0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
148 vues15 pages

Étude des moteurs électriques et thermiques

Transféré par

lantolantorhd
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
148 vues15 pages

Étude des moteurs électriques et thermiques

Transféré par

lantolantorhd
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Centre interuniversitaire de préparation à l’agrégation de Montrouge

M OTEURS

2022-2023

This is an open-access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which
permits distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited. This
license does not permit commercial exploitation or the creation of derivative works without specific permission.

1
Table des matières
1 [1P] Moteur asynchrone 3
1.1 Principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Étude du moteur asynchrone triphasé : dispositif expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Étapes de mise en place et expérience . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

2 [AP] Champ magnétique tournant 7


2.1 Mise en place du champ tournant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Réalisation de moteurs de principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Moteur à courant continu 8


3.1 [1P] Expérience qualitative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 [1P] Mise en place du moteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3 [1P] Relation entre la tension et la vitesse de rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.4 [1P] Caractéristique et point de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5 [2P] Variation du rendement avec la charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.6 [AP] Évaluation des couples de frottement mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

4 [AP] Moteur pas à pas 11

5 Moteurs thermiques - Étude d’un moteur de Stirling 11


5.1 [1P] Principe de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.2 [1P] Dispositif expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.3 [1P] Manipulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
5.4 [AP] Expériences complémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

6 Annexe - détails sur la dynamo 14

Bibliographie :

Première Partie -- MOTEURS ÉLECTRIQUES :

• Niard, Machines électriques (Terminale F3) ;


• Chatelain, Machines électriques ;
• Brébec et al., Électronique II, PSI-PSI∗ , H-Prépa, Hachette (édition de 1997) ;
• Mérat et al., Génie électrotechnique, Collection étapes Références, Nathan ;
• Wildi, Électrotechnique, De Boeck.

Seconde Partie -- MOTEURS THERMIQUES :

• Pérez, Thermodynamique
• Livres de prépa 1ère année MPSI/PCSI
• Bazarov, Thermodynamique
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

Deux types de moteurs seront proposés dans ce TP, les moteurs électriques et les machines thermiques. Pour avoir
une idée globale des différents moteurs électriques, on pourra consulter l’introduction du Niard (pp. 5-8) 1 .

F IGURE 1 –

Vous pouvez aussi consulter :

• J.-M. Brébec et al., Électronique II, PSI-PSI∗ , H-Prépa, Hachette (édition de 1997) ;
• R. Mérat et al., Génie électrotechnique, Collection étapes Références, Nathan.

Il est attendu que les étudiants commencent par l’étude de la machine asynchrone pour un premier passage. On
pourra ensuite étudier la machine à courant continu, en prenant un nombre minimum de point pour garder un peu
de temps pour étudier le moteur de Stirling si c’est possible.

1 [1P] Moteur asynchrone


1.1 Principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone
Vous pouvez consulter Niard, pp. 180-186, et H-prépa, pp. 114-121.

• Le stator, alimenté en triphasé, fournit un champ magnétique Bs tournant à la pulsation ωs .


• Le rotor comporte un bobinage, de surface totale S. La résistance totale du rotor est Rr et son inductance
totale est Lr .

Pour ωr ̸= ωs , il apparaît dans le rotor un courant induit ir de pulsation ωg = ωs − ωr (pulsation de glissement).


Le moment magnétique du rotor M ⃗ = ir S⃗n(t) [vecteur unitaire ⃗n(t) selon son axe, tournant à ωr ] subit le couple
⃗Γ = M⃗ ∧ ⃗Bs . En moyenne sur le temps, ce couple est trouvé égal à (cf. H-prépa, p. 115) :

S2 B2s Rr gωs
Γ= × 2 (1)
2 Rr + Lr2 g2 ωs2

où g = ωg /ωs = (ωs − ωr )/ωs est le glissement du moteur (cf. Niard, p. 156).


En fonctionnement normal, le glissement est très faible (inférieur à 10%). La partie AB de la courbe correspond à
un fonctionnement instable du moteur (un accroissement de la vitesse provoque un accroissement du couple moteur
Γ qui accroît la vitesse...). La partie BC, correspondant à un fonctionnement stable, est la seule accessible dans le
cadre du TP.
Pour des exemples numériques, voir Niard, pp. 184-186 (le moteur y est sensiblement plus puissant que le nôtre).
1. Les pages indiquées correspondent à l’édition de 1985.

