Code Internattion Sur Les Pescticides FAO
Code Internattion Sur Les Pescticides FAO
ISBN 92-5-204914-2
© FAO 2003
Code international de conduite
pour la distribution et l’utilisation
des pesticides
(Version révisée)
Texte du Code
Annexes
Annexe 1
Instruments internationaux de politiques dans les domaines de la gestion des produits
chimiques, de la protection de l'environnement et de la santé, du développement
durable et du commerce international intéressant le Code.............................................29
Annexe 2
Résolution 1/123 de la Conférence de la FAO...............................................................31
Références................................................................................................................................33
Préface
Le Code international de conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides a été l'un
des premiers instruments volontaires à l’appui de la sécurité alimentaire qui vise aussi à
protéger la santé humaine et l'environnement. Adopté en 1985 par la Conférence de la FAO à
sa vingt-troisième session, il a été amendé à sa vingt-cinquième session, en 1989, afin de
prendre en considération la procédure de consentement préalable en connaissance de cause.
Ce code fixait des normes volontaires de conduite pour tous les organismes publics et privés
s'occupant de, ou intervenant dans, la distribution et l'utilisation des pesticides. Ainsi, depuis
son adoption, il constitue la norme de gestion des pesticides acceptée sur le plan mondial.
L'expérience de ces quinze dernières années montre que le Code, complété de ses directives
techniques, a véritablement aidé les pays à mettre en place ou à renforcer leur système de
gestion des pesticides. Des études indiquent une nette diminution du nombre de pays
dépourvus de législation visant à réglementer la distribution et l'utilisation des pesticides, une
importante prise de conscience des problèmes potentiels liés à l'utilisation des pesticides, un
renforcement de la participation des ONG et de l'industrie phytopharmaceutique à divers
aspects de la gestion des pesticides et la mise en oeuvre dans des pays en développement de
nouveaux programmes de protection intégrée, couronnés de succès.
Toutefois, ces signes positifs ne masquent pas les faiblesses dont souffrent toujours certains
aspects de la gestion des pesticides, avant tout dans les pays en développement. Par exemple,
une expertise technique et des ressources insuffisantes signifient que les législations
nationales concernant les pesticides ne sont guère appliquées. De même, des préparations de
pesticides très dangereuses ou ne répondant pas aux normes font encore l'objet d'un
commerce à grande échelle, tandis que les utilisateurs finaux ne bénéficient souvent que d'une
formation et d'une protection insuffisantes pour pouvoir manipuler les pesticides avec un
minimum de risques.
La version révisée préserve la structure et la nature du Code, dont les douze articles, assortis
de directives techniques et d'une nouvelle annexe reprenant les instruments internationaux de
politiques qui se rapportent au Code, constituent une norme mise à jour en matière de gestion
1
des pesticides. Cette démarche se veut la matérialisation d'une conception moderne de la
gestion des pesticides, qui met l’accent sur la réduction des risques, la protection de la santé
humaine et de l'environnement et le soutien au développement agricole durable en
préconisant une utilisation rationnelle des pesticides et l’application de stratégies de lutte
intégrée.
Le Code révisé englobe, en outre, la notion de cycle de vie appliquée à la gestion des
pesticides et élargit la définition de la lutte intégrée. L'Article 9 a été entièrement refondu,
puisque les dispositions relatives au consentement préalable en connaissance de cause
relèvent désormais de la Convention de Rotterdam. Enfin, le texte révisé prévoit un contrôle
renforcé du Code et invite expressément les gouvernements, l'industrie phytopharmaceutique,
les ONG et les autres parties concernées à assurer la remontée d’informations sur sa mise en
application.
Le Code plaide en faveur de l’intégration de la gestion des pesticides dans le cadre plus large
de la gestion des substances chimiques, et du développement agricole durable. D’où
l’importance prise par la collaboration, la coopération et l'échange d'informations entre
différentes institutions gouvernementales et non gouvernementales, notamment celles dont
les activités concernent l'agriculture, la santé publique, l'environnement et le commerce à
l’intérieur ou au-delà des frontières nationales. De nouvelles parties prenantes ont en outre été
recensées - fabricants de matériel d'application et industrie agroalimentaire, notamment - avec
lesquelles il est important de renforcer la coopération.
Le Code a toujours pour fonction essentielle de servir de cadre et de référence pour une
utilisation judicieuse des pesticides par toutes les personnes concernées, notamment jusqu'à
ce que les pays mettent en place des infrastructures réglementaires adaptées et efficaces pour
une bonne gestion des pesticides. Je suis convaincu que ce Code révisé et modernisé
continuera à rendre un précieux service à ses nombreux utilisateurs.
JACQUES DIOUF
Directeur général
2
Texte du Code
1.1 Les objectifs du Code sont d'établir des règles volontaires de conduite pour tous les
organismes publics et privés s'occupant de, ou intervenant dans, la distribution et l'utilisation
des pesticides, en particulier lorsque la législation nationale réglementant les pesticides est
inexistante ou insuffisante.
1.2 Le Code est destiné à servir de référence aux autorités officielles, aux fabricants de
pesticides, aux milieux commerciaux et à tous les citoyens intéressés pour déterminer, dans le
contexte de la législation nationale, si les activités qu'ils envisagent ou les activités de tiers
constituent des pratiques acceptables.
1.3 Le Code proclame l'obligation commune, pour différents secteurs de la société d'œuvrer
ensemble pour faire en sorte que les avantages découlant de l'utilisation nécessaire et
acceptable des pesticides ne soient pas obtenus au prix d'effets trop préjudiciables pour la
santé humaine ou l ‘environnement. À cette fin, toute référence dans le présent Code à un ou
plusieurs gouvernements doit être considérée comme s'appliquant également aux groupes
d'États pour les questions relevant de leurs domaines de compétence.
