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Problèmes fonciers à CEGERA 2024

Le document présente le village de CEGERA en République démocratique du Congo. Il décrit la situation géographique, démographique, économique et les problèmes fonciers du village, notamment le manque d'accès à la terre pour une partie de la population.

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Problèmes fonciers à CEGERA 2024

Le document présente le village de CEGERA en République démocratique du Congo. Il décrit la situation géographique, démographique, économique et les problèmes fonciers du village, notamment le manque d'accès à la terre pour une partie de la population.

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Page sur

Dispensé par CT Justin RUJAMIZI M.

Présenté par :
1. MAOMBI BAHATI Isaac
2. NABINTU KULIMUSHI Jolie
Promotion : L1 LMD
Faculté : Développement Rural
Page sur

INTRODUCTION GENERALE

Lors d'un événement parallèle à la conférence Rio + 20 sur le développement durable,


Gisele Henriques1, de la CIDSE ("Coopération Internationale pour le Développement et
la Solidarité",), a appelé les gouvernements à agir pour contrer l'accaparement des terres et
mettre en œuvre les directives volontaires pour les terres, approuvées par l'ONU.

Tout d'abord, nous tenons de remercier notre Alma Mater ISTD et particulièrement le
Titulaire de l’UE de Développement Communautaire et Rural, de nous avoir donné
l'occasion de nous entretenir avec la population de CEGERA aujourd'hui au sujet
susmentionné à la page de garde, une question qui nous a fort tenu à cœur. Nous
concentrerons notre intervention sur la terre surtout, car ayant étudié et analysé les
différents problèmes du milieu précité, nous avons constaté l'absence d'un accès adéquat et
sécurisé à la terre et aux ressources naturelles car d’ores et déjà l'une des principales causes
structurelles de la faim et de la pauvreté dans le monde.

Un processus mondial est en cours par lequel de puissants investisseurs privés et publics
prennent possession de vastes étendues de terres ; ces accords, communément appelés «
accaparement des terres », ont un impact grave sur les droits humains des plus pauvres, en
particulier sur leur droit à une alimentation adéquate.

C’est pourquoi dans le cade de l’Unité d’Enseignement précitée, nous avons été soumis à
un travail pratique portant sur la thématique : « IDENTIFICATION DES
PROBLEMES, HIERARCHISATION ET DETERMINATION DU PLUS
GRAVE LEQUEL FERA L’OBJET DU TITRE DE PROJET ». Etant donnée que
tout travail scientifique et/ou recherche scientifique demande qu’il y ait de prime à bord
descente sur terrain, nos recherches et nos études se sont tournées sur le Village de
CEGERA en Groupement de Bugorhe dans le Territoire de Kabare Nord.

Dans les pages qui suivent, nous allons pouvoir vous démontrer valablement tant soit peu
le vif de nos études et recherches faites et les données recueillies lors de notre descente sur
terrain.
Page sur

Chap. I er. PRESENTATION MONOGRAPHIQUE DU VILLAGE


DE CEGERA EN GROUPEMENT DE BUGORHE
I. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE

1.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

Le Village de CEGERA est l’un des villages constituants le Groupement de Bugorhe, il est
à la limite du Groupement de Bugorhe et celui d’Irhambi-Katana, composant ainsi la
Collectivité-Chefferie de Kabare dans le Territoire de Kabare en sa partie Nord, Province
du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Il compte 5 sous-villages :

Tableau n° 1 : Répartition de sous-villages et leurs chefs


N° VILLAGES CHEFS DE SOUS-VILLAGE
1 CEGERA – Centre KAZAROHO MUSHINGI
2 CIRAGOMWA LUKANGIRA
3 KANYAMALOGO DIDI MUDOGO
4 MUGANGANE MUHARABU
5 CIMBEGESHE N’NAMOGO SALIBONGO
Source : Archive du Village, consulté ce Mercredi, 10 Janvier 2024 à 10h24

Pour ce faire, ce chapitre est consacré à la présentation du milieu physique, à l’aspect


démographique, la santé, l’éducation et l’économie du milieu.

1.2. PRESENTATION PHYSIQUE2

1.2.1. Situation Géographique

L’aire de la recherche se situe à l’Est de la RD Congo, Province du Sud-Kivu, territoire de


Kabare situé entre 28°45’ et 28° 55’ de longitude et 2° 30’ et 2° 50’ de latitude Sud au Sud -
Ouest du lac Kivu. Avec une superficie de 1 960 km2, son altitude est de 1.460 m à l’Est et
les sommets les plus hauts atteignent une hauteur de 2 780 m à plus de 3 000 m dans les
montagnes de Kahuzi et de Bièga à l’Ouest. La végétation originelle était formée par une
forêt mésophile de montagne. Aujourd’hui, suite à la forte croissance démographique
(environ 2.3 % en moyenne ces dix dernières années), la forêt est presque tout à fait
substituée par des surfaces agricoles jusqu’à une certaine altitude d’à peu près 1.800 m où
les conditions de l’agriculture deviennent de plus en plus difficiles.

Le Village de CEGERA est situé dans le Groupement de Bugorhe, Territoire et Chefferie


de Kabare à environ 30 Km de la ville de Bukavu sur l’axe routier Bukavu-Goma.

1.2.2. LIMITES DU VILLAGE

Le village de CEGERA est limité :


• Au Nord : par le village de CAHOBOKA
• Au Sud : par le Centre de Recherche en Sciences Naturelles, CRSN – Lwiro

2
Page sur

• A l’Est : par le village de Ciranga


• A l’Ouest : par le Village de Kahungu et le Parc National de Kahuzi-Biega.

1.3. CLIMAT ET VEGETATION

1.3.1. Le climat

Le village de CEGERA possède un climat tropical d’altitude avec une température moyenne
annuelle variant à 19,20 et une longitude qui atteint 10 à 20 0.

Eu égard à cela, CEGERA reçoit des fortes quantités d’eau de pluie en moyenne de
1608.2mm/an et comprend à son tour deux saisons :

• La saison des pluies de septembre à mai (9 mois)


• La saison sèche de juin à août (3mois).

