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Master Droit de L

Le document décrit l'évolution du concept de développement durable depuis son apparition dans les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, en soulignant les événements et documents clés qui ont fait progresser et diffuser ce concept, comme le rapport Brundtland de 1987 et la conférence de Rio de 1992.

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Le document décrit l'évolution du concept de développement durable depuis son apparition dans les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, en soulignant les événements et documents clés qui ont fait progresser et diffuser ce concept, comme le rapport Brundtland de 1987 et la conférence de Rio de 1992.

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Master droit de l’environnement et

developpement durable

Le concept de
developpement durable
Preparer par : abdelkarim EL ABBASSI

Sous la supervision de : professeur Majdoubi Hind

La conscience de l’impact de l’être humain sur l’environnement est assez


ancienne, mais c’est au XXe siècle que la science de l’écologie se développe d’une
manière plus systématique. À partir des années 1960 et 1970, les scientifiques
s’interrogent de plus en plus sérieusement sur la capacité des ressources de la Terre à
soutenir à long terme notre mode de vie selon le principal modèle de développement
que l’on connaît depuis la deuxième révolution industrielle. L’environnement devient
peu à peu un enjeu majeur. L’expression « développement durable » apparaît pour la
première fois en 1980 dans une publication de l’Union internationale pour la
conservation de la nature. Une définition en est donnée en 1987, dans le rapport
Notre avenir à tous, communément appelé le « Rapport Brundtland », publié à la
suite des travaux de la Commission mondiale sur l’environnement et le
développement de l’ONU (Organisation des Nations unies). « Le développement
durable s’entend d’un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Le
développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le
caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des
activités de développement. » En 2015, les Etats membres de l’ONU adoptent un
programme de développement durable qui comprend 17 objectifs à atteindre d’ici
2030. Ces objectifs visent, entre autres, à protéger la planète de nos actions, à
éradiquer la faim dans le monde et à garantir la prospérité pour toutes les populations.
La question qui se pose quelle est évolution de concept de développement durable ?