3 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

couple moteur moyen Γ

Γmax B

Γext P point de fonctionnement


A
C
1 0 glissement g
ωr = 0 ωr = ωs

F IGURE 2 –

1.2 Étude du moteur asynchrone triphasé : dispositif expérimental


N’oubliez pas de consulter la notice du banc moteur [N 488].
Le système dont nous disposons est constitué d’un moteur asynchrone triphasé couplé à un capteur de couple, un
frein à poudre, et une dynamo tachymétrique.
Le but des manipulations proposées ici est d’étudier quelques-unes des caractéristiques du moteur asynchrone.
Pour prendre différents points de mesure, on changera la tension d’alimentation du boîtier de freinage (sans jamais
dépasser 4V). Faire varier le couple résistif permet d’explorer divers points de fonctionnement du moteur. L’allure
typique de la caractéristique couple-vitesse de rotation est rappelée au paragraphe précédent (seule la partie stable
de cette courbe pourra être explorée). On pourra grâce aux appareils de mesure en déduire couple, vitesse de
rotation, et puissance électrique absorbée par le stator.
ATTENTION : les tensions manipulées sont de l’ordre de 220 V.
Ne toucher aux branchements qu’une fois le moteur arrêté.
En cas de problème, couper l’alimentation au moyen de l’interrupteur coup-de-poing d’arrêt d’urgence.

F IGURE 3 –

Moteur
Stator
Il s’agit de la partie fixe du moteur. Il est constitué de bobinages entourant des pièces polaires en matériau
ferromagnétique. Ils doivent être alimentés en triphasé et la tension aux bornes de chaque bobinage doit être égale
à 220 V. Sa structure (disposition des bobinages et des pièces polaires) est telle que tout se passe comme si le
stator créait un champ magnétique tournant à la fréquence fs = f /2 où f est la fréquence d’alimentation (cf. Niard,

4 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

pp. 145-149). Par exemple, en utilisant la fréquence du secteur (50 Hz), cela correspond à un champ tournant de
fréquence 1500 tours/min (25 Hz).
Le branchement utilisé est de type triangle, sans neutre. Pour mesurer la puissance électrique fournie sur l’une
des phases, on utilisera de préférence un wattmètre numérique donnant aussi accès à la tension et à l’intensité. À
défaut, en plus du wattmètre, on ajoutera un ampèremètre alternatif et un voltmètre alternatif. Noter qu’avec le
système d’alimentation utilisé ici, qui synthétise le triphasé à partir du monophasé, la valeur du cos Φ indiquée par
le wattmètre est très instable, inexploitable.
On veillera à ne jamais dépasser le courant maximum de 5,6 A.

F IGURE 4 –

La figure ci-dessus illustre de façon détaillée les principales étapes de branchement (trois panneaux de gauche),
mais montre également explicitement la configuration du montage triangle. Il est important de faire le lien entre ces
deux visualisation, pour notamment être au clair sur l’inclusion du wattmètre sur une des branches du triangle. On
conseil de faire les branchements dans l’ordre suivant :

1. On connecte toutes les prises de terre avec les fils verts/jaunes adéquats.
2. On connecte les bornes du stator en triangle : U1 à W2, V1 à U2 et W1 à V2.
3. On relie la borne U du variateur à U1, V du variateur à V1 et W du variateur à W1.
4. Enfin, pour les branchements du wattmètre, on se reporte au schéma (on supprime le lien U2-V1 et on
referme le triangle via le wattmètre). C’est normal si on laisse une des quatre bornes de ce wattmètre sans
connexion (celle en haut à droite, trois branchements sont suffisants pour mesurer un courant et une tension).

Le montage du wattmètre monophasé proposé permet de mesurer la puissance P1 qui entre dans une seule bobine

5 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

F IGURE 5 –

du stator. Le réseau étant équilibré, la puissance consommée par le moteur vaut P0 = 3P1 = 3UI cos Φ, où U est la
tension aux bornes d’une bobine et I l’intensité du courant qui la traverse.
Rotor
Il s’agit de la partie tournante du moteur. Il est bobiné et prévu pour être court-circuité en fonctionnement normal.

Système de freinage à poudre magnétique (Détails et schémas dans la notice)


Un frein à poudre est constitué d’un volant d’inertie soumis aux frottements d’une poudre métallique fluide dont
la viscosité dépend du champ magnétique appliqué. En imposant un courant d’excitation à cette poudre, on peut
imposer un couple de freinage proportionnel au courant injecté, et indépendant de la vitesse de rotation. Ici, on
fera attention à ne jamais dépasser 4V pour la tension d’alimentation du module de freinage, et à ne pas rester
trop longtemps à des tensions au-delà de 3V. Pour des trop grands freinages, le moteur peut finir par lâcher et se
détériorer irréversiblement.

Capteur de couple L’alimentation du capteur et le module de mesure du couple sont réunis dans un même boîtier.
Il suffit de brancher le câble du capteur à la prise associée sur le banc moteur. On connecte alors la sortie du boîtier
à un multimètre pour obtenir une tension qui nous permettra d’en déduire le couple du moteur.
Une tension de 5V correspond à un couple de 20 N.m. Ici on devrait atteindre des couples maximaux de l’ordre de
3 N.m si on n’a pas dépassé la valeur maximale de 4V pour la tension de freinage magnétique (comme spécifié au
paragraphe précédent). Consulter la notice du capteur de couple pour évaluer les incertitudes.

