Valeurs Éthiques et Professionnelles Médicales
Valeurs Éthiques et Professionnelles Médicales
traditionnelles - Par exemple : compétence, discrétion, pudeur, probité, loyauté, neutralité, courage, persévérance,
bienveillance, fidélité, sollicitude, dévouement, attention
Conflit de valeurs : plusieurs valeurs sur lesquelles on veut s’appuyer ne convergent pas toujours
vers une même décision
- Valeurs non hiérarchisées entre elles : la justice passe-t-elle avant ou après les libertés
individuelles ?
Conflit de - Situation fréquente : entre le service de la personne elle-même et la santé publique ; sauvegarde de
valeurs la vie en conflit avec un malade qui refuse une transfusion, etc.
- - Défis pour les valeurs professionnelles : tendance au consumérisme, limitation de l’autonomie par
Conflit d’intérêts gestionnaire, conflits d’intérêts, etc.
Conflit d’intérêts :
- Situation où le jugement du professionnel, prioritairement soumis aux intérêts du patient, est
influencé par un intérêt secondaire (gain pécuniaire, notoriété, intérêt d’un tiers)
- Mise à mal de la loyauté et de l’impartialité.
- La profession transforme une pratique en une activité codifiée et régulée :
. Le concept de profession est attribué aux métiers d’autonomie dans leur exercice, qui redéfinissent
sans cesse leur travail (concept dynamique) avec une forte juridiction professionnelle
. Les professionnels ont un statut garanti par l’Etat, défini par des lois
. Ils prêtent serment : le médecin est censé respecter les valeurs de sa profession
Profession
. Leur formation spécialisée leur confère une aptitude certifiée
- En contrepartie, la société garantit une certaine autonome/indépendance (auto-régulation) :
élaboration des règles de la pratique, jugement de la compétence professionnelle, liberté de
prescription et décision
2 rôles du médecin : thérapeute et professionnel, à la fois relation avec le malade + contrat social
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- Préceptes hippocratiques : le savoir-faire médical n’est pas qu’empirisme mais une pratique raisonnée
. Recherche de l’équilibre, du refus de tout mal et de toute injustice
. Par un lien avec le malade innocent, discret, respectant son espace de liberté
- Activité libre de toute autre influence que la science, entièrement polarisée par l’intérêt du malade.
Valeurs ancrées dans la pratique responsable = jugement qui débouche sur des actions finalisées au
Valeurs sein d’une relation singulière protégée de toute intrusion. Tout ce qui permet d’en réaliser les
historiques meilleures conditions est une valeur : maximes (primum non nocere), serment d’Hippocrate, Code de
déontologie
- Compétence, discrétion, pudeur, probité, loyauté, neutralité, courage, persévérance, bienveillance,
fidélité, sollicitude, dévouement, attention, empathie, altruisme…
- Encore aujourd’hui pour l’Association Médicale Mondiale : indépendance et responsabilité
professionnelle (compassion et compétence au service premier des intérêts du malade)
- Scientificité, validation des thérapies, actualisation des connaissances…
- L’Evidence Based Medicine (EBM) doit être complétée par une Values-Based
Medicine (valeurs) : davantage centrée sur le patient (ses préférences), ainsi que de
Médecine plus
la responsabilité et expérience du médecin -> décision partagée
efficace
- L’EBM combine les preuves (données scientifiques), la connaissance du médecin
-
(expérience du clinicien) et le choix du patient (ses préférences). Décision médicale
EBM
tient compte de ces trois paramètres.
- Démocratie sanitaire : loi du 04 mars 2002 (« Kouchner »). Le médecin n’est pas
le seul expert, partenariat avec le patient (renforcement des droits des malades)
Historique
Evolution liberté de jugement du clinicien, les protocoles relationnels (annonce de cancer, de dommage lié aux
récente en soins) menacent la liberté et réduisent les relations médecin-malade à une interaction sociale
France - L’orientation managériale des réformes et la pénétration du secteur par l’industrie transforment la
relation vers un contrat prestataire de services/consommateur
- Le recours à des systèmes administratifs sophistiqués et l’obligation croissante de rendre des
comptes entravent la capacité des médecins à respecter leur engagement envers les patients
La compassion est mise à mal par l’efficience, la compétence personnelle par l’obéissance servile
aux recommandations, l’autonomie professionnelle est contestée et limitée par le droit et l’aliénation
à des intérêts privés… Risque de souffrance et épuisement au travail
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DÉONTOLOGIE MÉDICALE
- Partie normative-juridique, explicite et publique de la morale professionnelle. Actualisation périodique (dernière en 2012).
- Règles énoncées = points de référence, précisent la qualité du service médical pour l’ensemble des acteurs
= De 1945, dernière révision en 2012
- Titre I : devoirs généraux des médecins
- Titre II : devoirs envers les patients
- Titre III : rapports des médecins entre eux et avec les membres des autres professions de santé
- Titre IV : de l’exercice de la profession
- Titre V : dispositions diverses
Les principes de la déontologie énoncent des normes prescriptives qui traduisent certaines valeurs :
Valeurs : liberté/indépendance du médecin, responsabilité, justice, responsabilité/dévouement/ compassion/loyauté,
protection des faibles, fidélité, respect de la personne, liberté du patient, discrétion, compétence, jugement perspicace,
confraternité/solidarité/probité…
de l’acte
- Honoraires fixés dans le respect de la réglementation en vigueur, avec tact et mesure
médical
- Pas de ristournes sur honoraires, pas de détournement de clientèle
- Obligation de Développement Professionnel Continu et Evaluation des Pratiques Professionnelles
- Soins consciencieux, attentifs et conforme aux données de la science, dans l’intérêt du patient
- Obligation de moyens dans l’élaboration du diagnostic et du traitement
Dans
- Liberté de prescription
l’exercice
- Interdiction de prescription de traitement non autorisé ni de traitement dont l’efficacité est
de l’acte
insuffisamment prouvée
médical
- Information préalable du patient et recueil de son consentement pour tous soins
- Fiche d’observation personnelle et confidentielle pour chaque patient
- Personne en péril : assistance au blessé ou au malade en urgence (sauf cas exceptionnel)
Punition lourde en cas de non-assistance à une personne en danger
- Personne victime de violence : signalement des victimes de maltraitances, de sévices physiques ou
psychologiques ou de privation, aux autorités médicales judiciaires ou administratives si patient mineur,
Devoir
ou par d’autres moyens d’assistance si majeur
d’assistance
- Personne en fin de vie : soulager la douleur, accompagnement par des soins appropriés, dans le respect
de la dignité et du confort, sans se livrer à un acharnement thérapeutique, selon une procédure
collégiale et dans le respect de la volonté du patient (directives anticipées). Accompagner le malade
jusqu’à la mort sans la provoquer
Infraction pénale en cas de non-respect
- Imposé à tout médecin dans l’intérêt du malade, même après le décès du patient
Respect du - Ne peut être opposé au patient, sauf en cas de diagnostic ou pronostic grave sans risque de
secret contamination de tiers
médical - Opposable aux tiers et proches du patient
- Peu d’exceptions : - Sévices à des mineurs ou des personnes vulnérables
- Sévices à des majeurs avec leur accord
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ORDRE DES MÉDECINS : conçoit et rédige le Code de déontologie —> Conseil d’État —> Parlement (vote)
—> publié au Journal Officiel (JO), inséré dans le Code de la Santé Publique
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- Logique pragmatique : évoquer en premier lieu les diagnostics avec un traitement spécifique avec un
bon rapport bénéfices/risques, « rentables » sur le plan thérapeutique
Difficulté résidant dans le fait que les motifs de consultation sont généralement pluriels pour une seule
consultation (2,6 par consultation en moyenne)
- Mode de raisonnement analytique : génération d’hypothèses diagnostiques
orientant l’interrogatoire et l’examen clinique, évaluation de chaque hypothèse et
vérification par des examens complémentaires
- Triade « hypothèses, indices, confirmation (ou infirmation) »
Raisonnement
- Utilisé par tous les médecins indépendamment de leur compétence diagnostique :
hypothético-
le niveau d’expertise relève surtout de la validité des hypothèses, de la pertinence
déductif
Mode de des informations recueillies et de la justesse de leur interprétation
raisonnement - Dans les situations non familières pour le médecin, médecin peu expérimenté ou
problème posé inhabituel
Compétence diagnostique variable d’un médecin à l’autre
- Mode de raisonnement non analytique par analogie, fondé sur la mémoire à long
terme (progressant avec l’expérience, variable selon le domaine d’expertise) ou des
Reconnaissanc
aphorismes (tout souffle cardiaque fébrile évoque une endocardite, etc.)
e immédiate
- Inconscient et automatique donc non auto-critiqué, et sensible au phénomène
d’attraction (connaissances d’acquisition récente, diagnostic impressionnant)
Mixte - Association de reconnaissance immédiate et processus hypothético-déductif
- Système de démarche binaire (OUI/NON, PRESENCE/ABSENCE) qui explore par
Algorithmique
exclusions
- En situation très complexe, face au doute ; Très coûteux en temps et énergie ;
Exhaustif
risque d’incidentalome
Se forme avec l’expérience
Éléments contribuants à un bon jugement clinique :
- Expérience personnelle riche (situations variées, succès et échecs dans la gestion des problèmes)
Jugement - Considération de l’ensemble des informations pertinentes
clinique - Considération critique des informations disponibles
- Considération de la faisabilité dans le choix d’une solution
- Considération des perspectives concurrentes (caractérisation et résolution du problème)
- Capacité à identifier ses limites, faire appel à expertises complémentaires
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= S’appuie sur le théorème de Bayes : probabilité post-test (a posteriori) en fonction des résultats d’un
test diagnostique (clinique ou paraclinique) et de la probabilité pré-test (a priori)
- Souligne les deux sources d’erreurs potentielles dans le raisonnement clinique : estimation de la
probabilité pré-test et caractéristiques informationnelles intrinsèques du test
= Prévalence du diagnostic dans la population du patient :
- De manière implicite par l’impression subjective du médecin
Probabilité - De manière explicite par un modèle de prédiction clinique : modèle validé par des
pré-test études épidémiologiques cliniques afin de déterminer la probabilité d’un diagnostic,
d’une réponse à un traitement ou d’un pronostic. Combine typiquement 3
prédicteurs : démographie, antécédents/comorbidités, clinique, biologie, imagerie
= Probabilité révisée du diagnostic selon le résultat du test
Approche - Dépend de la probabilité pré-test et des caractéristiques informationnelles (cf. item
20) intrinsèques du test (Se, Sp), quantifiées par les rapports de vraisemblance =
Raisonnement en médecine
bayésienne
risque relatif que le test chez un sujet malade, par comparaison à un sujet sain, soit :
. Positif : RV+ = Se/(1 – Sp)
. Négatif : RV- = (1 – Se)/Sp
- Probabilité post-test : calcul (théorème de Bayes) ou nomogramme de Fagan
Probabilité Un test est considéré comme informatif si RV+ > 10 ou RV- < 0,10
post-test Un test sensible exclut le diagnostic de maladie (SNOUT : Sensitivity Negative rule
OUT), un test spécifique l’affirme (SPIN : Specificity Positive rule IN)
- Valeurs prédictives caractérisent les performances informationnelles extrinsèques
(dépendent des caractéristiques intrinsèques et de la prévalence de la maladie) du
test du point de vue du clinicien :
- VPP : probabilité que le sujet soit malade si le test est positif
- VPN : probabilité que le sujet ne soit pas malade si le test est négatif
Quand la prévalence diminue, la VPP diminue et la VPN augmente
= Basée sur le calcul de l’utilité moyenne de stratégies concurrentes (représentant la somme des utilités
respectives des issues potentielles d’une stratégie pondérées par leur probabilité de survenue)
Analyse
- Tient compte des performances d’un test diagnostique ou de l’efficacité d’un traitement, mais aussi de
décisionnelle
l’utilité mesurée (impact sur la qualité de vie, etc.) Arbre de décision possible
- Possible analyse médico-économique coût-utilité : mêmes principes intégrant en plus le coût
Progression de la réflexion diagnostique qui finit par rendre une hypothèse suffisamment probable ->
Logique début du traitement
thérapeutique - Evolution différente de l’attendu = évoquer soit une erreur diagnostique soit mauvaise évaluation
pronostique => reprendre l’ensemble de la démarche de manière critique
= EBM = utilisation consciencieuse et judicieuse des meilleurs données scientifiques actuelles dans la prise en charge
personnalisée de chaque patient : concept développé dans les années 1980. La décision médicale intègre ainsi
l’expérience clinique du médecin, les données les plus récentes d’épidémiologie clinique, les préférences du patient
- Formuler une question clinique claire et précise à partir de la situation clinique (PICOT : patient,
intervention, comparator, outcome, time) : définition précise du groupe de patients considéré,
spécification de l’intervention considérée +/- principale alternative à cette intervention, définition d’un
ou plusieurs critères de jugement pertinents, horizon temporel pour évaluer le critère
- Identifier les publications pertinentes : selon des moteurs de recherche (interface PubMed® de la base
Evidence-Based Medicine
Medline®), bases de connaissances (BMJ, CiSMef, ACP), des essais, revues systématiques et méta-analyse
(Cochrane…) et des recommandations pour la pratique clinique (HAS, sociétés savantes…)
4 étapes
- Evaluer de manière critique la méthodologie et les résultats des publications identifiées : validité
(niveau de preuve scientifique), impact (importance de l’effet), utilité pratique (grade de
recommandation) = revue systématique ; méta-analyse combine les résultats pour une mesure
statistique de l’effet global de l’intervention étudiée
- Déduire une conduite à tenir personnalisée pour le patient : selon les possibilités d’extrapolation des
résultats issus de la littérature, la pertinence de l’intervention, la balance bénéfice/risque et les
préférences du patient (attentes et objectifs personnels) -> si possible décision médical partagée
- Capacité d’une étude ou d’un ensemble d’études de répondre à la question posée selon : le schéma de
l’étude, son adéquation avec la question posée, sa qualité méthodologique (pertinence critère de
Niveau de jugement, représentativité population incluse, précision du résultat)
preuve - Rend compte de l’efficacité théorique d’une intervention
- Essai contrôlé randomisé = plus haut niveau de preuve
- GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation) :
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recommendations assessment,
development and evaluation)
Type d’étude Soustraire si Ajouter si
preuve a priori posteriori
GRADE (grading of
- Risque de biais - Intensité
Elevé = 4 (++++)
- Hétérogénéité de l’effet
Niveau de Essai randomisé Elevé - Relation
des résultats
preuve - Défaut dose-effet Modéré = 3 (+++-)
d’applicabilité - Facteur de
- Imprécision confusion Faible = 2 (++--)
Etude
observationnelle
Faible - Biais de résiduel ↓
publication Très faible = 1 (+---)
l’effet
- Compromis impliquant un jugement de valeurs selon les bénéfices/risques d’une intervention, ses coûts,
les moyens disponibles pour la mettre en œuvre, la valeur qui en est donnée par les patients (= impact
attendu de l’intervention en vie réelle)
- Dépend : du niveau de preuve, de l’amplitude (critères pertinents patients) et de la constance du
bénéfice, de la fréquence/gravité des effets indésirables, des contraintes et coûts de l’intervention, des
interventions concurrentes disponibles
- Recommandations « fortes » (bénéfice >> coûts et risques) : règles applicables en toute circonstances
- Recommandations « faibles » (bénéfice modeste, rapport bénéfices/risques variable selon
Evidence-Based Medicine
= Processus décisionnel collectif nécessaire dans les situations complexes (article 37-2 du Code de déontologie médicale)
- Etape d’un processus décisionnel collectif à l’issue duquel est prise la décision médicale proprement dite
- Situations : limitation ou arrêt des traitements paraissant inutiles ou disproportionnés ou qui n’ont d’autres effets que le
maintien artificiel de la vie chez un patient hors d’état d’exprimer sa volonté ; patients inconscients en phase avancée ou
terminale d’une affection grave et incurable, ou sans espoir raisonnable de récupération et maintenus en vie de façon
prolongée par des thérapeutiques de substitution des fonctions vitales défaillantes
- Ne peut s’appliquer que si le traitement a déjà été mis en œuvre, et qu’il s’agit de le limiter ou de l’arrêter
- Non obligatoire mais recours possible du médecin, une décision collégiale étant prise par exemple au cours des RCP
- Pour prévenir l’obstination déraisonnable dans l’intérêt du patient, préserver le patient de décision solitaire arbitraire
= Souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation
ou de l’arrêt du traitement
- Document écrit, daté et signé par l’auteur avec nom/prénom/date et lieu de naissance
- Rédaction à l’initiative du patient, qui les fait connaître lors de son hospitalisation
- Révocables à tout moment par le patient sans formalités
Directives
- Durée de validité illimitée, modifiables/annulables à tout moment
anticipées - Original conservé par le patient ou la personne de confiance, avec copie conservée dans
le dossier médical en son absence, le médecin doit rechercher leur existence auprès de
la personne de confiance, de la famille, des proches ou du médecin traitant
Décision collégiale
- Efficacité théorique (efficacy) : niveau du résultat produit par une intervention de santé appliquée à un groupe de sujets
sélectionnés dans des conditions optimales de réalisation (expérimentales) ; intervention testée évaluée à l’absence
d’intervention ou à l’intervention de référence
- Efficacité pratique = effectivité (effectiveness) : niveau du résultat d’une intervention de santé appliquée à une
communauté de sujets non sélectionnés et dans des conditions réelles d’utilisation. Presque toujours inférieure à
l’efficacité théorique escomptée, compte tenu de l’acceptabilité de l’intervention, sa mise en œuvre et les interactions
- Efficience (efficiency) = dimension économique de l’efficacité en rapportant le niveau de résultat aux ressources
utilisées, mesurées par un ratio coût/efficacité (ou coût/effectivité) incrémentiel ou décrémentiel comparativement à une
stratégie de référence mesure du rendement d’une intervention. En général une nouvelle stratégie est plus efficace
mais aussi plus coûteuse (coût quantifié par ex en €/année de vie supplémentaire)
- Utilité = perception d’une personne des multiples composantes subjectives liées à son état de santé perçu (durée et
Notion d'efficacité
qualité de vie). Ainsi les QALYs (Quality Adjusted Life Years) pondèrent le nombre d’années de vie vécues par la qualité de
vie. Par convention pondération de 0 (mort) à 1 (état de santé parfait), la qualité de vie pouvant être négative si le patient
juge la qualité de vie associée à l’état de santé « pire » que la mort.
Plusieurs approches permettent d’estimer l’utilité d’un état de santé :
- Time trade-off : combien d’années de vie dans un état de santé parfait le patient serait prêt à échanger
Arbitrage
contre 10 années dans son état de santé actuel
temporel
S’il répond 5 son état de santé actuel est de 5/10 = 0,5 et on pondère la durée de survie par 0,5
- Standard gamble : le patient choisit entre un traitement avec probabilité p de guérison complète et (1-p)
Pari ou
de décès immédiat, ou rester de façon certaine dans son état de santé actuel. On fait varier la probabilité p
loterie
jusqu’à ce que le patient soit indifférent entre les deux options
standard
Si le sujet est indifférent pour p = 0,6 il s’agit de l’utilité de l’état de santé actuel du sujet
Echelles - Quantifie la qualité de vie ou santé perceptuelle générique ou spécifique de pathologies
standardisé - MOS SF-36 (medical outcome study short form 36) : échelle générique de qualité de vie en 36 items, une
es des plus utilisées au monde
= DIVISION persistante et publique de plusieurs membres d’une communauté scientifique, coalisés ou non,
qui soutiennent des arguments contradictoires dans l’interprétation d’un phénomène donné
(authenticité ou les circonstances d’un fait, exactitude des connaissances, efficacité d’une technique,
enjeux et implications pratiques)
Scientifique - Positions contradictoires étayées par des arguments scientifiques conflits ou affrontements entre
personnalités
- Etape nécessaire au développement des connaissances scientifiques (départage les opinions rivales),
débattue/régulée à travers les publications scientifiques -> suppose des scientifiques rationnels oeuvrant
de manière collective et désintéressée (mais liens d’intérêts idéologiques +/- financiers)
= controverse sociale ou publique (débats publics après catastrophes ou crises sanitaires) pouvant faire
l’objet de manipulation du fait de sa médiatisation
- Intégration d’acteurs nouveaux (médias, grand public, associations de patients, représentants des
Controverse
Evénement indésirable associé aux soins (EIAS) = risque iatrogène : événement défavorable pour le patient consécutif aux
stratégies et actes de diagnostic, de traitement, de prévention ou de réadaptation
- EI grave (EIG) = entrainant : - Hospitalisation ou prolongation d’hospitalisation 1 jour
- Handicap ou incapacité à la fin de l’hospitalisation
- Associé à une menace vitale ou au décès
- EI inévitable = aléa thérapeutique : dans les cas où l’action de soins a été indiquée et réalisée correctement
- EI évitable = qui ne serait pas survenu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante
- Evénement porteur de risque (EPR) = défaillance ou non-conformité du processus de soin, n’ayant pas entraîné de
conséquence pour le patient mais ayant constitué une situation de risque (« presque accident » ou near-miss)
= Etude nationale des événements indésirables associés aux soins (ENEIS) de 2004 et 2009
- EIG : 350 000 à 450 000/an dans les établissements de santé, soit 6,6/1000 jours d’hospitalisation, dont 1/3 évitables
Un EIG tous les 5 jours dans un service de 30 lits
- Incidence d’événements indésirables survenus au cours d’une hospitalisation = 9 cas/100 patients, dont 45% évitables
- 4% des hospitalisations dues à des événements indésirables, dont 45% d’évitables 175-250 000 hospitalisations/an
- Origine : > 50% après une intervention chirurgicale, 35% médicaments, 5% procédures diagnostiques
Epidémiologie
modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité) ou HACCP (Hazard Analysis Critical
Control Point = Analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise)…
Analyse des - Décomposition du processus en étapes et en tâches élémentaires
processus - Recherche des dysfonctionnements possibles à chaque étape
- Classement des risques en « acceptables » et « inacceptables » selon la fréquence et/ou la
gravité potentielle du risque priorité, à surveiller, acceptable en l’état
- Proposition de solutions permettant de réduire ces défaillances potentielles
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/14/2021
Contrôle de = Respect des normes réglementaires et professionnelles, généralement fondées sur des
conformité expériences passées ou des connaissances a priori des risques
aux normes - Inspection par les autorités compétentes, évaluation des pratiques professionnelles…
= Dispositifs organisés en triple boucle (service, établissement, nation…), génériques ou spécifique d’un risque
= Groupe de différents professionnels d’une structure de soins (médecins,
paramédicaux, cadres…) se réunissant périodiquement (en général mensuellement)
pour analyser les EIAS survenus dans l’équipe ou le service
- Désignation d’un membre pilote
Comité de
Chargé d’investiguer un événement prioritaire suivant une méthode formelle
retour - Méthode Orion® en France : 6 étapes : collecte des données (entretiens semi-
d’expérience
directifs des personnes présentes au moment de l'événement, dossiers et autre
(CREX)
pièce permettant de comprendre les faits), reconstitution de la chronologie de
l'événement, identification des écarts par rapport aux pratiques recommandées,
Au niveau du identification des facteurs contributifs (immédiats et profonds ou causes racines),
service proposition d'actions à mettre en œuvre, rédaction du rapport d'analyse
Revue de = Revue collective rétrospective des dossiers des patients dont l’évolution a été
mortalité- marqué par un événement indésirable (décès ou complication)
morbidité - Examen de la prise en charge réalisée pour discuter sa pertinence et identifier les
(RMM) éventuelles défaillances ayant pu contribuer à la survenue de l’événement
= Enregistrement systématique de toutes les occurrences d’un événements
Indicateurs
permettant de suivre et maitriser la fréquence de certains événements indésirables
sentinelles
- Taux d’infection opératoire, d’extubation accidentelle, de chutes, d’escarre…
Dispositifs de gestion de la sécurité des soins
Coordinateur de la gestion des risques : responsable de la sécurité des soins, chargé de coordonner
tous les acteurs impliqués dans la gestion des risques
- Au sein d’une cellule ou unité de gestion des risques cliniques, variable selon la taille de
l’établissement, comprenant des professionnels formés à l’analyse des risques
- Destinataire des signalements d’EIAS, afin de réaliser une investigation et un suivi des actions
d’amélioration
Au niveau
- Destinataire des alertes sanitaires et des rapports d’inspection
d’un
- Utilisation de méthode de prévention a priori : visites de risque, cartographie des risques, analyse
établissement
préliminaire des risques
- Proche de la direction et la Commission Médicale d’Etablissement (CME) car les actions d’amélioration
peuvent relever de décisions institutionnelles ou nécessiter une mobilisation de ressources
RESPONSABILITÉ MÉDICALE
- Responsabilité d’un professionnel de santé ou d’un établissement peut être recherchée à des fins de sanction et/ou
d’indemnisation :
. Sanction d’un comportement que la société ou la profession réprouve : responsabilités pénale et disciplinaire
. Indemnisation de la victime d’un dommage causé par un tiers : responsabilité civile et administrative
- Plusieurs responsabilités peuvent être engagées pour un même comportement
- Obligation de moyens (soins conformes aux données acquises de la science) et devoir d’information ; aucune obligation de
résultats (exception : chirurgie esthétique)
- Sanction peut être pénale ou disciplinaire
- Indemnisation par le responsable (exercice libéral), l’employeur (agent du service public ou salarié) ou à l’amiable (CCI)
- Tout professionnel doit souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle
- Fonction répressive : sanctionner des individus dont le comportement est réprouvé dans notre société
- Toujours personnelle, quel que soit le type d’exercice, à l’identique entre tous les médecins (internes y compris)
- Peut concerner les établissements de santé en qualité de personnes morales
= Comportements que la société définit comme répréhensibles
- Classées en trois catégories par ordre de gravité : contraventions, délits et crimes
- Peu spécifiques à l’acte médical mais peuvent se distinguer en trois types dans nos pratiques
- Rédaction de faux certificats (Art 441-7)
- Violation du secret professionnel (Art 226-13)
- Non-assistance à personne en péril (Art 226-3) :
La violation = situation créant l’obligation d’assistance : péril encouru par une personne (menace
d’un devoir pour la vie ou pour la santé d’une personne ; menace imminente, constante, nécessitant
d’humanisme une intervention immédiate) + possibilité d’assistance (personnelle ++ par le médecin ou
par appel des secours) + absence de risque pour l’intervenant ou pour les tiers
= éléments constitutifs de l’infraction : un élément matériel (= une abstention) + un
élément intentionnel (= le refus d’agir)
= Majeure partie des infractions reprochées à un médecin
Médecin n’a pas respecté les données acquises de la science (faute par maladresse,
Responsabilité pénale
Celle qui est encourue devant les instances de l’Ordre des médecins. Action disciplinaire indépendante des autres actions
qui peuvent être engagées.
- Tout manquement aux règles de déontologie médicale. Les principes du Code de déontologie
s’appliquent à tout médecin inscrit au tableau de l’Ordre, ainsi qu’aux internes en médecine
(remplacements).
Fautes et - Violation d’une règle morale, inscrite ou non dans le Code de déontologie médicale. Un acte de la vie
sanctions privée peut porter atteinte à l’honneur ou à la moralité de la profession.
disciplinaires - Sanctions disciplinaires : avertissement, blâme, interdiction temporaire d’exercer des fonctions
Responsabilité disciplinaire
rémunérées, interdiction temporaire d’exercice (3 ans max, ou assorties d’un sursis partiel ou total,
révocable en cas de nouvelle faute disciplinaire dans les 5 ans) ou radiation du tableau de l’Ordre
(l’intéressé peut demander son relèvement au bout de 3 ans, et tous les 3 ans si refus)
- Juridictions : chambre disciplinaire du conseil régional de l’Ordre, chambre disciplinaire du conseil
national de l’Ordre (en appel)
- Saisine :
Pour les médecins libéraux : conseil départemental de l’Ordre, conseil national de l’Ordre, un médecin,
un syndicat de médecins, le directeur de l’ARS, le Préfet, le Procureur de la République et le Ministre de la
Santé
Mise en
Pour les médecins hospitaliers : conseil départemental de l’Ordre, conseil national de l’Ordre, directeur
œuvre de la
de l’ARS, le Préfet, le Procureur de la République et le Ministre de la Santé
responsabilité
Une plainte d’un patient contre un médecin doit être transmise au conseil départemental de l’Ordre, qui
doit tenter une conciliation ; si échec : transmission au conseil régional de l’Ordre
- Procédure :
Contradictoire, audience publique
Patient peut être accompagné d’un avocat et exercer un recours (appel, pourvoi en cassation) ; Médecin
assisté d’un avocat ou confrère
- Un patient peut se prévaloir d’une atteinte à l’un de ses droits (Loi du 4 mars
2002) pour rechercher la responsabilité d’un médecin ou d’un établissement, mais il
doit prouver la faute.
- Responsabilité pour faute prouvée : les professionnels de santé ne sont responsables
des conséquences dommageables d’actes de prévention, de diagnostic ou de soins
qu’en cas de faute :
Fait générateur Faute technique : violation des connaissances médicales avérées ou des données
acquises de la science (dimension scientifique)
Violation d’un devoir d’humanisme : atteinte au secret professionnel ou défaut
d’information
Parfois, défaillance d’un produit de santé
Conditions - Responsabilité sans faute prouvée : par exemple lors d’infections nosocomiales (cf.
d’engagement infra)
de la
responsabilité - Atteinte à l’intégrité physique ou psychique
- Perte de chance de survie ou de guérison
Responsabilité et indemnisation
Dommage - En cas de défaut d’information, perte de chance d’avoir échappé à un risque qui s’est
finalement réalisé
Le dommage doit être actuel et certain. Il peut être futur s’il est certain.
- Le lien de causalité entre le fait générateur et le dommage doit être certain. Il n’a pas
à être direct ni exclusif.
- Le plus difficile à prouver pour le patient, mais le juge accepte d’indemniser la perte
Lien de causalité
de chance de survie ou de guérison
- Défaut d’information : indemnisation possible de la perte de chance et du préjudice
d’impréparation
Responsabilité civile : les professionnels exerçants à titre libéral et les établissements
de santé privés engagent leur responsabilité civile devant les juridictions de l’ordre
judiciaire : TGI, cour d’appel et cour de cassation.
/!\ Les praticiens hospitaliers engagent leur responsabilité civile professionnelle à raison
des dommages survenus dans le cadre de leur secteur d’activité libérale au sein de
l’établissement de santé.
Responsabilité administrative : pas de relation juridique entre le médecin et son
Modalités
patient dans un service public hospitalier. En cas d’actes réalisés par les médecins
d’engament Voie
hospitaliers, c’est la responsabilité de l’établissement public de santé qui est engagée
de la contentieuse
devant les juridictions de l’ordre administratif : tribunal administratif, cour
responsabilité
administrative d’appel, Conseil d’Etat.
Plusieurs typologies de fautes :
- Faute de service : faute commise par un agent public dans l’exercice de ses fonctions,
avec les moyens du service, en dehors de tout intérêt personnel
- Faute dans l’organisation et le fonctionnement du service : insuffisance dans la
surveillance des patients ou des locaux, mauvais entretien des locaux et du matériel, la
mauvaise coordination entre les médecins …
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 7/12/2022
/!\ Notion de faute détachable du service (faute personnelle) = s’en détache en raison
Voie
de l’intention de nuire de son auteur ou de son exceptionnelle gravité, ou commise en
contentieuse
dehors du service, sans lien avec le service
Régime d’indemnisation amiable.
CCI : présidées par un magistrat (membres représentant les usagers, professionnels de
santé, les établissements de santé, les assureurs, l’ONIAM + personnalités qualifiées).
Missions :
- Favoriser la résolution des conflits entre usagers et professionnels de santé
- Permettre l’indemnisation des victimes d’accidents médicaux
Procédure :
Demande d’indemnisation du patient ou des ayants droits (si décès), avec étude de
recevabilité :
- Le fait générateur doit être postérieur au 04/09/2001 ;
- Dommage doit être imputable à un acte de prévention, de diagnostic ou de soin (sont
exclus : actes de chirurgie esthétique, accouchement voie basse) ;
- Seuil de gravité +++ :
Modalités Taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique > 24% ;
d’engament Arrêt temporaire des activités professionnelles 6 mois consécutifs ou 6 mois non
de la Commissions de consécutifs sur 1 an ;
responsabilité conciliation et Gênes temporaires constitutives d’un déficit fonctionnel temporaire > 50% pendant
d’indemnisation 6 mois consécutifs ou 6 mois non consécutifs sur 1 an ;
(CCI) A titre exceptionnel : lorsque la victime est déclarée inapte à exercer ses fonctions
ou lorsque l’accident médical, l’affection iatrogène ou l’infection nosocomiale
Responsabilité et indemnisation
- Information claire, loyale et appropriée, complète et compréhensible, sur les risques et bénéfices
- Rend le risque plus acceptable
Après la survenue d’un EIAS :
- Ethique et obligatoire légalement ; Ne pas sous-estimer le préjudice, à considérer du point de vue du patient
- En cas de déni du dommage par le médecin, détresse du patient et détérioration de la relation médecin-malade, avec
risque de procédures contentieuses
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 7/12/2022
un événement imprévu et défavorable pour un patient et/ou une erreur médicale dont il se sent responsable,
avec sentiment d’échec et remise en question pouvant aller jusqu’au suicide)
Règles essentielles :
- Signalement d’erreurs non sanctionné
- Objectivité, faits non interprétés
- Anonymat et confidentialité dans l’analyse
- Signalement exhaustif, avec mention de l’ensemble des risques
Repérage des événements indésirables graves :
Systèmes passifs : veille sanitaire, déclaration obligatoire par professionnels de santé ou signalements des
patients et famille, avec analyse par cellule de gestion des risques
Systèmes actifs : analyse rétrospective de dossiers ou traces électroniques, par la cellule de gestion des risques
ou lors d’une RMM
- Modèle du « fromage suisse », distinction erreurs actives et latentes
Modèle de
Analyse des causes d'erreurs
Analyse des - Identification des facteurs contributifs, immédiats et profonds (= causes racines), liés au
causes racines patient (état de santé, maladies, vulnérabilité), aux tâches à accomplir, à l’équipe
(communication, traçabilité), à l’environnement de travail (physique, organisationnel), à
l’organisation/management et au contexte institutionnel (politiques de santé publique)
- Proposition d’actions à mettre en œuvre
- Rédaction rapport d’analyse
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 7/12/2022
- Expression d’un consensus local et documenté concernant la prise en charge d’une maladie
aiguë ou chronique, par plusieurs professionnels, au sein d’une structure de soins ou sur un
territoire, et en fonction de l'état de la science du moment
- Traduit la volonté d’associer des compétences médicales, soignantes, médico-sociales pour
mieux prendre en charge une situation en lien avec un problème de santé identifié
- Elaboration par un travail en groupe restreint, comprenant au moins 1 représentant par
profession impliquée, afin d’assurer une prise en charge optimale des patients concernés
- Comporte des messages clés, aide-mémoires, check-lists, aides à la prescription…
Concerne tous les professionnels de santé
Listes de . Facilite la communication entre les intervenants : normalisation des échanges, partage
vérification d’information avec vérification croisée (identité, type d’opération, site opératoire)
(check-lists) . A adapter au contexte local et aux disciplines
. Diminution significative de morbimortalité post-opératoire
- Autres fiches développées pour des activités « interventionnelles » : endoscopie, KTC,
chimiothérapie...
