 289 292
Roentgenium
Darmstadtium
Livermorium
Copernicium
Rutherfordium
Seaborgium
Meitnerium
Ra Ac Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Fl Lv
Flérovium
Fr Rf Db
Actinium
Francium
Dubnium
Bohrium
Hassium
Radium
87 88 89 104 105 106 107 108 109 110 111 112 114 116
Etat du corps simple correspondant aux éléments :
Noir = Solide ; Rouge = Gazeux ; Vert = Liquide.
Les éléments en rose sont obtenus par synthèse
Praséodyme
Dysprosium
138,9 140,1 140,9 144,2 145 150,0 152,0 157,3 158,9 162,5 164,9 167,3 168,9 173,0 175,0
Gadolinium
Prométhéum
Ytterbium
Samarium
Europium
Holmium
Néodyme
Ce Dy
Lanthane
Lu
Lutétium
La Nd Pm Sm Eu Gd Tb Ho Tm Yb
Thulium
Pr Er
Terbium
Erbium
Cérium
57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71
227 231,0 237 242
Californium
232,0 238,0 243 247 249 251 254 253 256 254 257
Einsteinium
Américium
Lawrencium
Mendélévium
Protactinium
Neptunium
Berkélium
Plutonium
Nobélium
Np
Actinium
Fermium
Ac U Pu Am Cm Bk
Uranium
Pa Cf Es Fm Md No Lw
Thorium
Th
Curium
Pour le noyau d’un atome, deux informations sont associées à chaque symbole
d’atome :
• Le numéro atomique, noté Z, situé en bas du symbole. Il sert à classer les
éléments chimiques et représente le nombre de protons du noyau et, donc, le
nombre d’électrons du cortège électronique puisque ces deux nombres sont
identiques.
• Le nombre de masse, noté A, est situé en haut du symbole, représente le
nombre de nucléons du noyau, donc le nombre de proton + le nombre de
neutrons.
• On peut donc en déduire le nombre de neutrons, noté N, d’un atome par
l’opération : N = A – Z
Le noyau d’un atome sera symbolisé de la façon suivante :
>
C𝑋
Exemple : le noyau de l’atome d’oxygène porte le symbole @<D𝑂. Cet atome possède
donc 8 protons (nombre du bas, Z) et 16 nucléons (nombre du haut, A). Son nombre
de neutrons est donc de N = 16 – 8 = 8 neutrons.
Nous avons déjà vu au chapitre précédent que la masse d’un atome est égale à la masse
des nucléons (protons + neutrons) de celui-ci. Donc :
𝑚"(.E! = 𝐴 × 𝑚'#+-é.'
5. Le cortège électronique
Orbitale s Orbitale p
2 électrons 6 électrons
s p
1 1s 1e ligne : 2
2 2s 2p 2e ligne : 8
3 3s 3p 3e ligne : 8
4 4s
Lithium Li , Z=3
1s22s1
Carbone C , Z=6
1s22s22p2
Chlore Cl , Z=17
1s22s22p63s23p5
1 4
1 H 2
He
1s + 1s +
20
6
Li
12
C 10
Ne
3 6
2p 2p 2p
2s
1s + 2s
1s + 2s
1s +
23 32 40
11
Na 16
S 18
Ar
3p 3p 3p
3s 3s 3s
2p 2p 2p
2s
1s + 2s
1s + 2s
1s +
H en g.mol
-1
He
Hélium
1 2
1,0
Hydrogène
6,9
Li
9,0
Be
Symbole H 10,8
B
12,0
C
14,0
N
16,0
O
19,0
F
20,2
Ne
Beryllium
Oxygène
Carbone
Lithium
Fluore
Azote
1
Néon
Bore
3 4 5 6 7 8 9 10
Numéro atomique, Z
23,0 24,3 (nombre de charge) 27,0 28,1 31,0 32,1 35,5 39,9
Magnesium
Aluminum
Mg
Phosphore
Na Al Si P S Cl Ar
© 1994-2016 (Révision 15-05-2016), Jean-Luc RICHTER
Silicium
Fond : Vert = Métaux vrais ; Rose = Non métaux ; Bleu = Semi-Conducteurs ; Jaune = Gaz nobles
Sodium
Chlore
Soufre
Argon
39,1 40,1 45,0 47,9 50,9 52,0 54,9 55,8 58,9 58,7 63,5 65,4 69,7 72,6 74,9 79,0 79,9 83,8
Germanium
Manganèse
K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
Sélénium
Potassium
Vanadium
Scandium
Krypton
Gallium
Calcium
Arsenic
Chrome
Brome
Cuivre
Cobalt
Nickel
Titane
Zinc
Fer
19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
85,5 87,6 88,9 91,2 92,9 95,9 98,8 101,1 102,9 106,4 107,9 112,4 114,8 118,7 121,8 127,6 126,9 131,3
Technétium
Ag
Molybdène
Ruthénium
Xe
Antimoine
Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Cd In Sn Sb Te I
Zirconium
Cadmium
Palladium
Rubidium
Strontium
Rhodium
Niobium
Yttrium
Xenon
Indium
Tellure
Argent
Etain
Iode
in
37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54
132,9 137,3 138,9 178,5 180,9 183,9 186,2 190,2 192,2 195,1 197,0 200,6 204,4 207,2 209,0 209 210 222
Cs Ba La Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
Tungstène
Polonium
Lanthane
Rhénium
Hafnium
Thallium
Bismuth
Osmium
Mercure
Baryum
Césium
Radon
Iridium
Tantale
Astate
Plomb
Platine
55 56 57 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86
Or
223 226,1 227 261 262 266 264 269 268 272 272 277 289 292
Roentgenium
Darmstadtium
Livermorium
Copernicium
Rutherfordium
Seaborgium
Meitnerium
Ra Ac Sg Bh Hs Mt Ds Rg Cn Fl Lv
Flérovium
Fr Rf Db
Actinium
Francium
Dubnium
Bohrium
Hassium
Radium
87 88 89 104 105 106 107 108 109 110 111 112 114 116
Etat du corps simple correspondant aux éléments :
Noir = Solide ; Rouge = Gazeux ; Vert = Liquide.
Les éléments en rose sont obtenus par synthèse
Praséodyme
Dysprosium
138,9 140,1 140,9 144,2 145 150,0 152,0 157,3 158,9 162,5 164,9 167,3 168,9 173,0 175,0
Gadolinium
Prométhéum
Ytterbium
Samarium
Europium
Holmium
Néodyme
Ce Dy
Lanthane
Lu
Lutétium
La Nd Pm Sm Eu Gd Tb Ho Tm Yb
Thulium
Pr Er
Terbium
Erbium
Cérium
57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71
227 231,0 237 242
Californium
232,0 238,0 243 247 249 251 254 253 256 254 257
Einsteinium
Américium
Lawrencium
Mendélévium
Protactinium
Neptunium
Berkélium
Plutonium
Nobélium
Np
Actinium
Fermium
Ac U Pu Am Cm Bk
Uranium
Pa Cf Es Fm Md No Lw
Thorium
Th
Curium
1s + 1s 2+
Capture d'un
électron
- Donne un
- 20
Li+
électron
F 10
Ne
2p 2p
2p
1s 3+ 2s
1s 9+
2s
1s 10+
2s
Capture d'un
+ - Donne un - électron 40
Na électron
Cl 18
Ar
3p 3p 3p
3s 3s 3s
2p 2p 2p
2s
1s 11+ 2s
1s 17+ 2s
1s 18+
Une autre famille très réactive est celle de l’avant-dernière colonne (la 17e) de la
classification périodique, la famille des halogènes. Il ne manque à ceux-ci qu’un
électron pour avoir la même structure périphérique que le gaz noble qui les suit. Ils
vont donc facilement capturer un électron et devenir ainsi des ions négatifs,
aussi appelés anions. Les halogènes sont également très réactifs et les plus courants
sont les ions Fluorure F-, Chlorure Cl-, Bromure Br- et Iodure I-. Vous aurez remarqué
que sous leur forme ionique on ajoute le suffixe –ure à leur nom.
