0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
492 vues45 pages

La Procédure

Ce document présente une introduction générale sur les incidents de procédure en droit congolais. Il définit les incidents de procédure, explique l'intérêt du sujet et présente la méthodologie et le plan du travail.

Transféré par

alphaniyuma04
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
492 vues45 pages

La Procédure

Ce document présente une introduction générale sur les incidents de procédure en droit congolais. Il définit les incidents de procédure, explique l'intérêt du sujet et présente la méthodologie et le plan du travail.

Transféré par

alphaniyuma04
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

i

Epigraphe

« Quelque soit le plaisir que l’esprit peut tirer du droit, le droit


n’est pas de nature un plaisir de l’esprit. Mais un art qui n’existe que par
ses applications ».

Simone David
ii

DEDICACE
Je dédie ce présent travail à l’Eternel Jéhovah qui agit en
nous avec puissance. Et quand nous lui demandons quelque chose, il
fait beaucoup plus ! Oui sa puissance dépasse tout ce qu’on peut
imaginer ! Pour son soutien permanent dans les réalisations de notre
destin ! A lui la gloire, dans l’église et par le Christ Jésus, dans tout le
temps et pour toujours ! Amen.
A toi mon père MBAYA MIKAY Baudouin Saïo, pour m’avoir
donné la vie, qui a eu l’initiative de me montrer le chemin du savoir ;
A toi ma mère MAPIKU NGABISENE Romaine berceau de
vie et d’amour, c’est grâce à ta tendresse, tes sacrifices et tes sages
conseils que nous avons pu atteindre ce niveau.
A vous mes frères et sœurs MBAYA MPUTU, MBAYA MALU,
Arlette ANAZO, Gloddy TAMUNDEL, Judith MOLA MBELO, Clarisse
MPUNGU MOPI, Chimène MASAMUNA, MBAYO Martine, MBAYA
MAMA, MBAYA KONSO Trésor.
Nous ne serons pas ingrats de pouvoir témoigner notre
gratitude à mes parents TSHABA BABA Thomas, MIYALU MATADI
Daddy, MAPIKU WERIE Jeanne, Guy NWAMUS, MOKITOS, MBAYA
DEBILAN WILLY, MUBIALA Etienne, MBAYO Ernest, Eveline MAPIKU.

Simone David
iii

AVANT – PROPOS
Au seuil de ce travail, couronnant la fin du premier cycle de
nos études juridiques à l’université de Bandundu, faculté de droit,
notre joie est celle d’une femme qui vient d’accoucher et qui, à la vue
de son bébé oublié toutes les douleurs d’accouchement.
Nul ne saurait trouver son chemin dans ce domaine qui est la
procédure pénale ou la procédure civile sans l’encadrement d’illustrés
lettrés, c’est pour cela que nous tenons à exprimer au bout de cette
épreuve de durs labeurs nos chaleureux et nos sincères remerciements
s’adressent avant tout aux autorités académiques. Notamment, les
professeurs, les chefs de travaux et les assistants qui ont assurés
notre formation intellectuelle, morale que sociale.
Une mention particulière va directement à l’Assistant
NZUMBA KENNEDY qui, malgré ses occupations, a bien voulu
supervisé ce travail sous la direction de professeur Nicols KABASELE
KABASELE.
Nos remerciements s’adressent en suite aux assistants
MUMA NGOMOSEY Zéphirin et NZEY MUDIANDAMBU Anderson, à
l’égard de qui nous restons des éternels débiteurs. Pour leurs conseils
et orientations dans les recherches qui a conduit aisément à la
rédaction de ce modeste travail leurs remarques pertinentes.
Suggestions avisées et conseils nous ont édifiés et nous ont permis de
mener cette étude à son terme. Qu’ils reçoivent ici nos sentiments de
profonde gratitude.
A tous les amis étudiants et compagnons de lutte : DISI
MUSILA Brunette, MBELO MBOPELA Fabrice, MOPI TATA Adolphe,
NDJANGU NYAMI Jeannot, MUSALA KIKAKA Papy, MASAMUNA
MANGONI Jérémie, BOLOMBALA Brutus, MUZONE SWATA Widally,
KIKIETI NGANDEWE Héritier et Huguette MIFU.
Pour ne citer que ceux-là, que tout le monde trouve dans ce travail la
matérialisation de leurs conseils et remarques
1

INTRODUCTION GENERALE
1. PROBLEMATIQUE
Le système judiciaire congolais est fondé sur le fond et la
forme. Ainsi tout procès pénal au civil doit respecter la forme.
Lorsqu’un élément fait défaut, on peut toutefois soulever une
exception.
C’est ce qu’on appelle incident de procédure en droit
judiciaire Congolais. Dans le cas sous examen, nous parlerons des
incidents de la procédure. De manière superficielle le mot incident est
défini par le dictionnaire Larousse comme un événement, une difficulté
qui survient au cours d’une action d’un processus (1).
De même, un incident au sens le plus large, est tout
événement qui vient modifier le déroulement de la procédure entre la
demande et le jugement. (2).
Pour cela, Perrot définit l’incident comme « un événement
inattendu, comme c’est par exemple le non paiement d’un cheque qui
s’est avéré sans provision, ou l’altercation se produisant au tribunal
entre deux protagonistes leurs conseils (3).
On parle dans ce dernier cas d’un « incident d’audience
pris comme adjectif, l’incident, caractérise tout acte procédural qui est
susceptible de modifier le cours normal de l’instance tel qu’un
acquiescement, un désistement et une décision de radiation du rôle ou
une décision de sursis à statuer.
Un incident peut aussi avoir le sens d’accessoire, comme
l’est une demande reconventionnelle ou additionnelle ou encore un
appel en garantie à une procédure principale.

1
A. Rubben, Le droit judiciaire civil Zaïrois, Tome II, PUZ, Kinshasa, 1978, P.77 n°71 bis
2
Cornu et Foyer : Procédure civile PUF, 1958, P.3 IF
3
1ème Inst. Léo., 25 novembre 1954, J.T.O 1955, P.105, Léo 25 Février 1955, R.J.C.B. P. 182 ; Léo 30 Oct. 1956,
R.J.C.B 1957, P.95.
2

Nos préoccupations par rapport à ce thème est de savoir :


o Comment les incidents surviennent lors d’un procès pénal ou
civil.
o Qu’est ce qu’un incident de la procédure en droit judiciaire
Congolais ?
o Qui peut soulever une exception lors du déroulement d’un procès
pénal ou civil ?
Quelles sont les conséquences des incidents de la procédure ?
Telles sont nos préoccupation qui ne marqueront pas
d’intérêt répondre.

2. CHOIX ET INTERET DU SUJET


D’entrée de jeu, disons que ce sujet a été choisir afin de
pouvoir maitriser le déroulement d’un procès en qualité des juristes
que nous sommes. En amont de notre recherche, nous avons jugé bon
de nous vouer dans le sens de confronter la législation et la pratique
congolais en matière des incidents de la procédure.
Ce travail présente en effet un intérêt non négligeable
d’autant plus qu’il met ne évidence l’écart qui existe entre la théorie et
la pratique dans la mise en mouvement des incidents de la procédure
et, propose des pistes de solution à la législation congolaise.

3. METHODE DE RECHERCHE

Selon PINTO R. et GRAWITY M. toute étude pour atteindre


les résultats escomptés, appelle et exige une méthodologie, car dit- on :
la Science c’est la méthode. Dans ce sens la méthode peut être
comprise comme « l’ensemble des opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle
poursuite, les démontre, les vérifie. »
Dans la méthode juridique, notre démanche se veut
d’appliquer la loi en consultant les textes juridiques et confronter
3

ceux-ci à la situation et interpréter fidèlement la loi ; le but est de


démontrer a toute personne tombée victime, les mécanismes
judiciaires pouvant l’aider à recourir à la justice en cas de violation de
ses droits (4)
Quant à la méthode sociologique, celle – ci consiste à
éclairer le texte grâce aux contextes sociologiques.
Cette méthode nous aidera de descendre dans la société où la loi est
appliquée pour voir comment une personne âpres avoir été victime
d’une infraction, la juridiction a eu à reconnaitre ses préjudices et
comment elle été traitée et se besoins sociaux.

4. DELIMITATION DU SUJET

Ce sujet tourne au tour de l’espace congolais auquel nous


somme bornés de 1960 jusqu’à nos jours.
Il est nécessaire sous ce point circonscrire notre sujet afin nous ne
soyons pas trainé dans les métiers qui ne cadrent pas avec celui – ci
et ; éviter par ce fait que le champ de notre travail soit très large.

Pour des raisons de disponibilité d’information et de facilité


d’analyse, notre travail se limitera qu’au niveau pénal et civil.

5. PLAN SOMMAIRE
Outre, l’introduction générale et la conclusion de notre
travail sera divise en deux chapitres. Le premier chapitre abordera la
théorie générale des incidents de procédure. Le second chapitre
traitera le régime procédural des incidents et leur conséquence en
droit congolais.

4
Pinto R. et M. GRAWITZ, méthodes en sciences sociales 4ème Ed. Dalloz Paris, 1971, p.46.
4

CHAPITRE I. LA THEORIE GENERALES DES


INCIDENTS DE LA PROCEDURE
Section I. NOTION

Au sens le plus large, l’incident est tout événement qui


vient modifier le déroulement de la procédure entre la demande et le
jugement, ou suivant l’expression de TREILHARD « quid quid incidit
litem » suivant la méthode adoptée dans cet ouvrage, nous examinons
la procédure aux phases successives de son déroulement. (5).
Il est en effet très rare de voir un procès se dérouler du
début à la fin sans incidents ne serait –ce que parce que tout
demandeur doit faire la preuve de son droit et que l’administration de
cette preuve donne lieu souvent à une procédure incidente. C’est dire
que dans presque tous les procès il y a des incidents nombreux et
variés.
Les incidents pouvant surgir tout au long des instances aux
différents degrés de juridiction et jusque dans l’exécution, il nous a
paru indiqué de faire un bref exposé liminaire de la théorie des
incidents.