1.4 Le Code souligne la nécessité d'un effort concerté de la part des gouvernements des
pays exportateurs et des pays importateurs pour promouvoir des pratiques qui minimisent les
risques pour la santé et l'environnement liés aux pesticides, tout en assurant leur utilisation
efficace.
1.5 Le Code s'adresse aux organisations internationales; aux gouvernements des pays
exportateurs et importateurs, à l'industrie des pesticides, à l’industrie du matériel
d’application, aux commerçants, à l’industrie alimentaire, aux utilisateurs et aux organismes
du secteur public, tels que les écologistes, les associations de consommateurs et les syndicats.
1.6 Le Code tient compte du fait que, pour assurer l’application et le respect de ses
dispositions, il est essentiel qu’une formation soit dispensée à tous les niveaux appropriés.
Les gouvernements, l’industrie des pesticides, les utilisateurs de pesticides, les organisations
internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les autres parties
concernées doivent donc accorder une priorité élevée aux activités de formation relatives à
chacun des articles du Code.
1.7.2 aider les pays qui n'ont pas encore adopté une réglementation instaurant un
contrôle de la qualité et de l'utilité des pesticides nécessaires dans le pays à
promouvoir l’utilisation judicieuse et efficace de ces produits et à prévenir les risques
3
que leur utilisation pourrait entraîner;
1.7.3 promouvoir des pratiques qui réduisent les risques liés à la manipulation des
pesticides, notamment, leurs effets nuisibles sur l’homme et l'environnement, et qui
empêchent les intoxications accidentelles dues à leur mauvaise utilisation;
1.7.4 assurer que les pesticides sont effectivement et efficacement utilisés pour
améliorer la production agricole et protéger la santé humaine, animale et végétale;
1.7.5 adopter la notion de “cycle biologique” pour appréhender les aspects relatifs à
la mise au point, à la réglementation, à la production, à la gestion, au
conditionnement, à l’étiquetage, à la distribution, à la manipulation, à l’application, à
l’utilisation et au contrôle des pesticides (y compris les activités postérieures à
l’homologation) et à l’élimination de tous les types de pesticides et de leurs
contenants usagés;
1.7.6 promouvoir la Lutte Intégrée (LI) (y compris la lutte intégrée contre les
vecteurs pour les pesticides utilisés en santé publique);
1
Les numéros indiqués entre parenthèses tout au long du texte renvoient aux références figurant à la fin du
présent document.
4
Article 2. Termes et définitions
Conditionnement: contenant avec son emballage protecteur utilisé pour amener les
pesticides jusqu'au consommateur par les circuits de distribution de gros et de détail.
Conditions d'utilisation: ensemble des facteurs intervenant dans l'utilisation d'un pesticide, à
savoir la concentration de la matière active dans la préparation appliquée, le dosage, l’époque
des traitements, le nombre d'applications, l’utilisation d'adjuvants, les méthodes d'application
et la localisation des applications, dont dépendent la quantité appliquée, le calendrier des
traitements et les délais avant la récolte.
Danger: propriété inhérente à une substance, à un agent ou à une situation pouvant avoir des
conséquences indésirables (telles que les propriétés pouvant avoir des effets néfastes sur la
santé, l’environnement ou les biens).
Distribution: opération par laquelle les pesticides sont écoulés par les circuits commerciaux
sur les marchés intérieurs ou internationaux.
Élimination: toute opération consistant à recycler, neutraliser, détruire ou isoler les déchets
de pesticide, les contenants usagés et les matériaux contaminés.
Environnement: milieu ambiant, comprenant l'eau, l'air, le sol et leurs relations, ainsi que
tous les rapports de ces éléments avec les organismes vivants.
5
Équipement protecteur individuel: vêtements, matières ou dispositifs assurant une
protection contre l’exposition aux pesticides durant leur manipulation ou leur application.
Dans le contexte de ce Code, cette expression inclut aussi bien le matériel de protection
expressément conçu à cette fin que l’habillement utilisé exclusivement pour l’application et la
manipulation des pesticides.
Étiquette: texte écrit, texte imprimé ou symbole graphique attaché ou joint au pesticide, à
son premier contenant, à son contenant extérieur ou sur l’emballage dans lequel le pesticide
est présenté pour la vente au détail.
Fabricant: société, autre organisme du secteur public ou privé ou particulier dont l’activité
ou la fonction consiste, soit directement soit indirectement par l’intermédiaire d’un agent ou
d’un organisme qu’il contrôle ou avec lequel il a passé un contrat, à fabriquer des matières
actives ou à préparer des formulations et des produits à partir de celles-ci.
Gestion avisée du produit: gestion responsable et éthique d’un produit pesticide, depuis sa
découverte jusqu’à sa dernière utilisation et au-delà.
Groupes du secteur public: catégorie incluant, entre autres, les associations scientifiques,
agricoles ou civiques, les syndicats, les écologistes, les associations de consommateurs et les
organismes sanitaires.
Industrie des pesticides: tous les organismes et toutes les personnes s'occupant de la
fabrication, de la formulation ou de la commercialisation des pesticides et des produits
pesticides.
Interdit: se dit d’un pesticide dont toutes les utilisations ont été interdites par mesure
réglementaire définitive afin de protéger la santé humaine ou l’environnement. S’applique à
un pesticide dont l’homologation a été rejetée pour une première utilisation ou qui a été retiré
par l’industrie soit du marché intérieur, soit du processus national d’homologation, lorsqu’il
est clair qu’une telle mesure a été prise pour protéger la santé humaine ou l’environnement.
