CHAPITRE I GENERALITE SUR LE TRANSFORMATEUR
I.1 INTRODUCTION
Dans ce chapitre nous auront à parler d’une manière générale du transformateur en présentant
entre-autre : sa constitution, son principe de fonctionnement, son schéma équivalent, voir même
les différents essais le concernant. Le transformateur étant notre élément central d’étude, ce
chapitre trouve une importance dans la mesure où il nous permet de poser le fondement de notre
travail.
I.2 DEFINITION, CONSTITUTION ET PRINCIPE DE
FONCTIONNEMENT
I.2.1 DEFINITION
Selon le vocabulaire électrotechnique international(VEI), un transformateur est un appareil
statique à induction électromagnétique destiné à transformer un système de courants variables
en un ou plusieurs systèmes de courants variables, d’intensité et de tensions généralement
différentes mais de même fréquence.
Cet appareil n’effectue donc qu’un transfert d’énergie électrique par voie électromagnétique.
I.2.2 CONSTITUTION
Un transformateur monophasé est constitué d’une manière générale par :
- Un enroulement primaire ;
- Un ou plusieurs enroulements secondaires ;
- Une cuve en tôle d’acier galvanisé muni d’ailettes de refroidissement ;
- Des accessoires de protection, d’isolation, de manutention, de conservation d’huiles ;
- Un circuit magnétique fermé.
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I.2.3 CIRCUIT MAGNETIQUE
I.2.3.1 ROLE ET CONTITUTION
Le rôle du circuit magnétique est de canaliser le flux magnétique ϕ[wb]. Par conséquent il doit
présenter le minimum des pertes par hystérésis et par courant de Foucault.
Pour augmenter la perméabilité magnétique on utilise un acier spécial : acier au silicium (à
gain orienté)
Pour réaliser le circuit magnétique, on utilise deux types des tôles magnétiques isolées les
unes des autres (circuit magnétique feuilletés) :
- Par phosphatation, disposé par traitement thermochimique de phosphate (1 à 2
micron) ;
- Par vernis synthétique : pour réaliser le circuit magnétique, on utilise deux types des
tôles magnétiques
Les tôles d’aciers au silicium de qualité 1 à 1,6 w/Kg pour une induction de
1 tesla à 50Hz
Les tôles à cristaux orienté laminées à chaud ou à froid de qualité 0,55 w/Kg
à 1 tesla de 50Hz
Figure 1circuits magnétiques d’un transformateur monophasé
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I.2.4 CIRCUIT ELECTRIQUE
I.2.4.1 CONSTITUTION
Le circuit électrique est formé de deux enroulements : primaire et secondaire. Les
enroulements sont formés de conducteur en cuivre et en aluminium
Figure 2 Circuit électrique d'un transformateur monophasé
I.2.5 ACCESOIRES DES TRANSFORMATEURS
Le transformateur est constitué de plusieurs accessoires :
- Le conservateur d’huiles ;
- Le sécheur d’air ;
- Les relais buchholz ;
- Les traversées isolantes.
I.2.6 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement d’un transformateur est basé sur le phénomène d’induction
électromagnétique (loi de Faraday) qui dit que : « « Tout élément conducteur soumis à un champ
magnétique variable est le siège d’une force électromotrice induite »
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Relation de Boucherot
On a u(t) = - Nd ϕ (t)/dt = U√2sin(ωt+ φ)
L’expression de flux est :
ϕ (t) = (U√2/Nω)sin(ωt + φ – 𝜋/2)
Le flux magnétique obtenu est sinusoïdal, il a comme amplitude ϕ max = U√2/Nω et en
retard par rapport `a la tension d’un angle de 𝜋/2. La valeur efficace de la tension est
exprimée comme suit :
U = 4.44Nf ϕmax = 444NfBmaxS
avec S est la section de circuit magnétique et Bmax est l’induction maximale en Tesla
l’équation (2-5) est appelé formule de Boucherot, elle permet de calculer le nombre de spires
I.3 PERTES DANS LE TRANSFORMATEUR
I.3.1 PERTES JOULES
Les pertes par effets joules sont dues à la résistance primaire.
PCu = Pj = r.I2
Ces pertes, même pour un transformateur à faible puissance dont le courant magnétisant et la
résistance sont relativement grandes ne dépassent pas deux pourcent des pertes à vide ;
d’habitude on les néglige.