Dynamo tachymétrique C’est un moteur à courant continu qui fonctionne en génératrice et en auto-excitation,
ici elle sert à retrouver la valeur de la vitesse de rotation. La valeur de la tension que l’on peut lire en se connectant
sur les bornes de la dynamo est proportionnelle à la vitesse de rotation du moteur avec la relation 10V = 1000
tours/min. Pour expliquer le principe général d’une dynamo, se reporter à l’Annexe.

1.3 Étapes de mise en place et expérience


• Connecter le frein à une alimentation qui peut monter jusqu’à 4V et commencer avec une tension d’alimenta-
tion nulle. Ne pas oublier d’appuyer sur Output sur l’alimentation fournie avec le banc moteur !
• Connecter le stator du moteur au variateur et au wattmètre en respectant soigneusement les branchements
décrits précédemment.
• Connecter la sortie de la dynamo tachymétrique sur un multimètre pour mesurer une tension continue.

6 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

• Connecter le capteur de couple au boîtier adéquat. Connecter sa sortie sur un multimètre pour mesurer une
tension continue.

Demander à un encadrant ou à Éric de confirmer les branchements avant d’enclencher le moteur.

• Lancer le moteur (on allume le variateur et on monte sa fréquence jusqu’à 50 Hz). Si le système disjoncte à
l’enclenchement, vérifier que l’interrupteur coup-de-poing est bien tiré vers le haut.
• Pour faire varier le point de fonctionnement, on augmente progressivement la tension d’alimentation du frein
à poudre sans jamais dépasser la valeur maximale de 4V.
• Noter les valeurs des grandeurs suivantes pour différents points de fonctionnement : Puissance indiquée par
le wattmètre (attention au facteur 3 pour retrouver la puissance absorbée, cf. paragraphe précédent), Tension
du capteur de couple, Tension de la dynamo tachymétrique.

[1P] Glissement et couple (cf. Niard, pp. 168, 171, 186) Le glissement est l’écart relatif entre la vitesse de
rotation du champ tournant (ici fs = 25 Hz pour une alimentation de 50 Hz) et la vitesse de rotation du moteur
(obtenue via la tension de sortie du tachymètre). Le courant dans le rotor oscille exactement à cette vitesse de
glissement.
En traçant le couple du moteur (obtenue via la tension du capteur de couple) en fonction du glissement, on obtient
la caractéristique du moteur Γ(g). On peut réaliser un ajustement avec la formule rappelée plus haut :

• il faut donner des valeurs de départ assez proches de la réalité pour que l’ajustement se fasse. L’outil Aperçu
de QtiPlot est particulièrement pratique.
• on peut vérifier la valeur de la pulsation du champ tournant ωs , les autres paramètres sont plus compliqués à
comparer à une valeur constructeur.

[1P] Rendement du moteur (cf. Niard, p. 168) Tracer la courbe donnant le rendement η (rapport de la puissance
mécanique fournie (utile) à la puissance électrique reçue) en fonction de la puissance mécanique fournie (puissance
utile) :

• attention, la puissance fournie est bien le triple de la puissance lue sur le wattmètre ;
• la puissance utile s’exprime en fonction du couple et de la vitesse angulaire du rotor Γωr .

Le point de fonctionnement nominal, point de fonctionnement "normal" prévu par le constructeur (dont les valeurs
typiques des différents paramètres est indiqué dans la notice et directement sur l’appareil), correspond généralement
au point de fonctionnement de rendement maximal. Vérifier si c’est le cas ici. On fera attention à la valeur de la
puissance nominale que l’on peut retrouver sur l’appareil : elle correspond soit à la puissance mécanique utile
nominale, soit à la puissance électrique absorbée nominale (le lien entre les deux étant le rendement nominal
η = 72, 7% indiqué sur une étiquette collée sur le côté du moteur). En pratique, on trouve une valeur comprise
entre 300 W et 400 W.
On peut tracer les courbes de rendement pour différentes fréquences d’alimentation (par exemple, 20 Hz et 40 Hz),
et vérifier que le rendement maximal est atteint pour 50 Hz.

2 [AP] Champ magnétique tournant


2.1 Mise en place du champ tournant
On dispose dans la collection d’un jeu de trois bobines Leybold 2 (notice N8), munies de leur noyau en fer, placées
à 120° les unes des autres et que l’on alimente grâce à une alimentation triphasée (26 V entre phases et neutre, 45
V entre phases) par un montage en triangle (voir notice). On génère alors au centre un champ magnétique tournant
à la fréquence du secteur. L’alimentation triphasée doit être elle-même branchée sur la prise triphasées alimentée
2. 1200 tours, résistance 10 Ω, pouvant supporter 1 A environ.