= Réunion d’analyse collective, rétrospective, de cas marqués par la survenue d’un événement
indésirable lié aux soins (décès, complication ou tout événement qui aurait pu causer un dommage
au patient) afin de mettre en œuvre des actions de prévention, de récupération ou d’atténuation
Réunion de
- Analyse constructive dans un climat de confiance, globale et systémique, prenant en compte les
morbi-mortalité composantes organisationnelles, techniques et humaines. Dépasser la seule réflexion centrée sur
(RMM)
l’action d’un ou plusieurs individus
- Culture du retour d’expérience ou comment apprendre collectivement de ses erreurs
Une RMM complétée par un temps explicite de formation peut valider une procédure de DPC
Structures de médecine d’urgence : Samu-Centre 15, services mobiles d’urgence et de réanimation (Smur) et services
des urgences ou structures des urgences (SU)
- Service hospitalier ayant pour mission de répondre aux situations d’urgence :
. Ecoute médicale permanente (24/7) : centre de réception et de régulation des appels (CRRA),
avec n° national unique (15)
. Détermine et déclenche la réponse la plus adaptée, dans le délai le plus rapide
. S’assure de la disponibilité des moyens d’hospitalisation adaptés à l’état du patient
. Organise le transport du patient et son accueil hospitalier
- Participe à l’élaboration des plans de secours, à la prise en charge des situations sanitaires
Organisation des structures de médecine d'urgence
- Droit de recevoir les traitements et les soins les plus appropriés, de qualité, et de bénéficier des
thérapeutiques dont l’efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le
meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées
- Droit de ne pas subir des actes témoignant d’une obstination déraisonnable
Apports de la loi du 4 mars 2002 :
- Extension et généralisation de la représentation des usagers
- La responsabilité d’un médecin ne peut être engagée qu’en présence d’une faute + mise en place
d’une procédure d’indemnisation des accidents médicaux
Les droits collectifs des patients (usagers) peuvent se décliner en deux types :
- Le droit d’être représenté : défense des droits, démocratie sanitaire :
. Par des représentants des usagers (membres d’associations agréées régionalement ou
nationalement) siégeant dans des instances décisionnelles et consultatives ainsi que dans des
instances territoriales ou nationales ;
Droits . La Commission des Usagers (CDU) en établissements de santé : examen des réclamations des
collectifs usagers, information sur les voies de conciliation et de recours ; formulation d’avis et propositions sur
l’accueil et la prise en charge des patients
- Le droit de se plaindre : possible engagement de la responsabilité d’un établissement ou d’un
professionnel peut être engagée. Trois procédures possibles :
. Une procédure contentieuse : le patient peut agir en justice (administrative, civile ou pénale) ;
. Une procédure disciplinaire : possibilité dépôt de plainte devant le conseil départemental de l’Ordre
des médecins : conciliation première, et si échec transmission à la chambre disciplinaire de première
instance (régionale) ;
. Une procédure amiable : droit de recourir aux représentants des usagers, CDU ou médiateurs, droit à
demande de réparation amiable devant la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des
accidents médicaux (CCI)
- Code de la Santé publique : « Les droits reconnus aux usagers s'accompagnent des responsabilités de
nature à garantir la pérennité du système de santé et des principes sur lesquels il repose »
Devoirs - Obligations des patients : régler les honoraires des médecins consultés, obligation de collaboration
(informer le médecin, observance thérapeutique, etc.)
- Devoirs des patients = ceux de tout citoyen
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Autonomie d’action : indépendance physique permettant de se déplacer où l’on veut, quand on veut ; s’adapter aux
situations de la vie et de subvenir à ses besoins ; permet de réaliser les actes de la vie quotidienne
- Autonomie de pensée : capacité à conduire une argumentation cohérente et réfléchie = capacité du patient à exercer
son esprit critique à l’égard des informations qui lui sont transmises ; le patient doit donc disposer d’informations
claires, loyales et précises ; participe à la bonne observance thérapeutique
- Autonomie de volonté : reflète la capacité du patient à élaborer un projet de soin ; prégnante dans les maladies
chroniques (souvent réitérée)
- Pour qu’un acte médical soit licite, il doit être réalisé dans un but médical, et avec le consentement du patient
- Le devoir d’information recoupe un niveau éthique (autonomie du patient dans la relation de soin) mais aussi
juridique (obligation d’information avant recueil du consentement), avec un rôle important dans la relation
médecin/malade, au plan moral (attente légitime du patient, respect de sa personne) et pratique (instauration d’un
climat de confiance, rassure et contribue à l’observance)
- Information avant l’acte, nécessaire au recueil du consentement, et après l’acte : accès au dossier médical
- Respect des principes de transparence et d’intégrité (fondée sur les données actuelles de la médecine et de la
science) et doit éclairer le patient sur les bénéfices et les risques mais aussi sur le déroulement des soins, les
inconvénients physiques et psychiques dans la vie quotidienne, l’organisation du parcours de prise en charge, les droits
sociaux de la personne, ainsi que les aides et soutiens accessibles
- Information :
. Loyale : sans mensonge ni dissimulation
. Claire : intelligible, simplifiée, sans détail superflu
. Appropriée : aux circonstances et à l’individu adaptée au niveau de compréhension du patient
- Délivrée par voie orale, lors d’un entretien individuel (+/- avec la personne de confiance), par tout professionnel de
santé dans le cadre de ses compétences ; Information uniquement écrite non satisfaisante, mais possible complément à
l’information délivrée par voie orale
- Concerne :
. L’état de santé du patient et son pronostic ;
. Tout type de traitements et d’investigations proposés : utilité, degré d’urgence, risques fréquents ou graves
normalement prévisibles ; il faut informer sur les risques exceptionnels s’ils sont graves (décès, invalidité, risque
esthétiques importants)
. Les alternatives possibles ;
. Les risques et conséquences prévisibles en cas de refus ;
Information
- Dans les situations de fin de vie, la loi prévoit : la possibilité de refus de soins, éviter les situations
d’obstination déraisonnable ainsi qu’un droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès
- Deux cas de figure à distinguer :
. Patient conscient, capable de participer à une délibération : plusieurs échanges construits entre patient et
médecin, le patient formulant lui-même une demande de LATA
. Patient dans l’incapacité de s’exprimer : le médecin peut décider d’une limitation ou d’un arrêt des
traitements, après avoir respecté une procédure collégiale
- Procédure collégiale :
. Concertation avec les membres de l’équipe de soin, recueil de l’avis motivé d’au moins un autre médecin
consultant (± un 2e)
. Recherche de la volonté de la personne (DA > personne de confiance > autre proche)
. Prise de décision par le médecin + information de l’entourage
FIN DE VIE . Echanges sont versés au dossier
- Directives anticipées (DA) :
DIRECTIVES - Déclaration écrite permettant à toute personne majeure, si elle le souhaite, de préciser ses souhaits
ANTICIPÉES concernant sa fin de vie
- Pourront aider les médecins à prendre leurs décisions sur les soins à donner si la personne ne peut plus
exprimer ses volontés.
- Possibles par toute personne majeure ; possible pour majeur sous tutelle (avec autorisation du juge ou du
conseil de famille)
- Écrites, datées et signées, sur papier libre ; si la personne ne peut les rédiger elle-même, elle peut faire
appel à 2 témoins, dont sa personne de confiance
- Sans limite de validité dans le temps ; s’ils en existent plusieurs, les plus récentes sont prise en compte
- Révocables ou révisables à tout moment
- Doivent être facilement accessibles aux médecins ; Conservées par tout moyen : par leur auteur, confiées à
la personne de confiance ou un proche, dans le dossier en médecine de ville ou à l’hôpital
- Opposables au médecin, sauf en situations d’urgence (temps d’évaluer la situation) et si elles apparaissent
manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale (faire alors une procédure collégiale)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
SECRET PROFESSIONNEL
- Concerne « tout ce qui est venu à la connaissance du professionnel de santé durant son exercice professionnel, non
seulement ce qui lui a été confié mais aussi ce qu’il a vu, entendu et compris » (Code de déontologie médicale)
- Couvre l’ensemble des informations médicales et individuelles au sens large ; discrétion totale attendue à l’égard du
médecin, et même sur ce qu’il aurait pu déduire des informations/éléments en sa possession
- S’applique à toute personne au contact du patient ou impliquée dans sa prise en charge : personnel médical (médecin,
dentiste, sage-femme, pharmacien), paramédical (infirmier, aide-soignant, etc.), administratif (secrétaire, assistante sociale,
etc.) ou autres (agents d’entretien, informaticiens, éducateurs, etc.), titulaires ou en formation (étudiants)
- Sous la responsabilité du médecin
- Non opposable au patient, le médecin en est dépositaire ; le patient ne peut délier le médecin du secret
- Pas de secret vis-à-vis du patient, sauf si celui-ci a exprimé le souhait de ne pas être tenu informé sur son état de santé (sauf
si cela met en danger des tiers)
- Respect du secret absolu vis-à-vis de toute personne étrangère au patient, mais il est possible de partager des informations
avec un proche choisi par le patient, sauf opposition de celui-ci (ce proche est en priorité la personne de confiance) ;
- Persiste après le décès du patient
- Tout professionnel de santé et tout établissement de soins garantit la confidentialité des informations qu’il détient sur
les personnes
- Soumises su secret professionnel et partage possible entre soignants uniquement si elles sont utiles à assurer la
coordination et continuité des soins
- Echange d’information possible entre des professionnels de santé, quand ils participent à la prise en charge du même
patient (notamment s’ils appartiennent à la même équipe de soin) ; Le partage d’information avec des personnes
n’appartenant pas à l’équipe de soin nécessite le consentement préalable du patient
- Les professionnels susceptibles d’échanger des informations relatives à la prise en charge d’une même personne sont
Echange d’ informations
citées dans le Code de la Santé Publique : professionnels de santé (au sens du Code de la Santé Publique), ainsi que
d’autres professionnels (assistants de service social, ostéopathes, psychologues, éducateurs, etc.)
Informatisation des données :
- Stockage et gestion des données de santé utilisant des solutions informatiques -> le patient doit être explicitement
informé de l’informatisation de ses données et de son droit de s’y opposer
- Agrément des systèmes informatiques en santé (pour les professionnels, les établissements de santé, les réseaux de
santé, les hébergeurs de données) impliquant :
. Respect des règles de sécurisation des données
. Interdiction d’usage à d’autres fins que médicales (commerciales, politiques, etc.)
. Interdiction de partage avec tout tiers ne participant pas à la prise en charge
- La personne peut demander : communication, modification, suppression des informations le concernant ; peut
demander des restrictions concernant les personnes habilitées à y avoir accès
A des fins de recherche :
- Possibilité d’informatisation de ces données après information du patient, qui peut exercer son droit d’opposition
Etudes portant la sur la réutilisation de données déjà collectées ou de bases médico-administratives -> demande
d’autorisation auprès du CEREES puis de la CNIL
- Médecin-conseil de la Sécurité sociale, médecin DIM, médecin inspecteur de Santé publique, médecin de l’ARS,
médecin membre de l’IGAS et de la CNIL ou expert HAS : accès aux seuls éléments nécessaires à l’exercice de leurs
missions ; l’accord du patient n’est pas recherché
- Médecin du travail : ne transmettre à l’employeur que les conclusions concernant l’aptitude au poste (sans justification
médicale) ; le salarié fait l’intermédiaire entre le médecin du travail et les soignants (pas de partage du secret)
Cas particuliers
- Médecin-conseil d’une compagnie d’assurance : accès aux éléments médicaux communiqués uniquement par le
patient ; le médecin peut remettre aux ayant-droits un certificat indiquant les circonstances d’un décès qu’il a lui-même
constaté (mais ne pourra pas donner la cause exacte du décès)
- Médecin-expert judiciaire : pas de dérogation légale au secret ; en civil : médecin expert peut obtenir le dossier auprès
du patient ou des ayants droits (si décès) ; en pénal : saisie du dossier peut être ordonnée par un Juge
- Expertise ONIAM/CCI : dérogation au secret pour les médecins experts auprès des CCI ; informations communiquées
par le patient ou proches à l’ONIAM pour indemnisation (membres ONIAM tenus au secret)
- Médecine pénitentiaire : obligation d’information du directeur de l’établissement par les professionnels soignants s’il
existe un risque sérieux pour la sécurité des personnes (et seules les informations utiles à la mise en œuvre de mesures
de protection sont transmises)
Respect du secret = droit des usagers et devoir des professionnels ; indispensable à une relation de confiance pour
recueillir les confidences du patient
- Pas de violation du secret quand certificat remis au patient, aux parents d’un mineur ou au mandataire judiciaire à la
protection d’un majeur
Violation
- Dénonciation du caractère dangereux pour lui-même ou pour autrui d’un patient (agir pour empêcher
un crime ou un délit ; ex : détenteur d’une arme ou ayant l’intention d’en acquérir une et de s’en servir)
- Certificat médical initial descriptif (« certificat de coups et blessures ») sous réquisition
- Accès à des instances locales ou nationales : les membres de la CDU en établissements de santé sont
astreints au secret professionnel ; communication possible d’informations couvertes par le secret
médical au défenseur des droits ou au contrôleur des lieux de privation de la liberté, avec accord de la
personne concernée
- Administration fiscale : peut avoir accès (contrôle) à la partie identité/nominative d’un patient
- Médecin expert judiciaire (donne un avis technique à la justice pour les informations demandées par
écrit (mission) par l’autorité judiciaire) : pas de dérogation légale au secret ; dossier médical
communiqué soit directement par le patient ou ses ayants-droits (civil), soit par saisie du dossier
(pénal)
- Médecin requis (demande d’informations par écrit (mission) par l’autorité judiciaire) : secret
Dérogation professionnel levé uniquement pour les informations demandées ; possibilité de refuser de transmettre
judiciaire
des éléments du dossier médical dans le cadre de la réquisition
- Médecin témoin : application du secret professionnel, le médecin peut l’invoquer pour ne pas
répondre aux questions de la justice ou décider de répondre
- Médecin accusé : possible levée partielle du secret professionnel (seules informations lui servant à
assurer sa défense)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
DOSSIER MÉDICAL
- Document sécurisé et pérenne regroupant toutes les informations recueillies à l’occasion de la prise en charge du patient
- Fiable et exhaustif, contenu doit en faire un outil d’analyse, de synthèse, de planification, d’organisation et de traçabilité
des soins dispensés au patient
- Il n’y a pas de propriétaire au sens strict : le patient dispose d’un pouvoir de contrôle sur les données et leur utilisation,
mais n’en est pas propriétaire ; le médecin ou l’hôpital est dépositaire du dossier, donc responsable de sa conservation
- Confidentiel : règles de sécurité à appliquer pour la conservation du dossier ; accès régi par les règles du secret
professionnel
- Création d’un dossier médical est obligatoire (en ES mais aussi pour les médecins libéraux)
- Assurer la continuité et la qualité des soins
- Partager des informations entre les différents acteurs de soins (coordination entre soignants)
- Garantir le droit d’accès aux informations de santé par le patient
But
- Servir de preuve en cas de litige avec recherche de responsabilité médicale (pièce médico-légale pour assurer la
défense du médecin et/ou de l’établissement de santé)
- Evaluation et accréditation
- Recherche et enseignement
- Identification du patient (nom, prénom, date de naissance), informations administratives (coordonnées)
- Données d’alerte (allergies médicamenteuses)
- Identification du professionnel produisant les informations et date de production
- Prescriptions horodatées, avec nom du médecin signataire en caractères lisibles
- Toutes les informations à visée diagnostique et thérapeutique : antécédents, données cliniques et paracliniques…
- Formulaire de désignation d’une personne de confiance
- Personne à prévenir
- Directives personnelles anticipées (DPA)
- Feuille de recueil de consentement ou d’information
- Contenu adapté au patient selon son mode de prise en charge et la spécialité médicale dont il relève
- Informations formalisées = sur supporté écrit avec intention de les conserver
Informations formalisées recueillies lors des consultations externes, de l’accueil au service des
Contenu
- Droit d’opposition :
. Total : si le mineur a préalablement obtenu du médecin le secret des soins
Cas
Patient mineur
. Partiel : le mineur peut imposer l’accès par l’intermédiaire d’un médecin choisi par lui-
même, et décider qu’un seul de ses représentants légaux y ait accès
- Cas particulier des mineurs émancipés : cf. accès du patient majeur
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Le médecin prenant en charge le patient peut demander que l’accès au dossier soit
Soins
subordonné à la présence d’un médecin désigné par le patient
psychiatriques
- En cas de refus, la commission départementale des soins psychiatriques (CDSP) doit se
sous contrainte prononcer dans un délai de 2 mois : son avis s’impose au patient et à l’établissement
- Matière civile ou administrative : le médecin expert peut obtenir la communication du
dossier médical directement auprès du patient ou des ayants droits (si décès)
La justice - Pénal : dossier saisi (original, pas de copies) à la demande du juge et remis à l’expert sans
consentement du patient ; saisie du dossier par un Officier de Police Judiciaire, en
présence d’un membre de l’Ordre des médecins ; personne ne peut s’y opposer, ni patient
(qui n’en est pas informé), ni le médecin participant à sa prise en charge
- Nécessité de vérifier l’identité et la qualité de l’auteur de la demande du dossier
- Par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au directeur de l’établissement
- L’établissement doit permettre l’accès après un délai minimum de réflexion de 48h :
. Si le dossier date de 5 ans : dans les 8 jours
Modalités
. Si le dossier date de > 5 ans : dans les 2 mois
d’accès
- Présence d’un médecin obligatoirement proposée pour la consultation (le patient peut refuser)
- Consultation sur place ou envoi de copies (à la charge du patient)
!! Le patient n’a pas accès à la partie des informations recueillies auprès des tiers ou relevant de notes
personnelles du professionnel de santé
Dans les établissements de santé : 20 ans à compter de la dernière prise en charge (consultation
externe ou séjour hospitalier)
Exceptions et cas particuliers :
Mineur : jusqu’à l’âge de 28 ans
Décès dans les 10 ans suivant le dernier passage : 10 ans après la date de décès
Mise en cause de la responsabilité (médicale, hospitalière) : jusqu’à clôture de la procédure
Dossier transfusionnel, CR des caractéristiques génétiques d’une personne, identification génétique à
Durée de des fins médicales : 30 ans
conservation Génétique (comptes-rendus des caractéristiques ou identification à fins médicales) : 30 ans
- Elimination du dossier sur décision du directeur de l’établissement de santé, après avis du médecin
DIM
Médecins libéraux :
- Dans leurs propres locaux ou chez un hébergeur de données de santé agréé
- Pas de délais légalement prévus
- Lors d’une cessation d’activité, le médecin reste responsable de la conservation ; le patient peut
demander à ce que son dossier soit transmis à son nouveau médecin
- Aucun sanction prévue en cas de non-respect des délais de communication (pas une infraction) ;
toujours possible de demander des dommages et intérêts dans le cadre d’une procédure civile
Accès au dossier
- Refus ou non réponse de l’établissement ou du professionnel de santé dans les délais légaux : mise en
En cas de relation avec un médiateur-médecin avant présentation à la CDU, ou saisie de la Commission d’accès
litige aux documents administratifs (CADA)
Formulation d’un avis à l’établissement ou au professionnel de santé : délai de 1 mois
Réponse de l’établissement ou du professionnel : délai de 1 mois
- En cas de refus réitéré : saisie du tribunal administratif (2 mois après la saisie de la CADA)
- Relève du traitement des données personnelles : déclaration CNIL + information du patient du traitement de ses
données personnelles
Dossier médical informatisé
- Même valeur que le dossier papier, qui peut ne pas être conservé si le dossier informatisé en est la copie conforme
Intérêts :
- Meilleure lisibilité
- Accès plus sécurisé
- Sécurisation des actes et produits/prescriptions
- Coordination des soins médicaux
- Partage d’informations entre professionnels de santé
- Accès à distance possible pour les médecins (astreintes, visites à domicile)
- Horodatage, traçabilité de l’auteur si identification correcte
- réduction de la perte d’information et de la modification a posteriori
- Suivi de la gestion/facturation des actes
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
Inconvénients :
- Temps nécessaire à l’alimentation du dossier
- Doublons en l’absence d’interface entre logiciels
- Bugs
- Nécessité d’un apprentissage, changement des habitudes
- Perte de données par manque d’exhaustivité
- Risque de piratage informatique
= dossier médical partagé
- Instauré par la loi du 9 août 2004, pour favoriser la coordination, la qualité et la sécurité des soins
- Ne se substitue pas au dossier médical informatisé, mais peut contenir les mêmes informations
- Géré par la CPAM, gratuit pour les bénéficiaires qui en sont les titulaires et en assurent la gestion ; Consentement du
patient nécessaire à son ouverture
Possibilités du patient :
- Consulter la liste des professionnels de santé qui ont accès au DMP
- Décider quel professionnel de santé à accès à son DMP
DMP
DÉFINITIONS
- Traitement différentiel et défavorable envers une personne ou un groupe de personnes, illégal et sanctionné
- Fondé sur un critère défini comme discriminatoire par la loi et s’exerçant dans un des domaines prévus par la loi
- Directe (délibérée, visible, affichée +/- revendiquée) ou indirecte (systémique, pratique neutre susceptible d’entraîner
un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d’autres ; sauf si justifiée objectivement et légitimement)
- Résultat d’un processus social, structurel, inscrit dans le cadre des inégalités sociales, avec des conséquences réelles
produisant de nouvelles inégalités
- Les personnes à l’origine des discriminations peuvent être des personnes physiques (individus) ou morales
(associations), publiques (Etat, collectivités) ou privées (entreprises)
- Lutte contre discrimination inscrite dans le droit français, européen et international
Discrimination
- Conduisent à des attitudes ou opinions simplifiées à l‘extrême voire erronés sur ces individus
- Jugements de valeur ou idées/opinions préconçues à l’encontre d’un groupe d’individus en leur
attribuant de caractéristiques ou comportements non fondés sur la réalité, prédisposant à agir
défavorablement à leur égard
Préjugés
- Antérieurs à l’expérience et à la connaissance, construits à partir d’informations erronées ou de
stéréotypes
- Pas automatiquement discriminatoire mais étape importante du processus de discrimination
- Processus dynamique de dévaluation discréditant un individu aux yeux des autres
Stigmatisation
- Attribut discriminant (stigmate) : visible ou non, corporel ou lié à l’histoire de la personne
DISCRIMINATIONS ET SANTÉ
- Triple problématique : santé comme critère de discrimination prohibé par la loi ; discriminations (souvent indirectes) par le
système de santé et conséquences sur l’état de santé des discriminations
- Approche intersectorielle = passer de plusieurs discriminations à l’interaction de différents critères (pluralité -> complexité)
- Discriminations secondaires à des représentations sociales ou à un défaut de vigilance des soignants, mais aussi à des
dysfonctionnements dans le système de santé, un défaut de prise en charge ou un abaissement de la qualité des soins :
. Asymétrie du soin : patients pouvant se sentir illégitimes, ne pas poser de question ou exprimer leurs préférences
. Hétérogénéité de pratiques : conditions insuffisantes pour une réflexion sur les dysfonctionnements / discriminations
. Inégalités territoriales de l’offre de soin, refus de soin inéquitable en zone de désertification de l’offre de soin
. Manque de coordination, refus de prise en charge de patients « plus difficiles » à soigner
. Recours insuffisant à l’interprétariat professionnel (barrière langue)
. Logiques économiques en tension avec les objectifs de soins
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 7/12/2022
- Principal motif déclaré de discrimination : > 20% des saisines du défenseur des droits
- Emploi : difficultés d’accès à l’emploi, taux de chômage > population générale, inégalités de traitement sur
le lieu de travail
- Education : scolarisation difficile en milieu ordinaire, difficultés d’accès aux dispositifs d’accompagnement
Handicap (manque de formation des personnels, parcours administratif complexe) et de moqueries subies par les
enfants en situation de handicap
- Santé : besoins de santé importants mais accès aux soins et à la prévention compliqué (difficultés
financières, structures inadaptées, etc.), communication difficile avec les soignants
- Nouvelles contaminations VIH parmi les plus fragiles, précaires, éloignés du système de santé
- Contamination au VIH avant ou après (35-50% des cas) l’arrivée en France
Etat de santé
VIH/SIDA - Précarisation et discriminations importantes des personnes infectées par le VIH, difficultés cumulées
(démarches administratives complexes, allophonie, insécurité administrative) avec retard au démarrage ou
poursuite des soins
- « Grossophobie » : attitudes stigmatisantes et préjugés envers personnes obèses ou en surpoids
- Discrimination « ancienne », mais récurrente et fréquente, persistante (« les personnes en surpoids ou
obèses sont responsables de leur poids »)
Obésité - Notamment dans l’emploi et la santé (comportement des professionnels, matériel inadapté)
- Vécu différents si surpoids (moins de rappels à l’ordres, pas considéré comme pb public) vs obèse, et selon
milieu social/genre
- Mécanismes d’auto-stigmatisation avec intériorisation de préjugés -> prise de poids et stress élevé
Vis-à-vis des personnes suivies en psychiatrie (ainsi que leur entourage) :
- Souffrent d’une image sociale défavorable, rejet et discriminations (éducation, logement, emploi, justice,
Santé santé…) ; on « cache » les situations avec possible retard aux soins
mentale Vis-à-vis de ceux qui pourraient « consulter un psy » ou vis-à-vis de soi-même :
- Crainte persistante d’être confronté à des difficultés ou discriminé si on consulte un professionnel ; rôle
« facilitant » de la téléconsultation
Discrimination qui relève d’un mécanisme indirect du fait des organisations
- Conditions économiques : coûts de certains soins
- Conditions de vie et de travail : horaires décalés, problèmes pour consulter
- Comportements différenciés selon l’identité de genre
Situations à risque de discriminations :
Accès - Origine éthno-raciale : discriminations directes ; difficultés d’accès aux soins des personnes d’origine
aux soins étrangère ou présumée ; délégitimation/différenciation avec orientation vers des conditions ou une offre de
soin dérogatoire du droit commun
- Organisation du système de soins : discriminations indirectes (budgétaires, d’accueil…) ; nouvelles
organisations pour réduire les inégalités d’accès aux soins : élargissement des horaires, dispositifs médico-
sociaux (protections sociales) pour faciliter l’accès aux soins pour tous
Système de santé
- Refus de recevoir certaines personnes, qui relèvent par exemple d’un statut socio-administratif particulier,
notamment chez les dentistes, gynécologues et psychiatres, plus forts envers les bénéficiaires de l’ACS, et
plus fortes en secteur 2 qu’en secteur 1
- Parfois explicite, parfois insidieux (RDV plus tardifs, orientation vers autres praticiens, refus de devis, non-
respect tarifs opposables, refus de dispense d’avance des frais)
- Refus de soin « licite » ou « légitime », si professionnel non compétent, mais sans préjudice pour la
personne (droit à la santé ++)
- Refus de soins « illicite », par exemple dispensation de soins non consciencieux, abstention d’agir en cas
d’urgence, défaillance de la permanence ou de la continuité des soins, discrimination dans l’accès aux soins,
Refus de
refus de vente des pharmacies et vendeurs de DM, refus de soins aux détenus, comportement du
soins
professionnel de santé conduisant à un renoncement aux soins
- Difficile à mesurer et à appréhender -> méthode de « testing » pour établir la présence d’un phénomène
social de discrimination (mais pas l’intention discriminatoire) = différences de traitement des
professionnels de santé pour des cas cliniques équivalents mais avec des variables socio-culturelles
distinctes
- Discriminations d’accès aux soins des personnes avec CMU-c, ACS (désormais CSS) ou AME
- Plaintes rares car faits difficiles à établir (notamment si pas directs et explicites) et instances de recours
méconnues et difficiles à saisir
- VIH : refus indirect ou direct de soins invasifs / gynécologiques (y compris post-mortem)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 7/12/2022
- Difficile à repérer, comportement des professionnels parfois produit d’un système discriminatoire
- « Etiquetage » et catégorisation des patients avec connotations simplificatrices, ne reposant pas sur des
connaissances scientifiques validées
Situations particulières :
- IDM femmes : sous-diagnostic et retard de prise en charge (décès) et manque d’information, liés à l’image
longtemps faite de l’infarctus
- Femmes ayant rapports avec des femmes : orientation sexuelle peu évoquée avec le médecin,
Prise en présomption « d’hétérosexualité » (information non adaptée, moindre dépistage des IST)
charge - PEC des obèses : discrimination directe (refus de prise en charge), ou indirecte (comportements ou
réflexions inadaptés) -> prise en charge moins efficace et renforcement de la discrimination (dégradation
état de santé) ; Consultation pour un autre problème de santé souvent réorientée sur la problématique du
poids
- PEC de la douleur : « syndrome méditerranéen » : expression de la douleur aiguë des personnes
originaires du bassin méditerranéen qui serait différente, plus expressive oralement et corporellement ;
conséquences : attention moindre prêtée aux plaintes douloureuses, PEC inadaptée et risque de passer à
côté de diagnostics
- Les discriminations affectent les populations vulnérables -> exposées à plus de risques et susceptibles d’être
désavantagés du point de vue de leur état de santé ou de leur accès aux soins
- Des discriminations hors champ de la santé affectent la santé des personnes (accès au logement, à l’emploi, aux loisirs)
- Certaines politiques sociales peuvent avoir comme effet pervers de cibler certaines catégories et donc d’entraîner des
discriminations
- Difficultés à exercer pour les professionnels : tensions entre déontologie et réalités de terrain
Impacts sur la santé
ÉTHIQUE EN SANTÉ
- L’évolution de la science et de notre société impose une réflexion individuelle et collective pour penser les
conséquences des décisions et arbitrer des choix souvent complexes
- Ethique et bioéthique participent aux questionnements sur les choix de société, et contribuent à l’évolution des
normes et règles qui nous régissent
Contexte
Lois de bioéthique :
- Conçues pour établir des règles communes dans une société face à des sujets complexes, dans un contexte d’évolution
du débat sociétal et de rapidité d’évolution scientifique
- Sujets abordés : AMP, don et transplantation d’organes, examens de génétiques et la génomique, recherche sur
l’embryon et les cellules souches embryonnaires, santé numérique, neurosciences
- Révision régulière (1994, 2004, 2011, 2021), accompagnée par le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) et les
espaces de réflexion éthique régionaux
- L’éthique n’est pas une science au sens strict, mais une réflexion pluridisciplinaire : sciences
humaines, sciences de la santé, droit, professionnels du soin
- Vise à organiser, face à chaque situation, la façon dont sont prises les décisions ou réalisés les choix
en fonction de différents éléments ou logiques parfois contradictoires
- N’est pas un jugement de valeur (comme la morale), ni un code de bonnes pratiques (comme la
déontologie)
- Démarche de réflexion – individuelle et collective – interactive et d’analyse permettant de
questionner ses choix et d’arbitrer entre des obligations morales contradictoires
- Processus dynamique d’interrogations et de questionnements ; elle étudie différents scénarios
Démarche
possibles, et fonctionne par argumentations et débats pour permettre une aide à la décision
éthique
- Réinterroge les principes moraux et les règles déontologiques et juridiques, notamment quand ils ne
permettent pas de donner des réponses conformes aux souhaits des personnes, ou que la situation
qui se présente ne trouve pas de réponse
- Reconnaît le pluralisme moral des valeurs et la nécessité de s’entendre au-delà (raison et
discussion)
- Essentielle dans la pratique médicale :
. Guide les choix vers des décisions concrètes concernant le patient
. Permet de penser les conséquences bonnes ou mauvaises des décisions, et d’arbitrer des choix
parfois complexes dans les pratiques de soins ou l’organisation du système de santé
- « Bio » = science des systèmes vivants, et « éthique », la conscience morale
- Sous-groupe de l’éthique en santé, souvent restreinte au domaine médical
- Explore les questions suscitées par l’avancement et l’application des technosciences biomédicales
- S’est développée du fait du déplacement des frontières de l’intervention thérapeutique, en amont
Bioéthique de la maladie et en aval, du fait d’une transformation des questions médicales en questions
sociétales avec de forts enjeux moraux
- Analyse le passage entre « ce qui est possible » et « ce qui doit être »
- Par ailleurs, la mondialisation de la biomédecine entraîne avec elle la mondialisation des enjeux
éthiques associés à ces pratiques
= mener une réflexion afin de s’interroger sur la responsabilité qui peut découler des conséquences
de nos actes
- Volonté d’agir selon une approche conséquentialiste (= d’une manière singulière et raisonnée et
non selon des choix automatiques)
- Nécessite :
. Une analyse critique de nos choix, en débattant avec l’ensemble des personnes concernées de
façon à bénéficier d’une approche de logiques croisées, pluridisciplinaires ;
. De maximiser les connaissances des conséquences des choix et des actions ; les décisions
Définitions
impliquant l’avenir d’une ou plusieurs personnes doivent être débattues et la démarche doit
Ethique de la analyser les conséquences futures (bénéfices, risques, doutes, incertitudes)
responsabilité Ethique appliquée :
- Se fonde sur des analyses descriptives de cas, des enquêtes de situations, études sociologiques ou
ethno-médicales, et permet d’aider à la prise de décision
- Place centrale de l’analyse des pratiques professionnelles et de l’argumentation sur les
conséquences des différents choix possibles
- Micro-éthique = application à des cas particuliers ; Macro-éthique = choix de société ou de
politiques de soins
- L’éthique en santé est une forme d’éthique appliquée, qui se veut pratique et opérationnelle et pas
uniquement conceptuelle ; elle doit déboucher sur des avis pour guider l’action et les choix (lier
progrès médical et reconnaissance des attentes sociales)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
principes - Se conçoit comme la liberté individuelle d’avoir des préférences singulières (délibération interne et
capacité d’analyse)
- Se traduit dans la pratique clinique par la construction partagée de la décision médicale, selon un
processus de codécision, nécessitant l’information du patient et la prise en compte de ses demandes,
interrogations et valeurs
- Doit être reconnue, mais ne doit pas être considérée comme un « absolu »
Justice :
- Concept ouvert, large et évolutif, variant d’une société à l’autre : non-discrimination, universalité,
accès aux soins pour tous, solidarité
- Dimension morale forte, source de nombreuses tensions éthiques et débats
- Lié à la question de la lutte contre les inégalités ou à leur renforcement, la question des droits et des
devoirs, la responsabilité professionnelle (agir dans le respect des règles, avec obligation de rendre des
comptes devant la justice)
- On soumet une maxime à tous les autres afin d’examiner par la discussion sa validité collective
- Construction d’un espace de démocratie délibérative – négociation des conflits :
. Etude de la situation à discuter, repérage et examen des différents éléments de tension
. Exposé des différentes hypothèses et choix possibles
. Prise en compte des intérêts et jugements de chaque partie (admettre le pluralisme)
. Délibération : honnête, équitable, exempt de toute domination d’un membre sur les autres du
groupe, exempt de tout phénomène de pensée groupale, et respectant les dissensions au sein du
Ethique de la
groupe Accepter la décision collective comme la bonne (ou moins mauvaise) solution
discussion
- Décision finale :
. Consensus : produit de toutes les meilleures idées et volontés dans un groupe, dans un esprit de
cohésion et d’équilibre ; peut être long ;
. Compromis : terrain d’entente minimal qui permet l’action ; on se range à l’avis du plus grand
nombre ou de la majorité, ou on s’en remet à une autorité de décision ; Il faut respecter et
protéger ceux qui n’adhèrent pas au choix final (clause de conscience)
. Echec (se remettre au travail)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- Inscrit dans le droit, tout comme la nécessité d’obtenir le consentement du patient (cadre contractuel visant à juger la
pratique médicale)
- Mais possibilité, pour le patient, de choisir de ne pas être informé (sauf risque de contamination de tiers)
- Différents critères entrent dans le cadre de la définition de la relation contractuelle médecin-patient :
. Capacité des personnes à contracter entre elles
. Critères de qualité sur l’engagement du professionnel mais aussi du patient
. Cause licite à l’action médicale (but médical clair et légitime justifiant l’action médicale de porter atteinte à l’intégrité
du patient)
. Recueil du consentement après information éclairée du patient = consentement libre et éclairé
- Règles de bonne pratique pour la délivrance d’une information :
. Reposer sur des données complètes, validées, actualisées
. Etre compréhensible par tous
. Répondre à 5 points : buts de la démarche médicale, ses avantages et inconvénients, ses risques + les risques de sa
non mise en œuvre, contraintes générées et impact sur la vie quotidienne, aides et soutiens possibles
- Un refus de soin interroge le concept d’autonomie du patient, le contexte clinique pouvant générer ou révéler une
perte d’autonomie, questionnant alors :
. Ce refus relève-t-il de la volonté du patient et de son autonomie délibérative (réception et compréhension de
l’information) ?
. La parole du patient doit-elle être acceptée comme telle (= choix recevable), ou non (temps mis à disposition pour
délivrer des explications et rediscuter avec le patient) ?