1.3.2. Végétation

La végétation du Village de CEGERA est dominée par la culture des bananiers qui occupent
la plus grande partie de la surface soit 50 à 70% des cultures. Nous y trouvons aussi quelques
cultures tropicales comme le manguier, l’avocatier, le papayer, l’igname, le sorgho et une
catégorie des plantes des régions tempérées comme la pomme de terre, les fraisiers y sont
aussi pratiqués. Nous pouvons citer aussi le haricot, le maïs, le manioc et la patate douce.

La végétation du type naturel n’existe plus à cause de la surexploitation du sol, du


déboisement systématique causé par les paysans à la recherche de bois de chauffage et de
braises. Ce déboisement est à la base de la dégradation du sol, l’érosion… et la
surexploitation du sol est à la rareté des terres arables. Il ne reste que la partie occupée par
le PNKB où l’on peut encore rencontrer une végétation sauvage.

1.4. ASPECTS DEMOGRAPHIQUES

Du point de vue de la population, le village de CEGERA est dominé par le peuple d’origine
Shi depuis plusieurs millénaires.

La population du Village de CEGERA est hétérogène et nombreuse tribus cohabitent


massivement dans CEGERA Centre où nous trouvons une forte concentration de la
population.

Tableau N°2 : Répartition de la population de CEGERA par sous-village (2013)


Sous-villages Hommes Femmes Garçons Filles Total
CEGERA – Centre 943 861 1007 847 3 658
CIRAGOMWA 415 431 769 603 2 218
KANYAMALOGO 389 301 723 475 1 888
MUGANGANE 270 227 820 506 1 823
CIMBEGESHE 191 178 626 416 1 411
Total 2 208 1 998 3 945 2 847 10 998
Source : Rapport du Bureau de l’Etat-civil de Groupement de Bugorhe 2013.
Page sur

Tableau N o 3 Population générale de CEGERA à la fin 2013.


Hommes Femmes Garçons Filles Total
2 208 1 998 3 945 2 847 10 998
Source : Rapport annuel du bureau de l’Etat-civil du groupement de Bugorhe 2013.

1.5. ASPECTS ECONOMIQUES

1.5.1. Agriculture

[Link]. Situation alimentaire

Dans le Village de CEGERA, la situation alimentaire est caractérisée par un déséquilibre.


Le haricot étant l’aliment de base, tend à diminuer petit à petit mais le sorgho à son tour a
fortement diminué dans la ration alimentaire journalière tandis que les féculents tels que la
pomme de terre, la patate douce, le manioc et la banane y sont actuellement rares suite au
manque de terres, pas d’accès total aux champs si ce n’est pas par location conditionnelle.

[Link]. Mode d’accès à la terre

L’agriculture étant l’activité principale dans le village de CEGERA occupe 90% dans lequel
60% de la population dépend de la plantation privée de MPOZI, 40% de la population n’a
pas accès aux terres donc pas des champs. Dans le village de CEGERA, la conception du
mode d’accès à la terre est purement coutumière. Le Chef du village, Monsieur MPOZI
étant le chef suprême reste propriétaire de tous les droits fonciers d’accéder à la terre sous
plusieurs formes. Ces droits sont obtenus par ledit chef à son propre profit car faisant
encore la pratique coloniale de l’exploitation de l’homme par l’homme. En donnant de
terres de 25 à 50 pieds aux certains paysans, il profite à son tour de les exploiter en leur
faisant travailler trop dur dans son domaine/plantation privé de manière à les imposer des
corvées qu’il va appeler ‘’SALONGO’’. Et en plus de cela, le Chef se choisit tous les
champs plus fertiles et productifs en laissant à ses vassaux des champs infertiles, inféconds
ce qui conduit aux paysans une faible production ne pouvant même pas supporter leurs
familles et/ou subvenir à leurs besoins vitaux tels que : les soins de premiers secours, la
scolarité des enfants, paiement d’autres ustensiles ménagers, etc. Mais à part le Chef
MPOZI qui détient une surface non négligeable de terres arables de ce village, signalons
que presque 90% de terres est occupé par des plantations privées imposant aux paysans
certaines corvées et/ou obligations pour y accéder ; il y a aussi les Plantations de Monsieur
Didi MUDOGO et celle de Monsieur LUSHALA MUKUBITO (plantation limitrophe
se trouvant entre CEGERA et KAHUNGU). Signalons que tous ces devoirs d’accès sont
livrés sous forme de Bwassa, Kalinzi, Ntumulo,…

[Link]. Elevage

Occupant seulement 5%, l élevage dans le Village de CEGERA n’existe presque pas.
L’explosion démographique et l’extension de la privatisation de terres est à la base d’une
réduction dramatique des pâturages dans le village de CEGERA. Ici, un problème s’observe
de la part des petits paysans dans la pratique d’élevage des gros bétails et la conséquence en
est que le lait et la viande sont devenus des aliments rares qui ne sont pas faciles à se
Page sur

procurer et pourtant les Shi se considèrent traditionnellement comme des éleveurs


spécialisés.

Mais malgré le faible pourcentage et le manque de pâturage, cela n’empêche que l’élevage
n’y soit pratiqué comme celui des chèvres, des vaches, des moutons, des porcs, des canards,
des poules et des lapins pour perpétuer la culture Shi.

[Link]. Commerce

Le commerce organisé dans le Village de CEGERA est celui des denrées alimentaires
récoltés dans les champs et quelques produits manufacturés et cela n’occupe que le 5%
aussi d’activités à aspects économiques de ce village. A cause des techniques de stockages
des produits non performants tant de produits comme fretins secs, les poissons sont
écoulés directement sur le marché. Nous avons des aubergines, les tomates, les amarantes,
les poireaux, les choux, le soja, le haricot, le maïs et le sorgho.