I.3.2 PERTES FER
Elles comprennent les pertes par hystérésis et celles par courants de Foucault.
On peut calculer ces pertes par la formule empirique suivante :
Pf = qB (f/50)βG
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Dans laquelle :
q : pertes spécifiques en W/Kg pour B = 1 Tesla et f = 50Hz ;
G est la masse du circuit magnétique (noyau et culasses) en Kg ;
les exposant α et β dépendent respectivement de B et f.
Pour B=1.2T, =2
Pour f=50Hz, =1.25
I.4 ECHAUFFEMENT ET REFROIDISSEMNT
I.4.1 ECHAUFFEMENT
L’échauffement provient principalement des pertes joules et des pertes fer c’est-à-dire
l’échauffement des pertes joules au niveau des enroulements primaires et secondaires ;
l’échauffement des pertes fer est occasionnés le courant induit alors ce si à comme conséquence
majeur à impacter sur la durée de vie du transformateur et ce dernier vieillit beaucoup plus vite
I.4.2 REFROIDISSEMENT
I.4.2.1 REFROIDISSEMENT DE TRANSFORMATEUR IMMERGE DANS L’HUILE
Deux techniques de remplissage sont employées dans les transformateurs immergés dans
l’huile :
Étanche à remplissage total (ERT) jusqu’à 10 MVA C’est une technique mise au
point par France-Transfo, la cuve étant étanche et le remplissage total, le
transformateur fonctionne “sans matelas gazeux” à l’intérieur de la cuve. De ce fait
toute oxydation du diélectrique liquide par contact avec l’air ambiant est évitée.
Le transformateur est simplifié, ce qui se traduit par :
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- une économie d’achat et un gain d’encombrement : ni assécheur d’air, ni conservateur de
liquide
- une grande facilité de raccordement : dégagement total de la plage des bornes haute et basse
tension
- une réduction considérable des servitudes d’entretien (simple surveillance). La dilatation du
diélectrique est compensée par la déformation élastique des parois ondulées de la cuve, parois
dont la souplesse mécanique permet une variation adéquate du volume intérieur de la cuve
(figure ci-dessous)
Figure 3Représentation en coupe partielle d’un transformateur ERT
Respirant avec conservateur
La dilatation du diélectrique se fait dans un réservoir d’expansion placé au-dessus de la cuve
(ou conservateur.
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Figure 4Représentation en coupe partielle d’un transformateur respirant
La surface du diélectrique peut être en contact direct avec l’air ambiant ou en être séparé par
une paroi étanche en matière synthétique déformable. Dans tous les cas un assécheur d’air (avec
un produit dessiccateur) évite l’entrée d’humidité à l’intérieur du réservoir (figure ci-dessus).
I.4.2.2 REFROIDISSEMENT DE TRANSFORMATEUR DANS L’HUILE PAR AIR
AMBIANT
La partie active du transformateur est plongée dans une cuve en tôle d’acier contenant de l’huile
minérale, propre, pure et surtout sèche (pas d’humidité, car l’humidité est l’ennemi numéro un
des transformateurs) renferme le transformateur. Cette cuve est munie d'ailettes pour accélérer
le refroidissement.
L'huile sous l’action de la chaleur dégagée par le transformateur s’échauffe au contact des
enroulements et des tôles magnétiques puis se refroidit au contact des parois de la cuve (échange
thermique).
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La cuve des transformateurs, complétement remplie pour en chasser tout l’air, est surmontée
d’un petit réservoir d’expansion, le conservateur d’huile, de faible volume dans lequel l’huile
se dilate librement en atmosphère confinée afin d’empêcher l’oxydation de l’huile chaude au
contact de l’air.
Figure 5Transformateur immergé dans l'huile refroidie naturellement par l’air ambiant
L’huile pourvue qu’elle soit bien sèche, améliore l’isolement des transformateurs et, en
remplissant les vides entres conducteurs, elle rend plus rares les claquages. On remplaçait
parfois l’huile minérale par des pyralènes, hydrocarbures chlorées, qui avaient l’avantage d’être
incombustibles ; actuellement leur emploi est interdit car, en cas d’incendie, ces diélectriques
incombustibles se décomposent et produisent de la dioxine, qui est un gaz très toxique.