Législation sur les pesticides: tout texte législatif ou réglementaire adopté pour réglementer
la fabrication, la commercialisation, la distribution, l'étiquetage, le conditionnement,
l'utilisation et l’élimination des pesticides, du point de vue qualitatif, quantitatif, sanitaire et
6
écologique.
Limite Maximale de Résidus (LMR): concentration maximale d'un résidu qui est
légalement autorisée ou considérée comme acceptable dans ou sur une denrée alimentaire, un
produit agricole ou un produit destiné à l'alimentation animale.
Lutte Intégrée (LI): examen attentif de toutes les techniques disponibles pour lutter contre
les ravageurs et intégration ultérieure de mesures appropriées pour prévenir l’apparition de
populations nuisibles et maintenir l’utilisation des pesticides et d’autres types d’intervention à
des niveaux économiquement justifiés, tout en réduisant le plus possible les risques pour la
santé humaine et l’environnement. La lutte intégrée met l’accent sur la croissance d’une
culture saine, avec un impact négatif minimal sur les agro-écosystèmes, et privilégie les
mécanismes naturels de lutte contre les nuisibles.
Pesticide: toute substance ou association de substances qui est destinée à repousser, détruire
ou combattre les ravageurs (y compris les vecteurs de maladies humaines ou animales) et les
espèces indésirables de plantes ou d'animaux causant des dommages ou se montrant
autrement nuisibles durant la production, la transformation, le stockage, le transport ou la
commercialisation des denrées alimentaires, des produits agricoles, du bois et des produits
ligneux, ou des aliments pour animaux, ou qui peut être administrée aux animaux pour
combattre les insectes, les arachnides et les autres endo- ou ecto-parasites. Le terme inclut les
substances destinées à être utilisées comme régulateur de croissance des plantes, comme
défoliant, comme agent de dessiccation, comme agent d'éclaircissage des fruits ou pour
empêcher la chute prématurée de ceux-ci, ainsi que les substances appliquées sur les cultures,
avant ou après la récolte, pour protéger les produits contre la détérioration durant
l'entreposage et le transport.
Poison: substance qui, absorbée en quantités relativement minimes par les êtres humains, les
plantes ou les animaux, peut causer des troubles organiques ou fonctionnels générateurs de
lésions ou même être mortelle.
Produit (ou produit pesticide): matière active et autres composantes, dans la forme sous
laquelle elles sont conditionnées et vendues.
Publicité: promotion de la vente et de l'utilisation des pesticides par un texte ou par la parole,
par des moyens électroniques, des affiches, des expositions, des dons ou des démonstrations.
7
Reconditionnement: transfert d'un pesticide d'un conditionnement commercial dans un
autre contenant, généralement plus petit, pour la vente ultérieure.
Résidus: substances spécifiques laissées par un pesticide dans ou sur les aliments, les
produits agricoles ou les aliments pour animaux. Le terme comprend tous les dérivés de
pesticides, comme les produits de conversion, les métabolites et les produits de réaction, ainsi
que les impuretés jugées importantes du point de vue toxicologique. L'expression "résidus de
pesticides" comprend les résidus de source inconnue ou inévitable comme ceux contenus
dans l'environnement, ainsi que ceux qui résultent des utilisations connues de produits
chimiques.
Risque: fonction de la probabilité d’un effet négatif sur la santé ou sur l’environnement et de
la gravité de cet effet, suite à l’exposition à un pesticide.
Service de vulgarisation: services chargés dans un pays de donner aux agriculteurs des
informations et des conseils sur les pratiques propres à améliorer la production, la
manutention, le stockage et la commercialisation des produits agricoles et d’assurer le
transfert des technologies appropriées.
Toxicité: propriétés physiologiques ou biologiques qui font qu'un produit chimique peut
endommager ou altérer un organisme vivant par des moyens autres que mécaniques.
8
Article 3. Gestion des pesticides
3.2 L'industrie des pesticides doit adopter les dispositions de ce Code comme normes pour
la fabrication, la distribution et la publicité des pesticides, en particulier dans les pays (dont la
réglementation en la matière est insuffisante ou inexistante).
3.3 Les gouvernements des pays exportateurs de pesticides doivent contribuer dans la
mesure du possible, à:
3.3.1 fournir aux autres pays, notamment ceux qui manquent de compétences
spécialisées, une assistance technique pour analyser les données pertinentes sur les
pesticides;
3.4 L’industrie et les commerçants doivent observer les pratiques de gestion des pesticides
suivantes, spécialement dans les pays dont la réglementation en matière est insuffisante ou
inexistante qui n’ont pas de législation ou qui n’ont pas les moyens d’appliquer une
réglementation :
3.4.3 accorder une attention particulière au choix des formulations des pesticides
ainsi qu’à la présentation, au conditionnement et à l’étiquetage afin de réduire les
risques pour les consommateurs et, autant que possible, les effets néfastes sur
l’environnement;
3.4.5 être capable de fournir un soutien technique efficace, renforcé par une gestion
avisée du produit au niveau local, incluant, le cas échéant, la fourniture de conseils sur
l’élimination des pesticides et des contenants usagés ;
9
3.4.6 prendre des mesures actives pour suivre leurs produits jusqu’au consommateur
final, en considérant leurs principaux usages et tout problème éventuel découlant de
leur utilisation, pour déterminer sur cette base s’il est nécessaire de modifier
l’étiquetage, le mode d’emploi, le conditionnement, la formulation ou l’accessibilité
du produit.