- Manifeste la tension entre deux principes éthiques fondateurs : le principe de bienfaisance qui impose de ne pas nuire
au patient et de déboucher sur un bénéfice pour lui, et le principe d’autonomie qui impose de respecter sa volonté
Opposition entre 2 conceptions : sur le plan paternaliste, un malade souffrant ne peut concevoir ni décider de son
Refus de soin
propre bien ; sur une conception de la médecine fondée sur l’autonomie du patient : refus de soin manifeste la volonté
d’une personne qui malgré la maladie, demeure en droit de prendre les décisions qui la concerne
- Recherche d’un compromis (Loi du 4 mars 2002) avec le consentement au fondement de tout soin, à recueillir pour
accepter ou refuser les soins
- Le refus de soin peut être un point d’appel ou un signe clinique il ne faut donc pas l’accepter trop rapidement, et
une partie du travail soignant consiste en un accompagnement vers l’acceptation et la décision partagée (place
essentielle de la discussion et des échanges interhumains)
- Refus de traitement refus de soin : entendre et respecter le refus de traitement fait partie de l’activité de soin et
oblige à prendre soin ; Il est nécessaire de saisir la diversité des situations de refus de traitements et des raisons qui y
président
- Dans les situations d’autonomie dégradée ou d’urgence, la décision portera avant tout sur la bienfaisance (plutôt que
sur l’autonomie), et alors envisager les fondements permettant d‘agir contre l’avis exprimé du patient ; notion de
responsabilité envers les plus fragiles
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- En situation de fin de vie, nécessité de prise d’une décision médicale par la mise en œuvre d’une procédure de
collégialité en trois temps :
. Le temps qui précède, avec un espace d’argumentation entre un niveau de savoir et un niveau décisionnel adapté au
réel (pas de décision individuelle par un seul professionnel)
Refus de soin
. Le temps du passage à la décision, par un seul individu selon une « intime conviction collective », guidé par les
principes de bienfaisance, non-malfaisance, justice
. Le temps de l’après avec poursuite de la discussion, avec suivi de l’évolution pour continuer ou une remise en
question
- Quand le refus de soin expose l’autre ou pose question en terme de santé publique : il existe un conflit de valeurs pour
les soignants qui revendiquent leurs décisions, avec une logique de soin fondée sur le bien public et non le respect
formel des convictions individuelles. Ainsi, l’éthique de la responsabilité peut venir contrecarrer les convictions
individuelles (règles et devoirs pour tous, y compris dans le système de santé)
- Pose la question de la liberté de conscience du praticien, ainsi que la question de la continuité des
soins et de l’égalité de l’accès aux soins
- Clause de conscience : le médecin refuse de faire un acte médical pourtant autorisé par la loi, mais
qu’il estime contraire à ses convictions personnelles, professionnelles ou éthiques (mais uniquement
sous certaines conditions permises par la loi)
Par le
- Dans certains cas : refus de soins obligatoire, au nom du principe de proportionnalité (l’acte
professionnel
médical doit poursuivre une nécessité thérapeutique, et les bénéfices doivent l’emporter sur les
risques) ; au nom des obligations légales et déontologiques, les soins ne doivent pas excéder les
compétences du praticien
- Mais aucune personne ne peut faire l’objet d’une discrimination dans l’accès aux soins toute
discrimination punie par le Code Pénal (cas les plus fréquents : bénéficiaires CMU et AME)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
hors d’état d’exprimer sa volonté (recherche des directives anticipées ou consultation ou de la personne de
confiance) ; introduction du droit à la sédation profonde et continue (= utilisation de moyens médicamenteux pour
soulager les douleurs) pour un patient atteint d’une affection grave et incurable dont le pronostic vital est engagé à
court terme ; euthanasie et suicide assisté demeurent interdits en France ; réaffirme le droit du malade de refuser un
traitement ou d’interrompre un traitement obligation pur le médecin de respecter la volonté de la personne, après
l’avoir informé des conséquences de ces choix et de leur gravité
Lois ont donné un cadre à la possibilité d’arrêter des traitements médicaux disproportionnés, tout en maintenant
les soins préservant la dignité du patient
- Promotion de l’autonomie du patient, notamment à communiquer ses souhaits concernant sa fin de vie ; rendent
possible le prolongement de la vie bien après que le patient ait perdu la capacité de s’exprimer
- Eviter l’obstination déraisonnable :
. Limitation des soins : ne pas entreprendre certains soins de prolongation, techniquement possible mais sans finalité
d’amélioration du patient
. Arrêt des soins : suspension d’un traitement vital en cours (dont arrêt de la nutrition et de l’alimentation
artificielles)
Attention, arrêt des traitements ne signifie pas arrêt des soins, et ne remet pas en cause la nature soignante de la
médecine !
Distinction entre agir et s’abstenir d’agir et entre agir et cesser d’agir cf. l’intention de l’agent : intention de
donner la mort = euthanasie, différente de celui qui s’abstient de poursuivre un traitement jugé
disproportionné/inutile (acharnement thérapeutique), que condamne le principe de non-malfaisance
Distinction entre euthanasie et non euthanasie : distinguer l’effet recherché d’un acte de ses effets secondaires,
prévisibles mais non voulus (non-euthanasie, « double effet »)
On dira ainsi qu’il n’y a pas « euthanasie » car le désir n’est aucunement de provoquer la mort, mais de soulager un
malade de façon proportionnée. La mort, conséquence prévisible, mais non recherchée de l’acte, reste secondaire par
rapport à la visée principale, qui est d’éviter la souffrance des derniers moments.
- Droit de désigner une personne de confiance inscrit dans le Code de Santé publique (Loi du 4 mars 2002)
- Sa désignation par le patient permet un partage du secret
Personne de
confiance
- A pour rôle d’assister le patient dans ses démarches de soins, de l’accompagner physiquement et/ou
psychologiquement dans son parcours de soins cliniques, et de faire le lien avec les équipes médicales = c’est un
accompagnant du soin au quotidien et des démarches de choix et de décision que fait le patient
- N’est pas un interlocuteur limité aux situations de crise majeure (limitation des soins, etc.)
- Il est important d’expliquer les buts de cette désignation qui n’a rien d’obligatoire
Cf. Item 7
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- En situation de fin de vie, le degré d’autonomie de pensée du patient est déterminant, et est un critère de
qualification de sa capacité à développer une argumentation cohérente et réfléchie face à une telle décision
Deux cas de figure :
. Patient conscient et capable de participer à une délibération est associé à la décision, dans le cadre d’un échange
Directives anticipées
complexe entre médecin et patient ; un dialogue pouvant se nouer, attestant de la légitimité et de la réalité d’une
demande de fin de vie, le médecin pouvant donner suite à la demande après discussions et réflexions approfondies
avec le patient
. Patient dans l’incapacité de s’exprimer il faut rechercher son avis (DA > personne de confiance > famille ou
proches) pour l’intégrer à la décision, dans le cadre d’une procédure collégiale ; respect de la volonté du patient,
avec la notion de témoignage de ce que la personne aurait souhaité
- La loi de 2005 puis de 2016 ont renforcé et précisé la place des DA ; ces dernières deviennent notamment opposables
(le médecin doit les respecter, si elles sont adaptées à la situation médicale)
- Par ailleurs, il existe une hiérarchie dans la recherche de la volonté du patient hors d’état de s’exprimer : DA >
témoignage de la personne de confiance, à défaut tout autre témoignage de la famille ou des proches
Dans situations délicates : nécessité pour les soignants de poursuivre les principes de l’éthique de la discussion, au
nom des principes de bienfaisance et non-malfaisance
Lorsqu’une personne maintenue en vie artificiellement ou en fin de vie ne peut s’exprimer, c’est au médecin que
revient la décision de poursuivre, limiter ou arrêter les traitements
- Mise en œuvre d’une procédure collégiale = succession de démarches à réaliser de manière collective
Procédure collégiale
Essayer de concilier deux principes fondamentaux : devoir de solidarité envers personnes fragiles, et respect de
l’autonomie des personnes
- La procédure collégiale peut être demandée par le médecin, l’équipe médicale mais aussi par la famille et les proches
sur le fondement des directives anticipées dont ils seraient dépositaires
- La procédure collégiale doit toujours consister en un processus délibératif et ne pas être réduite à sa dimension
procédurale. Dans cet esprit, chaque participant à cette procédure collégiale doit pouvoir argumenter puis débattre.
Processus qui exige des compétences plurielles, nécessite du temps et de la disponibilité.
- La décision finale appartient au médecin qui doit la motiver et l’inscrire dans le dossier médical du patient
- Situations cliniques complexes et incertaines, nécessitant d’interroger toutes les possibilités d’intervention/PEC, les
autres alternatives médicamenteuses et non médicamenteuses, et pas seulement la sédation profonde et continue
- La délibération éthique se situe au niveau de l’appréciation de la valeur du droit à la vie.
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- Anonymat du don
- Gratuité du don, permettant d’éviter le trafic d’êtres humains et d’organes + protection des plus
faibles (don vivant), afin qu’elles ne vivent pas du commerce de leur corps (les héritiers ne peuvent
commercer sur la dépouille d’un défunt) ; renforcé par l’anonymat, qui empêche la prise de contact
d'organes
Principes entre donneur et receveur (+ respect de la vie des familles et leur protection, et respect de la vie privée
fondamentaux des receveurs)
- Modalités de constatation de la mort
- Règles de sécurité sanitaire : antécédents du donneur et dépistage obligatoire des maladies
transmissibles (VIH1, VIH2, HTLV-1, VHB, VHC, syphilis, infection CMV, infection Epstein-Barr, infection
par agent responsable de la toxoplasmose)
! Toute pathologie transmissible n’est pas obligatoirement une contre-indication au prélèvement ou à
la greffe
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- Constat et procès-verbal de décès : signé par 2 médecins appartenant à des unités fonctionnelles ou services
différents des équipes préleveuses/transplanteuses (NB : donc possiblement du service ou est hospitalisé le patient)
- Recherche d’absence d’opposition de la personne décédée (consultation registre national de refus)
- Information de la famille sur la finalité des prélèvements (avec possibilité pour la famille de faire part de l’opposition
du proche au prélèvement)
- Avec consentement écrit du tuteur (majeur protégé) ou de chacun des titulaires de l’autorité parentale (mineur),
mais un seul est suffisant si impossibilité de consulter un des titulaires
- Avec accord du Magistrat en cas d’obstacle médico-légal, après examen externe réalisé par un médecin légiste sur
réquisition ; une autopsie médico-légale pouvant être réalisée ou non après le prélèvement ; le(s) prélèvement(s) en
vue du don ne doivent pas intéresser des zones ou organes nécessaires à la démarche d’expertise liée à l’autopsie ; la
question de la preuve et de la Justice passe avant la logique du don
= Arrêt cardio-respiratoire (ACR) :
- PV de décès par un seul médecin
- Receveur : consent à recevoir un greffon à critères élargis (reste inscrit sur la liste nationale)
Arrêt
Catégories :
circulatoire
- Maastricht I : ACR hors tout contexte de PEC médicalisée, décès déclaré à la PEC
persistant
- Maastricht II : ACR avec massage cardiaque externe et ventilation mécanique efficaces, sans récupération
- Maastricht III : décision de LATA (limitation ou arrêt des thérapeutiques actives) en réanimation
- Maastricht IV : ACR irréversible chez sujet en état de mort encéphalique
- Don de sang
Prélèvements
- Don de moelle osseuse et de cellules souches hématopoïétiques
possibles
- Don d’organe de son vivant (foie, rein)
- Exclusivement dans un but thérapeutique direct pour le receveur
- Lien affectif étroit et stable nécessaire (sous réserve de compatibilité biologique) avec le receveur : père/mère,
frère/sœur, fils/fille, ou par dérogation : conjoint/beaux-parents, grands-parents, oncle/tante, neveu/nièce,
cousin/cousine germain(e), ou toute personne apportant la preuve d’une vie commune ou d’un lien affectif, étroit et
stable d’au moins 2 ans avec le receveur la loi suit les évolutions de la société et de la demande médicale et sociale
+ possibilité de don croisé Le don d’organes croisé concernant des donneurs vivants peut s’effectuer selon une « chaîne »
entre des personnes ; on préfère une chaîne de don entre donneurs et receveurs vivants, avec obligation de coordination
importante entre opérations de prélèvement et de transplantation ; possibilité d‘étendre la chaîne au delà de deux paires
(max 6)
- Procédure : information sur les risques par un médecin, délais de réflexion, comité d’experts
- Consentement :
. Après information sur le bénéfice/risque par le comité d’experts
. Recueilli par le président du Tribunal Judiciaire (ou le Procureur de la République en cas d’urgence vitale) (+ Juge
des tutelles si majeur protégé)
Don par une personne vivante
. Eventuellement les conditions de conservation en cas de décès : don des gamètes, recherche sur les gamètes ou
arrêt de la conservation des gamètes
- Dans des établissements de santé autorisés (publics ou ESPIC habilités pour service public hospitalier)
- Public :
. Droit pour les patients avec risque d’atteinte à la fertilité (radiothérapie, chimiothérapie, etc.) ne pas le proposer
peut-être constitutif d’une faute médicale
. Possible pour toute personne dont la fertilité risque d’être altérée prématurément
. En dehors de tout motif médical
- Conservation peut être poursuivie tant que le patient le souhaite, dans l’attente de l’accomplissement de son projet
parental avec nombre d’enfants souhaité
- Conservation stoppée si absence de réponse pendant 10 ans ou en cas de décès
= apport par un tiers donneur de spermatozoïdes et/ou ovocytes, pour des situations d’infertilité ou éviter la transmission
d’une anomalie génétique
- Consentement écrit des donneurs, révocable jusqu’à utilisation des gamètes (consentement de l’autre membre du
couple nécessaire)
- Consentement devant notaire pour couple ou femme non mariée : pas de possibilité de contester la filiation (sauf si
preuve que enfant non issu de l’AMP ou consentement privé d’effet), mais engagement de la responsabilité si non
reconnaissance de l’enfant ; pas de lien de filiation entre enfant issu du don et donneur
Situations où consentement est privé d’effet : divorce, séparation de corps, cessation communauté de vie avant
réalisation de l’AMP
AMP avec don
- Gratuité du don
- Respect de la sécurité sanitaire (dépistage maladies infectieuses)
- Information de l’enfant issu de l’AMP avec don relève de la seule responsabilité des parents légaux
- Information des donneurs et receveurs sur :
. Inciter les membres du couple/femme non mariée à informer l’enfant, avant sa majorité, qu’il est issu d’un don
. Le médecin peut accéder à des informations médicales non identifiantes sur le donneur (s nécessité médicale, pour
personne issue d’un don de gamètes)
. Toute personne issue d’une AMP avec donneur pourra, à sa majorité, accéder à l’identité ou des données non
identifiantes du tiers-donneur
. La nécessité d’informer les membres du couple/femme non mariée des modalités de l’accès aux données non
identifiantes et à l’identité du tiers-donneur par la personne majeure issue du don (création d’une commission
spécifique)
. Tous les donneurs (depuis la nouvelle Loi de Bioéthique de 2021) ne peuvent se soustraire à cette obligation de
transmission de données les concernant en cas de refus, ne sont pas retenus comme donneurs
- Conception d’un embryon in vitro (FIV classique ou ICSI) uniquement dans le cadre de l’AMP
- Gamètes issues des deux membres du couple, d’au moins un membre du couple ou de dons (double don possible)
- Consentement à la réalisation de FIV pouvant conduire à la nécessité de conservation d’embryons (nombre limité aux
FIV et embryons
nécessités de l’AMP)
Conservation des embryons (maintien du projet parental) :
- Après un premier transfert, pour un autre transfert (si échec) ou désir d’un autre enfant
- Nécessité d’utiliser tous les embryons conservés avant de pouvoir effectuer une nouvelle tentative de FIV (sauf si
problème de qualité)
Le couple ou la femme non mariée consultés chaque année sur le devenir des embryons
- Fin de conservation si : non-réponse (au moins pendant 2 ans) sur poursuite du projet parental (et si durée de
conservation a été d’au moins 5 ans), désaccord du couple sur maintien du projet parental ou sur le devenir des
embryons
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- En cas d’absence de projet parental (ou si décès d’un des membres du couple), plusieurs possibilités (consentement
nécessaire, confirmé après un délai de réflexion de 3 mois) :
. Que les embryons soient accueillis par un autre couple ou femme
. Que les embryons fassent l’objet d’une recherche ou que les cellules dérivées de cet embryon soient utilisées en
thérapie cellulaire
. Qu’il soit mis fin à la conservation des embryons
! Transfert post-mortem d’embryons interdite
FIV et embryons
IVG ET IMG
Deux cadres distincts :
- Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), avant 14e semaine de grossesse (soit 16 SA)
- Interruption Médicale de Grossesse (IMG), sans délai limite
- Une femme enceinte qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut demander à un médecin ou une sage-femme
(SF) une interruption de grossesse (depuis 1975, « Loi Veil »)
- Avant la fin des délais légaux :
. IVG chirurgicale : avant 14e semaine de grossesse (16 SA) – Par médecin ou SF en établissements de santé agréé
. IVG médicamenteuse : avant 7e semaine de grossesse (9 SA) consultation de contrôle et vérification bonne
réalisation de l’IVG entre 14 et 21j après IVG (si réalisée « en ville »)
- Libre choix par la femme de la méthode abortive, après information
- IVG après demande de la femme et obtention de son consentement libre (idem si mineure)
- Toute IVG est déclarée par médecin ou SF à l’ARS, sans mention de l’identité de la femme
- IVG totalement prise en charge par l’Assurance maladie, avec respect de l’anonymat
- Suite à une IVG consultation dédiée avec information/accès sur contraception
- Dès la première visite
IVG
- Concerne les méthodes médicales et chirurgicales d’IVG + risques et effets secondaires potentiels
Information
- Remise d’un dossier-guide (principes de la loi + liste des établissements pratiquant des IVG)
patiente
- Proposition systématique à la femme majeure d’une consultation avec une personne formée en
conseil conjugal : assistance ± conseils appropriés délivrés à la personne
- Après information de la patiente
- Confirmation de la demande d’IVG par écrit
Consentement - Libre, sans délais
- Possible même si patiente mineure, sans nécessité d’information des représentants légaux, mais la
mineure doit être accompagnée dans sa démarche par une personne majeure de son choix
= un médecin ou une SF n’est pas tenu de pratiquer une IVG
Clause de - Aucun infirmier ou aide médical n’est tenu de participer à une IVG
conscience - Pas de pression exercée sur la patiente informer du refus, sans retarder le délai de prise en
charge + communiquer les noms et coordonnées de praticiens susceptibles de pratiquer des IVG
Ethique de responsabilité de la profession médicale :
- La « loi Veil » a permis un accès égal et sécurisé à cette intervention (politique de santé publique)
- Mais l’accès effectif au droit à l’avortement est une question éthique sérieuse :
. Suppression du délai de réflexion (était vu comme une « infantilisation » des femmes)
. La clause de conscience ne doit pas faire obstacle au droit à l’IVG (+ encadrée)
. Délit d’entrave à l’IVG précisé et élargit, avec nécessité de promouvoir un accès à des
Questions informations fiables pour les patientes
éthiques Compromis entre différentes conceptions morales de la procréation :
- Questionne le moment où commence la vie humaine : discuté dans les traditions philosophiques
et religieuses ; Début de la vie toujours négocié socialement, et la biologie ne peut y apporter de
réponse claire
- Equilibre entre considération de la personne et respect de la vie
- Embryon reconnu comme « personne humaine potentielle » par le CCNE, ce qui évite de lui
reconnaître des droits mais en lui témoignant considération et respect
- Possible à tout moment de la grossesse, sans limitation de délai :
. Mise en péril grave de la santé de la femme (pas de liste de pathologies définie dans la loi)
. S’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité, reconnue
comme incurable au moment du diagnostic (pas de précisions sur le caractère « particulière gravité reconnue comme
incurable », ni de liste définie dans la loi)
- Ne peut être pratiquée que par un médecin
- Recueil de la demande de la femme + consentement idem IVG
- Demande de la femme, conditionnée à l’avis (validation) par une procédure collégiale pluridisciplinaire dans un
CPDPN (centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal) :
IMG
TESTS GÉNÉTIQUES
- Examen des caractéristiques génétiques uniquement à des fins médicales ou de recherche scientifique (le + fréquent)
- Empreintes génétiques, à visée d’identification d’une personne
Exemple : identification du corps d’un défunt ou recherche de paternité
Uniquement dans trois cadres
- Dans le cadre d’une enquête ou d’instruction (procédure judiciaire) ou aux fins d’établir l’identité d’une
personne décédée
- Sur instruction d’un Magistrat, dans un laboratoire agréé, par des personnes physiques ou morales inscrites
sur une liste d’experts
1er
Empreintes génétiques
- Objet de l’analyse :
. Poser, confirmer ou infirmer le diagnostic d’une maladie à caractère génétique
. Rechercher les caractéristiques d’un ou plusieurs gênes susceptibles d’être à l’origine du développement d’une
maladie (conseil génétique)
. Adapter la prise en charge d’une personne selon ses caractéristiques génétiques (thérapies ciblées en cancérologie)
- RBP pour la prescription et réalisation de l’examen des caractéristiques génétiques d’une personne :
. Obligation d’information (objectifs, conséquences, limites du test) et recueil du consentement écrit du patient
. La personne peut refuser de connaître le résultat de son test génétique
. La personne est tenue d’informer les membres de sa famille en cas de diagnostic d’une anomalie génétique grave
susceptible de mesures de prévention ou de soins (= information de la parentèle) si ne veut pas informer ses
proches, peut demander au médecin de le faire, tout en préservant l’anonymat
- Conséquence non neutre d’un test prédictif : « condamnation » ou « libération »
- Bénéfique si possibilités de surveillance, dépistage, traitement précoce, ou pour les personnes potentiellement
porteuse s’il revient négatif (risque identique à la population générale)
- Pas de bénéfice médical si aucun traitement, mais possibles bénéfices individuel (décision sur le déroulé de sa vie),
familial (projet familial, couple, etc.) ou social (préparation à la maladie, aménagement des conditions de travail)
- Importance majeure pour un couple dans le cadre d’un projet parental (DPN, DPI)
- Plusieurs niveaux de questions :
. Effet de l’information sur l’individu et son entourage : questionne « l’autonomie du sujet » ; cette information lui
donnera-t-il plus de libertés, ou au contraire pourrait l’enfermer dans un avenir qu’il ne pourra que subir ?
. Risque d’utilisation de l’information par des tiers à des fins de discriminations (risque de dérives) ; nécessité d’un
impératif de confidentialité ; possible tension entre strict respect du secret souhaité par la personne, et l’intérêt
Prédiction
éventuel des autres personnes de la famille, à connaître cette information pour en tirer un bénéfice personnel
(débat sur information de la parentèle)
- Encadrement de la pratique ++ :
. Consentement explicite des personnes
. Usage strictement limité à la sphère médicale
. Respect du secret médical
. Compétences cliniques et génétiques nécessaires pour les personnes pratiquant des tests génétiques (pré-
symptomatiques), avec déclaration des personnes à l’ABM
- Respect de RBP pour la réalisation des tests génétiques :
. Respect de la personne, et de son autonomie demandeur majeur, volontaire, en pleine capacité de ses fonctions
intellectuelles, sans pression extérieure ; Libre de ne pas savoir son résultat
. Respect de la liberté du demandeur : information objective et actualisée (compréhension de la maladie et du
pronostic, test biologique et ses limites, anticipation des implications psychologiques potentielles) ; choix éclairé,
avec signature d’un consentement
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
. Principe de justice et d’égalité : accès du test à tous, sans partialité + non-discrimination = secret professionnel,
Prédiction avec assurance de la non-utilisation des informations par des tiers
. Principe de bienfaisance (la personne doit retirer un bénéfice du test) ou de non-malfaisance (ne pas être néfaste
pour la personne, mais possible si pas de mesures de prévention ou de traitement possibles après réalisation du
test) ; rejoint également la question du « droit de ne pas savoir »
- Dans les maladies génétiques, l’information sur le risque concerne la personne qui a fait le test + les membres de la
famille génétiquement apparentés risque de « perte de chance » si information non communiquée, avec question
Donnée génétique – Information
que soit le pays où s'exerce le soin. Au sein d'un même pays, les stratégies et politiques de santé doivent tenir
compte de ce principe pour déterminer ce qui sera privilégié : santé publique ou santé individuelle. Dans la
recherche, la sélection des sujets devra être équitable. Il ne doit y avoir ni exclusion ni discrimination du fait de
l'appartenance religieuse, politique ou ethnique du sujet.
- Déontologie internationale sur l’expérimentation sur l’être humain (suite aux Procès de
Nuremberg et aux expérimentations menées durant la seconde Guerre Mondiale)
Code de - Respect des principes de bienfaisance et non-malfaisance
Nuremberg - Balance bénéfices/risques encourus doit être correctement évaluée
(1947) - Respect du principe d’autonomie : recueil du consentement après information libre et éclairé
- Liberté du sujet inconditionnelle et inaliénable, donc possibilité de sortie d’étude à tout moment
sans conséquence
- Par l’Association médicale mondiale
- Reprend les principes fondamentaux du Code de Nuremberg
- Fait la distinction entre recherche clinique et non clinique, et recherche de bénéfices directs pour
Déclaration
les malades
Helsinki
- « Les intérêts de la science et de la société ne doivent jamais prévaloir sur le bien-être du sujet »
(1964)
10e révision (2014) :
- Indemnisation des populations vulnérables
- Obligation de communication des résultats globaux et individuels en post-étude
- Enoncée notamment par l’OMS
Déclaration de
- Recherche impérative de l’avis d’un comité d’experts indépendants qui se prononce sur le recueil
Manille
de consentement des personnes vulnérables (enfants, femmes enceintes, allaitantes, majeurs
(1981)
protégés)
Directive - Harmonisation des législations européennes concernant les essais cliniques sur les médicaments
européenne (qualité des essais, création de base de données européennes pour faciliter les échanges de
(2001) données)
- Pas de méthodologie rigoureuse, niveau de contrôle faible des essais, pas d’essais comparatifs ni
Avant 1988
de protocole écrit
- Egalité des participants, malades comme non-malades
- Introduction des termes de « protection des personnes »
En France
- Etablit deux types de recherche : avec bénéfice individuel direct et sans bénéfice individuel direct
(contrainte alourdies : autorisation des lieux de recherche et responsabilité du promoteur pourra
Loi Huriet-
être recherchée)
Sérusclat
- Consentement libre, éclairé et exprès (// textes internationaux) et protection spéciale des
(1988)
personnes vulnérables
- Pas de rémunération possible, mais une indemnisation possible des participants
- Création des Comités consultatifs de protection des personnes dans la recherche biomédicale
(CCPPRB), ancêtres des CCP
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- Recherche non possible si (conditions cumulatives) : non fondée sur le dernier état des
connaissances, si non précédée d’une expérimentation préclinique suffisante, si existe un risque
prévisible hors de proportion avec le bénéfice escompté, si elle ne vise pas à étendre les
connaissances scientifiques de l’être humain et les moyens susceptibles d’améliorer sa condition, si
Loi Huriet- elle n’est pas conçue pour réduire la peur, la douleur, les désagréments
Sérusclat - Mise en œuvre uniquement sous direction et surveillance d’un médecin expérimenté, avec des
(1988) conditions matérielles et techniques compatibles avec la rigueur scientifique
- Les intérêts des personnes priment sur les intérêts de la science et de la société
- Bénéfices de la loi : sécurité juridique aux investigateurs, examen préalable des protocoles, recueil
du consentement ; mais difficultés : qualification « avec » ou « sans » bénéfice » direct et protection
des malades dégradée par rapport aux volontaires sains
- Définit la recherche biomédicale : « recherche organisée et pratiquée sur l’être humain, en vue du
développement des connaissances biologiques ou médicales »
- On parle de recherche quand le médecin cherche à faire progresser la connaissance scientifique,
c’est-à-dire dégager et formaliser un enseignement de portée générale
En France
- On ne parle plus d’essais avec bénéfices directes ou non, mais d’essais interventionnels ou non
interventionnels (exclus de la réforme) ; procédures simplifiées pour les recherches en soins
courants ; protection renforcée, et protocoles évalués sur balance bénéfices/risques
- Rôles bien définis des acteurs : promoteur, investigateur
Loi du 9 août - CCPPRB remplacés par les Comités de Protection des Personnes (CPP) (14 membres en 2
2004 collèges), qui rendent un avis décisionnel
- L’ANSM remplace l’AFSSAPS et intervient pour les recherches portant sur les médicaments ; pour
les produits autres que les médicaments, la DGS est compétente
- Les sujets participant à la recherche doivent bénéficier d'un examen médical préalable, être
affiliés à un régime de sécurité sociale, être inscrits sur le fichier national, avoir accès aux résultats
globaux et aux informations relatives à leur état de santé. Ils peuvent recevoir une indemnisation
plafonnée pour contraintes subies ou pour dommage, et ne peuvent participer à plusieurs
recherches simultanées.
- Obligation de communication des résultats globaux de la recherche
Cf. Item 20
Loi Jardé - On parle de « recherches impliquant la personne humaine » (RIPH)
(2012) - Cadre unique aux recherches médicales + simplification des démarches
- 3 catégories de recherche, selon le caractère interventionnel ou non, et le risque encouru
- Cadre normatif strict n’empêchant pas des situations imprévisibles, effets néfastes ou dérives non éthiques
- Protection des populations vulnérables, avec risque de les exclure des essais cliniques (effet paradoxal) risque de
Question-
nement
analphabète, etc.) ; l’accès aux produits une fois mis sur le marché, après la recherche – équitable ? pour tous ? ;
accessibilité aux produits des sujets qui ont dû quitter la recherche ?
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
DÉFINITIONS
= usage délibéré ou la menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-
même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque
fort d’entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal-développement ou une
carence (définition OMS)
Englobe à la fois l’acte lui-même, les différentes conséquences qui peuvent en découler et les
différentes formes que peuvent prendre la violence
Violence
- Peut être physique, psychique, sexuelle, économique ou administrative, mais également la
cyberviolence et les négligences et privations
On distingue :
- Violence auto-infligée : suicide, automutilations
- Violence interpersonnelle : par un individu ou un petit groupe d’individus
- Violence collective : social, politique, économique
- Violence systémique dans le cadre d’une organisation collective
- Institution = ensemble de principes à la base d’un système ou d’une organisation (établissement de
soins, politique, etc.)
- Peut concerner les usagers de l‘institution ou les professionnels en faisant partie
- Généralement définie par ses conséquences pour la personne qui la subit (entrave à son
développement et à son bien-être)
Violence - De deux ordres :
institutionnelle . Soit le dogme (= les règles inflexibles de l’institution) prédomine sur l’humain --> violence sur les
usagers voire violence intrinsèque pour les professionnels
. Soit absence d’action des professionnels souffrance morale ou physique des usagers ou autres
professionnels
- Inclut les violences obstétricales, les négligences ou maltraitances sur personnes vulnérable en
institution, les organisations de travail générateur de souffrance pour les professionnels ou les
passages à l’acte isolé commis par des professionnels ou des résidents dans l’institution
- Quand les structures politico-économiques empêchent des individus ou groupes d’individus de
réaliser leurs potentialités spirituelles ou somatiques
= tout ce qui détruit les hommes dans leur être psychique, physique et spirituel de façon anonyme
Définitions
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Violence dans la sphère privée du foyer : violences entre partenaires intimes (violences conjugales),
maltraitances à enfants et personnes âgées, etc.
- Violences physiques, sexuelles, psychologiques, négligences, privations
- Se déroule dans l’intimité (à la maison, censée offrir sécurité et protection), généralement
Violence
chronique avec tendance à l’aggravation, avec un lien émotionnel fort entre victime et auteur
domestique
- Il y a atteinte à l’intégrité corporelle et/ou psychique de la victime, avec un rapport de domination
entre auteur et victime, profitant souvent d’un rapport de force
- La spirale/dynamique de la violence domestique est à prendre en compte pour une prise en
charge adaptée et efficace
[Données issues du Rapport mondial sur la violence et la santé (OMS), probablement sous-estimées]
- Morts violentes non réparties équitablement entre sexes et groupes d’âge :
. Touchent principalement les hommes, plus élevées dans les pays à faible revenu
. Suicides : augmentent avec l’âge ; taux le plus élevé chez les > 60 ans ; 60% sont des hommes
. Homicides : victimes âgées de 15 à 29 ans, 77% des victimes sont des hommes
- Violences domestiques : 158 pays disposent d’une législation sur les violences domestiques
. Monde : 1 femme/4 concernée
. Europe : 22% des femmes victimes de violences physiques ou sexuelles, 43% violences
Dans le Monde
psychologiques
. Cyberviolence et harcèlement en ligne : 1 femme/10 âgée de > 15 ans (en Europe), plus élevé chez
les femmes plus jeunes
. 1 enfant/3 exposé à des violences interpersonnelles (domestiques, scolaires)
. 1 collégien sur trois rapporte avoir été victime de harcèlement ou violence scolaire par ses
camarades dans le mois précédent
NB : la violence scolaire fondée sur le genre = violence faite aux femmes (obstacle à leur scolarisation
et à leur droit à l’éducation)
Epidémiologie
- A l’interrogatoire : recherche d’une exposition actuelle ou passée à des violences (au même titre que les antécédents
médico-chirurgicaux), dans le cadre d’un entretien en dualité avec le patient
- Examen clinique général complet, avec l’accord du patient
- Dépistage orienté si :
Facteurs de risque :
. Inhérents à la victime : faible niveau d’éducation, statut socio-économique défavorisé, sexe féminin, personnes
vulnérables avec pathologies psychiatriques ou handicap, population migrante, âges extrêmes de la vie ;
. Ou à la situation : perte emploi, difficultés financières, grossesse, IVG répétées, IST à répétition, mauvais suivi d’une
grossesse, retard de consultation, rupture amoureuse, déséquilibre d’une maladie chronique…
. Ou symptômes évocateurs : lésions traumatiques répétées, sans explication cohérente, notamment sur les zones de
prise ou de défense, mauvaise observance médicamenteuse, retards répétés aux consultations, plaintes multiples
sans substrat somatique évident (douleurs abdominales, céphalées, etc…)
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
VIOLENCES CONJUGALES
= toute violence d’un partenaire intime sur l’autre dans le cadre d’une relation de couple, présente ou passée, quel
que soit le type de relation (mariage, PACS, concubinage, etc.)
- Infractions punies par la loi, leur qualification exacte dépendant de leur nature, avec des peines encourues aggravées
quand elles sont commises par le conjoint
- Violences interpersonnelles (violences domestiques), qui touchent tous les milieux socio-économiques, les sexes (mais
préférentiellement les femmes), les genres, les orientations sexuelles
- Association en général de plusieurs types de violences : physiques (violence la « plus visible » : gestes, postures, etc.),
psychologiques/verbales (insultes, cris, menaces, humiliations), sexuelles, matérielles/économiques et cyberviolence
Violences sexuelles dans le couple : circonstance aggravante ; Fréquentes (pratiques sexuelles imposées, rapports
sexuels non consentis, etc.), répétées dans le temps et souvent sous-déclarées (car non identifiées comme telles)
- Situation créant une dépendance et un isolement de la victime aux fins de contrôle, pouvant aller jusqu’à une situation
d’emprise (= ascendance exercée par un tiers, entraînant un rapport de domination d’un individu sur un autre, pouvant
empêcher la victime de s’extraire d’une situation de violence) basée sur l’isolement, la dévalorisation, la peur,
l’inversion de culpabilité
- Conséquences économiques, sociales et sanitaires sur le cours et long terme (jusqu’à l’homicide conjugal)
- Violences qui ont tendance à s’aggraver, formant le « cycle des violences »
= « tout acte de violence dirigé contre des femmes en tant que telles et causant ou pouvant causer
aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la
menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie
publique ou dans la vie privée » (ONU)
Concernent les violences :
- Dans le cadre domestique de la famille : violences physiques, psychologiques, sexuelles, mauvais
traitements affectifs, crimes d’honneur (mutilations), domination, etc.
Définitions et classification
Violences faites
- Dans la collectivité : violences sexuelles, harcèlement de rue, traite des femmes, tourisme sexuel,
aux femmes
etc.
- Violation des droits des femmes dans les situations de conflit armé : otages, déplacements forcés,
viols, esclavage, grossesse forcée, etc.
Les violences conjugales sont considérées comme appartenant aux violences faites aux femmes car :
- Largement majoritaire chez les femmes
- Leur gravité plus importante chez les femmes victimes
- Conséquences plus graves chez les femmes (économique et santé)
- Violence coercitive, utilisée comme une stratégie pour contrôler l’autre
- Auteurs : hommes ++ ; Victimes : femmes ++
- Stratégies d’isolement de la victime (interdiction de travailler, voir ses proches,
etc.), climat de tension et de peur (menaces de mort, chantage au suicide, etc.) et
limitation de l’autonomie de la victime (accès aux ressources du foyer,
rabaissement, manipulations liées aux enfants, etc.)
Terrorisme
- Dynamique cyclique :
intime
. Phase de tension : création d’un climat d’insécurité pour la victime
. Passage à l’acte violent, agression
. Phase de justification : conjoint violent semble regretter son geste et culpabilise
Typologie des la victime
violences . Phase de réconciliation, « lune de miel », où le couple reprend une relation sans
(M Johnson) violences
- Violence réactionnelle (réponse par la violence à la violence) : quand la victime
Résistance
refuse de façon violente la situation de violence ou de contrôle (défense active)
violente
- Risque de passage à l’acte hétéro-agressif (homicide)
- Violence en réponse à une situation de conflit, sans but de contrôle de l’autre =
Violence épisodes de violence réciproque au sein du couple, sans tentatives de contrôle
situationnelle - Peut être réciproque, sans nécessairement être égalitaire entre les partenaires
- Peut aboutir à des situations de violences chroniques et sévères
Contrôle - Violence coercitive, de type terrorisme intime réciproque (rare)
mutuel - Risque de violences chroniques et sévères
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Lutte contre violences conjugales = enjeu majeur de santé publique, du fait de leur caractère chronique et intime, et la
multiplication des formes de victimisation
- Perte de 1 à 4 années de vie en bonne santé
Signes fonctionnels :
- Consultations itératives, plaintes vagues et inexpliquées
- Symptômes physiques chroniques inexpliqués : douleurs, asthénie, troubles digestifs, etc.