Liaisons dans les molécules
L’autre manière pour un atome d’obtenir une couche électronique externe semblable
à celle d’un gaz noble (règle du duet ou de l’octet) est de partager des électrons.
Cela implique de trouver un « partenaire » et de mettre en commun un ou plusieurs
électrons qui seront alors crédités à la couche externe des atomes qui se les partagent.
On dit que les atomes forment des liaisons covalentes.
Exemple : l’atome d’hydrogène n’a qu’un seul électron sur son unique couche
électronique externe 1s1. Deux atomes d’hydrogène peuvent donc mettre leurs
électrons en commun et ils auront donc tous deux accès à deux électrons, comme
l’hélium, qui est le gaz noble le plus proche.
O C O
+ + +
O C O
O C O
Doublets
non liants
Molécule d’eau
Etat Gazeux
N
IO
C O (LIQ
AT
VA
NS
N D UÉ
PO
N
DE
EN FA
IO
RI
SA CT
N
SA
AT
CO
TI IO
TI
IM
O N
O
BL
N )
N
SU
SOLIDIFICATION
Etat Solide Etat Liquide
FUSION
Le passage d’un corps pur d’un état physique à un autre se fait à une température qui
dépend de ce corps pur (et de la pression atmosphérique).
Quand un corps pur change d’état, comme vu en classe de 5e, la température se
stabilise tant que tous les constituants de ce corps pur n’ont pas gagné ou perdu
l’énergie nécessaire à ce changement d’état.
Il est donc possible d’utiliser ces températures de changements d’état pour identifier
un corps pur. On peut, par exemple, utiliser un banc Kofler pour identifier des corps
purs solides grâce à leur température de fusion.
Exemples de températures de changement d’état de quelques corps purs :
Corps pur Température de fusion Température d’ébullition
Eau 0 °C 100 °C
Éthanol -114 °C 79 °C
Fer 1538 °C 2861 °C
Mercure -39 °C 357 °C
Il ne faut pas confondre la fusion avec la dissolution où une entité (par exemple du sel
ou du sucre) se disperse dans un solvant. Dans ce cas le soluté n’est pas sous forme
liquide, mais dispersé sous forme solide dans le solvant : on dit qu’il est dissout et cela
sera indiqué par (aq) à côté de la formule moléculaire dans l’équation de dissolution.
Par exemple, la dissolution du sucre (saccharose) dans l’eau sera notée :
eau
C 12 H 22 O 11 (s) C 12 H 22 O 11 (aq)
Échange d’énergie lors d’une transformation physique
Une transformation physique se traduit par un transfert d’énergie entre l’entité
considérée et le milieu extérieur. Quand on chauffe un corps, on lui apporte de
l’énergie qui lui permet de modifier ses propriétés physiques et éventuellement de
changer d’état (si on se trouve à un palier de changement d’état. On parle alors de
transformation endothermique (fusion, vaporisation ou sublimation).
Inversement, si on « refroidit » un corps, celui-ci transmet son énergie vers le milieu
extérieur et il perd de l’énergie : c’est une transformation exothermique
(solidification, condensation, liquéfaction).
L’énergie nécessaire à une transformation est la différence entre l’énergie que le
système a au début de la transformation et celle qu’il possède à la fin de celle-ci. Cette
différence d’énergie est notée ∆E ou encore Q dans le cas d’un transfert thermique.
Donc Q=∆E.
Il faudra plus d’énergie pour faire évaporer 1L d’eau que 10cL, donc on en déduit que
le transfert thermique dépend de la masse de matière mise en jeu.
On peut quantifier l’énergie transférée lors d’un changement d’état par la relation
suivante :
Q=m×L
Dans laquelle :
Système chimique :
La réaction chimique va avoir lieu dans un système chimique défini (le bécher, un
ballon...) fermé et avec des quantités précises de réactifs.
Il est important de bien identifier les substances que l’on place dans le système
chimique au début de la réaction, ainsi que leurs quantités. Ces substances, dont les
quantités vont se réduire au cours de la réaction, sont nommées « réactifs ».
La description de ce système chimique pour communiquer un processus
expérimental nécessite de connaître tous ces paramètres :
• Les conditions de température et de pression au cours de la réaction
• Les différents réactifs introduits au départ
• La masse précise de chacun des réactifs, dont on peut déduire la quantité de
matière (en mole).
• L’état physique de ces réactifs
On va ensuite pouvoir suivre l’évolution du système chimique et pour cela on indique
la composition de son état initial (au départ de la réaction) et son état final (en fin
de réaction chimique).
Exemple (pour une combustion, mais le principe reste le même pour toutes les
réactions chimiques, synthèses comprises)
Important : si une réaction chimique peut être réalisée en laboratoire, son équation-
bilan est toujours équilibrée et il est possible de trouver les nombres
stœchiométriques !
Exemple 1 : Combustion du carbone dans le dioxygène
C (s) + O 2(g) " CO 2(g) Cette équation est équilibrée dés le départ
ABBBBBBBBBBB
1 Atome de carbone C
BC 1 Atome
ABBBBBB C
de carbone C
2 Atomes d'oxygène O 2 Atomes d'oxygène O
CH 4 (g) + O 2 (g) " CO 2 (g) + 2 H 2 O (g) Il manque deux atomes d'oxygène O à gauche
ABBBBBBBBBBBBBB
1 Atome de carbone C
C ABBBBBBBBBBBBBBBBB
1 Atome de carbone C
BC
4 Atomes d'hydrogène H 2 # 2 = 4 Atomes d'hydrogène H
2 Atomes d'oxygène O 4 Atomes d'oxygène O
Exemple 3 : Synthèse du paracétamol. Elle peut s’écrire avec les formules semi-
développées :
HC CH H 3C HC CH O OH
C O
HO C C NH2 O HO C C NH C H 3C C
C O
HC CH HC CH CH3 O
H 3C
Anhydride Acide
Paraminophénol Paracétamol éthanoïque
éthanoïque
Cette équation est naturellement équilibrée (vous pouvez compter les atomes de
chaque sorte des deux côtés de la flèche).
On peut aussi l’écrire avec les formules brutes pour simplifier l’équilibre
C 6 H 7 NO + C 4 H 6 O 3 " C 8 H 9 NO 2 + C 2 H 4 O 2
ABBBBBBBBBBBBBBBBB
10 Atomes de carbone C
BC ABBBBBBBBBBBBBBBBBB
10 Atomes de carbone C
BC
13 Atomes d'hydrogène H 13 Atomes d'hydrogène H
1 atome d'azote N 1 atome d'azote N
4 Atomes d'oxygène O 4 Atomes d'oxygène O
m m
m = n # M ou n = M ou M = n
Unités :
• m : Masse du corps en gramme (g)
• n : Nombre de moles en moles (mol)
• M : Masse molaire en gramme par mole (g.mol-1)
Cette relation est importante, car les nombres stœchiométriques d’une équation-bilan
traduisent des proportions de quantité de matière en moles.
En plus de présenter ce qui s’est passé au cours d’une réaction chimique de façon
compacte et rapide, les équations-bilans sont surtout utilisées pour effectuer des
bilans de matière et calculer les masses des réactifs et/ou des produits à partir de
leur nombre de moles (en relation avec les coefficients stœchiométriques).