§1. Définition

Un incident est un événement qui survient au cours


d’une instance déjà introduite par une demande dite initiale ou
principale, se dit sur tout d’une contestation qui se greffe sur cette
instance : (la compétence du juge saisi, la nullité d’un acte de
procédure). Parfois de tout acte ou événement qui affecte l’instance. (6)

5
A. Rubbens, le droit judiciaire Zaïrois, tome II, P.U.Z., Kinshasa 1978, p. 43
6
Gerard CORNU, vocabilaire juridique, 8ème Ed., Associations Henri capitant, Dalloz Paris, 1987, p. 477
5

De même, un incident peut être défini comme tout ce qui


vient interrompre le déroulement continu de l’instance. (7)
Il peut aussi avoir le sens d’accessoire comme l’est une
demande reconventionnelle ou additionnelle ou encore un appel en
garantie a une procédure principale. Parfois de tout acte ou événement
qui affecte l’instance (mesure d’instruction, décès d’un plaideur en
cours d’instance).

§2. De la distinction entre exception et incident

Il ne faut pas confondre les exceptions avec les incidents.


Selon le lexique des termes juridiques, Raymond Guillén et Jean
Vincent distinguent l’exception ou l’incident.
Exception est une moyen par lequel le défendeur demande
au juge, soit refuser d’examiner la prétention du demandeur par ce
que l’instance a été mal engagée (incompétence du tribunal,
irrégularité d’un acte de procédure), soit de surseoir à statuer jusqu’à
la mise en cause d’un garant, l’expiration du délai accordé à un
héritier pour faire inventaire et délibérer. Dirigée contre la procédure,
seulement, l exception ne constitue qu’un obstacle temporaire. Après
décision sur l’exception, la procédure reprend son cours devant le
même tribunal est recommencée devant un autre(8).
Il faut reconnaitre que dans la doctrine et jurisprudence, la
matière d’exception est fort confuse et que l’on a parfois qualifié
d’exception le moyen qui ne constitue qu’une simple défense sur le
fond c’est-à-dire par lequel le défendeur conteste directement
l’existence du droit que le demandeur veut faire sanctionner. Soit qu’il
prétende que ce droit n’a jamais existé ou n’a jamais été violé, soit qu’il
prétende qu’il est éteint (9).

7
E. TOMBO TOMBOLA, nte de cours de procédure pénale, CUB 2006, p. 108.
8
R. Guilliens et J Vincent, lexique des termes juridiques, 14ème Ed. Dalloz Paris 2003, p. 259.
9
MUKADI BONYI et KATUALA KABA KASHALA, procédure civile, Batena Ntamba, Kinshasa 1999, p. 70
6

Pareille confusion doit être évitée tout moyen dirigé a


l’encontre de la prétention du demandeur pour établir qu’elle est
injustifiée constitue une dépense au fond.
Celle-ci est différente de l’exception qui est un obstacle
temporaire à l’acte tendant à contester la procédure sa régularité sans
discuter le fond du droit.
Au contraire, un incident est une série des questions
soulevée au cours d’une instance déjà ouverte et qui ont pour effet soit
de suspendre ou d’arrêter soit de l’instance (incident proprement dit)
soit de modifier la physionomie de la demande ce que l’on qualifie de
demandes incidentes.
Les incidents proprement dits sont relatifs à la compétence,
à l’administration de la preuve, à la régularité de la procédure, aux
exceptions dilatoire. Les demandes incidentes visent à introduire les
demandes nouvelles entre les mêmes parties au à appeler en couse des
personnes jusque-là étrangères au procès (10).

§3. INCIDENT ET FIN NON RECEVOIR


Une fin de non-recevoir est un moyen péremptoire tendant
à rejeter définitivement l’action. Elle permet d’écarter l’action avant
tout examen du bien fondé des prétentions de droit formées dans la
demande (11).
Elle tend à faire déclarer la demande irrecevable parce que
le demandeur était dépourvu du pouvoir d’agir ou que le défendeur
n’avait pas qualité pour être assigné. Elle est en propre la négation de
l’action de l’adversaire (12).
Ainsi définie, la fin de non-recevoir se distingue de
l’exception de nullité qui sanctionne seulement l’irrégularité de

10
R. Guilliens et J Vincent, op cit., p. 312
11
A. Rubben, Le droit judiciaire civil Zaïrois, Tome II, PUZ, Kinshasa, 1978, P.77 n°71 bis
12
Cornu et Foyer : Procédure civile PUF, 1958, P.3 IF
7

procédure et qui n’atteint pas l’action mais la retarde. Tels sont


notamment : nul se déclare incompétent, le plaideur conserve son
action et peut saisir le tribunal compétent afin d’immatriculation au
registre de commerce : la nullité de procédure à laquelle donne lieu
cette exception est couverte même en cours d’instance par
l’immatriculation opérée par le demandeur (13).
Le manque de provision pour couvrir les frais, le non
paiement de droits proportionnels (14).
Le défaut de communication des pièces ou de conclusions.
Ces exceptions, tantôt déclinatoires, tantôts dilatoires (15).
N’atteignent pas l’action d’irrecevabilité de l’action à
laquelle elles donnent lieu, les fins de non-recevoir produisent le même
effet définitif qu’une défense au fond.
A noter que dans la pratique, doctrine et jurisprudence
emploient souvent et cela inadéquatement, selon nous, le terme
exception en lieu et place de fins de non-recevoir : exception de la
chose jugée, exception du défaut de qualité, du défaut de capacité, du
défaut d’intérêt, exception d’irrecevabilité de l’action, de l’appel ou
pourvoi en cassation, etc. ces exceptions sont alors qualifiés de
« péremptoires » pour les distinguer des exceptions déclinatoires et
dilatoires (16).
Certaines fins de non-recevoir se rapportent à la marche de
la procédure. Elles se rapprochent fin de non-recevoir de cette
catégorie n’aborde une le fond du litige et ne contredit pas directement
le demande. C’est un moyen processuel qui tend à faire d’action (17).

13
1ère Inst. Léo., 25 novembre 1954, J.T.O 1955, P.105, Léo 25 Février 1955, R.J.C.B. P. 182 ; Léo 30 Oct. 1956,
R.J.C.B 1957, P.95.
14
C.S.J, 17 Janv. 1955, Cit par NSONOPOLIE, la jurisprudence de la cour suprême de justice, in revue justice,
science et Paris n°31, P12 ; C.S.J. 3 avril 1988, RC.055/TSR, Bull 2003, P.364.
15
Lire à propos des exceptions ; notamment Rubben, [Link], Pp. 79 à 90.
16
A. Felt Weis, Manuel de procédure civile, 2e édition, Faculté de Droit de Liège 1987, P.110 n°113.
17
Carbonnier, Cit par Mohamed Abdel-Ichalek Omar, la notion d’irrecevabilité en droit judiciaire privé, L.G.D.J
1967, P.68.
8

Comme le fait savoir carboniser, « ces fins de non-recevoir


n’ont des raisons d’être que si elles sont présentées in limine litis, de
façon à couper court immédiatement au procès et à empêcher le
déroulement d’une enquête d’où sortirait le scandale. Transportées à
un autre moment de l’instance, elles manquent à leur mission » (18).
Il en est ainsi de la forclusion des délais de proc » dure.
D’autres, par contre, ont trait au fond de la procédure. Elles font partie
des débats au fond et peuvent même être présentées après que les
débats au fond aient commencé. Ces fins de non-recevoir constituent
de véritables défenses au fond et « peuvent servir non seulement à
détruire l’action mais à anéantir (ou du moins à paralyser) le droit
substantiel lui-même a le supporter existant », note Motulsky qui cite
quelques exemples de ces fins de non-recevoir : la réconciliation en
matière de divorce, la confirmation d’actes frappés de nullité relative,
la transaction, object tirée de l’illicité ou de l’immoralité (19).
Les fins de non-recevoir constituent un chapitre très
important du droit procédural. Effet, le plaideur averti pourrait
s’épargner les désagréments d’un procès long et coûteux, en invoquant
une fin de non recevoir pour faire rejeter définitivement l’action sans
examen au fond de celle – ci ; pour sa part, le juge, grâce à une solide
connaissance de cette matière, évitement l’encombrement inutile du
rôle de son tribunal, ne vidant sa saisie dès les premières heures de
l’instance

18
Michel NZANGI BATUTU, les fins de non recevoir en droit judiciaire privé congolais, 3e édition Venus
Kinshasa, 2011, P.8.
19
MOTULSKY, cité par MOHAMOED ABDEL-KHALEK Omar, [Link], 68 n°146.
9

