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Devoir MPSI 2014/2015 : Polynômes de Bernoulli

Ce document présente un problème et deux exercices sur les polynômes de Bernoulli. Le problème contient cinq questions sur les propriétés de ces polynômes, notamment leur définition récurrente et leurs valeurs pour certains arguments. Les deux exercices traitent d'équations polynomiales.

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Lycée Marceau MPSI 2014/2015 Le lundi 16 février 2015

Devoir surveillé no 8 (2 heures)

Ce devoir est constitué d'un problème et de deux exercices. Veillez à soigner la copie tant pour l'écriture, la

propreté que pour la rédaction, la rigueur et l'argumentation. Vous numéroterez vos copies et ferez apparaître

clairement sur la première page le nombre de copies. La calculatrice est autorisée.

PROBLEME : Polynômes de Bernoulli

Dans la suite, si P est un polynôme, on note également P la fonction polynomiale associée, habituellement
notée Pe. On rappelle que I désigne le polyôme constant égal à 1.

1. Soit f une fonction dénie continue sur [0, 1], à valeurs réelles. Montrer que :
Z 1
∃!F ∈ C ([0, 1]) F = f et
1 0
F (t)dt = 0.
0 Z x
On donnera une expression de F à l'aide de la fonction G dénie par G(x) = f (t)dt
0
Z 1
0
2. (a) Montrer que les conditions : B0 = I et ∀n ∈ N, Bn+1 = Bn et Bn+1 (t)dt = 0 dénissent
0
une unique suite de polynômes.

(b) Expliciter les polynômes B1 , B2 , B3 et B4 .


(c) Déterminer le degré de Bn ainsi que son coecient dominant.

3. Montrer que pour tout entier n > 2, on a l'égalité : Bn (0) = Bn (1)


n
4. On dénit une suite de polynômes (Cn )n∈N en posant, pour tout entier n : Cn (X) = (−1) Bn (1 − X)

(a) Montrer que la suite de polynômes (Cn )n∈N vérie les conditions du 2a dénissant la suite
(Bn )n∈N
(b) En déduire que les suites (Bn )n∈N et (Cn )n∈N sont identiques.

(c) Qu'en déduit-on pour les graphes des fonctions polynomiales Bn ?


1

(d) Lorsque n est un entier impair tel que n > 3, que peut-on dire de Bn (0), Bn (1) et Bn ?
2 
1
5. (a) Montrer que, si m ∈ N, la fonction polynomiale B2m+1 ne s'annule pas sur l'intervalle 0, .
2
(On pourra procéder par récurrence sur m et utiliser le théorème de Rolle).

(b) En déduire que les fonctions polynomiales B2m − B2m (0) sont de signe constant sur [0, 1]

EXERCICE I : Equation de Bezout et DES

1. Soit A = (X − 1)3 et B = X 2.
Déterminer tous les couples de polynômes (U, V ) tels que : AU + BV = I
2
2. Ecrire le polynôme 3X − 8X + 6 comme combinaison linéaire des trois polynômes suivants :
2
I, (X − 1), ((X − 1)
3. Déduire des deux questions précédentes la décomposition en éléments simples de la fraction ration-
1
nelle :
X2 (X − 1)3

EXERCICE II : Equation polynomiale

1. Trouver tous les polynômes P tels que : P (−1) = 1, P (0) = 1, P (1) = 2 et P (2) = 3.
On notera P0 celui qui est de degré minimal.
2. On notera Q0 le polynôme de degré minimal vériant : Q0 (−1) = 1, Q0 (0) = 1 et Q0 (1) = 2.
Montrer qu'il existe un réel λ tel que : Q0 − P0 = λX (X + 1) (X − 1)

1
Lycée Marceau MPSI 2014/2015 Le lundi 16 février 2015

correction

EXERCICE I : Equation de Bezout et DES

1. Soit A = (X − 1)3 et B = X 2.
L'algorithme d'Euclide donne : A = (X − 3)B + (3X − 1) puis B = 91 (3X + 1)(3X − 1) + 19 . Ainsi A
et B AU0 + BV0 = I avec U0 = −(3X + 1) et V0 = 3X 2 − 8X + 6
sont premiers entre eux et :

En utilisant le lemme de Gauss, on montre si (U, V ) est un couple de polynômes (U, V ) :

