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Module Parasismique Master 2 Structures

Ce document décrit l'analyse sismique d'un bâtiment résidentiel R+1 en béton armé à l'aide de deux méthodes: la méthode statique équivalente et la méthode dynamique modale spectrale. La méthode statique équivalente est appliquée en détail pour calculer les efforts sismiques à chaque niveau.

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Module Parasismique Master 2 Structures

Ce document décrit l'analyse sismique d'un bâtiment résidentiel R+1 en béton armé à l'aide de deux méthodes: la méthode statique équivalente et la méthode dynamique modale spectrale. La méthode statique équivalente est appliquée en détail pour calculer les efforts sismiques à chaque niveau.

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Module Parasismique

Master 2 Structures

A cause des circonstances exceptionnelles, j’ai jugé plus utile pour les étudiants, de combiner
le cours et le TD à travers l’analyse sismique d’une structure en utilisant deux méthodes
décrites dans le RPA 99 version 2003 : la méthode statique équivalente et la méthode
dynamique modale spectrale utilisant le spectre de réponse réglementaire du RPA 99 version
2003.

Description de la structure

On va étudier un bâtiment d’habitation R+1 en béton armé à maçonnerie rigide avec ossature
auto-stable constituée de poutres et de poteaux liés rigidement et capables de reprendre la
totalité des forces verticales et horizontales, devant être implanté dans la zone sismique 3 et
sur un site de type 2.

La vue en plan de la structure ainsi qu’une coupe sont montrées dans la figure suivante :

3 4
H2/2

W2

IP

W1

Les dimensions sont entre axes. Les poteaux sont de 30 x 30 cm² et ont inertie I P par rapport à X et Y.
Méthode statique équivalente

C’est une méthode d’analyse statique d’une structure sous l’effet d’un système de forces
statiques équivalentes à celles dynamiques de l’action sismique. C’est une méthode
d’application relativement simple mais sujette à certaines conditions spécifiées dans le
RPA99/V2003 telles que la régularité en plan et en élévation. Dans cette méthode, il est
permis d’appliquer les forces sismiques suivant les deux directions orthogonales ou
principales, et les forces obtenues pour les charges de conception réglementaires
recommandés sont inférieures aux forces et aux déformations qui seraient observées dans la
structure sous les effets d’un séisme majeur pour lequel les charges ont été spécifiées. Ceci
n’est possible que si la structure possède une ductilité suffisante et une capacité de dissiper
l’énergie transmise par les secousses sismiques.

La ductilité est la capacité d’un élément, d’une section ou d’une structure à subir des
déformations irréversibles sans perte significative de la capacité portante sous sollicitations
alternées.

Dans la méthode statique équivalente, le modèle est considéré plan dans chacune des deux
directions avec les masses concentrées au centre de masse (de gravité) des planchers avec un
seul degré de liberté en translation horizontale par niveau sous réserve que les systèmes de
contreventement dans les deux directions ne sont pas couplés.

La rigidité latérale des éléments porteurs est calculée à partir des sections non fissurées pour
les structures en béton armé.

La réponse de la structure est dominée par le mode fondamental (le premier mode), c'est-à-
dire que le coefficient de participation modale du premier est proche de 90%.

La force sismique totale est calculée dans chacune des directions d’après la formule suivante :

A .D.Q
V S= W
R
Où : A est le coefficient d’accélération de zone qui dépend de la zone sismique et du groupe
d’usage

D : Facteur d’amplification dynamique moyen qui est fonction de la catégorie de site, du


facteur de correction de l’amortissement (η) et de la période fondamentale de la structure (T).

Q : Facteur de qualité qui dépend de plusieurs paramètres qui seront explicites plus loin.

R : Coefficient de comportement global de la structure. Sa valeur unique dépend du système


de contreventement adopté.

W : Poids total de la structure soumis au séisme comprenant la totalité des charges


permanentes G et une fraction des surcharges d’exploitation Q fonction du type d’ouvrage.

En premier lieu, on doit d’abord évaluer le poids total de la structure soumis au séisme
conformément à la figure 1.b .