1.6. TRANSPORT ET COMMUNICATION

1.6.1. Transport

Le Village de CEGERA est parmi les villages les plus ouverts du Groupement de Bugorhe,
parce qu’il détient au plus ou moins 3 à 4 principales routes de dessertes agricoles versant
dans la grand-route Bukavu-Goma par le biais du Groupement d’Irhambi -Katana mais
aussi celui conduisant au Centre de Recherche en Sciences Naturelles de Lwiro, d’où la
présence des voitures, des mini-bus, des camionnettes et les camions pour assurer le
transport efficace de toute la population est assistée.

1.6.2. Communication

Le Village de CEGERA bénéficie d’une communication stable et aisée permettant ainsi le


libre échange d’informations avec toute la population de la RDC et ses périphéries.

Il profite ainsi de la connexion mobile des 4 antennes réseautiques antennes érigées dans le
Groupement de Bugorhe parmi lesquelles nous avons Orange, Vodacom, Airtel et Africell.
La présence de cette initiative dans le groupement fait que la population de CEGERA reste
en contact avec des frères et sœurs éloignés à travers les téléphones un des éléments le plus
modernisés du monde entier.

1.7. ASPECTS SOCIO-CULTURELS

1.7.1. Organisation politico-administrative

Dans le territoire de Kabare en général et plus particulièrement dans le Village de


CEGERA, les paysans restent attacher à son Chef du Village de telle sorte que nul n’est
tenu d’injurier ni de menacer son pouvoir.

Le village de CEGERA est en principe dirigé par un Chef du Village du nom de MPOZI
qui n’est pas élu mais qui est héritier de son pouvoir mais exerçant alors son pouvoir en
aristocratie (Forme de gouvernement où le pouvoir appartient à un petit nombre de personnes, et
Page sur

particulièrement à une classe héréditaire) et en tyrannie (Gouvernement absolu et oppressif du tyran,


considéré surtout dans ce qu'il a d'injuste, d'arbitraire, de cruel ; domination, oppression exercée par ce
gouvernement.).

1.7.2. Education

Dans le village de CEGERA, nombreux parents n’arrivent pas à scolariser leurs enfants à
cause des frais scolaires trop élevés dans un environnement économique qui ne permet pas
aux familles de bénéficier d’un revenu décent et cela conduit à l’abandon massif des enfants
à l’école.

Dans ce village, les infrastructures scolaires sont réparties de la manière suivante :

• 4 écoles Primaires : EP MUDUSA, EP CEGERA Centre, EP AMANA, EP


MPANZE.
• 4 établissements secondaires : Institut AMANA, Institut CIMANUKA, Institut
MAPENDO, Institut CIBANDA.

1.7.3. Santé

Dans le secteur sanitaire, le village de CEGERA dispose de deux Centres de Santé : CS


LWIRO et CS NURU ; le premier dans la Zone de Santé de Miti-Murhesa et le second
dans la Zone de Santé de la FOMULAC – KATANA.

Il dispose aussi de 10 bornes fontaines opérationnelles et de 4 sources d’eau potable entre


autres : la Source KAMIR’IHEMBYE, la Source KAVUZA, la Source NYAMBWIRA
et la Source MULEBA.

1.7.4. Religion

La majorité de la population du Village de CEGERA est dominée par la religion catholique


et protestante d’où nous avons :

- 4 CEV (Bunyakiri, Ntane, Madwedwe et Kako),


- 2 Paroisses 8e CEPAC (NAYOTH et BARAKA),
- 1 Paroisse de la 5e CELPA,

De ces 2 confessions religieuses s’ajoutent d’autres églises comme : les témoins de Jéhovah,
les Néo-apostolique, les adventistes, etc.
Page sur

Chap. IIe. IDENTIFICATION DES PROBLEMES, HIERARCHISATION


ET DETERMINATION DU PLUS GRAVE LEQUEL FERA
L’OBJET DU TITRE DE PROJET

2.1. IDENTIFICATION DES PROBLEMES

2.1.1. Accès difficile au courant électrique,


2.1.2. Absence de marché commercial central,
2.1.3. Manque des pâturages pour faciliter l’élevage,
2.1.4. Accès difficile et/ou quasi inexistante à la scolarité,
2.1.5. Manque de travail chez les responsables de famille,
2.1.6. Manque d’ONG et des projets communautaires,
2.1.7. Occupation et accaparement de terres par les tenants du pouvoir,
2.1.8. Faible production de denrées alimentaires champêtres,
2.1.9. Manque de conscience et de collaboration étroite entre les tenants du
pouvoir et les assujettis,
2.1.10. Insuffisance de techniques agricoles et de production.

2.2. HIERARCHISATION DE PROBLEMES

2.2.1. Accès difficile au courant électrique


2.2.2. Absence de marché commercial central,
2.2.3. Manque de travail chez les responsables de famille,
2.2.4. Manque de pâturages pour faciliter l’élevage,
2.2.5. Accès difficile et/ou quasi inexistante à la scolarité,
2.2.6. Manque d’ONG et des projets communautaires,
2.2.7. Manque de conscience et de collaboration entre les tenants du pouvoir et
les assujettis,
2.2.8. Insuffisance de techniques agricoles et de production,
2.2.9. Occupation et accaparement de terres par les tenants du pouvoir,
2.2.10. Faible production de denrées alimentaires champêtres

2.3. DETERMINATION DU PLUS GRAND PROBLEME

En tant que futurs Techniciens en Développement Durable et ayant bien analysé les
différents problèmes sur lesquels les paysans du Village de CEGERA se heurtent, nous
nous sommes extrêmement préoccupés par les phénomènes d’Accaparement de terres
et de la Faible production de denrées alimentaires. Nous avons entendu des
témoignages de première main des communautés lesquelles nous avons pu interroger sur
le fait pour réclamer la protection. Bien que ressource économique vitale, la terre est, pour
l’humanité, bien plus qu’un bien productif : elle a aussi une fonction sociale, culturelle,
spirituelle et environnementale.
Page sur

Chap. IIIe. PROJET DE DISTRIBUTION DES SEMENCES


AMELIOREES DANS LE VILLAGE DE CEGERA

Photo prise d’une paysanne détenant en main une variété de maïs améliorée

3.1. IDENTIFICATION DU PROJET

3.1.1. Définition et objectif du projet

Le projet est défini comme un ensemble d’activités qui, avec l’apport de différentes
ressources (humaines, matérielles, financières, ….) visent à réaliser certaines actions
cherchant à répondre à un ou plusieurs besoins ressenti par la communauté.