SECTION II. LES DIFFERENTES CATEGORIES DES INCIDENT DE


LA PROCEDURE

On distingue généralement : les incidents d’audiences :


troubles de fait, qui ne sont pas des actes juridiques, encore que leur
sanction puisse affecter la procédure : les actions incidents :
demandes qui viennent altérer la saisie des juges, soit en modifiant
l’objet, la cause ou les parties du litige : les actions en intervention, les
actions reconventionnelles, les actions additionnelles, les « incidents de
fon » ; les incidents proprement dits, qui, sans modifier ni l’objet ni la
cause ni les parties ni procès, posent un problème dont la solution
commande la marche du procès, la décision de la causes, ou la vie,
même de l’instance, ce sont : les demandes de jonction, les exceptions,
les fin de non – recevoir, les question préjudicielles, les offres de
preuve, la récusation des juges, le sursis à statuer, le désaveu de
mandataire, le compulsoire, etc. dits « incidents de procédure ».
Certains « incidents sont désignés comme des
« exceptions » le mot exception a, dans le lexique du prétoire, un sens
très large. Tout ce qui fait obstacle à ce que le tribunal fasse droit a
une demande peut être désigné comme une exception. Les exceptions
dilatoires sont celles qui ont pour effet de paralyser momentanément le
tribunal qui reste cependant saisi ; exceptions de litispendance ou de
connexité ont pour effet de dessaisir le tribunal, la cause étant
renvoyées à un tribunal déjà saisi de la même suasse ou d’une cause
connexe ; les exceptions déclinatoires tendent à obtenir un jugement
par lequel le tribunal se dessaisit sans faire obstacle à ce que la cause
soit réintroduite en bonne forme, bien dirigée et devant la juridiction
compétente ; les exceptions péremptoire dites aussi dites de non
recevoir ne permettent plus de réassigner.
Les exceptions touchent normalement la forme, la
procédure, et rentrent des lors dans la matière des incidents. On
10

désigne parfois par « exceptions péremptoires de fond » des moyens


qui touchent le fond du droits, mais qui permettent de rejeter d’emblée
la demande sans qu’il soit encore utile d’instruire la cause.
Cette classification des incidents et exceptions est celle des
auteures classiques. CORNU et FOYER présentent une classification
procédurale distinguant les incidents suivant la nature d la décision
qui peut y donner suite, ou y mettre fin. (20)
Nous inspirant de ce deuxième système de classement, nous
distinguerons : les incidents qui ne donnent pas lieu à un jugement,
les incidents donnant lieu a un jugement avant faire droit et parmi
ceux – ci, les incidents probatoires, les incidents donnants lieux à un
jugement définitif (sur l’incident), parmi lesquels on distingue les
incidents de procédure et les incidents de fond.

Section III. L’EXAMEN DES DIVERS INCIDENTS

Comme nous avons dit ci haut les incidents viennent


bouleverser l’ordre du déroulement normal d’un procès. Pour ce faire,
nous distinguons les incidents : les incidents déclinatoires, incidents
de nullité de procédure, incidents dilatoires, incidents préjudiciels,
incidents de communications des pièces, incidents péremptoires ou fin
de non – recevoir et incidents précédent l’’exptions, etc.

§1. LES INCIDENTS DECLINATOIRES

A. Exception déclinatoire de nature pénale

Il s’agit des incidents qui ne permettent pas la recevabilité


de l’action publique parce qu’une condition exigée pour la réalisation
de cette action n’est pas réalisée. Dans ce cas le tribunal doit se
déclarer non saisi. Pour cela, le tribunal peut - être saisi à nouveau si

(20) CORNU et FOYER : procédure civile, paris²². 1958, P. 497 a 516


11

l’exception est levée. Par exemple : Monsieur MOPITATA saisi le


tribunal de paix de Kinshasa N’Dili contre Monsieur KIKIETI héritier
pour avoir commis l’infraction d’adultère avec sa femme. Arrivant au
tribunal, Monsieur KIKIETI héritier soulevé une exception selon
laquelle disant que Monsieur MOPITATA n’a jamais épousé la dame
clarisse. Par conséquent, il estime que l’infraction n’existe pas a son
égard. Dans ce cas, le tribunal doit se déclarer dessaisi en attendant
que monsieur MOPITAT prouve avec les actes de mariage qui attestent
que la dame clarisse est son épouse légitime.
C’est notamment les cas lorsque la portée poursuivante n’a
pas qualité pour agir, lorsque la loi subordonne l’action à
l’accomplissement d’une formalité préalable ; lorsqu’il ya « obscurité »
qui signifie » lorsque le faits soumis à la juridiction échappent à sa
compétence ou lorsque les formalités requises pour la saisine ne sont
pas réunies. Il ya aussi le renvoi pour connexité ou litispendance.
Parmi les exceptions déclinatoires on peut citer l’exception
préparatoire d’instance ; en ce cas le tribunal est définitivement
dessaisi, ce qui permet de réintroduire l’action devant une autre
juridiction. C’est le cas du renvoi ou de l’incompétence.
En effet, les autres exceptions déclinatoires
dessaisissement le tribunal mais permettent de saisir à nouveau le
même tribunal.
A. Exceptions déclinatoires de nature pénale

Elles comprennent les exceptions d’incompétence, de


litispendance et de connexité. Exceptions déclinatoire de compétence il
s’agit d’un moyen soulevé par le défendeur lorsqu’il estime que le
demandeur a porté l’action en justice devant un tribunal qui n’est pas
compétent en vertu de la loi L’exception d’incompétence est donc bien
un moyen utilisé par le défendeur pour faire obstacle à la demande
puisqu’elle oblige le juge d’examiner si effectivement le tribunal est
12

compétent. On l’appelle déclinatoire parce que le défendeur décline la


compétence Dans ce cas, l’action sera vouée à l’échec avant que l’on
discute du point de savoir si le défendeur ou non raison sur le fond
mais le demandeur pourra réintroduire sa demande devant le tribunal
réellement compétent. Le moyen tiré de l’incompétence du tribunal est
donc bien une exception puisque le défendeur oppose à la demande un
obstacle qui doit être discuté avant le fond. Cet obstacle est temporaire
puisque la même demande pourra être introduite à nouveau devant le
tribunal compétent dans le cas où l’exception est acceptée par le juge.
Si l’exception est rejetée, le tribunal pourra trancher le fond, puisqu’il
se sera déclaré compétent pour procéder à cet examen.

b. Exception de litispendance

La litispendance suppose que la même affaire ait été


engagée entre les mêmes parties (21).
Devant deux tribunaux compétents relevant de la même
souveraineté.
Selon LUZOLO Bambi LESSA E. et BAYONA BAMEYA J., il
ya litispendance lorsque deux ou plusieurs juridictions compétentes se
trouvent saisies à la fois des mêmes faits intéressant les mêmes
personnes. Pareille situation peut se produire aussi bien en procédure
pénale qu’en procédure civile. Pour cela, le professeur KATUALA KABA
KASHALA et MUKADI BONYI soulignent que « on peut parler de même
causes et même objet et qui sont nuises entre les mêmes parties sont
portées devant deux tribunaux différents, on dit qu’il ya litispendance.
Pour que la litispendance existe, il faut donc que plusieurs conditions
soient réunies en même temps :
- Deux demandes en justice doivent avoir été introduites ;
21 ère
I institution. ……….. , 10 mai 1968. (R.J., P199)
25(E. LUZOLO BANIBI LESSA et J. BAYONA BA MEYA J. MANUEL de procédure pénal,
Media SPAUL KINSHASA, 2011, P151
(26) KATUALA KABA K. ET MUKADI, B, OP cit .P.71
13

- Ces deux demandes doivent avoir été introduites devant deux


tribunaux différents ;
- Les deux demandes et le défendeur doivent être les mêmes
personnes agissant en même qualité dans les deux demandes. Les
deux tribunaux étant compétents, on ne peut cependant les laisser
juger tous les deux sous seines d’aboutir à deux jugements
contradictoires.
Dès lors, le défendeur à l’une de deux actions peut opposer
l’exception et le juge devra suivre les règles prévues par l’article 142
du code de l’organisation et de la compétence judiciaire.
Par ailleurs, la litispendance est donc bien un obstacle temporaire qui
s’oppose à l’examen du fondement de la demande puisque avant de
savoir si le demandeur a raison ou tort dans l’intente ment de l’action
en justice, il faut déterminer quel est le tribunal qui devra
connaître du bien fondé de la demande.
On estime qu’il n’ya pas litispendance quand les deux
affaires sont pendantes devant des chambres différentes du même
tribunal, car le président du tribunal peut les réunir dans la même
chambre. Il en est même quand un des procès est pendant devant un juge
étranger et qu’il n’existe pas entre la République démocratique du Congo
est ce pays étranger de convention internationale réglant la compétence.

c. Exception de connexité

L’exception de connexité peut se produire aussi bien en


procédure pénale qu’en procédure civile.
En procédure pénale, il ya connexité lorsque le lien entre
plusieurs infractions est si étroit qu’elles doivent être soumise au
même juge. Cette connexité peut résulter de l’unité du temps, de lieu
de dessein ou encore d’une relation de cause à effet, ou d’une
infraction ayant pour but d’en faciliter une autre. (22)

22
(25) E. LUZOLO BAMBI LESSA et J. BAYONA BAMEYA, OP. Cit. , P 152
14

En matière civile, il ya connexité dès qu’il ya intérêt pour


l’administration d’une bonne justice à instruire et à juger deux procès
en même temps. La question de savoir si les litiges sont connexes est
une question de fait que les tribunaux apprécient souverainement.
En principe, il faut que les deux actions aient la même
cause ou bien le même objet mais il n’est pas nécessaire qu’il y ait les
mêmes parties dans les deux [Link] question de savoir si deux
demandes sont connexes constitue un obstacle temporaire à l’examen
de l’objet et de la cause de la demande en justice.
Pour que puisse être soulevée l’exception de connexité, les
demandes doivent être portées devant deux tribunaux différents.
Les règles relatives au renvoi d’un tribunal à l’autre sont fixées
par la loi sur la compétence des tribunaux (article 143 de l’organisation et
de la compétence judiciaire). Toute fois, la jurisprudence a admis que dans
l’intérêt d’une bonne justice qui ressort de la notion même de la mission de
tribunaux, deux actions en justice pendantes devant le même tribunal
pouvaient être jointes à la condition qu’il y ait intérêt à les instruire et à les
juger en même temps. Dans ce cas, le défendeur à la première action, voire
le demandeur s’il a introduit les deux actions, peut demander au tribunal
de les joindre comme connexes et le juge estimera après examen de chacune
des actions introduites s’il peut ou non admettre la connexité. Bien
entendu, la partie contre laquelle la connexité est demandée peut s’y
opposer. Le tribunal départagera les plaideurs par un jugement avant de
statuer sur le fond.