Exemple : Reprenons la combustion du méthane dans le dioxygène
Calcul des masses molaires avec M C = 12, 0g.mol -1; M O = 16, 0g.mol -1; M H = 1, 0g.mol -1
M CH = 1 # 12, 0 + 4 # 1, 0 = 16g.mol -1 Méthane
4
CH
4
Cela permet de déter min er le nombre de moles des autres subs tan ces :
CH 4 (g) + 2 O 2 (g) " CO 2 (g) + 2 H 2 O (g)
ABBBBBB BC 0,125ABBBBBB
0, 125 mole
C
# 2 = 0, 250 mole
ABBBBBB
0, 125 mole
C 0,A125
BBBBBBBB BC
# 2 = 0, 250 mole
2 + 8 = 10g 5, 5 + 4, 5 = 10g
Réactif limitant
Dans l’exemple précédent, nous voyons que la combustion est complète si on dispose
de 2g de méthane et de 8g de dioxygène. On dit que les réactifs sont en proportions
stœchiométriques.
Mais le plus souvent, l’un (ou plusieurs) des réactifs est (sont) introduit(s) en excès.
Il reste donc des réactifs non utilisés en fin de réaction qui va être limitée par le
premier réactif qui est totalement consommé : on dit que c’est le réactif
limitant.
Concrètement, toujours dans l’exemple précédent, quand on brûle du méthane dans
l’air, la quantité de dioxygène n’est pas vraiment limitée (en extérieur) et c’est donc le
méthane qui est ici le réactif limitant. En fin de combustion il restera du dioxygène
dans l’air
Effets thermique d’une transformation chimique.
L’amidon est une substance que l’on retrouve dans de nombreuses céréales et de
produits à base de céréales (pains, pâtes…) ainsi que dans les pommes de terre. C’est
un aliment de base de l’homme depuis des millénaires. Au moment de sa digestion,
l’amidon se retrouve dans l’estomac, qui est milieu très acide. Les acides de l’estomac
vont agir comme un catalyseur de la réaction d’hydrolyse de l’amidon qui est sa
transformation en glucose, un sucre qui va servir à faire fonctionner les muscles.
Hydrolyse de l'amidon
Q C 6H 10O 5Vn + n H 2O
milieu acide
n C 6H 12O 6
OH OH OH OH
H2C H2C H2C H2C
HC O HC O HC O HC O
HC OH CH HC OH CH HC OH CH n H2O n HO CH CH OH
O HC CH O HC CH O HC CH O CH CH
Modèle moléculaire
HO OH
de l'amidon HO HO HO
(macromolécule)
Amidon Eau Glucose
Comme on peut le voir sur la représentation du modèle moléculaire, l’amidon est une
macromolécule, une très grande molécule, constituée par la répétition d’un même
motif élémentaire C6H10O5. En milieu acide, l’eau va venir découper ces motifs et les
transformer en un sucre, le glucose.
La réaction peut être suivie avec de l’eau iodée, bleue en présence d’amidon et jaune
en son absence, et avec de la liqueur de Fehling qui forme un précipité rouge brique à
chaud en présence de glucose.
glucose (aq) + dioxygène (g) " dioxyde de carbone (g) + eau (l)
, , ,
C 6 H 12 O 6 (aq) + O 2 (g) " CO 2 (g) + H 2 0(l)
A6 BBBBBBBBB BC 2 atomes
atomes de carbone d'oxygène 1 atome de carbone 2 atomes d'hydrogène
12 atomes d'hydrogène 2 atomes d'oxygène 1 atome d'oxygène
6 atomes d'oxygène 144444444444 4 2 44444444444 43
1444444444444 2 444444444444
6 atomes de carbone
3 1 atome de carbone
2 atomes d'hydrogène
12 atomes d'hydrogène 3 atomes d'oxygène (2 + 1)
8 atomes d'oxygène (6 + 2)
,
C 6 H 12 O 6 (aq) + 6 O 2 (g) " 6 CO 2 (g) + 6 H 2 0(l)
A6 BBBBBBBBB B
atomes de carbone
C 12 atomes d'oxygène (6 # 2)
ABBBBBB C
6 atome de carbone (6 # 1)
ABBBBBBC
12 atomes d'hydrogène (6 # 2)
12 atomes d'hydrogène 12 atomes d'oxygène (6 # 2) 6 atomes d'oxygène (6 # 1)
6 atomes d'oxygène 14444444444444444 244444444444444443
144444444444444 2444444444444443
6 atomes de carbone
6 atomes de carbone
12 atomes d'hydrogène
12 atomes d'hydrogène 18 atomes d'oxygène (12 + 6)
18 atomes d'oxygène (6 + 12)
Cette réaction nécessite du dioxygène, puisé dans l’air et transporté par l’hémoglobine
du sang vers les muscles qui en ont besoin. Elle produit du dioxyde de carbone qui va
être transporté par le sang vers les poumons pour y être rejeté dans l’air.
Flamme
Réglage du débit
Bouchon de la
réserve d'eau
Réserve d'eau
Réserve de
carbure de
calcium
Evacuation
de
l'acétylène
Goutte à
goutte d'eau
Carbure de calcium
La lampe à carbure de calcium, aussi appelée lampe à acétylène, est utilisée depuis la
fin du XIXe siècle, après son invention par le français Henri Moissan en 1892, par les
mineurs, mais a également servi à l’éclairage de certaines villes (comme la commune
de Callac dans les Côtes-d’Armor) ou pour les phares de voitures et de vélo au début
du XXe siècle. Il a été supplanté, après la Première Guerre mondiale, par les éclairages
électriques, mais reste utilisé en spéléologie pour son faible coût, sa longue durée
d’utilisation et sa relative sûreté d’utilisation.
La lampe fonctionne en deux temps :
• Un réservoir d’eau coule au goutte à goutte sur des morceaux de carbure de
calcium (préparé par la réaction du Coke – charbon très pure – sur de la chaux
vive) donnant une réaction chimique dont l’un des produits est l’acétylène,
un gaz très inflammable.
• L’acétylène est alors évacué par une cheminée et enflammé à la sortie de celle-
ci, donnant une combustion qui produit de la lumière, ainsi que du dioxyde
de carbone et de l’eau.
Les bilans de réactions peuvent s’écrire de la façon suivante :
,
CaC 2 (s) + 2 H 2 0 (l) " C 2 H 2 (g) + Ca (OH) 2 (s)
ABBBBBBC
Carbure de calcium Eau
ABBBBB BC AHydroxyde
Acélylène
BBBBBBBBB BC
de calium
(Chaux éteinte)
Combustion de l'acétylène :
,
2 C 2 H 2 (g) + 5 O 2 (g) " 4 CO 2 (g) + 2 H 2 O (g)
ABBBBB BC
Acélylène Dioxygène
ABBBBBBC
Dioxyde de carbone
ABBBBBB
Eau
BC
Les deux réactions sont exothermiques, donc le réservoir de carbure de calcium
chauffe au cours de son utilisation et la combustion de l’acétylène produit également
de la chaleur, ce qui permet à certains spéléologues de chauffer leurs aliments sur
cette flamme.
ajoute donc un dispositif qui va refroidir les vapeurs et les faire retomber par gravité
dans le réacteur : c’est le chauffage à reflux. Le refroidissement peut se faire par l’air
ambiant (si la réaction se fait à température modérée) ou par de l’eau froide dans un
réfrigérant à boule si les vapeurs sont plus chaudes.
Chauffage à reflux
Tube à
Pince dégagement
à air
Sortie d’eau
Réfrigérant
à eau
Support Support
Entrée
d’eau froide
Pince Pince
Ballon Ballon
Réactifs Réactifs
5 6 7 5 6 7
5 6 7 5 6 7
4 4 4 4
8 8
8 8
9 9
9 9
3 3 3 3
2 2 2 2
1 11
10 1 10 1 11
10 1 10
Robinet
Mélange à
filtrer Papier filtre
Filtre
bücher
Trompe à
eau
Fiole à
vide
Filtrat Evier
Si la substance produite est plus soluble dans un autre solvant que celui présent en fin
de réaction de synthèse, on peut utiliser un autre solvant dans lequel la substance est
plus soluble (et qui n’est pas miscible avec le solvant initial), c’est le relargage, et
procéder à une extraction par solvant suivie d’une décantation. Le relargage peut
parfois s’effectuer en changeant la densité d’un des liquides, par ajout de sel par
exemple. Ces deux étapes se font généralement directement dans l’ampoule à
décanter en agitant bien le mélange afin de favoriser le passage de la substance dans
le second solvant et en ouvrant le bouchon de l’ampoule à décanter au cours de la
manipulation afin de dégazer et d’abaisser la pression dans celle-ci.