3.1.2. Objectif global

L’objectif global de ce projet est d’accroitre le revenu ménager d e la population de


CEGERA par l’augmentation de la production agricole bio-fortifiée afin de combattre
l’insécurité alimentaire.

De façon spécifique, il compte à :

• Assurer la sécurité alimentaire,


• Lutter contre la malnutrition,
• Accroître et assurer la scolarité des enfants de bénéficiaires,
• Accroitre le revenu du ménage,
• Assurer l’auto prise en charge de bénéficiaires.

3.1.3. Localisation du projet

Le présent projet sera implanté en RD Congo, Province du Sud-Kivu, Territoire et


Chefferie de Kabare, Groupement de Bugorhe, Village et Localité de CEGERA, d’où il
Page sur

sera créé un comité de suivi des activités qui fonctionnera dans les locaux qui seront pris
en location.

3.1.4. Durée du projet

Un projet de développement a l’obligation de produire des changements désirables dans un


milieu bien déterminé à un temps fixé d’avance. La durée de notre projet sera de deux ans
au maximum, les activités pourront ainsi démarrer dans le mois d’Avril 2024 et se
termineront au mois de Mars 2026.

3.1.5. Acteurs et bénéficiaires du projet

Les bénéficiaires directs du projet sont les habitants du village de CEGERA, et ensuite
toute la population du Groupement de Bugorhe et la Province du Sud-Kivu en leur offrant
sur le marché, les surplus de la production.

3.1.6. Nature du projet

Etant un projet de développement, ce dernier a un caractère socio-économique, car il vise


le développement socio-économique en distribuant les semences améliorées et en fertilisant
le sol par les engrais chimiques. La production va accroitre et le bien-être de la population
sera assuré.

3.1.7. Cadre juridique du projet

Notre projet est du type concerté, c’est à dire un projet vers lesquels convergent divers
engagements, notamment les autorités publiques, les organisations des financements et la
population concernée.

3.1.8. Stratégie globale pour la réussite du projet

Par stratégie, nous entendons une série d’activités entreprises par des individus ou une
organisation, dans le but d’atteindre un objectif désiré. Réussir une action de
développement n’est pas chose facile si on n’y prend pas garde.

GRAIGNEAUX D. cité par LUPEPE MABAVENGI (1985-1986) a constaté qu’aucune


action imposée du dehors n’est durable que si elle n’est pas pleinement assimilée par celui
qui en bénéficie. Une action psychologique doit donc être développée, appuyée par les chefs
réels des communautés (chefs des familles, des localités, des groupements ou chefs politico-
administratives). Ce sont eux qui fondent l’opinion et c’est d’eux que dépendra la réussite

Ainsi donc, il nous a fallu prévoir une série d’activités devant nous permettr e d’atteindre
notre objectif. Il s’agit de :

✓ La sensibilisation de la population ;
✓ La formation des animateurs ;
✓ Les travaux des champs ;
✓ La distribution des engrais et semences améliorées ;
✓ Déroulement de travaux de champs ;
Page sur

✓ L’installation d’un comité local de suivi.

3.1.9. Justification ou Problématique du projet

Dans le monde, plus de 2 milliards de personnes souffrent de malnutrition en


micronutriments (les minéraux et les vitamines). C’est principalement les pays en voie de
développement qui sont touchés. Leurs populations ont en effet un régime alimentaire
dominé par des aliments de base amylacés et souvent peu diversifiés. Ceux-ci sont peu
coûteux mais ils contiennent de faibles quantités de micronutriments. Une équipe
internationale de scientifiques - dont le Professeur Hervé Vanderschuren3, et des
Professeurs Van Montagu4 et Bouis5, a récemment publié un article dans Nature
Communications qui explique comment le génie génétique des plantes peut aider à lutter
durablement contre la malnutrition.
« Faim cachée »
La malnutrition entraine de graves problèmes de santé comme l’anémie et des problèmes
de développement physique et cognitif (notamment les carences en fer et en folate).
Malheureusement ces carences sont peu perceptibles et les personnes concernées ne sont
pas conscientes de leur état de santé : c’est ce que l’on dénomme la « faim cachée ». L’idéal
serait que tout le monde puisse avoir accès à une alimentation saine et soit également éduqué
dans ce sens.
Diverses solutions sont préconisées. L’une d’elle consiste à sélectionner des cultures
vivrières de base pour obtenir des teneurs plus élevées en micronutriments. C’est ce que
l’on appelle la « bio-diversification ». Au cours des deux dernières décennies, des centres
internationaux de recherche agricole ont développé des cultures bio-fortifiées avec des
aliments qui proposent des teneurs en zinc plus élevées. Mais on peut aller plus loin : les
scientifiques expliquent comment le génie génétique peut contribuer à améliorer encore les
avantages des cultures bio-fortifiées. Les approches de génie génétique permettent
d’atteindre des niveaux de micronutriments beaucoup plus élevés que les méthodes
conventionnelles seules. Un autre avantage réside dans le fait que de grandes quantités de
plusieurs micronutriments peuvent être combinés dans une même culture. Et ce n’est pas
tout ! Le génie génétique peut également aider à combiner les caractéristiques des
micronutriments avec des aptitudes de la plante à résister à la sécheresse et aux parasites.
Bio-fortifier des aliments locaux africains accessibles en vitamine A, en fer et en
zinc par des pratiques agroécologiques de sélection de variétés naturellement
denses en micronutriments et de fertilisation avec des produits résiduaires
organiques.
La bio-fortification est l'idée de produire des cultures pour augmenter leur valeur nutritive
; elle se fait généralement soit par sélection conventionnelle, soit par génie génétique. La
bio-fortification se fait en appliquant des pratiques agroécologiques sur les cultures, comme
le choix d'espèces/variétés naturellement riches en nutriments des cultures locales et leur
fertilisation par des PRO ; pour obtenir un gain en micronutriments dans les parties
comestibles des plantes.