7 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

par le variateur du moteur asynchrone. On fera attention à l’ordre des couleurs qui demande de ne pas torsader les
différents fils : noir, marron, gris, puis la masse (verte et jaune).
On utilise une bobine supplémentaire que l’on place au centre du dispositif et dont on mesure à l’oscilloscope la
f.e.m. induite par le champ tournant. Quelle composante du champ observe-t-on ainsi ?
Mettre en évidence la phase relative des trois champs produits par les trois bobines en alimentant successivement
une seule des trois bobines. Comment faut-il synchroniser l’oscilloscope ?
Ajuster alors la position des noyaux en fer de sorte que ces trois champs aient même amplitude au centre. Alimenter
à nouveau les trois bobines. Vérifier alors que le champ magnétique total est bien un champ tournant : l’amplitude
du signal est indépendante de la direction d’observation θ et la phase dépend linéairement de θ .
Mesurer le rapport des amplitudes du champ créé par une seule bobine et du champ tournant. Faire un bilan de
puissance.

2.2 Réalisation de moteurs de principe


Remplacer la bobine de mesure par une aiguille de boussole. On réalise ainsi un moteur synchrone de principe.
Monter la fréquence d’alimentation à 25 Hz puis stopper à la main l’aiguille. Vérifier alors que le moteur synchrone
ne démarre pas sans y être aidé (ou sans augmenter lentement la fréquence d’alimentation de l’inducteur).
Remplacer l’aiguille par une cage d’écureuil : la cage est mise en rotation. On réalise ainsi un moteur asynchrone
de principe. Pour vaincre les frottements de ce dispositif, il faut monter très progressivement la fréquence du
variateur jusqu’à sa fréquence maximale (doucement sinon les fusibles du transformateur grillent). On pourra
également rapprocher le plus possible les ferromagnétiques de la cage. La mesure de la vitesse de rotation de la
cage via une fourche optique est possible quoique délicate. Le "vrai" moteur asynchrone est plus adapté à cette
mesure. Montrer qu’on peut changer le sens de rotation du moteur en échangeant les branchements de deux des
bobines.

3 Moteur à courant continu


Les manipulations suivantes proposent une étude qualitative puis quantitative du moteur à courant continue. La
première expérience qualitative est faite avec le moteur didactique de la collection, dont les différentes pièces
(stators, rotor, et collecteur) sont visibles. Les expériences quantitatives qui suivent doivent être faites avec le
moteur à courant continu à alimentation 12 V découplée [N 02], dont les différents éléments ne sont pas visibles.

3.1 [1P] Expérience qualitative


Nous proposons ici une expérience qualitative sur un moteur didactique. On utilise comme stator un ensemble
de deux bobines horizontales, alimentées de manière symétrique pour former un champ important. Le rotor est
alimenté par l’intermédiaire du collecteur, qui est la pièce maîtresse du moteur à courant continu. La figure
ci-dessous explique comment les contacts doivent être disposés sur le collecteur.

F IGURE 6 –

8 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

Alimenter en série le stator et le rotor par un générateur continu d’environ 10 V pouvant débiter 1 A. Pour
le démarrage, placer le rotor perpendiculairement au stator de façon à avoir un couple important (on pourra
éventuellement l’aider à se lancer en cas de frottements initiaux trop importants). Faire fonctionner le système
le moins longtemps possible, car les étincelles qui se produisent lors de la commutation abîment rapidement le
collecteur.
Interpréter le rôle du collecteur. Vérifier que l’inversion de la polarité du générateur ne change pas le sens de
rotation du moteur (car rotor et stator sont alimentés en série !).
Remarques :

• on peut inverser les bornes d’alimentation du rotor : le sens de rotation est alors inversé ;
• si les deux bobines du stator ne sont pas branchées symétriquement, le champ total devrait être a priori nul.
Des défauts de symétrie du dispositif conduisent néanmoins à un champ non nul, mais la vitesse de rotation
du moteur est alors bien plus faible.