Décantation avec Ampoule à Décanter
Ampoule à décanter
Bécher
Couche de silice
Gouttes de
substances à identifier
Ligne de dépôt
Éluant
Cuve de chromatographie
Après la chromatographie
Ligne de front de
l'éluant
Rapport frontal :
h
R=
H H
Ligne de dépôt
Dans la plupart des synthèses de molécules copiées depuis une molécule naturelle, les
substances sont invisibles. On révèle alors la plaque de chromatographie à la lumière
ultra-violette et d’une des gouttes de la ligne de dépôt peut être la molécules
naturelle afin de vérifier que l’on a bien copié cette molécules à l’identique si les deux
tâches sont à la même hauteur.
Si plusieurs tâches apparaissent sur la même ligne verticale que la molécule de
synthèse, cela indiquera que la substance n’est pas pure et qu’il faudra effectuer des
séparations supplémentaires afin de la purifier. C’est le cas du vert dans l’illustration
ci-dessus : il est constitué d’un mélange de pigments jaunes et bleus.
Radioactivité
proton Noyau
père
e- Noyau
d'hélium
(hélion)
Noyau
père
neutron
Noyau Noyau
fils fils
Fission
Fusion
Réaction Alpha a :
,
238 4 234
U " He + 90 Th
92
Nombre de masse : 238
A
2
BBBBBBBBB
= 4 + 234
BC
Nombre de charge : 92 = 2 + 90
+
14 0 - 14
C " e + 7N
6
Nombre de masse : 14
ABBBBBBBB
-1
= 0 + 14
C
Nombre de charge : 6 = -1 + 7
+
123
53 I " 01 e + + 123 52 Te
Nombre de masse : 123
ABBBBBBBB
= 0 + 123
BC
Nombre de charge : 53 = 1 + 52
Réaction de Fission :
235 1
" 94
139 1
92 U + 0 n 38 Sr + 54 Xe + 3 0 n
ABBBBBBBC
Nombre de masse : 235 + 1
ABBBBBBBBBBBBBBB
= 94 + 139 + 3 # 1
BC
Nombre de charge : 92 + 0 = 38 + 54 + 3 # 0
Réaction de Fusion :
2 3 4 1
H + H " He + 0n
A
1
BBBBBB 1
BC
Nombre de masse : 5
A
2
BBBBBBB
= 4+1
C
Nombre de charge : 1 + 1 = 2+0
Tour
Alternateur aéroréfrigérante
Turbine
Réacteur
Circuit
secondaire
Circuit Circuit
primaire de refroidissement
Transformateur
Alors que les centrales électriques thermiques (au charbon, gaz ou pétrole) effectuent
une transformation chimique pour convertir une énergie chimique en énergie
mécanique dans la turbine, puis en énergie électrique dans l’alternateur (avec des
pertes à chaque transformation), une centrale nucléaire part d’une
transformation d’énergie nucléaire.
Dans le réacteur de la centrale, l’énergie nucléaire est convertie en énergie de
rayonnement et en énergie thermique transmise à un liquide à base de sels fondus.
La conversion d’une énergie thermique en énergie mécanique se fait principalement
en utilisant la chaleur emmagasinée dans les sels fondus pour chauffer de l’eau jusqu’à
ce qu’elle s’évapore. Cette vapeur est alors contenue dans un réservoir fermé, ce qui
fait monter la pression du gaz. On utilise alors cette pression pour faire tourner une
turbine qui va générer un mouvement de rotation.
La rotation du rotor dans l’alternateur va alors produire du courant électrique
alternatif aux bornes de ce dernier, de la même façon que dans une dynamo de vélo
par rotation d’un aimant près d’une bobine. Cela permet de convertir l’énergie
mécanique en énergie électrique.
Ce courant alternatif va alors transiter sur le réseau électrique après être passé par
un transformateur qui élève la tension pour limiter les pertes en lignes dues à l’effet
joule sur les fils conducteurs.
MOUVEMENT ET INTERACTIONS
Relativité du mouvement
Imaginez-vous assis dans le train qui est lui-même en mouvement. Il y a donc
plusieurs façons d’étudier un mouvement en fonction du référentiel dans lequel
on se place :
Référentiel - relativité du mouvement
t0 t1
Repère et Trajectoire
y Date de la mesure
t4 t5 Trajectoire
+ + t6
t3 + t
+ 7
+
y2 t2
+ t8
t1 +
+ Position de l’objet
t0 à l’instant t3
y0
+
O x
x0 x2
Le repère suit ici le bord du terrain de tennis. Il est constitué de deux axes
perpendiculaires : l’abscisse est l’axe x et l’ordonnée est l’axe y. Il faudra définir
une échelle, généralement le mètre. L’ensemble sera nommé repère orthonormé.
La balle ayant une certaine taille, on doit choisir un point de celle-ci afin de pouvoir
étudier la façon dont elle se déplace. En général il faut choisir un point au centre
de l’objet, mais il possible de prendre un point à la périphérie de celui-ci si on étudie
un mouvement circulaire par exemple.
Il existe plusieurs méthodes pour suivre un mouvement rapide :
• La chronophotographie : elle consiste à photographier à intervalle régulier
un objet en mouvement. Ces images peuvent ensuite être superposées sur une
même vue pour faciliter l’étude.
• L’analyse vidéo : avec la multiplication des possibilités d’enregistrer des
vidéos avec des téléphones portables, appareils photos, caméras…et les fortes
capacités de traitement des ordinateurs modernes, il est possible de filmer un
mouvement et de le traiter dans un logiciel qui donnera les informations sur
le mouvement.
Remarque : Sur des appareils numériques, les vidéos sont souvent enregistrées à 25
images par seconde. L’intervalle entre chaque image est alors de 1/25 = 0,04 s ou
40 ms.
Dans tous les cas, pour suivre un mouvement, il faut pouvoir déterminer à intervalle
de temps régulier les coordonnées x et y de chaque point de mesure (voir schéma).
Pour cela on réalisera un chronométrage. A chaque point de mesure correspond
alors une date t compté à partir du moment où l’on commence à étudier le
mouvement qui sera identifié comme origine t0=0.
A chaque instant t de mesure on pourra donc associer les coordonnées x et y du
point de l’objet étudié.
Différent types de trajectoires
Un ensemble de vocabulaire va permettre de qualifier le mouvement étudié.
Selon le type de trajectoire, constituée par l’ensemble des points de mesures dans
le référentiel, qui indiquent le sens (droite, gauche, haut, bas…) et la direction
(verticale, horizontale…) du mouvement.
• Si la trajectoire est une droite, on dit qu’elle est rectiligne.
• Si la trajectoire est un cercle, on dit qu’elle est circulaire.
• Si la trajectoire est une courbe, on dit qu’elle est curviligne.
Trajectoire rectiligne
Exemple du téléphérique sur un court tronçon.
C
+
B
+
C
+ +
A B
+
+
A
Trajectoire circulaire
Exemple d'un point de la roue
+A
R
Axe de rotation
+B
R’
Depuis Galilée nous savons que c’est la Terre qui tourne autour du soleil. Même si
la trajectoire de la Terre n’est pas un cercle parfait, nous pouvons utiliser un cercle
pour la modéliser. De ce point de vue, la trajectoire de la Terre est donc circulaire et
simple à étudier, mais ce ne sera pas le cas de la trajectoire de la Lune autour du Soleil
(héliocentrique) car celle-ci tourne autour de la Terre en 28 jours et de demi pendant
que la Terre tourne autour du Soleil en 365 jours et 6 heures.
