Étude des moteurs électriques et thermiques
Étude des moteurs électriques et thermiques
M OTEURS
2022-2023
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Table des matières
1 [1P] Moteur asynchrone 3
1.1 Principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Étude du moteur asynchrone triphasé : dispositif expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Étapes de mise en place et expérience . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Bibliographie :
• Pérez, Thermodynamique
• Livres de prépa 1ère année MPSI/PCSI
• Bazarov, Thermodynamique
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Deux types de moteurs seront proposés dans ce TP, les moteurs électriques et les machines thermiques. Pour avoir
une idée globale des différents moteurs électriques, on pourra consulter l’introduction du Niard (pp. 5-8) 1 .
F IGURE 1 –
• J.-M. Brébec et al., Électronique II, PSI-PSI∗ , H-Prépa, Hachette (édition de 1997) ;
• R. Mérat et al., Génie électrotechnique, Collection étapes Références, Nathan.
Il est attendu que les étudiants commencent par l’étude de la machine asynchrone pour un premier passage. On
pourra ensuite étudier la machine à courant continu, en prenant un nombre minimum de point pour garder un peu
de temps pour étudier le moteur de Stirling si c’est possible.
S2 B2s Rr gωs
Γ= × 2 (1)
2 Rr + Lr2 g2 ωs2
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Γmax B
F IGURE 2 –
F IGURE 3 –
Moteur
Stator
Il s’agit de la partie fixe du moteur. Il est constitué de bobinages entourant des pièces polaires en matériau
ferromagnétique. Ils doivent être alimentés en triphasé et la tension aux bornes de chaque bobinage doit être égale
à 220 V. Sa structure (disposition des bobinages et des pièces polaires) est telle que tout se passe comme si le
stator créait un champ magnétique tournant à la fréquence fs = f /2 où f est la fréquence d’alimentation (cf. Niard,
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pp. 145-149). Par exemple, en utilisant la fréquence du secteur (50 Hz), cela correspond à un champ tournant de
fréquence 1500 tours/min (25 Hz).
Le branchement utilisé est de type triangle, sans neutre. Pour mesurer la puissance électrique fournie sur l’une
des phases, on utilisera de préférence un wattmètre numérique donnant aussi accès à la tension et à l’intensité. À
défaut, en plus du wattmètre, on ajoutera un ampèremètre alternatif et un voltmètre alternatif. Noter qu’avec le
système d’alimentation utilisé ici, qui synthétise le triphasé à partir du monophasé, la valeur du cos Φ indiquée par
le wattmètre est très instable, inexploitable.
On veillera à ne jamais dépasser le courant maximum de 5,6 A.
F IGURE 4 –
La figure ci-dessus illustre de façon détaillée les principales étapes de branchement (trois panneaux de gauche),
mais montre également explicitement la configuration du montage triangle. Il est important de faire le lien entre ces
deux visualisation, pour notamment être au clair sur l’inclusion du wattmètre sur une des branches du triangle. On
conseil de faire les branchements dans l’ordre suivant :
1. On connecte toutes les prises de terre avec les fils verts/jaunes adéquats.
2. On connecte les bornes du stator en triangle : U1 à W2, V1 à U2 et W1 à V2.
3. On relie la borne U du variateur à U1, V du variateur à V1 et W du variateur à W1.
4. Enfin, pour les branchements du wattmètre, on se reporte au schéma (on supprime le lien U2-V1 et on
referme le triangle via le wattmètre). C’est normal si on laisse une des quatre bornes de ce wattmètre sans
connexion (celle en haut à droite, trois branchements sont suffisants pour mesurer un courant et une tension).
Le montage du wattmètre monophasé proposé permet de mesurer la puissance P1 qui entre dans une seule bobine
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du stator. Le réseau étant équilibré, la puissance consommée par le moteur vaut P0 = 3P1 = 3UI cos Φ, où U est la
tension aux bornes d’une bobine et I l’intensité du courant qui la traverse.
Rotor
Il s’agit de la partie tournante du moteur. Il est bobiné et prévu pour être court-circuité en fonctionnement normal.