La généralisation du terme « développement soutenable » et « développement


durable » à la Commission des Nations Unies sur le Développement et
l’Environnement (CMED) qui déposait, après trois années d’audition et de rédaction,
son rapport final en 1987. Le concept du développement durable a évolué et s’est
raffiné au cours des trente dernières années et plus particulièrement depuis 1987.
L’étude de cette évolution peut se limiter aux événements marquants et documents
majeurs qui ont fait progresser, connaître et diffuser le concept de développement
durable: la conférence de Stockholm et sa déclaration (1972) en réaction au concept
de croissance zéro du Club de Rome (Halte à la croissance, 1972), la Stratégie
mondiale de la conservation (1980), la Commission mondiale des Nations Unies sur
l’Environnement et le Développement (CMED- Rapport Brundtland, Notre Avenir à
tous) en 1988, la Stratégie pour l’avenir de la vie (1991) et la Déclaration de Rio
(1992). Cette évolution conceptuelle est exposée dans le tableau suivant «
Cheminement historique de l’évolution du concept de développement durable ». Il
évoque les diverses définitions et les principes entourant cette notion au cours de
l’histoire et présente les étapes importantes de cette évolution. Que les définitions
évoluent, qu’elles soient différentes ou que les interprétations varient, cela « reflète la
vitalité du concept et indique la nécessité d’en préciser les paramètres d’application. »
(Villeneuve 1998). Le temps et l’espace comptent pour beaucoup dans la définition du
développement durable. Le temps est une perspective essentielle pour l’application de
ce type de développement et c’est donc avec plus de recul qu’on sera en mesure
d’attribuer le qualificatif « durable » à une forme ou une autre de développement. En
fait, à l’heure actuelle, très peu de gens peuvent affirmer avec précision quelles
pratiques ou quelles actions relèvent du développement durable. Par contre, il est
beaucoup plus aisé de dire ce qui n’en est pas. Le rapport Brundtland (1987) est resté
célèbre pour sa définition du développement durable toujours utilisée aujourd’hui qui
le pose comme « un développement qui répond aux besoins du futur sans
compromettre les capacités des générations futures de répondre aux leurs« . Ce
rapport commandité à la demande de l’ONU, tout en insistant sur le nouveau facteur
d’unité possible que serait la protection commune de la Planète, emprunte beaucoup à
des concepts liés au développement humain : la satisfaction des besoins essentiels, la
coopération de tous les acteurs, l’équité, et encore l’intégration de différentes
composantes du développement. On peut trouver toutefois des origines plus
anciennes au développement durable dans l’écologie de la conservation, en particulier
dans des rapports de l’IUCN, Union Internationale de Conservation de la Nature. La
Conférence de Rio (Conférence des Nations Unies pour l’Environnement et le
Développement, ou Sommet de la Terre) en 1992 manifesta un engouement mondial
pour le développement durable, articulé dans une Déclaration en 27 principes, un
programme de plusieurs centaines de pages (Action 21), sans oublier deux
conventions internationales majeures qui y sont lancées, celle sur le climat et celle sur
la biodiversité (lien vers changement climatique et biodiversité). Dans les décennies
qui suivent, la notion se diffuse sur la planète tant dans des programmes politiques
que parmi des organisations non gouvernementales et des entreprises. Dès 1992, le
développement durable, surtout interprété en Europe comme une intégration des
questions environnementales dans les politiques sectorielles, a conduit à de réelles
avancées en matière de pollutions locales (air, eau) ou de gestion des déchets.
L’objectif a également été adopté par des états, des collectivités locales ou des régions
comme principe politique et il a généré un certain nombre d’institutions et des
programmes. Ainsi en France un grand ministère a été mis en place, le Ministère de
l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Au niveau régional et local
également de nombreuses institutions et programmes ont vu le jour (lien vers écologie
territoriale). Dans la pratique le développement durable est associé à différents
secteurs d’activités, le plus souvent pour en souligner les enjeux écologiques au sens
large. Le terme « durable » est fréquemment utilisé comme adjectif pour qualifier
différentes activités, ou des évolutions portant par exemple sur les entreprises, les
villes, la gestion de la nature ou du paysage. Ainsi par exemple, la conférence
européenne sur les villes durables en était en 2016 à sa huitième édition. Ces échanges
de bonnes pratiques entre villes sont soutenus par ICLEI, le Réseau des
Gouvernements locaux pour la Durabilité. Fondamentalement, le développement
durable vise à augmenter le bien-être humain en tenant compte des contraintes
environnementales et des ressources, afin de ne pas risquer une diminution de ce
bien-être dans le futur, notamment du fait de la vulnérabilité environnementale des
sociétés mais pas uniquement. Ainsi les questions d’inégalités et de justice sont très
présentes dans cette notion. Comme l’affirme le premier principe de la Déclaration de
Rio : « Les êtres humains sont au centre du développement durable». Le respect de
l’environnement est donc instrumental pour le développement durable, et non une
valeur en soi. Quelques années après la conférence de Rio, le développement durable
a été de plus en plus souvent représenté par une recherche d’équilibre entre trois
sphères : sociale, économique et environnementale. Des indicateurs ont également été
développés en ce sens. Ainsi en France, la Stratégie Nationale de Développement
Durable, s’est accompagnée de 45 indicateurs, répartis de façon égale dans chacune
des trois sphères. On constate aussi sur ce graphique différentes variations des
interactions possibles: équitable, vivable, viable. Mais il faut savoir que ces
représentations varient de rapports en rapports.
En guise de conclusion, le développement durable constitue donc une réponse
face à la prolifération des crises écologiques climatiques et la lutte contre les inégalités
sociales sans oublier leur préoccupation majeure à savoir la protection de
l’environnement et les ressources pour les générations futures.

Références et notes :
 CMED (1987), Notre avenir à tous, (Rapport Brundtland)
 Aubertin Catherine et Vivien Franck-Dominique (dir.) (2010), Le développement
durable, La Documentation Française.
 Veyret Yvette (dir.) (2007), Le développement durable, Editions Sedes.
 IFEN (2003), 45 indicateurs de développement durable. Une contribution de l’IFEN,
Etudes et travaux N°41
 Godard Olivier (2015), Environnement et développement durable. Une approche
méta-économique, De Boeck.

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