Problèmes fonciers à CEGERA 2024
Problèmes fonciers à CEGERA 2024
Présenté par :
1. MAOMBI BAHATI Isaac
2. NABINTU KULIMUSHI Jolie
Promotion : L1 LMD
Faculté : Développement Rural
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INTRODUCTION GENERALE
Tout d'abord, nous tenons de remercier notre Alma Mater ISTD et particulièrement le
Titulaire de l’UE de Développement Communautaire et Rural, de nous avoir donné
l'occasion de nous entretenir avec la population de CEGERA aujourd'hui au sujet
susmentionné à la page de garde, une question qui nous a fort tenu à cœur. Nous
concentrerons notre intervention sur la terre surtout, car ayant étudié et analysé les
différents problèmes du milieu précité, nous avons constaté l'absence d'un accès adéquat et
sécurisé à la terre et aux ressources naturelles car d’ores et déjà l'une des principales causes
structurelles de la faim et de la pauvreté dans le monde.
Un processus mondial est en cours par lequel de puissants investisseurs privés et publics
prennent possession de vastes étendues de terres ; ces accords, communément appelés «
accaparement des terres », ont un impact grave sur les droits humains des plus pauvres, en
particulier sur leur droit à une alimentation adéquate.
C’est pourquoi dans le cade de l’Unité d’Enseignement précitée, nous avons été soumis à
un travail pratique portant sur la thématique : « IDENTIFICATION DES
PROBLEMES, HIERARCHISATION ET DETERMINATION DU PLUS
GRAVE LEQUEL FERA L’OBJET DU TITRE DE PROJET ». Etant donnée que
tout travail scientifique et/ou recherche scientifique demande qu’il y ait de prime à bord
descente sur terrain, nos recherches et nos études se sont tournées sur le Village de
CEGERA en Groupement de Bugorhe dans le Territoire de Kabare Nord.
Dans les pages qui suivent, nous allons pouvoir vous démontrer valablement tant soit peu
le vif de nos études et recherches faites et les données recueillies lors de notre descente sur
terrain.
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Le Village de CEGERA est l’un des villages constituants le Groupement de Bugorhe, il est
à la limite du Groupement de Bugorhe et celui d’Irhambi-Katana, composant ainsi la
Collectivité-Chefferie de Kabare dans le Territoire de Kabare en sa partie Nord, Province
du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Il compte 5 sous-villages :
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1.3.1. Le climat
Le village de CEGERA possède un climat tropical d’altitude avec une température moyenne
annuelle variant à 19,20 et une longitude qui atteint 10 à 20 0.
Eu égard à cela, CEGERA reçoit des fortes quantités d’eau de pluie en moyenne de
1608.2mm/an et comprend à son tour deux saisons :
1.3.2. Végétation
La végétation du Village de CEGERA est dominée par la culture des bananiers qui occupent
la plus grande partie de la surface soit 50 à 70% des cultures. Nous y trouvons aussi quelques
cultures tropicales comme le manguier, l’avocatier, le papayer, l’igname, le sorgho et une
catégorie des plantes des régions tempérées comme la pomme de terre, les fraisiers y sont
aussi pratiqués. Nous pouvons citer aussi le haricot, le maïs, le manioc et la patate douce.
Du point de vue de la population, le village de CEGERA est dominé par le peuple d’origine
Shi depuis plusieurs millénaires.
1.5.1. Agriculture
L’agriculture étant l’activité principale dans le village de CEGERA occupe 90% dans lequel
60% de la population dépend de la plantation privée de MPOZI, 40% de la population n’a
pas accès aux terres donc pas des champs. Dans le village de CEGERA, la conception du
mode d’accès à la terre est purement coutumière. Le Chef du village, Monsieur MPOZI
étant le chef suprême reste propriétaire de tous les droits fonciers d’accéder à la terre sous
plusieurs formes. Ces droits sont obtenus par ledit chef à son propre profit car faisant
encore la pratique coloniale de l’exploitation de l’homme par l’homme. En donnant de
terres de 25 à 50 pieds aux certains paysans, il profite à son tour de les exploiter en leur
faisant travailler trop dur dans son domaine/plantation privé de manière à les imposer des
corvées qu’il va appeler ‘’SALONGO’’. Et en plus de cela, le Chef se choisit tous les
champs plus fertiles et productifs en laissant à ses vassaux des champs infertiles, inféconds
ce qui conduit aux paysans une faible production ne pouvant même pas supporter leurs
familles et/ou subvenir à leurs besoins vitaux tels que : les soins de premiers secours, la
scolarité des enfants, paiement d’autres ustensiles ménagers, etc. Mais à part le Chef
MPOZI qui détient une surface non négligeable de terres arables de ce village, signalons
que presque 90% de terres est occupé par des plantations privées imposant aux paysans
certaines corvées et/ou obligations pour y accéder ; il y a aussi les Plantations de Monsieur
Didi MUDOGO et celle de Monsieur LUSHALA MUKUBITO (plantation limitrophe
se trouvant entre CEGERA et KAHUNGU). Signalons que tous ces devoirs d’accès sont
livrés sous forme de Bwassa, Kalinzi, Ntumulo,…
[Link]. Elevage
Occupant seulement 5%, l élevage dans le Village de CEGERA n’existe presque pas.