§2. EXCEPTION DE NULLITE DE PROCEDURE

Chaque fois que le défendeur estime qu’un acte de


procédure intervenu pour mettre l’action en justice en œuvre ou en

(26) MUKADI BONYI et KATUALA KABA KASHAL, OP Cit. , idem


15

cours d’instance est irrégulier il dispose d’une exception que l’on


dénomme « exception de nullité de procédure ».
Le moyen tiré de la nullité d’un acte de procédure constitue
bien une exception puisqu’il crée un obstacle temporaire à l’examen du
fond de la demande. En effet, il sera indispensable de savoir si
l’irrégularité existe et dans l’affirmation, si elle est de nature à
entraîner la nullité. Si le tribunal prononce la nullité, le demandeur
devra recommencer l’acte irrégulier. Ce qui retardera l’examen du fond
de la demande, mais ne l’exclura pas. Mais, le défendeur devra
invoquer la nullité avant toute défense au fond s’il ne veut pas que
celle-ci soit déclarée couverte.
Pour cela, le tribunal refusera de faire droit à l’exception de
nullité chaque fois qu’il estimera que l’irrégularité qui entache l’acte de
procédure en nuit point à la partie adverse à moins qu’il ne s’agisse
d’une nullité substantielle. Il est particulièrement difficile de relever les
différentes irrégularités qui pourraient donner ouverture à une
exception de nullité de la part du défendeur.
Les irrégularités les plus courantes et sur lesquelles la
jurisprudence reste divisée sont notamment :
- L’omission d’une des mentions que doit contenir l’assignation
- Le caractère incomplet ou insuffisant des mentions que la loi
exige dans la rédaction de l’exploit introductif d’instance.

A cet égard, signalons que l’obscurité de motifs de


l’assignation peut donner ouverture pour le défendeur à « l’exception
obscuri libelli ».
- La signification imparfaite de l’assignation.

L’exception de nullité peut être invoquée pour d’autres


actes de procédure, notamment ceux relatifs à l’opposition ou à l’appel.
La question de savoir si l’irrégularité porte ou non grief à la partie
adverse est appréciée souverainement dans chaque par les tribunaux.
16

§3. LES INCIDENTS DILATOIRES

Ici, il convient de signaler que ces exceptions, une fis


soulevées, peuvent empêcher momentanément la procédure.

A. Exception dilatoire de nature pénale

Il s’agit des exceptions qui peuvent empêcher


momentanément le tribunal de suivre la procédure répressive. Dès que
le fait aura cessé d’exister ou que la situation juridique aura trouvé sa
solution, l’instance peut être reprise devant la même juridiction, c’est
le cas du dément qui au moment de la commission des faits, n’était
pas lucide avant la prescription.
Par ailleurs, c’est aussi le cas de l’immunité parlementaire
lorsque l’Assemblée Nationale ou du Sénat, malgré la flagrance des
faits mis à charge d’un député ou d’un sénateur, décide, en cours
d’instruction d’une cause de suspendre les poursuites. C’est le cas de
suspension de la poursuite du député national Martin MUNKONKOLE.
On attendra que l’Assemblée enlève ses immunités afin de reprendre
l’instance.
De même constitue une exception dilatoire l’absence de
mise en demeure préalable aux poursuites pour abandonner de
famille. Il est évident de dire que : « la demande en récusation des
juges suspend l’instance, de même que l’appel d’un jugement
interlocutoire suspend la procédure d’instance, ce qui n’est que
normal, car les juridictions supérieures saisissent de l’appel peut
évoquer (23).
B. Exception dilatoire de nature civile

Comme nous avons dit ci-haut les exceptions dilatoires


sont celles dont l’objet direct et immédiat est d’obtenir un délai ou un
suivi momentané à la procédure en cours. Elles sont au nombre de

23
Assistant E. TOMBO TOMBOLA, [Link], P.109.
17

deux : nous avons l’exception de bénéficier d’investir et l’exception de


garantie.
a) Exception du bénéfice d’inventaire

Pour lui permettre d’évaluer en connaissance de cause, la


composition mobilière et immobilière de la succession, le code de la
famille donne à l’héritier un délai de trois mois qui commence à courir
du jour ou le liquidateur lui a signalé sa vocation successorale ou
même à partir du moment où il s’est manifesté personnellement en
qualité d’héritier (article 801 du code de la famille). Pendant ce délai de
trois mois, l’héritier pourrait être assigné par les créanciers du décujus
en paiement des dettes mais il pourrait victorieusement opposer
l’exception du bénéfice d’inventaire.
L’action intentée par les créances ne sera pas déclarée
irrecevable mais l’instance sera tenue en suspens jusqu’à l’expiration
du délai et pendant cette période aucun jugement de condamnation ne
pourrait être rendu contre l’héritier. Le tribunal peut allouer un délai
plus long dit « délai de grâce ».
b) Exception de garantie

En procédure civile, lorsqu’on parle de garantie, on voit


l’obligation impose à une personne de défendre une autre personne en
justice contre un danger qui le menace et au cas où elle ne peut la
défendre efficacement, de payer des dommages intérêts (D.I).
Celui qui obligé de venir défendre un outre et le garant.
Celui qui est défendeur et appelle en garantie s’appelle le garanti.
L’action en garantie peut être intentée :
- Comme action principale : A..........assignation B.......séparément.
c’est la demande en garantie ;
- Comme action incidente : A..........forme une demande en
garantie comme incident de son procès avec C......C’est
l’exception dilatoire de garantie.
18

En effet, l’action en garantie intentée à titre incident


présente des avantages car elle est moins tente, et entraîne moins de
frais.
L’action en garantie échouera si le garant parvient à
démonter que s’il aurait été appelé la garantie et le défendre
efficacement. Cet argument du garant pourra difficilement être invoqué
s’il est appelé à la cause par voie incidente.
L’exception de garantie est en tout point semblable à l’intervention
forcée sauf lorsque celle-ci tend uniquement à la déclaration d’un tiers
en jugement commun et avec la réserve que cette exception est
toujours invoquée par le défendeur.
En règle générale, l’exception de garantie est surtout
utilisée dans la pratique lorsque le défendeur prétend qu’il n’est pas
responsable de la violation d’un droit dont on l’incrimine mais que
cette responsabilité pèse en réalité sur un tiers qu’il oblige à prendre
fait et cause pour lui en essayant d’échapper lui-même au procès.
Après avoir appelé le tiers en garantie, le défendeur va tenter de se
faire mettre hors cause.
Pour cela, l’article 27 du code de procédure civile démontre
qu’en droit judiciaire congolais l’exception de garantie est dilatoire et
qu’elle constitue un obstacle temporaire à l’examen du fond de l’action
en justice. En effet, si le défendeur demande à mettre garant en cause,
le juge accorde délai suffisant à raison de la distance du domicile du
garant.
La procédure est introduite par assignation et le juge
accorde un sursis tenant compte du délai de distance entre le domicile
et la résidence du garant et celle du tribunal. Le code de procédure
civile se monter très strict dans la lettre des termes employés : il exige
que l’assignation soit faite dans le délai fixe et que l’autorisation
d’invoquer l’exception de garantie soit accordée de jour de la première
19

comparution, la sanction étant que l’action principales sera jugée


séparément de la demande en garantie. Cette sanction peut avoir des
conséquences rigoureuses puisque nous acons vu que garant peut
toujours prétendre, dans cette hypothèse, qu’il a été tardivement et
qu’il se trouve dans l’impossibilité de défendre de garantie. Si le décret
du 7 mars 1960 se montre draconien c’est pour éviter que l’incident de
garantie ne puisse dégénérer en une véritable manœuvre dilatoire du
défendeur qui veut retarder le sort de l’action principale pour en tirer
profit.
Cependant, dans la pratique judiciaire, cette disposition est
fort peu appliquée. En effet, à la première audience, les parties
sollicitent remise pour la communication des pièces et l’échange des
conclusions. Le défendeur qui veut appeler en garantie demande alors
le renvoi de l’affaire a une date suffisamment éloignée pour permettre
l’appel en garantie et le juge accorde la remise sans jugement. Le
défendeur profitera de ce délai pour lancer une assignation en
garantie. Toutefois, si le défendeur reste inactif, le demandeur pourra
toujours solliciter du tribunal qu’il soit plaidé sur l’action principale et
en vertu de l’article 27 alinéa 2 celui-ci ne pourra refuser de statuer
séparément. Généralement, les parties demandant la jonction de
l’action principale et de l’action en garantie lorsque celle-ci est appelée
pour la première fois à l’audience. Il est de l’intérêt d’une bonne justice
d’accorder cette jonction à condition que le sort de l’action principale
ne soit pas retardé. Les tribunaux congolais accordent souvent cette
jonction même en cas d’opposition du demandeur. Lorsque le garant
est déjà à la cause, l’appel en garantie peut se faire par simple
conclusion.
20