Capteur de couple L’alimentation du capteur et le module de mesure du couple sont réunis dans un même boîtier.
Il suffit de brancher le câble du capteur à la prise associée sur le banc moteur. On connecte alors la sortie du boîtier
à un multimètre pour obtenir une tension qui nous permettra d’en déduire le couple du moteur.
Une tension de 5V correspond à un couple de 20 N.m. Ici on devrait atteindre des couples maximaux de l’ordre de
3 N.m si on n’a pas dépassé la valeur maximale de 4V pour la tension de freinage magnétique (comme spécifié au
paragraphe précédent). Consulter la notice du capteur de couple pour évaluer les incertitudes.
Dynamo tachymétrique C’est un moteur à courant continu qui fonctionne en génératrice et en auto-excitation,
ici elle sert à retrouver la valeur de la vitesse de rotation. La valeur de la tension que l’on peut lire en se connectant
sur les bornes de la dynamo est proportionnelle à la vitesse de rotation du moteur avec la relation 10V = 1000
tours/min. Pour expliquer le principe général d’une dynamo, se reporter à l’Annexe.
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• Connecter le capteur de couple au boîtier adéquat. Connecter sa sortie sur un multimètre pour mesurer une
tension continue.
• Lancer le moteur (on allume le variateur et on monte sa fréquence jusqu’à 50 Hz). Si le système disjoncte à
l’enclenchement, vérifier que l’interrupteur coup-de-poing est bien tiré vers le haut.
• Pour faire varier le point de fonctionnement, on augmente progressivement la tension d’alimentation du frein
à poudre sans jamais dépasser la valeur maximale de 4V.
• Noter les valeurs des grandeurs suivantes pour différents points de fonctionnement : Puissance indiquée par
le wattmètre (attention au facteur 3 pour retrouver la puissance absorbée, cf. paragraphe précédent), Tension
du capteur de couple, Tension de la dynamo tachymétrique.
[1P] Glissement et couple (cf. Niard, pp. 168, 171, 186) Le glissement est l’écart relatif entre la vitesse de
rotation du champ tournant (ici fs = 25 Hz pour une alimentation de 50 Hz) et la vitesse de rotation du moteur
(obtenue via la tension de sortie du tachymètre). Le courant dans le rotor oscille exactement à cette vitesse de
glissement.
En traçant le couple du moteur (obtenue via la tension du capteur de couple) en fonction du glissement, on obtient
la caractéristique du moteur Γ(g). On peut réaliser un ajustement avec la formule rappelée plus haut :
• il faut donner des valeurs de départ assez proches de la réalité pour que l’ajustement se fasse. L’outil Aperçu
de QtiPlot est particulièrement pratique.
• on peut vérifier la valeur de la pulsation du champ tournant ωs , les autres paramètres sont plus compliqués à
comparer à une valeur constructeur.
[1P] Rendement du moteur (cf. Niard, p. 168) Tracer la courbe donnant le rendement η (rapport de la puissance
mécanique fournie (utile) à la puissance électrique reçue) en fonction de la puissance mécanique fournie (puissance
utile) :
• attention, la puissance fournie est bien le triple de la puissance lue sur le wattmètre ;
• la puissance utile s’exprime en fonction du couple et de la vitesse angulaire du rotor Γωr .
Le point de fonctionnement nominal, point de fonctionnement "normal" prévu par le constructeur (dont les valeurs
typiques des différents paramètres est indiqué dans la notice et directement sur l’appareil), correspond généralement
au point de fonctionnement de rendement maximal. Vérifier si c’est le cas ici. On fera attention à la valeur de la
puissance nominale que l’on peut retrouver sur l’appareil : elle correspond soit à la puissance mécanique utile
nominale, soit à la puissance électrique absorbée nominale (le lien entre les deux étant le rendement nominal
η = 72, 7% indiqué sur une étiquette collée sur le côté du moteur). En pratique, on trouve une valeur comprise
entre 300 W et 400 W.