3.7 Les gouvernements doivent conjuguer leurs efforts pour mettre au point et promouvoir
l’utilisation de systèmes de LIR. En outre, les institutions de prêt et les organismes donateurs
ainsi que les gouvernements doivent appuyer l’élaboration de politiques nationales de lutte
intégrée et de concepts et pratiques améliorés en matière de lutte intégrée. Cette action doit
s’inscrire dans une stratégie scientifique ou autre prévoyant une participation accrue des
agriculteurs (notamment les associations de femmes), des agents de vulgarisation et des
chercheurs travaillant dans les exploitations.
3.8 Toutes les parties concernées, y compris les agriculteurs et les associations
d’agriculteurs, les chercheurs spécialisés dans la lutte intégrée contre les ravageurs, les agents
de vulgarisation, les conseillers agricoles, l’industrie alimentaire, les fabricants de pesticides
biologiques ou chimiques et de matériel d’application, les écologistes et les représentants
d’associations de consommateurs, doivent jouer un rôle actif de prévention dans la mise au
point et la promotion de la lutte intégrée.
10
3.11 Les gouvernements, l’industrie des pesticides, les institutions nationales et les
organisations internationales doivent collaborer pour élaborer et promouvoir des stratégies de
gestion qui prolongeront la vie utile des pesticides particulièrement intéressants et réduiront
les effets négatifs résultant de l’apparition d’espèces résistantes.
11
Article 4. Expérimentation des pesticides
4.1.2 veiller à ce que des méthodes scientifiques valables et les principes relatifs aux
bonnes pratiques de laboratoire soient utilisés pour ces essais (15);
4.1.3 fournir des copies ou des résumés des comptes rendus originaux de ces
expériences pour examen par les autorités gouvernementales compétentes de tous les
pays où le pesticide doit être mis en vente. L’analyse des données doit être confiée à
des experts qualifiés. Si des documents traduits sont fournis, leur exactitude doit être
certifiée;
4.1.5 communiquer aux pays qui le demandent les méthodes d’analyse des matières
actives ou des formulations préparées par les fabricants, et fournir les étalons
analytiques nécessaires;
4.2 Chaque pays doit être équipé – ou pouvoir accéder facilement à des équipements – pour
vérifier la qualité des pesticides mis en vente ou exportés, déterminer la quantité de matière
active et contrôler leur bonne formulation conformément aux spécifications de la FAO ou de
l’OMS2, lorsque celles-ci sont disponibles (21, 22, 23).
4.3 Les organisations internationales et les autres organismes intéressés doivent, dans les
limites des ressources disponibles, envisager d’aider à installer des laboratoires d’analyse
dans les pays importateurs de pesticides ou d’améliorer les laboratoires existants, soit à
l’échelon national, soit sur une base régionale. Ces laboratoires doivent se conformer aux
procédures scientifiques éprouvées et aux directives relatives aux bonnes pratiques de
2
OMS: Organisation mondiale de la santé
12
laboratoire, posséder les connaissances spécialisées nécessaires, disposer du matériel requis
pour la réalisation des analyses, être correctement approvisionnés en étalons analytiques, en
solvants et en réactifs, et appliquer des méthodes actualisées appropriées pour ces analyses.
4.4 Les gouvernements des pays exportateurs et les organisations internationales doivent
aider activement les pays en développement à former du personnel à la conception et à la
réalisation des tests, à l’interprétation et à l’évaluation de leurs résultats et à l’analyse des
risques/avantages. Ils doivent également promouvoir la disponibilité et l’utilisation dans les
pays en développement d’évaluations et d’analyses internationales appropriées des dangers et
risques présentés par les pesticides.
4.5 L’industrie des pesticides et les gouvernements doivent collaborer pour exercer après
l’homologation une surveillance ou un contrôle visant à déterminer le devenir des pesticides
ainsi que leur impact sur la santé et l’environnement dans les conditions pratiques
d’utilisation (14, 24).
13
Article 5. Réduction des risques pour la santé et l’environnement
5.1.2 examiner périodiquement les pesticides commercialisés dans leur pays, leurs
utilisations admises et leur disponibilité pour chaque catégorie d’utilisateurs et
effectuer des examens spéciaux lorsque des preuves scientifiques le justifient;
5.1.4 donner aux agents des services de santé, aux médecins et au personnel
hospitalier des conseils et des instructions concernant le traitement des cas suspects
d’empoisonnement par des pesticides (25);
5.1.5 installer dans des points stratégiques des centres nationaux ou régionaux
d’information et de traitement antipoison, accessibles à tout temps, pour fournir
immédiatement des conseils sur les premiers secours à donner et le traitement médical
approprié (25);
5.1.6 utiliser tous les moyens possibles pour recueillir des informations fiables et
établir des statistiques sur les aspects sanitaires des pesticides et les empoisonnements
par les pesticides, en adoptant le système harmonisé par l’OMS d’identification et
d’enregistrement des données (25). Un personnel qualifié et des ressources suffisantes
doivent être disponibles pour assurer la collecte d’informations exactes;
5.1.8 avec le concours de l’industrie, lorsque des pesticides sont écoulés par des
points de distribution qui vendent aussi des aliments, des vêtements, des médicaments
ou d’autres de consommation ou destinés à l’application topique, veiller à ce que les
pesticides soient matériellement séparés des autres marchandises afin d’éviter toute
possibilité de contamination ou d’erreur d’identification. Le cas échéant, il faut
indiquer clairement qu’il s’agit de produits dangereux. Il faut bien informer du danger
de garder ensemble des aliments et des pesticides (26);
5.1.9 utiliser tous les moyens possibles pour collecter des données fiables, établir
des statistiques sur la contamination de l’environnement et rédiger un rapport sur les
incidents spécifiques liés aux pesticides;
14
5.1.10 mettre en œuvre un programme de surveillance des résidus de pesticide dans
les aliments et dans l’environnement.