I.4.2.3 REFROIDISSEMENT FORCE PAR L’HUILE DANS DES RADIATEURS
VANTILES
Dans ces transformateurs, la cuve à huile est munie d’expansions creuses à ailettes ayant
l’aspect des radiateurs dans lesquels l’huile circule naturellement. Ces radiateurs peuvent être
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ventilés et la circulation d'huile forcée par une pompe qui en accélère le passage. Dans ce cas
un violent courant d’air, produit par un ventilateur, refroidit les radiateurs et l’huile qui y circule
par convection.
Figure 6composantes du circuit de refroidissement d’un transformateur immergé dont l’huile est à
C’est un procédé utilisé pour les transformateurs très puissants.
I.4.2.4 REFROIDISSEMENT AVEC HYDRO-REFRIGERANT
L’huile chaude venant de la cuve du transformateur est envoyée par une pompe vers une petite
cuve contenant des tubes à l'intérieur desquels circule de l'eau froide, l’huile y revient refroidie.
Ce système comporte un risque, en cas de fuites dans les canalisations de liquides, l’huile peut
se mélanger à l’eau et provoquer la destruction du transformateur suite à la baisse d’isolement.
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Figure 7 Transformateur immergé dans l'huile refroidi par
I.5 PROTECTION DES TRANSFORMATEURS
I.5.1 Relais Buchholz
Figure 8 Relais buchholz
Dans le domaine de la distribution et de la transmission l'électricité, un relais Buchholz est un
dispositif de sécurité monté sur les transformateurs et inductances de puissance à bain d'huile.
Le relais Buchholz est utilisé sur ce type de systèmes comme dispositif de protection sensible
aux événements qui se produisent lors d'un défaut diélectrique (défaut d'isolement) à l'intérieur
de l'équipement.
I.5.2 Principe
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Quand un arc électrique ou une surchauffe se développe à l'intérieur des enroulements, il y a
dégagement de gaz par vaporisation de l'huile. Ce phénomène précède un changement dans les
valeurs électriques, courant ou tension, de l'appareil. Un relais Buchholz réagit à ce dégagement
de gaz et protège ainsi le transformateur de potentiels dégâts.
I.5.3 Position
Le relais Buchholz est placé dans le tube reliant la cuve principale du transformateur et son
conservateur d'huile. Le transformateur doit être conçu de telle manière que tout gaz se formant
dans la cuve principale doit remonter rapidement vers le conservateur en passant par le relais
Buchholz. Autrement dit, le gaz ne doit pas être piégé dans la cuve. Des tubes supplémentaires
doivent parfois être montés, par exemple entre les tourelles des traversées électriques et le
conservateur, pour assurer une bonne collecte du gaz.
I.5.4 Fonctionnement
Figure 9 Schéma d'un relais Buchholz quand il y a absence de défaut
Figure 10 Schéma d'un relais Buchholz après accumulation de gaz
provoquant l'ouverture du contact d'alarme
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Les relais Buchholz sont munis en général de deux contacts : un pour l'alarme et un pour le
déclenchement :
• Sur une accumulation lente de gaz, due probablement à une surcharge, le gaz s'accumule dans
la partie supérieure du relais tandis que le niveau d'huile diminue. Une détection par flotteur est
utilisée dans ce cas pour générer un signal d'alarme. Ce système détecte aussi les fuites d'huile.
• Si un arc se forme, l'accumulation de gaz est rapide, et l'huile s'écoule rapidement dans le
conservateur. Cet écoulement d'huile actionne un commutateur fixé à une palette située dans le
chemin de circulation d'huile. Ce commutateur actionnera normalement un disjoncteur pour
arrêter (isoler) l'appareil avant que le défaut ne crée plus de dommages.
I.5.5 Vanne d’échantillonnage des gaz
Les relais Buchholz ont une vanne de test pour permettre au gaz accumulé d'être retiré pour
l'essai. La présence de gaz inflammable dans le relais indique un certain défaut interne tel qu'une
surchauffe ou un amorçage d'arc, tandis que l'air trouvé dans le relais indique uniquement que
le niveau d'huile est bas ou qu'il y a une fuite.
I.5.6 Sensibilité
Il faut prendre garde, que le relais Buchholz ne déclenche pas au démarrage des pompes de
refroidissement du transformateur.