Conséquences
Troubles
- Mésusage, surconsommation médicamenteuse
physiques
Signes cliniques :
- Lésions traumatiques
- Maladie chronique déséquilibrée
- Dépression, tentatives de suicide
- Addictions
Troubles - Stress post-traumatique
psychologiques - Troubles émotionnels ; état d’anxiété, panique, troubles phobiques
- Troubles du sommeil, alimentaires
- Troubles cognitifs, troubles psychosomatiques
- Lésions traumatiques
Complications - Infections urinaires/génitales à répétition, IST
sexuelles - Troubles de la sexualité
- Douleurs pelviennes chroniques
- Grossesses non désirées, IVG
Conséquences
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Jeune âge
- Faible niveau d’instruction
Associés à la
- Exposition à la violence conjugale ou maltraitance dans l’enfance
probabilité
- Acceptation de la violence
qu’une
- Grossesse, naissance d’un enfant, période périnatale
femme soit
- Handicaps, maladie longue durée
victime de
- Problème de santé mentale
violences
- Dépendance financière
- Conduite addictive
- Jeune âge
Associés à la
- Faible niveau d’instruction
Facteurs de probabilité
- ATCD de violences ou exposition à la violence pendant l’enfance
risque qu’un homme
- Abus de drogues et d’alcool
se montre
- Troubles de la personnalité
violent
- Banalisation de la violence
- Insatisfaction dans le couple
- Contexte de séparation conflictuelle
Facteurs - Domination masculine dans la famille
relationnels - Stress économique, précarité
ou - Vulnérabilité (dépendance administrative, sociale)
conjoncturels - Ecart entre les niveaux d’instruction
- Différence d’âge
- Déracinement géographique, isolement sociétal
Dépistage
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
VIOLENCES ET SOIN
- Soin = atteinte à l’intégrité physique, possible uniquement avec consentement du patient et justification médicale
Inhérente au soin
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Crime
= donner clairement son accord à une activité sexuelle (attention ne s’applique pas si mineur de moins
de 15 ans car pas de discernement nécessaire pour donner son consentement)
- Accord explicite, libre et éclairé et mutuel lors d’une activité sexuelle, quelle que soit sa nature :
. Explicite = oralement ou par un comportement
Consentement
. Libre = en dehors de toute contrainte, physique ou morale
. Eclairé = donné par une personne en état de comprendre la situation (pas d’altération du jugement)
. Mutuel = l’ensemble des participants à l’activité sexuelle doit consentir
- Peut être retiré à tout moment
- Fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation
Harcèlement sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou
sexuel humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante ou offensante
- Délit
- Si une partie dénudée du corps est imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du
public, ou, en l’absence d’exposition d’une partie dénudée du corps, en cas de commission explicite
Exhibition
d’un acte sexuel réel ou simulé
sexuelle
- C’est une paraphilie
- Délit
Pédopornographie, proposition sexuelle (par un majeur à un mineur de moins de 15 ans par un moyen
Autres de communication électronique), corruption de mineur (utilisation de l’inexpérience de la victime pour
l’initier à un vice et le contrôler), outrage sexiste…
- Attouchement : contact de nature sexuel sans pénétration
- Acte bucco-génital : pratique sexuelle au cours de laquelle la bouche d’une personne entre en contact avec les organes
Actes à caractère
bouche. Le terme fellation est habituellement définit comme une pénétration pénienne buccale
- Pénétration vaginale : mouvement par lequel un corps (quel qu’il soit : pénis, doigt, objet) pénètre à l’intérieur du
vagin
- Pénétration anale : mouvement par lequel un corps (quel qu’il soit : pénis, doigt, objet) pénètre à l’intérieur de l’anus.
Le terme sodomie est habituellement définit comme une pénétration pénienne anale
- 14,5% des femmes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie (hors harcèlement et
Epidémiologie
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- D’après le collège de gynécologie : 1 enfant sur 5 est victime de violence sexuelle et 1/3 des enfants n’en parleront
jamais à personne, majorité des violences sexuelles ont lieu avant 18 ans, dans plus de 80% des cas la victime connait
l’agresseur
Particularité des violences conjugales :
Epidémiologie
- Sous-déclarées, 11% des victimes seulement portent plainte, et environ 10% des plaintes aboutissent à une
condamnation
- Viol conjugal = circonstance aggravante
- Viols conjugaux : souvent répétés dans le temps ; à rechercher systématiquement chez une victime de violences
conjugales
- Signalement judiciaire avec accord si victime majeure, systématique si mineure
- Signalement possible de violences conjugales d’une victime majeure, même sans son accord (mais elle est informée),
si : on s’efforce d’obtenir le consentement de la victime, les violences mettent en jeu la vie de la victime de manière
immédiate et la victime est sous l’emprise de l’auteur des violences
De trois types (par ordre de gravité) :
PRISE EN CHARGE
- Agression sexuelle = urgence judiciaire et médicale
- Porter à la connaissance des autorités compétentes des faits graves nécessitant des mesures
appropriées
- Objectifs : protéger une victime ou empêcher un meurtre/un suicide
- Dérogation légale au secret professionnel médical
- Pas d’obligation légale au signalement pour les médecins (mais toute situation de maltraitance sur
mineurs devrait être signalée – CNOM)
- Fait en urgence (téléphone puis mail) au Procureur de la République (avec copie à la CRIP si mineur)
- Le signalement doit être rédigé de manière objective, sans mettre en cause de tiers de façon
nominative
*Majeur vulnérable = non en mesure de se protéger en raison de son incapacité
physique ou psychique (appréciation du médecin)
Principe de PEC
Signalement
judiciaire Majeur
Situation Mineur Majeur
vulnérable
Violences physiques, psychiques, Oui Oui Avec accord
sexuelles
Situations Constat de mutilation sexuelle Oui Oui Avec accord
concernées (Code
Danger imminent de mutilation Oui Oui Avec accord
Pénal)
sexuelle
Violence conjugale Oui Oui Avec accord
Violence conjugale avec danger vital Oui Oui Oui, avec
immédiat + emprise information si
possible
Arme + danger (autrui ou soi- Oui Oui Oui
même)
- Document par lequel un Officier de Police Judiciaire (OPJ) requiert toute personne qualifiée pour
Réquisition procéder à des constatations ou à des examens techniques ou scientifiques
judiciaire
- Ne peut avoir pour objet d’obtenir des renseignements médicaux
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
frein de la langue
Résultats de l’examen :
- Signes de défloration récente = pénétration récente affirmée
- Signes de défloration ancienne = pénétration ancienne affirmée
- Le plus souvent = pas de lésions ou lésions minimes
Décrire les signes en rapport avec une soumission chimique :
- Examen neurologique, diamètre pupillaire
- Recherche de sites d’injection
Examen des vêtements et sous-vêtements : traces, taches, déchirures
Evaluation retentissement psychologique :
- Vérifier l’absence de risque suicidaire à court terme
- Evaluation du retentissement psychologique dans les jours ou semaines qui suivent (plan médico-légal)
-Dans la mesure du possible dans le cadre d’une réquisition judiciaire
-Nécessité d’une garantie :
Scientifique : conditions correctes de prélèvement (stériles)
Numérotés et localisés
A visée
Séchés
médico-
Conservés à l’abri et la lumière
légale
Congelés à -20° s’ils ne sont pas utilisés dans les 3 jours
Juridique :
Apposition immédiate de scellés
Faire les prélèvements en double exemplaire pour la contre-expertise éventuelle
Pour recherche de spermatozoïdes et réalisation d’empreintes génétiques :
- L’absence de sperme n’élimine ni la pénétration ni le viol
Prélèvements - Explication pour une absence de sperme : délai trop important, toilette intime, absence de
pénétration, absence d’éjaculation, éjaculation en un autre endroit, rapport avec préservatif,
éjaculation rétrograde, azoospermie
- A partir des écouvillons (réalisation multiple, en nombre pair) : vulve, vagin, culs-de-sac, col, face
interne cuisses, anus, interstices dentaires
PC Prélèvements - Faire un prélèvement parallèle de sang de la victime (ou écouvillon buccal)
sur la victime - Grattage des ongles de la victime pour identifier l’ADN de l’auteur
- Recueil de poils étrangers à la victime
Examen médical
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R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
Risque de
- Exposition potentielle au VHB : sérovaccination
transmission d’IST
- Exposition potentielle au VIH : prophylaxie post-exposition
- Nécessité de rapports protégés
Prise en charge psychologique ou psychiatrique à court, moyen et long terme
PEC psychologique Risques : ESPT, dépression, troubles anxieux, décompensation d’un état antérieur
et sociale Suivi hospitalier initial puis orientation
Hébergement d’urgence, suivi par assistante sociale
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MUTILATIONS GÉNITALES/SEXUELLES
- Atteinte, ablation partielle ou totale de tout ou partie des organes sexuels externes à des fins autres que thérapeutiques
(religieuses, acceptation sociale)
- Pratiquées sur tous les continents, à tout âge et dans toutes catégories socio-professionnelles
- 200 millions de femmes en sont victimes dans le monde (125 000 en France)
Situations devant faire évoquer l’existence d’une mutilation sexuelle féminine :
- Famille proche venant d’une communauté où elles sont pratiquées
- Mère, sœur ou cousine ayant subies une telle mutilation
- Croyance familiale selon laquelle ces mutilations sont essentielles à sa culture, à ses coutumes, à sa
religion
- Parents minimisant les risques de santé ou de mortalité
Dépistage par Facteurs devant faire craindre un risque de survenue de mutilation :
les - Parents envisagent un voyage dans le pays d’origine
professionnels - Famille n’assure pas le suivi médical de la mineure
- La mineure se confie au professionnel de santé, ou un membre de l’entourage confie son inquiétude
Signes pouvant faire évoquer une mutilation récente sur une mineure :
- Modification du comportement ou de l’humeur
- Demande d’aide auprès d’un professionnel, sans exprimer le motif
- Plainte algique spécifique (s’asseoir, marcher)
- Refus de l’examen médical
Classification OMS des mutilations sexuelles féminines :
- Type I : ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du prépuce
. Type IA : ablation du capuchon clitoridien ou du prépuce uniquement
. Type IB : ablation du clitoris ou du prépuce
- Type II : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes
Féminines
lèvres
. Type IIA : ablation des petites lèvres uniquement
Diagnostic . Type IIB : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres
. Type IIC : ablation partielle ou totale du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres
- Type III : rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des
petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation)
. Type IIIA : ablation et accolement des petites lèvres
. Type IIIB : ablation et accolement des grandes lèvres
- Type IV : toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des
fins non thérapeutiques (ponction, percement, incision, scarification, cautérisation)
Somatiques :
- Infections génitales aiguës (génito-urinaires, VIH, VHB, tétanos) ou chroniques, et leurs complications
(infertilité)
- Douleurs vulvaires ou pelviennes aiguës ou chroniques
- Hémorragies aiguës
Complications
Sexuelles et obstétricales :
- Dyspareunie, anorgasmie, troubles du désir, vaginisme
- Difficultés dans la vie de couple, surrisque de grossesse pathologique
Psychologiques :
- Etat de stress post-traumatique, dépression, anxiété, perte de l’estime de soi
- Place de la prévention ++ : informer et sensibiliser sur les mutilations et leur caractère illégal, informer
sur les modalités d’accueil et de prise en charge des victimes ou potentielles victimes ; certificat médical
de non-excision
PEC - Examen d’une mineure (contexte de demande d’asile) : certificat de non-mutilation doit être rédigé
par un médecin légiste dans une structure agréée, remis aux instances de protection internationale
- Prise en charge psychologique/sexologique, chirurgicale (reconstruction), surveillance rapprochée de
la femme enceinte, information préoccupante ou signalement judiciaire (notamment si mineure)
Masculines
- Principalement la circoncision
- Seule et unique pratique justifiable = médicale dans le cadre d’un phimosis ou paraphimosis
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
CERTIFICATS MÉDICAUX
« L'exercice de la médecine comporte normalement l'établissement par le médecin, conformément aux constatations
médicales qu'il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes
législatifs et réglementaires. (…) » (art. 76 du Code de déontologie médicale)
- Documents écrits rédigés par un médecin à la demande d’un particulier
- Pour constater des faits d’ordre médical de nature à influencer directement ou indirectement ses intérêts
- Différent du rapport de réquisition ou d’expertise (remis directement à l’autorité requérante ou commettante) : dérogation
légale et obligatoire au secret professionnel (non au patient comme dans le cas des certificats)
- Ne doit pas être banalisé car engage en toutes circonstances la responsabilité du médecin qui l’établit
- Peut être rédigé par tout médecin (y compris internes si autorisés par chef de service) ; Médecin thésé pour les certificats de
décès (ou autorisation par Ordre si médecin remplaçant non thésé) ; Médecin du sport ou agréé pour certaines fédérations
sportives « à risques »
- Bien le relire avant de le remettre au patient, et conserver un double dans le dossier-patient
- Il est important de respecter le secret médical
Le certificat médical doit comporter :
- Identité du patient (ou « déclarant se nommer… ») et celle du médecin rédacteur
- Date de l’examen et date de rédaction (possiblement différentes)
- Description objective (sans interprétation), exhaustive, scrupuleuse et précise de l’état du patient ; éléments positifs
et négatifs, sans mention de diagnostic
- Utilisation d’un mode déclaratif pour les faits relatés et allégations (ATCDS, faits décrits par le sujet) : déclarations au
conditionnel ou avec guillemets (« déclare… »), en italique
- Date, signature et tampon du médecin
- Mention « Remis en mains propres à la demande du patient, pour faire valoir ce que de droit »
Le certificat doit être :
- Rédigé lisiblement en langue française, dans un style clair, simple et précis, sur papier libre/ordonnance ou formulaires
Principes de rédaction
pré-imprimés
- Établi après examen du patient, examen fait personnellement par le médecin
- Apprécié sur son fondement par le médecin (légitimité de la demande de certificat par le patient) : il peut refuser la
rédaction s’il estime la demande abusive (hors certificat obligatoire ou réquisition), et est libre du contenu du certificat
sous réserve de l’accord du patient
- Remis en mains propres au patient (hors dérogations légales prévues par la loi), transmission du certificat à un tiers par
le médecin interdite
Faux certificat ou certificat Engage la responsabilité civile, pénale et ordinale du rédacteur
de complaisance
- Réquisition : remise à l’autorité requérante (pas un certificat médical mais un « rapport de
réquisition » ou « d’expertise »)
Exception à - Mineur ou majeur sous tutelle : remise au représentant légal (sauf s’il est impliqué dans les faits)
la remise en ! Mineur : remise au mineur si ne souhaite pas que les informations contenues soient dévoilées
mains à son représentant légal
propres - Impossibilité pour le patient de recevoir le certificat (ex : coma) : rédaction du certificat avec
prudence, et remis à : famille, proche, personne de confiance ; toujours s’interroger sur l’intérêt du
patient que l’on soigne (c’est ce qui doit nous guider)
Encadrés par la loi, sur formulaire CERFA ou selon un modèle précis
- Certificat de protection des majeurs protégés
Judiciaire - Certificat de constatation de violences (« coups et blessures »)
- Certificat de compatibilité au maintien en garde à vue
Principaux certificats
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
= Tous les autres certificats : certificat de non-contre-indication à une activité sportive (parfois
obligatoire pour des populations concernées), certificat de non-contagion…
Certificats - Le médecin doit, sans céder à aucune demande abusive, faciliter l’obtention par le patient des
facultatifs avantages sociaux auxquels son état lui donne droit (Code de la Santé publique)
- Le médecin peut refuser de les rédiger -> il en informe le patient et lui en donne les raisons, et notifie
son refus dans le dossier médical (en cas de difficulté, se rapprocher du CDOM)
- CMI pour établir objectivement les lésions subies
Pour le - CMI = premier certificat en date, établi proche des faits
patient - CMI fondamental en matière civile (preuve du dommage et lien entre faute et dommage), mais aussi
Conséquences médico-légales
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R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
CODEX.:, S-ECN.COM
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SIGNALEMENT ET RÉQUISITION
Réquisition judiciaire = document par lequel un OPJ requiert toute personne qualifiée pour procéder à des
constatations ou à des examens techniques
Réquisition
- Indications fréquentes : conduite sous l’empire de l’alcool ou stupéfiants, coups et blessures, sujet en garde à vue,
violences sexuelles, etc.
- Examen de la victime par un médecin, avec rédaction d’un certificat médical
- Dérogation obligatoire au secret professionnel médical
- Rapport médico-légal + éventuels prélèvements transmis à l’autorité requérante
- Porter à la connaissance des autorités judiciaires (Procureur de la République) ou administratives (Conseil
départemental, Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes – CRIP) des faits dans le but de protéger une victime
ou d’éviter un meurtre ou un suicide
- A adresser en urgence au Procureur de la République (téléphone puis mail) avec copie à la CRIP s’il concerne un mineur
Signalement
- Dérogation légale facultative au secret médical --> le médecin n’a pas l’obligation de signaler mais à l’obligation de
protéger son patient
- C’est bien le danger qui est signalé, et non l’auteur présumé des faits !
- Le médecin ne peut être poursuivi pour avoir réalisé un signalement (sauf s’il n’a pas agi de bonne foi)
- Signalement objectif, sans mettre en cause de tiers de façon nominative
- Situations : parents refusant d’hospitalier un enfant victime de maltraitance ; signalement d’une victime majeure de
violences conjugales, si le médecin estime que cette dernière n’est pas en mesure de se protéger ; + autres situations
(art. 226-14 du Code Pénal)
des hommes)
. Au travail : 20% des femmes au cours des 12 derniers mois (15% des hommes)
. Au sein du couple : 5% des femmes au cours des 12 derniers mois (3% des hommes)
En France :
- 22% des femmes rapportent des violences conjugales au cours de leur vie (26% au niveau mondial)
- Moins de 18% des victimes de violences conjugales portent plainte
- Multiplicité des types de violences : psychologiques, verbales, physiques, sexuelles, économiques, administratives,
sanitaires
- Chronicité, récurrence des violences
- Mécanisme cyclique : tension, agression, justification, réconciliation
- Peu de dépôts de plainte
- Conséquences majeures sur la vie entière : physiques, psychologiques, sociales, économiques
- Handicap
Situation - Grossesse
médicale - Troubles usages substances psychoactives
Particularités des violences conjugales
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R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
DÉCÈS
- Mort = arrêt complet et définitif des fonctions vitales d’un organisme, suivi de la destruction progressive de ses tissus et
organes
- Diagnostic médical
- Avant de rédiger le certificat de décès :
. Constater le caractère réel et constant de la mort
. Réaliser un examen complet du corps
- Enfants nés vivants mais non viables et décédés, enfants mort-nés : certificat médical d’accouchement pour délivrance
d’acte d’enfant sans vie (à la demande des parents ou de l’un des deux) --> enfant sans personnalité juridique, mention
possible des nom et prénom de l’enfant, possibilité d’inscription sur registre de décès et livret de famille
- Enfants nés vivants et viables, décédés avant déclaration à l’état civil : certificat médical avec jour et heure de
naissance et de décès pour délivrance d’acte de naissance et acte de décès --> enfant avec personnalité juridique et
inscrit sur livret de famille
- Nouveau-né < 28 jours de vie : certificat de décès néonatal
- Décès ≥ 28 jours de vie : certificat de décès « standard »
Fait partie des certificats obligatoires
Peut être établi par :
- Médecins français thésés en activité
- Médecins français retraités autorisés par le CDOM à établir des certificats de décès en cas d’impossibilité pour un
médecin en activité de l’établir dans des délais raisonnables
- Etudiants en troisième cycle des études de médecine (ayant validé deux semestres), par délégation et sous
responsabilité du praticien maître de stage ou responsable de stage
- Praticiens à diplôme étranger hors UE à partir 2ème année du parcours de consolidation des compétences, par
délégation et sous responsabilité du praticien dont ils relèvent
Certificat sur formulaire spécifique (si impossibilité de le faire en ligne ou décès hors centre hospitalier ou EHPAD) ou
réalisé par internet = certification électronique des décès ++
Avantages de la certification électronique :
- Remplissage conforme, ajustement législation funéraire en temps réel
CERTIFICAT DE DECES
- Possibilité de préparer et d’enregistrer un certificat de décès avant de la valider (dans les 96h suivant sa création)
- Allègement des tâches administratives (transmission électronique des différents volets)
- Génération automatique des documents connexes au certificat de décès
- Mise en place plus rapide de mesures d’alerte et de protection de la population
- Amélioration de la qualité des statistiques
- Renforcement de la confidentialité
= partie supérieure, nominative : destinée à l’officier d’Etat Civil de la mairie du lieu de décès, à la régie, à
l’entreprise ou à l’association chargée de pourvoir aux funérailles et, en cas de transport du corps, à la mairie du
Volet administratif
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
- Informations complémentaires :
. Lieu de décès : hôpital, domicile, voie publique…
Volet médical
. Décès évocateur de mort subite (Oui/Non/NSP)
. Lieu de survenue en cas de mort violente : domicile, voie publique…
. Circonstances apparentes (mort naturelle, accident, suicide…)
. Décès lié à l’activité professionnelle (Oui/Non/NSP)
. Décès survenu durant une grossesse ou 1 an après (Oui/Non/NSP)
. Recherche de la cause du décès (autopsie médico-légale ou scientifique)
- Case cochée en cas de :
. Mort violente = mort résultant de la mise en œuvre d’un agent extérieur (physique, toxique) dans
des circonstances criminelles, suicidaires accidentelles
. Mort suspecte, pour laquelle l’intervention d’un tiers ne peut être exclue
. Mort subite, inhabituelle (caractère « inhabituel » des circonstances du décès, du mode de
découverte du corps, de l’âge de la victime) ou inexpliquée
. Mort pouvant poser un problème de responsabilité
Obstacle
. Corps non identifié (putréfaction, carbonisation)
médico-légal - Conséquences :
(OML)
. Suspension de toutes les opérations funéraires
. Obligation pour le médecin qui a rédigé le certificat, de se mettre en rapport avec le Procureur de
la République ou les services de Police
. Possibilité de réquisition d’un médecin pour procéder à une levée de corps médico-légale
. Possibilité de réquisition pour examen du corps ou autopsie médico-légale
. Indisponibilité du corps qui ne peut être présenté aux proches avant levée obstacle médico-légal
ou délivrance permis d’inhumer par procureur République
- Variole, autre orthopoxvirose - Peste
En cercueil
- Choléra - Fièvres hémorragiques virales
Obligation de hermétique
- Charbon
mise en bière
immédiate - Mauvais état du corps
En cercueil
- Rage, tuberculose active
simple - Maladie infectieuse transmissible (sur avis du HCSP)
Obstacle don
Cochée si OML à l’inhumation ou maladie contagieuse
du corps
Présence d’un = Prothèse fonctionnant au moyen d’une pile (principalement les pacemakers) : doit être enlevé
élément à enlever (médecin ou thanatopracteur agréé) avant l’inhumation ou la crémation
- Uniquement à des fins médicales ou scientifiques (et non légales)
Prélèvements en vue - Interdit en cas d’obstacle médico-légal
de rechercher la - A cocher en cas de MIN (ne pas cocher la case OML)
cause du décès - Cochée en cas de suspicion de maladie contagieuse (cercueil hermétique ou cercueil simple), à
la demande du médecin constatant le décès ou du Préfet
- Certificat de décès remis à la famille (ou à la personne gestionnaire du décès) par le médecin
- A réception du certificat du décès : l’officier d’état civil établit le permis d’inhumer et l’acte de décès
! En cas d’obstacle médico-légal ou d’accident du travail, le permis d’inhumer est délivré par l’autorité judiciaire
Conditions indispensables :
. Absence d’OML à l’inhumation
. Absence d’obligation de mise en bière immédiate (maladie contagieuse)
. Réalisation dans un délai légal maximum à compter du décès
- Transport du corps vers le domicile : demande d’une personne ayant qualité pour pourvoir
Législation
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
EXAMEN DU CADAVRE
= Examen du cadavre réalisé sur réquisition judiciaire, en lieu et place de sa découverte
Objectifs :
- Vérifier la réalité de la mort
- Relever les éléments permettant de dater le décès
- Vérifier la compatibilité entre « la scène du crime » et la forme médico-légale apparente du décès
- Relever les éléments d’orientation sur la cause du décès et ses circonstances de survenue
- Relever (notamment si pas d’identification) les particularités anatomiques du corps de la victime
- Recueillir les éléments anamnestiques (ATCD, traitements, addictions, etc.)
- Etablir un rapport remis à l’autorité requérante
Diagnostic de la mort = médical, sur la base de signes négatifs de la vie ET de signes positifs de la mort
- Arrêt des fonctions cérébrales : abolition conscience, aréflexie, mydriase
- Arrêt de l’activité respiratoire : absence de mouvements respiratoires
Signes
- Arrêt de l’activité cardiovasculaire : absence de pouls au niveau des troncs artériels
négatifs
Concrètement : s’assurer de l’absence de pouls carotidien et fémoral, de l’absence de bruits cardiaques
de vie
et respiratoires, de réaliser a minima un DII long sur l’ECG, de s’assurer de l’absence de réflexes du tronc
cérébral
Apparition de ces phénomènes variables selon conditions conservation du corps, notamment température
et hygrométrie extérieure.
- Refroidissement cadavérique : plateau initial puis -1°C/h jusqu’à équilibre avec le milieu
Levée de corps
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
ITEM 14 : LA MORT
- Premières tombes néandertaliennes apparues il y a 100 000 ans, puis de celles d’Homo sapiens -> témoins de la
confrontation de l’homme à sa mort et à sa finitude
- L’homme a progressivement conceptualisé son devenir après la mort (philosophies, religions) et la destinée finale de
l’humanité (fondements « eschatologiques ») :
. Absolue : cycles naissance/mort/réincarnation conditionnés par les actes mauvais ou bons
. Intermédiaire (monothéisme) : immortalité de l’âme attachée au corps, la conduite de l’homme définit le devenir de
Visions
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
posthumaniste)
. Accompagnement du mourant (développement des soins palliatifs)
. Volonté de maîtrise du moment et/ou des conditions de la mort (suicide assisté, euthanasie)
- Mort solitaire, hygiénique, hospitalière : la mort survient de plus en plus en dehors du domicile
qu’auparavant, dans un contexte d’arrêt des soins, de soulagement de la douleur, « On se retire socialement
avant de mourir biologiquement »
Pour la personne malade :
- Elle évalue la situation puis procède à des ajustements (stratégies individuelles, collectives)
- Etat de sidération à l’annonce d’une maladie grave, avec sentiment de résignation et de révolte
- Angoisses de la mort avec retentissements physiques (perception de la souffrance), psychiques
(culpabilité, désespoir, injustice, impuissance), sociaux (repli sur soi, limitation des interactions sociales),
spirituels (crise existentielle sur le sens de la vie, etc.)
- Angoisses de transformation corporelle
- Possible effondrement des processus psychologiques de lutte contre les angoisses, avec risque de « mort
sociale » (désengagement de l’autre) avant « mort effective »
- Difficultés face à la mort de types troubles psychiatriques, troubles de l’adaptation, épisodes dépressifs,
Fin de vie trouble de stress aigu voire post-traumatique ; Risque d’apparition/aggravation d’addictions ou de
pathologies somatiques
Pour les soignants/entourage :
- Situations de « fin de vie » difficiles pour les soignants : identification au malade, inquiétude pour l’autre
voire pour soi, sentiments d’échec, souffrances, angoisses, doutes face à une médecine qui n’est pas « toute
puissante »
- Peu préparés à la confrontation à la mort, peuvent prendre refuge derrière la technique (refus de la mort)
ou dans les thérapeutiques compassionnelles, pouvant être le signe d’un recul de la clinique : passage de
l’exégèse (d’une souffrance vitale et de ses répercussions existentielles) à l’exérèse chirurgicale ou chimique
- Avec l’allongement de l’espérance de vie et le développement d’une véritable période de « fin de vie » : on
passe de « mortels » à « mourants », avec une incertitude de ce que la médecine peut et doit faire pour les
patients (peu de contact direct avec l’expérience proche de la mort)
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 3/2/2023
- Importance de s’interroger sur soi. Avoir une bonne connaissance de soi permet de mieux faire face aux
situations : gestion des émotions, bienveillance, économie sur le plan psychique, meilleur accompagnement
du patient ou de son entourage vers la mort ; Outils utiles : méditation plein conscience, thérapie ACT
Mourir devient un « travail » pour patients, proches et soignants, chacun cherchant des points de
repère/ancrage (A. Strauss, B. Glaser) :
Fin de - Conscience ouverte : équipe médicale et patient sont au courant que le patient va mourir (mais moment
vie précis de la mort reste flou)
Idées, angoisses liées à la mort
- Conscience fermée : équipe soignante +/- famille sait que le patient va mourir, mais lui ne le sait pas
- Conscience feinte mutuelle : les deux parties savent que le patient est mourant, mais chacun feint que
l’autre l’ignore
- Conscience présumée : le patient se doute qu’il est en fin de vie, et cherche des indices pour se conforter
(ou non)
- Processus de deuil = ressentir et accepter la douleur de la perte, puis l’accepter -> « accommodation à la
perte » avec stratégies d’adaptation (coping)
- Pas de définition universelle du deuil
- Le deuil est la rupture d’un attachement : la qualité de la relation avec le défunt rend alors la mort plus ou
moins douloureuse
- Vécu et expression du deuil dépendants du contexte socioculturel
Deuil
- Processus physiologique en 5 phases (E. Kübler-Ross) : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation
- Risques de complications du fait :
. Type de liens au disparu : relation d’attachement, statut du défunt (enfants, etc.)
. Circonstances du décès : suicide, décès inattendu, qualité de l’annonce et du soutien, absence de corps,
etc.
. Endeuillé : personnalité, ATCD, environnement social et affectif
- Mort omniprésente dans la vie, mais expérience de la mort n’existe qu’au travers de celle de l’autre ; La
mort est avant tout l’affaire de « ceux qui restent » donc des endeuillés -> la mort est toujours un
Aspects psychologiques
événement social
- Notion de « finitude » inconcevable pour l’être humain, intolérable, peur existentielle ; L’être humain tente
de mettre la mort à distance, de la maîtriser, ce qui peut être l’occasion de travailler sur ses valeurs
fondamentales ou ses choix de vie
- La mort est inconnue, générant des angoisses voire un sentiment de détresse majeur. Différents processus
Rapport à la mort
de lutte sont mis en place : croyances, « profiter de la vie », humour macabre, rêveries, comportement de
rationalisation, ou défier la mort (comportements/pratiques à risques) voire déni, volonté de dépasser la
mort (cryogénisation)
Mécanismes de défense : régression, déni, clivage, déplacement, projection agressive
Heidegger :
- Lien fort entre temporalité et existence, continuité entre le début et la suite de l’existence
philosophiques
- Habiter et explorer le monde va permettre de contenir l’angoisse existentielle de la mort (peut ressurgir
Aspects
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 12/12/2022
de santé
. Principalement ambulatoires (cabinet privé, dispensaire, centre de santé, maison de santé
ou à domicile), avec les médecins généralistes en 1ère ligne
. Soins de santé universellement accessibles à tous, avec des moyens acceptables et un coût
Soins abordable
primaires . Continuité, permanence des soins
Hiérarchisation des soins
Soins - Loi de modernisation du système de santé (2016) : affirmation du virage ambulatoire, les
premiers soins primaires deviennent soins premiers. Nouvelle organisation pour répondre aux grands
défis de notre système de santé (rapport du HCSP) :
. Risque sanitaires liés à l’augmentation de l’exposition aux polluants et aux toxiques
. Risque d’exposition de la population aux risques infectieux
. Maladies chroniques et conséquences
. Adaptation du système de santé aux enjeux démographiques, épidémiologiques et sociétaux
Soins = Soins de santé spécialisés, généralement hospitaliers (structures adaptées, technologies
secondaires lourdes) : services d’urgence (même si souvent en 1ère ligne) et services spécialisés
CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 12/12/2022
= Agences spécialisées, capable de donner de avis scientifiques aux décideurs politiques, dans les domaines de la
sécurité et de la veille sanitaires, de la prévention, de la transfusion sanguine et de la greffe d’organes
- Comité d’animation du système d’agences (CASA) : réunion régulière des directeurs généraux des agences
sanitaires et de l’HCSP, l’Inserm et l’ARS
Au niveau national
Agence de
humaines
biomédecine - Assure les règles de sécurité sanitaire, éthique et équité
= Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé : évaluation des bénéfices
ANSM et risques des produits de santé (médicaments, matières premières, DM, produits biologiques
d’origine humaine, produits thérapeutiques annexes, produits cosmétiques et de tatouage)
= Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
- Sécurité sanitaire dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation
ANSES
- Protection du bien-être des animaux, santé des végétaux, propriétés nutritionnelles des aliments,
médicaments vétérinaires
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 12/12/2022
- 222 000 médecins en activité ; forte hausse dans les années 1980, croissance ralentie depuis 2005
- Densité stable : 337 médecins pour 100 000 habitants (dans la moyenne de l’OCDE)
- 50% sont généralistes (densité de MG parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE)
- Plus de la moitié (59%) ont une activité libérale (>2/3 pour les MG) ; Pour les MG d’âge intermédiaire
Médecins (40-55 ans) : baisse de l’exercice libéral et augmentation du salariat
- Rajeunissement et féminisation de la profession : la moyenne d’âge des médecins actifs a rajeuni (49
ans). Les femmes représentent 62 % de femmes parmi les médecins de moins de 40 ans.
- Questions soulevées : Quel nombre optimal de médecins en France ? Délégation de tâches ?
Répartition équitable de l’offre de soins ?
- Chirurgiens-dentistes : effectifs stables depuis les années 1990, 90% d’exercice libéral, densité de
63/100 000 habitants
- Pharmaciens : ¾ en officines, part importante des femmes
Autres
- Sages-femmes : 95% de femmes ; âge moyen : 41 ans (F) et 36 ans (H)
professions - Infirmiers : densité élevée et en croissance ; 83% exercent en milieu hospitalier
- Professions paramédicales de rééducation : masseurs-kinésithérapeutes (les plus nombreux),
pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, orthoptistes, diététiciens
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 12/12/2022
aux soins 16,5% des Français déclarent avoir renoncé à des soins pour raison financière
- Lutte contre le renoncement aux soins : maîtrise du reste à charge des ménages,
élargissement des conditions d’accès aux soins (PUMa, AME, CSS), mesures
spécifiques pour bloquer les prix de certaines prestations de santé (100% santé)
Protection universelle maladie – PUMa (remplace la CMU) :
Evolutions - Couvre les frais de santé de toute personne qui travaille (salariés, indépendants) ou
qualitatives réside (sans emploi) en France de manière stable et régulière.
- Conditions d’ouverture des droits simplifiées, réduction des démarches
administratives, continuité des droits à la prise en charge, autonomie et
confidentialité aux usagers pour la prise en charge de leurs frais de santé
Aide médicale d’Etat (AME) : pour les étrangers en situation irrégulière (sans titre de
séjour) résidant en France de manière stable et depuis > 3 mois sous conditions de
ressources
Complémentaire santé solidaire (CSS) :
- Conditions d’accès : avoir ses frais de santé pris en charge par l’Assurance maladie,
sous conditions de ressources (< à un plafond)
- Participation financière de l’assuré variable selon ressources ; Si RSA : pas de
participation financière pour l’ensemble du foyer
= Loi HSPT de 2009 :
- Engagements : exercer, en libéral ou salarié, dans une zone où l’offre médicale fait
défaut (définie par l’ARS), pour une durée au moins égale à celle durant laquelle ils
Contrat ont perçus l’allocation (sans être inférieure à 2 ans), choix du lieu d’exercice sur une
Méthodes d’engagement liste nationale établie selon besoins médicaux des régions, respect des tarifs
incitatives de service conventionnés secteur 1
public (CESP) - Rémunération mensuelle brute de 1200 € des étudiants en médecine à partir de la
2e année et durant l’externat et l’internat
- Accompagnement individualisé par l’ARS durant la formation, soutien lors de
l’installation
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 12/12/2022
- Action coordonnée des acteurs de la prévention, du sanitaire, du médico-social et du social ; outils et parcours-types
publiés par la HAS (BPCO, maladie de Parkinson, maladie rénale chronique, insuffisance cardiaque, cancer broncho-
pulmonaire, mésothéliome pleural, lymphome de Hodgkin, diabète de type 2, fibrillation atriale, maladie coronarienne,
asthme)
- Intègre différents déterminants : hygiène, mode de vie, éducation, milieu professionnel, environnement
- Médecin généraliste : rôle de filtre, orientant le patient vers les différentes filières
- Définit et évalue : les niveaux de prise en charge, la quantité et la qualité de soins de chaque niveau et le coût et le
temps consacrés à chaque niveau
- Dans le cadre de la prise en charge des maladies chroniques et de la problématique de la démographie médicale
Délégation tâches
- Coopération entre professionnels : protocoles de coopération (ASALEE, FCU par IDE en centres de santé, bilan visuel
par orthoptiste avec analyse en télémédecine, interprétation glycémie capillaire et adaptation doses insuline par IDE,
etc.)
