Normes de Pratique des Thérapeutes Respiratoires
Normes de Pratique des Thérapeutes Respiratoires
Documentation
NORMES DE PRATIQUE PROFESSIONNELLE
Les ressources et les références sont assorties d'hyperliens vers l'Internet et référencées afin
d'encourager la découverte de renseignements liés aux divers domaines de pratique et d'intérêt. Les
termes en gras sont définis dans le Glossaire.
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Lignes directrices de pratique – Documentation
GLOSSAIRE 28
RÉFÉRENCES 29
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Lignes directrices de pratique – Documentation
DÉFINITION DE LA DOCUMENTATION
Les présentes lignes directrices de pratique (LDP) décrivent les
obligations professionnelles et juridiques des membres de l’OTRO en
Mythe : ce qui a trait à la documentation et aux dossiers de santé personnels
(DSP).
« Seule l'information
contenue dans le
Aux fins des présentes LDP, le terme « dossier de santé personnel »
dossier d'un patient
désigne le dossier sur les soins cliniques dispensés au patient ou client,
peut être utilisée
devant un tribunal. » ce qui comprend, sans s’y limiter :
• les feuilles de soins;
Réalité : • les notes sur les progrès;
• les résultats de laboratoire;
• les ordonnances médicales; et
Toute information
concernant un patient • les tracés de monitorage.
ou un client sur
support papier ou Le mot « documentation » englobe non seulement les renseignements
électronique fait portés au DSP, mais également :
partie du dossier de • les dossiers d’entretien d’équipement;
santé personnel et • les rapports de transfert de responsabilité;
peut être utilisée • les feuilles de travail; et
devant un tribunal. • les rapports d’incident.
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Les Normes de pratique de l'OTRO, qui décrivent les attentes de l'Ordre en ce qui a trait à la
gestion des relations thérapeutiques et professionnelles, stipulent ce qui suit :
La LDP intitulée Documentation a pour but de fournir aux membres de l'information sur les
attentes de l'Ordre en ce qui a trait à la documentation. L'Ordre a également établi d'autres
LDP qui peuvent contenir des renseignements complémentaires ou redondants sur la
documentation. Par exemple :
• l’Interprétation des actes autorisés;
• la Délégation de l’exécution d’actes contrôlés;
• les Responsabilités en vertu de la législation en matière de consentement;
• les Responsabilités des membres en tant qu’éducateurs; et
• les Ordonnances de soins médicaux.
Nous incitons les membres de l’OTRO à s’assurer du respect des normes relatives à la
documentation auprès de leur employeur et du service de la tenue des dossiers de santé.
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Communication
Des données agrégées constituées à partir des DSP des patients (p. ex.,
vérification des dossiers ou de la durée des séjours) constituent une source
inestimable de renseignements pour les activités de recherche en santé. La
recherche favorise les initiatives d'amélioration continue de la qualité (p. ex.,
stratégies de traitement de l'asthme) destinées à améliorer les résultats des soins
de santé dispensés à tous les patients et clients.
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Une documentation bien rédigée constitue la base de tout dossier Par exemple...
de santé personnel et elle doit présenter les qualités suivantes : Si trois (3) tentatives
• claire, concise et complète; sont nécessaires pour
• précise; parvenir à intuber
• pertinente; un patient, ces trois (3)
• objective; tentatives doivent
• permanente; être documentées.
• lisible;
• chronologique;
• en temps opportun; et
• consignée de façon à empêcher ou à décourager toute modification.
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Les thérapeutes respiratoires qui sont des travailleurs autonomes ou qui sont Le saviez-vous?
employés par des organismes qui ne sont pas des dépositaires de
renseignements sur la santé (p. ex., une compagnie d’assurance, un conseil « Donner des renseignements
scolaire, un secteur de l’industrie) sont considérés comme des dépositaires de concernant un patient ou un
renseignements sur la santé et sont donc tenus de mettre au point une client à une autre personne
politique de protection des renseignements personnels et de s’assurer de que le patient ou client ou
respecter la LPRPS. son représentant autorisé, si
ce n’est avec le consentement
Rappelons aux membres que la confidentialité ne se limite pas au partage de de l’un d’eux ou comme
dossiers de santé avec d’autres personnes; ils doivent aussi être au fait des l’exige ou l’autorise la loi »
constitue une faute
infractions potentielles suivantes :
professionnelle.