Par exemple pour W1, il faut considérer le poids du plancher, le poids de toutes les poutres
principales et secondaires, le poids des murs extérieurs sur une hauteur (H1/2+H2/2) et le
poids de tous les poteaux avec une hauteur (H1/2+H2/2).

Par expérience pour le calcul de W1 et W2, on va supposer une valeur de G égale à 10


KN/m² et de Q égale à 1 KN/m² pour le plancher étage courant et à 1 KN/m² pour le un
plancher terrasse inaccessible sauf pour travaux.

Les dimensions en plan de la structure sont de 7 x 9 = 63 m²

W1 = 10 x 63 + 0.2 x 1.5 x 63 = 630 + 18.9 = 648.9 KN

W2= 10 x 63 + 0.2 x 1 x 63 = 630 + 12.6 = 642.6 KN

Donc le poids total de la structure soumis au séisme est égal à :

W=W1+W2 = 1291.5 KN

La valeur du coefficient d’accélération de zone est donnée dans le tableau 4.1 et notre cas sa
valeur est égale à 0.25

Pour déterminer la valeur du coefficient d’amplification dynamique moyen D, il faut d’abord


calculer la période fondamentale de la structure en utilisant la formule donnée dans le
RPA99/2003 :

T =C T H 3 /4
N

Où :

CT : coefficient fonction du système de contreventement, du type de remplissage et donné par


le tableau 4.6.

HN : Hauteur en mètres mesurée à partir de la base de la structure jusqu’au dernier niveau N.


Pour notre structure, HN est égale à 6.5 m, Ct est égal à 0.05, donc T est égale à :

T=0.05 x 6.5 ¾ = 0.20 S.

Le facteur de correction de l’amortissement η est donné par la formule suivante :

η=
√ 7
( 2+ζ )

où ζ (%) est la pourcentage d’amortissement critique fonction du matériau constitutif, du type


de la structure et de l’importance du remplissage, sa valeur est donnée dans le tableau 4.2.

Pour notre structure, on prendra la valeur de 7 pour ζ , ce qui donne une valeur de η égale à
0.88.

Pour le calcul de D, il faut connaitre la période caractéristique associée au type de sol T 2


donnée dans le tableau 4.7.

Pour notre cas, du fait qu’on a supposé un sol de type 2, la valeur de T2 est égale à 0.40.

Donc, d’après l’équation 4.2, la valeur de D à considérer est donnée par :

D = 2.5 η = 2.5 0.88 = 2.2

Pour le calcul du coefficient de qualité Q, plusieurs critères doivent être vérifiés car il est
fonction de :

- La redondance et de la géométrie des éléments qui le constituent


- La régularité en plan et en élévation
- La qualité du contrôle de la construction

La valeur de Q est déterminée par la formule :


6
Q=1+ ∑ P q
1

Où Pq est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité q est satisfait ou non. Sa valeur
est donnée dans le tableau 4.4

Les critères à vérifier sont :

1- Conditions minimales sur les files de contreventement

Ce critère n’est pas vérifié pour notre structure, car notre structure ne comprend pas trois
travées aussi bien dans le sens X que Y. Donc, on doit considérer une pénalité de 0.05.

2- Redondance en plan
Ce critère n’est pas vérifié pour notre structure, car notre structure ne comprend pas quatre
files de portiques suivant X et Y. Donc, on doit considérer une pénalité de 0.05.

3- Régularité en plan

Notre structure est régulière en plan, donc la pénalité est égale 0.

4- Régularité en élévation

Notre structure est régulière en élévation, donc la pénalité est égale 0.

5- Contrôle de la qualité des matériaux

Connaissant ce qui se passe dans les chantiers, par mesure de sécurité, on considérera une
pénalité de 0.05

6- Contrôle de la qualité de l’exécution

Idem que pour 5, on considérera une pénalité de 0.1

Donc la valeur du coefficient de qualité Q dans les sens X et Y est égale à 1.25

Coefficient de comportement R

Sa valeur unique donnée dans le tableau 4.3 est fonction du système de contreventement
adopté.