Une modélisation des trajectoires de la Terre et de la Lune montre que celle-ci a une
trajectoire complexe qualifiée mathématiquement d’épicycloïde, représentée ici sur
8 ans :
Trajectoire héliocentrique de la Terre (simplifiée)
Trajectoire héliocentrique de la Lune (épicycloïde
(épicycloïde) agrandie et simplifiée)
Lune
Terre
Soleil
Le choix d’un référentiel qui donne la trajectoire la plus simple possible, compte
tenu des éléments qui doivent être déterminés, est donc primordiale, comme on
peut le constater, à une échelle plus proche de nous, en comparant les trajectoires
d’un vélo et d’un point sur la roue d’un vélo à partir d’une chronophotographie :
Trajectoire d'un vélo
La vitesse
Comme nous disposons des coordonnées des différents points de mesures, nous
pouvons en déduire la distance qui sépare ces points. Nous savons également à quel
intervalle de temps les mesures ont été faites. De ces deux informations nous pouvons
déduire la vitesse de l’objet à chaque point de mesure :
d
v=
Dt
Unités :
Photo finish de la finale du 100m aux championnats du monde d’athlétisme à Osaka en 2007
Vecteur vitesse
Afin de visualiser à la fois la vitesse et la trajectoire d’un objet, on peut utiliser le
vecteur vitesse 𝑣⃗ .
Un vecteur est un objet mathématique qui possède :
Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, le vecteur vitesse moyenne au point M4, appelé 𝑣 fff⃗,
H est
défini par le vecteur déplacement 𝑀 fffffffffff⃗
? 𝑀= par la relation suivante (qui découle de celle
vue plus tôt) :
fffffffffff⃗
𝑀? 𝑀=
fff⃗
𝑣H =
𝑡= − 𝑡?
Et sa norme (sa valeur), sera calculée avec la relation :
𝑀? 𝑀=
𝑣H =
𝑡= − 𝑡?
Avec :
La force est notée par la lettre f𝑭⃗ surmontée d’une flèche et suivie du couple objet
qui agit / objet sur lequel on agit : exemple
56 J.L.Richter ©Creative Common BY NC SA - 2019
Programme de Seconde Générale – 2019
F Terre/Pomme
On représentera cette force par une flèche et il est possible de représenter la longueur
de cette flèche proportionnellement à la grandeur de la force afin de faciliter les
comparaisons de forces par la suite :
Représenter une Force : Echelle :
1 cm représente 1 N
Pomme
xG
5 centimètre
F Terre/Pomme
F Terre/Pomme = 5 N
Sol
Feau/bateau
Terre
FTerre/bateau
Dans l’exemple ci-dessus, le voilier est sur l’eau. La Terre exerce son attraction
gravitationnelle mais le bateau ne coule pas car l’eau repousse le bateau, c’est la
poussée d’Archimède. Enfin le voilier avance sous l’effet de la poussée du vent au
contact des voiles. Les trois forces sont représentées graphiquement à droite. On
notera que les trois forces ne s’appliquent pas forcément au même point sur le bateau.
Actions réciproques
Ballon sur le sol
Fsol/ballon
Sol
ballon
Terre
FTerre/ballon
Lorsqu’un corps exerce une action sur un autre corps, alors ils exercent l’un sur l’autre
des forces opposées de même valeur. C’est la troisième loi de Newton que l’on peut
facilement voir à l’œuvre quand un objet est posé sur un support (un vase sur une
table, un ballon sur le sol…).
Deux forces s’exercent alors. Elle ont même direction, même valeur, mais un sens
opposé et pas forcément le même point d’application (voir illustration ci-dessus).
mA $ mB
F = FA/B = FB/A = G $
d2
avec G = 6, 67 $ 10 -11 N $ m 2 $ kg -2
Unités :
• mA : Masse du corps A en kilogramme (kg)
• mB : Masse du corps B en kilogramme (kg)
• d : distance entre les centres de gravité des deux corps en mètre (m)
• G : constante de gravitation universelle
• F : force d’attraction en Newton (N)
Chute libre
Lorsqu’un objet est en chute libre, la seule force qui s’exerce sur lui est la
pesanteur terrestre. Son accélération (l’augmentation de la vitesse chaque seconde)
est alors égale à l’intensité de la pesanteur.
Il en découle qu’en l’absence de tout frottement, deux objets de masses
différentes vont tomber à la même vitesse et cette vitesse ne va dépendre que de
la hauteur de chute, pas de la masse.
Galilée avait déjà découvert cette loi contre intuitive en 1605, en faisant tomber des
sphères métalliques pleines et creuses depuis la tour de Pise. En avril 2016, le CNES
(agence spatiale européenne) a lancé le satellite Microscope pour vérifier
l’universalité de la chute libre, que l’on nomme également « principe d’équivalence ».
Poids d’un objet
Du calcul précédent, nous voyons que la force d’attraction gravitationnelle au
voisinage immédiat de la Terre peut se simplifier en :
F=P=g×m
Nous voyons la lettre P a été substituée à la lettre F pour indiquer qu’il s’agit d’une
force particulière qui est nommée Poids de l’objet et qui prends en compte l’attraction
gravitationnelle ainsi que l’inertie exercée par la Terre (du fait de sa rotation).
L’intensité de la force gravitationnelle exercée par la Terre sur un objet proche
est égale à l’intensité du poids de cet objet. On entend par « intensité » la valeur de
ces forces en Newton.
Unités :
• P : Poids du corps en Newton (N)
Le poids peut être facilement déterminé à l’aide d’un dynamomètre lorsque l’objet est
suspendu en équilibre à celui-ci car la force d’attraction du dynamomètre (qui se
transmet à son ressort) est égale au poids de l’objet.
Nous avons vu que l’intensité de la pesanteur sur le Terre est égale à 9,81 N.kg-1, cette
intensité peut aussi être calculée pour d’autres astres dont on connaît la masse et le
rayon. Par exemple pour la Lune, gL = 1,62 N.kg-1.
Exemple : Avant de partir sur la Lune, L’astronaute Buzz Aldrin (Photo de la mission
Apollo 11) souhaite savoir combien va « peser » sa combinaison sur la Lune alors qu’elle
« pèse » 106,5 kg sur Terre.
Données du problème :
Masse de la combinaison : m = 106, 5 kg
Intensité de la pesanteur sur Terre : g T = 9, 81 N $ kg -1
Intensité de la pesanteur sur la Lune : g L = 1, 62 N $ kg -1
Poids sur la Terre :
PT = m # g T = 106, 5 # 9, 81 = 1044, 8 N
PL = m # g L = 106, 5 # 1, 62 = 172, 5 N
On voit bien que l’effort nécessaire pour se mouvoir dans cette combinaison ne sera
pas le même sur la Lune que sur la Terre !
Principe d’inertie
Quand un ballon est posé sur le sol, il ne se met pas à bouger tout seul. Il faut exercer
une action mécanique extérieure sur lui.
Ballon sur le sol
Fsol/ballon
Sol
ballon
Terre
FTerre/ballon
Comme on le voit, il y a pourtant des forces qui s’exercent sur le ballon : l’attraction
de la Terre et la résistance du sol. Mais ces deux forces se compensent car elles ont
la même valeur, la même direction mais des sens opposés : on dit que la somme
des forces qui s’exercent sur le ballon est nulle.
Dès le XVIIe siècle, Isaac Newton a défini cette situation sous le nom de principe
d’inertie : Tout objet qui est soumis à des actions mécaniques dont la somme est
nulle (ou a aucune action mécanique) reste au repos ou continue dans un
mouvement rectiligne uniforme (s’il en avait un au départ).
Ainsi, un objet lancé loin de toute planète dans l’espace continuerait indéfiniment à se
déplacer en ligne droite tant qu’aucune action mécanique ne vient modifier sa
trajectoire.