• Discuter du cas d’un patient ou client dans un lieu public comme un
ascenseur ou une cafétéria; (art. 11 Faute professionnelle,
• Examiner le dossier de santé d’un patient sans détenir l’autorisation Règl. de l'Ont. 753/93).
nécessaire (y compris son propre dossier ou le dossier d’un membre de
sa famille); et
• Laisser le dossier de santé d’un patient sans surveillance où d’autres personnes
peuvent le voir (cela peut comprendre un écran d’ordinateur).
Les membres doivent faire très attention lorsqu’ils envoient ou reçoivent par
télécopieur un message contenant des renseignements personnels sur la santé
en s’assurant que : Le saviez-vous?
• La feuille d’envoi par télécopieur comporte un message sur la
confidentialité précisant que l’information est confidentielle et que, s’il Lorsqu’ils transportent des
est reçu par erreur, il faut communiquer avec l’expéditeur et détruire renseignements confidentiels
le message sans le lire; sur la santé (par exemple,
• L’expéditeur vérifie le numéro de télécopieur et le destinataire le des locaux d’une entreprise
confirme; de soins à domicile au
domicile d’un patient ou
• En cas de transmission de message très confidentiel, on appelle le
client), les membres doivent
destinataire à l’avance;
s’assurer que personne ne
• Le destinataire confirme qu’il a reçu le message par télécopieur;
peut voir les dossiers de
• Le télécopieur est placé dans un lieu sûr; santé et de bien verrouiller
• Les télécopies entrantes sont distribuées dès leur réception; leur véhicule.
• Les feuilles d’envoi portent la mention « Confidentiel »; et
• Les télécopies sortantes sont récupérées immédiatement après leur
transmission.
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Le saviez-vous?
L'OTRO a été saisi de plusieurs cas où un thérapeute respiratoire a
intentionnellement falsifié le dossier de santé personnel d'un
patient ou client. C'est une infraction très grave et il est essentiel
que les membres comprennent que ce qui suit constitue une faute
professionnelle :
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Les dossiers de santé électroniques sont des versions électroniques des dossiers
papier et sont donc assujettis à la même règlementation et aux mêmes normes
professionnelles que les dossiers papier (Paterson, 2013). Les dossiers de santé
électroniques diffèrent d'une organisation à l'autre, mais ils présentent des
caractéristiques communes :
• identificateurs uniques (connexion et signature électronique);
• piste d'audit pour empêcher l'alternance;
• mécanismes assurant la protection de la vie privée et la confidentialité;
• systèmes de sauvegarde et de stockage des renseignements sur la santé; et
• processus d’échange et de transfert de renseignements.
Les communications électroniques comprennent des médias comme les courriels, les
messages textes, les contacts dans les médias sociaux (p. ex., FacebookMC, TwitterMC), les
vidéoconférences (p. ex., Ontario Telemedicine NetworkTM). Ces méthodes sont de plus
en plus utilisées pour interagir avec les patients ou clients, les membres de leur famille
et, comme indiqué précédemment, elles constituent des interactions avec les patients
ou clients. C'est pourquoi ce genre de contact doit être documenté selon les mêmes
principes et normes que les autres formes de documentation. De plus, vous devez
prendre des mesures pour veiller à la sûreté et à la sécurité de ces renseignements
confidentiels. Par exemple :
• En préservant la confidentialité de vos données de connexion et les modifiant
périodiquement selon les modalités de la politique de votre employeur;
• En chiffrant les courriels et les autres documents contenant des
renseignements de santé ou confidentiels avant de les transmettre
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Le saviez-vous? Abréviations
Comme les abréviations Pour être compris, il faut utiliser des abréviations normalisées
peuvent varier d’un
dans les dossiers et veiller à la correction de l’orthographe. On
établissement à l’autre, il
peut employer une abréviation à condition d’avoir écrit au long
vous incombe de vérifier
le(s) mot(s) qu’elle représente lors de sa première utilisation dans
que les abréviations
employées sont la note. Lorsqu’on inscrit des nombres, on doit veiller à préciser
acceptées dans l’unité utilisée afin d’éviter toute erreur d’interprétation. Quand il
l’établissement où le s’agit de médicaments et de posologie, on doit toujours préciser
document est utilisé. l’unité après chaque nombre.