AU + BV = I ⇐⇒ ∃P ∈ R[X] U = U0 + BP et V = V0 − AP
2
2. En utilisant la formule de Taylor en 1 pour le polynôme R = 3X − 8X + 6, on obtient :
R = R(1) + R0 (1)(X − 1) + 21 R00 (1)(X − 1)2 . D'où : 3X 2 − 8X + 6 = I − 2(X − 1) + 3(X − 1)2
1 AU0 + BV0 U0 V0 3 1 3X 2 − 8X + 6
3. On a alors : = = + = − − +
X 2 (X − 1)3 AB B A X X2 (X − 1)3
1 3 1 1 2 3
D'où : 3 = − − 2+ 3 − 2 +
2
X (X − 1) X X (X − 1) (X − 1) X −1

EXERCICE II : Equation polynomiale

1. On considère les polynômes de la base de Lagrange associés aux points [−1, 0, 1, 2]. On trouve :

L−1 = − X(X−1)(X−2)
6
= − 16 X 3 + 21 X 2 − 31 X
L0 = (X+1)(X−1)(X−2)
2
= 21 X 3 − X 2 − 12 X + 1
L1 = − X(X+1)(X−2)
2
= − 12 X 3 + 12 X 2 + X
L2 = X(X+1)(X−1)
6
= 16 X 3 − 16 X
2
Pour (a, b) ∈ −1, 0, 1, 2 , La (b) = δa,b . D'après le théorème d'interpolation de Lagrange, il existe un
et seul polynôme P0 P0 (−1) = 1, P0 (0) = 1, P0 (1) = 2 et
de degré inférieur ou égal à 3 tel que :

P0 (2) = 3. De plus on a : P0 = 1.L−1 + 1.L0 + 2.L1 + 3.L2 = − 61 X 3 + 12 X 2 + 23 X + 1


L'ensemble des polynômes P vériant P (−1) = 1, P (0) = 1, P (1) = 2 et P (2) = 3 est :

P ∈ R[X] ∃R ∈ R[X]; P = P0 + X(X + 1)(X − 1)(X − 2)R
2. Le polynôme Q0 Q0 (−1) = 1, Q0 (0) = 1 et Q0 (1) = 2 est l'unique
de degré minimal vériant :
P0 vérie également P0 (−1) = 1,
polynôme de degré inférieur ou égal à 2 vériant cette relation. Or
P0 (0) = 1 et P0 (1) = 2. Ainsi ∃R ∈ R[X]; Q0 = P0 − X(X + 1)(X − 1)R. Pour avoir deg(Q0 ) < 3
il sut de prendre pour R le reste de la division euclidienne de P0 par X(X + 1)(X − 1) soit
R = − 61 = λ.
On a alors : Q0 = P0 + 16 X (X + 1) (X − 1) = 12 X 2 + 12 X + 1

PROBLEME : Polynômes de Bernoulli

1. f est continue sur [0, 1] donc elle possède des primitives


Z x H qui vérient :

∀x ∈ [0, 1], H(x) = G(x) + H(0) avec G(x) = f (t)dt.


Z 1 0
Z 1
Pour une telle fonction H, on a : H(t)dt = H(0) + G(t)dt. Aussi il existe une seule de ces
0 0
Z 1 Z 1
primitives qui vérie en plus H(t)dt = 0 : il s'agit de la fonction F : x → G(x) − G(t)dt .
0 0
Z 1
Aussi : ∃!F ∈ C ([0, 1]) F = f
1 0
et F (t)dt = 0 .
0

2
Lycée Marceau MPSI 2014/2015 Le lundi 16 février 2015

2. (a) Soit Pn :  ∃! (Bk )k∈[[0,n]] ∈ (R[X])n+1 vériant les conditions de 2a

+ P0 est-elle vraie ? B0 est dénie de façon unique : donc P0 est vraie


+ Supposons Pn vraie pour un certain entier n. Pn+1 est-elle vraie ?.
On a construit (Bk )k∈[[0,n]] de façon unique. Mais, comme Bn est connue de façon unique, qu'il
existe une unique primitive de Bn dont l'intégrale sur [0, 1] est nulle et que cette primitive

est encore un polynôme, on construit Bn+1 de façon unique. Ainsi Pn+1 est vraie
+ On a montré que P0 est vraie et, pour tout entier n, Pn vraie entraine Pn+1 vraie. Ainsi
par théorême de récurrence, ∀n ∈ N, Pn vraie, i.e.
Z 1
∃! (Bn )n∈N ∈ (R[X]) B0 = I, ∀n ∈ N, Bn+1 = Bn et
N 0
Bn+1 (t)dt = 0
0