3.2 [1P] Mise en place du moteur


On utilise le moteur à courant continu à alimentation 12 V découplée [N 02], et on hisse sur une distance fixée
différentes masses (m = 200 g, 1 kg, 2 kg, 3 kg, etc.). Il est bien entendu possible d’effectuer une étude plus longue
en utilisant un plus grand nombre de masses. Si l’on souhaite faire un point "à vide", il faudra tout de même mettre
une petite masse de sorte que le fil reste bien tendu et s’enroule correctement. On alimente le moteur avec une
alimentation réglable pouvant fournir 12 V et on le branche en série avec un ampèremètre et un interrupteur. On
place un voltmètre à ses bornes. L’interrupteur servira à déclencher ou stopper la remontée rapidement.
Pour fixer le moteur sur la table, on pourra utiliser deux serre-joints. Penser à placer une mousse au sol pour ne pas
abîmer les masses, plutôt de couleur claire (pour faciliter le travail du logiciel Cinéris si utilisé), et penser aussi à
accompagner la masse lors de sa retombée quand l’interrupteur est en position ouverte.
De nombreuses mesures différentes peuvent être effectuées sur le moteur à courant continu. En montage, vous serez
amené à faire des choix sur les quantités mesurées et les principes que vous souhaiterez illustrer. Pour ce moteur,
on peut faire varier essentiellement deux paramètres extérieurs : la tension imposée et la masse à remonter. Le fait
d’avoir deux paramètres à faire varier augmente grandement le jeu de données mesurables et on peut facilement s’y
perdre. Il est donc particulièrement important d’être organisé et de savoir à l’avance ce que l’on va faire avant de se
lancer dans les mesures.

3.3 [1P] Relation entre la tension et la vitesse de rotation


Un grand intérêt du moteur à courant continu est de pouvoir commander la vitesse de rotation via la tension à ses
bornes U car la dépendance entre les deux est affine. En effet, on peut écrire U = e + RI (cf Électronique II PSI,
H Prépa), avec e la fém qui vérifie e = KΩ (K constante de couplage électromécanique), R la résistance du rotor
donnée dans la notice et I l’intensité du courant dans le rotor, normalement indépendante de la tension à charge
fixée. On peut donc réécrire U = KΩ+ cste pour une charge donnée.
On propose de vérifier dans un premier temps cette relation tension-vitesse à masse fixée en faisant varier la tension
d’alimentation dans un domaine raisonnable : on ne dépassera jamais 12 V, et on n’imposera pas non plus des
tensions trop faibles (à juger selon la charge imposée, ne pas aller en dessous de 8 V pour les grandes charges).
Vérifier également que le courant ne prend pas des valeurs trop importantes.
Pour obtenir la vitesse v de remontée de la masse, on peut utiliser une webcam et le logiciel Cinéris, on extraie
la vitesse en régime stationnaire avec la pente de la courbe donnant la hauteur de la masse en fonction du temps.
Relier la vitesse angulaire de rotation du moteur Ω à la vitesse de remontée de la masse v et au rayon de la bobine
d’enroulement du fil r.
Expérience à réaliser : à masse fixée, mesurer la vitesse de remontée de la masse en régime stationnaire pour
différentes tensions d’alimentation du moteur. On relèvera aussi au passage les valeurs de l’intensité fournie au
moteur, qui serviront pour les sections suivantes.

9 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

Tracer alors la courbe donnant U(Ω) (ou Ω(U)) pour une masse fixée 3 et en déduire le coefficient K. On pourra
ensuite faire des mesures pour différentes masses et vérifier que K varie peu. L’ordonnée à l’origine permet de
retrouver la valeur de R (si on a bien noté la valeur de I) . Comparer à la valeur donnée dans la notice.
Attention, le recours à Cinéris peut s’avérer très chronophage quand on commence à faire beaucoup de points et
donc le répéter un grand nombre de fois peut être problématique le jour de l’oral. Une possibilité est de ne prendre
qu’une seule courbe donnant la position d’une masse moyenne en fonction du temps et d’évaluer le domaine des
hauteurs sur lequel le moteur fonctionne effectivement à vitesse constante. Dès lors le reste des mesures peut être
effectué plus rapidement au chronomètre : on mesure le temps mis par une masse pour être remontée entre deux
niveaux situés dans le domaine où la vitesse est stationnaire.
Un conseil : pour mesurer en même temps le temps de remontée au chrono, la valeur de la tension et celle de
l’intensité quand on est seul, on peut répéter plusieurs fois la même mesure à chaque fois.

3.4 [1P] Caractéristique et point de fonctionnement


Expérience à réaliser : à tension fixée, mesurer la vitesse de remontée de la masse en régime stationnaire pour
différentes masses, ainsi que les intensités fournies par le moteur.
On obtient ainsi les courbes d’intensité en fonction de la vitesse de rotation à U fixé. En utilisant le paramètre K
déterminé précédemment, on peut alors obtenir les courbes de couple électro-mécanique Γem = KI en fonction
de Ω à U fixé pour plusieurs valeurs de U. On doit obtenir un faisceau de droites parallèles. Ces courbes, les
caractéristiques du moteur, sont également importantes pour sa caractérisation.
Le point de fonctionnement est fixé en régime établi par l’égalité de ce couple avec le couple utile imposé par la
charge (si on néglige les couples de frottement, cf. plus bas). Ici, il s’exprime Γu = mgr où m est la masse remontée
et r est le rayon de la bobine d’enroulement.
La pente élevée et négative des caractéristiques montre que la vitesse de rotation Ω est principalement imposée par
la tension d’alimentation U, et que les points de fonctionnement sont stables (si Ω augmente, le couple utile aussi
donc le nouveau point de fonctionnement tend à diminuer Ω).
Sur ces caractéristiques, où sont les points de la remontée à vide ? Les points correspondant au couple au démarrage ?