L’OTRO ne fournit pas de
liste d’abréviations
acceptables.
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Sur le plan pratique, cela signifie que, quel que soit le type de dossier utilisé dans
votre établissement, toute personne examinant le dossier doit être en mesure de
déterminer qu'il satisfait aux normes énoncées ci-dessus. Les politiques et
procédures de votre employeur concernant la tenue des documents devraient
satisfaire aux sept normes énoncées ci-dessus.
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Le saviez-vous?
Il faut remplir les documents le plus tôt possible après l’activité.
L’activité doit être consignée avant la fin du quart de travail. Ne pas
documenter l’activité avant de fournir les soins au patient ou client.
Le saviez-vous?
Les notes tardives
Une note tardive est
une note consignée au Les notes tardives doivent être clairement identifiées comme telles : la date
dossier plus de trente de l’intervention, la date de la note tardive et l’identité de la personne
(30) minutes après une concernée doivent être clairement inscrites. Le fait de documenter des
intervention ou quand activités sans suivre l’ordre chronologique peut donner l’impression que le
une note documente un dossier n’est pas exact et ce n'est donc pas une pratique idéale. Si les
événement en rompant dossiers de santé personnels sont en format papier, ne laissez jamais de
l'ordre chronologique. ligne en blanc pour qu’une autre personne y insère des notes. Si votre
dossier contient des espaces non remplis, vous devez les barrer à l’aide d’un
trait afin que personne ne puisse modifier le document initial. Par ailleurs,
tout texte qui déborde la section réservée à la consignation peut aussi
laisser entendre que les annotations ont été inscrites après coup ou pour
camoufler des activités.
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Par exemple…
Un patient ou client arrive à l'urgence avec des réflexes émoussés
et a besoin d'une intubation. Il est incapable de consentir à la
procédure; toutefois, le report de cette procédure pourrait porter
préjudice au patient. Dans ce scénario, la LCSS permet de dispenser
le traitement nécessaire, mais le thérapeute respiratoire doit tout
de même documenter ses opinions quant à la capacité du patient
ou client de donner son consentement et toutes les mesures prises
pour obtenir le consentement auprès d'un mandataire spécial, si
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Arrêts cardiaques :
Le saviez-vous?
Il est important de comprendre qu'en signant un document
concernant d'un arrêt cardiaque, vous attestez l'exactitude du
document. S’il convient de modifier le document concernant
l’arrêt afin de témoigner de votre rôle lors de la survenue de
l'arrêt, vous devez vous assurer que le document est modifié
de façon adéquate.
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Par exemple…
On demande à un thérapeute respiratoire qui dispense des
soins à une personne en fin de vie de débrancher le patient de
l'appareil de ventilation et de retirer la canule trachéale. Dans
cette situation, la documentation consignée par le thérapeute
respiratoire doit non seulement comprendre ces activités, mais
également résumer les conversations qui ont eu lieu avec la
famille avant, durant et après le retrait du système de maintien
des fonctions vitales.
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Lignes directrices de pratique – Documentation
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Objectivité
Le saviez-vous? Une documentation objective est constituée d'observations
impartiales et de signes observés chez le patient ou client, de
Les patients ou clients même que des symptômes décrits par le patient ou client.
et les membres de leur L'information consignée dans le dossier de santé personnel doit
famille ont le droit constituer un relevé factuel des événements survenus (objectif),
d'accéder aux dossiers plutôt qu'une interprétation (subjective) des faits. La consignation
médicaux. C'est de commentaires subjectifs peut porter préjudice au bien-être du
pourquoi le thérapeute
patient ou client (peut nuire à l'efficacité des communications) et
respiratoire ne doit
à la réputation professionnelle du thérapeute respiratoire.
inclure aucune opinion
Quelques exemples d'énoncés objectifs et subjectifs sont
ou aucun jugement
personnel dans le présentés ci-dessous.
dossier de santé
personnel.