- Coopération Ville-Hôpital
- Décloisonnement entre professions : transfert/délégation de tâches (limitée par les compétences règlementaires du
médecin - prescription, gestes médicaux)
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- Universalité : pour toutes les situations professionnelles, toute la population et tous les risques
SYSTEME ANGLAIS
- Le parti Conservateur : politique de réduction des dépenses publiques pour enrayer la montée des déficits, mais
augmentation budget NHS (vieillissement population, nouvelles technologies et médicaments) ; évolution du NHS
de fournisseur de prestations à fournisseur d’assurance santé
- Années 2020 : systèmes de soins intégrés avec trois niveaux de service (proximités, zones, systèmes) ; objectif de
réduction des soins hospitaliers avec développement de nouvelles organisations (« new care models ») et suivi par
des indicateurs
- consultations spé, laboratoires de biologie, actes radiologiques sont exclusivement accessibles à l’hôpital.
= Système bismarckien (créé en 1881 par Bismarck) : repose sur les salariés
- Solidarité professionnelle
- Système d’assurance sociale obligatoire
- Cotisations et prestations variables et proportionnelles aux revenus et aux risques
- Système décentralisé, géré par des caisses pluralistes autonomes sous le contrôle de l’Etat, selon un principe
Principes
d’autogestion
- Système de répartition, financé par les cotisations des employeurs et des salariés
- Mutualisation des risques
- Plusieurs régimes selon la catégorie professionnelle
- N’engage pas les finances publiques
SYSTEME ALLEMAND
- Objectifs : connaître les dépenses ; définir, mettre en œuvre et évaluer les politiques de santé ; améliorer la qualité des
soins ; transmettre données d’activité aux professionnels
- Restitution des données sous trois formes : datamarts (bases de données thématiques pour analyse des dépenses, de
l’offre de soins, etc.), échantillon général des bénéficiaires (EGB) au 1/97ème de la population pour les études de
parcours de soins, et une base de données individuelles exhaustive des bénéficiaires (DCIR) pour les études sur la
consommation de soins
= Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information
- Description synthétique et standardisée de l’activité médicale des établissements de santé à des fins d’allocation
budgétaire (tarification à l’activité ou T2A)
PMSI
- Enregistrement de données médico-administratives normalisées utilisant des nomenclatures spécifiques : CCAM pour
les actes médicaux, CIM-10 pour les maladies
- Informations recueillies au niveau des établissements puis centralisées au niveau national
- PMSI MCO, SSR, HAD et PSY
- Données médicales de décès répondant à des critères internationaux (OMS) et présentes en partie inférieure –
médicale – du certificat de décès
CépiDC
numérique en - Dossier Médical Partagé (DMP) : carnet de santé numérique pour le stockage et le partage
santé d’informations de santé entre professionnels de santé. Intégré à « Mon espace santé »
- Agenda : centralisation des RDV
- e-prescription : dématérialisation du circuit de l’ordonnance entre médecins, pharmaciens et
d’autres professionnels prescrits. Simplification et sécurisation du circuit, fluidification et
fiabilisation des échanges entre médecins et autres professionnels, avec une meilleure coordination
Transmission de données médicales à distance : dispositifs utilisés dans le cadre de la
télésurveillance :
- Dispositifs médicaux de télésurveillance (application, web plateforme) +/- connectés,
Autres outils transmettant des données « brutes » ou d’alertes selon des seuils fixés par l’utilisateur
professionnel ;
- Systèmes experts, créant de nouvelles données à partir des données recueillies ; Aide a diagnostic
ou information pronostique fournie aux professionnels
Plusieurs étapes (cadrage – réalisation – évaluation) avec des questions et problématiques propres
(Tout rang B selon le collège de santé publique)
- Identification du besoin médical, financements, contraintes, délais, réglementation
Etapes d'un projet de télémédecine
Différentes organisations :
- Connexion d’hôpitaux sans expertise neurologique à celui possédant une UNV. L’expertise est
centralisée, et le patient est traité dans le service d’urgence de l’hôpital en lien avec l’UNV.
- Garde mutualisée en neurologie et radiologie neurovasculaire. Prise en charge des patients en
UNV avec optimisation du temps médical (répartition des gardes). Le patient est orienté vers un des
Prise en charge 3 établissements avec UNV.
des AVC Selon le stade de prise en charge et du diagnostic :
- Téléconsultation : en présence du patient => établir un diagnostic et le score de handicap
- Téléexpertise : entre urgentiste et neurologue expert, sans patient => obtenir la conduite à tenir
selon les données médicales et d’imagerie
- Téléassistance médicale : pour la réalisation de la thrombolyse, sous la surveillance du neurologue
vasculaire
Actes réalisés en unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA) :
Personnes - Téléconsultation entre patient de l’UCSA et un professionnel de santé (ex : dermatologue)
détenues – UCSA - Téléexpertise entre médecins de l’UCSA et experts à distance +/- partage de données du patient
- Téléassistance médicale
Avec comme objectifs :
Exemples
- En fonction des pathologies, le patient peut être actif/passif, les données peuvent être transmises
par un matériel implanté ou par le patient lui-même, et ces données peuvent être physiologiques
(pression artérielle) ou concerner le fonctionnement du dispositif médical (pacemaker)
- Objectifs : meilleur accès aux soins et à des soins de qualité, maintien à domicile plus longtemps
Prise en charge (préservation du lien social), plus grand confort de prise en charge, éducation du patient, réduction
maladies des coûts de prise en charge (hospitaliers)
chroniques Sont notamment concernées :
- Insuffisance cardiaque chronique, insuffisance rénale chronique (télédialyse), diabète, dépistage
des rétinopathies par rétinographie non mydriatique
- Suivi des plaies chroniques, des traitements anti-thrombotiques, de l’HTA, de l’apnée du sommeil,
de l’insuffisance respiratoire chronique
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- Parfois nécessité d’une formation aux outils. Le professionnel s’assure du bon fonctionnement du
matériel à disposition du patient et de sa compréhension et capacité à l’utiliser
- Professionnel médical peut communiquer des informations au patient pour le bon déroulement de
Avec les patients la téléconsultation +/- requérir la présence d’un aidant ou d’un auxiliaire médical auprès du patient
- La téléconsultation devrait être effectuée dans un cadre calme et adapté
- Si patient incapable de communiquer : aide d’un aidant ou auxiliaire de santé voire consultation en
présentiel
- Si besoin, s’assurer de la disponibilité de l’aidant avant la téléconsultation
Aves les usagers et - Informer l’aidant du déroulement de la téléconsultation
aidants - S’assurer du consentement du patient à la présence de l’aidant ou de l’auxiliaire de santé (respect
du secret médical)
- Plage dédiée aux soins à distance
Gestion du temps - Intégration de la télémédecine en pratique quotidienne, mais pas plus de 20% de l’activité
de travail médicale globale effectuée à distance
- Anticiper la préparation des actes de télésanté en amont et un temps de conclusion en aval
- Nécessité de formation continue des professionnels
- Nécessaire coordination et coopération entre professionnels de santé, acteurs de la prise en
charge du patient, pour la cohérence et la pertinence des parcours de prise en charge
Coopération
Organisation
- Chercher des méthodes alternatives, plus efficaces et moins coûteuses, pour atteindre les objectifs
s
- Organisationnelle : distribution des tâches et communication entre professionnels de santé et patients ; changements
dans les processus opérationnels existants, formation et soutien à l’adoption de nouveaux processus
- Educationnelle : qualité de la formation du point de vue du contenu, des connaissances et compétences des
professionnels de santé ; impacts sur le recrutement et la rétention des professionnels
- Administrative : amélioration de l’accès aux soins, coût-efficacité, redistribution des ressources humaines et financières
- Economique : viabilité économique des solutions
- Technique : fiabilité d’usage et des technologies, qualité du son et de la vidéo
- Sociale : questions éthiques, différences géographiques et culturelles impactant l’acceptation du service par les patients
et les professionnels
- Déontologique : respect des droits et devoirs des parties prenantes, clarté et fiabilité des contrats, recours
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DONNÉES PATIENT
- La pratique médicale repose sur les données relatives au patient (produites par les professionnels de santé dans les soins) et
des connaissances
Les données et informations de santé, parfois associées à des métadonnées (horodatage, localisation, auteur) peuvent être :
- Structurées : présentées dans des tableaux de données (nombres ou codes issus de terminologie)
- Semi-structurées : documents avec plusieurs sections individualisables, chacune non structurée
- Non-structurées : données sans aucun format prédéfini
Pour être exploitables, elles doivent être codées et structurées
- Traçabilité et coordination des soins grâce aux données collectées alimentant le dossier patient
Dossier
patient
= Ensemble de ressources matérielles, logicielles et humaines permettant d’acquérir, stocker, traiter, échanger et
partager de l’information pour réaliser les activités d’une organisation
- Cycle de vie des données patient géré dans systèmes d’information en santé (SIS), locaux, régionaux et nationaux
= Pratiques médicales ou de santé publique reposant sur des dispositifs mobiles (portables, système
de surveillance des patients, assistants numériques personnels, appareils sans fil)
- Souvent connectés à internet ; collecte, stockage, traitement et diffusion des données
- Dispositifs médicaux (DM) mobiles avec finalité médicale déclarée par son fabricant et respect
d’un cahier des charges (marquage CE)
- Applications et objets connectés de santé (Apps/OCS) sans finalité médicale déclarée, mais
susceptibles d’avoir des impacts sur la santé
Dispositifs mobiles
Utilisation :
- Communication d’informations médicales de l’usager vers les professionnels (automesure,
télémédecine, télésanté)
m-santé
- Entre usagers (réseaux sociaux ou messagerie)
- Diffusion d’information de santé publique par application mobile
- Aide à la décision (patients, professionnels)
Critères d’évaluation des solutions définis par la HAS :
- Information des utilisateurs
- Contenu de santé (fiabilité, standardisation, interopérabilité, collecte et traitement) produit ou
interprété par un algorithme
- Contenant technique : développement de la solution, gestion des flux de données
- Sécurité et fiabilité : confidentialité,
- Utilisation et usage (ergonomie, acceptabilité, MAJ, import/export des données)
= Données « -omiques » = ensemble des résultats de laboratoire de biologie moléculaire (génomique, transcriptomique,
métabolomique, etc.)
Biologie moléculaire
- Données massives et structurées (« big data »), parfois sensibles (génomique) et donc à bien protéger
- Leur analyse nécessite des bases de données externes et des bases de connaissances afin de comparer les données des
patients aux données de référence. Utilisation de logiciels de bioinformatique, avec développement d’entrepôts de
données pour associer données « -omiques » et cliniques (« phénome » = ensemble des caractères observables –
directement ou via des instruments – d’un individu, macro- et microscopiques)
- Génome (séquencer tout le génome d’un individu) ; Métagénome (ADN ou ARN de micro-organismes = microbiome) ;
Epigénome (régulation de l’expression de l’ADN) ; Transcriptome (mesure de l’activité des gènes, transcrits ARN) ;
Protéome (protéines mesurables dans un échantillon) ; Métabolome (produits métaboliques, faible poids moléculaire)
= Ensemble des facteurs environnementaux auxquels un individu est exposé, externes (climat, produits chimiques,
Exposome
SOURCES D’INFORMATION
- Certification « HONcode » : respect de la déontologie Health On the Net (HON) : informations de santé de qualité,
Internet
objective, transparente et adaptée à la mission et audience du site, et explicite son mode de financement
- Forums : pas de modération systématique par un médecin
- Sites financés par industriels = publicité
- Littérature blanche : articles dans revue à comité de lecture (peer-review)
- Littérature grise : autres documents scientifiques sans comité de lecture (mémoires, rapports scientifiques, etc.)
- Référencées différemment selon moteurs de recherche (Pubmed = littérature blanche médicale)
Documentaires
- Elaborées par HAS, ANSM, sociétés savantes ; parfois intégrées dans des systèmes d’aide à la
décision médicale (IA symbolique) ; indexées sur le site CISMef
Recommandations - Fiche du bon usage des médicaments (BUM) : par la HAS, description des règles d’utilisation et
risques de mésusage des médicaments remboursables ; synthèse des avis scientifiques et avis de la
officielles commission de Transparence (CT)
- Recommandation de bonne pratique (RBP) : synthèse fondée sur des preuves (« evidence-
based ») pour aider le professionnel et/ou patient dans une situation donnée
- Création et publication de contenus générés par l’utilisateur, et création de réseaux sociaux par
connexion des profils (forums de patients, groupes sur les réseaux sociaux comme Facebook®)
- Diffusion d’un message et information que l’on peut en tirer dépend du média, du contenu
partagé, de la motivation des internautes, des influenceurs
Définition - La gestion des réseaux sociaux se professionnalise dans le cadre du développement du travail
de community manager pour communiquer et animer un réseau
- Développement d’un nouveau champ de recherche : l’infodémiologie[2] qui est le champ d’étude
et d’analyse des infodémies. Une infodémie est une propagation rapide et large d'un mélange
d'informations à la fois exactes et inexactes sur un sujet, qui peut être une maladie.
- Rupture de l’isolement (échange avec interlocuteurs autres que famille et aidants), et possible
empowerment des patients (reprend le contrôle de sa santé)
- Diffusion de campagnes de prévention, amélioration des relations avec les usagers (pour les ES),
Médias
politiques de santé, connaissances des dépenses de santé, innovation en santé, PEC médico-
sociale, surveillance, veille et sécurité sanitaire (sont interdits : promotion de produits de santé,
exclusion de garanties des contrats d’assurance, modifications de cotisations ou de primes
d’assurance)
Programme de Médicalisation Des Systèmes d’Information = base de données médico-
administrative qui décrit l’ensemble des séjours hospitaliers. Les informations sont codées selon
PMSI des terminologies imposées, et sont traitées par les Départements d’Information Médicale. Le
PMSI sert à la compensation financière des établissements de santé suite à la mise en place de la
tarification à l’activité (T2A).
- Données justes, fiables, non biaisées, de qualité : collecte par les techniciens d’étude clinique
(TEC) dans un cahier d’observation électronique (e-CRF), et vérification (incohérences, erreurs
Recherche saisie, valeurs manquantes) par les data-managers et attachés de recherche clinique (ARC)
clinique - Données structurées collectées selon des référentiels standard et partagés (interopérables) ;
encodage (transformation) nécessaire pour les données semi-structurées ou non-structurées
- Etudes de faisabilité utilisant les données des EDS
- Première étape de l’analyse
Analyse - Visualisation (graphiques, histogrammes) : motifs, tendances, corrélations
descriptive - Statistiques descriptives : information résumé sous formes d’indicateurs (moyenne, médiane,
écart-type, etc.)
Traitement des données
soignante
Au quotidien :
- Suivi collectif et vigilances : détection anomalies à grande échelle, données multi-sources
- Optimisation des soins, des parcours de soins selon l’affluence, de la programmation des
procédures ou de la gestion des personnels
En recherche :
Collective - Nouvelles hypothèses de travail grâce aux données disponibles (associations
génotype/phénotype)
- Caractérisation ou redéfinition des maladies
- Constitution de cohortes historique avec réutilisation de données (études post-AMM)
- Repositionnement de molécules existantes, développement de nouveaux médicaments
- Contribution aux essais cliniques
= Règlement Général sur la Protection des Données
** Donnée à caractère personnel = information se rapportant à une personne physique identifiée
(directement [nom, prénom] ou indirectement [n° de téléphone, image, voix]) ou identifiable (une
seule information [n° de SS] ou croisement d’informations)
- Encadre le traitement des données à caractère personnel dans l’UE (uniformisation), par les
acteurs publics et privés, installés en UE ou ayant une activité ciblant les citoyens européens :
Responsabilisation des acteurs, désignation d’un délégué à la protection des données (DPD) et
sanctions alourdies en cas de non-respect :
. Licéité : traitement de donnés doit être légal
. Finalité : objectif du traitement des données défini préalablement
. Minimisation des données : collecte du strict nécessaire
. Durée de conservation limitée
. Exactitude des données et mises à jour
. Respect des droits des personnes et sécurité des données collectées
Renforcement du contrôle par les citoyens de l’utilisation de leurs données (+ « droit à
RGPD
Réglementation
l’autodétermination informationnelle », sensibilisation aux usages qui peuvent être faits de leurs
données et des risques associés) :
. Accès
. Rectification : la personne peut compléter ou modifier ses données
. Opposition : le patient peut s’opposer au traitement de ses données
. Effacement : la personne peut demander à supprimer certaines données (pas pour le dossier
médical)
. Portabilité : la personne peut demander à récupérer ses données pour changer de prestataire
- Transcrit dans le droit français (Loi informatique et libertés) ; régulation par la Commission
Nationale Informatique et Libertés (CNIL)
Traitement de données de santé à caractère personnel :
- Nécessite une analyse d’impact ou PIA (Privacy Impact Assessment), qui évalue la conformité aux
principes du RGPD et les mesures de protection des données
- CNIL : référentiels pour aider mise en conformité des professionnels, procédures de demande
d’autorisation CNIL, méthodologies de référence (MR) pour traitements à des fins de recherche
- Anonymisation des données : rend impossible de façon irréversible toute identification, mais
limite le potentiel d’analyse des données
En recherche - Pseudonymisation des données : remplace données directement identifiants par des données
indirectement identifiantes ou pseudonymes ; identification directe impossible mais conservation
des possibilités d’analyses statistiques
L'éthique médicale, dont les principes sont inclus dans le serment d'Hippocrate, est connue pour reposer sur quatre
piliers fondamentaux :
1. L'autonomie : les patients et les professionnels de santé doivent conserver leur autonomie de pensée, d'intention et
Ethique
- Ethique du numérique = socle de valeurs permettant de garantir la confiance dans les outils et leurs usages :
confidentialité et intégrité des données de santé, sécurité et transparence de leurs traitements informatiques, respect de
l’information du patient, développement de solutions visant à réduire les fractures numériques, mais également la
sobriété numérique et la réduction de l’impact environnemental des systèmes d’information de santé dans un objectif
d’engagement pour le développement durable de l’ensemble des acteurs de l’écosystème
Rapport du CCNE (2018) => enjeux à prendre en considération :
Ethique
- Insuffisance du recours au numérique peut induire des situations non éthiques dans le système de santé
- Voie de passage éthique doit être trouvée entre impératif de protection des données et la nécessité de leur partage
- Diffusion du numérique peut avoir des conséquences importantes sur inégalités de santé (réduction ou élargissement)
- Enjeux éthiques de la médecine algorithmique : risque de priver le patient de sa participation à la construction de son
parcours de prise en charge, et risque de minoration de la prise en compte des situations individuelles
- Evitement des canaux traditionnels d’accès aux informations
- Partage des données de santé, surtout en recherche, selon les principes « FAIR » (findable, accessible, interoperable,
reusable) ; renforcer le recueil du consentement des patients en insistant sur les modalités de partage des données
plutôt que sur leurs finalités
- Mise en œuvre du raisonnement logique pour résoudre le cas clinique en utilisant la base de
Choix du modèle connaissances
Machine learning : apprentissage, supervisé ou non, à partir de données :
- Différentes méthodes : arbres de décision, réseaux de neurones (deep learning), forêts aléatoires
(random forests), etc.
- Différentes étapes : préparation échantillon d’analyse et partition de cet échantillon en un
échantillon d’apprentissage (80%) et un échantillon d’évaluation (20%), mise en œuvre des
algorithmes, comparaison des performances des algorithmes et choix du meilleur
- Approche logico-symbolique : bases de connaissances constituées à partir de ressources
documentaires codées informatiquement (RCP, RBP, ou règles associant signes cliniques avec
Ressources diagnostics possibles)
- Machine learning : entraînement sur des jeux de données comportant la variable à prédire : bases
de données structurées, banques d’images ou corpus de textes annotés
Mode ACTIF = approche automatique :
- SADM en toile de fond qui surveille les actions de l’utilisateur, alerté en cas d’anomalie : fenêtre bloquante, pop-up
Utilisation
- Pour les cas cliniques simples, pas de recherche d’aide à la décision (LAP ++)
Mode PASSIF = approche documentaire :
- L’utilisateur prend l’initiative de consulter le SADM afin d’obtenir des recommandations de prise en charge
(indépendamment de sa propre décision)
- Pour les cas cliniques complexes, où l’utilisateur recherche de l’aide
- Performance : même si elle est améliorée, de nouvelles erreurs peuvent apparaître
Limites
- Acceptabilité : désactivation d’alertes, rejet des SADM (domaine de compétences du clinicien, technophobie, etc.)
- Sens critique : confiance trop forte des cliniciens dans les SADM (automation bias)
- Adéquation aux recommandations renforcée, mais bénéfice clinique rarement mis en évidence
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
PROTECTION SOCIALE
- Protection sociale = ensemble des mécanismes de protection accordés par la société à ses membres pour leur permettre de
faire face aux risques sociaux et à leurs conséquences financières
- Risques sociaux = situation susceptible de compromettre la sécurité financière d’un individu ou de sa famille en provoquant
une baisse de ses ressources ou une hausse de ses dépenses : vieillesse, chômage, maladie…
= Mécanismes de transfert de type contribution/prestations
- Prémunir les assurés contre une perte de revenus (perte emploi,
vieillesse, etc.)
Assurance
- Mutualisation des risques sociaux entre cotisants Allocations familiales, pôle
sociale
- Financées par les cotisations sociales prélevées sur les revenus Emploi…
obligatoire
- Réservées à ceux qui cotisent et leurs ayants droit
- Absence des limites des assurances individuelles : sélection et
tarification en fonction des risques
= Solidarité entre individus pour lutter contre la pauvreté et
Principes
l’exclusion
- Assure un revenu minimum sans nécessairement couvrir un
Assistance RSA, Allocation adulte
risque spécifique
sociale handicapé…
- Soumises à des conditions de ressources et de besoins
- N’obéissent pas à une logique contributive : ne nécessite pas de
cotisation préalable de la part du bénéficiaire
Protection = Couvre certaines catégories de dépenses pour tous les individus
Prestations familiales…
universelle - Sans conditions de ressources et identiques pour tous
Epargne, assurance privée,
Prévoyance = Individuelle ou collective
mutualisation des risques
- Versement de prestations sociales :
. En espèces = revenu de remplacement : IJ, pension de retraite
. En nature : remboursement de dépenses (soins de santé…), financement direct de services (tiers-payant)
- Accès à des prestations de services sociaux fournis gratuitement ou à des prix réduits (crèche, cantine, etc.)
Dépense de protection sociale = 35% du PIB en 2020 (pour 25% du PIB en 1980)
- Vieillesse/survie = 45% : retraite…
- Santé = 35% : remboursements de soins, indemnités journalières, rentes d’invalidités…
Répartition
Prestations de protection sociale
SÉCURITE SOCIALE
- Loi du 9 avril 1898 : responsabilité automatique de l’employeur en cas d’accident du travail
- Loi du 5 avril 1910 :
. Retraite des ouvriers et des paysans
. Régime obligatoire d’assurance pour les salariés du commerce et de l’industrie et les agriculteurs
- Loi de 1930 = tentative de généralisation des assurances sociales : régime spécial pour les agriculteurs, protection des
salariés de l’industrie et du commerce lié à un employeur et recevant un salaire inférieur au plafond d’affiliation, dans 5
domaines de risque (maladie, maternité, invalidité, vieillesse et décès), choix de l’organisme assureur par l’assuré
- Sécurité sociale de 1945 : couverture des risques sociaux (hors chômage) pour tout travailleur salarié (puis
indépendant en 1966), rôle des mutuelles complémentaires de la Sécurité sociale, persistance de régimes spéciaux
pour certaines profession (agriculteur, EDF, SNCF, mines, fonctionnaires)
- Couverture maladie universelle : mise en place en 2000
Ordonnances Jeanneney de 1967 : gestion par les patronats et les syndicats, de façon paritaire
Historique
Ordonnances Juppé de 1996 : rôle plus important de l’Etat -> le Parlement a un droit de regard sur
l’équilibre financier de la Sécurité Sociale (mais porté du contrôle reste limitée)
- Etablissement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) selon les recommandations du
HCSP et les conclusions de la Conférence nationale de santé
LFSS = compte tenu des prévisions de recettes, fixe un objectif de dépenses ; vise à la maîtrise des
dépenses sociales et de santé ; pas de portée budgétaire (différent d’une loi de finances)
Gestion
- Parlement : LFSS (doit être votée dans les 50 jours), ONDAM, droit de la sécurité sociale, recettes fiscales
de la
(CSG) et parafiscales (taxes sur l’alcool, le tabac)
Sécurité
ONDAM = montant prévisionnel à ne pas dépasser en matière de soins de ville et d’hospitalisation ;
sociale
décliné en 6 catégories (soins de ville, établissements sous T2A, personnes âgées, personnes handicapées,
autres modes de PEC) ; suivi par le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie
La crise sanitaire a conduit a une forte augmentation de l’ONDAM en 2020
- Conventions pluriannuelles d’objectifs et de gestion : signées entre l’Etat et les établissements publics
nationaux du régime général
- Caisses nationales = statut public
- Caisses d’échelon territorial inférieur = statut privé chargé d’un service public
- Régime général = 88% : salariés, étudiants, bénéficiaires de certaines prestations, résidents
Organisation
- Régime agricole, au sein de la Mutualité sociale agricole (MSA) = 5% : exploitants et salariés agricoles
- Régime social des travailleurs indépendants (RSI) = Depuis le 1er janvier 2018 la protection sociale des
Régimes
indépendants n’est plus gérée par le RSI mais est confiée au régime général de la Sécurité sociale.
+ initialement 130 régimes spéciaux : fonction publique, collectivités territoriales, EDF, GDF, SNCF, RATP,
mines… réduction de leur nombre et rapprochement du régime général (plus que 27 en 2021)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
4 branches autonomes (maladie/AT-MP, famille, vieillesse, recouvrement) gérées par une caisse
nationale (établissement public à caractère administratif) qui coordonne un réseau de caisses
territoriales (organisme de droit privé en charge d’un service public ; contrôle et tutelle de l’Etat)
+ 5e branche « autonomie », gérée par la CNSA, en cours de constitution
+ 2 branches autres assurant des missions communes et transversales
Chaque branche doit assurer l’équilibre financier entre ses recettes et ses dépenses
A la tête de chacune des branches est placée une caisse nationale qui coordonne et gère un réseau de
caisses territoriales ; Chaque branche de caisse doit en théorie assurer l’équilibre financier entre
recettes et dépenses.
La Fédération des employeurs du Régime général de la Sécurité sociale est pilotée par l’Union des
caisses nationales de sécurité sociale (UCANSS)
- Caisse nationale : ACOSS (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) au
Organisation
Régime
niveau national
général des
Recouvre Caisse locale : URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de la Sécurité sociale
travailleurs et d’allocations familiales) au niveau régional
ment
salariés Caisse locale : CGSS (caisse générale de Sécurité sociale) chargées de tous les risques
dans les DOM
- Caisse nationale : CNAF : caisse nationale d’allocations familiales
Famille
Caisse locale : CAF : caisse d’allocations familiales
- Caisse nationale : CNAM : Caisse nationale d’assurance maladie
Caisse locale CPAM : Caisse primaire d’assurance maladie
Santé
Caisse locale CARSAT : Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail
Caisse locale : CGSS
- Caisse nationale : CNAV : Caisse nationale d’assurance vieillesse
Retraite Caisse locale : CARSAT : caisse d’assurance retraite et de la santé au travail
Caisse locale : CGSS
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
et l’assurance-maladie
- Levier d’action pour évolution de l’organisation des soins et des pratiques professionnelles
Objectifs de l’avenant à la dernière convention médicale (2021) :
Négociations - Renforcer l’accès aux soins pour les publics prioritaires : augmentation des tarifs des
conventionnelles consultations pour prise en charge des personnes âgées, handicapées, avec des troubles mentaux
- Mettre en place une organisation pour faire face aux soins non programmés (service d’accès aux
soins – SAS : chaîne de soins lisible et coordonnée entre acteurs de la ville et de l’hôpital)
- Consolider le parcours de soins
- Le virage numérique : usages du numérique, alimentation du DMP
- Planification de l’offre de soins avec les ARS (complémentarité ville-hôpital)
- Prévention et information des assurés (dépistage des cancers, accompagnement en cas de pathologies
Autres lourdes)
missions - Information des professionnels de santé (diffusion des recommandations HAS)
- Maîtrise médicalisée des dépenses : programme pluriannuel de gestion du risque avec les ARS ;
discussion avec e CEPS (national) pour la fixation du prix des médicaments
La PUMa couvre les frais de santé de toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable
et régulière. Les conditions d’ouverture de droits ont été simplifiées :
Accès à l'assurance maladie
= Part des frais engagés pour les soins qui reste à la charge de l’assuré social après
remboursement par l’assurance maladie obligatoire
- Objectif de responsabilisation financière des patients (régulation de la consommation de soins)
- Pris en charge totale ou partielle par une assurance privée ou une mutuelle complémentaire
- 100% Santé (améliorer l’accès aux soins) : si complémentaire santé responsable ou CSS : soins
+ large choix en équipements en audiologie, optique et dentaire pris en charge à 100%
Dans le cadre du parcours de soins 70%
Consultation Hors parcours de soins 30%
Auxiliaires médicaux 60%
Ticket Irremplaçable des affections graves et invalidantes
modérateur 100%
= Vignette blanche barrée
Médicaments à SMR majeur ou important 65%
Médicament
Médicaments à SMR modéré
Préparations médicamenteuses effectuées par le pharmacien
30%
quand le médicament n’est pas produit par l’industrie
Homéopathie
Hospitalisation (public ou privé) 80% Transport sanitaire 65%
Analyses biologiques 60% Lunettes
60%
Auxiliaire médical (infirmier, kiné) 60% Prothèses dentaires ou auditives
nature de des soins continus sur une durée prévisible > 6 mois (32e maladie)
l’affection - Campagne nationale de prévention
- Diagnostic et traitement de la stérilité
Exonération
du ticket - Bénéficiaire d’une pension d’invalidité ou d’une pension militaire
modérateur - Bénéficiaire de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS)
Pour tous
- Titulaire d’une rente d’AT/MP pour une incapacité 2/3
types de
- Mineurs victimes de sévices sexuels
soins
- Soins en établissement de santé dans les 30 premiers jours de vie
- Traitement des enfants et adolescents handicapés en éducation spécialisée
Par nature - Maternité du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12h après accouchement
du risque - Accident du travail/maladie professionnelle
Forfait = Forfait de participation aux frais d’entretien et d’hébergement en cas d’hospitalisation = 20€
journalier - Non pris en charge par l’assurance maladie
= Participation de 1€ demandée à chaque consultation, analyse biologique ou acte de radiologie
Participation - Sans dépasser 50€/an
forfaitaire - Dispensés : patients < 18 ans, CSS, AME ou femmes enceintes à partir du 6e mois
- Ne peut pas être prise en charge par un organisme complémentaire
= Déduite des remboursements au patient : plafonné à 50€/an, ne peut dépasser 2€/jour pour
des actes paramédicaux ou 4€/jour pour des transports sanitaires
- Médicaments = 0,50€/boîte
Franchise
- Actes paramédicaux = 0,50€/acte
médicale - Transports sanitaires = 2€/trajet
- Dispensés : patient < 18 ans, CSS ou AME, femme enceinte à partir du 6e mois
- Ne peut pas être prise en charge par un organisme complémentaire
- Dispense l’assuré de l’avance des frais pris en charge par l’assurance maladie.
Tiers payant - Ce dernier ne paie que le ticket modérateur.