§4. LES INCIDENTS PREJUDICIELS

Il s’agit des exceptions que le tribunal saisi de l’infraction


n’est pas compétent d’examiner. En ce cas, l’instruction pénale est
suspendue ; elle reprend dès que la juridiction compétente pour
trancher l’exception aura rendue le jugement. C’est le cas de Monsieur
Richard NDAMBU, étant Gouverneur de Province devrait être
justiciable à la cour suprême de justice (Cf. article de l constitution du
18 février 2006) mais a été poursuivi par la Cour d’Appel de Bandundu
mais celle-ci saisie est incompétente de le juger.

a) L’exception préjudicielle au jugement

On suppose qu’au cours du procès pénal, une question qui


n’est pas normalement de la compétence de juges répressifs se pose et
conditionne l’issue du procès pénal.
Ainsi, l’article 95 du code pénal congolais réprime l’abus de
confiance. Ce délit suppose la violation d’un contrat par lequel
quelqu’un a reçu un bien à titre précaire : par exemple, prêt d’un
téléphone cellulaire, que l’on refuse de rendre. Or, voici que
l’emprunteur prétendu de ce téléphone soutient qu’il a reçu à titre de
don et qu’il en est propriétaire. Ce qui exclut la commission d’un abus
de confiance. Emprunteur ou propriétaire ? Il s’agit là d’une question
de Droit Civil, mais essentielle pour la réponse de Droit Pénal. Cette
question peut-elle être tranchée par les juges répressifs ? Il faut faire
une distinction.
En principe, Oui. Ce que l’on exprime en disant que le juge
de l’action est par là même le juge de l’exception. Mais dans certains
cas, il en va différemment. Le tribunal compétent pour juger
l’exception n’est pas le même que celui qui connait de l’action. C’est
dans cette dernière hypothèse qu’existe une exception préjudicielle.
21

b) Le juge de l’action est juge de l’exception

Dans l’exemple précédent, le tribunal répressif sera


compétent pour statuer sur la nature du contrat, prêt ou donation. Il
est souhaitable qu’il en soit ainsi pour la célérité de la justice pénale.
Si le prévenu pouvait à tout instant provoquer un sursis à statuer,
sous le prétexte que le procès soulève des exceptions de la compétence
d’autres tribunaux, il y aurait là le moyen de faire traîner en longueur
les procès répressifs.
Bien sûr, ce principe des dérogations aux règles ordinaires
de compétence. Dans l’exemple choisi, c’est le tribunal répressif qui va
statuer sur une question de la compétence normale du tribunal civil.
Mais cela n’a guère d’inconvénient pratique, puisque les juges sont
préparés (de par l’unité de la justice pénale et civile).
De plus, cette fois au tribunal de la compétence
traditionnelle des juridictions administratives, aussi bien individuels
que règlementaires, et d’apprécier leur légalité, dès lors que la solution
du procès en dépend.
c) Exceptions préjudicielles au jugement

Notre Droit admet cependant que, dans certains cas bien


précis, le tribunal répressif doive surseoir à statuer jusqu’à ce que la
juridiction ou l’autorité compétence pour juger l’exception ait elle-
même statué.
La liste des exceptions préjudicielles est restreinte à des cas
expressément prévus. Cependant, la nature des exceptions
préjudicielles peut varier. Elles sont tantôt administratives, tantôt
pénales et tantôt civiles (24).

24
Jean-Claude SOYER, Droit et procédure pénale, 14e édition, Paris, 1999, P.367.
22

a. Exception préjudicielle de nature administrative

Ainsi, dans le cas où la décision pénale dépend de


l’interprétation d’un traité international, l’interprétation de ce traité ne
peut être donnée que par le ministère des Affaires étrangères.
b. Exception préjudicielle de nature pénale

Ainsi, dans le cas de dénonciation calomnieuse, on ne peut


condamner le dénonciateur si le fait dénoncé a donné lieu à des
poursuites pénales, qu’après la décision mettant définitivement un
terme à la procédure concernant ce fait (article 76-1 CP).
c. Exception préjudicielle de nature civile

Peut citer les trois, cas suivants qui résultent des


contingences de l’histoire plutôt que de grand principe. Dans le
premier cas, l’existence du délit met en jeu une question de propriété
immobilière. Par exemple, une personne est poursuivie pour un délit
forestier, l’abatage sans autorisations d’arbres appartenant à autrui.
Mais elle prétend être propriétaire de l’arbre. Le tribunal répressif doit
surseoir à statuer jusqu’à ce que le tribunal civil ait tranché la
question préjudicielle de propriété.
Dans le deuxième cas, l’existence du délit met en jeu une
question de filiation. D’après l’article..........CCCLI (Cf.) « en cas de délit
portant atteinte à la filiation d’un individu, il ne peut être statué sur
l’action pénale qu’après le jugement passé en force de chose jugée sur
la question de filiation ».
Troisième cas, les textes relatifs à la nationalité en font une
question préjudicielle devant les juridictions autre que la cour
d’Assises.
d. Mise en œuvre de l’exception préjudicielle

En effet, pour être recevable, l’exception doit être soulevée


par la personne poursuivie avant toute défense u fond, et doit être, de
23

plus, de nature à retirer au fait qui sert de base à la poursuite le


caractère d’une infraction.
Pour être admise, l’exception doit s’appuyer sur des faits ou
des titres donnant un fondement probable à la prétention alléguée.
Lorsque ces conditions sont réunies, le tribunal fixe un délai durant
lequel la personne poursuivie soit saisir l’organe compétente. Si le
délai s’écoule sans que le prévenu ait saisi cet organe, le tribunal
répressif peut méconnaître l’exception. Si au contraire, le prévenu a
saisi l’organe compétent, le tribunal répressif sursoit à statuer dont la
décision s’impose alors à la juridiction répressive.

e. Distinction de l’exception préjudicielle au jugement et de la


question préjudicielle à l’action publique

Il ne faut pas confondre les exceptions au jugement (celle


qui viennent d’être étudiées) avec la question préjudicielle à l’action
publique ; laquelle question empêche la mise en mouvement de cette
action.
Au contraire, l’exception préjudicielle au jugement suppose
que l’action publique a été mise en mouvement et que la juridiction
répressive est déjà saisie. Cette juridiction se borne à différer son
jugement jusqu’à ce que l’organe compétent ait fourni sa réponse.

§5. LES INCIDENTS DE COMMUNICATION DES PIECES

Ici, il convient de signaler que le décret du 07 mars 1960


portant code de procédure civile n’exige pas que chacune des parties
communique à l’autre les documents sur lesquels à l’instance
introduite. Toutefois, il s’agit d’un principe général de droit qui est
applicable en vertu de l’équité qui exige qu’aucun document ou dossier
ne peut être déposé à l’appui d’une action ou d’une défense en justice
sans qu’il ait été à la connaissance de toutes les parties en cause. On
ne concevrait pas que le défendeur puisse combattre l’action judiciaire
24

lui intentée et répondu aux moyens invoqués par son adversaire de


l’exploit introductif d’instance s’il n’a pas eu connaissance de
documents sur lesquels l’action est basée.
Il est de même des documents produits par le défendeur est
dont le demandeur n’a pas eu connaissance. Aussi, la jurisprudence a-
t-elle consacré le principe.
Notons que la partie n’est pas tenue de communiquer
toutes les pièces qui se rapportent au litige mais uniquement celle
dont elle compte se servir pendant le cours de l’instance et sur
lesquelles elle base son argumentation.
La procédure de communication de pièces est fixée par
l’arrêté portant règlement intérieur des Cours, Tribunaux et Parquets
(AOJ n°299/79 du 20/08/1979). Autant que possible, les pièces et
conclusions dont les parties veulent faire état doivent être
communiquées au moins appelée (article 29). Mais on peut se
demander si l’une des parties peut obliger l’autre à communiquer une
pièce qu’elle ne désire pas produire et ce, dans le but d’en tirer profit,
spécialement au point de vue de la preuve qui lui incombe. En d’autres
termes, une partie peut-elle engager contre l’autre une action ad
exhibendum ?
C’ au juge qu’il appartiendra dans chaque cas de
déterminer s’il y a lieu d’ordonner la communication de pièces dont
l’autre partie ne fait pas usage et qui sont en sa possession. Le
tribunal prendra en considération l’intérêt de la bonne administration
de la justice mais il n’usera de ce pouvoir qu’avec une grande
prudence et une grande circonspection.
25

§6. LES INCIDENTS PEREMPTOIRES

Dans cette catégorie des exceptions soulevées, il s’agit de


celles qui mettent fin définitivement l’action publique. Pour cela, la
poursuite judiciaire est éteinte donc le tribunal ne peut plus siéger de
cette affaire (25).
A titre d’exemple la mort du prévenu met fin définitivement
à l’action publique le cas aussi d’une personne qui bénéficie de la loi
l’amnistie, celle-ci écart de même définitivement l’action publique. Le
délai de la prescription met aussi fin à l’action publique.
Monsieur MAYAMBA est poursuivi pour l’infraction de meurtre qu’il
avait commise à Kinshasa, N’djili et aux cours de la poursuite il
décède ; dans cette hypothèse l’action publique est éteinte puisque le
prévenu est décédé. De même Monsieur MASONGA ROBERT et MUYA
JACQUES ont été amnisties pour l’attentat à la sûreté de l’Etat auquel
ils étaient poursuivis au tribunal de grande instance de Kinshasa
Gombe, le tribunal doit mettre fin définitivement au déroulement du
procès.
A cet égard, il convient de signifier que les exceptions
péremptoires n’existent que seulement en matière répressive. Car en
matière civile les exceptions n’existent pas. A titre d’exemple nous
pouvons illustrer ce fait : « Monsieur MBUYA a emprunté 100.000$
auprès de Monsieur MBAYA MIKAY en date du 1er janvier 2005, cette
somme d’argent lui avait permis d’acheter un immeuble. Ils étaient
convenus avec monsieur MBAYA qui devra rembourser cet argent en
date du 15 mai 2010. Arrivé au terme de la date convenue, monsieur
MBUYA ne voulant pas s’exécuter de son obligation, arrivant à la date
du 20 mars 2011, monsieur MBAYA lui lance une mise ne demeure
pour que monsieur MBUYA s’acquitte de son obligation. Arriver en
date du 14 juillet 2012 monsieur MBAYA l’assigne en justice pour

25
Assistant e. TOMBO TOMBOLA, [Link], P.109.
26

s’acquitter de son obligation. Au cours du déroulement du procès


monsieur MBUYA décédé.
Dans cette hypothèse, le procès ne sera pas éteint car il
s’agit de la matière civile. Ce sont donc les héritiers du décujus qui
doivent payés cette dette. C’est pour autant dire que cette sorte
d’exception péremptoire en met pas fin au procès civil mais plutôt
suspend momentanément le déroulement du procès.

