Exercices sur les Nombres Complexes
Exercices sur les Nombres Complexes
Classe MPSI 1
Exercice 1 : Exercice 8 :
Soit u un complexe différent de 1. Soit P (X) = X n +an−1 X n−1 +an−2 X n−2 +· · ·+a2 X 2 +a1 X +a0 ,
Prouver : un polynôme de degré n ≥ 2, à coefficients complexes.
Si α1 , . . . , αn sont les racines de P, on pose : R =
z − uz
est réel ⇐⇒ (z ∈ R ou |u| = 1) max (|α1 | , . . . , |αn |) et A = max (|a0 | , . . . , |an−1 |)
1−u
1. Montrer que, si z est une racine du polynôme P, alors on
a: !
n−1
Exercice 2 : n
X
k
|z| ≤ A |z|
k=0
1. Soit a un nombre complexe. Démontrer l’équivalence :
2. En déduire : si z est une racine de P, alors : |z| ≤ A + 1
|a| ≤ 1 ⇐⇒ [∀z ∈ C, (|z| < 1) =⇒ (Re(1 − az) > 0)] Quelle relation peut-on en déduire entre R et A ?
2. Soient a et b , deux nombres complexes non nuls. Montrer 3. Application : montrer que les images des racines du poly-
(a + b)2 nôme
que l’on a l’implication (|a| = |b|) =⇒ ∈ R.
ab Q(X) = (2 + i)X 3 − 7iX 2 + (9i − 2)X − 3i
Étudier la réciproque.
√
3. Simplifier les expressions : sont toutes dans un disque de centre O et de rayon 1 + 17
1 Vérification : déterminer les racines du polynôme Q sachant
(a) Re pour tout z ∈ U \ {1}
1−z qu’il y en a au moins une qui est réelle, et calculer le maxi-
1 + reiθ
mum de leur module.
(b) Re pour tout r ∈ [0, 1[ et θ ∈ R
1 − reiθ
4. Soit u et v dans C, montrer Exercice 9 :
Soit z un nombre complexe vérifiant : z 3 + pz + q = 0
2
|u + iv| = u2 + v 2 ⇔ (u + iv = 0 ou (u et v réels)) . Montrer que
|z| ≤ max(1, |p| + |q|)
Exercice 3 :
a b |a − b| Exercice 10 :
Soient a, b ∈ C∗ . Montrer que : − 2 = .
|a|2 |b| |a||b| Soit z0 = eiθ0 un complexe avec θ0 ∈ ]−π, π[ \ {0}.
zn + |zn |
Exercice 4 : On pose pour n ∈ N : zn+1 = . On écrit sous forme
2
Soit θ ∈] − π, π[. Calculer le module et un argument des nombres iθn
trigonométrique : zn = rn e avec rn ⩾ 0 et θn ∈ ]−π, π].
1. Z1 = 1 + eiθ + e2iθ 1. Exprimer rn+1 en fonction de rn , et θn+1 en fonction de θn .
1 + cos θ + i sin θ θ0
2. Z2 = . 2. En déduire que pour tout n ∈ N : θn = n .
1 − cos θ − i sin θ 2
n
Y θ0
Exercice 5 : 3. En déduire que pour tout n ∈ N∗ : rn = cos .
Soient a ∈ U et z0 , z1 , . . . , zn−1 les racines n-ièmes de a dans C. 2k
k=1
n
1. Pour k ∈ J0, nK, écrire le complexe (1 + zk ) sous la forme 4. On pose yn = Im(zn ). Exprimer yn+1 en fonction de yn .
Rk eiθk où Rk ∈ R et θk ∈ R. 5. En déduire que pour tout n ∈ N∗ :
n
2. En déduire que les points d’affixes (1 + zk ) sont alignés.
n
Y θ0 sin(θ0 )
cos = .
Exercice 6 : k=1
2k 2n sin 2θn0
Résoudre dans C les équations :
2iπ
1. z̄ = jz 2 (où j = e 3 )
3 7 Exercice 11 :
2. z = −16z̄ .
Soit a un complexe de module |a| < 1.
3. Re z 3 = Im z 3 et on décrira géométriquement l’en-
1. Démontrer que, pour tout nombre complexe z tel que
semble des solutions.
1 − āz ̸= 0,
Exercice 7 : z−a
2
(1 − |a|2 )(1 − |z|2 )
Montrer que pour tout z ∈ C\R− : 1− = .