3.5 [2P] Variation du rendement avec la charge


Cette mesure étant le résultat principal de la manip sur le moteur asynchrone, il faut privilégier fortement les
expériences proposées dans les deux paragraphes précédents en cas de présentation des deux dispositifs pour le
montage Moteurs, sinon la redondance entre ces deux types de mesures risque d’ennuyer fortement le jury.
On peut remonter à la variation du rendement de la conversion électrique-mécanique avec la charge, dans le cas
d’un moteur à courant continu.
La puissance électrique fournie au système est donnée par Pe = UI et la puissance utile est donnée par Pu = Γu Ω =
mgv. En déduire le rendement.
Tracer le rendement en fonction de la puissance utile à U fixé ( de préférence à la tension nominale de 12 V). On peut
aussi montrer que les rendements atteints quand le moteur fonctionne à sa tension nominale sont supérieurs à ceux
atteints pour des tensions inférieures. Le point de fonctionnement nominal, point de fonctionnement recommandé
par le constructeur, correspond généralement au point de fonctionnement maximisant le rendement (ce que l’on
supposera ici). Donner les valeurs des divers paramètres du moteur correspondant à son point de fonctionnement
nominal à l’aide de la courbe obtenue.

3.6 [AP] Évaluation des couples de frottement mécanique


C’est cette fois l’intensité que l’on va pouvoir relier aux différents couples.
3. En évaluant les incertitudes sur U et Ω, on s’arrangera pour tracer en ordonnée la grandeur ayant la plus grande incertitude.

10 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

En effet, on a Γem = KI avec Γem le couple électromagnétique (ou couple de Laplace), qui est égal à la somme du
couple utile et du couple de frottement : Γem = Γu + Γfrott (cf Électronique II, PSI-PSI∗ , H-Prépa). Il faut prendre
dans ce cas en toute rigueur la valeur de K obtenue dans le cas de la remontée "à vide".
À l’aide des mesures précédentes, vérifier que l’on a toujours Γu < Γem et représenter Γfrott en fonction de la masse
m de la charge à tension fixée, puis en fonction de la tension à masse fixée. Interpréter les courbes obtenues.

4 [AP] Moteur pas à pas


On dispose également dans la collection d’un moteur pas à pas (voir notice N592).

5 Moteurs thermiques - Étude d’un moteur de Stirling


5.1 [1P] Principe de fonctionnement
Le moteur de Stirling permet la transformation d’énergie thermique en énergie mécanique. Le principe consiste à
chauffer un fluide pour qu’il se détende et entraîne un piston pour ensuite le refroidir et revenir aux conditions
initiales. Le cycle thermodynamique est le suivant :

• échauffement isochore (à V1 ) 1 → 2 ;
• détente isotherme (à Tc ) 2 → 3 ;
• refroidissement isochore (à V4 ) 3 → 4 ;
• compression isotherme (à T f ) 4 → 1.

Le cycle de Stirling idéal est représenté ci-après.


P

2
P2

Iso
th
er
me
àT
ch
a ud

3
P1 Isot
1 herm

Tfroi
d
P4 4
V
V1 V4

F IGURE 7 –

Le rendement η du cycle de Stirling est (cf. par exemple Bazarov p 331) :Il est conseillé de reprendre les hypothèses
de ce calcul. En l’occurrence, il suppose que le fluide caloporteur est un gaz parfait et que lesR transformations sont
V
mécaniquement réversibles (ce qui permet de calculer le travail sur un isotherme à T , W = − PdV = −nRT ln Vif ).
L’énergie consommée est celle prise à la source chaude Q12 + Q23 .
Si on rajoute un régénérateur idéal dans le moteur de Stirling, les transferts thermiques Q12 et Q34 (qui se
compensent) deviennent internes ; l’énergie consommée est alors uniquement Q23 . Dans ce cas, le rendement
devient égal à celui de Carnot ηC .
Tc − T f
η= C
(2)
Tc + (Tc − T f ) · R ln(VV,m
/V
4 1 )

11 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

Ce rendement idéal est inférieur au rendement du cycle de Carnot fonctionnant entre les mêmes isothermes
ηC = (Tc − T f )/Tc . De plus, il dépend de la nature du fluide porteur. En réalité, le cycle n’est pas réversible et
donc le rendement est loin d’être maximal. Le travail fourni par le système pendant un cycle correspond à l’aire
délimitée par la courbe dans le diagramme PV . Dans ce TP, on se propose d’évaluer le rendement d’un moteur de
Stirling didactique, en traçant un diagramme PV expérimental.