Ce principe fonctionne dans les deux sens : un objet immobile ou en mouvement
rectiligne uniforme est également soumis à des forces qui se compensent.
A contrario, si un objet n’est pas immobile et qu’il ne se déplace pas selon un
mouvement rectiligne uniforme, alors les forces qui s’exercent sur lui ne se
compensent pas.
Inertie et vecteur vitesse
L’étude du vecteur vitesse permet de savoir si nous sommes dans une situation
d’inertie, forces qui se compensent, ou pas : ce ne sera le cas que si le vecteur vitesse
est invariant (même valeur, sens et direction).
Si le vecteur vitesse varie (change de direction, de sens et/ou de valeur), alors les
forces appliquées au système ne se compensent pas.
Chute libre
Dans le cas particulier de la chute libre, l’objet n’est soumis qu’à son poids. En
pratique c’est rarement le cas dans l’atmosphère car le frottement de l’air va agir sur
un objet qui chute, sauf sur de petites distances ou si ces frottements sont rendus
négligeable par d’autres conditions (forme, vide…).
Si on étudie la variation de la vitesse lors d’une chute libre, on pourra constater
qu’entre deux instants voisins, la variation du vecteur vitesse aura même sens
et même direction que le vecteur poids, qui est la seule force qui s’exerce sur le
système.
Cela restera valable si on lance un objet vers le haut et qu’il n’est soumis qu’à la force
de son poids. Dans les deux cas nous ne sommes évidemment pas dans une situation
d’inertie puisqu’une seule force s’applique au système.
ONDES ET SIGNAUX
Rappels du collège
Au collège vus avez vu que le son est une vibration perçue par une membrane, le
tympan, dans nos oreilles et que cette membrane vibre sous l’impact des molécules
de l’air mises en mouvement par un émetteur vibrant. La vibration initiale de
l’émetteur crée une onde sonore qui se propage dans l’air et qui nécessite donc des
molécules pour cela : le son ne se propage pas dans le vide.
Caisse de résonance
Propagation du son
Ondes sonores
dans l'air
Membrane vibrante
Haut-parleur
La vitesse du son dans l’air dépend donc aussi de la température et de la pression car
ces deux valeurs ont une influence sur la distance entre les molécules d’air.
Pour les ultrasons, la vitesse de propagation est la même puisque ce sont simplement
des sons de fréquence élevés. Les tissus humains ayant une densité proche de l’eau (le
corps humain en est composé à 70 %), la vitesse des ultrasons est donc proche de 1
500 m.s-1.
Cette information permet à la machine de reconstituer l’image des tissus humain en
mesurant le temps mis aux ultrasons pour revenir à l’émetteur, sachant que ceux-ci
sont renvoyés à chaque interface entre tissus différents (exemple : passage du muscle
à l’os).
Échographie
L’échographie va utiliser des ondes sonores que nous ne pouvons pas percevoir : les
ultra-sons, dont les fréquences sont comprises entre 20 000 Hz et 70 000 Hz.
L’oreille humaine ne perçoit les sons que dans la plage de 20 Hz à 20 000 Hz
(théorique). Certains animaux vont percevoir les ultra-sons et s’en servent même
pour se diriger ou repérer leurs proies comme les dauphins ou les chauves-souris.
Echographie
Os (Tissu
opaque)
Dans une échographie, les ultra-sons envoyés par la sonde vont être réfléchis par les
interfaces entre tissus de nature différentes. La sonde émet les ultra-sons et reçoit
leur écho. Un ordinateur va ensuite convertir cet écho en image compréhensible par
le médecin.
Les sonars de bateaux fonctionnent sur le même principe d’émission et de réception
d’ultrasons, et les radars également, mais en utilisant d’autres types d’ondes : des
ondes électromagnétiques.
Calculer des distances avec le son : échographie et sonar
Comme toutes les vitesses, la vitesse (célérité) du son se calcule en divisant la distance
parcourue par le temps mis par le son pour parcourir cette distance.
Dans le cas d’un sonar, l’onde sonore est émise par l’appareil au temps t0 et va aller
jusqu’au banc de poisson, qui se trouve à une distance d, puis revenir et parcourir à
nouveau cette distance d, avant d’être capté à nouveau par le bateau au temps t1.
Pendant la durée Δt=t1-t0, le son a donc parcouru deux fois la distance d :
𝑑𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 2𝑑 𝑣K.' × (𝑡@ − 𝑡L )
𝑣K.' = 𝑖𝑐𝑖 𝑣K.' = 𝑑𝑜𝑛𝑐 2𝑑 = 𝑣K.' × ∆𝑡 𝑒𝑡 𝑑 =
𝑑𝑢𝑟é𝑒 ∆𝑡 2
Les ondes sonores : période et fréquence
Une onde est une « ondulation » qui peut se transmettre par différents types de
supports : surface de l’eau, molécules dans l’air, lumière…
Les ondes sonores sont périodiques : si on les affiche, on constate qu’elles forment des
motifs qui se répètent. Elles possèdent deux caractéristiques principales qui sont
visibles directement lorsqu’on visualise les ondes sur un oscilloscope ou dans un
logiciel de musique : leur période et leur amplitude (« hauteur » de l’onde).
Période Amplitude
Période
Période
La période noté T, est le plus petit intervalle de temps au bout duquel un « motif » se
répète. La période est une durée et son unité est donc la seconde (s).
La fréquence notée N, est le nombre de périodes par secondes, c’est l’inverse de la
période. Son unité est le Hertz (Hz).
1 1
𝑓= 𝑜𝑢 𝑇 =
𝑇 𝑓
Hauteur du son et timbre
Plus la fréquence d’un son est élevée, plus ce son est aigu. A l’inverse, un son de
fréquence basse sera plus grave.
En musique, certaines fréquences bien particulières correspondent à des notes de
musiques. Par exemple le la3 correspond à la fréquence de 440 Hz en musique
occidentale. On parle de hauteur d’un son.
Cette attribution des fréquences, hauteurs, à des notes a évoluée au cours de l’histoire
musicale et n’est pas la même dans les styles musicaux orientaux.
Même si deux instruments jouent à la même hauteur (même note), la forme de leur
courbe d’onde ne sera pas la même et cela permettra de les différencier : le timbre
d’un son est l’ensemble des caractéristiques (forme d’onde) qui permettent de
distinguer les sons de même hauteur :
Piano
Do3 3,823 ms
Guitare
Do3
car toute exposition prolongée est susceptible de détruire les cils de l’oreille interne
qui permettent l’audition.
N’oubliez pas que l’intensité sonore double tous les 3 décibel. Un son de 80 dB est
donc environ 28 fois plus fort qu’un son de 60 dB !
Évitez donc de vous exposer au bruit, en particulier en portant des écouteurs à haut
volume ou en fréquentant les concerts et les discothèques sans protections auditives.
Il n’y a aucun moyen médical de réparer les cils auditifs qui ont été détruits !
Période
0 2,5 5 7,5 10 12,5 15 17,5
-2,5
Période
Valeur minimale
Longueur d'onde : ou
Les ondes peuvent aussi être les vagues à la surface de la mer ou les compressions et
décompressions de molécules sous l’effet d’un son (ondes sonores).
Longueur d’onde
La longueur d’onde représente la distance entre deux sommets consécutifs si on
représentait l’onde sur une feuille de papier. La période représente, elle, le temps qui
s’écoule entre deux sommets consécutifs.
Exemple : une onde électromagnétique d’une fréquence de 300 000 000 Hz (3.108
Hz) qui se propage dans le vide, a une longueur d’onde l = c / f = 3.108 / 3.108 = 1 m
Une onde électromagnétique est plus communément définie par sa longueur d’onde
que par sa fréquence, l’une pouvant être calculée à partir de l’autre.