On peut tracer les courbes de rendement pour différentes fréquences d’alimentation (par exemple, 20 Hz et 40 Hz),
et vérifier que le rendement maximal est atteint pour 50 Hz.
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par le variateur du moteur asynchrone. On fera attention à l’ordre des couleurs qui demande de ne pas torsader les
différents fils : noir, marron, gris, puis la masse (verte et jaune).
On utilise une bobine supplémentaire que l’on place au centre du dispositif et dont on mesure à l’oscilloscope la
f.e.m. induite par le champ tournant. Quelle composante du champ observe-t-on ainsi ?
Mettre en évidence la phase relative des trois champs produits par les trois bobines en alimentant successivement
une seule des trois bobines. Comment faut-il synchroniser l’oscilloscope ?
Ajuster alors la position des noyaux en fer de sorte que ces trois champs aient même amplitude au centre. Alimenter
à nouveau les trois bobines. Vérifier alors que le champ magnétique total est bien un champ tournant : l’amplitude
du signal est indépendante de la direction d’observation θ et la phase dépend linéairement de θ .
Mesurer le rapport des amplitudes du champ créé par une seule bobine et du champ tournant. Faire un bilan de
puissance.
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Alimenter en série le stator et le rotor par un générateur continu d’environ 10 V pouvant débiter 1 A. Pour
le démarrage, placer le rotor perpendiculairement au stator de façon à avoir un couple important (on pourra
éventuellement l’aider à se lancer en cas de frottements initiaux trop importants). Faire fonctionner le système
le moins longtemps possible, car les étincelles qui se produisent lors de la commutation abîment rapidement le
collecteur.
Interpréter le rôle du collecteur. Vérifier que l’inversion de la polarité du générateur ne change pas le sens de
rotation du moteur (car rotor et stator sont alimentés en série !).
Remarques :
• on peut inverser les bornes d’alimentation du rotor : le sens de rotation est alors inversé ;
• si les deux bobines du stator ne sont pas branchées symétriquement, le champ total devrait être a priori nul.
Des défauts de symétrie du dispositif conduisent néanmoins à un champ non nul, mais la vitesse de rotation
du moteur est alors bien plus faible.
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Tracer alors la courbe donnant U(Ω) (ou Ω(U)) pour une masse fixée 3 et en déduire le coefficient K. On pourra
ensuite faire des mesures pour différentes masses et vérifier que K varie peu. L’ordonnée à l’origine permet de
retrouver la valeur de R (si on a bien noté la valeur de I) . Comparer à la valeur donnée dans la notice.
Attention, le recours à Cinéris peut s’avérer très chronophage quand on commence à faire beaucoup de points et
donc le répéter un grand nombre de fois peut être problématique le jour de l’oral. Une possibilité est de ne prendre
qu’une seule courbe donnant la position d’une masse moyenne en fonction du temps et d’évaluer le domaine des
hauteurs sur lequel le moteur fonctionne effectivement à vitesse constante. Dès lors le reste des mesures peut être
effectué plus rapidement au chronomètre : on mesure le temps mis par une masse pour être remontée entre deux
niveaux situés dans le domaine où la vitesse est stationnaire.
Un conseil : pour mesurer en même temps le temps de remontée au chrono, la valeur de la tension et celle de
l’intensité quand on est seul, on peut répéter plusieurs fois la même mesure à chaque fois.
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En effet, on a Γem = KI avec Γem le couple électromagnétique (ou couple de Laplace), qui est égal à la somme du
couple utile et du couple de frottement : Γem = Γu + Γfrott (cf Électronique II, PSI-PSI∗ , H-Prépa). Il faut prendre
dans ce cas en toute rigueur la valeur de K obtenue dans le cas de la remontée "à vide".
À l’aide des mesures précédentes, vérifier que l’on a toujours Γu < Γem et représenter Γfrott en fonction de la masse
m de la charge à tension fixée, puis en fonction de la tension à masse fixée. Interpréter les courbes obtenues.
• échauffement isochore (à V1 ) 1 → 2 ;
• détente isotherme (à Tc ) 2 → 3 ;
• refroidissement isochore (à V4 ) 3 → 4 ;
• compression isotherme (à T f ) 4 → 1.