L’explosion démographique et l’extension de la privatisation de terres est à la base d’une
réduction dramatique des pâturages dans le village de CEGERA. Ici, un problème s’observe
de la part des petits paysans dans la pratique d’élevage des gros bétails et la conséquence en
est que le lait et la viande sont devenus des aliments rares qui ne sont pas faciles à se
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Mais malgré le faible pourcentage et le manque de pâturage, cela n’empêche que l’élevage
n’y soit pratiqué comme celui des chèvres, des vaches, des moutons, des porcs, des canards,
des poules et des lapins pour perpétuer la culture Shi.
[Link]. Commerce
Le commerce organisé dans le Village de CEGERA est celui des denrées alimentaires
récoltés dans les champs et quelques produits manufacturés et cela n’occupe que le 5%
aussi d’activités à aspects économiques de ce village. A cause des techniques de stockages
des produits non performants tant de produits comme fretins secs, les poissons sont
écoulés directement sur le marché. Nous avons des aubergines, les tomates, les amarantes,
les poireaux, les choux, le soja, le haricot, le maïs et le sorgho.
1.6.1. Transport
Le Village de CEGERA est parmi les villages les plus ouverts du Groupement de Bugorhe,
parce qu’il détient au plus ou moins 3 à 4 principales routes de dessertes agricoles versant
dans la grand-route Bukavu-Goma par le biais du Groupement d’Irhambi -Katana mais
aussi celui conduisant au Centre de Recherche en Sciences Naturelles de Lwiro, d’où la
présence des voitures, des mini-bus, des camionnettes et les camions pour assurer le
transport efficace de toute la population est assistée.
1.6.2. Communication
Il profite ainsi de la connexion mobile des 4 antennes réseautiques antennes érigées dans le
Groupement de Bugorhe parmi lesquelles nous avons Orange, Vodacom, Airtel et Africell.
La présence de cette initiative dans le groupement fait que la population de CEGERA reste
en contact avec des frères et sœurs éloignés à travers les téléphones un des éléments le plus
modernisés du monde entier.
Le village de CEGERA est en principe dirigé par un Chef du Village du nom de MPOZI
qui n’est pas élu mais qui est héritier de son pouvoir mais exerçant alors son pouvoir en
aristocratie (Forme de gouvernement où le pouvoir appartient à un petit nombre de personnes, et
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1.7.2. Education
Dans le village de CEGERA, nombreux parents n’arrivent pas à scolariser leurs enfants à
cause des frais scolaires trop élevés dans un environnement économique qui ne permet pas
aux familles de bénéficier d’un revenu décent et cela conduit à l’abandon massif des enfants
à l’école.
1.7.3. Santé
1.7.4. Religion
De ces 2 confessions religieuses s’ajoutent d’autres églises comme : les témoins de Jéhovah,
les Néo-apostolique, les adventistes, etc.
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En tant que futurs Techniciens en Développement Durable et ayant bien analysé les
différents problèmes sur lesquels les paysans du Village de CEGERA se heurtent, nous
nous sommes extrêmement préoccupés par les phénomènes d’Accaparement de terres
et de la Faible production de denrées alimentaires. Nous avons entendu des
témoignages de première main des communautés lesquelles nous avons pu interroger sur
le fait pour réclamer la protection. Bien que ressource économique vitale, la terre est, pour
l’humanité, bien plus qu’un bien productif : elle a aussi une fonction sociale, culturelle,
spirituelle et environnementale.
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Photo prise d’une paysanne détenant en main une variété de maïs améliorée
Le projet est défini comme un ensemble d’activités qui, avec l’apport de différentes
ressources (humaines, matérielles, financières, ….) visent à réaliser certaines actions
cherchant à répondre à un ou plusieurs besoins ressenti par la communauté.
sera créé un comité de suivi des activités qui fonctionnera dans les locaux qui seront pris
en location.