Pour notre structure, du fait qu’elle est constituée de portiques auto-stables avec
remplissage en maçonnerie rigide, la valeur de R est égale à 3.5.

Maintenant, on est en position de calculer la valeur de l’effort tranchant maximal à la base


VS.

0.25 x 2.2 x 1.25


V S= 1291.5=253.68 KN
3.5

L’effort tranchant maximal V est appliqué à la base, et il doit être distribué sur la hauteur
pour déterminer les forces sismiques appliquées à chaque niveau en utilisant les formules
suivantes :

V S =F t + ∑ F i

Où :

Ft : force concentrée au sommet de la structure permettant de tenir compte de l’influence


des modes supérieurs de vibration, lorsque la période fondamentale T est égale ou
supérieure à 0.7 s. Sa valeur est donnée par 0.07 TV et ne peut dépasse 0.25 V.
La partie restante de V soit (V-Ft) doit être distribuée sur la hauteur de la structure en
utilisant la formule suivante :

( V S −Ft ) W k hk
F k= n

∑ W iH i
i

Fk : effort horizontal revenant au niveau k

Wk , Wi: poids revenant aux planchers k et i.

Hk : niveau du plancher où s’applique la force Fk.

Hi hauteur d’un niveau quelconque.

Du fait que la période de la structure est égale à 0.2 s, Ft sera prise égale à zéro.

648.9 x 3.5
F 1=253.68 =89.35 KN
648.9 x 3.5+642.6 x 6.5

642.6 x 6.5
F 2=253.68 =164.33 KN
648.9 x 3.5+642.6 x 6.5

F2= 164.33

F1=89.35

253.68

Ces forces sismiques sont appliquées au niveau du centre de masse de la structure, donc la
prochaine étape consistera à déterminer les positions de deux points importants en analyse
sismique, le centre de masse et le centre de rigidité.

Y
B C
A
3

A3 A4 Centre de gravité
3.5 m, 4.5 m

2 Centre de rigidité
3.33 m, 4.67 m

FX1, MtY = FY x eXcal


FX2
FY1,
FY2 A2
A1
MtX = FX eYcal

1
X
O

Avant de calculer le centre de masse (centre de gravité), il faut d’abord choisir un système
d’axes par rapport auquel sera positionné le centre de masse.

Les coordonnées du centre de masse sont données par les expressions :

∑ M i Xi
i
Xi= n

∑ Mi
i

∑ MiY i
i
Y i= n

∑ Mi
i

Mi : la valeur de masse i, Xi et Yi, distances de la masse i par rapport à l’origine choisie.

Mais en pratique, il est plus simple d’utiliser le centre de gravité de la structure dont les
coordonnées sont données par les expressions :
n

∑ Ai X i
i
Xi= n

∑ Ai
i

∑ MiY i
i
Y i= n

∑ Ai
i

Ai est la surface de l’aire i, Xi et Yi, distances de la masse i par rapport à l’origine choisie.

Pour notre structure, les coordonnées du centre de gravité sont :

3 x 5 x 1.5+ 4 x 5 x 5+ 3 x 4 x 1.5+ 4 x 4 x 5
XG= =3.5 m
63

3 x 5 x 2.5+3 x 4 x 7+ 4 x 5 x 2.5+ 4 x 4 x 7
Y G= =4.5 m
63

Les coordonnées du centre de rigidité sont données par les expressions :

∑ Ri X i
i
X Ti = n

∑ Ri
i

∑ Ri Y i
i
Y Ti = n

∑ Ri
i

Ri rigidité de portiques

Pour notre structure, les coordonnées du centre de rigidité sont :

3 x I p x 0+3 x I p x 3+3 x I p x 7
XT= =3.33 m
9Ip

3 x I p x 0+3 x I p x 5+3 x I p x 9
YT= =4.67 m
9Ip
Il est loisible de constater que les centre de gravité et de rigidité ne sont pas coïncidents, et
les distances entre ces points dans le sens X et le sens Y sont appelées excentricités
théoriques ethX, ethY.