§7. LES INCIDENTS PRECEDENT L’EXCEPTION


1. L’absence de saisine
Comme nous avons parlé ci-haut que, il y a d’autres
incidents précèdent l’exception, par exemple lorsque une affaire est
portée au rôle alors que le tribunal n’est pas saisi. C’est le cas
notamment lorsque la citation n’a pas été régulièrement signifie ou
lorsque la prévention n’est libellée.
Pour cela, le tribunal, doit simplement biffer du rôle une
pareille cause, sauf si possible irrégularité n’a pas fait grief ou est
couverte par la comparution volontaire.
Par ailleurs, le tribunal peut être trompé par les apparences
d’une poursuite régulière, il ouvre les débats, il est donc saisi en faire,
en ce cas, d’office ou à la requête et par un jugement, se déclarer non
saisi.
2. La récusation et le déport
Il est évident de dire que, la récusation est un incident
relatif à la juridiction, elle peut être définie comme l’incident soulevé
par une partie, sans s’opposer à la saisine de la juridiction prétend
faire écarter un juge qu’elle suspecte de partialité envers l’un des
plaideurs.
En raison de sa gravité, la loi en définit strictement le
domaine et la procédure. Cette matière a été étudiée en procédure
pénale et est réglementée par les articles 71 à 80 du code de
l’organisation de compétence judiciaire.
27

A. LES CAUSES DE LA RECUSATION

S’agissant de la récusation du juge, l’article 71 du code de


l’organisation et de la compétence judiciaire prévoit que : « tout juge
peut être récusé pour l’une des causes énumérées limitativement ci-
après :
- Si lui ou son conjointa un intérêt personnel quelconque dans
l’affaire
- Si lui ou son conjoint est parent ou allié soit en ligne directe, soit
en ligne collatérale jusqu’au troisième degré inclusivement de
l’une des parties, de son avocat ou de son mandataire ;
- S’il existe une amitié entre lui et l’une de parties ;
- S’il existe des liens de dépendance, étroite à titre de domestique,
de serviteur ou d’employé entre lui et l’une des parties ;
- S’il existe une inimitié grave entre lui et l’une de parties
- S’il a déjà donné son avis dans l’affaire ;
- S’il est déjà intervenu dans l’affaire en qualité de juge, de témoin,
d’interprète, d’expert ou d’agent de l’administration ou d’avocat
ou de défenseur judiciaire ;
- S’il est déjà intervenu dans l’affaire en qualité d’officier de police
judiciaire ou officier du Ministère Public.

Les causes de récusation prévues sous le point 8 de l’alinéa


précédent ne s’appliquent pas aux juges des tribunaux de paix (26).
B. LA PROCEDURE DE RECUSATION AU PREMIER DEGRE

Celui qui veut récuser est tenu de proposer la récusation


avant la clôture des débats, par une déclaration motivée et actée au
greffe de la juridiction dont le juge mis en cause fait partie. Ce dernier
est tenu de faire une déclaration écrite ou verbale actée par le greffier
dans les deux jours de la notification de l’actez de récusation (27).

26
Article 71 du code de l’organisation et de la compétence judiciaire, 1982, P.22.
27
Assistant E. TOMBO TOMBOLA, [Link]. p.110.
28

Dans ce cas, la juridiction à laquelle appartient le juge mis


en cause statue sur la récusation, toutes affaires cessantes et dans la
forme ordinaire, la partie récusant entendue. Le juge lis en cause ne
peut faire partie du siège appelé à statuer sur la récusation.
Pour cela, si le tribunal statuant en premier ressort rejette
la récusation, il peut ordonner pour cause d’urgence, que le siège
comprenant le juge ayant fait l’objet de la récusation rejetée, poursuive
l’instruction de la cause, nonobstant appel (cas d’exécution provisoire).

C. L’APPEL CONTRE LE JUGEMENT AYANT REJETE LA


RECUSATION

Il est évident de dire que, si le jugement rejetant la


récusation est maintenu par la juridiction d’appel, celle-ci peut, après
avoir appelé le récusant, le condamner à une amende, sans préjudice
des dommages – intérêts envers le juge mis en cause (action
reconventionnelle du juge).
L’on peut se demander quelle manière le juge mise en cause
va – t – il se bénéficier des dommages intérêts puisqu’il n’est pas à
proprement parler « partie à la cause », l’on doit écarter l’hypothèse des
dommages – intérêts à accorder d’office car le texte ne le dit pas ; il
faut en toute logique supposer que le juge mis en cause interviendra
par voie d’action intervenante.
En effet, lorsque la récusation a été dirigée contre un
magistrat siégeant à la cour suprême de justice, cette juridiction peut,
en cas de rejet de la récusation, prononcer les condamnations prévues
à l’alinéa 1er. En cas d’infirmation du jugement rejetant la récusation,
le juge d’appel annule toute la procédure de premier degré qui en
aurait été la suite et renvoie les parties devant le même tribunal pour y
être jugées par un autre juge ou devant un tribunal voisin du même
degré, sans préjudice de l’action disciplinaire.
29

Mais un problème demeure : qu’en est-il si au moment où


est rendue la décision d’appel annulant la procédure du premier degré,
le jugement sur le fond est déjà intervenu ?

D. RECUSATION DE L’OFFICIER DU MINISTERE PUBLIC

Les dispositions relatives à la récusation sont applicables à


l’officier du ministère public lorsqu’il intervient par voie d’avis (c’est-à-
dire, en matière civile) ; en matière pénale, l’officier du ministère public
ne peut être récusé, mais il peut être refusé.

E. LE DEPORT

Lorsque le juge se trouve dans une des hypothèses prévues


à l’article 71 est tenu de se déporter sous peine de poursuite
disciplinaire. Le juge qui désire se déporter informe le président de la
juridiction à laquelle il appartient, qui pourvoit à son remplacement.
Les dispositions relatives au déport sont applicables à l’officier du
ministère public lorsqu’il intervient par voie d’avis.
30

CHAPITRE II. LE REGIME PROCEDURAL DES


INCIDENTS ET LEUR CONSEQUENCE EN DROIT
JUDICIAIRE CONGOLAIS
SECTION I. LE REGIME PROCEDURAL DES INCIDENTS

Généralement, c’est in limine litis que le juge doit vérifier la


régularité de l’instance. Les incidents concernant la régularité de la
saisine et l’exception « obscuri libelli », ne peuvent plus être soulevés
en cours d’instance. C’est-à-dire l’exception doit être soulevée avant
toute défense au fond ou fin de non recevoir. Concrètement « in limine
litis » ne vise pas le premier appel de la cause mais le moment où les
parties après avoir échangé conclusion et dossiers plaident à
l’audience et déposent leurs pièces et défenses en vue d’obtenir
jugement.
Les moyens qui sont d’ordre public (in compétences,
extinctions de l’action publique, immunité, etc.) peuvent être soulevés
à tout moment.
Il s’agit de l’exception d’incompétence, doit être motivée, le
défendeur ne doit pas se contenter de contester la compétence de la
juridiction saisie, il doit exposer les raisons qui justifient cette
incompétence et indiquer la juridiction devant laquelle l’affaire doit
être portée. Les deux conditions sont requises à peine d’irrecevabilité
de l’exception.
L’incompétence peut être relevée d’office c’est-à-dire
invoquée par le juge saisi, il faut préciser que :
- Le juge n’a que la faculté et non pas l’obligation de soulever son
incompétence et ce même dans l’hypothèse où la règle de
compétence violée est d’ordre public
31

- Le juge qui relève d’office son incompétence est tenu de respecter


le principe du contradictoire en toute circonstances et doit inviter
les parties à présenter leurs observations préalablement à sa
décision.

Au plan de la terminologie, précisions que l’exception


d’incompétence s’appelle également déclinatoire de compétence parce
que le défendeur décline la compétence du tribunal.
La vérification d’office de la saisine, de la compétence du
siège, de la compétence et de la recevabilité ne doit pas faire l’objet
d’un jugement motivé, sauf dans le cas où le tribunal se dessaisit.
Lorsqu’a été soulevé par une partie, il faut répondre aux
conclusions de la partie qui soulève l’exception par un jugement
motivé, le juge, en ce cas, dispose de deux possibilités :
- Soit il répond à l’exception pour en examiner le bien – fondé,
jugement joignant l’incident (le tribunal répondra à cet incident
au cours même du jugement ; en ce cas, il poursuit l’instruction
et les débats, il rendra un jugement qui va examiner à la fois le
fond et l’incident.