Les bénéficiaires directs du projet sont les habitants du village de CEGERA, et ensuite
toute la population du Groupement de Bugorhe et la Province du Sud-Kivu en leur offrant
sur le marché, les surplus de la production.
Notre projet est du type concerté, c’est à dire un projet vers lesquels convergent divers
engagements, notamment les autorités publiques, les organisations des financements et la
population concernée.
Par stratégie, nous entendons une série d’activités entreprises par des individus ou une
organisation, dans le but d’atteindre un objectif désiré. Réussir une action de
développement n’est pas chose facile si on n’y prend pas garde.
Ainsi donc, il nous a fallu prévoir une série d’activités devant nous permettr e d’atteindre
notre objectif. Il s’agit de :
✓ La sensibilisation de la population ;
✓ La formation des animateurs ;
✓ Les travaux des champs ;
✓ La distribution des engrais et semences améliorées ;
✓ Déroulement de travaux de champs ;
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Les politiques agricoles en Afrique, comme sur d'autres continents, se sont concentrées sur
la productivité mesurée en rendement céréalier des principales cultures céréalières comme
le maïs ou en kilocalories disponibles pour la population (Jones & Ejeta, 2016 ; Goyal &
Nash, 2017). Ce n'est que récemment que la nutrition - dans son sens le plus large (c'est-à-
dire la qualité de l'alimentation) - est apparue dans les discours de politique agricole. De
nombreux pays africains sont en train d'élaborer des stratégies agricoles sensibles à la
nutrition qui visent à accroître la diversité de la production d'aliments riches en nutriments
(Bénin, 2016 ; Covic et al, 2017). Cependant, il existe peu d'information sur le rendement
du secteur agricole du point de vue du soutien de la diversité alimentaire par la production
d'aliments riches en nutriments. Cela s'impose d'urgence pour informer les stratégies
agricoles sensibles à la nutrition sur la façon dont elles devraient fonctionner pour
promouvoir des régimes alimentaires sains. Il s'agit désormais d'une priorité de recherche
mondiale (Haddad et al, 2016).
« L’accaparement de terres, aussi appelé acquisition massive des terres » étant défini comme
l'acquisition de vastes étendues de terres situées entre 10,000 et jusqu'à 500,000 hectares,
par bail, concession ou achat.
Bien que les chiffres varient énormément, on estime que depuis 2001, des millions de
hectares de terres - une superficie de la taille de l’Europe occidentale - ont été vendus ou
loués dans des pays en développement, la majorité au cours des derniers 227 et demi.
La plupart des produits issus de l'accaparement des terres, qu'il s'agisse de denrées
alimentaires, d'aliments pour animaux ou de carburant, sont exportés dans la logique de ce
modèle axé sur la croissance sous-tendu par des politiques de libre-échange. Les entreprises
privées et leurs partenaires nationaux font partie de ceux qui récoltent les bénéfices au
détriment des plus pauvres, dont l'existence même est intrinsèquement liée aux terres sur
lesquelles elles travaillent, récoltent et dont elles sont les gardiens.
Ici, nous devons noter qu'il y a beaucoup plus à cela qu'il n'y paraît. Les terres arables, la
proportion de la terre où la nourriture peut pousser, s'épuisent à un rythme alarmant.
Aujourd'hui, moins de 10% de la superficie totale de la planète est arable. Au cours des 40
dernières années, près d'un tiers des terres cultivées du monde (1.5 milliard d'hectares) a été
abandonné en raison de l'érosion et de la dégradation des sols. Nous perdons environ 75
millions d'hectares à cause de la dégradation des terres chaque année. Il faut environ 500
ans pour remplacer 25 millimètres de terre végétale et la profondeur minimale du sol pour
la production agricole est de 150 millimètres.
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• Les paysans du village de CEGERA sont dotés des engrais chimiques ainsi que des
semences améliorées pouvant les aider à accroitre la production agricole,
• Le niveau de vie des ménages est élevé en ce sens qu’ils n’allongent plus la main
pour importer les produits venant d’ailleurs,
« Un projet doit être adapté à l’environnement naturel pour sa réussite ». Le facteur de notre
projet est né d’un besoin réel et essentiel de la population du village de CEGERA. Cette
activité principale agricole connue de faible productivité conduisant à l’insécurité
alimentaire et que cette dernière a occasionné un taux élevé de la malnutrition, la non
accessibilité à l’école conduit à son tour à un taux élevé d’analphabétisme, à la pauvreté, …
compte tenu de la conjoncture économique justifiée entre autre la faible production et le
faible revenu de la population, la grande partie de financement viendra des ONG, le
gouvernement, des organismes et d’une faible participation financière de la population. La
part de la population interviendra plus dans les travaux manuels qui ne demandent pas des
cotisations en argent, mais la force physique.