Ondes lumineuses et électromagnétiques
La lumière visible fait partie des ondes électromagnétiques dont le spectre complet
est représenté ci-dessous :
Spectre Electromagnétique
Visible
Ultraviolet
Spectre de la lumière
Nos yeux ne perçoivent que la partie du spectre électromagnétique dont la longueur
d’onde est comprise entre 380 nm et environ 780 nm :
Longueurs d'onde de la lumière blanche (en nm)
Température en
degré Kelvin
La couleur des étoiles nous donne donc une indication de leur température en surface.
Plus l’étoile est chaude, plus elle va virer vers le bleu et plus elle est froide, plus elle
va virer vers le rouge.
Les étoiles très « froides », comme les naines brunes, dont la température de surface
est située entre 1000 °C et 2000 °C ne vont pas émettre de lumière visible à l’œil. Mais
nous disposons d’appareils d’observation de l’espace sensibles à un spectre
électromagnétique bien plus large que nos capacités de perceptions oculaires et
pouvons donc détecter ce type d’étoiles.
Lumière monochromatique
Certaines sources de lumière, comme les lasers, émettent une lumière dans une seule
longueur d’onde. On parle alors de lumière monochromatique. Par exemple un laser
vert va émettre une lumière dont la longueur d’onde sera de 520 nm (il existe
plusieurs variétés de lasers de chaque couleur), qui correspond au vert si l’on regarde
le spectre de la lumière blanche ci-dessus.
La couleur de la source de lumière monochromatique est donc définie par sa longueur
d’onde.
Spectre de raie
Un atome, ou un ion, à qui l’on transmet de l’énergie par chauffage ou décharge
électrique, va restituer cette énergie sous la forme de rayonnements
électromagnétiques dont certains sont situés dans le domaine visible. Cela est du au
fait que les électrons de cet élément vont temporairement changer de couche et
ensuite émettre un photon avec une certaine énergie en revenant à leur couche de
départ (cela sera détaillé dans les classes supérieures).
Comme chaque élément chimique a une répartition électronique différente, chaque
élément va avoir un spectre d’émission différent et caractéristique. Une analyse
du spectre d’émission d’une lampe à décharge ou à vapeur métallique permet de
savoir quelle est sa composition.
Inversement, lorsque la lumière d’une étoile lointaine traverse un nuage de gaz
froid dans l’espace, ce gaz va absorber certaines radiations de la lumière, laissant
autant de bandes noires dans son spectre. Le résultat est un spectre d’absorption
par l’élément (ou les éléments) présents dans le nuage de gaz. Ces raies
d’absorption sont complémentaires des raies d’émission et caractéristiques
d’un élément chimique donné :
Lumière blanche
Comme vous l’avez vu au collège, la lumière blanche de notre soleil (et de la plupart
de nos ampoules électriques) peut être décomposée par un prisme et contient toutes
les « couleurs » qui sont en fait des radiations de longueur d’ondes différentes perçues
par nos yeux comme des couleurs :
Décomposition de la lumière blanche par un prisme
Lumière
Blanche
Si le prisme sépare ainsi les différentes longueurs d’ondes de la lumière blanche, c’est
parce que l’angle de réfraction de la lumière lorsqu’elle change de milieu dépend de
cette longueur d’onde.
La réfraction
La lumière se propage en ligne droite, mais lorsqu’elle change de milieu transparent,
elle peut changer de direction : c’est la réfraction.
Ce phénomène est visible en mettant par exemple une cuillère dans l’eau : alors que
celle-ci est droite, une fois dans l’eau elle semble changer d’angle à la surface de l’eau.
On peut mesurer ce changement d’angle qui va dépendre des deux milieux
transparents.
La lumière qui arrive sur une surface est nommée rayon incident et celle qui en
repart est nommée rayon réfracté.
Les angles sont définis par rapport à la perpendiculaire au plan de séparation des
deux milieux, cette perpendiculaire est nommée « normale à la surface ».
Réfraction
Normale à Normale à
rayon la surface rayon la surface
incident réfracté
αi αr
air air
eau eau
αr αi
rayon
réfracté rayon
incident
nair * sin(αi) = neau * sin(αr) neau * sin(αi) = nair * sin(αr)
Lois de Snell-Descartes
Au XVIIe siècle, le physicien néerlandais Willebrord Snell et le physicien français René
Descartes ont compilé les travaux effectués précédemment sur l’optique et ont établi
des lois sur la réfraction :
Le rayon réfracté est dans un plan défini par le rayon incident et la normale à la
surface de séparation entre deux milieux.
Il y a une relation entre les angles des rayons incidents et réfractés qui dépend d’une
caractéristique des milieux transparents nommée indice de réfraction :
Cet indice de réfraction traduit la capacité d’un milieu à « ralentir » la lumière : plus
l’indice est fort, plus la vitesse de la lumière est ralentie.
Comme la vitesse de la lumière ne peut jamais être supérieure à ce qu’elle est dans le
vide, celui-ci a comme indice de réfraction la valeur de 1.
Nous pouvons comparer le fonctionnement de l’œil avec celui d’un modèle réduit de
l’œil ou d’un appareil photographique :
Limiter la quantité
Former l’image Capteur de l’image
de lumière
Œil Iris Cristallin Rétine
Modèle de l’œil Diaphragme Lentille convergente Ecran
Appareil Ensemble de
Diaphragme Capteur
photographique lentilles (objectif)
L’œil humain est un système optique composé d’une lentille convergente, le cristallin.
Celui-ci est relié à quatre muscles qui peuvent le déformer afin d’effectuer la mise au
point : c’est l’accommodation.
Lors de cette accommodation, les muscles de l’oeil vont compresser le cristallin afin
de l’épaissir et de réduire ainsi la distance focale si les objets sont proches ou le
relâcher afin de d’augmenter la distance focale pour la vision des objets lointains :
Accommodation de l'oeil
Oeil
Objet lointain Cristallin
Rétine
F F'
X X
Axe optique
Oeil
Objet proche Cristallin
Rétine
F F'
X X
Axe optique
Lentilles convergentes
Lentille convergente
Foyer O Foyer
objet image
Distance focale
Une lentille convergente concentre la lumière venant du soleil (ou d’une autre
source de lumière lointaine) en un point appelé foyer image et noté F’. Il possède
un symétrique à gauche de la lentille qui est nommé foyer objet noté F. Attention :
« foyer objet » ne veut pas dire que l’objet se trouve à ce point, c’est le symétrique du
foyer image par rapport à la lentille et donc un point virtuel. Cette différence de
dénomination provient du fait qu’on place généralement l’objet à gauche de la lentille
et qu’il peut se former une image à sa droite (cela va dépendre de la lentille et de la
position de l’objet mais nous allons le voir plus tard)
Le centre de la lentille est nommé centre optique et est noté O.
La distance entre le centre optique O et le foyer image F’ est appelé distance
focale image et est noté f’ (minuscule). Comme c’est une distance, elle s’exprime en
mètres (m).
Notons que la distance focale objet f est la distance entre le foyer objet F et le centre
optique O.
La distance focale image est la même que la distance focale objet car les deux foyers
sont symétriques par rapport au centre optique de la lentille :
OF = OF’ = f = f’
En optique on utilise également une grandeur appelée vergence, notée V qui
s’exprime en dioptrie (δ). La vergence est l’inverse de la distance focale :
Unités :
• V : vergence en dioptries (δ)
• : distance focale image en mètre (m)
Constructions géométriques
En connaissant les informations sur une lentille, en particulier la vergence (ou la
distance focale) ainsi que la distance d’un objet, il est possible de prévoir où va se
former l’image, si elle se forme, et si celle-ci va être nette. Pour cela on effectue une
construction géométrique en centrant la lentille sur une ligne droite qui est nommée
« axe optique » (parfois identifié par la lettre delta : Δ).
Trois rayons lumineux vont alors permettre de situer l’image par rapport à la
lentille. Les trois rayons partent du sommet de l’objet. L’un est parallèle à l’axe
optique jusqu’à la lentille puis passe par le foyer image F’. L’autre passe par le
centre optique de la lentille O. Le dernier passe par le foyer objet avant de
devenir parallèle à l’axe optique quand il traverse la lentille.