3
4
5
Page sur

Les politiques agricoles en Afrique, comme sur d'autres continents, se sont concentrées sur
la productivité mesurée en rendement céréalier des principales cultures céréalières comme
le maïs ou en kilocalories disponibles pour la population (Jones & Ejeta, 2016 ; Goyal &
Nash, 2017). Ce n'est que récemment que la nutrition - dans son sens le plus large (c'est-à-
dire la qualité de l'alimentation) - est apparue dans les discours de politique agricole. De
nombreux pays africains sont en train d'élaborer des stratégies agricoles sensibles à la
nutrition qui visent à accroître la diversité de la production d'aliments riches en nutriments
(Bénin, 2016 ; Covic et al, 2017). Cependant, il existe peu d'information sur le rendement
du secteur agricole du point de vue du soutien de la diversité alimentaire par la production
d'aliments riches en nutriments. Cela s'impose d'urgence pour informer les stratégies
agricoles sensibles à la nutrition sur la façon dont elles devraient fonctionner pour
promouvoir des régimes alimentaires sains. Il s'agit désormais d'une priorité de recherche
mondiale (Haddad et al, 2016).
« L’accaparement de terres, aussi appelé acquisition massive des terres » étant défini comme
l'acquisition de vastes étendues de terres situées entre 10,000 et jusqu'à 500,000 hectares,
par bail, concession ou achat.

Bien que les chiffres varient énormément, on estime que depuis 2001, des millions de
hectares de terres - une superficie de la taille de l’Europe occidentale - ont été vendus ou
loués dans des pays en développement, la majorité au cours des derniers 227 et demi.

L'accaparement des terres mène à la dépossession, compromet les moyens de subsistance


des personnes, leur capacité de se nourrir et aggrave encore la dégradation des ressources.
Essentiellement, cela rend les plus pauvres encore plus vulnérables et les exclut davantage,
car ils deviennent privés de leurs droits.

La plupart des produits issus de l'accaparement des terres, qu'il s'agisse de denrées
alimentaires, d'aliments pour animaux ou de carburant, sont exportés dans la logique de ce
modèle axé sur la croissance sous-tendu par des politiques de libre-échange. Les entreprises
privées et leurs partenaires nationaux font partie de ceux qui récoltent les bénéfices au
détriment des plus pauvres, dont l'existence même est intrinsèquement liée aux terres sur
lesquelles elles travaillent, récoltent et dont elles sont les gardiens.

L'accaparement de terres est également l'accaparement de ressources - qu'il s'agisse d'eau,


de sols ou de biodiversité. Il y a une hypothèse erronée que l'accaparement des terres se
produit sur des terres « inutilisées », « marginales » ou « inhabitées », mais cela est
fondamentalement imparfait et non confirmé par les communautés avec lesquelles nous
travaillons.

Ici, nous devons noter qu'il y a beaucoup plus à cela qu'il n'y paraît. Les terres arables, la
proportion de la terre où la nourriture peut pousser, s'épuisent à un rythme alarmant.
Aujourd'hui, moins de 10% de la superficie totale de la planète est arable. Au cours des 40
dernières années, près d'un tiers des terres cultivées du monde (1.5 milliard d'hectares) a été
abandonné en raison de l'érosion et de la dégradation des sols. Nous perdons environ 75
millions d'hectares à cause de la dégradation des terres chaque année. Il faut environ 500
ans pour remplacer 25 millimètres de terre végétale et la profondeur minimale du sol pour
la production agricole est de 150 millimètres.
Page sur

De plus, et en réponse directe à ce sommet sur le développement durable, il est nécessaire


de remettre en question notre modèle économique, qui encourage la production industrielle
qui pille les ressources de la terre et prive de ses droits les plus pauvres de sa population.
Les grandes plantations et l'agriculture industrielle ne nourriront pas le monde et causent
de graves dommages irréversibles. De tels systèmes de production agricole sont en fait le
problème et n'ont aucune place dans l'avenir des sociétés durables aussi longtemps que cette
population n’aura pas encore accès aux terres fertiles et productives pouvant leur garantir
la survie et la subvention à leurs besoins vitaux.

3.2. PERTINENCE ET OPPORTUNITE DU PROJET

Ce projet est jugé intéressant et urgent, dans la mesure où il permet à la population de


MBOBERO d’utiliser ces engrais minéraux pour améliorer la production agricole en vue
d’atteindre la sécurité alimentaire dans leur entité. Ce qui constitue un gain social,
économique et environnemental pour ces familles. La population utilise des moyens non
appropriés entrainant par la suite la dégradation du sol.

Partant de l’opportunité du projet, la mauvaise gestion du sol dans le village de CEGERA


cause la famine, la pauvreté, les maladies alimentaires. Il est donc d’une importance capitale
de protéger le sol par l’utilisation des engrais minéraux pour prévenir la malnutrition et la
dégradation du sol en améliorant les conditions de culture. Notre projet vise la
conscientisation des habitants de CEGERA à la gestion de leurs terres de culture.

3.2.1. Résultats attendus

• Les paysans du village de CEGERA sont dotés des engrais chimiques ainsi que des
semences améliorées pouvant les aider à accroitre la production agricole,
• Le niveau de vie des ménages est élevé en ce sens qu’ils n’allongent plus la main
pour importer les produits venant d’ailleurs,

3.2.2. Faisabilité du projet

« Un projet doit être adapté à l’environnement naturel pour sa réussite ». Le facteur de notre
projet est né d’un besoin réel et essentiel de la population du village de CEGERA. Cette
activité principale agricole connue de faible productivité conduisant à l’insécurité
alimentaire et que cette dernière a occasionné un taux élevé de la malnutrition, la non
accessibilité à l’école conduit à son tour à un taux élevé d’analphabétisme, à la pauvreté, …
compte tenu de la conjoncture économique justifiée entre autre la faible production et le
faible revenu de la population, la grande partie de financement viendra des ONG, le
gouvernement, des organismes et d’une faible participation financière de la population. La
part de la population interviendra plus dans les travaux manuels qui ne demandent pas des
cotisations en argent, mais la force physique.