Pour notre structure on a :

ethX = 3.5-3.33 = 0.22 m

ethY = 4.67 – 4.50 = 0.17 m

Ces valeurs des excentricités, doivent être comparées aux valeurs des excentricités
accidentelles requises par le RPA99/2003 et qui sont égales à :

eXacc = 0.05 LX = 0.05 x 7 = 0.35 m

eYacc = 0.05 LY = 0.05 x 9 = 0.45 m

Les excentricités de calcul sont égales au maximum entre les excentricités théoriques et
les excentricités accidentelles.

eXcal = max (0.22, 0.35) = 0.35 m

eYcal = max (0.17, 0.45) = 0.45 m

Les forces sismiques qui sont appliquées au centre de gravités doivent être transférées au
centre de rigidité, ce qui engendre une force et un moment de torsion.

Donc au centre de rigidité et à chaque niveau, on aura :

FX et MtX = FX x eYcal

FY et MtY = FY x eXcal

Les forces Fx et FY vont engendrer des efforts de translation.

Les moments de torsion MtX et MtY vont engendrer des efforts de rotation.

Détermination des efforts de translation :

Ri
F tr Xik =F Xk
∑ Ri

Où :

Ftr Xik : force de translation dans la direction X dans le portique i au niveau k.

FXk : force sismique dans la direction X au niveau k

Ri : rigidité du portique i
∑ R i : rigidité totale de la structure

Pour notre structure :

La force de translation dans le portique d’axe 1 au premier niveau est égale à :

3 I p 89.35
F tr X 11=89.35 = =29.78 KN
9Ip 3

Pour les portiques 2 et 3, on obtiendra la même valeur 29.78 KN. Ce résultat est logique
car on a trois portiques ayant le même nombre de poteaux avec la même inertie, donc la
force FX sera équitablement partagée entre les trois portiques constituant la structure.

La force de translation dans le portique 1 au second niveau est égale à :

3 I p 164.33
F tr X 12=164.33 = =54.78 KN
9Ip 3

Du fait que VX est égal à VY, et que les portiques dans le sens Y ont le même nombre de
poteaux avec la même inertie que dans le sens X, les forces de translation dans le sens Y
seront identiques à celles dans le sens X.

Détermination des efforts de rotation résultant de l’effet de torsion d’axe vertical

L’augmentation de l’effort tranchant induit par la torsion d’axe vertical due à


l’excentricité entre le centre de gravité et le centre de rigidité doit être prise en compte Les
efforts de rotation négatifs dus à la torsion seront négligés.

Pour déterminer les efforts de rotation, il faut calculer la rigidité à la torsion de la structure
Rθ, qui est donnée par la formule :

Rθ=∑ Ri X Ti + ∑ R i Y X Ti
2 2

Où :

Ri : Rigidité d’un portique i et XTi et YTi distances du portique i au centre de rigidité.

Rθ=∑ 3 I p ( 3.332 + ( 3.33−3.00 )2 + ( 7−3.33 )2 ) +3 I p ( 4.672 + ( 5−4.67 )2 + ( 9−4.67 )2 )¿ 196 I p m6

La force de rotation due au moment de torsion dans le portique i est donnée par :
R iY
F rot Xi =M tX Ti

Frot Xi est la force de rotation dans le portique i dans la direction X.

Ri : rigidité du portique i

YTi : distance du portique i au centre de rigidité

Avant de commencer le calcul des forces de rotation, il convient de s’assurer du sens du


moment de torsion et de la position des portiques par rapport au centre de rigidité.

Pour notre structure, les forces de rotation dues au moment M tX, seront de compression
pour les portiques 2 et 3 et de traction pour le portique 1. Celles dues au moment M tY,
seront de compression pour les portiques A et B et de traction pour le portique A.