Disons qu’un jugement sur incident est différent d’un


jugement avant dire droit. Le jugement sur incident est définitif et ne
peut faire l’objet d’appel ; tandis qu’un jugement avant dire droit qui
ordonne une mesure d’instruction complémentaire peut faire l’objet
d’appel s’il est interlocutoire.

Section II. LES CONSEQUENCES DES INCIDENTS EN DROIT


PROCEDURAL CONGOLAIS

Comme nous avons parlé ci-haut les incidents peuvent


surgir tout au long du procès ; aux différents degrés de juridiction et
jusque dans l’exécution du jugement.
32

Dans les premières exceptions les incidents de la procédure


sont que le tribunal est déclaré non saisi ou se dessaisi parce qu’il y a
obscurité. La procédure n’était pas régulière suivant l’adage « dossier
libelli ». Les deuxièmes conséquences sont que les exceptions soulevées
vont annuler des actes de la procédure intervenant pour mettre
l’action en justice en œuvre ou en cours d’instance est régulier.
En effet, il sera indispensable que le tribunal tranche
préalablement le point de savoir si l’irrégularité existe et dans
l’affirmation, si elle est de nature à entraîner la nullité. Troisième
conséquence sont que les exceptions soulevées vont suspendre
momentanément le déroulement normal de la procédure.
Trois hypothèses sont retenues : l’exception qui dessaisit le
tribunal cas (obscuri libelli), celles qui annule le déroulement de la
procédure et celle qui suspendent momentanément le déroulement
normal d’un procès.
Quatrième conséquence, exception, les incidents de la
procédure sont que le tribunal saisi de l’infraction n’est pas compétent
d’examiner. En ce cas que la juridiction compétente pour trancher
l’exception aura rendu le jugement. La cinquième conséquence est que
les exceptions soulevées, c’est au juge qu’il appartiendra dans chaque
cas de déterminer s’il y a lieu d’ordonner la communication de pièces.
Ici, le tribunal prendre en considération l’intérêt de la bonne
administration de la justice mais il n’usera de ce pouvoir qu’avec une
grande prudence. Les incidents péremptoires sont celles qui mettent
fin définitivement de l’action publique. Il convient de dire que la
poursuite judiciaire prend fin. En cas du décès, lorsqu’il y a amnistie.
Il y a d’autres incidents qui ne donnent pas lieu à un jugement ; il
s’agit des incidents qui peuvent accidentellement interrompue ou
retarder la marche sereine du procès mais sans qu’il soit nécessaire
que le tribunal intervienne par jugement ou par décision
33

administrative formelle, il va simplement organiser les audiences en


exerçant la police d’audience. Parmi ce genre d’incidents, nous allons
en examiner quelques uns de plus significatifs (28).
Nous avons aussi d’autres incidents qui donnent lieu à un
jugement avant dire droit, il s’agit des incidents probatoires ou
fiduciaires. Ici, nous avons deux tendances peuvent être observées
lorsque les parties produisent en justice les preuves qui appuient leur
prétentions ; certaines preuves sont reçues de plano, c’est-à-dire
qu’elles sont produites sans autorisation préalable du tribunal.
Deuxième tendance donne l’autorisation de recourir à
d’autres moyens de preuve doit être demandée auprès du tribunal, qui
par jugement avant dire droit doit examiner si les moyens de preuve
proposés sont pertinents ou non et s’ils sont permis en droit ou non.
Donnons quelques exemples des incidents probatoires :
- La dénégation d’écriture : c’est lorsque la partie à laquelle on
oppose un écrit ou une signature prétendument établi de sa
main ou de main de celui dont il est l’ayant – droit conteste que
cet écrit soit de sa main ou de la main de celui dont elle tient les
droits. En ce cas interviendra un jugement de désignation d’un
expert ; le jugement fixe une date pour le dépôt de son rapport et
sa communication aux parties laisse au juge commis le pouvoir
de fixer par ordonnance la date à laquelle il accomplira ses
devoirs.
- L’on peut recourir aux témoignages pour établir les faits, les
parties doivent au préalable préciser les faits sur lesquels se
portera l’enquête du tribunal. Par commission rogatoire, le
tribunal peut confier les enquêtes à un autre juge. Mais le
tribunal peut estimer opportun d’entendre les parties en

28
E. LUZOLO BAMBI LESSA et J. BAYONABA MEYA, [Link], P.43.
34

personne, en ce cas il va ordonner, par jugement avant dire, leur


comparution personnelle.

Le tribunal peut aussi décider la descente sur les lieux. Le


tribunal doit autoriser une partie à déférer à la partie adversaire, le
serment litisdécisoire, en ce cas, cette partie doit formuler avec
précision le fait sur lequel portera le serment.
Le serment décisoire est un défi lancé par une partie à son
adversaire et par lequel elle lui propose de mettre fin au litige relevant
l’offre de prêter serment. Si l’offre est acceptée, le juge soit se borner à
prendre acte des faits affirmés sous serment et formule en
conséquence son jugement qui se borne à donner force exécutoire à la
solution que les parties ont déterminé par serment.
Le serment supplétoire ne peut être diféré que par le juge à
l’une des parties : le juge y recourt lorsqu’un fait n’est pas pleinement
établi et qu’il n’a pas d’autre moyen de lever le doute. Au plan de la
procédure, il faut noter que les incidents probatoires sont
généralement soulevés par voie de conclusions des parties qui doivent
argumenter, plaider pour convaincre le tribunal d’autoriser la
procédure probatoire, mais le tribunal peut recourir d’office à des
mesures d’instructions.
Le jugement qui autorise ou qui ordonne d’office une
mesure d’instruction fixe le lieu, la date et l’heure des opérations. Il
s’agit des incidents de demandes provisoires. Ici, les parties peuvent
demander des mesures provisoires qui peuvent être de trois natures : il
y a de mesures provisoires qui ont caractère conservatoires (tels de
scellés, les séquestres). Il y a aussi de mesures provisoires qui ont un
caractère provisionnel (à valoir sur la demande) et les mesures
provisoires qui ont un caractère accessoire au procès.
Exemple : en matière de divorce, le garde des enfants. Il faut noter que
les demandes provisoires ne peuvent pas tenir en échec l’instruction
35

des demandes principales. Les jugements provisoires doivent être


signifiés en vue de l’exécution forcée. Ils n’ont pas l’autorité de la chose
jugée car ils sont susceptibles de rétractation en cours d’instance et ils
cessent tous leurs effets par le prononcé du jugement définitif.
Il y a aussi d’autres incidents qui se terminent par un
jugement définitif. Ils se divisent en deux catégories :
- Incident de procédure (forme)
- Incident de fond

Parlons-nous des incidents de la procédure avec quelques exemples.


La demande incidente de nullité. Cette demande peut porter sur l’acte
introductif d’instance.
Exemple : assignation, acte d’appel d’opposition. Si le tribunal y fait
droit, la demande peut aboutir à mettre fin à l’instance. Si la demande
porte sur une autre acte de procédure, en y faisant droit, le tribunal
met cet acte à néant et en efface tous les effets tout en demeurant saisi
de la cause. A la demande de nullité, lié le désaveu de l’avocat.
En effet, il y a aussi le désintéressement et les demandes de délai.
Généralement, le greffier se borne à acter l’accord des parties,
cependant un jugement sera nécessaire s’il y a contestation.
Les demandes de dessaisissement du tribunal (exception déclinatoire
de compétence, exception de litispendance ou de connexité), les
demandes de récusation d’un juge ou de l’officier du ministère public :
doivent être vidées par un jugement définitif.
Au plan de la procédure, il faut noter qu’il y a deux possibilités :
- Le tribunal peut prononcer un jugement séparé sur les incidents
en ce cas ce jugement est définitif
- Mais le tribunal peut, part simple déclaration actée à la feuille
d’audience, joindre l’incident au fond ; en ce cas, il ne se
prononcera sur l’incident qu’au moment où il sera amené à se
prononcer sur le fond de l’affaire. Cette possibilité est écartée
36

lorsqu’il s’agit des incidents de récusation du juge, du désaveu


du mandataire ou d’une demande de dessaisissement de renvoie
pour cause de litispendance ou de connexité.

Enfin, les exceptions peuvent être soulevées à tout degré de


procédure, même devant la cour suprême de justice, toutefois,
lorsqu’une partie a conclu au fond sans soulever d’exception, elle est
censée y avoir acquiescé car les exceptions doivent être soulevées in
limine litis ; mais une exception d’ordre public peut être soulevée en
tout état de la cause et même être retenue d’office par le tribunal.
Parlons nous aussi des incidents de fond. Il s’agit des
demandes additionnelles, des demandes reconventionnelles et des
demandes en intervention forcée ou volontaire. Ces demandes sont
« incidentes » par rapport à l’action qui a mis en mouvement le tribunal
et qui s’appelle « action principale ».Le but de l’action incidente est
d’obtenir du tribunal que dans un seul et même jugement, une
décision soit rendue qui réponde à l’action principale et aux actions
incidentes qui y sont jointe. Notons toutefois que le tribunal peut
décider de disjoindre les actions.