2
P2
Iso
th
er
me
àT
ch
a ud
3
P1 Isot
1 herm
eà
Tfroi
d
P4 4
V
V1 V4
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Le rendement η du cycle de Stirling est (cf. par exemple Bazarov p 331) :Il est conseillé de reprendre les hypothèses
de ce calcul. En l’occurrence, il suppose que le fluide caloporteur est un gaz parfait et que lesR transformations sont
V
mécaniquement réversibles (ce qui permet de calculer le travail sur un isotherme à T , W = − PdV = −nRT ln Vif ).
L’énergie consommée est celle prise à la source chaude Q12 + Q23 .
Si on rajoute un régénérateur idéal dans le moteur de Stirling, les transferts thermiques Q12 et Q34 (qui se
compensent) deviennent internes ; l’énergie consommée est alors uniquement Q23 . Dans ce cas, le rendement
devient égal à celui de Carnot ηC .
Tc − T f
η= C
(2)
Tc + (Tc − T f ) · R ln(VV,m
/V
4 1 )
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Ce rendement idéal est inférieur au rendement du cycle de Carnot fonctionnant entre les mêmes isothermes
ηC = (Tc − T f )/Tc . De plus, il dépend de la nature du fluide porteur. En réalité, le cycle n’est pas réversible et
donc le rendement est loin d’être maximal. Le travail fourni par le système pendant un cycle correspond à l’aire
délimitée par la courbe dans le diagramme PV . Dans ce TP, on se propose d’évaluer le rendement d’un moteur de
Stirling didactique, en traçant un diagramme PV expérimental.
• La mesure de pression est réalisée à l’aide d’un pressiomètre Jeulin, que l’on connectera à la sortie du piston
du moteur. Le pressiomètre est pourvu d’une sortie analogique que l’on connectera à un oscilloscope (ou une
carte d’acquisition) ;
• La mesure de volume est réalisée à l’aide d’un potentiomètre linéaire repérant la position relative du piston.
Un montage type pont diviseur de tension permet alors convertir la position en tension. Connaissant le
diamètre du cylindre, il est possible de remonter au volume d’air dans le piston.
• Le chauffage du piston est réalisé à l’aide d’une lampe à alcool.
Important -- En vue de la présentation de cette expérience lors d’un montage, il est important de réfléchir aux
questions suivantes : quel est le système qui suit le cycle de Stirling ? À quelle situation réelle correspond chaque
étape du cycle ? Où est la source chaude / la source froide ? Quelles sont les limites du cycle réel par rapport au
cycle de Stirling idéal ?
Les différentes étapes du cycle sur le moteur expérimental sont notamment explicitées dans la notice.
• Peser la lampe à alcool à l’aide d’un balance de précision. Pour évaluer le rendement, on pèsera le réchaud
d’alcool avant et après l’expérience, en prenant garde de noter la durée totale de combustion.
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• Replacer la lampe dans son support et allumez la pour chauffer le piston. Déclencher un chronomètre à
l’instant où la lampe est allumée afin de déterminer le taux massique de combustion d’alcool dans les
conditions de l’expérience.
• Après quelques instants, le volume d’air est suffisamment chaud : lancer le moteur à la main pour initier la
rotation.
• Dans un premier temps, on déconnectera la dynamo de charge et le moteur tournera à vide.
Une fois le moteur lancé et stabilisé, connecter la tension du potentiomètre sur la voie X d’un oscilloscope et le
pressiomètre sur la voie Y. Observer le cycle à l’oscilloscope. Acquérir les données sur l’ordinateur via le logiciel
d’acquisition. Il est recommandé de moyenner sur plusieurs périodes.