3.2.3. Acceptabilité du projet

Avant que ce projet ne soit monté, une étude systématique du milieu a été menée, et les
problèmes que cette étude cherche à résoudre sont bel et bien ressentis et exprimés par la
population cible. Ainsi, nous pensons que ce projet provoquera les transformations dans le
mode de vie de la population et le changement de mentalité.
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3.3. OPERATIONNALISATION DU PROJET

3.3.1. Les activités du projet

Le projet comprend souvent un grand nombre d’opérations différentes, mais


interdépendantes qui doivent se dérouler dans un ordre.

Comme nous l’avons signalé dans les pages précédentes, les phrases de planification de
notre projet se succèdent dans l’ordre chronologique suivant :

• La sensibilisation de la population ;
• La location d’un bureau à CEGERA ;
• Recrutement du personnel ;
• Formation des animateurs ;
• Distribution des semences et engrais et début des travaux des champs ;
• Déroulement proprement dit de travaux des champs ;
• Constitution d’un comité de suivi.
Notre projet sera faisable dans les 8 étapes citées ci-haut.

3.3.2. Planification des intrants

Intrant 1 : Sensibilisation de la population

La sensibilisation de la population doit se faire jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle est la


seule responsable de son environnement socio-économique et le bien-être pour d’elle-
même. Nous devons prévoir des techniques et méthodes pouvant permettre
l’accroissement de la production agricole d’un équilibre alimentaire.

Objectif :

• Lutter contre l’insécurité alimentaire (assurer la sécurité alimentaire) ;


• Qu’il y ait à manger pour tous ;
• Accroitre le revenu du ménage en grande production agricole.

Le projet sera réalisé par les animateurs du projet, les techniciens de développement rural
et un agronome. Le projet aura donc besoin d’un personnel dévoué, social, simple,
compétent, soucieux ayant l’amour du travail et du milieu qui constitue un aval de la
cellule. Le TDR prévoit, organise, contrôle, oriente, coordonne, planifie et évalue la
préparation et le déroulement des activités.

Intrant 2 : L’obtention d’un bureau de permanence à CEGERA

Le bureau sera placé à un endroit accessible pour le véhicule, dans un centre fréquenté en
vue de nous faciliter le transport des intrants et l’écoulement des produits. La
disponibilisation de ce bureau nous permettra d’assurer la coordination permanente des
activités pour la réussite du projet.
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Intrant 3 : Le recrutement du personnel

Le lieu de travail une fois apprêté, il sera procédé au recrutement du personnel du projet. Il
se fera sous certaines conditions à savoir :

• Avoir une formation technique universitaire ;


• Avoir au moins 3 ans de niveau post primaire ;
• Savoir bien écrire le français,
• Bien lire et parler la langue du milieu (Mashi) ;
• Être de préférence originaire du milieu ;
• Être de bonne moralité vie et mœurs ;
• Être de la nationalité congolaise.

Intrant 5. Formation des animateurs locaux

Après la mise en place du personnel du projet, suivra le choix des animateurs locaux à
former pour la conduite et l’exécution des travaux des champs, mais aussi assurer la
vulgarisation des semences et des engrais chimiques et organiques.

Ce choix sera fait sur base des critères de compétence. La formation théorique et pratique
s’échelonnera sur deux semaines et sera sanctionnée par un certificat de participation.

Intrant 6 : Distribution des semences, des engrais et début de travaux de champs

C’est une activité motrice du projet. Elle consiste à fournir à chaque sous villages des
semences améliorées et le fertilisant du sol.

Objectif : Assurer la sécurité alimentaire, par l’accroissement de la production agricole et


le revenu ménager de la population de CEGERA. Cette partie sera réalisée par
un TDR, un agronome, 12 animateurs locaux et 20 ouvriers agriculteurs.

Intrant 7 : Déroulement des travaux des champs

Les activités seront exécutées par un personnel qualifié, compétent et expérimenté. Après
identification, formation, distribution des semences, préparation des champs, suivra alors
le semis. Selon notre chronogramme, les travaux proprement dits débuteront dans le mois
d’Avril 2024 et se termineront en Mai 2026.

Intrant 8 : Constitution de comité de suivi

Un comité de suivi sera mis en place et constitué du personnel du projet, représentant des
leaders locaux, et un représentant de la population bénéficiaire. Ce comité sera chargé de la
vérification de la faisabilité du projet. A la fin du projet, un comité permanent sera constitué
leaders locaux pour continuer à faire le suivi et la coordination quant à elle ne se chargera
que de l’appui conseil.
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3.4. ORGANISATION DU PROJET

3.4.1. Organigramme

COORDONNATEUR

SECRETAIRE COMPTABLE

TECHNICIENS LEADERS LOCAUX

OUVRIERS POPULATION

3.4.2. Fonctionnement du projet

1. Coordonnateur

Ce dernier est le chef de projet qui aura à coordonner toutes ces activités, supervise et évalue
les activités en vue d’atteindre l’objectif que s’est fixé le projet.

Il ressort de sa responsabilité d’engager et de révoquer le personnel.

Le coordonnateur doit être du niveau A0 (BAC+3) au minimum, il doit avoir des


connaissances avec le milieu d’étude où le projet sera implanté, il doit présenter le projet
pour les intérêts de la population cible.

2. Le secrétaire

Il élabore les rapports administratifs du centre, tient les documents comptables. C’est
l’organe de liaison entre la coordination et les autres services et collabore avec le staff
dirigeant.

3. Comptable

Ce service tiendra à jours les correspondances au bureau, rédigera et enregistrera tous les
courriers. Il tiendra également la comptabilité, la caisse et assurera la paie des agents
personnel.
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4. Techniciens

Ces derniers seront en collaboration étroite avec le coordonnateur du projet pour son
déroulement et la réussite de toutes ses actions. Ce service technique à pour rôle :

• Orienter et superviser les actions du projet,


• Assurer l’évaluation des activités du projet,
• Déterminer la modalité de la participation de la population.