Présentation Carte Vitale + attestation complémentaire santé ou CSS, AME, AT/MP
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
- Médecin traitant pour tout patient > 16 ans, déclaré avec son accord à l’organisme d’assurance
maladie (généraliste ou spécialiste, hospitalier ou ambulatoire)
Modification du choix du médecin traitant à tout moment et librement
Parcours de
Rôles : assure les soins réguliers, oriente le patient dans le parcours de soins coordonnés,
soins
gère le dossier médical, assure une prévention personnalisée
coordonnés - Médecin spécialiste : majoration du ticket modérateur (70% au lieu de 30%) si le patient n’est
pas adressé par son médecin traitant (sauf spécialités à accès direct : gynécologue,
ophtalmologue, psychiatre/neuropsychiatre, stomatologue)
= Affection comportant un traitement prolongé particulièrement coûteux : ALD 30 (liste établie
par décret), ALD hors liste (31e maladie) ou polypathologie invalidante d’une durée supérieure
à 6 mois (32e maladie)
- Exonération du ticket modérateur seulement pour les soins directement en rapport avec cette
affection, selon les recommandations de la HAS
- Protocole de soins : éléments de diagnostics (diagnostic de la maladie figuré selon le choix du
Protocole de patient), traitements prescrits, consultations spécialisées et examens paracliniques ; doit être
Prise en charge des soins
soins ALD conforme aux recommandations HAS et est validé par médecin-conseil AM
- Ordonnance bizone afin de distinguer les prescriptions en rapport avec l’ALD ; Le patient
Prestations
dispose d’un accès direct aux spécialistes mentionnés dans le protocole de soins
- Pour le patient :
. Doit présenter son volet personnel du protocole de soin
. Doit se conformer au projet thérapeutique établi
. Doit se présenter aux contrôles et visites médicales de l’assurance maladie
1 – AVC invalidant 8 – Diabète type 1 et 2 19 – Néphropathie chronique grave,
2 – Insuffisance médullaire, 9 – Affection neurologique et syndrome néphrotique primitif
cytopénie chronique musculaire grave, épilepsie grave 20 – Paraplégie
3 – Artériopathie chronique 10 – Hémoglobinopathie, hémolyse 21 – Périartérite noueuse, lupus
évolutive avec manifestation chronique sévère érythémateux aigu disséminé,
ischémique 11 – Hémophilie et affection sclérodermie généralisée évolutive
4 – Bilharziose compliquée constitutionnelle de l’hémostase grave 22 – PR évolutive et grave
5 – Insuffisance cardiaque 12 – HTA sévère supprimée en 2011 23 – Affection psychiatrique
grave, trouble du rythme, 13 – Maladie coronaire 24 – RCH, maladie de Crohn évolutive
cardiopathie valvulaire ou 14 – Insuffisance respiratoire 25 – Sclérose en plaque
congénitale grave chronique grave 26 – Scoliose structurale évolutive
6 – Maladie chronique active 15 – Maladie d’Alzheimer, démence 27 – Spondylarthrite ankylosante grave
du foie, cirrhose 16 – Maladie de Parkinson 28 – Suite de transplantation
7 – Déficit immunitaire 17 – Maladie métabolique héréditaire 29 – Tuberculose active, lèpre
primitif grave, infection VIH 18 – Mucoviscidose 30 – Tumeur maligne
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
Dépense = dépense de consommation finale de biens et de services de santé, financée ou non par les ménages
- Correspond à la DCS, auquel sont retranchés les indemnités journalières et les dépenses de
courante de
prévention, recherche et formation, et ajoutés les dépenses liées au handicap et la dépendance et les
santé, sens
investissements pour la santé comparaison internationale
international - de la DTS plus rapide que l’activité économique dans tous les pays européens : de la part du PIB
(DCSi) - France = 12,4% du PIB = 284,5 milliards d’euros
- Vieillissement de la population : dépenses de santé concentrées aux âges extrêmes (< 2 ans et > 65 ans)
- Evolution des structures de morbidité : pathologies dégénératives chroniques par rapport aux pathologies aiguës
- Innovation technologique médicale : obéit à une loi de rendement décroissant (l’innovation conduit à un gain
Déterminants
- Des tarifs et volumes : des établissements de soins, médecine de ville et industrie pharmaceutique
= Faire adopter des comportements :
Logique - Aux assurés : parcours de soins coordonnés
d’incitation - Aux prescripteurs : observance des recommandations de pratique clinique, prescription de
génériques, rémunération sur le forfait et rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP)
Logique = Améliorer les pratiques professionnelles et limiter les pratiques inutiles, coûteuses ou dangereuses :
d’évaluation développement professionnel continu (DPC) et certification des établissements de santé
Logique de = Accroître la coordination des soins : dossier médical partagé (DMP), « Mon espace santé »,
coordination parcours de soins coordonné par le médecin traitant, réseaux de santé
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
RECHERCHE EN SANTÉ
- Toute étude ou expérimentation organisée ou pratiquée sur l’être humain vivant en vue du
développement des connaissances biologiques ou médicales
Développement d’actions susceptibles d’améliorer la santé
- Pour décrire un phénomène de santé, l’expliquer, mettre au point ou évaluer un test diagnostique ou
pronostique : évaluation de l’efficacité thérapeutique des médicaments ou autres stratégies
thérapeutiques, évaluation de la performance de tests diagnostiques, identification de facteurs de risque
Recherche
ou pronostiques, évaluation de formes d’organisation des soins ou de politiques sanitaires…
en santé
Définitions
= Toute personne volontaire (patient ou volontaire sain) peut participer à une recherche clinique
- Sous réserve d’être affiliée à un régime de Sécurité sociale (RIPH1 & RIPH2, pas RIPH3)
- Sous conditions pour : femmes enceintes, parturientes, mères qui allaitent, mineurs, majeurs sous
protection juridique, personnes en soins psychiatriques sans consentement, personnes privées de
liberté par décision judiciaire ou administrative
- Doit recevoir une information préalable à son inclusion (orale +/- résumé écrit validé par CPP),
adaptée, complète, loyale, compréhensible. Présente :
. Les objectifs de la recherche et son déroulement
Participant . Les bénéfices attendus, les contraintes et risques connus
. Les autres traitements possibles en dehors de la recherche
. L’avis du comité de protection des personnes
. Les modalités du traitement des données et de leur confidentialité (CNIL)
- Donne son consentement libre et éclairé, par écrit (RIPH1), exprès (RIPH2) ou sa non-opposition orale
(RIPH3)
- Peut se retirer de l’étude à tout moment sans avoir à donner de raisons et sans que sa prise en charge
ultérieure en soit affectée : le patient doit en être informé
- Droit d’accès et de modification aux données recueillies la concernant
Comité de - Membres du CPP désignés par le DG-ARS, pour 3 ans
protection - Compétences multiples (dont en protection des données), réparties en deux collèges :
des Premier collège : professionnels de santé + 2 méthodologistes ou biostatisticiens
personnes Deuxième collège : personnes qualifiées en droit, éthique, sciences humaines et sociales et actions
(CPP) sociales, représentants des usagers
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
- Vérifier que la recherche respecte les conditions fixées par la loi : valide la qualification de
la recherche, peut modifier la qualification indiquée par le promoteur
- Examiner les conditions de protection des participants à la recherche : qualité, exhaustivité,
Comité de
intelligibilité des informations délivrées aux personnes sollicitées ; procédure de recueil du
Acteurs
protection
consentement, justification des recherches sur les personnes vulnérables, délai de réflexion,
des Missions
mesures prises pour assurer la sécurité des personnes
personnes
- Examiner la validité scientifique et éthique du projet : pertinence scientifique, adéquation
(CPP)
de la méthodologie aux objectifs, pertinence du niveau de preuve apporté, adéquation des
moyens aux objectifs, qualification des investigateurs
Avis décisionnel et non pas seulement consultatif
PRINCIPES DE LA RECHERCHE
- Mise à l’épreuve d’hypothèses de recherche ou construction de modèles
- Première étape = formulation de la question de recherche, claire et précise
- Repose sur des méthodes et outils
- Etudes diagnostiques : évaluation de nouveaux tests de diagnostic ou de dépistage
- Etudes épidémiologiques : description de l’état de santé de la population, identification des déterminants de
santé, évaluation des interventions en santé
- Méthode choisie fonction de l’objectif poursuivi et de la maîtrise ou non du facteur/intervention :
. Evaluer la validité et fiabilité d’un nouveau test étude diagnostique
. Caractériser l’état de santé d’une population étude descriptive
. Identifier des facteurs de risque ou facteurs pronostiques étude analytique
. Evaluer l’efficacité d’un traitement ou d’une stratégie thérapeutique étude expérimentale
. Evaluer la performance d’une organisation de soins, d’un programme de prévention ou d’une politique
sanitaire étude expérimentale ou quasi-expérimentale
- Toutes les études n’ont pas la même valeur démonstrative en termes de causalité -> niveaux de preuve
Méthodes
- Probabilités : modélisent des phénomènes aléatoires dont issues possibles connues mais dont on ne peut
prédire la valeur car leur réalisation est incertaine
Définitions - Variable aléatoire : fonction qui attribue un nombre à toutes les issues possibles ; discrète ou continue
- Loi de probabilité : décrit la probabilité associée à chaque valeur (valeur discrète) ou à tout intervalle de
valeur (variable continue)
- Critères biomédicaux sont, par définition, variables
- Fluctuations d’échantillonnage :
Variabilité
. Différences entre échantillons du simple fait du hasard
et tests
. Tests statistiques pour conclure si le résultat peut être dû au hasard : risque α de 1ère espèce (en
général 5%)
- La description porte sur un échantillon représentatif de la population cible
- Intérêt de l’inférence = extrapolation
Inférence
- Risque de se tromper, à causes des fluctuations d’échantillonnage, quantifiable par :
statistique
. Tests statistiques adaptés
. Estimation des intervalles de confiance
- Démarche hypothético-déductive = tester des hypothèses par des expériences
- Test d’hypothèse = décision entre une hypothèse nulle H0 (on cherche à la rejeter) et une hypothèse
alternative H1 (complémentaire à H0, que l’on cherche à accepter)
Risque alpha = probabilité de rejeter H0 alors qu’elle est vraie ; souvent fixé à 5%
Risque bêta = probabilité de ne pas rejeter H0 alors que H1 est vraie
Hypothèses
Puissance :
- Probabilité de rejeter H0 si H1 est vraie = capacité à montrer une différence ou une association si elle
existe
- Varie selon la taille de l’échantillon, le risque alpha, le test uni- ou bilatéral (ces trois paramètres sont
contrôlables), la différence à détecter et la variabilité des observations
- Définir H0 et H1 et fixer le risque alpha
- Déduire ce que l’on devrait observer si H0 était vraie, et déterminer une zone de rejet de H0
Outils biostatistiques
- Vérifier si ce que l’on observe est conforme ou non à ce que l’on attend sous H0
Si ce que l’on observe est conforme : non rejet de H0 (ce qui ne veut pas dire que H0 est vraie, car le
Etapes du risque beta n’est jamais nul). Si H0 correspond à une égalité, on conclura qu’il n’y a pas de différence
test significative.
Si ce que l’on observe est non conforme : le résultat du test est le rejet de H0. Il existe toujours un
risque de rejeter H0 à tort (le risque alpha), mais dans ce cas, on est autorisé à conclure en faveur de H1. Si
H0 correspond à une égalité, on conclura qu’il existe une différence significative.
- Calculer le degré de signification
Quand H0 est une égalité, construction de H1 :
Type test - H1 est une différence quel que soit son sens -> test bilatéral
- H1 est une différence dans un sens unique -> test unilatéral
- Différent selon que les données sont appariées (plusieurs mesures chez un même individu ou des
individus appariés) ou indépendantes (chaque mesure obtenue chez un individu différent et
indépendant)
- Test paramétrique (ne peut être utilisé que si certaines conditions sont remplies) ou non-paramétrique
(conditions non remplies)
- Choix du test fonction du type de critère de jugement (variable dépendante), du type de facteur
d’exposition (variable explicative), de la structure des données (indépendantes ou appariées), de la taille
des échantillons (> ou < 30) et de la distribution statistique des variables (normale ou non) :
PROTOCOLE
Aspects fondamentaux et grandes lignes du déroulement définis a priori dans le protocole de l’étude ; argumentaire
justifiant la question de recherche, la pertinence des hypothèses explorées, la formulation des objectifs poursuivis ainsi
que la méthodologie
Formulation de l’objectif et de la question ou hypothèse de recherche reposant sur une analyse de la
littérature (rapporter clairement les références) :
- Arguments épidémiologiques : fréquence, facteurs de risque, conséquences, coût du problème de
Justification
santé
- Etat actuel des connaissances : plausibilité, analogie, études préliminaires à faible niveau de preuve ou
résultats contradictoires, reproductibilité, cohérence…
Découle directement de l’hypothèse formulée :
Objectif - Si plusieurs objectifs : hiérarchiser en principal et secondaire(s)
- L’objectif principal doit être : unique (si possible), clair, précis, consensuel, raisonnable
Plan d’étude mis en œuvre, selon l’étude :
- Descriptive : étude sur une période donnée, pas de groupe comparateur, estimation de la
fréquence d’un phénomène de santé
Méthode
- Explicative : groupe comparateur pour étude du lien entre un facteur et un phénomène
de santé ; randomisation du facteur = étude expérimentale (lien de causalité), sinon =
étude étiologique (suspicion de causalité)
Groupe d’intérêt :
- Population source dont sera issu l’échantillon étudié ; critères d’inclusion et non-inclusion
Plan d'analyse
(extrapolabilité) ; sélection doit être la plus large possible, non liée à un niveau
particulier d’exposition aux facteurs étudiés
- Formes cliniques et critères diagnostiques reconnus et définis précisément ; repérer un
éventuel biais de sélection
- Définir si cas incidents (nvx cas, évite le biais de survie sélective) ou cas
prévalents (modification possible des habitudes par rapport au début de la maladie,
perte de la séquence temporelle)
- Préciser le lieu de recrutement des sujets et s’interroger sur la représentativité des cas
Matériel et Groupe comparateur :
méthode - Défini par la randomisation dans les études expérimentales ; comparabilité des
caractéristiques initiales par la randomisation
- Dans les études étiologiques, le groupe comparateur appartient à la même population
Matériel d’origine que la population étudiée
- Attention aux biais, au moment de la conception du protocole : choix des personnes
incluses (biais de sélection), mesure des données recueillies (biais de mesure) ; discuter
des mesures pour limiter ces biais
- Procédures identiques entre les groupes : mesures réalisées de manière identique,
recueil des mêmes variables ; utilisation de l’insu dans les études expérimentales
Critères de jugement :
- Un CJP doit être défini dans l’étude (calcul du NSN)
- Exprimé sous forme d’une fréquence (variable qualitative) ou d’une moyenne (variable
quantitative) ; critère d’efficacité, de tolérance ou une mesure d’association
- Pertinence (signification clinique, en rapport avec l’objectif, moment du recueil, moyens
fiables de recueil), validité (objectivité), disponibilité potentielle et fiabilité (risque de
biais de mémorisation dans les études cas-témoins)…
- Parfois : critères intermédiaires (moindre pertinence clinique), critères secondaires
(exploration d’hypothèses)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
Nombre de sujets à inclure estimé pour démontrer l’hypothèse, sur la base du critère de
jugement principal, calculé a priori
Dépend :
- Etude descriptive : de la précision souhaitée de l’estimation du paramètre
Nombre
NSN d’autant plus important que l’estimation souhaitée est précise (donc l’intervalle de
Matériel et de sujets
confiance resserré autour de l’estimation ponctuelle)
méthode nécessaire
- Etude explicative : de l’importance de l’écart sur le critère de jugement principal à
(NSN)
montrer, du risque de 1ère espèce α et de la puissance statistique souhaitée (1 – ß), de la
variabilité du critère
NSN d’autant plus important que le risque α est faible et la puissance souhaitée élevée, la
Plan d'analyse
APPROCHES MÉTHODOLOGIQUES
Les études en santé peuvent être classées selon leur objectif et la question de recherche, la procédure employée, la
chronologie du design ou le choix des sujets.
- Permettent de décrire l’évolution ou la distribution des évènements de santé ou leurs déterminants dans la
population, et de rechercher les facteurs de risque d’une maladie
- Les informations sont recueillies de façon systématique ou par enquêtes spécifiques (population exhaustive ou
échantillon représentatif)
- Enquêtes transversales (prévalence) et enquêtes longitudinales de cohorte (incidence, survie)
- Photographie de la population à un instant T, pas de suivi
Enquêtes descriptives
Enquêtes - Recueil simultané des caractéristiques de sujets, de l’existence d’une maladie ou d’expositions
transversales - Estimation de la prévalence d’un événement ou de la fréquence d’une exposition, avec un IC95% (cet IC
ne permet pas de conclure à la significativité)
Cohorte = ensemble d’individus avec des caractéristiques connues et semblables, suivis au cours du
temps : nés la même année, ayant la même activité professionnelle, une même exposition ou défini sur
une base géographique (cohorte « Framingham »)
- Sujets inclus indemnes de l’événement étudié au moment de l’inclusion
Enquêtes de
- Le plus souvent prospectives (information sur l’exposition recueillie avant que l’événement de santé ne
cohorte
soit survenu chez les sujets), parfois rétrospectives (cohortes historiques ; information sur l’exposition
descriptives
recueillie après que l’événement de santé ne soit survenu chez les sujets)
- Estimation de la mortalité ou de l’incidence (taux d’incidence ou densité d’incidence) d’un événement
de santé (si populations non comparables -> standardisation), voire le pronostic d’une maladie (taux de
survie, létalité, récidive). Utilisation des techniques d’analyse de survie
- Toujours observationnelles et comparatives
- Cherchent à identifier l’existence d’une association (et à la quantifier) statistiquement significative entre l’exposition à
un facteur et la survenue d’un événement
- Etiologiques : population en bonne santé, recherche de facteurs de risque ou protecteurs de maladie, pour mise en
Enquêtes analytiques
Exemple Essai contrôlé randomisé comparant le risque d’évènement cardiovasculaire à 5 ans entre un
groupe traité par un anticholesterolémiant et un groupe traité par placebo en prévention primaire.
Résultats (données fictives)
- Taux d’évènement à 5 ans :
. Groupe contrôle (placebo) (p0) : 0,05 (5%)
. Groupe expérimental (p1) : 0,03 (3%)
- Différence de risque : p0 – p1 = 0,02 (2%)
- Risque relatif : p1/p0 = 0,6
- Réduction absolue du risque : 1-RR = 0,4 (40%)
- Odds ratio : [p1/(1-p1)]/ [p0/(1-p0)] = 0,59
Nombre de sujets à traiter pour éviter un évènement cardiovasculaire : 1/(p0-p1) = 50
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
Rechercher dans le passé de deux groupes de sujets, les cas et les témoins, l’exposition antérieure à
un ou plusieurs facteurs
Comparer la prévalence des expositions entre les deux groupes
Pas de suivi : ce ne sont pas des études longitudinales
Recueil de l’information sur l’exposition toujours rétrospectif
Sur le fait d’avoir ou non l’événement étudié, en insu des expositions
Effectifs des cas et témoins fixés a priori : estimation impossible de la prévalence de la
maladie et de l’exposition
Appariement des cas aux témoins : rendre les groupes « similaires » et comparables
Sélection Cas : malades
Enquêtes analytiques
Pour évaluer des programmes de santé publique ou des pratiques médicales, quand l’allocation de
l’intervention ne peut pas être randomisée
Types d’études :
Avant/après : fréquence événement étudié comparée dans un groupe de sujets avant et après la mise
Enquêtes quasi-
en place de l’intervention
expérimentales
Ici/ailleurs : fréquence événement étudié comparée entre des sites où les sujets reçoivent
l’intervention (ici) et des sites où cette intervention n’est pas pratiquée (ailleurs)
Avant/après avec groupe témoin : l’évolution de la fréquence de l’événement étudié avant et après
intervention est comparée à celle d’un groupe témoin sur la même période
Etude de la validité d’un nouvel examen diagnostique par rapport à la procédure diagnostique de référence (= Gold
Standard) ; Le Gold standard permet de classer les sujets en malades ou non-malades. Tous les sujets bénéficient du
Gold standard et du nouveau test à l’étude, idéalement en aveugle l’un de l’autre
Etudes transversales ++ sur une population de sujets recrutés de façon consécutive, incluant tout le panel des malades
possibles ; parfois études cas-témoins mais moindre qualité (pas de calcul de VPP/VPN)
Statistiques 4 groupes de sujets : vrais positifs (VP), faux positifs (FP), vrais négatifs (VN), faux négatifs (FN)
Études diagnostiques
Tableau de contingence :
-- Gold standard --
-- Test à l’étude -- Malades Non-malades
Positif VP FP
Négatif FN VN
VP/(VP+FP)
extrinsèques
Valeur prédictive négative (VPN) : probabilité de ne pas être malade si le nouvel examen est négatif
VN/(VN+FN)
Probabilité pré-test qu’un individu soit malade = a priori
Evaluation Probabilité post-test qu’un individu soit malade = révisée a posteriori en fonction des résultats du
apport test
décisionnel Nomogramme de Fagan (= de Bayès) : représentation graphique de la probabilité post-test d’être
malade fonction de la probabilité pré-test, du résultat du test et de rapports de vraisemblance
Enquête cas-témoins, nichée dans une cohorte :
Cas et témoins sélectionnés parmi les sujets d’une cohorte déjà suivie
Respect de la séquence chronologique, information de meilleure qualité car recueil prospectif des données
Enquête cas-croisé :
Enquête cas-témoins où chaque cas est son propre témoin ; Enquête observationnelle, différente des essais
randomisés en cross-over
Schémas moins classiques
Exposition d’un sujet dans un délai proche de l’événement étudié (période cas) est comparée à celle d’une période
éloignée de la survenue de l’événement où ce même sujet ne présentait pas l’événement (période témoin)
Permet d’analyser les effets d’une exposition ponctuelle/intermittente sur le risque de survenue d’un événement aigu
Limite les facteurs de confusion et les biais liés à la sélection des témoins
Enquête cas-cohorte :
Présente les avantages des études de cohorte et cas-témoins, avec possibilité d’étudier plusieurs événements d’intérêt
à moindre coût que les cohortes classiques
Sélection d’un échantillon représentatif de la cohorte (= « sous-cohorte »), indépendamment de l’apparition de la
maladie, avec recueil dans le temps des cas incidents de la cohorte et de la sous-cohorte
Comparaison des cas incidents (cohorte + sous-cohorte) avec les non-cas de la sous-cohorte
Etude sur données groupées = agrégées :
Estimation de la fréquence du phénomène de santé au niveau d’un groupe et non de manière individuelle
Comparaison de ces fréquences entre plusieurs populations ou dans le temps
INTERPRÉTATION
Conclusion erronée des résultats pouvant être due à des :
Erreurs aléatoires dues aux fluctuations d’échantillonnage (hasard) ou à un manque de puissance ; ces erreurs sont
diminuées si la taille de la population augmente et sont prise en compte dans la présentation des résultats (IC95%, p)
Erreurs systématiques ou biais (non dues au hasard), se surajoutent aux erreurs dues au hasard
Interprétation des résultats en trois étapes : jugement de signification statistique, estimation des risques, biais :
En cas d’association significative : discuter les erreurs aléatoires et les biais
En cas d’association non significative : discuter un manque de puissance et les biais
= erreur aléatoire dans une étude explicative
Recherche l’existence d’association entre une/des exposition(s) et un/des événement(s) par comparaison des groupes
avec des tests appropriés (chi2, Student)
Jugement de signification statistique
Résultat du test significatif si la valeur de p (« p-value », degré de signification) est inférieure à un seuil déterminé a priori
(risque alpha, en général 5%). Le risque alpha est le risque, fixé a priori, de conclure à tort à une différence, alors que la
valeur de p mesure ce même risque a posteriori
Degré de signification reflète la confiance (matérialisée par l’intervalle de confiance) accordée aux résultats mais
insuffisant à leur interprétation (les facteurs de confusion potentiels et les risques d’erreurs doivent avoir été contrôlés) ;
il informe sur la force de l’association et la précision de la mesure
Résultat du test non significatif : s’interroger sur la puissance
La puissance dépend de la taille de l’échantillon, de la différence entre les groupes, du risque alpha (plus ces
paramètres sont élevés, plus la puissance augmente), de la variabilité des observations (si la variance augmente, la
puissance diminue), et selon l’uni ou bilatéralité du test (unilatéral = puissance augmentée)
Puissance a priori intervient dans le calcul du NSN (avec d’autres hypothèses) ; Puissance a posteriori discutée en cas de
résultats négatifs
Manque de puissance = probabilité de conclure à tort à une différence non significative alors qu’il existe une association
dans la « vraie vie » = erreur de second espèce ou risque bêta
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
= Erreur systématique dans l’estimation d’un paramètre, pouvant masquer, renforcer voire créer une liaison entre un
facteur et une maladie sur- ou sous-estimation du risque
Des biais majeurs peuvent invalider totalement des résultats
Les biais ne peuvent être diminués en modifiant la taille de l’échantillon
Lié au mode de sélection des sujets (constitution de l’échantillon) ou du suivi des sujets (biais d’attrition)
Responsable d’une absence de représentativité de la population cible (recrutement hospitalier, critères
d’inclusion trop sélectifs, défaut de participation, données manquantes, etc.)
Non différentiel = problème de validité externe
Différentiel = sélection sujets différente selon groupe
Enquêtes transversales : estimations de prévalence faussées
Conséquences Enquêtes comparatives : distorsion des estimations de risque du fait d’une comparabilité
Biais de des groupes altérée
sélection
Au moment de la conception car ne peuvent être contrôlés a posteriori
Etudes cas-témoins :
Témoins doivent être représentatifs des non-malades de la population source d’où sont
issus les cas
Prévention
Sélection des cas et témoins en aveugle de l’exposition
Cohorte :
Sujets non exposés doivent être représentatifs des sujets non exposés de la population source
Minimisation des perdus de vue + en faire une analyse qualitative et quantitative
Lié à la mesure de l’information : biais de classement, de mesure ou d’information
Problème de mesure de l’exposition (cas-témoins) ou dans la détermination de la maladie (enquête de
cohorte), responsable d’un mauvais classement des sujets et donc d’une mauvaise estimation des
indicateurs de santé ou des mesures d’association
Biais de classement non-différentiel :
Erreur de mesure ne diffère pas entre les groupes (ex. : prb étalonnement appareil de mesure)
Sous-estimation de la force de l’association entre E et M
Biais de Biais de classement différentiel :
Biais
classement Erreur de mesure diffère entre les groupes (information sur exposition recueilli en connaissance du statut cas
ou témoins, recherche plus régulière de la maladie chez exposés que non-exposés
Sous-estimation ou surestimation (le plus souvent) du risque
Au moment de la conception car ne peuvent être contrôlés a posteriori, au moment de
l’analyse
Prévention Cas-témoins : interrogatoire standardisé pour recueil des expositions, enquêteurs en
aveugle des hypothèses testées
Cohorte : investigations strictement similaires entre sujets exposés et non exposés
Lié à la présence de facteurs de confusion (liés à la fois à l’événement et au facteur de risque étudié), conduisant à
une estimation erronée (surestimation ou sous-estimation) de la mesure d’association entre les deux
N’existe pas dans les études descriptives et les études diagnostiques : uniquement pour analytiques
Possible « confusion résiduelle » dans les études observationnelles du fait de la non prise en compte de
l’ensemble des facteurs de confusion potentiels
Les techniques de prises en compte de ce biais (cf. ci-dessous) peuvent être combinées dans une même
étude : planifiés au moment de la conception de l’étude et/ou corrigés lors de l’analyse
Technique la plus efficace
Randomisation Permet de rendre comparables les groupes à l’inclusion sur tous les facteurs de confusion
possibles, connus et inconnus
Biais de
confusion = Ajustement a priori (cas-témoins et exposés/non-exposés)
Appariement Au moment du recrutement, pour rendre comparables les sujets sur les variables d’appariement
Appariement strict (ex : sexe), ou non-strict (ex : âge ± 5 ans)
Lorsque plusieurs facteurs sont associés à l’événement étudié
Teste l’association après ajustement sur les facteurs de confusion potentiels : analyses
multivariées par régression logistique (OR), régression linéaire (moyennes) ou modèle de
Cox (HR)
Ajustement
On ne prend en compte que les facteurs sur lesquels on a ajusté
Permet d’identifier l’impact des facteurs d’exposition étudiés, toute chose étant égale par
ailleurs = identification des facteurs indépendamment liés au phénomène étudié
Mesures d’association non ajustées = brutes
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
Permet de déterminer si le risque d’événement lié à un facteur diffère en fonction du niveau d’exposition à un autre
facteur
Interaction
On parle d’interaction lorsque l’association entre une exposition (E) et une maladie (M) varie en fonction du niveau d’un
autre facteur (F). L’OR ou le RR n’a pas de sens. Nécessité d’une analyse stratifiée
On parle de confusion si la liaison de F avec E et M peut entraîner un biais de confusion dans la liaison entre E et M ;
Nécessité d’une analyse multivariée
Causalité discutée si l’exposition est associée à une augmentation significative du risque de maladie et que l’étude ne
présente pas de biais majeurs
Dans une enquête observationnelle, la causalité est d’autant plus probable que plusieurs des critères de Bradford-Hill
sont réunis (faisceau d’arguments, tous les critères étant rarement réunis)
Temporalité : l’exposition précède la maladie
Force de l’association : plus la force de l’association est grande, moins l’association est
susceptible d’être expliquée par des facteurs de confusion
Internes
Spécificité de l’association : l’exposition étudiée est présente chez tous les malades (ou presque)
à l’étude
Causalité
INDICATEURS DE SANTÉ
Santé = « état complet de bien-être physique, mental et social » (OMS)
- Facteurs intrinsèques : hérédité, maladie génétique…
- Facteurs environnementaux : conditions de travail, lieu de vie, statut social…
- Facteurs comportementaux : addiction…
- Facteurs liés au système de soins : accessibilité géographique, coût…
= Sources de données fiables et exhaustives : recueil exhaustif permanent, transversal ponctuel ou répété, ou par
enquête longitudinale ou de cohorte
- Travail de collecte/de calcul et de synthèse des indicateurs
- Registres d’état civil en mairie : naissances, décès, mariages, divorces
- Recensement de la population par l’Insee : annuel, mais tous les habitants ne sont pas recensés la même année
Sources d'information
- Certificat de décès (volet médical) recueilli par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC)
- Données des ARS
- Registre d’une pathologie (grippe…)
Régional :
- ARS : Agence Régionale de Santé / ORS : Observatoire régionale de la santé
National :
Organismes de
- Santé publique France
recueil et traitement
- INSEE : Institut national de la statistique et des études économiques
des données
- INSERM : Institut national de la santé et de la recherche médicale
- INED : Institut national d’études démographiques
- International : OMS, Unicef
Indicateur de santé = variable quantitative pouvant être mesurée, décrivant l’état de santé d’une population, afin
d’adapter l’organisation sanitaire et sociale et répondre aux besoins d’une population (d’un pays, d’une région)
- Généralement issu du calcul d’un score ou d’une échelle permettant de décrire l’état de santé d’un individu
- Doit être valide (mesure correcte de l’état de santé), sensible au changement et fiable/reproductible
- Suivi des indicateurs pour décrire, comparer, évaluer
- Un indicateur est insuffisant pour résumer une situation sanitaire -> disposer de plusieurs indicateurs à interpréter
conjointement ; Les indicateurs de mortalité informent peu sur les pathologies non létales et l’impact social,
économique et sur la qualité de vie des maladies chroniques ; Les indicateurs de morbidité ne reflètent que
partiellement l’impact des pathologies (retentissement fonctionnel, qualité de vie)
= Décrivant l’évolution de la population, sur une période donnée (par défaut sur 1 an), habituellement /1000
Indicateur de santé
= Nombre moyen d’années restant à vivre pour un individu au-delà d’un âge donné dans les
conditions de mortalité par âge de l’année considérée (indicateur purement quantitatif)
Espérance
Indicateur socio-démographique
- Espérance de vie à la naissance = durée de vie moyenne d’une génération fictive soumise aux
de vie conditions de mortalité de l’année de naissance
- Espérance de vie à la naissance en France (2020) : 79,1 ans (H) – 85,1 ans (F)
= Nombre moyen d’années à vivre dans un état de santé déterminé, compte tenu des conditions
de vie du moment : espérance de vie sans incapacité (EVSI), sans maladie chronique, en bonne
santé
- Permettent d’estimer l’évolution de l’état de santé d’une population à mesure que
l’espérance de vie augmente (indicateur qualitatif)
Espérances
- Elles indiquent si les années de vie gagnées sont des années de vie en bonne ou en mauvaise
de santé santé
- ESVI (= espérance de vie en bonne santé) = nombre d’années sans incapacité qu’il resterait à
vivre en moyenne aux individus d’un groupe dans les conditions de mortalité d’une période
donnée (espérance de vie retranchée des années de vie en incapacité)
- ESVI à 65 ans en France (2019) : 10,4 ans (H) – 11,5 ans (F)
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
HANDICAP
- Recouvre les atteintes fonctionnelles de l’organisme + les difficultés provoquées par ces atteintes dans la vie
quotidienne
- Diversité des conséquences de la maladie non exprimée à travers l’approche biomédicale classique
- Trois concepts (Classification Internationale du Handicap – CIH) :
. Déficience = toute perte, malformation, anomalie d’un organe, d’une structure ou d’une fonction mentale,
psychologique, physiologique ou anatomique
. Incapacité = réduction partielle ou totale, en raison d’une déficience, de la capacité d’accomplir une activité
considérée comme normale pour un être humain
Définition
. Désavantage social = fait d’être limité ou dans l’impossibilité d’accomplir un rôle social considéré comme normal,
compte tenu de l’âge, du sexe, des facteurs sociaux et culturels
- Mais terminologie péjorative et modèle linéaire Evolution vers une Classification internationale du
fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF, OMS) : terminologie plus neutre, expérience du handicap selon les
structures et fonctions corporelles, les activités de la vie courante et la participation sociale ; handicap = interaction
entre un problème de santé et des facteurs contextuels, personnels et environnementaux
- Définition dans la loi française (2005) : « Constitue un handicap, toute limitation d'activité ou restriction de
participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle,
durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un
polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » Introduction du droit à la compensation du handicap, tenant
compte du projet de vie de la personne
= Enquêtes Handicap-Incapacité-Dépendance et Handicap-Santé de l’Insee en 1999 et 2009
- Appréciation de la prévalence du handicap différente selon l’indicateur
- Dans le monde : 15% de la population est atteinte de handicap dont 3 à 4 % d’handicap sévère
- En France :
. 23 millions de personnes
. Fréquent : déficience motrice, cognitive ou psychique et viscérale ou métabolique = 1 personne/6
. Moins fréquent : déficience sensorielle (auditive = 9%, visuelle = 6%) et liée au langage (2%)
- Augmentation forte de la prévalence du handicap et de la dépendance avec l’âge
- Le handicap constitue un problème croissant et majeur en santé publique du fait du vieillissement de la population
- Handicap sévère = 3% de la population mondiale : cécité, trisomie 21, tétraplégie, dépression sévère,
schizophrénie active…
- Handicap modéré à sévère = 15% de la population mondiale : acuité visuelle basse, arthrite, angor…
- Pays à revenu élevé : - < 60 ans : - 1ère cause : trouble dépressif
Grandes
- 2e cause : trouble de réfraction ou d’audition non corrigé
causes
- 3e cause : trouble lié à la dépendance à l’alcool
(données
- > 60 ans : - 1ère cause : trouble de l’audition non corrigé
OMS
- 2e cause : arthrose
2004)
- 3e cause : anomalie de la réfraction
Epidémiologie
= Conférence Nationale de Santé : créé par les ordonnances Juppé de 1996 ; organisme
consultatif placé auprès du Ministère chargé de la santé
- Formule des avis sur l’amélioration du système de santé : projet de loi définissant les
CNS finalités et priorités de la politique de santé, finalités et axes stratégiques de la politique
nationale de santé et plans et programmes nationaux de santé
Cadre - Contribue à l’organisation de débats publics sur les questions de santé
réglementaire - Elabore un rapport annuel sur le respect des droits des usagers du système de santé
= Haut Conseil de la Santé Publique ; dépend du Ministère chargé de la santé
- Evaluation des actions et objectifs de santé publique
HCSP
- Permet de vérifier que les objectifs ont été atteints ou de réajuster les actions pour les
atteindre
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
é è à
Taux de létalité = x 1000
Données 2019 :
é è
= x 1000 Taux de mortalité infantile :
3,79/1000 par an
Taux de
- Mortalité néonatale : décès < 28 jours Taux de mortalité néonatale :
mortalité
- Mortalité néonatale précoce : décès < 7 jours 2,74/1000
infantile
- Mortalité néonatale tardive : de 7 à 28 jours Taux de mortalité post-
- Mortalité post-néonatale : de 28 jours à 1 an néonatale :
1,05/1000
Taux de
é é è
mortalité = x 1000 10,2/1000 par an (2019)
périnatale
Taux de
mortinatalité
= x 1000 8,5/1000 par an (2019)
Révision 17/05/21
Maladie rare = maladie dont la prévalence est inférieure à 1/2000 (ou 50/100 000)
- Plus de 7000 maladies rares répertoriées
- 80% génétiques, 20% non génétiques
- 3 200 gènes identifiés
- 75% des malades sont des enfants
- Pas de traitement curatif dans 95% des cas
- 350 millions dans le monde, 3 millions en France
- Pas de diagnostic précis chez 50% des malades
- 25% des patients attendant 4 ans pour que le diagnostic soit envisagé
- Délai moyen de diagnostic : 1,5 an (> 5 ans pour 25% des patients)
- 5 maladies dépistées en néonatal
- 12% des médicaments sont orphelins
- 50% des nouvelles thérapies géniques s’appliquent aux maladies rares
- Outils : Orphanet, Maladies Rares Infos Services, CRMR et CCMR
Filières de Santé
- 23 en France
Maladies Rares
- Objectif : coordination en réseau d’un ensemble de CRMR et de CCMR
(FSMR)
- Labellisés par le Ministère des Solidarités et de la Santé
- Réévaluation tous les 5 ans
Organisation des soins
- Missions :
Centres de
. Coordination de la filière de soins en lien avec les associations de patients
Référence des
. Expertise : organisation de RCP, élaboration de PNDS, mise à jour de la base nationale des
Maladies Rares
maladies rares)
(CRMR)
. Recours régional, inter-régional, national et international
. Recherche
. Enseignement et formation
- Compétence régionale
Centres de - Missions :
Compétences . Diagnostic des maladies rares
Maladies Rares . Traitement des maladies rares