Section III. ANALYSE CRITIQUE DE LA LEGISLATION


CONGOLAIS SUR LES INCIDIEN DE LA PROCEDURE
§1. CRITIQUE

L’analyse législative et jus prudentielle des régimes des


incidents, nous amène à constater que les incidents de la procédure bien
que suspendent pour les uns la procédure judiciaire, que les autres mettent
directement fin au déroulement normal d’une instance ne font pas écouter
la prévention mise à charge du prévenu ou litige qui oppose entre le
demandeur et le défendeur.
Toute fois, il appartient au juge de bien examiné si l’incident ou
l’exception soulevé à la cour d’une instance est réellement fondé pour en
37

tenir compte. Car certains défendeurs en usent dans le but de bloquer la


procédure.
Il faut aussi dire que, l’application des incidents et exception par
le tribunal Congolais, se remarque de formalisme juridique. Cet attachement
de cours et tribunaux aux règles de forme chaque certaines conscients en ce
qui la forme arrive parfois a étouffé le fond, la vérité de fait. Mettent ainsi 9le
juge dans l’impossibilité de pouvoir statuer sur la vérité de fait.
En fin, il convient de dire que, la liste d’usage des incidents en
droit Congolais semble être insuffisante. Elle ignore les incident du
pourtant du vérité judiciaire.

§2. PERSPECTIVES

Dans la liste de perspectives, notre souhait serait que le juge


congolais parvienne à une analyse substantielle de la réelle intention de la
partie qui soulève l’exception et ainsi n’est jamais tenir compte de dilatoire
au mieux toujours de joindre au fond (article 26 du code de procédure
civile).
En suite, il serait lisible de voir le législateur Congolais régler le
régime du souscripteur en faux ou du faux incident toutes la fois qu’une
pièce dont l’authenticité sera mise en cause à la cour d’une instance.
L’inscription en faux est une procédure principale ou incidente dirigée contre
un acte authentique pour montrer qu’il a été altéré, modifié, complété par
de fausses indications, ou même fabriqué une procédure analogue peut être
utilisées à titre principal ou incident contre un acte sous sein privé ayant
déjà été l’objet d’une vérification d’écriture si la partie soutient falsifier
depuis sa vérification.(procédure institué par le code civil Français en son
article 1319 et le nouveau code civil Français là aussi maintenir en son
article 286,289 et suivant(29)
Le faux incident est une procédure incidente de preuve. Dirigée
contre un acte authentique, modifié, complété par de fausses indications ou

29
[Link] et VINCENT, OP. cit. p.270
R. GUILLIENT et J. VINCENT OP. CIT. IDEM P.271
38

même fabriqué. (Nouveaux code de procédure civile Français aux articles


286 et 306.)
Ces deux procédures auront l’avantage de permettre au juge
saisi d’un litige civil de vider l’incident soulevé quant à l’authenticité d’une
pièce communiquée ou versée dans le dossier, cela aura l’avantage d’éviter
au juge civil saisi d’un litige civil de statuer sur une fausse pièce.
Notons en fin que ces deux procédures différent de faux en
écriture prévus aux articles 124, 125 et 126 du code pénal Congolais livre II.
En ce que, le faux en écriture reste une incrimination pénale née statuent
aussi que peur les altérations frauduleuse.
39

CONCLUSION
La sentence vient à la fin de toute chose, nous voici arrivé au
terme de notre travail de fin du cycle, modeste contributions à l’édification
de notre science, qui a porté sur les incidents de la procédure en droit d’en
sortir les grandes lignes, de relever nos constats et de formuler nos
remarques.
Ainsi donc, nous avons pu constater que les incidents de la
procédure sont des obstacles fiers le déroulement de la procédure entre la
demande et le jugement.
Pour ce faire, dans le premier chapitre il a été question de parler
sur la théorie générale des incidents. Dans ce cas nous avons défini les
incidents d’une manière générale et distinguer les catégories de ces vices de
procédure cas par cas. Par contre au second chapitre nous avons examiné le
régime procédural des incidents. Et leurs conséquences. Il a été question de
que le juge puisse en tenir compte sans quoi aucune exception ne peut être
soutenez en définitive, il sied de remarquer que les incidents de la procédure
empêchent le déroulement normal d’un procès. Parmis ces incidents, les
uns suspendent momentanément l’instance, les autres relèvent
l’incompétence et l’irrecevabilité et en fin les autres mettent définitivement
fin au tribunal de ne plus statuer.
De tout ce qui précède, notre apport quant à ce sujet est que le
juge Congolais parvienne à analyser substantiellement la réelle intention de
la partie qui soulève l’exception.
Nous voudrons que les incidents soulèvent dans les instances
soient fondés car le droit Congolais se base sur le fond et la forme.
40

BIBLIOGRAPHIE
1. LOIS
 Code de la famille livre I
 Code de l’organisation et de la compétence judiciaire
 Code de procédure pénale
 Code de procédure civile

2. OUVRAGE

 PINTO et GRAWTZ. M., Méthode en sciences sociales 4ème Ed.


paris Dallez, 1971.
 PERROT Revues procédure n°1 janvier 2009
 KATUALA KABA. K. et MUKADI BONYI. Procédure civil, BATEMA
NTAMBA. Kinshasa 1999
 A. RUBBENS, le droit judiciaire Zaïroise, Tome II P.U.Z.,
Kinshasa 1978.
 CORNU ET FOYER, procédure civil, P.U.F. 1958
 Ière INST. Léo., 25 Nov. 1954 J.T.O 1955, P. 105, Léo., 25 Févr.
1955. R.J.C.B. P.182 ; Léo. , 30 oct. , 1956, R.J.C.B. 1957, P. 95
 A. FELTWEIS, Manuel de procédure civil, 2ème Ed. faculté de droit
de liège 1987.
 CARBONNIER, cit, par Mohamed ABDEL-ICHALEK Omar, la
notion d’irrecevabilité en droit judiciaire preuve, L.G.D.J., 1967
 MICHEL NZANGI BATUTU, les fins de non recevoir en droit
judiciaire privé Congolais, 3ème Ed. venus Kinshasa, 2011.
 MOTULSKY, cit, par Mohamed ABDET- KHALEK Omar 1867.
 E. LUZOLO BAMBI LESSA et J. BAYONA BAMEYA, Manuel de
procédure pénale, MEDIASPAUL Kinshasa, 2011.
 J. CLAUDE, SOYER, droit pénal et procédure pénale, 14ème Ed.
Paris, 1999.

3. RECUEIL DE DECISIONS
 C.S.J., 17 janvier. 1995, cit. NSAMPALU IYELA, la
jurisprudence, de la cour suprême de justice, in Revue justice,
sciences et paris n°31 P.12, CSJ. 3avr.1998. RC. 055/ TSR,
bull. 2003.
41

4. NOTES DE COURS
 E.J LUZOLO BAMBI LESSA, cit par de procédure pénale,
UNIKIN, 2005.
 KILWEMBO GODEFROID, méthodes de recherche en Science
sociales, G2 Droit, note polycopies, UNIBAND, 2009-2010.
 E. TOMBO TOMBALA, de cours de procédure pénale, CUB,
2006
 E. LUZOLO BAMBI LESSA et J. BAYONA BAMEYA, note de
cours de procédure pénale UNIKIN, 2005.

5. VOCABULAIRE LEXIQUES

 Dictionnaire Larousse de Poche 2010.


 CONU (G), vocabulaire juridique, Association Henri Capitant ?
DLLOZ, 8ème Ed. 1987.
 R. GUILLIEN et J. VINCENT, lexique des termes juridiques,
14ème Ed. Dalloz Paris, 2003.
42

Table des MATIERES


EPIGRAPHE ............................................................................................................................. I
DEDICACE .............................................................................................................................. II
AVANT – PROPOS ...............................................................................................................III
INTRODUCTION GENERALE ..............................................................................................1
1. PROBLEMATIQUE....................................................................................................................... 1
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET................................................................................................ 2
3. METHODE DE RECHERCHE .................................................................................................... 2
4. DELIMITATION DU SUJET ....................................................................................................... 3
5. PLAN SOMMAIRE ........................................................................................................................ 3
CHAPITRE I. LA THEORIE GENERALES DES INCIDENTS DE LA PROCEDURE....4
SECTION I. NOTION ........................................................................................................................... 4
§1. Définition ........................................................................................................................................ 4
§2. De la distinction entre exception et incident ................................................................. 5
§3. INCIDENT ET FIN NON RECEVOIR...................................................................................... 6
SECTION II. LES DIFFERENTES CATEGORIES DES INCIDENT DE LA PROCEDURE
................................................................................................................................................................. 9
SECTION III. L’EXAMEN DES DIVERS INCIDENTS ............................................................... 10
§1. LES INCIDENTS DECLINATOIRES..................................................................................... 10
§2. EXCEPTION DE NULLITE DE PROCEDURE .................................................................. 14
§3. LES INCIDENTS DILATOIRES ............................................................................................. 16
§4. LES INCIDENTS PREJUDICIELS ......................................................................................... 20
§5. LES INCIDENTS DE COMMUNICATION DES PIECES ................................................ 23
§6. LES INCIDENTS PEREMPTOIRES ...................................................................................... 25
§7. LES INCIDENTS PRECEDENT L’EXCEPTION ............................................................... 26
CHAPITRE II. LE REGIME PROCEDURAL DES INCIDENTS ET LEUR
CONSEQUENCE EN DROIT JUDICIAIRE CONGOLAIS ............................................... 30
SECTION I. LE REGIME PROCEDURAL DES INCIDENTS ................................................ 30
SECTION II. LES CONSEQUENCES DES INCIDENTS EN DROIT PROCEDURAL
CONGOLAIS ..................................................................................................................................... 31
SECTION III. ANALYSE CRITIQUE DE LA LEGISLATION CONGOLAIS SUR LES
INCIDIEN DE LA PROCEDURE ................................................................................................. 36
§1. CRITIQUE ..................................................................................................................................... 36
§2. PERSPECTIVES .......................................................................................................................... 37
CONCLUSION ....................................................................................................................... 39
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................. 40
TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... 42

Vous aimerez peut-être aussi