5. Leaders locaux

Ils seront formés par les techniciens (animateurs et agronomes) pour assurer le suivi des
activités du projet.

6. Population

Elle collabore avec le service agronomique et animation. Sa participation doit être active et
effective pout l’atteinte des objectifs du projet et en est la bénéficiaire.

7. Ouvriers

Ces derniers seront chargés de travaux d’entretien, de construction et de la garde sur


instruction des agronomes et de TDR.
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3.5. CHRONOGRAMME DES ACTIVITES

Tableau n° 4 : Diagramme de Gantt


ANNEES & 2024 2025 2026
ACTIVITES ECHEANCE A M J J A S O N D J F M A M J J A S O N D J F M
Sensibilisation de la Population
Location Bureau
Recrutement Du Personnel
Formation des Animateurs
Déroulement proprement dit de travail de champs
Distribution de semences améliorées et des engrais
chimiques et organiques
Constitution d’un Comité de Suivie ◘ ◘ ◘◘ ◘ ◘ ◘ ◘ ◘ ◘◘ ◘ ◘ ◘ ◘◘◘ ◘ ◘ ◘ ◘ ◘ ◘ ◘
Evaluation des activités réalisées du projet ◦ ◦ ◦ ◦ ◦ ◦ ◦ ◦
Suivie

LEGENDE

Activités réalisables par les acteurs et bénéficiaires du Projet

◘ Activités permanentes réalisables par les Membres effectifs du Comité de Suivi


◦ Activités d’Evaluation des activités réalisées du projet
Activités permanentes de Suivie général des activités du Projet
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3.6. BUDGETISATION DU PROGET

Tableau n° 5 : Budgétisation du Personnel

Désignation Nombre Nbre de Mois Salaire Mensuel ($) Total en UM ($)


Coordinateur 1 24 300 7 200
Secrétaire 1 24 200 4 800
Comptable 1 24 200 4 800
TDR 1 24 250 6 000
Agronome 1 24 250 6 000
Animateurs 7 5 150 5 250
Chauffeur 1 24 170 4 080
Ouvriers 10 24 100 24 000
Sous-total 1 1 620 62 130
Tableau N° 6 : Matériels Roulants

Désignation Nbre P. U ($) P. T ($)


Camionnette 1 3 700 3 700
Land Cruiser 1 45 000 45 000
Motos DT 8 25 00 20 000
Brouettes 11 25 275
Carburant 6400 litres 1,25 8 000
Sous-total 2 51 226,25 76 975
Tableau n° 7 : Location bureaux et fournitures de bureau

Désignation Nbre Unité P. U ($) P. T ($)


Location bureaux 1 Maison 1200 1200
Agrafe 20 Bte 2,5 50
Agrafeuses 6 Pce 0,53 3,18
Ordinateurs Laptops 3 Pce 250 750
Classeur 10 Pce 1,75 17,5
Farde chemise 6 Pce 2 12
Machine Calculatrice 3 Pce 1,5 4,5
Sceau 1 Pce 25 25
Encre tampon 3 Bte 2 6
Cartouche 3 Pce 120 360
Encre toner 10 Bte 5 50
Stylos à bille 10 Bte 6 60
Lattes 2 Bte 4 8
Table de bureau 4 Pce 80 320
Chaises en bois 10 Pce 30 300
Imprimante 3 Pce 300 900
Papiers duplicateurs 20 Rame 6 120
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Etagères 3 Pce 25 75
Armoires 3 Pce 75 225
Clés USB 3 Pce 3,5 10,5
Groupe électrogène 1 Pce 280 280
Bics marker 10 Bte 5 50
Papiers rouleaux 10 Pce 5 50
Mégaphones 3 Pce 20 60
Bancs 4 Pce 25 100
Sous-total 3 2 474,78 5 036,68
Tableau n° 8 : Intrants agricoles (Engrais, Composts et Matériaux techniques)

Nom commercial Nbre P. U ($) P. T ($)

Agroplum N13 20 120 2 400


Angibio 14 20 100 2 000
Azoten 20 78 1 560
Poudre de corne 20 150 3 000
Raclures de corne 0-6mm 20 130 2 600
Eco-Mix 3 20 60 1 200

Biorga Vianos 20 60 1 200


Calcophos 9% 20 80 1 600
Dolophos 26 20 120 2 400
Granuphos 18 20 130 2 600
P5 20 140 2 800
P15 20 150 3 000

Hauert Potasse magnésienne 20 180 3 600


Hauert Kalin 20 120 2 400
Sulfate de potassium 50% 20 100 2 000
Sulfate de potasse 20 100 2 000
Solupotasse 20 130 2 600
Magnesia-Kainit 20 80 1 600

Agro-Kalk 15 100 1 500


Biofimum 75 plus 15 100 1 500
Dolokorn 15 110 1 650
Chaux agricole 15 160 2 400
Chaud humide 15 130 1 950
Poudre de roche Hersbrucker 15 150 2 250
Microcarbonat 15 150 2 250
Biofimum Schwefel 22 15 120 1 800
Soufre 80/90% 15 120 1 800
Page sur

Biomin Calcium 15 130 1 950


Calciumchlorid 384 15 150 2 250
Fixa Calcium 15 100 1 500
Fertileader Azur 15 100 1 500

Agrosol liquid 10 120 1 200


aminoFe 10 80 800
Sulfate de fer granulée 10 90 900
Sulfate de fer 10 70 700

AlliumMag 6 180 1 080


Biomin Magnésium 6 110 660

Houes 200 3,6 720


Tridents 200 4 800
Râteaux 105 3,5 367,5
Machettes 30 1,4 42
Coupe-coupe 20 4,5 90
Serfouette 40 3 120
Transplantoir 10 4 40
Décamètre 6 5 30
Plantoir 26 4 104
Pulvérisateur 50 25 1 250
Binette 20 1,70 34
Arrosoir 50 4 200
Serpette 10 2 20
Bottes 50 5 250
Salopettes 50 10 500
Faucilles 20 12 240
Bêches 10 1,4 14
Sous-total 4 4 392,1 75 021,5
Tableau N° 9 : Différentes variétés de semences améliorées disposées