(CCMR) . Prise en charge des patients
- Rattachés aux CRMR
- Diversité des symptômes initiaux possibles (parfois d’allure banale)
Diversité - Phénotypes très différents au sein d’une même maladie rare (parfois avec la même mutation)
- Des anomalies d’un même gène peuvent entraîner des maladies différentes
Maladies rares les plus fréquentes
62
CODEX.:, S-ECN.COM
Révision 17/05/21
= Période allant de l’apparition des 1ers symptômes à la date à laquelle un diagnostic précis est posé
Errance - Peut durer de quelques mois à plusieurs années, voire toute une vie
diagnostique - Cause : méconnaissance de la pathologie ou symptôme d’appel très banal ou absence de « culture
du doute » du médecin ayant pris en charge le patient
= Echec à définir la cause précise de la maladie après avoir mis en œuvre l’ensemble des
investigations disponibles en l’état de l’art
- Concerne les malades atteints d’une forme atypique d’une maladie connue ou d’une maladie dont la
Impasse cause n’a pas été reconnue
diagnostique - Lutte par la mise en place des RCP pour discuter des cas difficiles
. RCP nationales (ex. FAI²R pour les maladies auto-immunes et auto-inflammatoires)
. RCP européennes ERN (ex. ERN ReCONNET pour les maladies systémiques ou ERN RITA pour les
vascularites, les déficits immunitaires primitifs et les maladies auto-inflammatoires)
- Parcours reposant sur les réseaux de ville, les réseaux hospitaliers non experts et les réseaux
hospitaliers experts
- Aides :
Accès aux
. 2 plateformes de séquençage du génome entier (pour les impasses dont la cause apparaît
diagnostic
probablement génétique)
. CCMR, CRMR et FSMR (pour couvrir l’ensemble du territoire et permettre un accès plus facile au
diagnostic)
- Médecins généralistes = centre de la coordination des soins
- Diversité d’intervenants : champ sanitaire, champ social, champ médico-social
- Appui des CCMR et des CRMR voire des associations de patients
- Acteurs de santé : infirmiers, kinésithérapeutiques, ergothérapeutes, rééducateurs fonctionnels, psychologies,
Prise en charge en ville
63
CODEX.:, S-ECN.COM
Révision 15/04/21
Maltraitance = toute violence physique, abus sexuel, sévices psychologiques sévères ou négligence lourde ayant des
conséquences préjudiciables sur l’état de santé et de l’enfant et son développement physique et psychologique
Actes par « commission » :
- Violence physique = toute blessure infligée à un enfant : dommage tissulaire (ecchymose, brûlure, piqûre, fracture, rupture de
viscère, perte de fonction d’un membre ou d’un organe) par traumatisme, dépassant le stade de la simple rougeur
- Violences sexuelles = toute participation d’un enfant à des activités sexuelles inappropriées à son âge et son développement
psychosexuel, qu’il subit sous la contrainte ou par la violence ou la séduction, ou qui transgresse les tabous sociaux
- Violences psychologiques = toute agression psychologique sévère prolongée ou répétée, manifestation de cruauté mentale ou
de rejet affectif, une punition ou une exigence éducative inadaptée à l’âge de l’enfant ou ses possibilités, le sadisme verbal,
l’humiliation, l’exploitation, le dénigrement, l’injonction paradoxale
- Violences conjugales
- Cyberviolences = nouvelles formes de violences reliées aux nouvelles technologies telles que l’exposition aux images violentes
ou pornographiques, le sexting, l’happy slapping et le cyber-harcèlement
- Violences institutionnelles = toute violence subie hors de la famille en milieu collectif ou cachée par les institutions accueillant
des enfants
Actes par « omission » :
- Négligences = toute absence de répondes aux besoins fondamentaux de l’enfant (sécurité, santé, scolarité, mise en
collectivité…)
- Enfant à risque = non maltraité, mais dans des conditions d’existence risquant de mettre en danger leur santé, sécurité,
moralité, éducation ou qualité des réponses aux besoins psychologiques quotidiens
- En 2018, 110 000 enfants en danger (plus d'un enfant sur 10)
Epidé
mio
Parents/
- Deuil
responsables
- Difficultés économiques, exiguïté des logements
- Violences conjugales
Facteurs de - Inoccupation
risque - Isolement familial, social, psychologique
= Examen physique complet, sur un enfant totalement déshabillé, chez un enfant mis en confiance, en évitant les
gestes douloureux ou agressifs inutiles, si possible en présence d’une personne connue et rassurante
- Comportement et réactions de l’enfant : irritabilité, hostilité, indifférence
- Aspect et état général : hygiène corporelle, signes de dénutrition ou de surcharge pondérale
- Développement psychomoteur
- Inspection des téguments, OGE et région anale, mobilité des membres et articulations (fracture)
- Avis ophtalmologique avec fond d’œil (hémorragies rétiniennes, œdème papillaire)
- Signes de psychotraumatisme complexe (état dissociatif laissant penser qu'ils sont indifférents aux événements
au point de les rendre peu crédibles)
- Survenue de lésion d'allure traumatique ou lésion sentinelle (ecchymose même de petite taille,
plaie autre que simple griffure sur la partie médiane de la face, fracture…) avant l'âge de la marche
C - Nombre de lésions cutanées 15 chez un enfant déambulant en l'absence de traumatisme bien
Signes d'alerte
identifié et de pathologie de l'hémostase
clinique : « feux
- Lésions « en forme » (doigts, mains, ceinture, bâton…) pouvant évoquer la mécanique
rouges »
traumatique
Diagnostic
- Localisations particulièrement suspectes de lésions infligées : joues, oreilles, cou, tronc, fesses,
face postérieure des cuisses
- Maladie de l'hémostase
- Maladie osseuse constitutionnelle (ostéogenèse imparfaite…)
Diagnostic
- Maladie dermatologique
différentiel
- Maladies métaboliques
- Lésions congénitales…
lésionnel complet
IRM cérébro-
PC - Hématomes sous-duraux : habituellement pluri-focaux, surtout au niveau
médullaire
de la faux du cerveau ou de la fosse postérieure
- Parfois associés à des hémorragies sous-arachnoïdiennes
- Lésions cérébrales anoxiques, œdémateuses ou contusion
Rx du squelette - Fractures ou cals osseux des côtes, notamment des arcs postérieurs
± scintigraphie - Appositions périostés des membres supérieurs
- Hémorragies rétiniennes (absente dans 20% des cas) : pathognomonique si
Fond d’œil multiples, profuses, éclaboussant la rétine jusqu’à sa périphérie (type 3),
- Œdème papillaire si HTIC
= Document dont le destinataire est exclusivement une autorité administrative (Conseil général
via la CRIP) ou judiciaire (procureur de la République)
- Entrepris sur décision du médecin, avec dérogation légale au secret médical
- Remis sans intermédiaire au destinataire (avec copie dans le dossier médical)
- Contient :
. Identité de l’enfant, des responsables de l’autorité parentale et du médecin
. Situation motivant le signalement (faits rapportés et constatés…)
Prise en . Actions déjà menées dans la famille
charge . Conclusions et avis du rédacteur sur les mesures à prendre
médicolégale . Suivi envisagé par l’équipe médical
et - Parents informés de la rédaction du signalement, sauf intérêt contraire pour l’enfant
administrative
- Appel anonyme à « Allo enfance maltraitée » (119)
Social - Service sociale de secteur : enquête à domicile
Signalement
- Maintien des enfants en danger dans une situation de lien avec l’entourage
Tertiaire
- Surveillance régulière prolongée
COFEMER 2019
COFEMER 2019
COFEMER 2019
COFEMER 2019
COFEMER 2019
COFEMER 2019
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
Espérance de vie à 60 ans en 2010 : 22,4 ans pour les hommes et 27,1 ans pour les femmes
Evolution en France : de 1,3 années de vie tous les 10 ans
- Espérance de vie sans incapacité = nombre d’années de vie sans handicap : délai nécessaire pour que 50% des personnes
soit décédées ou atteintes d’une incapacité
- Vulnérabilité = incapacité de répondre à des situations particulières de stress, d’effort, d’agression ou de maladie
- Vieillissement pathologique = vieillissement accéléré ou compliqué par une maladie du sujet âgé
- Fragilité = syndrome gériatrique mesurable : 3 critères de Fried ou plus (Perte de poids involontaire durant la dernière
année/ Impression subjective de fatigue / Réduction des activités physiques/ Vitesse de marche diminuée / Force
musculaire diminuée mesurée par hand grip)
- Biologique : étude sur modèles in vitro (gènes, modifications post-traductionnelles des protéines, biologie cellulaire) à
partir de cellules provenant d’organismes jeunes et âgés ou sur des modèles pathologiques de vieillissement prématuré
(syndrome de Werner, progéria, trisomie 21…)
Etude du vieillissement
- In vivo : étude d’animaux ou de personnes âgées (compliqué par les nombreuses maladies, à différencier des effets du
vieillissement)
- Etudes transversales = compare des individus de classes d’âge différentes à un moment donné :
plus facile à réaliser, mais mesure d’autres effets (différences intergénérationnelles, effets de
Etudes transversales et
sélection, différences entre groupes d’âge…)
longitudinales
- Etudes longitudinales : suivi du vieillissement d’un groupe d’individus
- Etudes mixtes : combine les 2 types d’études ( le temps de suivi nécessaire)
- Nécessite une sélection soigneuse, écartant les personnes âgées atteintes de maladie
Sélection des sujets
- Problème posé par l’existence fréquente de maladies pauci- ou asymptomatique pouvant
âgés dans les études
affecter les résultats (en moyenne 5 maladies par individu)
sur le vieillissement
- Modèle polypathologique (« vraie vie »)
- Diminution des capacités fonctionnelles de l’organisme, surtout visible dans les situations mettant en jeu les réserves
fonctionnelles (effort, stress, maladie aiguë) réduction de la capacité de l’organisme de faire face aux agressions
Effets du vieillissement sur l'organisme
378
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
respiratoire - Débits expiratoires : du volume aérien non mobilisable et du calibre des bronches distales
- progressive de la capacité de diffusion de l’O2 et de la PaO2 du sang artériel, PaCO2 non modifiée
- Modifications de l’appareil buccodentaire
- Diminution du flux salivaire
Appareil
- Diminution de la sécrétion acide des cellules pariétales gastriques et hypochlorhydrie gastrique
digestif
- Ralentissement du temps de transit intestinale par diminution du péristaltisme
- Diminution de la masse et du débit sanguin hépatique : clairance hépatique
- Muscle squelettique : densité en fibres musculaires (de type II surtout), force musculaire
Appareil - Os : densité minérale osseuse (= ostéopénie), de la résistance mécanique de l’os
locomoteur - Cartilage articulaire : du contenu aqueux, du nombre de chondrocytes, modification de la
composition en glucosamines, amincissement du cartilage, altération des propriétés mécaniques
Vieillissement rénal (entre 50 et 80 ans) = de la taille et de la masse rénale d’environ 10% chez la
femme et 20% chez l’homme, intéressant surtout le cortex rénal :
Appareil - Réduction néphronique : du nombre de glomérules fonctionnels (de 20-40% à 70 ans)
urinaire - du DFG : 0,5 à 1 mL/min/1,73m2 en moyenne par an à partir de 50 ans
- Modifications tubulaires : changement dans le contrôle du métabolisme du sel et de l’eau (retard
d’adaptation en cas de perte ou surcharge sodée), de la capacité à concentrer ou diluer les urines
- Femme : arrêt de la sécrétion ovarienne d’œstrogènes, disparition des cycles menstruels et involution
de l’utérus et des glandes mammaires à la ménopause
Organes sexuels
- Homme : de la sécrétion de testostérone, du volume prostatique
Une proportion importante d’hommes âgés conserve une spermatogénèse suffisance pour procréer
Vieillissement cutané : altération du tissu élastique, épaississement fibreux du derme, aplanissement
de la jonction dermo-épidermique, du nombre de mélanocytes
Peau et - Peau d’aspect plus pâle, marquée par des rides et des ridules
phanères - Troubles de la pigmentation cutanée fréquents (tâches séniles)
de la vitesse de croissance des cheveux et des ongles, grisonnement des cheveux
de l’activité des glandes sébacées et sudoripares : sécheresse cutanée
- Réponse inné : état pro-inflammatoire, augmentation de l’IL6
Système
- Augmentation du compartiment mémoire et oligoclonalité / Diminution des cellules naïves et de
immunitaire
l’affinité aux AC
= Effets du vieillissement variables selon la personnalité, les facteurs sociaux et culturels, les
expériences de vie, l’état de santé, les capacités de résiliences
- Recomposition de la vie sociale au passage à la retraite
- Crises narcissiques liées aux transformations du corps
Psychologie
- Décès d’êtres chers et sentiment de proximité de la mort
- Retentissement psychologique de maladies chroniques, perte d’autonomie ou entrée en institution
Conséquences : souffrance psychique, anxiété, isolement, dépression, repli sur soi, mais aussi
renforcement psychique, rigidification psychique, investissement créatif, altruiste, spirituel…
379
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
= Maladies ou syndromes dont la fréquence augmente avec l’âge, sans rapport avec le processus physiologique
de vieillissement : de la durée d’exposition, facilitation par le vieillissement
- Maladie d’Alzheimer à début tardif, longtemps considéré comme l’expression du vieillissement cérébral
Maladie du
- Insuffisance cardiaque, longtemps considérée comme l’expression du vieillissement cardiaque
grand âge - Athérosclérose, longtemps considérée comme l’expression du vieillissement artériel
Effets sur la vulnérabilité des personnes âgées : réduction des capacités fonctionnelles de manière chronique, ou
révélée par une maladie aiguë, jusqu’à des capacités de l’organisme juste suffisantes dans les conditions de base
- Facteurs génétiques importants : étude de longévité de jumeaux, génotypes de sujets centenaires
- Syndrome de Hutchinson-Gilford = progéria : maladie génétique rarissime (mutation du gène de la
lamanine), caractérisée par un vieillissement prématuré débutant dès la période néonatale
Facteurs
- Prédispositions génétiques liées à la longévité : surexpression du gène Klotho, voies de
génétiques signalisation de l’insuline/IGF1, métabolisme lipidique (apolipoprotéine ApoE)
Mécanismes du vieillissement
- En France : 11% de personnes > 65 ans en 1950, pour 17% en 2010, et 25% prévus en 2050
- Résulte de plusieurs phénomènes : baisse de la fécondité et allongement de l’espérance de vie principalement
- Question des retraites et pensions
- Augmentation des dépenses de santé, et des besoins d’institutions gériatriques (EHPAD)
Conséquences
- Activité économique spécifique (silver économie) : aide à domicile, établissements gériatriques,
économiques
secteur médico-social, géronto-technologie (matériel d’aide technique, prothèses auditives…)
- Pouvoir économique important : consommation, aide aux membres de leur famille…
- Augmentation du nombre de générations dans les familles
Conséquences - Apparition d’une population de jeunes retraités en bon état de santé, s’engageant dans des
sociales activités utiles pour la société (vie politique, associations, actions bénévoles…)
- Agisme : attitude de discrimination négative envers les PA
380
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
381
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
Sources de - Domestique : quotidien (WC, lavages avec détergents/produits ménagers, graisses et autres résidus)
- Agricole (chimique) : déchets physiologiques de l’élevage, engrais, herbicides, pesticides…
pollution
Liés à l'eau
au mercure), macromycètes)
- Atteinte hépatique (virus, parasites, macromycètes)
Situations - Insuffisance rénale (E.coli entérohémorragique, Shigella, toxiques, macromycètes)
cliniques - Syndrome hémolytique et urémique (SHU) (E.coli entérohémorragique, Shigella, macromycètes)
- Purpura thrombotique thrombocytopénique (E.coli entérohémorragique, Shigella)
- Dyspnée (allergie)
- Choc (toxines, anaphylactique, syndrome histaminique)
- Rhabdomyolyse (macromycètes)
- Perturbation endocrinienne (soja (déconseillé aux enfants de moins de 3 ans), produits phytosanitaires,
pesticides, phtalates, bisphénol A des plastiques alimentaires)
- Cancer : pesticides type chlordécone et cancer de la prostate, aflatoxine et cancer du foie
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 15/12/2022
- Risque infectieux : tout au long de la chaîne alimentaire (y compris lié aux mains sales), conventionnel
(bactérie, parasite [cf. infra], champignon, virus ou toxine) ou non (prion)
Toxoplasmose : cf. infra
Taeniasis : tænia = vers plats, émettant des anneaux et œufs dans les selles des individus contaminés ;
cestodose cosmopolite (T. saginata) ou tropicale (T. solium) ; contamination par ingestion d’œufs
(cysticercose avec T. solium) ou de larves dans viande peu cuite d’hôtes intermédiaires (bœuf – T.
Liés à l'alimentation
Cholériforme :
- Clostridium perfringens, B. cereus, Escherichia coli entérotoxinogène
- Virus : norovirus
Diarrhée Dysentérique :
- Salmonella spp., Campylobacter jejuni, Vibrio parahaemolyticus, E. coli entéro-invasif, E. coli
entérohémorragique, Yersinia enterocolitica, Shigella spp.
- Entamoeba histolytica, Cryptosporidium spp., Giardia duodenalis
Hépatite aiguë - VHA, VHE
- Clostridium botulinum
Troubles - Neurotoxines des dinoflagellés (coquillages)
neurologiques - Histamine (scombrotoxine) : thon, maquereau
- Produits chimiques
- Principales causes en France : salmonelle (70%), puis Clostridium perfringens et S. aureus
- Le plus fréquemment par viande de volaille et aliments à base d’œufs ; aliments crus ou manipulés après cuisson
- Syndrome dysentérique : fièvre, douleurs abdominales, diarrhées glairosanglantes
- Incubation longue : 24 à 72h, voire plus
Salmonelles non - Aliments peu ou non cuits : viande
- Diarrhée fébrile, vomissements,
typhiques (volaille) et produits carnés, fruits de
12-36h douleurs abdominales
(enteritidis, mer, œufs, produits laitiers
- Bactériémie possible
typhimurium) - Restauration familiale ou collective
Campylobacter - Volaille 2à5 - Proche des salmonelloses
jejuni - Lait non pasteurisé, eau jours - Bactériémie rare
Shigella sp. - Fièvre élevée
2à5
ENTERO-INVASIF
(4 espèces dont - Aliments peu ou pas cuits, souillés - Syndrome dysentérique franc
jours
S. dysenteriae) - Parfois complication neurologique
Multiplication jusqu’à 4°C - Diarrhée, douleurs abdominales
Yersinina sp.
- Viandes : porc ++ 1 à 11 - Syndrome pseudo-appendiculaire
(dont Y.
- Végétaux jours - Syndrome post-infectieux
TIAC digestive
enterocolitica)
- Lait (érythème noueux…)
- Diarrhée ± sanglante, crampes
Vibrio - Poissons ou fruits de mer crus ou 4h à 4
abdominales
parahaemolyticus insuffisamment cuits jours
- Nausées, frissons, fièvre peu élevée
- Syndrome dysentérique
Listeria - Produits carnés, poissons fumés 3 à 70 - Bactériémie
monocytogenes - Ou légumes prêts à l’emploi jours - Atteinte neuro-méningée
- Listériose néonatale, avortement
E. coli entéro- - Viande hachée mal cuite - Syndrome dysentérique, diarrhée
1à8
hémorragiques - Lait cru hémorragique
jours
(O157:H7, O104:H4) - Légumes - Syndrome hémolytique et urémique
- Syndrome cholériforme : selles liquides abondantes, vomissements, sans fièvre
- Incubation courte : quelques heures
TOXINOGENE
- Restauration collective
Clostridium - Diarrhée
- Règles de conservation non respectée : 8 à 24h
TIAC digestive
perfringens - Douleurs abdominales
viandes en sauce
E. coli entéro- - Eau, fruits et légumes crus lavés avec de - Diarrhée cholériforme
14 à 30h
toxinogènes l’eau contaminée - Douleurs abdominales, nausées
- Coproculture systématique : négative si toxine préformée, rentable en cas de diarrhée fébrile
PC
- Recherche de l’entérotoxine ou du micro-organisme dans les aliments suspects
= Poisson mal conservé (thon avarié…) : incubation courte en 10 minutes à 1h
Signes Intoxication
- Erythème, bouffées vasomotrices (flush du visage), céphalées, troubles digestifs
cutanés histaminique
- Régression rapide, accélérée par antihistaminiques + corticoïdes
= Neurotoxine de dinoflagellé (coquillage), produite par des algues de coraux, contaminant
Ciguatoxine la chair de poissons tropicaux
- Ciguatera : paresthésies péribuccales, hyper-lacrymation, ataxie, asthénie…
= Salaison, charcuterie ou conserve de fabrication artisanale : incubation en 12 à 72h
Autres TIAC
- Sécurité sanitaire = protection de la santé de l’homme contre les risques induits par le fonctionnement de la société
(alimentaires, environnementales ou sanitaires)
- Crise sanitaire = situation imprévue et complexe, présentant un caractère de gravité potentiel ou avéré et nécessitant des
actions immédiates avec des moyens de gestion exceptionnels, le plus souvent transversaux
- Veille sanitaire = processus continu de recueil, d’identification, d’évaluation et d’investigation des risques d’événements ou
des événements indésirables de toute nature associés à une menace potentielle pour la santé humaine. Regroupe les
dispositifs de vigilances sanitaires réglementées et de maladies à déclaration obligatoire. Contribue à la sécurité sanitaire.
- Surveillance sanitaire = collecte, analyse, interprétation et diffusion systématique et continue de données de morbidité et
de mortalité dans la perspective de l’aide à la décision en santé publique
- Vigilance sanitaire = dispositifs réglementés de surveillance des événements indésirables et des incidents chez l’homme,
élargie aux infections nosocomiales / à tout évènement indésirable lié aux soins
- Produits de santé destinés à l’homme :
. Médicaments (pré/post-AMM) et matières premières, dérivés du sang, stupéfiants, psychotropes, vaccins, homéopathie,
phytothérapie, préparations magistrales et hospitalières
. Produits biologiques : organes, tissus, cellules à fins thérapeutiques, thérapie cellulaire/génique, produits sanguins labiles…
. Dispositifs médicaux : thérapeutiques, de diagnostic, de diagnostic in vitro, des plateaux techniques
. Produits cosmétiques et de tatouage
- Concept apparu après 1993 suite à l’affaire du sang contaminé
- Construction progressive suite aux crises sanitaires : « vache folle » 1996, canicule de l’été 2003, Mediator® 2010…
Le champ de la sécurité sanitaire s’est élargi par strates successives mais cloisonnées (différentes agences)
. 2004 : loi relative à la politique de santé publique : renforce l’obligation, notion d’événements indésirables graves
associés aux soins (EIGS)
. 2010 et 2011 : plusieurs textes de loi : imposent aux établissements une organisation dédiée à la lutte contre les
événements indésirables et la désignation d’un coordonnateur de la gestion des risques associés aux soins
. 2013-2017 : PNSP (Programme National Sécurité des patients) : actions selon 4 axes information du patient,
déclaration des EIGS, analyse systémique et retour d’expérience, formation des professionnels et recherche
. 26/01/2016 (modernisation du système de santé) : renforce la sécurité sanitaire nationale et régionale : portail
unique national de signalement des événements sanitaires indésirables transmis aux ARS puis la HAS de façon
anonyme, et mise en place par les ARS d’un réseau régional de vigilances et d’appui (RREVA) regroupant les
structures de vigilance et appui existantes
- Expertise scientifique forte, capacité d’alerte rapide, transparence, autonomie juridique et financière des agences
- Obligation de disposer d’une capacité de détection et d’analyse des risques
Principe - Obligation d’évaluer les effets de leurs décisions a priori et a posteriori
d’évaluation - Sécurité des patients repose sur la capacité de choisir entre différents risques, en mettant en
Principes de sécurité sanitaire
- ANSES (santé humaine, animale et végétale) : toxicovigilance (mélange ou substance naturelle ou synthétique présente
sur le marché ou dans l’environnement, dont vigilance des centres antipoison), pharmacovigilance vétérinaire,
sanitaire
= Prévention des erreurs d’identification des patients à toutes les étapes du processus de soins
Identitovigilance
(exemple : bracelet d’identification, demande d’identité avant tout acte, …)
Autres dispositifs de vigilance sanitaire
Système de signalement mis en place et géré par l’ANSM, établissant une liste des « erreurs qui
ne devraient jamais arriver » (never events) = EIGS évitables qui ne devraient pas survenir si des
mesures de prévention adéquates sont mises en œuvre :
- Erreur lors de la prise en charge des patients traités avec médicament anticoagulant
- Erreur lors de l’administration de KCl injectable
- Erreur de préparation de spécialités injectables dont le mode de préparation est à risque
- Erreur d’administration par injection intrathécale au lieu de la voie intraveineuse
Guichet des
- Erreur d’administration par injection parentérale au lieu de voie orale ou entérale
erreurs - Surdosage en anticancéreux, notamment en pédiatrie
médicamenteuses
- Erreur de rythme d’administration du méthotrexate par voie orale (hors cancérologie)
- Erreur d’administration d’insuline
- Erreur d’administration de spécialités utilisées en anesthésie-réanimation au bloc opératoire
- Erreur d’administration de gaz à usage médical
- Erreur de programmation de dispositifs d’administration (pompe à perf, seringue électronique)
- Erreur lors de l’administration ou l’utilisation de petits conditionnements unidoses en matière
plastique (sérum physiologique, antiseptique…), notamment à la maternité ou en pédiatrie
Révision 15/04/21
- Risque émergent = tout risque nouveau et croissant : risque biologique, environnemental, maladies infectieuses…
Maladie infectieuse émergente (MIE) = maladie infectieuse ou présumée infectieuse inattendue, touchant l’homme et/
ou l’animal : phénomène dynamique complexe résultant d’interactions entre hôte, agent biologique et environnement
- Entité clinique d’origine infectieuse nouvellement apparue ou identifiée : SRAS, MERS-coronavirus…
- Maladie infectieuse connue dont l’incidence augmente ou dont les caractéristiques cliniques ou évolutives se modifient
dans un espace ou dans une population donnée : virus West-Nile, Chikungunya, Ebola…
- Agents infectieux dont la sensibilité aux anti-infectieux diminue : BHRE, BMR
- Maladie identifiée dont les conditions d’expansion sont réunies : implantation d’Aedes albopictus dans le sud de la
France (dengue, Chikungunya), reprise d’une sexualité non protégée chez les hommes homosexuels…
Dépend de la capacité de propagation des agents infectieux, pouvant résulter d’une modification qualitative ou
quantitative des caractéristiques de l’agent infectieux, de la population touchée ou de son environnement
- Changements environnementaux : modifications climatiques, déforestation (virus Hendra), pression
de sélection antibiotique (bactéries multi-résistantes)…
- Evolution démographique, urbanisation
- Mondialisation des échanges (VIH à partir de l’Afrique, épidémie de choléra en Haïti), transports
Facteurs
internationaux (diffusion d’Aedes albopictus par le commerce des pneus)…
favorisants
- Contact entre l’homme et la faune sauvage (SRAS transmis par la civette, VIH transmis par le singe) ou
les animaux domestiques (grippe aviaire)
- Modifications économiques et sociales (désorganisation du système de soin : tuberculose résistante)
- Pratiques médicales (VHC en Egypte liée à la campagne de traitement parentéral anti-bilharziose)
= 180 agents infectieux émergents dans les 50 dernières années, dont 2/3 de zoonoses
- Grippe aviaire : Myxovirus influenzae H5-N1
- Grippe pandémique : HxNy
- SRAS, MERS-CoV, Covid-19 : coronavirus
- Fièvres hémorragiques virales : Ebola, Marburg, Lassa, Crimée-Congo
Principales - Encéphalites virales : West-Nile, Nipah, Hendra
maladies - Arbovirose (transmis par Aedes albopictus) : Chikungunya, dengue, Zika
Infection émergente
= Pathologie à haut potentiel infectieux : transmission interhumaine, létalité potentielle, contagiosité élevée,
Maladie hautement transmissible traitement inexistant ou d’efficacité incertaine et/ou absence de vaccin
Risque de diffusion communautaire et/ou nosocomiale nécessitant la mise en place de mesures de contrôle
spécifiques : surveillance épidémiologique mondiale par l’OMS, urgences de santé publique internationale
- Fièvres hémorragiques virales : Ebola, Marburg, Crimée-Congo, Lassa
- Infections émergentes à coronavirus : - SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)
Principales - MERS (Middle-East Respiratory Syndrom)
maladies - COVID-19
hautement - Tuberculose multi-résistante (MDR) ou ultra-résistante (XDR)
transmissibles - Souches émergentes de grippe
- Varioles et autres orthopoxvirus (Monkeypox)
- Peste (dans sa forme pulmonaire)
= Menace ou utilisation d’agents biologiques comme une arme, en vue d’induire une maladie ou la mort chez les
hommes, animaux et plantes : agents infectieux naturels (bactérie, virus, champignon, parasite), toxine ou peptides
biologiques et agents infectieux génétiquement modifiés
- Voie de dissémination : - Pulmonaire surtout : aérosols de particules de 1-5 µm, restant en suspension dans l’air
- Autres : digestive (ingestion d’eau ou aliments), percutanée
= Selon le niveau de risque par ordre décroissant
= Agent létal hautement transmissible ou facile à disséminer
- Bactérien : - Bacillus anthracis (anthrax) - Yersinia pestis (peste)
A - Francisella tularensis (tularémie)
Bioterrorisme
- Détection des évènements inhabituels : sources informelles (média, réseaux sociaux, réseaux de professionnels
(Sentinelle, SPILF)), déclarations obligatoires, notifications d’infections liées aux soins, surveillance syndromique (SurSaUd
dans les services d’urgence)
- Vérification et analyse des signalements
- Transmission aux autorités (DGS) et aux professionnels de santé (via le BEH) des risques jugés importants
- Signalement à l’OMS par la DGS
Laboratoire de
Micro-organisme = Danger inexistant : micro- = Ouvert, sans restriction d’entrée ni
sécurité biologique de
de catégorie 1 organisme non pathogène zones de sécurité
niveau L1
Niveau de risque microbiologique
Obligation pour les entreprises d’au moins 20 salariés d’employer des travailleurs en situation de
handicap pour 6% de leur personnel (sinon pénalités financières)
RQTH
- Le salarié est libre d’informer ou non son employeur sur son statut de travailleur handicapé
- Discrimination : un employeur ne peut pas refuser d’embaucher quelqu’un à cause de son handicap
- Invalidité accordée par le médecin conseil de l’Assurance maladie (branche maladie)
- Lorsque le patient a perdu > 2/3 de ses capacités de travail
- 3 catégories :
Réduction ou 1ère catégorie : le patient peut effectuer un travail. Rémunération : 30% de son salaire
cessation 2e catégorie : le patient ne peut effectuer aucun travail. Rémunération : 50% de son salaire
d’activité 3e catégorie : le patient ne peut effectuer aucun travail et nécessite l’assistance d’une tierce
personne. Rémunération : 50% de son salaire + majoration pour tierce personne
- Pour une même pathologie : l’invalidité ne peut pas être cumulée avec une reconnaissance en
maladie professionnelle ou en accident du travail
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
Actions de terrain Actions directes sur le lieu de travail, avec conseil de l’employeur sur réduction des risques professionnels constatés :
- Etudes de postes et des conditions de travail, avec analyse des risques professionnels : niveau sonore, mesures
atmosphériques de composés chimiques, indicateurs biologiques d’exposition (IBE), études ergonomiques (amplitude
articulaire, temps de cycle de travail, vibrations, etc.) Le médecin du travail a accès à la nature, à la composition et
aux modalités d’emploi des produits chimiques utilisés
- Conseils sur l’organisation des secours et services d’urgence
- Actions de promotion de la santé
Dossier médical en santé au travail :
- Retrace les informations relatives à l’état de santé du travailleur : expositions, avis et préconisations du médecin du
travail
- Volet « santé au travail » intégré au DMP accès possible au médecin du travail si accord du salarié
Documents rédigés
RÉGIME AT/MP
- Branche accidents du travail/maladies professionnelles de la Sécurité Sociale
- Gère les accidents du travail (AT), accidents de trajet et les maladies professionnelles (MP) des salariés du régime
général
Branche AT/MP
- Organisation : gestion nationale par CNAMTS (direction des risques professionnels), gestion régionale par les CARSAT
(mise en œuvre de la politique de prévention des risques professionnels et tarification des cotisations des entreprises),
et gestion locale par les CPAM (indemnisation des victimes)
- Indemnise les victimes
- Fixe la contribution respective des entreprises au financement du système (fonction du secteur d’activité)
- Met en œuvre une politique de prévention des risques professionnels
Attention, les travailleurs indépendants ou bénévoles ne sont pas assurés de façon obligatoire contre le risque AT/MP
ACCIDENT DU TRAVAIL
= « Est considéré comme accident du travail, qu’elle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou
à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant à quelque titre que ce soit pour un ou
plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise » (Code du Travail)
- Pour qu’il y ait accident du travail, il faut :
. Un fait accidentel, brutal et soudain (date certaine, distinguant l’AP de la MP) ; il s’agit
généralement d’une cause extérieure, mais parfois événement brutal sans cause extérieure évidente
Accident du
(hernie inguinale, infarctus du myocarde, suicide)
travail
. L’apparition soudaine d’une lésion corporelle ou psychique (date et origine certaines) en rapport
avec ce fait, qui peut avoir plusieurs origines (blessure suite à une machine, environnement de
travail)
. Un lien entre le fait accidentel, la lésion et le travail.
Définitions
- Jurisprudence : tout accident survenu chez un travailleur alors qu’il est soumis à l’autorité ou à la
surveillance de son employeur (salarié en mission, passage au parking, au vestiaire, pause repas, etc.)
- Tout accident survenu dans le cadre du travail – sur le lieu de travail, pendant le temps de travail – est
présumé causé par celui-ci (lien de causalité)
- Le salarié n’a pas à faire la preuve du lien
Présomption
- Contestation possible par CPAM ou employeur doivent apporter la preuve de l’absence de lien en
d’imputabilité
cas de litige : soit démontrer que le salarié se livrait lors de l’AT à une activité totalement étrangère au
travail (employeur), ou que la lésion est totalement étrangère au travail (CPAM)
- Ce n’est pas le médecin qui rédige le CMI qui décide si c’est un AT ou non
= accident survenant sur le parcours normal aller-retour effectué par le salarié :
Accident de . Entre le lieu de travail et sa résidence principale ou secondaire
trajet . Lieu de travail et celui où il prend habituellement ses repas (restaurant, cantine, etc.)
- L’accident de trajet bénéficie lui aussi de la présomption d’imputabilité
(Données CNAM 2018)
Statistiques
Accidents du travail :
- > 650 000 accidents du travail/an (avec arrêt de travail ou incapacité permanente), dont > 550 décès
- En baisse depuis 30 ans
Accidents de trajet :
- > 97 000 accidents de trajet (avec arrêt de travail ou incapacité permanente), dont > 270 décès
- Informer son employeur, par tout moyen (écrit, appel, etc.), sous 24h (sauf cas de force majeure)
- Faire constater les lésions par un médecin, le plus tôt possible, qui rédige un certificat médical initial
De la victime descriptif en 4 volets, à adresser à la CPAM (volets 1 et 2) et à l’employeur (volet 4 si arrêt de travail)
- En cas de carence de l’employeur (qui doit déclarer l’accident à la CPAM de la victime dans les 48h
Obligations
normalement) : la victime a 2 ans pour déclarer l’accident, sur CERFA ou papier libre
- Remettre à la victime une feuille d’accident du travail pour la prise en charge des soins et des
traitements sans qu’elle ait à faire l’avance de frais (prise en charge à 100% et tiers payant)
De
- Déclarer l’accident du travail à la CPAM sous 48h, sans préjuger des faits ni de l’authenticité de
l’employeur
l’accident
- Remet à la victime une attestation de salaire si arrêt de travail
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 6/2/2023
MALADIE PROFESSIONNELLE
- Etat pathologique d’apparition progressive et insidieuse dû au travail, résultant de l’exposition habituelle à un risque
déterminé dans le cadre de l’exercice d’une profession --> « C’est une maladie qui, vraisemblablement, ne se serait pas
produite dans un autre métier »
- Dans le régime général et le régime agricole de la Sécurité sociale, est présumée d’origine professionnelle, toute maladie
inscrite dans l’un des tableaux des maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées dans le tableau
concerné
- Sous-déclaration des MP, statistiques ne couvrant qu’une partie de la population active (régime général travailleurs salariés)
- 45 000/an (avec arrêt travail ou IP) : 80% pour TMS, 5% amiante ; 200 décès/an
- Une MP indemnisable est une maladie reconnue comme MP par un régime de couverture sociale, et réparée comme un AT
(= mêmes prestations)
- Un tableau par risque professionnel : amiante, hydrocarbure…
- Plusieurs catégories de maladies :
. Intoxications professionnelles, subaiguës ou chroniques
. Maladies infectieuses
. Cancers
. Maladies relatives à l’ambiance de travail, gestes et postures
. Pathologies allergiques
- Toujours selon la même structure (cf. infra)
Présomption d’origine : affection présumée d’origine professionnelle, sans qu’il soit nécessaire
d’en établir la preuve, et sans tenir compte d’éventuels facteurs extra-professionnels, si les critères
des 3 colonnes sont respectés
- Tableaux régulièrement actualisés par des décrets (122 tableaux pour le régime général en 2022)
- Mention du risque ou d’une pathologie (± mécanisme à l’origine de la
Principes
Tableaux de Titre
maladie)
maladies
professionnelles Colonne - Désignation limitative des maladies ou des symptômes
de gauche ± nécessité de positivité d’examens complémentaires
- Maintien d’un suivi médical après arrêt du suivi des travailleurs par le SST
- Demande de suivi adressée par le salarié à sa CPAM, avec suivi effectué par n’importe quel médecin de son choix
RÉPARATIONS DES AT et MP
- Identique pour les accidents du travail et les maladies professionnelles
- Comporte : une indemnisation en espèces, des prestations en nature et une indemnisation de l’incapacité
= Pour tous les soins : - Exonération du ticket modérateur jusqu’au plafond de la Sécurité sociale
- Tiers payant : absence d’avance des frais
Prestations
Prise en charge à 100% des soins : frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, matériels de
en nature
prothèse et orthèse, rééducation fonctionnelle et professionnelle
- Non licenciement pendant l’arrêt de travail
Conséquences
- Dépend du CMF rédigé par le médecin, qui précise s’il s’agit d’une guérison, d’une consolidation ou d’une rechute
- Guérison = absence de toute séquelle (= retour à l’état antérieur) ; Rechute possible
- Consolidation = lésion fixée, caractère permanent ; un traitement n’est plus nécessaire (sauf éviter une aggravation)
Indemnisation de l'incapacité
En cas de
- Majoration des indemnités de licenciement en cas d’inaptitude médicale : x2
licenciement
= incapacité totale de travail (autrefois ITTP – incapacité totale de travail personnelle)
- Notion purement pénale ; il y a ITT si une plainte a été déposée contre un auteur supposé
ITT - Fixée par tout médecin (légiste ou non)
- Selon la durée de l’ITT --> conséquences pénales différentes pour l’auteur
Incapacités
- Protection dans l’emploi de la victime d’un AT/MP pendant la durée de l’arrêt de travail + à la reprise
Protection de
l’ emploi
- Si inaptitude médicale :
. Reclassement
. Si reclassement impossible possibilité de licenciement, mais avec indemnités doublées
- Délivrance automatique d’une attestation de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH)
Le médecin du travail :
Avec le
- Peut être interrogé sur possibilité de reprise du travail d’un salarié à la suite d’un arrêt de travail
médecin-
- Est interrogé dans le cadre de l’enquête suite à la déclaration d’une MP (conditions d’exposition, liens
conseil avec pathologie déclarée)
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun
. Aveugle assuré via un placebo pour le groupe contrôle, en cas de voie d’administration
différente double placebo (double dummy)
- Aveugle de l’évaluateur des critères de jugement :
. Risque de biais d’évaluation/classement s’il connaît le groupe d’assignation
. Faible risque si critère de jugement objectif : mortalité toutes causes, etc.
