Ressource n°2
ACCESSOIRES A LA REMUNERATION
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1. Primes :
Rémunération variable qui s’ajoute au salaire de base et est donc, par nature, aléatoire.
Ces éléments variables de rémunération sont constitués de :
Primes liées au travail :
C’est pour tenir compte de certaines incommodités ou responsabilités que des dispositions conventionnelles
prévoient des majorations de salaire spéciales correspondant aux heures de travail accomplies à certains moments.
Ces primes sont payées à périodicité mensuelle.
Primes liées à la bonne exécution du travail :
Primes conventionnelles ou attribuées unilatéralement par l’employeur.
Ces primes ont pour objectif d’obtenir une plus grande implication des salariés. Elles s’inscrivent dans la durée
et ont, généralement, une périodicité annuelle.
Elles peuvent être individualisées ou collectives.
Liste des primes liées à la bonne exécution du travail :
- la prime d’assiduité ;
- la prime de productivité ou de rendement, la prime qualité ;
- la prime de sécurité.
Prime de performance, d’objectifs ou bonus :
Ce type de prime résulte d’une pratique unilatérale de l’employeur.
L’objectif est d’apprécier la qualité du lien qui lie le salarié (contribution) et l’entreprise (rétribution) attribuant une
prime fonction des résultats obtenus par le salarié dans une période donnée fixée, le plus souvent, à l’année civile.
On distingue :
- La prime de performance s’évalue en fonction de critères attendus dans la tenue du poste.
- La prime d’objectifs, encore appelée bonus : elle s’apprécie en fonction du degré d’atteinte
d’objectifs préalablement fixés.
2. Gratification :
La gratification est une créance de l’employeur qui doit être versée au personnel concerné à une date
précise (13ème mois, prime de vacances, prime de fin d’année) ou à une date liée à un évènement (mariage,
naissance, date anniversaire d’entrée dans l’entreprise).
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Le montant de la gratification est subordonné à la présence du salarié dans une période d’acquisition.
Par exemple, le 13ème mois sera versé en fonction de la durée de travail effectif (ou assimilé comme tel) du salarié
entre le 1er janvier et le 31 décembre.
3. Indemnité :
Montant versé par l’employeur pour rembourser le salarié de frais supportés à l’occasion du travail (indemnité
de déplacement, prime de panier, prime de salissure, indemnité de congés payés).
4. Libéralité :
La libéralité est une gratification bénévole qui relève du pouvoir de l’employeur.
Elle est, par nature, discrétionnaire et ponctuelle, et peut intervenir à une période quelconque de l’année.
Elle récompense un effort particulier du salarié ou d’un groupe de salariés : c’est la prime exceptionnelle.
5. Avantages en nature :
Constituent des avantages en nature des produits ou services, fournis par l’entreprise au profit des salariés qui
pourront en faire un usage personnel, à titre gratuit ou à des conditions avantageuses.
Les types d’avantages en nature : il n’existe pas de liste exhaustive de tous les avantages dont peuvent bénéficier les
salariés mais les principaux sont :
le logement gratuit ou à tarif réduit ;
la fourniture de repas gratuits ou à prix préférentiels ;
l’attribution de chèques-restaurant ou de chèques-transport ;
l’attribution d’un véhicule ;
le bénéfice de prêts à taux préférentiels ;
l’attribution gratuite d’une carte bancaire ;
la fourniture de vêtements d’usage courant ;
des prix préférentiels sur des fournitures ou services produits par l’entreprise ;
l’usage d’un téléphone portable, d’un micro-ordinateur en dehors des heures de travail ;
la fourniture d’un abonnement (téléphonique, Internet, à une publication) ;
l’aide apportée sous forme de chèque emploi service ;
un cadeau lié à un évènement (par exemple : le départ à la retraite) ;
la participation aux frais de transport.
Les avantages en nature sont évalués à la valeur locative brute (ou forfaitairement).
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6. Intéressement :
L’intéressement est une rémunération collective présentant un caractère aléatoire (facultatif) et résultant d’une
formule de calcul liée aux résultats et aux performances de l’entreprise.
L’intéressement a un caractère collectif : tous les salariés y ont droit quelle que soit la nature de leur contrat de
travail.