5.2.2 fournir aux centres antipoison et aux médecins des informations sur les
dangers que présentent les pesticides et sur les traitements adaptés en cas
d’empoisonnement;
5.2.3 déployer tous les efforts possibles pour réduire les risques posés par les
pesticides en:
[Link] utilisant des emballages qui ne soient pas attrayants pour les enfants
ou faciles à ouvrir par eux, spécialement quand il s’agit de produits ménagers;
5.2.4 suspendre la vente et retirer les produits lorsque leur utilisation ou leur
manipulation constitue un risque inacceptable, quelles que soient les indications
données ou les restrictions imposées pour leur emploi.
5.3 Les gouvernements et l’industrie doivent coopérer pour réduire davantage les risques
en:
5.3.2 prenant des dispositions pour stocker sans risque les pesticides tant au niveau
de l’entrepôt que de la ferme (26, 27);
5.3.3 mettant en place des services pour collecter et éliminer sans risque les
contenants usagés et les petites quantités de pesticides résiduels (28);
15
5.3.4 protégeant la biodiversité et en réduisant les effets néfastes des pesticides sur
l’environnement (eau, sol, atmosphère) et sur les organismes non ciblés.
5.4 Pour éviter une confusion et une alarme injustifiées dans le public, les parties
concernées doivent examiner toutes les données disponibles et promouvoir une information
responsable sur les pesticides et leurs diverses utilisations.
5.5 Lorsqu’ils installent des unités de production répondant aux critères appropriés dans les
pays en développement, les fabricants et les gouvernements doivent coopérer pour:
5.5.1 adopter des normes techniques et des méthodes de travail adaptées à la nature
des opérations de fabrication et aux dangers existants et veiller à ce qu’un équipement
protecteur approprié soit disponible;
5.5.2 prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les travailleurs, les
autres personnes présentes, les populations avoisinantes et l’environnement;
5.5.3 veiller à choisir des emplacements appropriés pour les usines de fabrication et
de formulation et à assurer un contrôle satisfaisant des déchets et des effluents;
16
Article 6. Exigences réglementaires et techniques
6.1.1 introduire les lois nécessaires pour la réglementation des pesticides et prendre
des dispositions pour assurer leur application effective, notamment en créant des
services appropriés de formation, de conseils, de vulgarisation et de santé; les
Directives de la FAO (2, 29, 30) doivent être suivies d’aussi près que possible,
compte tenu des besoins du pays, de sa situation économique et sociale, du niveau
d’instruction de sa population, de ses conditions climatiques particulières et de la
disponibilité d’équipements appropriés pour l’application des pesticides et la
protection des utilisateurs;
6.1.3 dans le cadre du processus d’homologation, réaliser une évaluation des risques
et baser toute décision relative à la gestion des risques sur la totalité des données et
renseignements disponibles;
6.1.5 promouvoir les avantages d’un système harmonisé basé sur les exigences, les
procédures et les critères d’évaluation en matière d’homologation des pesticides (par
région ou groupe de pays) et coopérer avec d’autres gouvernements à cette fin; ce
faisant, les gouvernements doivent tenir compte des directives et normes techniques
appropriées convenues à l’échelon international et, lorsque cela est possible, intégrer
ces normes dans la législation nationale ou régionale (32, 33);
17
6.1.10 détecter et empêcher le commerce illégal de pesticides;
6.2.1 fournir une évaluation objective des données sur les pesticides pour chaque
produit avec les informations nécessaires à l’appui, y compris des données suffisantes
pour aider à l’évaluation des risques et permettre la prise de décision en matière de
gestion des risques;
6.2.3 veiller à ce que la matière active et les autres constituants des produits
pesticides commercialisés correspondent, en ce qui concerne l’identité, la qualité, la
pureté et la composition, aux substances qui, après avoir été testées et analysées, ont
été jugées acceptables du point de vue toxicologique et écologique;
6.2.4 veiller à ce que les matières actives et les formulations de pesticides faisant
l’objet de spécifications internationales soient conformes aux normes FAO
applicables aux pesticides agricoles (22) et aux normes OMS pour les pesticides
utilisés en santé publique (23);
6.2.7 fournir aux gouvernements des données claires et précises sur l’exportation,
l’importation, la fabrication, la formulation, les ventes, la qualité et la quantité des
pesticides.
6.3 Les organismes finançant l’assistance technique, les banques de développement et les
institutions bilatérales doivent être encouragés à accorder une priorité élevée aux demandes
d’aide émanant de pays en développement qui ne possèdent pas encore les installations et les
connaissances spécialisées nécessaires pour les systèmes de gestion et de contrôle des
pesticides.
3
OMC: Organisation mondiale du commerce
18
Article 7. Disponibilité et utilisation
7.1 Les autorités compétentes doivent veiller spécialement à réglementer l’accès aux
pesticides. Cette réglementation doit tenir compte du niveau effectif des connaissances et des
compétences des utilisateurs. Les paramètres sur lesquels ces décisions reposent varient
beaucoup et doivent être laissés à la discrétion de chaque gouvernement.
7.3 Deux méthodes peuvent être adoptées par l’autorité compétente pour limiter l’accès aux
pesticides: la non-homologation du produit ou, comme condition de l’homologation, la
limitation de l’accessibilité à certaines catégories d’utilisateurs, sur la base d’une évaluation
des risques liés à l’utilisation du produit dans le pays considéré.