. Importance d’un critère objectif ou d’une évaluation en aveugle du traitement reçu
surtout si le double ou simple aveugle n’est pas possible
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun
= Analyse de tous les patients randomisés dans le bras de randomisation qui leur a été
assigné, quel que soit le suivi/l’observance/le traitement effectivement reçu, même s’ils
ont reçu l’autre traitement ou ont été perdus de vue.
- Evite de rompre la comparabilité initiale obtenue par randomisation et un biais d’attrition
(type de biais de sélection) : perdus de vue ou non-observants potentiellement du fait
d’effet
dans le fait que la différence observée existe dans la population, il faut quantifier
l’importance de cette différence par la taille d’effet :
- Critère de jugement binaire : expression de différentes manières, en désignant R0 le risque
d’événement dans le groupe contrôle et R1 dans le groupe traitement évalué : risque relatif
(RR = R1/R0), réduction absolue du risque (RAR = R1 – R0), réduction relative du risque (RRR =
[R1 – R0]/R0), nombre de patients à traiter (NNT = 1/RAR). Il est recommandé de privilégier la
RAR par rapport à la RRR, qui peut donner une estimation trompeuse de la taille d’effet
- Critère de jugement continu (score de qualité de vie, etc.) : différence de moyenne
standardisée (différence des moyennes entre les groupes, divisée par l’écart-type commun)
= Extrapolabilité, dépendant des caractéristiques :
- Meilleure si étude multicentrique
- Caractéristiques des centres surtout si traitement non médicamenteux : un
Des centres
Validité externe : traitement dans des gros centres très spécialisés n’est pas toujours
transposabilité transposable à des centres moins qualifiés
des résultats De la - Tableau décrivant les caractéristiques à l’inclusion : démographie,
population pathologies, sévérité, traitements concomitants…
Des - Traitements standardisés dans chaque bras : description précise de la
traitements galénique, du dosage, de la voie, la durée de traitement, posologie et dose
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun
I - Pharmacocinétique
Médicaments - Calcul des doses pour la phase II
- Petit nombre de malades - Efficacité pharmacologique
II
- Calcul des doses pour la phase III
III = ECR - Grand nombre de malades - Efficacité clinique
IV = post- - Population générale - Pharmacovigilance
AMM - Nouvelle indication
- Marquage CE nécessaire pour obtenir l’AMM
Dispositifs
- Atteste que le dispositif est conforme aux exigences essentielles des directives applicables et qu’il a
médicaux été soumis à la procédure d’évaluation de la conformité prévue dans ces directives
Le niveau de preuve d’une étude s’évalue selon :
- L’adéquation du protocole d’étude à la question posée
- L’existence de biais dans la planification et la conduite de l’étude
- La puissance de l’étude et l’adaptation de l’analyse statistique aux objectifs de l’étude
- Pour les essais cliniques : pertinence de la question posée
. Nature des critères de jugement : importants pour le patient ou non
. Choix de la population d’étude : représentativité
. Nature de l’intervention évaluée
. Choix du traitement contrôle (comparateur) et pertinence de la durée du suivi
Niveaux de preuve
EFFET PLACEBO
- Effet thérapeutique non spécifique produit par l’administration d’une intervention inerte, dénuée
de toute propriété physique ou pharmacologique
Définitions
. Effet placebo : positif = diminution des symptômes ou amélioration de l’état du patient
. Effet nocebo : négatif = survenue d’effets indésirables (nausées, vomissements, vertiges…)
Effets placebo/nocebo
MÉTA-ANALYSES
- Synthèse quantitative des résultats des différents essais réalisés pour répondre à une question clinique donnée
- Démarche scientifique rigoureuse et reproductible en deux grandes parties :
Pour identifier les études réalisées, publiées ou non, répondant à la question posée :
- Recherche des études : exhaustive, plusieurs bases (MEDLINE®, Embase, Central de Cochrane…)
Revue - Recherche des études non publiées (littérature grise) : registres d’essais (ClinicalTrials.gov), actes
systématique des principaux congrès du domaine, requête auprès des industriels et experts du domaine
- Sélection des études : par deux personnes indépendantes selon des critères de sélection pré-établis
- Evaluation du risque de biais des études sélectionnés : par deux évaluateurs indépendants
- Synthèse quantitative de l’effet du traitement combinant les résultats des essais sélectionnés, et de
qualité méthodologique satisfaisante
Démarche
- Apporte une réponse en cas d’essais discordants et exploration des causes de cette hétérogénéité
- Aide à la planification des futurs essais
- Biais de publication : difficile d’identifier les études non publiées, études positives plus publiées
- Etude rétrospective : fondée sur des données déjà publiées donc plus de maîtrise de l’exposition au
traitement intérêt des protocoles prédéfinis enregistré sur le site PROSPERO pour ne pas les
Limites
modifier en cours d’étude (risque de biais)
- Subjectivité de certaines étapes : sélection des études, évaluation du risque de biais, extraction des
résultats… intérêt de deux évaluateurs indépendants pour améliorer la reproductibilité
- La revue systématique a-t-elle été rigoureuse (littérature grise : études non publiées) ?
- Les auteurs ont-ils évalué le risque de biais des études sélectionnées ?
critique
Lecture
- Les différentes étapes ont-elles été réalisées par deux personnes indépendantes pour améliorer la reproductibilité ?
- L’hétérogénéité entre les études a-t-elle été évaluée ?
Recommandations PRISMA Statement pour rapporter de façon standardisée les données
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun
PHARMACO-ÉPIDÉMIOLOGIE
- Essais contrôlés randomisés : Validité externe limitée (peu de patients âgés/comorbidités) peu représentatif de pratique
Taille et suivi relativement limités difficile de mettre en évidence des EI rares, parfois graves
- Pharmacovigilance limitée : Sous-notification des événements
Absence d’info sur le nombre de patients à risque de présenter un événement indésirable
Intérêt de la pharmaco-épidémiologie
Application du raisonnement et des méthodes épidémiologiques à l’étude des traitements et leurs effets sur un grand
nombre d’individus : principalement études observationnelles en post-AMM (phase IV). Plusieurs objectifs :
Définition
- Décrire la population effectivement traitée, la comparer à la population chez qui l’efficacité a été démontrée
- Evaluer le respect des recommandations de bonne pratique concernant la prescription de ces médicaments
- Evaluer si les bénéfices théoriques des essais sont retrouvés en pratique courante
- Surveiller les événements indésirables, réaliser des études ad hoc pour étudier l’association à un événement particulier
- Evaluer la satisfaction des patients concernant la prise du médicament et son impact sur leur qualité de vie
- Selon l’objectif évalué : étude transversale, de cohorte, cas-témoins, case-crossover…
Types d’ études
- Etudes sur bases de données médico-administratives Système National des Données de Santé (SNDS) regroupant :
. Données de l’Assurance Maladie : Système National d’Information Inter-Régime de l’Assurance Maladie (SNIIRAM).
Données sociodémographiques et médicales, diagnostics d’ALD, prestations remboursées, date de décès, identification
des professionnels et établissements de santé ayant participé aux soins…
. Données des hôpitaux : Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI)
. Causes médicales de décès : base du CépiDC
- Patients plus représentatifs de la pratique mais deux principaux problèmes :
- Pris en compte par ajustement (analyse multivariée), appariement, stratification
Lecture critique
LIENS D’INTÉRÊT
- Liens d’intérêt = liens avec des personnes ou des organismes, résultant de la vie personnelle ou professionnelle,
pouvant être porteurs d’intérêts professionnels, personnels ou financiers, conduisant à porter des appréciations
Définitions
subjectives dans une situation pouvant les mettre en jeu. Peuvent être directs ou indirects (conjoint, famille…)
- Conflits d’intérêt : naissent d’une situation dans laquelle les liens d’intérêts d’une personne sont susceptibles, par leur
nature ou intensité, de mettre en cause son impartialité
Les liens d’intérêt peuvent influencer les auteurs, même de manière inconsciente, lors de la planification ou conduite
d’une étude, la rédaction de l’article, voire peuvent biaiser les résultats de l’étude et ses conclusions
- Chercheur employé ou ex-employé d’un laboratoire pharmaceutique
- Subventions de recherche par un laboratoire pharmaceutique pour une étude
Financiers - Rémunérations ponctuelles du chercheur par le laboratoire pharmaceutique
- Détentions d’actions ou d’options d’achat (stock options) du laboratoire pharmaceutique
Nature
. Avantages : tout versement 10€ par une entreprise à un professionnel de santé sans contrepartie (matériel, repas,
transport, hébergement…)
. Conventions : accords impliquant des obligations de part et d’autre (participation à un congrès, activité de recherche,
actions de formation…)
. Rémunérations : sommes versées en contrepartie de la réalisation d’un travail ou d’une prestation
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
pathologie de la personne, dont les conséquences sont le décès, la mise en jeu du pronostic vital, la
survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent y compris une anomalie ou malformation
congénitale
Tout effet indésirable constitue un événement indésirable :
Pour l'Europe : « Conséquence d'un mésusage d'un médicament, soit au décours d'un acte volontaire
de prescription d'un médicament hors AMM ou d'une non-prise intentionnelle par le malade »
= Prescription médicamenteuse inappropriée (PMI)
- Effet indésirable : réaction nocive et non voulue, aux posologies normalement utilisés chez l’homme
pour la prophylaxie, le diagnostic ou traitement d’une maladie, la restauration, correction ou
modification d’une fonction physiologique, ou résultant d’un mésusage du médicament ou produit
- Effet indésirable grave : létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité
ou une incapacité importante ou durable, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se
manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale
Effets - Attendu : observé lors des études ou après la mise sur le marché, généralement mentionné par le RCP
indésirables
- Inattendu : de nature, sévérité ou évolution ne correspondant pas aux informations du RCP
- Evitable : avec la prise en compte des contre-indications, des posologies et précautions d’emploi,
l’administration et la surveillance du patient : 50% des effets indésirables médicamenteux
- Inévitable : malgré le respect des règles (effets indésirables du médicament, allergie méconnue…)
- Mésusage : utilisation intentionnelle inappropriée d’un médicament, non conforme à l’AMM ou à
l’enregistrement ainsi qu’aux recommandations de bonnes pratiques
- Surdosage : administration de quantité de médicament ou produit, par prise ou cumulée supérieure à
la dose maximale recommandée par le RCP
- Abus : usage excessif intentionnel, persistant ou sporadique, de médicaments, accompagné de
réactions physiques ou psychologiques nocives
- EIG liés aux médicaments : évitables dans > 50%, entraînent une hospitalisation dans 55% des cas
Epidémiologie
Type A « Augmented »
= Lié aux propriétés pharmacodynamiques du médicament : conséquence de l’effet thérapeutique
ou d’un effet latéral mécanisme toxique
- Généralement dose-dépendant ou durée-dépendant, connu dès les essais cliniques
- Survient lors d’un contexte de bon usage ou lors d’une erreur médicamenteuse
EI prévisible
- Lien direct avec l’effet cherché (malaise hypoglycémique sous hypoglycémiant…) ou indirect par
présence de récepteurs sur d’autres organes (sécheresse buccale sous antidépresseurs
tricycliques par effet atropinique), voire sans lien avec l’effet cherché
- En général conduit à diminuer la dose, parfois arrêt (toux sous IEC)
= Dont la survenue ne peut être expliquée par les propriétés pharmacodynamiques du
médicament mécanisme immuno-allergique essentiellement, et idiosyncrasique
- Inévitable même en contexte de bon usage
Mécanisme
1250
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
PHARMACOVIGILANCE
= Surveillance des médicaments, prévention et gestion des risque d’effets indésirables médicamenteux résultant de leur
utilisation (potentiels ou avérés) : détection (signal), évaluation (quantification, compréhension (mécanisme, facteurs
favorisants)), surveillance, prévention et gestion du risque d’effets indésirables médicamenteux
Activité clinique - Gestion des EIM : aide au diagnostic et à la prise en charge des patients souffrant d’EIM
des CRPV - Information et formation des professionnels de santé et des patients sur le risque d’EIM
- Recueil des EIM à partir des notifications spontanées, enregistrement, validation et évaluation
Activité - Participation à la politique de santé publique de lutte contre la iatrogénie (avec l’ARS et l’ANSM) :
collective des études de risque, plans de gestion des risques (PGR), appréciation du profil de sécurité d’emploi des
CRPV médicaments, prise de mesures correctives (précaution ou restriction d’emploi, contre-indication, voire
Pharmacovigilance
dépendance Politique de lutte contre la drogue et la toxicomanie (psychoactifs, liste de stupéfiants, alertes…)
Déclaration = Obligatoire pour les abus et dépendances « graves » : létal ou susceptible de mettre
des cas d’abus la vie en danger, entraînant une invalidité ou une incapacité, provoquant ou
et de prolongeant une hospitalisation ou ayant un impact sur une grossesse ou son issu
dépendance - Déclaration aux CEIP-A
= Signalement et évaluation des incidents pouvant survenir lors de l’utilisation d’un dispositif médical
(DM mis sur le marché avec un marquage CE selon les directives européennes)
= Obligatoire pour tout incident ou risque d’incident grave ayant entraîné ou
Matério- susceptible d’entraîner la mort ou la dégradation grave de l’état de santé d’un
vigilance patient, d’un utilisateur ou d’un tiers mettant en cause un dispositif médical
Déclaration
- Obligatoire sans délai à l’ANSM si grave, facultatif trimestriel sinon. Possible en ligne
- Déclaration au responsable local (correspondant local de MV) et à l’ANSM
± Déclaration au CRPV si inclut un produit médicamenteux (stent actif…)
= Analyse individuelle pour une notification donnée du lien potentiel entre l’utilisation du médicament et la survenue
d’un effet indésirable médicamenteux : méthode probabiliste
- Chronologie (C) : délai d’apparition de l’événement indésirable (challenge), évolution si interruption
Imputabilité
1251
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
ERREUR MÉDICAMENTEUSE
Erreur médicamenteuse (CSP) = erreur non intentionnelle d’un professionnel de santé, patient ou tiers, survenue au cours du
processus de soin (à toute étape du circuit du médicament) impliquant un médicament ou produit de santé, notamment lors
de la prescription, dispensation ou administration. Événement indésirable pouvant être à l’origine d’un effet indésirable.
Les erreurs médicamenteuses ayant entraîné un effet indésirable doivent être déclarées auprès du CRPV (possible en ligne)
Les erreurs médicamenteuses n’ayant pas entraîné d’effet indésirable peuvent être déclarées directement au Guichet
erreurs médicamenteuses de l’ANSM (possible en ligne)
Phase Acteurs Actions
Médecin Anamnèse et examen clinique
Prescription Autres prescripteurs : sages- Prescription d’examens complémentaires
femmes… Rédaction de l’ordonnance
Circuit du médicament
spécialités, conditionnement inadapté aux pratiques (blister devant être découpé rendant le nom du médicament
ant
CONTREFAÇON
Concerne les médicaments, dispositifs médicaux, et autres produits de santé autorisés
En cas de suspicion de contrefaçon : déclaration au CRPV
- Généralement dans les pays en voie de développement, avec une incidence croissante : 20 à 30% du marché en
Afrique sub-saharienne et Asie du Sud-Est
- Touche aussi les pays développés, notamment où les soins sont mal remboursés (Etats-Unis…) : anticancéreux,
Cadre
- -bloquant
- Inhibiteur calcique non-dihydropyridine
- Anti-arythmique (tous)
- Anesthésiques locaux (à forte dose)
Mécanisme indirect (rétention hydrosodée) :
- Corticoïdes
Insuffisance - Soluté salé IV
cardiaque - Oestroprogestatifs
- Androgènes
- AINS
- Anti-TNF
Altération de la fonction myocardique :
- Anthracycline
- Interféron
- Rituximab…
1253
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
- AINS
- Corticoïdes (glucocorticoïdes et minéralocorticoïdes)
- Oestroprogestatifs
- Sympathomimétiques -adrénergiques : vasoconstricteurs nasaux, midodrine, étiéfrine…
- Hormones thyroïdiennes (surdosage)
- Triptans (prise répétée)
HTA - Antidépresseurs sérotoninergiques et noradrénergiques IRSNA (duloxétine, venlafaxine…)
- Antiangiogénique : bevacizumab
- Inhibiteurs de tyrosine-kinase : imatinib…
Vasculaire
- Corticoïdes
Myopathie, - Fibrates
myalgie - Statine
- Immunosuppresseurs
Syndrome - Vaccins
- Interférons
grippal - Antirétroviraux
- Tendinopathie : fluoroquinolone, statines
Autres
- Rhabdomyolyse : fibrate, statines
- Cytotoxique anticancéreux
- Antithyroïdiens de synthèse
- Antigoutteux : colchicine, allopurinol
- AINS
Neutropénie - Médicaments de la PR : sels d’or, D-pénicillamine, anti-TNF
- Anti-infectieux : -lactamine, sulfamides (cotrimoxazole ++), interféron, antiviraux analogues
nucléosidiques, antipaludéens
- Neuroleptique atypique : clozapine
- Antiépileptique : surtout lamotrigine
Hématologiques
Thrombo- - Héparine
pénie - Cytotoxique anticancéreux
- Anticoagulant : AVK, ADO, héparine
- Antiagrégants plaquettaires
Hémorragie - Antibiotiques : pénicilline à forte dose, céphalosporine
- Cytotoxique anticancéreux
- Antidépresseurs sérotoninergiques (ISRS) et noradrénergiques
- Oestroprogestatifs (3e génération surtout)
- Hormonothérapie substitutive de la ménopause
Thrombose, - Anti-oestrogénique : tamoxifène
- Neuroleptiques
embolie - AINS (sauf aspirine)
- Immunosuppresseurs : évérolimus, sirolimus
- Anti-fibrinolytique : acide tranexamique
1254
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
urinaire - Sympathomimétiques
- Interféron
- Antiseptiques iodés
- Certains inhibiteurs de tyrosine-kinase
Hirsutisme - Androgènes
Hyper- - Diurétique
uricémie - Aspirine à faible dose
- Corticoïdes
- Diurétiques thiazidiques
Hyper- - Diazoxide
- Contraceptifs oraux
glycémie - -stimulant IV
- Antiprotéase
- Neuroleptique de 2nd génération : olanzapine surtout
1255
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 9/2/2022
- IEC/ARA2
- Anti-aldostérone
- Sels de potassium
Hyper- - Héparine
kaliémie - AINS
- Immunosuppresseurs : ciclosporine
- EPO
- Antibiotique : triméthoprime
- Diurétiques de l’anse ou thiazidique
- Laxatif (surdosage)
- Corticoïdes
Hypokaliémie
Métabolique
- Immunodépresseurs
- Agoniste 2 par voie IV
- Antifongique : amphotéricine B IV
- Diurétique
Hypo- - Antidépresseurs : ISRS, IRSNA
- Antiépileptique : carbamazépine, oxcarbazépine, lamotrigine
natrémie
- Anticancéreux : cyclophosphamide, vincristine, vinblastine
± SIADH - Desmopressine
- Lavement au mannitol
- Médicaments hormonaux : androgènes, oestroprogestatifs, anti-aromatase
- Rétinoïdes
- Interféron
Dyslipidémie
- Immunodépresseur : ciclosporine, tacrolimus
- Antirétroviraux : inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques, antiprotéase
- Diurétique thiazidique
Prurit, urticaire,
Tous les médicaments potentiellement
eczéma
Cutané
Fièvre - Antimitotique
- Vaccins
- Ig IV
- Syndrome sérotoninergique
1256
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
RÉGULATION DU MÉDICAMENT
= Médicament qui, « après vérification des renseignements et documents soumis, a démontré de façon
AMM adéquate ou suffisante la qualité, la sécurité et l’efficacité du médicament à usage humain »
= Format commun de dossier servant à la soumission des demandes d’AMM de médicament en Europe,
en Amérique du Nord et au Japon : données de qualité pharmaceutique, précliniques et cliniques
Qualité = Composition du médicament, méthode de préparation, contrôle des matières
pharmaceutique premières et des produits intermédiaires, contrôle du produit fini, mesures de
stabilité, résultats de biodisponibilité et de bioéquivalence
= Obtenues sur des cultures de cellules, chez l’animal et in vitro :
Etude de toxicité par administration unique et réitérée
Définitions
Données Etude des effets sur la reproduction, la toxicité embryo fœtale et périnatale
Common Evaluation du potentiel mutagène et cancérogène
précliniques
Technical Tolérance locale
Document Données de pharmacocinétique et de pharmacodynamie animale
(CTD)
Pharmacodynamie : relation dose effet, justification de la posologie et des
Pharmacologie conditions d’administration ± mécanisme d’action si possible
clinique Pharmacocinétique
Etudes d’interaction avec la nourriture et d’autres médicaments
Etude en population particulière : enfant, insuffisant rénal, polymorphisme…
= Etablissement public sous tutelle du ministère chargé de la santé, financé par subvention de
l’Etat : prend la suite de l’Afssaps depuis 2011
Missions : Offrir un accès équitable à l’innovation pour tous les patients
Garantir la sécurité des produits de santé tout au long de leur cycle : depuis les
Agences européenne et française
= Durée totale de 210 jours (± 2 arrêts d’horloge pour laisser le demandeur répondre aux questions)
Examen de la demande d’AMM par des évaluateurs spécialisés selon le type de produit ± aidé par une
Procédure expertise externe de groupes de travail spécialisés
française Rapport examiné par la Commission consultative d’évaluation initiale du rapport bénéfice/risque
A l’issue de la procédure : conditions de l’AMM inscrites dans le RCP suivant un schéma européen
A chaque modification du processus de fabrication du produit ou dans la connaissance ou dans les
conditions d’utilisation du produit (indication, posologie…) : demande de variation d’AMM par letitulaire
= Obligatoire pour les produits de biotechnologies, les nouveaux produits dans certaines
indications (diabète…) et éventuellement les produits innovants
Le CHMP désigne 2 états comme rapporteur et co rapporteur (reporting member state =
Procédure RMS), les autres pays sont les pays concernés (concerned member state = CMS)
Procédure d'AMM
centralisée Rédaction d’un rapport d’évaluation par les experts des 2 RMS
Présentation du rapport auprès des CMS, accompagné des principaux éléments du CTD : les
CMS approuvent le rapport ou émettent des objections majeures (qui doivent être résolues
pour permettre l’AMM) ou d’autres remarques
2 documents à l’issue : RCP et EPAR (European Public Assessment Report)
européenn
Procédure
REMBOURSEMENT DU MÉDICAMENT
Prise en charge L’obtention d’une AMM d’un médicament n’est pas synonyme de remboursement
du coût des Demande de remboursement à la HAS : évaluation par la Commission de Transparence (CT)
Principes
médicaments par Transmission de l’avis rendu par la CT au Comité économique des produits de santé (CEPS) et à
la collectivité l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM)
nationale Décision finale d’inscription au remboursement par les ministres chargés de la santé
Fixation du prix = Intervient après l’évaluation de la prise en charge par la collectivité de la HAS
des médicaments Prix d’un médicament « remboursable » : fixé par convention entre la firme et le CEPS
Prix d’un médicament « non remboursable » : déterminé librement par les pharmaciens d’officine
Union nationale des = Regroupe les 3 principaux régimes d’assurance maladie : régime général, régime agricole
caisses de (RSA) et régime social des indépendants (RSI)
Acteurs
Comité économique = Organisme interministériel : placé sous le ministère de l’Economie et des finances, le
des produits de ministère des Affaires Sociales et de la santé et du ministère du Redressement productif
santé (CEPS) Fixe les prix des médicaments et les tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel pris en
charge par l’Assurance Maladie obligatoire
du SMR Selon la valeur ajoutée du médicament en terme d’efficacité et/ou de tolérance, par
rapport aux produits présents sur le marché
Selon l’avis définitif de la Commission de Transparence, comportant le SMR et l’ASMR
= Définit le taux de remboursement sur la base du SMR et de la gravité de
l’affection concernée : habituellement
Fixation du taux de SMR important : taux de remboursement = 65% voir 100% (VIH)
Fixation du
remboursement SMR modéré : taux de remboursement = 30%
prix et du
taux de par l’UNCAM SMR faible : taux de remboursement = 15%
rembour SMR insuffisant : avis défavorable au remboursement
sement = Définit le prix, de préférence en accord avec la firme commercialisant le
Fixation du prix médicament, sur la base de l’ASMR, du prix des médicaments à même visée
par le CEPS thérapeutique, des volumes de vente envisagés, de la population cible et des
prix pratiqués à l’étranger
Ré = Régulière, généralement tous les 5 ans, pour réinscription sur la liste des médicaments remboursables
évaluation Selon les nouveaux éléments fournis par la firme sur les études observationnelles en post AMM
RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES
Recommandations de bonne pratique (RBP) = propositions développées selon une méthodologie rigoureuse, destinées à
aider le médecin et le patient à définir les soins les plus appropriés dans des circonstances cliniques données
= Rôle de la HAS : de sa propre initiative (auto saisine) ou à la demande d’un autre organisme (conseil professionnel de
spécialistes, collège de bonne pratique, société savante, institution ou agence sanitaire, organisme de santé publique,
caisse d’assurance maladie, association de patients…)
= Préala le à la RBP : recueil d’informations pour préciser la problématique posée, l’objectif des
recommandations et les améliorations attendues de la qualité et sécurité des soins
Phase de Choix de méthode d’élaboration de la RBP : RPC, RCF ou conférence de consensus
cadrage Réaction de la note de cadrage : contexte, champ de la RBP, modalités de réalisation, mise en œuvre et
diffusio validée par les instances de validation de la HAS
= Rédaction des recommandations par un jury de non experts du thème traité (« candides »)
dans le cadre d’un huit clos de 48h, au terme d’une séance publique
Conditions Nombre limité de questions préalablement définies (4 à 6)
Conférence de Controverse suscité par les thèmes abordés
consensus
Elaboration
Conférence publique : débat par des experts du thème concernant les questions
(CdC) suscitant une controverse
Modalités Discussion des interventions par le jury et le public présent
Analyse critique des données disponibles mise à disposition au jury par un
groupe bibliographique indépendant des experts
RPC Larges, avec de nombreuses Disponibles et multiples Débat public non justifié 12 à 18 mois
questions et sous questions Dispersée, peu accessible
Rares, absentes, insuffisantes Controverse nécessitant de
Facilement déclinable en ou discordantes formaliser les accords 6 à 12 mois
RCF Peu adaptées aux situations professionnels
situations élémentaires
pratiques Débat public non justifié
Limitées Rares ou absentes, littérature Controverse majeure avec
CdC Déclinables en 4 à 6 peu abondante nécessité d’un débat public 9 à 18 mois
questions précises
= Capacité d’une étude à répondre à la question posée : adéquation du protocole d’étude à la
question posée, existence de biais, adaptation de l’analyse statistique aux objectifs de l’étude et
puissance de l’étude (en particulier la taille)
Niveau de
Fort niveau de preuve : protocole adapté à la question posée, sans biais majeur, avec une analyse
Système HAS de niveau de preuve et gradation
Médicaments classés en réserve hospitalière : ne peut être prescrit, délivré et administré que
dans un établissement hospitalier
Médicament à prescription hospitalière : ne peut être prescrit que dans un établissement
hospitalier, mais peut être délivré en ville
Prescription Médicament à prescription initiale hospitalière : la 1ère prescription ne peut être faite que dans un
restreinte établissement hospitalier, mais l’ordonnance peut être renouvelée en ville
Médicament à prescription réservée à des médecins spécialistes (à l’hôpital ou en ville) : la
prescription initiale ou toutes les prescriptions (selon le médicament) doivent être faites par un
médecin spécialiste autorisé
© sba-médecine.com :Communauté médicale depuis 2009
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
particulière Exemple = isotrétinoïne : mention « à apposer dans le carnet patiente » pour les femmes en âge
de procréer
= Médicaments particulièrement coûteux, d’indication précise : prise en charge seulement si
prescrit dans le respect des indications prévues par la Fiche d’Information Thérapeutique (FIT)
produite par la HAS
Médicaments Sur une ordonnance de médicament ou de produit et prestation d’exception
d’exception Préciser, si besoin, la prescription dans le cadre d’une ALD sur l’ordonnance d’exception
Si la prescription est faite pour une indication non prévue par la FIT : sur ordonnance habituelle
avec mention « NR », informer le patient du non remboursement
Préparation De plus en plus rarement prescrit, encadré
magistrale ou Nécessite la mention manuscrite « prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialités
officinale équivalentes disponibles »
= Utilisation d’un médicament ne disposant pas d’AMM dans un cadre précis : délivrée par l’ANSM,
dans le cadre de maladies graves ou rares, en l’absence de traitement approprié, lorsque la mise en
Prescription en dehors du cadre de l'AMM
= Prescription non conforme à l’AMM, encadrée par l’ANSM, pour une durée maximale de 3 ans
Conditions : Besoin thérapeutique non couvert : aucune alternative thérapeutique disposant
Prescription en dehors de l’ AMM
= Médicament prescrit dans une indication non conforme à l’AMM, en l’absence d’alternative
Prescription hors thérapeutique appropriée (AMM ou ATU)
AMM Nécessité d’informer le patient sur la prescription non conforme à l’AMM, l’absence
d’alternative, les bénéfices et risques et les conditions de prise en charge par l’AM
Ordonnance avec mention « prescription hors AMM »
Prescription sous la responsabilité du prescripteur, motivée dans le dossier médical du patient
ATCD familiaux :
- MIN, décès en bas âge, malaises
- Terrain vagal familial
Enquête - Consanguinité, cardiopathie
A
étiologique ATCDs personnels et terrain :
- Déroulement de la grossesse, prématurité
- RGO, autres pathologies connues
- Développement psychomoteur, vaccinations
1329
Révision 11/05/21
Description du malaise :
- Contexte : prise de biberon ou change (RGO), repas (corps étranger), coucher, sommeil
- Prodrome : fièvre, syndrome infectieux, troubles digestifs, modifications du comportement
C - Récupération spontanée ou aidée, rapide ou lente, avec ou sans récidive
Examen clinique complet : le plus souvent normal à distance de l’épisode
- Rechercher notamment : bruits respiratoires, hématome, ecchymose, rétrognathie, palais
ogival, observation du sommeil et du repas lacté (succion-déglutition)
- Orientation vers une cause neurologique : ammoniémie, GDS, EEG, imagerie cérébrale (TDM),
fond d’œil
PC
- Holter ECG : - En cas d’anomalie ECG (trouble du rythme, trouble de conduction)
- En cas de récidives de malaise sans étiologie retrouvée
- Vérifier les conditions de couchage de l’enfant
Mesures - Si l’affection causale n’est pas retrouvée : discuter un monitoring cardiorespiratoire au domicile,
préventives notamment en cas de malaise sévère sans cause, récidivant ou d’angoisse familiale liée à des
antécédents de mort inattendue du nourrisson
1330
Révision 11/05/21
- Ne pas coucher l’enfant dans le lit parental avec les parents (co-sleeping)
- Proscrire le tabagisme familial
- Installer le lit du nourrisson dans la même pièce que les parents pour les premiers mois.
- Ne pas utiliser de cale-bébé, cale-tête, boudins de positionnement, cocoon, réducteurs de lit
- Encourager l’allaitement maternel
- Proposer à l’enfant une tétine lors de l’endormissement.
Tous les cas de mort inattendue du nourrisson doivent être explorés par autopsie pour recherche la
Centre de référence MIN
1331
Révision 15/04/21
Accident d’exposition aux liquides biologiques = risque de transmission virale VIH, VHB et/ou VHC
- Professionnel = exposition au sang ou à un liquide biologique contaminant : piqûre avec une aiguille, coupure avec un objet
tranchant, projection sur une plaie, une peau lésée ou une muqueuse…
- Non professionnelle : relation sexuelle, pratique d’injection de drogue…
- Information du patient avec remise de documents d’informations et consignes : rapports protégés et éviction
du don du sang pendant 3 mois (ou 4 mois si TPE), conseils de prévention
- Trithérapie : préférentiellement ténofovir + emtricitabine + rilpivirine
- Si patient source VIH connu : choix au cas par cas avec recours au médecin référent, selon sa charge virale, les
Modalités traitements actuels et antérieurs et le génotype de résistance éventuel
- Début en urgence avec un kit d’urgence (1ère 48h de traitement), puis prise en pharmacie
- Durée = 28 jours
- En cas de traitement débuté hors centre de référence (urgences…) : consultation dans les 2 à 4 jours avec un
Mesures médecin VIH référent pour confirmer le traitement et organiser le suivi
associées - Chez la femme : contraception mécanique (DIU, préservatifs) jusqu’à sérologie VIH négative à S6 (TPE -) ou 12
semaines (TPE +), en évitant les contraceptifs oraux (interaction avec les antirétroviraux)
- Sérologie VIH à 6 semaines et à 3 mois (réglementaire)
Su
ivi
es
En l’absence de TPE
G
Intermédiaire
- Coupure au bistouri
- Piqûre avec aiguille IM ou SC, ou aiguille pleine TPE Pas de TPE Pas de TPE
- Exposition cutanéo-muqueuse avec temps de contact
> 15 min
Faible
- Autres cas
Pas de TPE
- Seringue abandonnée
- Morsures, crachats, griffures
= Si patient source infecté par le VHC avec PCR VHC positive : aucune prophylaxie anti-VHC
Gestion du risque - Suivi clinique (hépatite) et biologique : transaminases + PCR VHC à 6 semaines + sérologie à 3 mois
VHC - En cas d’infection aiguë post-exposition (séroconversion ou PCR positive) : traitement antiviral
efficace
- Risque nul chez la victime vaccinée répondeuse (Ac anti-HBs > 10 UI/ml) : obligation vaccinale de
Gestion des risques d’ hépatite virale
- Recherche de FdR de transmission : infection génitale, lésion génitale, ulcération, rapport anal, rapport sexuel pendant
les règles, saignement au cours des rapports, partenaire appartenant à un groupe à risque
- Détermination du statut VIH (+ charge virale si positive) de la personne source si possible
= TPE : modalités identiques à l’AES
- Surveillance virologique (non réglementée) : - En l’absence de TPE : sérologie VIH à 6 semaines uniquement
- En cas de TPE : sérologie VIH à 6 semaines et 3 mois
- En cas d’exposition chez une personne ayant des rapports non protégés avec des partenaires sexuels multiples,
notamment homosexuel masculin : dépistage du VIH fréquent (idéalement tous les 3 mois) + Proposition de PreP.
Personne-source
Gestion du risque VIH
- Rapport anal
- Rapport vaginal TPE Pas de TPE TPE Pas de TPE
- Fellation réceptive avec éjaculation
- Fellation réceptive sans éjaculation
Pas de TPE Pas de TPE Pas de TPE Pas de TPE
ou insertive
*HSH, multipartenaires, travailleurs(es) du sexe, originaires de région à prévalence de VIH > 1% (Afrique
subsaharienne, Caraïbes, Amérique du Sud, Asie), toxicomanes IV
Gestion du = Si personne-source infecté par le VHC avec PCR positive :
risque VHC - Surveillance clinique (hépatite) et biologique
Autres risques
évaluation
- Dès que possible par un médecin légiste, sur réquisition de justice après dépôt de plainte
= Evaluation des risques infectieux et de grossesse : par le médecin légiste ou l’urgentiste
- Date des dernières règles
(viol)
Suivi biologique d’une personne exposée aux VIH, VHB et VHC en cas d’exposition au sang ou d’exposition sexuelle
Si exposition au sang (AES) Si exposition sexuelle
J1-J4 Sérologie VIH Sérologie VIH
Jusque J7 Sérologie VHC Sérologie VHC
si AES Sérologie VHB Sérologie VHB
- Anti-HBs si vacciné ou si titre Ac inconnu - Anti-HBs si vacciné ou si titre Ac inconnu
- Ag HBs, anti-Hbc et anti-HBs si non vacciné - Ag HBs, anti-Hbc et anti-HBs si non vacciné
- ALAT - PCR chlamydia et gonocoque si FdR
- Créatinine - ALAT
- Test de grossesse si indication de TPE - Créatinine
- Test de grossesse si indication de TPE
S2 ALAT, créatinine (si TPE et comorbidité ou crainte ALAT, créatinine (si TPE et comorbidité ou crainte
iatrogénie) iatrogénie)
S6 Sérologie VIH Sérologie VIH si TPE ou en l’absence de TPE si personne-
ALAT et sérologie VHC (ARN VHC si ARN VHC+ chez source VIH inconnu ou VIH + avec cv détectable
personne source Sérologie syphilis
ALAT et ARN VHC chez HSH ou si ARN VHC+ chez
personne source
- PCR chlamydia et gonocoque si FdR
S12 Sérologie VIH Sérologie VIH si TPE
Sérologie VHC Sérologie VHC si HSH ou si ARN VHC+ chez personne
Ag HBs, anti-Hbc et anti-HBs si absence d’immunité de source
la personne exposée et personne-source Ag HBs+ ou de Ag HBs, anti-Hbc et anti-HBs si non vacciné
statut inconnu