Table 1: Examples of Objective vs. Subjective Documentation
Objectif Subjectif
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Il est essentiel que les résultats de toutes les interventions soient portés
au dossier de santé personnel. Cela permet à toute l'équipe de soins de
santé de savoir ce qui a été fait et si les traitements ont produit les
résultats escomptés. Cette information est nécessaire pour guider les
décisions ultérieures en matière de traitement et devrait comprendre
des renseignements comme :
• le résultat de l'intervention;
• la réponse du patient ou client à l'intervention;
• le traitement a-t-il produit les résultats visés;
• plan de traitement proposé en fonction du résultat de
l'intervention; et
• plan de suivi du thérapeute respiratoire, le cas échéant.
Par exemple…
On demande à un thérapeute respiratoire d'installer un BiPAP chez
un patient en fin de maladie terminale qui présente des niveaux de
PaCO2 . Le patient et le thérapeute respiratoire consentent au plan
de traitement, mais le thérapeute respiratoire estime que les
bienfaits de la thérapie seront limités. Lors de la documentation, il
est important de consigner non seulement l'intervention, mais aussi
le plan de traitement et ses objectifs (p. ex., combien de temps le
patient sera-t-il traité à l'aide du BiPAP; quand le plan de traitement
sera réévalué, comment et quand le thérapeute respiratoire compte
faire le suivi des progrès du patient ou client).
Le saviez-vous?
Les notes portées aux dossiers de santé personnels doivent être
rédigées de façon indélébile (p. ex., à l'encre et non à la mine). Toute
correction à un dossier de santé doit être effectuée de manière
franche et nette. Quand vous corrigez une consignation, veillez à ce
que l’erreur reste lisible : contentez-vous par exemple de la barrer
d’un seul trait. Apposez vos initiales à côté de la correction et
précisez qu’il s’agit d’une erreur ou attirez l’attention du lecteur sur
la correction. N’utilisez pas de liquide correcteur.
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Signatures
Toute personne lisant la documentation doit être en mesure
d’établir facilement qui a exécuté l’activité ou effectué la
consignation et y voir un identificateur unique pour cette
Le saviez-vous? personne (signature). C'est pourquoi un membre de l’OTRO doit
apposer sa signature à la fin de l’inscription en incluant au moins
Si un support papier une première initiale, son nom de famille et son titre
sert de registre de professionnel (l’abréviation est acceptable).
signature, les initiales
et le titre professionnel Une signature et/ou des initiales attestent les renseignements
suffisent. En l'absence inscrits et garantissent l’exactitude et l’exhaustivité de
d'un registre de l’annotation concernant l’activité, l’évaluation, le comportement
signature, inscrivez
ou la procédure. Les membres de l’OTRO ne doivent en aucun cas
votre nom en
permettre à une autre personne d’apposer sa signature à leur
caractères d'imprimerie
si votre signature est place au bas d’un document et ne doivent pas non plus apposer la
difficile à lire. signature de quelqu’un d’autre à la place de cette personne.
Par exemple…
Un étudiant en thérapie respiratoire qui en est à son
dernier stage clinique effectue une gazométrie du sang
artériel sous supervision « générale » (c.-à-d., sans que le
RRT responsable de la supervision soit physiquement
présent pour observer l'activité). Comme, dans cette
situation, l'activité est menée sous supervision « générale »
(et non sous supervision directe), l'étudiant doit signer sa
propre documentation et le RRT ne doit pas cosigner ces
documents. Le saviez-vous?