Les moments de torsion au premier niveau sont :

MtX1= 89.35 x 0.45 = 40.20 KN/m

MtY1= 89.35 x 0.35 = 31.27 KN/m

Pour le portique 1 on a :

3 I p 4.67
F rot X 1=40.20 =2.87 KN
196 I p

Pour le portique 2 on a :

3 I p 0.33
F rot X 2=−40.20 =−0.20 KN
196 I p

Pour le portique 3 on a :

3 I p 4.33
F rot X 3=−40.20 =−2.66 KN
196 I p

Pour le portique A on a :

3 I p 3.33
F rot X 1=−31.27 =−1.59 KN
196 I p

Pour le portique B on a :

3 I p 0.33
F rot X 2=−31.27 =−0.16 KN
196 I p
Pour le portique C on a :

3 I p 3.67
F rot X 3=31.27 =1.76 KN
196 I p

Les forces totales dans les portiques au premier niveau sont :

Portique Force de translation Force de rotation Force totale


1 29.78 2.87 32.65
2 29.78 −0.20 29.78
3 29.78 −2.66 29.78
A 29.78 −1.59 29.78
B 29.78 −0.16 29.78
C 29.78 1.76 31.54

Méthode d’analyse dynamique modale spectrale

Dans cette technique, il faut d’abord déterminer les caractéristiques dynamiques de la


structure (valeurs propres et vecteurs propres) et ensuite appliquer un spectre de réponse
pour déterminer les sollicitations dans la structure.

Pour la détermination des propriétés modales, il faut connaitre la matrice de masse et la


matrice de rigidité de la structure.

Dans notre cas, la matrice de masse est égale à :

[
[ M ] = 64.89
0
0
64.26
=
][
m 0
0 1.01 ≈ 1.0 m ]
Il est important de noter que l’unité de la masse m est la tonne car elle est égale au poids
W divisé par g (accélération de gravité).

Pour la détermination de la rigidité de la structure, on adoptera le modèle suivant :


m2 K21 =-9 Kp2 K22 =9 Kp2

K2 =9 Kp2

m1 K11 =9 Kp1 +9Kp2 K12 =-9 Kp2

K1 =9 Kp1
Où Kp est la rigidité d’un poteau et qui est égale à 12 EI / h3.

Pour le poteau de hauteur 3.5 m on a :


4
0.3
12 x 3200000 x
12 E I 12
k p1 = 3
= 3
=6045.48 KN /m
h1 3.5

Pour le poteau de hauteur 3.0 m on a :


4
0.3
12 x 3200000 x
12 E I 12
k p2 = 3 = 3
=9600.00 KN /m
h2 3.0

Kp1 = 0.63 Kp2

Donc la matrice de rigidité est donnée par :

[ K ]=
[ 5.67 K p 2 +9 k p 2 −9 K p 2
−9 K p 2 9 K p2
=
−9 K p 2][
14.67 K p 2 −9 K p 2
9 K p2 ]
L’équation de mouvement de cette structure est :

[ m0 m0 ] {ÜÜ }+[14.67
1

2 −9 K
K
p2
p2
9 K p2 U2 ]{ } { }
−9 K p 2 U 1
=
0
0
¿

Pour la détermination des fréquences et des vecteurs, plusieurs méthodes peuvent être
utilisées. Pour ce cas relativement simple, on utilisera la méthode du déterminant :

| |
2
|K −ω2 M|= 14.67 K p 2−ω m −9 K p 2
2
=0
−9 K p 2 9 K p 2−ω m

(14.67 K p 2−ω2 m )(9 K p 2−ω2 m)−81 K p 22=(132 K 2p 2−14.67 K p 2 ω2 m−9 K p 2 ω2 +ω 4 m−81 K p 22 )=ω4 m2−
C’est une équation du second degré :
2 2 2 2 2 2
∆=b −4 ac=( 23.67 K p 2 m ) −4 x 51 K p 2 m =356.27 K p 2 m

2 23.67 K p 2 m−18.87 K p 2 m K p2 9600


ω 1= 2
=2.4 =2.4 =355
2m m 64.89
2 23.67 K p 2 m+18.87 K p 2 m K p2 9600
ω 2= 2
=21.27 =21.27 =3146.74
2m m 64.89