Les sommes versées au titre de l’intéressement n’ont pas le caractère de salaire car elles « ne sont pas prises en
compte pour l’application de la législation du travail et de la Sécurité sociale ».
7. Participation :
Accord conduit à affecter une partie du bénéfice à la constitution d’une réserve spéciale de participation
destinée à être répartie entre les salariés à l’issue d’une période d’indisponibilité où les sommes sont placées.
La participation des salariés aux fruits de l’expansion de l’entreprise a pour objet la redistribution, au profit des
salariés, d’une partie du bénéfice qu’ils ont contribué, par leur travail, à réaliser dans leur entreprise.
En France, c’est un système légal, obligatoire, qui se cumule avec tout autre système qui pourrait être mis en
place par l’entreprise (intéressement, plan d’épargne, retraite supplémentaire).
La participation est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui réalisent un bénéfice fiscal. Elle est
facultative pour les autres entreprises.
La participation a un caractère collectif : tous les salariés y ont droit quelle que soit la nature de leur contrat de
travail.
Les sommes versées au titre de la participation n’ont pas le caractère de salaire car elles « ne sont pas prises en
compte pour l’application de la législation du travail et de la Sécurité sociale ».
Calcul de la réserve spéciale de participation : R = ½ (B – 5C/100) X S/VA
B = bénéfice net de l’exercice, déduction faite de l’impôt correspondant ;
C = capitaux propres de l’entreprise ;
S = salaires de l’entreprise ;
VA = valeur ajoutée de l’entreprise.
Pour qu’une réserve de participation puisse être constituée, il faut donc :
non seulement que cet exercice se traduise par un bénéfice ;
mais encore que ce bénéfice soit supérieur à 5% des capitaux propres.
8. Stock option :
Mécanisme, purement facultatif, qui consiste pour une entreprise, à offrir aux membres de son personnel salarié
(ou à certains d’entre eux) la faculté de souscrire ou d’acheter des actions de la société à un certain prix, fixé au
jour où l’option est consentie.
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Les bénéficiaires disposent, pour lever leur option, d’un délai pendant lequel le prix d’option ne varie pas en
principe. Ainsi, en cas de hausse de la valeur de l’action, une plus-value peut être acquise.
Les stocks options représentent un risque nul pour le salarié et des gains potentiels extrêmement importants. Les
plans d’options permettent de fidéliser les salariés, en leur imposant un délai avant la levée d’option. Ils sont
également un facteur de reconnaissance.
9. Plans d’épargne :
Tout système d’épargne collectif permettant aux salariés d’une entreprise de participer, avec l’aide de celle-ci, à la
constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières constitue un Plan d’Epargne d’Entreprise. C’est un régime
doublement facultatif ouvert à toute entreprise qui souhaite le mettre en place et à tout salarié de celle-ci, libre
d’y adhérer sans jamais être contraint d’y verser des sommes.
10. Régimes complémentaires de prévoyance :
Les régimes facultatifs de prévoyance ont pour but d’offrir aux salariés des garanties contre les risques décès,
invalidité, incapacité temporaire, remboursements de frais médico-chirurgicaux.
Le système de prévoyance des salariés est articulé autour de deux types de régimes :
le régime de base de la Sécurité sociale, obligatoire pour tous les salariés ;
les régimes complémentaires facultatifs.
La proposition d’un régime complémentaire de prévoyance s’inscrit dans la politique sociale de l’entreprise. C’est
une décision politique qui a un coût et repose sur des choix de prestations :
un complément de salaire en cas de maladie, de maternité, d’accident du travail ou d’incapacité temporaire ;
un complément de remboursement des frais pharmaceutiques et médicaux ;
une indemnité et/ou une rente au profit d’un ou plusieurs ayant droits en cas d’invalidité, de décès.
Ces garanties complémentaires sont acquises par le biais d’un contrat d’assurance de groupe.
Ce contrat peut être souscrit :
directement par l’entreprise auprès d’une compagnie d’assurance ;
par une institution sociale (à but non lucratif), l’entreprise adhérant alors au contrat souscrit par l’institution.
Il existe deux principaux types d’institutions sociales :
les institutions de prévoyance ;
les mutuelles (également appelées sociétés mutualistes).