(b) En utilisant l'expression trouvée en 1, on obtient rapidement les polynômes suivants :


1 X2 X 1 X3 X2 X X4 X3 X2 1
B1 = X − 2
, B2 = 2
− 2
+ 12
, B3 = 6
− 4
+ 12
, B4 = 24
− 12
+ 24
− 720
.

1
(c) Par récurrence immédiate, on montre que deg (Bn ) = n et son coecient dominant vaut .
n!
En eet, le terme de plus haut degré de chaque Bn+1 ne provient que du terme de plus haut
degré de Bn .
Z 1 Z 1
3. Soit un entier n > 2. On a : Bn (1) − Bn (0) = Bn0 (t)dt = Bn+1 (t)dt = 0.
0 0
Ainsi ∀n ∈ N, n > 2 =⇒ Bn (0) = Bn (1)
0 0
4. (a) On vérie que C0 = I Cn+1
et = −(−1)n+1 Bn+1 (1 − X) = (−1)n Bn (1 − X) = Cn . De plus,
pour
Z 1 n ∈ N, en eectuant le changement de variables u = 1 − t, on a :
Z 0 Z 1 Z 1
Cn+1 (t)dt = − Cn+1 (1 − u)du = Cn+1 (1 − u)du = (−1)n+1 Bn+1 (u)du = 0
0 1 0 0
Ainsi, la suite (Cn )n∈N vérie les conditions de la suite (Bn )n∈N .
(b) Aussi par unicité de cette suite, on a : ∀n ∈ N, Cn = Bn
(c) On en déduit que,
1
si n est pair, le graphe de Bn est symétrique par rapport à la droite X = et
2
 
1
si n est impair, le graphe de Bn est symétrique par rapport au point ,0
2
(d) Lorsque n est un entier impair tel que Bn (0) = −Bn (1) et, d'après 3,
n > 3, on a, d'après 4b,

Bn (0) = Bn (1). Donc pour n > 3 impair, Bn (0) = Bn (1) = 0 .


1 1 1 1
  
De même en évaluant 4b en , on trouve Bn
2 2
= −B n 2
soit Bn 2
=0
 
1
5. (a) Soit Pm :  B2m+1 ne s'annule pas sur l'intervalle 0, 
2  
1
+ P0 est-elle vraie ? B1 = X − 2 ne s'annule pas sur l'intervalle 0, donc P0 est vraie
1
2
+ Supposons Pm vraie pour un certain entier m. Pm+1 est-elle vraie ?.
   
1 0 1
On a B2m+1 ne s'annule pas sur 0, donc B2m+2 = B2m+1 est de signe constant sur 0, .
2   2
1
Ainsi B2m+2 est strictement monotone sur 0, . D'autre part, B2m+3 s'annule en 0 et en
2
1
donc, d'après le théorème de Rolle, sa dériv'ee, B2m+2 s'annule en au moins un point c
2    
1 1
de 0, . Ainsi, B2m+2 est de signe constant sur ]0, c[ et du signe opposé sur c, . Ainsi
2 2
B2m+3 est strictement monotone sur [0, c] et strictement monotone de monotonie inverse

3
Lycée Marceau MPSI 2014/2015 Le lundi 16 février 2015

   
1 1 1
sur c, . Comme B2m+3 s'annule en 0 et en ,
2
B2m+3 ne s'annule pas sur 0, Ainsi
2 2
Pm+1 est vraie
+ On a montré que P0 est vraie et, pour tout entier m, Pm vraie entraine Pm+1 vraie. Ainsi
par théorême de récurrence, ∀m ∈ N, Pm vraie, i.e.
 
1
B2m+1 ne s'annule pas sur l'intervalle 0,
2
(b) + Si m = 0. Alors B0 − B0 (0) étant constant, garde un signe constant sur
  [0, 1].
0 1
+ Si m > 1. On note h : x → B2m − B2m (0). h est dérivable sur de dérivée h = B2m−1
0,
    2
1 1
qui ne s'annule pas sur 0, . Donc h est strictement monotone sur 0, et, comme
2   2
1
h(0) = 0, on en déduit que h ne s'annule pas sur 0, .
2
En utilisant la relation : ∀x ∈ R, B2m (1 − x) = B2m (x), on en déduit également que h ne
 
1
s'annule pas sur ,1
2
Ainsi B2m − B2m (0) est de signe constant sur [0, 1]

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