Donc :

rad 2π
ω 1=18.84 , T 1= =0.33 s
s 18.84

rad 2π
ω 2=56.10 , T 1= =0.11 s
s 156.10

Détermination des vecteurs propres

Mode 1 :

U
(14.67 K p 2−ω21 m ) U 1−9 K p U 2=( 140832−355 x 64.89 ) U 1−86400 U 2 =117796.05U 1−86400 U 2=0❑
⇒ U
1

Mode 2

(14.67 K p 2−ω22 m ) U 1−9 K p U 2=( 140832−3146.74−64.89 ) U 1−86400 U 2=63359.96−U 1−86400 U 2=0

Détermination des coefficients de participation modale qui indiquent la contribution de


chaque mode à la réponse totale.

( U i ) [ M ] {r }
T

γ i=
( U i ) [ M ] {U 1 }
T

Où :

γi : coefficicient de participation modale du mode 1

Ui : vecteur propre du mode i, M matrice de masse la structure.

Mode 1

[ ] { } = 112.26 =1.129

{ 1 0.73 } 64.89 0 1
0 64.89 1
γ 1=
[ ] { }

99.47
{ 1 0.73 } 64.89 0 1
0 64.89 0.73
[ ]{ }

{ 1 −0.73 } 64.89 0 1
0 64.89 1 17.52
γ 2= = =0.176
[ ]{ }

99.47
{ 1 −0.73 } 64.89 0 1
0 64.89 −0.73

Les rapports des masses de participation modale sont données par :

2
( U i ) [ M ] { r }i
T

m i=
∑ mj ( U i) T [ M ] {U 1 }

Mode 1 :
2
112.26
m r 1= =0.976
129.78 x 99.47
2
17.52
m r 2= =0.024
129.78 x 99.47

Les accélérations spectrales à partir du spectre de réponse du RPA sont données par :

Mode 1 : période de la structure T = 0.33 s, périodes du sol : T1=0.15 T2=0.40

a 1=2.5 η ( 1.25 A ) ( QR )=2.5 x .88 (1.25 x 0.25( 1.25


3.5 )) =0.245 g=2.45
m
s
2

Mode 2 : période T = 0.11 s

( (
a 2=1.25 A 1+
T
T1
2.5 η
Q
R ))
=1.25 x 0.25 1+
0.11
0.40 (
2.5 x 0.88 x
1.25
3.5( m
−1 =0.294 g=2.94 2
s ))

Les forces sismiques sont données par :

f ij =m j uij γ i ai

fij : force sismique due au mode i au niveau j.

mj : masse au niveau j

uij : valeur du vecteur propre pour le mode i au niveau j


γi : coefficient de participation modale du mode i

ai : accélération spectrale du mode i

Mode 1 :

Niveau 1 :

f 11=64.89 x 0.73 x 1.129 x 2.45=131.0 KN

Niveau 2 :

f 12=64.89 x 1.0 x 1.129 x 2.45=179.48 KN

Mode 2 :

Niveau 1 :

f 21=64.89 x 1.0 x 0.176 x 2.94=33.58 KN

Niveau 2

f 22=−64.89 x 0.73 x 0.176 x 2.94=−24.51 KN

Les forces maximales totales dues aux deux modes de vibration à chaque niveau sont
calculées en utilisant la règle de superposition connue sous le nom de SRSS :

Niveau 1 :

F 1, max , tot =√ 1312+ 33.582=135.23 KN

Niveau 2 :

F 1, max , tot =√ 179.482 +24.512=181.14 KN

L’effort tranchant dynamique maximal à la base est :

VD = 126.32+216.78 = 316.37 KN

VD
D’après le RPA, >0.8
VS

V D 316.37
= =1.25> 0.8
V S 253.68
1

Le génie sismique est la science qui étudie le comportement des structures sous excitation
sismique et fournit les règles qui permettent de concevoir des structures pouvant survivre aux
chocs sismiques.
Un tremblement de terre ou séisme est un mouvement naturel du sol violent qui débute
brusquement et qui dure peu : de quelques secondes à quelques minutes et qui peut avoir des
effets dramatiques sur les structures. En effet, de nombreuses structures se sont effondrées
durant les séismes car les forces ou les déplacements induits par un séisme dépassent la
capacité ultime de la structure. Par conséquent, l’étude du comportement structural à sa
capacité maximale est un élément nécessaire du génie sismique.