7.4 Les gouvernements et l’industrie doivent faire en sorte que tous les pesticides offerts au
grand public soient conditionnés et étiquetés conformément aux Directives de la FAO sur le
conditionnement et l’étiquetage (3) et à la réglementation nationale en la matière.
19
Article 8. Distribution et vente
8.1.4 veiller à ce que des dons de pesticides ou des subventions n’incitent pas à les
utiliser de façon excessive ou injustifiée, ce qui pourrait amener à négliger des
solutions de rechange plus durables.
8.2.1 prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les pesticides entrant
dans le commerce international sont au moins conformes :
[Link] aux normes FAO (22), OMS (23) ou autres en la matière (lorsqu’il
existe des normes de ce genre);
8.2.2 s’engager à veiller à ce que les pesticides qui sont fabriqués pour l’exportation
soient soumis aux mêmes exigences et normes de qualité que celles qui sont
appliquées aux produits comparables destinés au marché intérieur;
4
OACI: Organisation de l’aviation civile internationale
5
OMI: Organisation maritime internationale
6
RID: Règlement international concernant le transport des marchandises dangereuses par chemin de fer
7
ADR: Accord européen relatif au transport international de marchandises dangereuses par route
8
IATA: Association du transport aérien international
20
8.2.3 veiller à ce que les pesticides fabriqués ou formulés par une filiale répondent
à des exigences et à des normes appropriées de qualité qui soient compatibles avec les
exigences du pays hôte et de la société mère;
8.2.5 reconnaître que le retrait d’un pesticide par un fabricant et par un distributeur
peut être nécessaire si ce produit présente un risque inacceptable pour la santé
humaine ou animale ainsi que pour l’environnement lorsqu’il est utilisé comme
recommandé, et agir en conséquence;
8.2.6 s’engager à veiller à ce que les pesticides soient vendus et achetés par des
commerçants honorables, affiliés de préférence à une association commerciale
reconnue;
8.2.7 s’assurer que les vendeurs de pesticides ont reçu une formation appropriée,
qu’ils sont détenteurs d’une licence appropriée délivrée par le gouvernement
(lorsqu’une telle licence existe) et ont accès à une information suffisante telle que des
fiches techniques sur la sécurité du matériel de façon qu’ils soient en mesure de
donner à l’acheteur des conseils sur la façon d’utiliser efficacement les pesticides et
de réduire les risques;
8.2.8 proposer, en conformité avec les exigences nationales, une gamme de tailles et
de types de conditionnements répondant aux besoins des petits agriculteurs et des
autres utilisateurs locaux afin de réduire les risques et de dissuader les vendeurs de
reconditionner les produits dans des emballages non étiquetés ou inadéquats.
21
Article 9. Échange d’informations
9.2.1 des lois et règlements permettant de fournir au public des renseignements sur
les risques posés par les pesticides et le processus de réglementation;
9.3 Les organisations internationales doivent diffuser les informations sur certains
pesticides (notamment les conseils sur les méthodes d’analyse) en stipulant des critères à
respecter, en fournissant des fiches techniques, en dispensant une formation ou par d’autres
moyens appropriés (37).
22
Article 10. Étiquetage, conditionnement, entreposage et élimination
10.1 Tous les conteneurs de pesticides doivent être clairement étiquetés conformément aux
directives applicables en respectant, au minimum, au moins celle de la FAO sur les bonnes
pratiques en matière d’étiquetage (3).
10.2.4 adressent, dans la ou les langues appropriées, une mise en garde contre la
réutilisation des emballages et donnent des instructions pour l’élimination sans danger
ou la décontamination des contenants usagés.
10.2.5 identifient chaque lot de produits par des chiffres ou des lettres
compréhensibles sans qu’il soit nécessaire de faire référence à un code
supplémentaire;
10.3 L’industrie des pesticides, de concert avec le gouvernement, doit veiller à ce que:
10.4 Les gouvernements doivent prendre les mesures règlementaires nécessaires pour
interdire le reconditionnement ou le transvasement des pesticides dans des contenants utilisés
pour des aliments ou des boissons et appliquer des sanctions sévères pour décourager
efficacement ces pratiques.
9
PNUE: Programme des Nations Unies pour l'environnement.
23
10.5 Les gouvernements, avec l’aide de l’industrie des pesticides et de la coopération
multilatérale, doivent dresser l’inventaire des stocks de pesticides périmés ou inutilisables et
des contenants usagés, élaborer et mettre en œuvre un plan d’action en vue de leur
élimination et de la remise en état des sites contaminés (40), et consigner toutes ces activités.
10.6 L'industrie doit être encouragée, avec l'aide de la coopération multilatérale, à faciliter
l’élimination des pesticides interdits ou périmés et des contenants usagés par des méthodes
respectueuses de l'environnement, y compris leur réutilisation avec un risque minimal si elle
est approuvée et adaptée.
10.7 Les gouvernements, l’industrie des pesticides, les organisations internationales et les
acteurs du secteur agricole doivent mettre en œuvre des politiques et des pratiques visant à
prévenir l’accumulation de pesticides périmés et de contenants usagés (36).
24
Article 11. Publicité
11.1 Les gouvernements doivent adopter des lois régissant la publicité sur les pesticides
dans tous les médias afin qu’elle ne soit pas en contradiction avec les instructions et les mises
en garde figurant sur les étiquettes, notamment en ce qui concerne l'entretien et l'utilisation
corrects du matériel d'application, l’équipement protecteur approprié, les précautions
particulières à prendre pour protéger les enfants et les femmes enceintes, ou les dangers liés à
la réutilisation des emballages.