Pour simplifier le schéma, la lentille est simplement symbolisée par une double
flèche et les objets et images par des barres verticales qui sont proportionnelles à
leurs tailles. Si on respecte les distances à l’aide d’une échelle adaptée, il est possible
de déterminer précisément la position et la taille de l’image.
Si l’image est située à droite de la lentille (à l’opposé de l’objet), on parle d’image
réelle et cette image peut être captée ou visible sur un écran. Si l’image est du côté
de l’objet, on parle d’image virtuelle et elle ne pourra pas être enregistrée mais
pourra être vue à travers la lentille par l’oeil de l’observateur. La lentille convergente
agit alors comme une loupe.
Construction géométrique
B
Image
réelle
F' Axe optique Δ
O A'
A F Sens de propagation
Objet
B' de la lumière
B'
B
F' Axe optique Δ
O
A' F A Sens de propagation
Image Objet
Virtuelle de la lumière
y
Grandissement
B yB
La valeur de γ va nous donner des indications sur l’image par rapport à l’objet :
• si γ > 0 : l’image est droite (dans le même sens que l’objet
• si γ < 0 : l’image est inversée par rapport à l’objet
• si -1 < γ < 1 : l’image est plus petite que l’objet
• si γ = 1 ou -1 : l’image à la même taille que l’objet
• si γ > 1 ou γ < -1 : l’image est plus grande que l’objet
Tension électrique
On a vu en classe de 5ème qu’un générateur est caractérisé par la valeur de la tension
entre ses deux bornes. Cette tension s’exprime en Volt (V).
Lorsqu’une pile est introduite dans un circuit électrique, la tension entre ses deux
bornes établit un courant électrique dans le circuit fermé.
La tension entre deux points d’un circuit se mesure à l’aide d’un voltmètre et se note
U.
Le voltmètre mesure la différence de niveau électrique existant entre deux points
d’un circuit : il est placé en dérivation entre ces deux points.
Le voltmètre est l’une des fonctions d’un multimètre. Il faut respecter les polarités
et le type de courant sur l’appareil.
Le voltmètre
Affichage
0.00
V 200
450
Calibre
20
2
Sélecteur
V COM 10 A
La mesure peut se faire directement sur l’écran avec un voltmètre numérique, mais
doit être interprétée avec un voltmètre à aiguille (pour lequel il faut être
particulièrement vigilant avec les polarités).
Tension d’un dipôle
Tout composant électrique comportant deux bornes est un dipôle.
En circuit ouvert, la tension aux bornes d’une pile n’est pas nulle. la tension aux bornes
de la pile est plus grande en circuit ouvert qu’en circuit fermé.
Si nous montons plusieurs piles en série (en branchant chaque borne - à la borne + de
la pile suivante), la tension totale est égale à la somme des tensions de chaque pile.
Pour tous les dipôles qui ne sont pas des générateurs, la tension à leurs bornes est
nulle en dehors d’un circuit électrique.
En circuit ouvert, la tension aux bornes de chaque dipôle du circuit est nulle, mais la
tension aux bornes de l’interrupteur est égale à la tension aux bornes du générateur,
alors qu’aucun courant ne circule dans le circuit :
Il peut y avoir une tension entre deux points entre lesquels ne passe aucun
courant.
Si on mesure la tension aux bornes d’un fil de connexion en circuit ouverte et fermé,
on constate qu’elle est toujours nulle : il peut y avoir une tension nulle aux bornes
d’un élément dans lequel passe du courant !
En circuit fermé, la tension aux bornes d’un dipôle peut varier en fonction du type de
circuit et du générateur. Mais pour un même circuit, la tension d’un dipôle ne
dépend pas de la place occupée par ce dipôle.
Intensité du courant
Le courant électrique traversant la lampe a pour effet de lui faire émettre de la
lumière, moins ce courant est intense, moins la lampe brille.
Le courant électrique est caractérisé par son intensité, notée I et qui se mesure en
ampère (A). L’intensité se mesure à l’aide d’un ampèremètre.
Il est placé en série dans le circuit comprenant au moins un récepteur.
Attention : Un ampèremètre ne doit jamais être placé directement aux bornes du
générateur sous peine de provoquer un court-circuit qui détériorerait l’appareil. Un
ampèremètre doit toujours être branché de telle façon que le courant sorte par la
borne marquée COM (vers la borne - du générateur).
Symboles dans les circuits
Pour représenter des circuits électriques on utilise des symboles normalisés :
Symboles du circuit électrique
+ -
Générateurs
Pile
Générateur de + -
tension continue G
Récepteurs Lampe
Résistance
Diode Electroluminescente
D.E.L. ou L.E.D.
Moteur M
Diode
Appareils de mesure
Voltmètre V
Ampèremètre A
Interrupteur
Fermé
Ouvert
+ A
G UG A
- com
R3 UR3
I
R1
I1
UR1
R2
I2
UR2
Et
U = U + U =0 donc U = - U - U
G R1 R2 G R1 R2
Les signes négatifs expliquent le sens des flèches sur le schéma. On constate
également ici que UR2=UR3, relation que vous avez vu au collège.
Caractéristiques d’un dipôle
Lorsqu’on mesure simultanément la tension aux bornes d’un dipôle et l’intensité du
courant qui le traverse, on peut tracer une courbe de l’intensité en fonction de la
tension : I = f(U) que l’on nomme caractéristique du dipôle.
Voici les caractéristiques de quelques dipôles :
10
9
Résistor
6 mA
6
Intensité (mA)
5
5,3 V
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Tension (V)
La “résistance” ou résistor
La “résistance” électrique est le nom commun du conducteur ohmique. C’est un
composant très utilisé dans les circuits électriques et électroniques.
Un conducteur ohmique consomme de l’énergie (il chauffe). Dans ce circuit, la
présence de la résistance permet de diminuer l’intensité du courant dans le circuit. Il
n’a pas de sens de branchement particulier : c’est un dipôles symétrique.
Plus la valeur de la résistance est grande, plus l’intensité est faible. Mais
l’emplacement de la résistance dans le circuit ne change pas l’intensité du courant.
Déterminer la valeur d’une “résistance”
Il existe trois moyens principaux de déterminer la résistance d’un conducteur
ohmique :
• Le code des couleurs.
• La mesure à l’ohmmètre : il mesure directement la valeur de la résistance si il
est branché aux bornes de celle-ci.
• Déterminer la pente de la caractéristique du résistor
La valeur de la résistance d’un fil dépend du matériau employé, de sa longueur et de
son diamètre.
La loi d’ohm
En utilisant un générateur dont la tension est ajustable, il est possible d’étudier la
variation de la tension aux bornes d’une résistance selon l’intensité du courant qui la
traverse.
On remarque que lorsque la valeur des résistances change, l’intensité est modifiée : il
y a une relation entre la résistance, la tension et l’intensité. Pour chaque valeur de l a
tension U, l’intensité de I est telle que le rapport U/I est pratiquement constant.
Cette constante est appelée résistance électrique et est notée R. Son unité est l’ohm
(Ω).
Lorsqu’un courant d’intensité I traverse un conducteur ohmique de résistance R, la
tension à ses bornes est donnée par :
U=R×I
U est la tension aux bornes du résistor en volt, R est la résistance en ohm (Ω) et I est
l’intensité du courant qui traverse le résistor en Ampère (A).
Autres caractéristiques
Voici les caractéristiques d’autres dipôles : on voit qu’ils ne se comportent pas comme
des résistors :
1
10
0,9
9
Lampe 0,8 A
0,8
8
Générateur
0,7
6 mA 0,6
6
Intensité (A)
Intensité (mA)
0,5
5
0,4
4
0,3
3
0,2
2
1
0,1
6V
4,2 V
0 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Microcontrôleurs et capteurs