Désignation P. U ($) P. T ($)

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Tableau N° 10 : Récapitulation du budget

N° Désignation Montant ($)


1 Budgétisation du Personnel 62130
2 Matériels Roulants 76975
3 Location bureaux et fournitures de bureau 5036,68
4 Intrants agricoles (Engrais, Composts et Matériaux techniques) 75021,5
Sous-total 5 219 163,18
Imprévu (5%) 10 958,16
Total Général 230 121,34
Page sur

Tableau N° 11 : Financement du projet

Etant donné que les moyens locaux ne peuvent pas suffire pour financer les activités de ce
projet, nous allons solliciter l’appui de la population concernée à 10% du cout du projet. 90
% du budget total sera supporté par quelques organisations non-gouvernementales
internationales, telles que la FAO avec 30 %, le PAM avec 30%, Harvest Plus avec 20% et
le PNUD avec 10% qui sont reprisent dans le tableau ci-dessous :

N° Intervenants % Cout en $
1 Population locale 10 23 012,134
2 PNUD 10 23 012,134
3 PAM 30 69 036,402
4 Harvest Plus 20 46 024,268
5 FAO 30 69 036,402
TOTAL GENERAL 100 230 121,34

4 .6. Rentabilité du projet

Notre projet de développement ne vise pas les intérêts financiers ou d’ordre lucratif, il
contribue à l’amélioration des conditions de vie socio-économiques de la population de
CEGERA en leur assurant la sécurité alimentaire et l’accroissement du revenu des
ménages.

Sur le plan social, les ménages du village de CEGERA qui auront bien compris le bien
fondé du projet de distribution des semences et des engrais appliqueront profondément les
techniques et méthodes appropriées pour assurer la sécurité alimentaire par une forte
production agricole.

Sur le plan économique, notre projet vise l’amélioration des conditions de vie de la
population, et permettra d’accéder à l’équilibre alimentaire et à l’accroissement du revenu
de ménages. Le projet répondra ainsi aux besoins sociaux de base telle que la scolarisation
des enfants, l’amélioration de l’habitat les soins de santé primaire.

Notre désir est qu’à la fin du projet, la population de CEGERA mange à satiété 3 fois par
jour par son autonomisation du point de vue sécurité alimentaire.

4.7 Evaluation du projet

A la fin de la première année de notre projet, une commission composée des bailleurs de
fonds sera mise en place. Elle comprendra notamment des délégués de divers organes que
forme la structure de financement par un délégué de chaque organe que voici :

• Un membre ou délégué du PAM,


• Un membre ou délégué de la FAO,
• Un membre ou délégué de Harvest Plus,
• Un membre ou délégué du PNUD,
• Deux à trois membres par sous villages composant le village de CEGERA
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CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre travail pratique qui était consacré sur les recherc hes de l’analyse et la
critique de systèmes d’exploitation paysannes pratiqués à Kabare Nord.
Sachant déjà que les terres arables, la proportion de la terre où la nourriture peut pousser,
s'épuisent à un rythme alarmant. Aujourd'hui, moins de 10% de la superficie totale de la
planète est arable. Au cours des 40 dernières années, près d'un tiers des terres cultivées du
monde (1.5 milliard d'hectares) a été abandonné en raison de l'érosion et de la dégradation
des sols. Nous perdons environ 75 millions d'hectares à cause de la dégradation des terres
chaque année. Il faut environ 500 ans pour remplacer 25 millimètres de terre végétale et la
profondeur minimale du sol pour la production agricole est de 150 millimètres.

De ce point de vue, un sol fertile et productif est un écosystème menacé et c’est notre
modèle de production industriel qui est à l’origine de sa disparition. Étant donné que près
de 30 sont gaspillés dans les aliments des pays industrialisés, je m'interroge sérieusement
sur la logique et l'accent mis par le document final de cette conférence sur l'augmentation
de la production via des modèles d'intensification. Nous savons que la faim n’est pas
simplement un problème de nourriture insuffisante ; il s’agit plutôt d’un problème
d’exclusion socio-politique et économique qui empêche l’accès de millions de personnes.
Alors, que peut-on faire ?

Le plus important peut-être est d'intensifier les efforts pour garantir les droits fonciers des
communautés locales. Il est également nécessaire d'instaurer une réforme agraire
redistributive pour remédier à la répartition inégale des terres qui caractérise le contexte de
tant de personnes parmi les plus pauvres du monde.

L'enregistrement collectif des terres et la reconnaissance des droits coutumiers sont


fondamentaux à cet égard. Les systèmes d'indemnisation juste devraient constituer la pierre
angulaire de toute politique gouvernementale et doivent être intégrés dans la législation
nationale par le biais de cadres juridiques appropriés garantissant un soutien juridique aux
populations locales ainsi qu'une protection pour ceux qui défendent les droits à la terre.

Nous exhortons notre gouvernement à mettre un moratoire sur l'accaparement des terres
et à mettre en œuvre sérieusement les obligations volontaires. Nous les exhortons
également à soutenir les systèmes agricoles qui améliorent la productivité des sols,
renforcent la résilience des communautés face au changement climatique et contribuent à
l'éradication de la pauvreté et de la faim. Ces systèmes sortent - ce sont des modèles
agroécologiques, qui ont fait leurs preuves dans le monde entier. La crise alimentaire n'a
pas été un événement isolé, mais plutôt l'échec de notre modèle de production agricole et
alimentaire - c'était évitable et en fait, il ne disparaîtra pas à moins que nous n'allions au
fond du problème.

Reconnaissant que nous n’ayons pas réalisé un travail parfait, nous restons bras ouverts à
toute forme de conseils, remarques et critiques, négatives et positives, afin que nous
puissions améliorer dans nos prochains travaux de recherche et scientifique.

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