11.2.1 toutes les assertions contenues dans la publicité soient justifiées du point de
vue technique;
11.2.3 les pesticides qui ne peuvent légalement être utilisés que par des opérateurs
qualifiés ou dûment habilités ne fassent pas l'objet d'une publicité dans des
publications et revues autres que celles qui s'adressent à ces opérateurs, à moins que
les restrictions dont ils font l'objet ne soient indiquées clairement et visiblement;
11.2.5 la publicité n'encourage pas d'utilisations autres que celles qui sont spécifiées
sur l'étiquette approuvée;
11.2.7 les annonces publicitaires ne fassent pas un mauvais usage des résultats de la
recherche ou de citations extraites de publications techniques ou scientifiques et
n'utilisent pas de jargon scientifique pour essayer de donner à des allégations un
fondement scientifique qu'elles n'ont pas;
11.2.8 aucune déclaration d'innocuité - notamment les affirmations telles que "sans
danger", "non toxique", "compatible avec la lutte intégrée," "inoffensif" – ne soit
présentée sans être accompagnée de la mention "quand le produit est utilisé
conformément aux instructions" (Une référence à l’utilisation dans le cadre de
programmes déterminés de lutte intégrée peut toutefois être incluse si elle est validée
par l’autorité réglementaire et si la déclaration est accompagnée d’une mention à cet
effet);
25
11.2.9 la publicité ne fasse pas de comparaisons entre différents pesticides ou autres
substances au sujet des risques ou dangers qu’ils présentent ou de leur "innocuité";
11.2.13 la publicité attire l'attention sur les formules et les symboles de mise en garde
figurant dans les Directives de la FAO sur l'étiquetage (3);
11.2.17 la publicité encourage les acheteurs et les utilisateurs à lire soigneusement les
étiquettes ou à se les faire lire s'ils sont illettrés;
11.3 Les organisations internationales et les groupes du secteur public doivent signaler les
infractions à cet article.
26
Article 12. Suivi et application du Code
12.1 Le Code doit être publié et appliqué par une action concertée des gouvernements
agissant soit individuellement, soit dans le cadre de groupes d’Etats, des institutions
compétentes du système des Nations Unies, des organisations gouvernementales,
internationales, non gouvernementales et de l'industrie des pesticides.
12.2 Le Code doit être porté à l'attention de toutes les personnes s'occupant de la
réglementation, de la fabrication, de la distribution et de l'utilisation des pesticides, de façon
que les gouvernements, agissant individuellement ou dans le cadre de groupes d’Etats,
l'industrie, les institutions internationales, les organisations d'utilisateurs de pesticides,
l'industrie des produits agricoles et les groupes du secteur de l’alimentation, tels que les
supermarchés, qui sont en mesure de promouvoir de bonnes pratiques agricoles, prennent
conscience de leur obligation commune d'œuvrer de concert à la réalisation des objectifs du
Code.
12.3 Toutes les parties doivent appliquer le présent Code et promouvoir les principes et la
déontologie qui y sont exprimés, indépendamment de l'aptitude des autres parties à observer
ce Code. L'industrie des pesticides doit coopérer pleinement à l'application du Code et
promouvoir les principes et la déontologie qu'il énonce, indépendamment de l'aptitude du
gouvernement à observer ce Code.
12.4 Sans préjudice des mesures prises pour appliquer le présent Code, toutes les
dispositions juridiques pertinentes doivent être strictement appliquées, qu'elles soient de
nature législative, administrative, judiciaire ou coutumière, portant sur la responsabilité
civile, la protection des consommateurs, la conservation, la lutte contre la pollution et les
autres sujets apparentés.
12.5.1 sont encouragés à observer les dispositions en rapport avec le Code figurant
dans tout instrument international auquel ils sont Parties concernant la gestion des
substances chimiques, la protection de l’environnement et de la santé, le
développement durable et le commerce international (Annexe I);
12.5.2 s’ils n’ont pas encore adhéré à de tels instruments ou ne les ont pas encore
ratifiés, sont encouragés à évaluer dès que possible l’opportunité de le faire.
12.6 La FAO et les autres organisations internationales compétentes doivent donner leur
plein appui à l'application du présent Code.
12.8 L’industrie des pesticides est invitée à remettre au Directeur général de la FAO des
rapports sur ses activités de gestion avisée des produits liées à l’observation du Code.
12.9 Les ONG et les autres parties intéressées sont invitées à assurer le suivi des activités
liées à l’application du Code et à faire un rapport à leur sujet au Directeur général de la FAO.
27
12.10 Les organes directeurs de la FAO doivent examiner périodiquement la pertinence et
l'efficacité du présent Code. Le Code doit être considéré comme un texte dynamique à mettre
à jour au besoin, en fonction des progrès d’ordre technique, économique et social.
28
Annexe 1
29
• La Convention sur la diversité biologique, adoptée en 1992 et entrée en vigueur en 1993
(47);
• La Déclaration mondiale sur la santé et La santé pour tous au XXIe siècle, adoptés en
1998 (50).
30
Annexe 2
31
Références
2. Directives pour la législation concernant le contrôle des pesticides. FAO, Rome. 1989.
[texte des directives à: [Link] ]
3. Directives révisées pour un bon étiquetage des pesticides. FAO, Rome. 1995. [texte des
directives à: [Link] ]
5. Directives pour la protection des personnes qui utilisent des pesticides en milieu
tropical. FAO, Rome. 1990. [texte des directives à:
[Link]
6. Guidelines on good practice for ground application of pesticides. FAO, Rome. 2001.
7. Guidelines on good practice for aerial application of pesticides. FAO, Rome, 2001.
10. Guidelines on procedures for the registration, certification and testing of new pesticide
application equipment. FAO, Rome. 2001.