Figure 10 relais Buchholz où on voit distinctement les flotteurs
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En plus du relais Buchholz placé entre la cuve principale et le conservateur, on installe en
général un relais similaire entre la cuve du commutateur du changeur de prises et la partie du
conservateur réservée à l'huile du commutateur. Son principe est semblable, mais ne possède
qu'un contact de déclenchement. En effet, dans le commutateur du changeur de prises un
dégagement de gaz est normal. Il n'y a donc pas d'alarme pour signaler cet état, de plus on ne
pratique généralement pas à une analyse des gaz dissous dans l'huile du commutateur.
L'apparition de changeur de prises à interrupteurs à vide, où il n'y a pas d'arc électrique dans
l'huile durant l'opération du commutateur, rend toutefois cette analyse envisageable. Par
ailleurs, des méthodes ont été développées pour détecter les défauts dans les changeurs de prises
conventionnels à partir des données de l'analyse des gaz dissous.
Histoire
Figure 11 Symbole électrique d'un relais Buchholz
Cet appareil a été développé la première fois par Max Buchholz en 1921. Des relais
Buchholz ont été utilisés sur les transformateurs de puissance au moins depuis les
années 1940.
Alternative
En complément ou substitution du relais Buchholz, on peut équiper les transformateurs d'un
relais de montée de pression soudaine, qui comme son nom l'indique détecte un changement
dans la pression interne du transformateur afin de reconnaître l'apparition d'un arc électrique.
Fabricants
• Elektromotoren und Gerätebau Barleben (EMB), fabricant allemand.
• Equipaggiamento Trasformatori Italia (ETI), fabricant italien.
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I.5.7 RELAIS DE PROTECTION BUCHHOLZ DN80 3’’
Descriptif général :
Le relais "Buchholz" est un équipement de protection des transformateurs immergés respirant.
Monté en série sur la tubulure reliant la cuve du transformateur au conservateur, le relais
Buchholz détecte :
_ Une production de gaz (cas A)
_ Une vidange totale du conservateur jusqu'au-dessous du niveau du relais (cas B)
_ Un brusque mouvement d'huile en provenance de la cuve contenant la partie active : (cas C)
Chacun de ces défauts provoque la fermeture d'un contact provoquant suivant les cas un signal
d’alarme ou de déclenchement. Le déclenchement conduit à l’arrêt du transformateur.
Généralement :
_ Cas A : signal d’alarme
_ Cas B : signal d’alarme puis de déclenchement
_ Cas C : signal déclenchement
Fonctionnement :
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Le mécanisme est constitué de 2 flotteurs placés à des hauteurs différentes. Le plus haut détecte
une accumulation de gaz, le plus bas une vidange de la tubulure. À chaque flotteur est associé
un contact sec déclenché par un aimant solidaire du flotteur. Un dispositif d'essai manuel permet
de simuler le fonctionnement des deux états du relais par action mécanique sur les flotteurs.
La détection des mouvements d'huile s'effectue par une palette placée perpendiculairement au
flux d'huile. Cette palette est retenue par un aimant limitant ainsi le risque de basculement
intempestif. Le basculement de la palette agit directement sur le flotteur inférieur et provoque
la fermeture du même contact.
Sur la partie supérieure du boîtier se trouve un robinet permettant la prise d'échantillon de gaz
et/ou d'huile. Sur ce robinet peut être raccordé un dispositif de prise d'échantillon ramené à
hauteur d'homme.
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Degré de protection IP 54
Isolement
A la masse FI 2500 V (1 mn)
Choc 5 kV
Aux bornes FI 1000 V (1 mn)
Choc 3 kV
Conditions Mécaniques
Choc 25g (durée 11ms)
Vibra 2g maximum – 2 < f < 200Hz
Temps de réponse tions
,1 s
Pression de fonctionnement 0,5 105 Pa
Fonctionnement sur entre 200 et 300 cm3
dégagement de gaz
Vitesse 2,00ms 15% (voir PV d'essais)
Contacts :
Alarme
1 contact Inverseur (NO et NF)
Déclenchement 1 contact Inverseur (NO et NF)
Option sur demande spécifique :
Pouvoir de coupure 2A L/R < 75 ms 12 à 250 V DC · Tropicalisation
12 à 250 V AC · Huile silicone
2A cos0,4
12 à 250 V · Indice de protection IP 56 / IP66
I mini 0,05 Produits associés :
· Verrine de buchholz à hauteur d’homme
Presse-étoupe PG16
· Kit de montage sur demande (visserie,
Température ambiante -40°C à +55°C
joint, vanne...)
Température du fluide -25°C à +115°C
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