5.2 [1P] Dispositif expérimental


Nous disposons d’un moteur à air chaud didactique [N 12].

• La mesure de pression est réalisée à l’aide d’un pressiomètre Jeulin, que l’on connectera à la sortie du piston
du moteur. Le pressiomètre est pourvu d’une sortie analogique que l’on connectera à un oscilloscope (ou une
carte d’acquisition) ;
• La mesure de volume est réalisée à l’aide d’un potentiomètre linéaire repérant la position relative du piston.
Un montage type pont diviseur de tension permet alors convertir la position en tension. Connaissant le
diamètre du cylindre, il est possible de remonter au volume d’air dans le piston.
• Le chauffage du piston est réalisé à l’aide d’une lampe à alcool.

Important -- En vue de la présentation de cette expérience lors d’un montage, il est important de réfléchir aux
questions suivantes : quel est le système qui suit le cycle de Stirling ? À quelle situation réelle correspond chaque
étape du cycle ? Où est la source chaude / la source froide ? Quelles sont les limites du cycle réel par rapport au
cycle de Stirling idéal ?
Les différentes étapes du cycle sur le moteur expérimental sont notamment explicitées dans la notice.

5.3 [1P] Manipulation


Observation du cycle
• Connecter l’embout du pressiomètre Jeulin au piston du moteur. La sortie analogique délivre une tension UP
allant de –2.5 V à +2.5 V pour la gamme de pression correspondante de 0 à 2000 hPa (voir la notice).
• Utiliser le potentiomètre linéaire en pont diviseur de tension pour mesurer la position du piston : on l’alimente
sur ses bornes extrêmes (rouge et bleue) avec une tension continue de 1 à 2 V ( ! ! ! ne pas dépasser 2V ! ! !),
et on mesure la tension UV entre la borne rouge et la borne jaune.
Pour rendre l’expérience quantitative, il faut calibrer les tensions mesurées. Pour la pression, il suffit d’appliquer le
facteur de conversion donné par la notice constructeur (vérifier rapidement une valeur pour éviter les erreurs). La
pression P en Pa est donc donnée par la relation suivante :

P = α × (UP +U0 ) (3)

, avec α = 4 · 104 Pa.V−1 , et U0 = 2.5 V.


Pour la position du piston, effectuer une calibration préalable en le positionnant manuellement sur ses deux
positions extrêmes, on notera UV,max la tension mesurée correspondant au volume maximal et UV,min la tension
mesurée correspondant au volume minimal. La variation maximale de volume δVmax se déduit de l’excursion du
piston ∆ = 24 mm (voir notice du moteur) et du diamètre du cylindre de travail d = 25 mm. La notice donne aussi
directement Vmax et Vmin . En déduire la relation entre la tension mesurée UV et le volume dans le piston :
UV −UV,min
δV = δVmax (4)
UV,max −UV,min

, où δV = V −Vmin est la variation de volume par rapport au volume minimal Vmin .

• Peser la lampe à alcool à l’aide d’un balance de précision. Pour évaluer le rendement, on pèsera le réchaud
d’alcool avant et après l’expérience, en prenant garde de noter la durée totale de combustion.

12 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

• Replacer la lampe dans son support et allumez la pour chauffer le piston. Déclencher un chronomètre à
l’instant où la lampe est allumée afin de déterminer le taux massique de combustion d’alcool dans les
conditions de l’expérience.
• Après quelques instants, le volume d’air est suffisamment chaud : lancer le moteur à la main pour initier la
rotation.
• Dans un premier temps, on déconnectera la dynamo de charge et le moteur tournera à vide.

Une fois le moteur lancé et stabilisé, connecter la tension du potentiomètre sur la voie X d’un oscilloscope et le
pressiomètre sur la voie Y. Observer le cycle à l’oscilloscope. Acquérir les données sur l’ordinateur via le logiciel
d’acquisition. Il est recommandé de moyenner sur plusieurs périodes.

Calcul du rendement Pour mesurer la puissance mécanique utile, il va falloir calculer l’aire d’un cycle et la
diviser par le temps de parcours d’un cycle, correspondant tout simplement à la période du signal directement
observé sur l’oscilloscope. Pour obtenir l’aire du cycle :