Enregistrement sismique
Les séismes sont de nature extrêmement aléatoire et oscillatoire. Du fait que les séismes
causent de larges déformations dans les structures dans les directions opposées, le génie
sismique requiert une compréhension du comportement structural sous charges cycliques. Un
tremblement de terre se manifeste par des vibrations brutales à la surface de la Terre qui se
propagent provoquant des déformations et des destructions dans le paysage.

L’épicentre est un point situé en surface du sol où l’intensité du séisme est la plus forte. Plus
on s’éloigne de l’épicentre, plus l’intensité du séisme diminue donc moins les dégâts sont
importants. Les séismes provoquent de nombreux dégâts (humains et matériels) et
transforment les paysages à cause de l’apparition de failles.

Les ondes sismiques

Le déplacement continu des plaques à la surface de la Terre engendre des contraintes. Le


relâchement de ces contraintes aux frontières des plaques lors d‛un séisme, entraîne une
dissipation de l’énergie sous forme d’ondes sismiques se propageant dans toutes les directions
et sous forme de chaleur. Plusieurs types d’ondes aux effets différents sont générés par le
séisme. – Les ondes de volume – Les ondes de surface

Ondes de Rayleigh et de Love

Les ondes de Love ou ondes L sont des ondes de cisaillement, comme les ondes S, mais qui
oscillent dans un plan horizontal. Elles impriment au sol un mouvement de vibration latéral.
• Les ondes de Rayleigh ou ondes R sont assimilables à une vague; les particules du sol se
déplacent selon une ellipse rétrograde, créant une véritable vague qui affecte le sol lors des
grands tremblements de terre.
Ondes P et S

Ondes P (compression)
Les ondes P progressent en animant les sols traversés en compression/dilatation. Les ondes P
sont des ondes de compression se propagent dans tous les états de la matière (gazeux, liquide
et solide en créant successivement des zones de dilatation et des zones de compression. Les
particules se déplacent selon un mouvement avant arrière dans la direction de la propagation
de l'onde. Leur vitesse est de l’ordre de 4 à 6 km/s (beaucoup moins selon la nature des roches
tendres et des sols traversés près de la surface), leur période est de l’ordre de la seconde (de la
fraction de seconde à quelques secondes) et leur longueur est de l’ordre de 4 à 6 km

Ondes S (cisaillement)
Les ondes S progressent en cisaillant le sol perpendiculairement à leur sens de
cheminement(ne progressent pas en milieu liquide). Les ondes S sont des ondes de
cisaillement quine se propagent que dans les solides. Lesparticules oscillent dans un plan
perpendiculaire àla direction de propagation de l'onde. Leur vitesse est égale à 60% de celle
des ondes P, leur période et leur longueur sont identiques à celles des ondes P.

Echelle de Richter

L'échelle de Richter mesure la quantité d'énergie libérée lors d'un séisme. Cette échelle a été
créée par Charles Francis Richter en 1935, mais elle a été remplacée par l'échelle de
magnitude de moment développée par HirooKanamori. , où à chaque fois qu'une magnitude
est dépassée, la puissance du séisme est multipliée par trente. Ainsi si la magnitude 1
représente une pièce alors la magnitude 10 représente une pile de 31 622 776 601 pièces sur
une hauteur de 50 millions de kilomètre soit la distance Terre-Mars. La bombe à Hiroshima
était égale à un séisme de magnitude 6.

Cette force appelée magnitude se mesure de 0 à plus de 9. Les dommages importants


commencent au niveau 5.