Calcul du rendement Pour mesurer la puissance mécanique utile, il va falloir calculer l’aire d’un cycle et la
diviser par le temps de parcours d’un cycle, correspondant tout simplement à la période du signal directement
observé sur l’oscilloscope. Pour obtenir l’aire du cycle :
• une méthode simpliste mais peu précise consiste à simplement estimer visuellement le nombre de carreaux
sur l’oscilloscope. Cette méthode a l’avantage d’être simple et rapide, et permet d’obtenir une mesure d’aire
précise à la dizaine de pourcents. Il ne faut pas oublier d’appliquer les conversions de tensions en pression et
volume ;
• avec QtiPlot : une méthode très simple consiste à récupérer les signaux temporels (pas en XY) UP (t),UV (t)
correspondant au pressiomètre et au potentiomètre sur l’oscilloscope, par exemple avec un Single. On utilise
ensuite le logiciel d’interface pour sauvegarder ces courbes et les importer sur QtiPlot. Après conversion
Up → P et UV → V , on met la colonne Volume en [X] et Pression en [Y]. Dans le menu Analyse >
Intégrer, on peut obtenir l’intégrale de PdV . Le point clé est de cocher la case Afficher le graphe.
Le graphique obtenu correspond en abscisse au volume, et en ordonnée à l’intégrale cumulée du cycle,
c’est-à-dire l’opposé du travail (−W ) fourni entre le premier point du cycle et les points ultérieurs. La période
verticale de ce graphe est le travail fourni sur un cycle. Elle se lit aisément au curseur (outil Curseur sur
courbe puis lire les coordonnées des points extrêmes).
Connaissant l’aire d’un cycle / le travail fourni par période, et la durée d’un cycle (mesurée simplement sur
l’oscilloscope), on en déduit la puissance utile Pu = −W /T .
À l’aide de deux thermocouples, mesurer les températures froides et chaudes du moteur. En déduire le rendement
théorique du moteur de Stirling. 4
Une fois la lampe à alcool éteinte, arrêter le chronomètre et en déduire le taux de combustion (massique) de
l’alcool. Sachant que le pouvoir calorifique de l’alcool est de 25 kJ.g−1 (valeur donnée dans la notice), en déduire
la puissance thermique fournie au système dans les conditions de l’expérience.
Connaissant la puissance mécanique et la puissance thermique, en déduire le rendement expérimental et le comparer
au rendement théorique précédemment calculé.
Remarque importante : le rendement dépend de la différence de température entre le source froide et la source
chaude. Plus cette différence de température est grande, plus le rendement est élevé. En pratique, le moteur tourne
à couple résistif donnée, donc il tournera d’autant plus vite que la différence de température est grande. Une fois le
chauffage allumé, la chaleur va diffuser lentement dans le dispositif à travers les pièces de verres et de métal. Ainsi,
aux temps longs, la différence de température va chuter, le moteur ralentir et le rendement fortement diminuer. Il
convient donc de faire les mesures peu après avoir démarré le moteur (de l’ordre de quelques minutes) pour avoir
un rendement notable, notamment celles des températures des sources chaudes et froides.
Avant de refaire les mesures, laisser le moteur refroidir !
4. Savoir estimer le rapport CV /R avant de vérifier sa valeur dans le Handbook.
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Le collecteur est une pièce tournante. Les charbons sont fixes. Le stator est en général constitué d’un bobinage
placé autour de pièces polaires, alimenté par un courant continu.
Lorsque le rotor effectue un quart de tour à partir de la position du schéma, le flux de ⃗B passe de 0 à sa valeur
maximale Φm (supposée positive). On a donc dΦ/dt > 0 et la tension utile a un signe constant. Lorsque le rotor
débute le demi-tour suivant, le flux se met à décroître, mais on inverse le signe de la tension utile grâce au collecteur.
Ainsi, grâce à son collecteur, la dynamo est un générateur de tension continue. (Le schéma n’en donne qu’une idée
partielle. En fait, le rotor comporte plusieurs bobines décalées et le collecteur a de nombreuses lames de contact, cf.
Niard, p. 76, ou H-prépa, p. 83.)
En mode d’auto-excitation, il se pose le problème de l’amorçage : il se réalise grâce au faible champ rémanent du
fer du stator. Ce champ induit dans le rotor une petite tension qui, si le branchement est dans le bon sens, accroît le
champ du stator.
Dans le TP, la dynamo fonctionne en auto-excitation.
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