• une méthode simpliste mais peu précise consiste à simplement estimer visuellement le nombre de carreaux
sur l’oscilloscope. Cette méthode a l’avantage d’être simple et rapide, et permet d’obtenir une mesure d’aire
précise à la dizaine de pourcents. Il ne faut pas oublier d’appliquer les conversions de tensions en pression et
volume ;
• avec QtiPlot : une méthode très simple consiste à récupérer les signaux temporels (pas en XY) UP (t),UV (t)
correspondant au pressiomètre et au potentiomètre sur l’oscilloscope, par exemple avec un Single. On utilise
ensuite le logiciel d’interface pour sauvegarder ces courbes et les importer sur QtiPlot. Après conversion
Up → P et UV → V , on met la colonne Volume en [X] et Pression en [Y]. Dans le menu Analyse >
Intégrer, on peut obtenir l’intégrale de PdV . Le point clé est de cocher la case Afficher le graphe.
Le graphique obtenu correspond en abscisse au volume, et en ordonnée à l’intégrale cumulée du cycle,
c’est-à-dire l’opposé du travail (−W ) fourni entre le premier point du cycle et les points ultérieurs. La période
verticale de ce graphe est le travail fourni sur un cycle. Elle se lit aisément au curseur (outil Curseur sur
courbe puis lire les coordonnées des points extrêmes).

Connaissant l’aire d’un cycle / le travail fourni par période, et la durée d’un cycle (mesurée simplement sur
l’oscilloscope), on en déduit la puissance utile Pu = −W /T .
À l’aide de deux thermocouples, mesurer les températures froides et chaudes du moteur. En déduire le rendement
théorique du moteur de Stirling. 4
Une fois la lampe à alcool éteinte, arrêter le chronomètre et en déduire le taux de combustion (massique) de
l’alcool. Sachant que le pouvoir calorifique de l’alcool est de 25 kJ.g−1 (valeur donnée dans la notice), en déduire
la puissance thermique fournie au système dans les conditions de l’expérience.
Connaissant la puissance mécanique et la puissance thermique, en déduire le rendement expérimental et le comparer
au rendement théorique précédemment calculé.
Remarque importante : le rendement dépend de la différence de température entre le source froide et la source
chaude. Plus cette différence de température est grande, plus le rendement est élevé. En pratique, le moteur tourne
à couple résistif donnée, donc il tournera d’autant plus vite que la différence de température est grande. Une fois le
chauffage allumé, la chaleur va diffuser lentement dans le dispositif à travers les pièces de verres et de métal. Ainsi,
aux temps longs, la différence de température va chuter, le moteur ralentir et le rendement fortement diminuer. Il
convient donc de faire les mesures peu après avoir démarré le moteur (de l’ordre de quelques minutes) pour avoir
un rendement notable, notamment celles des températures des sources chaudes et froides.
Avant de refaire les mesures, laisser le moteur refroidir !
4. Savoir estimer le rapport CV /R avant de vérifier sa valeur dans le Handbook.

13 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

5.4 [AP] Expériences complémentaires


• Il est possible de changer la puissance de charge en connectant la dynamo au moteur, et en branchant une
charge électrique. En faisant varier cette charge, observer la modification du cycle, ainsi que le changement
de vitesse de rotation.
• Le cycle est inversible et peut fonctionner en pompe à chaleur ou machine frigorifique. Pour cela, il faut
apporter un travail mécanique pour induire un refroidissement de la source froide. Voir la notice pour plus de
détails.

6 Annexe - détails sur la dynamo


Il s’agit d’une machine électrique qui convertit l’énergie mécanique en énergie électrique continue. Une machine
électrique convertissant l’énergie mécanique en énergie électrique sinusoïdale est un alternateur. La "dynamo" de
vélo est un exemple d’alternateur.

Constitution typique d’une dynamo :

Vous pouvez consulter Niard, pp. 17-24, et H-prépa, pp. 74-94.

F IGURE 8 –

Le collecteur est une pièce tournante. Les charbons sont fixes. Le stator est en général constitué d’un bobinage
placé autour de pièces polaires, alimenté par un courant continu.
Lorsque le rotor effectue un quart de tour à partir de la position du schéma, le flux de ⃗B passe de 0 à sa valeur
maximale Φm (supposée positive). On a donc dΦ/dt > 0 et la tension utile a un signe constant. Lorsque le rotor
débute le demi-tour suivant, le flux se met à décroître, mais on inverse le signe de la tension utile grâce au collecteur.
Ainsi, grâce à son collecteur, la dynamo est un générateur de tension continue. (Le schéma n’en donne qu’une idée
partielle. En fait, le rotor comporte plusieurs bobines décalées et le collecteur a de nombreuses lames de contact, cf.
Niard, p. 76, ou H-prépa, p. 83.)
En mode d’auto-excitation, il se pose le problème de l’amorçage : il se réalise grâce au faible champ rémanent du
fer du stator. Ce champ induit dans le rotor une petite tension qui, si le branchement est dans le bon sens, accroît le
champ du stator.
Dans le TP, la dynamo fonctionne en auto-excitation.

14 / 15
Centre de Montrouge – ENS, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay Version du 25 mai 2023

F IGURE 9 – Utilisation de la dynamo avec un générateur externe d’excitation

F IGURE 10 – Utilisation de la dynamo en auto-excitation

15 / 15

Vous aimerez peut-être aussi