Avant que ce projet ne soit monté, une étude systématique du milieu a été menée, et les
problèmes que cette étude cherche à résoudre sont bel et bien ressentis et exprimés par la
population cible. Ainsi, nous pensons que ce projet provoquera les transformations dans le
mode de vie de la population et le changement de mentalité.
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Comme nous l’avons signalé dans les pages précédentes, les phrases de planification de
notre projet se succèdent dans l’ordre chronologique suivant :
• La sensibilisation de la population ;
• La location d’un bureau à CEGERA ;
• Recrutement du personnel ;
• Formation des animateurs ;
• Distribution des semences et engrais et début des travaux des champs ;
• Déroulement proprement dit de travaux des champs ;
• Constitution d’un comité de suivi.
Notre projet sera faisable dans les 8 étapes citées ci-haut.
Objectif :
Le projet sera réalisé par les animateurs du projet, les techniciens de développement rural
et un agronome. Le projet aura donc besoin d’un personnel dévoué, social, simple,
compétent, soucieux ayant l’amour du travail et du milieu qui constitue un aval de la
cellule. Le TDR prévoit, organise, contrôle, oriente, coordonne, planifie et évalue la
préparation et le déroulement des activités.
Le bureau sera placé à un endroit accessible pour le véhicule, dans un centre fréquenté en
vue de nous faciliter le transport des intrants et l’écoulement des produits. La
disponibilisation de ce bureau nous permettra d’assurer la coordination permanente des
activités pour la réussite du projet.
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Le lieu de travail une fois apprêté, il sera procédé au recrutement du personnel du projet. Il
se fera sous certaines conditions à savoir :
Après la mise en place du personnel du projet, suivra le choix des animateurs locaux à
former pour la conduite et l’exécution des travaux des champs, mais aussi assurer la
vulgarisation des semences et des engrais chimiques et organiques.
Ce choix sera fait sur base des critères de compétence. La formation théorique et pratique
s’échelonnera sur deux semaines et sera sanctionnée par un certificat de participation.
C’est une activité motrice du projet. Elle consiste à fournir à chaque sous villages des
semences améliorées et le fertilisant du sol.
Les activités seront exécutées par un personnel qualifié, compétent et expérimenté. Après
identification, formation, distribution des semences, préparation des champs, suivra alors
le semis. Selon notre chronogramme, les travaux proprement dits débuteront dans le mois
d’Avril 2024 et se termineront en Mai 2026.
Un comité de suivi sera mis en place et constitué du personnel du projet, représentant des
leaders locaux, et un représentant de la population bénéficiaire. Ce comité sera chargé de la
vérification de la faisabilité du projet. A la fin du projet, un comité permanent sera constitué
leaders locaux pour continuer à faire le suivi et la coordination quant à elle ne se chargera
que de l’appui conseil.
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3.4.1. Organigramme
COORDONNATEUR
SECRETAIRE COMPTABLE
OUVRIERS POPULATION
1. Coordonnateur
Ce dernier est le chef de projet qui aura à coordonner toutes ces activités, supervise et évalue
les activités en vue d’atteindre l’objectif que s’est fixé le projet.
2. Le secrétaire
Il élabore les rapports administratifs du centre, tient les documents comptables. C’est
l’organe de liaison entre la coordination et les autres services et collabore avec le staff
dirigeant.
3. Comptable
Ce service tiendra à jours les correspondances au bureau, rédigera et enregistrera tous les
courriers. Il tiendra également la comptabilité, la caisse et assurera la paie des agents
personnel.
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4. Techniciens
Ces derniers seront en collaboration étroite avec le coordonnateur du projet pour son
déroulement et la réussite de toutes ses actions. Ce service technique à pour rôle :
5. Leaders locaux
Ils seront formés par les techniciens (animateurs et agronomes) pour assurer le suivi des
activités du projet.
6. Population
Elle collabore avec le service agronomique et animation. Sa participation doit être active et
effective pout l’atteinte des objectifs du projet et en est la bénéficiaire.