Il est important de NE PAS
documenter pour une autre
La documentation interdisciplinaire personne. Il peut y avoir des
circonstances où il s'avère
Les thérapeutes respiratoires œuvrent souvent au sein nécessaire de documenter son
d'une équipe multidisciplinaire qui dispense observation de soins dispensés
collectivement divers services de soins de santé qui se par une autre personne (p. ex.,
un membre de la famille est
chevauchent. Comme dans toute dynamique de
témoin de la chute d'un patient
groupe, l'efficacité des communications internes et
ou client). Dans ce cas, il faut
externes de l'équipe est vitale. Afin de faciliter ces
indiquer clairement qui a eu
communications, plusieurs établissements de santé ont directement connaissance de
adopté des politiques de documentation préconisant l'événement, qui a effectué
une tenue de dossiers plus intégrée et l'activité ou l'intervention et qui
interdisciplinaire. l'a documenté.
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Considérations supplémentaires
Il est rare que l’on retire ou que l’on refuse des soins ou des services à un
patient : on en arrive là qu’en dernier recours, dans le cadre d'un plan
stratégique visant à éliminer l’abus ou la violence. Néanmoins, cela s’avère
parfois nécessaire en cas de menace ou de risque important de blessure
grave à un membre du personnel, à un patient ou à un visiteur. Il est
particulièrement difficile de trouver l'équilibre entre l'impératif de fournir
des services dans l’intérêt du patient et celui de protéger autrui dans les
situations particulièrement difficiles où il est nécessaire ou pressant de
fournir des soins. Lorsqu’il faut retirer ou refuser des soins ou des services,
il faut fournir les renseignements suivants dans la documentation :
• la date et l’heure;
• la raison du retrait des soins ou des services;
• les circonstances qui ont mené au retrait, y compris le retrait
comme tel et le fait qu’on a informé le patient des mesures qui
seront prises si le comportement se poursuit;
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Lignes directrices de pratique – Documentation
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Lignes directrices de pratique – Documentation
Glossaire
Mandataires (des dépositaires des renseignements sur la santé) : définis par la Loi sur le
consentement aux soins de santé (LCSS) par rapport au dépositaire de renseignements sur la santé
comme suit : « ...une personne qui, avec l'autorisation du dépositaire, agit pour le dépositaire ou en
son nom en ce qui a trait aux renseignements de santé personnels aux fins du dépositaire... »
Dossier fondé sur les exceptions : Méthode de tenue de dossiers de santé des patients ou clients.
Ce dossier nécessite un plan détaillé sur les exceptions des soins ou un plan de soins standard et
comprend des feuilles de soins, des dossiers graphiques et des notes sur les progrès et peut
prendre la forme d’un plan d’évaluation subjective/objective (SOAP ou SOAPIE(R : données
Subjectives, Objectives, Appréciation, Plan, Intervention, Évaluation, Révision).
Dépositaire des renseignements sur la santé (DRS) : Défini dans dans la LPRPS comme
s'entendant « … d'une personne ou d’une organisation visée à l’une des dispositions suivantes qui a
la garde ou le contrôle de renseignements personnels sur la santé… ».
Directive médicale : Ordonnance médicale touchant une gamme de patients ou clients qui
répondent à certaines conditions. La directive médicale est une ordonnance et doit donc répondre
aux critères des ordonnances médicales valides.
Note narrative : Données consignées sous la forme de notes sur les progrès complétées par les
feuilles de soins correspondant au plan de traitement.
Dossier de santé personnel (DSP) : Dossier tenu par les DRS qui dispensent des soins de santé; sur
support papier ou en format électronique.
Soins primaires : Comprennent, sans toutefois s'y limiter, les équipes de santé familiale, les
centres de santé communautaire et divers organismes comme L'Association canadienne pour la
santé mentale.
Dossier de santé basé sur l’identification des problèmes (en anglais, PoHR) : Système de dossier
de santé comprenant un plan de traitement, une liste des problèmes et des notes basées sur les
progrès, de même qu’une planification des congés pouvant prendre le format SOAP ou SOAPIE
(données Subjectives, Objectives, Appréciation, Plan, Intervention, Évaluation).
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Références
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Les présentes lignes directrices seront mises à jour pour accompagner
l’évolution de la pratique et les faits nouveaux. Nous vous invitons à nous
faire part de vos commentaires au sujet de ces lignes directrices en les
adressant à :