Descriptio
Magnitude Effets
n

Moins de
Micro Micro tremblement de terre, non ressenti.
1,9

Très mineur 2,0 à 2,9 Généralement non ressenti, mais détecté/enregistré.


Mineur 3,0 à 3,9 Souvent ressenti, mais cause rarement des dommages.

Secousses d'objets à l'intérieur des maisons, bruits d'entre-chocs.


Léger 4,0 à 4,9
Dommages importants peu communs.

Peut causer des dommages majeurs à des édifices mal conçus.


Modéré 5,0 à 5,9
Cause de légers dommages aux édifices bien construits.

Peut être destructeur dans des zones allant jusqu'à 180 kilomètres à
Fort 6,0 à 6,9
la ronde.

Peut provoquer des dommages modérés à sévères dans des zones


Majeur 7,0 à 7,9
plus vastes.

Peut causer des dommages sérieux dans des zones à des


Important 8,0 à 8,9
centaines de kilomètres à la ronde.

Dévastateur 9,0 et plus Dévaste des zones de plusieurs milliers de kilomètres à la ronde.

Echelle de Mercalli

L'échelle de Mercalli est une échelle de classification des séismes. Elle permet d'évaluer
l'intensité d'un séisme (de 1 à 12) en se fondant sur l'étendue des dégâts observés.

L'échelle de Mercalli porte ce nom en hommage à Giuseppe Mercalli, sismologue et


volcanologue italien.

Degrés Étendue des dégâts observés


Aucun mouvement n'est perçu. Le séisme n'est détecté que par des instruments
I
sensibles et quelques personnes dans des conditions particulières.

Quelques personnes peuvent sentir un mouvement si elles sont au repos et/ou dans les
II
étages élevés de grands immeubles.

À l'intérieur de bâtisses, beaucoup de gens sentent un léger mouvement. Les objets


III
suspendus bougent. En revanche, à l'extérieur, rien n'est ressenti.

À l'intérieur, la plupart des gens ressentent un mouvement. Les objets suspendus


IV
bougent, mais aussi les fenêtres, plats, assiettes, loquets de porte.

La plupart des gens ressentent le mouvement. Les personnes sommeillant sont


réveillées. Les portes claquent, la vaisselle se casse, les tableaux bougent, les petits
V
objets se déplacent, les arbres oscillent, les liquides peuvent déborder de récipients
ouverts.

Tout le monde sent le tremblement de terre. Les gens ont la marche troublée, les objets
et tableaux tombent, le plâtre des murs peut se fendre, les arbres et les buissons sont
VI
secoués. Des dommages légers peuvent se produire dans des bâtiments mal
construits, mais aucun dommage structural.

Les gens ont du mal à tenir debout. Les conducteurs sentent leur voiture secouée.
Quelques meubles peuvent se briser. Des briques peuvent tomber des immeubles. Les
VII
dommages sont modérés dans les bâtiments bien construits, mais peuvent être
considérables dans les autres.

VIII Les chauffeurs ont du mal à conduire. Les maisons avec de faibles fondations bougent.
De grandes structures telles que des cheminées ou des immeubles, peuvent se tordre
et se briser. Les bâtiments bien construits subissent de légers dommages,
contrairement aux autres qui en subissent de sévères. Les branches des arbres se
cassent. Les collines peuvent se fissurer si la terre est humide. Le niveau de l'eau dans
les puits peut changer.

Tous les immeubles subissent de gros dommages. Les maisons sans fondations se
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déplacent. Quelques conduits souterrains se brisent. La terre se fissure.

La plupart des bâtiments et leurs fondations sont détruits. Il en est de même pour
quelques ponts. Des barrages sont sérieusement endommagés. Des éboulements se
X
produisent. L'eau est détournée de son lit. De larges fissures apparaissent sur le sol.
Les rails de chemin de fer se courbent.

La plupart des constructions s'effondrent. Des ponts sont détruits. Les conduits
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souterrains sont détruits.

Presque tout est détruit. Le sol bouge en ondulant. De grands pans de roches peuvent
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se déplacer.

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