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Version affaiblie du théorème d'Ascoli

Ce document présente le théorème d'Ascoli qui caractérise les parties compactes de l'espace des fonctions continues sur un espace métrique compact. Il montre l'équivalence entre le fait qu'une partie soit équicontinue et le fait qu'elle soit compacte.

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Ce document présente le théorème d'Ascoli qui caractérise les parties compactes de l'espace des fonctions continues sur un espace métrique compact. Il montre l'équivalence entre le fait qu'une partie soit équicontinue et le fait qu'elle soit compacte.

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Théorème d'Ascoli

2014-2015

Nous allons ici montrer une version un peu aaiblie du théorème d'Ascoli,
qui permet de caractériser les compacts des espaces de fonctions continues.
On se place dans la suite dans un espace métrique compact (X, d), et on
considère l'ensemble C(X) des fonctions continues de X vers lui même, muni de
sa distance innie d . ∞

Dénition. Une partie F de C(X) est dite x si


équicontinue en 0

∀ε > 0, ∃δ(x , ε) tel que ∀f ∈ F, ∀x ∈ X, d(x , x) ≤ δ ⇒ d(f (x ), f (x)) ≤ ε


0 0 0

F sera dite si elle l'est en tout point.


équicontinue

Lemme. Soit F ⊂ C(X), si F est équicontinue, alors F est uniformément


équicontinue.
Démonstration Supposons F équicontinue.
Soit ε > 0. Alors pour tout x ∈ X , il existe η > 0 tel que :
x

∀y ∈ X, ∀f ∈ F, d(x, y) < 2ηx ⇒ d(f (x), f (y)) < ε


[
B (x, ηx ) est un recouvrement d'ouverts de X , et X est compact, donc
x∈X

il existe x , . . . , x ∈ X tels que X = [ B (x , η ).


n

1 n i xi

On pose η := min η . xi
i=1

Soient f ∈ F , x ∈ X , et 1 ≤ i ≤ n tel que d(x, x ) ≤ η . Soit enn y ∈ X


1≤i≤n

tel que d(x, y) < η.


i xi

Alors d(x, x ) < η donc d(f (x), f (x )) < ε et :


i xi i

d(y, xi ) ≤ d(y, x) + d(x, xi ) < η + ηxi ≤ 2ηxi

donc d(f (y), f (x )) < ε.


Finalement :
i

d(f (x), f (y)) ≤ d(f (x), f (xi )) + d(f (xi ), f (y)) < 2ε

Donc F est uniformément équicontinue.

1
Théorème d'Ascoli Soit X un espace métrique compact, F une partie de
C(X) . Les deux propositions suivantes sont équivalentes :
1. F est compacte dans C(X) pour la topologie induite par d
2. F est équicontinue

Démonstration :

1. ⇒ 2. Soit F ⊂ C(X) compacte, montrons qu'elle est uniformément


continue. Soit ε > 0, on peut prendre f , ..., f ∈ F tels que F = ∪ B(f , ε). n

Soit alors x ∈ X ; pour 1 ≤ i ≤ p, f étant continue en x , il existe δ tel


1 p i=1 i

que
0 i 0 i

∀x, d(x, x ) ≤ δ ⇒ d(f (x), f (x )) ≤ ε


0 i i i 0

Les f sont alors équicontinues en x , de constante δ(x , ε) = min{δ , . . . , δ }.


Soient maintenant f ∈ F , et i tel que f ∈ B(f , ε). Pour x ∈ B(x , ε), on a :
i 0 0 1 p
i 0

d(f (x), f (x0 )) ≤ d(f (x), fi (x)) + d(fi (x), fi (x0 )) + d(fi (x0 ), fi (x))
≤ 3ε

Ceci étant vrait pour tout x , F est bien équicontinue.


0

2. ⇒ 1. Soit F ⊂ C(X) équicontinue, donc uniformément équicontinue


d'après le lemme, et prenons une suite (f ) ∈ F . On va montrer qu'on peut N

en extraire une sous-suite convergente.


n n

X étant compact, il est séparable, et soit alors ∆ = {x , . . . , x , . . .} une


partie dénombrable et dense de X .
1 n

Remarquons que ∀x ∈ X, (f (x)) est à valeurs dans X compact, on peut


donc en extraire une sous-suite convergente. On va récursivement appliquer ce
n n

procédé aux points de ∆, et construire une suite d'extractions ((f ) ) dont


le k−ième terme vérie la propriété
k,n n k

∀1 ≤ i ≤ k, f (x ) −→ l k,n i (P )
n i k

 On extrait (f ) de (f ) , de manière à ce que (f (x )) −→ l


 Soit k ∈ N tel que ((f ) ) vérie (P ). On extrait (f ) de (f ) ,
1,n n n n 1,n 1 n 1

de manière à ce que f (x ) −→ l . (f ) vérie alors bien


k,n n k k k+1,n n k,n n

).
k+1,n k+1 n k+1 k+1,n n

La suite (g ) = (f ) est alors une extraction de (f ) qui vérie :


(P k+1
n n n,n n n n

∀k ∈ N, g (x ) −→ x n k k (P ) ∞

Nous allons montrer que G = {(g ) , n ∈ N} est uniformément Cauchy, autre-


ment dit (g ) est convergente pour d .
n n

Soit ε > 0. Puisque G ⊂ F , G est aussi uniformément équicontinue. Prenons


n n ∞

δ (que l'on choisit inférieur à ε) tel que

∀x, y ∈ X, ∀k ∈ N, d(x, y) ≤ δ ⇒ d(gk (x), gk (y)) ≤ ε

Comme ∆ = {x , k ∈ N} est dense dans X , on a


k
[
X= B(xk , δ)
k∈N

2
étant compact, on peut extraire un sous-recouvrement ni, et, plus simple-
ment, il existe K tel que
X

K
[
X= B(xk , δ)
k=1

Comme pour tout k, (g (x )) est de Cauchy, {(g (x )) , . . . , (g (x K ))n } est


uniformément Cauchy, soit donc N tel que
n k n n 1 n n

∀1 ≤ k ≤ K, m, n ≥ N ⇒ d(gn (xk ), gm (xk )) ≤ ε

Soit enn x ∈ X . Prenons k tel que d(x, x ) ≤ ε. On a, ∀m, n ≥ N ,


k

d(gm (x), gn (x)) ≤ d(gm (x), gm (xk )) + d(gm (xk ), gn (xk )) + d(gn (xk ), gn (x))
≤ 3ε

Ceci étant vrai quelque soit x, G est bien uniformément Cauchy, et on a ainsi
extrait une sous-suite de (f ) convergeant vers f pour d . La fonction f étant
limite uniforme de fonctions continues vers X complet (car compact), f est bien
n n ∞

dans C(X). Ainsi, F est compact.


Remarques. Ces hypothèses ne sont pas optimales. On peut supposer F à
valeurs dans un espace métrique quelconque Y . Si Y n'est pas compact, l'énoncé
du théorème est le même, mais la preuve nécéssite l'utilisation du théorème de
Tychonov (pour un produit dénombrable de compacts). Si Y n'est pas complet,
l'hypothèse sur F devient : F relativement compacte.
Source. Daniel Li, Cours d'analyse fonctionnelle

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