7. Ouvriers
LEGENDE
Etagères 3 Pce 25 75
Armoires 3 Pce 75 225
Clés USB 3 Pce 3,5 10,5
Groupe électrogène 1 Pce 280 280
Bics marker 10 Bte 5 50
Papiers rouleaux 10 Pce 5 50
Mégaphones 3 Pce 20 60
Bancs 4 Pce 25 100
Sous-total 3 2 474,78 5 036,68
Tableau n° 8 : Intrants agricoles (Engrais, Composts et Matériaux techniques)
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Etant donné que les moyens locaux ne peuvent pas suffire pour financer les activités de ce
projet, nous allons solliciter l’appui de la population concernée à 10% du cout du projet. 90
% du budget total sera supporté par quelques organisations non-gouvernementales
internationales, telles que la FAO avec 30 %, le PAM avec 30%, Harvest Plus avec 20% et
le PNUD avec 10% qui sont reprisent dans le tableau ci-dessous :
N° Intervenants % Cout en $
1 Population locale 10 23 012,134
2 PNUD 10 23 012,134
3 PAM 30 69 036,402
4 Harvest Plus 20 46 024,268
5 FAO 30 69 036,402
TOTAL GENERAL 100 230 121,34
Notre projet de développement ne vise pas les intérêts financiers ou d’ordre lucratif, il
contribue à l’amélioration des conditions de vie socio-économiques de la population de
CEGERA en leur assurant la sécurité alimentaire et l’accroissement du revenu des
ménages.
Sur le plan social, les ménages du village de CEGERA qui auront bien compris le bien
fondé du projet de distribution des semences et des engrais appliqueront profondément les
techniques et méthodes appropriées pour assurer la sécurité alimentaire par une forte
production agricole.
Sur le plan économique, notre projet vise l’amélioration des conditions de vie de la
population, et permettra d’accéder à l’équilibre alimentaire et à l’accroissement du revenu
de ménages. Le projet répondra ainsi aux besoins sociaux de base telle que la scolarisation
des enfants, l’amélioration de l’habitat les soins de santé primaire.
Notre désir est qu’à la fin du projet, la population de CEGERA mange à satiété 3 fois par
jour par son autonomisation du point de vue sécurité alimentaire.
A la fin de la première année de notre projet, une commission composée des bailleurs de
fonds sera mise en place. Elle comprendra notamment des délégués de divers organes que
forme la structure de financement par un délégué de chaque organe que voici :
CONCLUSION GENERALE
Nous voici au terme de notre travail pratique qui était consacré sur les recherc hes de l’analyse et la
critique de systèmes d’exploitation paysannes pratiqués à Kabare Nord.
Sachant déjà que les terres arables, la proportion de la terre où la nourriture peut pousser,
s'épuisent à un rythme alarmant. Aujourd'hui, moins de 10% de la superficie totale de la
planète est arable. Au cours des 40 dernières années, près d'un tiers des terres cultivées du
monde (1.5 milliard d'hectares) a été abandonné en raison de l'érosion et de la dégradation
des sols. Nous perdons environ 75 millions d'hectares à cause de la dégradation des terres
chaque année. Il faut environ 500 ans pour remplacer 25 millimètres de terre végétale et la
profondeur minimale du sol pour la production agricole est de 150 millimètres.
De ce point de vue, un sol fertile et productif est un écosystème menacé et c’est notre
modèle de production industriel qui est à l’origine de sa disparition. Étant donné que près
de 30 sont gaspillés dans les aliments des pays industrialisés, je m'interroge sérieusement
sur la logique et l'accent mis par le document final de cette conférence sur l'augmentation
de la production via des modèles d'intensification. Nous savons que la faim n’est pas
simplement un problème de nourriture insuffisante ; il s’agit plutôt d’un problème
d’exclusion socio-politique et économique qui empêche l’accès de millions de personnes.
Alors, que peut-on faire ?
Le plus important peut-être est d'intensifier les efforts pour garantir les droits fonciers des
communautés locales. Il est également nécessaire d'instaurer une réforme agraire
redistributive pour remédier à la répartition inégale des terres qui caractérise le contexte de
tant de personnes parmi les plus pauvres du monde.
Nous exhortons notre gouvernement à mettre un moratoire sur l'accaparement des terres
et à mettre en œuvre sérieusement les obligations volontaires. Nous les exhortons
également à soutenir les systèmes agricoles qui améliorent la productivité des sols,
renforcent la résilience des communautés face au changement climatique et contribuent à
l'éradication de la pauvreté et de la faim. Ces systèmes sortent - ce sont des modèles
agroécologiques, qui ont fait leurs preuves dans le monde entier. La crise alimentaire n'a
pas été un événement isolé, mais plutôt l'échec de notre modèle de production agricole et
alimentaire - c'était évitable et en fait, il ne disparaîtra pas à moins que nous n'allions au
fond du problème.
Reconnaissant que nous n’ayons pas réalisé un travail parfait, nous restons bras ouverts à
toute forme de conseils, remarques et critiques, négatives et positives, afin que nous
puissions améliorer dans nos prochains travaux de recherche et scientifique.