11. Guidelines on the organization of schemes for testing and certification of agricultural
pesticide sprayers in use. FAO, Rome. 2001.
13. Directives pour les données d'efficacité requises pour l'homologation des pesticides
phytosanitaires. FAO, Rome. 1985. [texte des directives à:
[Link] ]
33
15. Principes de l'OCDE de bonnes pratiques de laboratoire (révisés en 1997).
Organisation de coopération et de développement économiques, Paris. 1998. [texte des
principes à: [Link] ]
17. Guidelines on crop residue data. FAO, Rome. 1985. [texte des directives à:
[Link] ]
18. Manual on the submission and evaluation of pesticide residues data for the estimation
of maximum residue levels in food and feed. FAO, Rome. 1997. [texte du manuel à:
[Link]
20. Directives pour les essais de résidus de pesticides pour l'obtention de données
applicables aux fins d'homologation de pesticides et d'établissement de limites
maximales de résidus. FAO, Rome. 1986. [texte des directives à:
[Link] ]
21. Manuel d’élaboration et utilisation des normes FAO/OMS pour les pesticides.
Première édition. FAO, Rome. 1999. [texte du manuel à:
[Link] ]
22. Specifications for plant protection products. FAO, Rome. Diverses, de 1970 à l'heure
actuelle. [spécifications à: [Link]
23. Specifications for pesticides used in public health. Septième édition. OMS, Genève.
1997. [spécifications à: [Link] ]
24. Directives pour la surveillance après homologation et les autres activités concernant
les pesticides. FAO, Rome. 1988. [texte des directives à:
[Link] ]
26. Directives pour la distribution des pesticides au détail et notamment pour leur stockage
et leur manutention dans les points de distribution aux utilisateurs des pays en
développement. FAO, Rome. 1988. [texte des directives à:
[Link] ]
27. Stockage des pesticides et contrôle des stocks. Collection FAO: Élimination des
pesticides Nº3. FAO, Rome. 1996. [texte du manuel à:
[Link] ]
34
28. Directives pour la gestion de petites quantités de pesticides indésirables et périmés.
Collection FAO: Élimination des pesticides Nº7. PNUE/OMS/FAO, Rome. 1999. [texte
des directives à: [Link] ]
30. Directives pour l'introduction et développement consécutif d'un système national simple
d'homologation et de contrôle des pesticides. FAO, Rome. 1991. [texte des directives
à: [Link] ]
31. Directives pour l'homologation des agents de lutte biologique contre les ravageurs.
FAO, Rome. 1988. [texte des directives à:
[Link] ]
32. OECD guidance for country data review reports on plant protection products and their
active substances («monograph guidance»). Révision 1. OCDE, Paris. 2001. [texte des
directives à: [Link]
33. OECD guidance for industry data submissions on plant protection products and their
active substances («dossier guidance»). Révision 1. OCDE, Paris. 2001. [texte des
directives à: [Link]
37. Inventory of IPCS and other pesticide evaluations and summary of toxicological
evaluations performed by the Joint Meeting on Pesticide Residues (JMPR).
Evaluations through 2000. OMS, Genève. 2001. [texte à:
[Link] ]
35
39. Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets
dangereux et de leur élimination. PNUE, Genève. 1989. [complément d'information et
texte de la Convention à: [Link] ]
42. Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone
modifié et/ou amendé à Londres 1990, Copenhague 1992, Vienne 1995, Montréal 1997
et Beijing 1999. PNUE, Nairobi. 2000. [complément d'information et texte du
protocole à: [Link] ]
43. Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants. PNUE, Genève.
2001 [complément d'information et texte de la Convention à:
[Link] ]
44. Convention concernant la sécurité dans l'utilisation des produits chimiques au travail.
OIT, Genève. 1990 [texte de la Convention à:
[Link] - document C170]
48. Convention concernant la prévention des accidents industriels majeurs. OIT, Genève.
1993. [texte de la Convention à: [Link] -
document C174]
49. Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et Plan d'action du Sommet
mondial de l'alimentation. FAO, Rome. 1996. [complément d'information et texte de la
Déclaration à: [Link] ]
50. Déclaration mondiale sur la santé et la santé pour tous au XXIe siècle. OMS, Genève.
1998. [complément d'information et texte de la Déclaration à:
[Link] ]
36
Le Code international de conduite pour la distribution et l'utilisation
des pesticides est le document mondial d'orientation concernant
la gestion des pesticides pour toutes les instances publiques
et privées qui prennent part directement ou indirectement à la
distribution et à l'utilisation des pesticides. Il a été adopté pour
la première fois en 1985 par la Conférence de la FAO à sa vingt-
cinquième session. Le Code est conçu pour fournir des lignes
de conduite et pour servir de référence en ce qui concerne les
pratiques rationnelles de gestion des pesticides, en particulier
pour les autorités nationales et l'industrie des pesticides. Après
l'adoption de la Convention de Rotterdam en 1998, et compte tenu
de l'évolution du cadre des politiques internationales ainsi que de
la persistance de certains problèmes de gestion des pesticides, en
particulier dans les pays en développement, la FAO a lancé en 1999
le processus de mise à jour et de révision du Code. En novembre
2002, le Conseil de la FAO, à sa cent vingt-troisième session (avec
l'autorisation de la Conférence de la FAO à sa trente et unième
session), a approuvé la version révisée du Code international de
conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides par la
Résolution 1/123 du Conseil. Cette publication contient la version
révisée du Code.
ISBN 92-5-204914-2
9 789252 049142
TR/M/Y4544F/1/8.03/800