1 − āz |1 − āz|2
!2
z + |z| z−a
p = 2z 2. Déterminer les nombres complexes z vérifiant ≤ 1.
Re(z) + |z| 1 − āz
Exercice 12 : 1. La translation de vecteur d’affixe −2 + i.
Montrer que les solutions de l’équation 2. La symétrie de centre i .
2 n−1 n π
1 + z + z + ... + z = nz 3. La rotation d’angle et de centre 1.
6
sont de module inférieur ou égal à 1. 4. L’homothétie de rapport 3 et de centre 1 + 2i.
π
5. La similitude de rapport 2, d’angle et de centre 1 + i.
Exercice 13 : 3
Résoudre dans C les équations suivantes :
1. z n = z Exercice 23 :
2. 1 + 2z + 2z 2 + . . . + 2z n−1 + z n = 0 Soit (x, y, z) ∈ R3 tel que :
3. (z 2 + 1)n − (z − 1)2n = 0
eix + eiy + eiz = 0.
4. z 2 = z 6
5. 2z + 3z̄ = 1 ; Montrer que
e2ix + e2iy + e2iz = 0.
Exercice 14 :
Soient a, b, c ∈ C distincts. Montrer que les propositions suivantes Exercice 24 :
sont équivalentes : Le plan P est rapporté à un repère orthonormal direct (O,⃗i, ⃗j).
1. {a, b, c} est un triangle équilatéral. On dit d’un triangle équilatéral ABC est direct si et seulement
−−→ −→ π
2. j ou j 2 est racine de az 2 + bz + c = 0. si (AB, AC) ≡ [2π].
3
3. a2 + b2 + c2 = ab + ac + bc. 2π
1. On pose j = ei 3 .
1 1 1
4. + + = 0. a. Montrer que : j 3 = 1 et j 2 + j + 1 = 0.
a−b b−c c−a π
b. Vérifier que : j 2 + ei 3 = 0.
Exercice 15 : 2. Soient A, B et C trois points d’affixes respectifs a, b et c.
Déterminer tous les z ∈ C pour lesquels a. Prouver que ABC est un triangle équilatéral direct si et
π
seulement si : c − a = ei 3 (b − a).
z(z − 1) = z 2 (z − 1)
b. En déduire que ABC est un triangle équilatéral direct si
et seulement si : a + jb + j 2 c = 0.
Exercicei 16 : h c. Prouver que ABC est un triangle équilatéral indirect si et
π π
Soit α ∈ − , donnée. seulement si : a + jc + j 2 b = 0.
2 2 3
1 + iz 1 + i tan α
Résoudre dans C l’équation = . Exercice 25 :
1 − iz 1 − i tan α
A quelle application de C dans C sont associées
Exercice 17 : a. la symétrie par rapport à l’origine,
1 + ix
Soit z ∈ U \ {−1}. Vérifier qu’il existe x ∈ R tel que z = . b. la symétrie par rapport à l’axe des ordonnées,
1 − ix
c. la symétrie par rapport à la première bissectrice ?
Exercice 18 :
Résoudre dans C : Exercice 26 :
4 2
z − (5 − 14i)z − 2(12 + 5i) = 0.
1. Déterminer les nombres complexes z tels que z et −(z + 1)
aient les mêmes arguments
Exercice 19 :
2. Déterminer les nombres complexes z de module 1 et tel que
la somme d’un argument de z et d’un argument de z + 1
1. Calculer les racines 3èmes de −i. soit congrue à 0 modulo 2π
2. Résoudre dans C l’équation : (z + i)3 + iz 3 = 0.
Exercice 27 :
Exercice 20 : Soient a, b ∈ C∗ tels que : |a| < 1 et |b| < 1. Montrer que :
Linéariser les expressions suivantes, où x ∈ R : |a − b| < |1 − āb|.
❶ cos2 (x) sin(x) ❷ sin3 (x) cos2 (x)
4 2
❸ sin (x) cos (x) ❹ cos3 (x) sin2 (x) Exercice 28 :
|a − b|2 ≤ 1 + |a|2 1 + |b|2 .
Soient a, b ∈ C. Etablir :
Exercice 21 :
Déterminer les points d’affixe z ∈ C tels que : Exercice 29 :
π
a. 1, z et z 2 soient les affixes de trois points alignés. On pose : u = cos .
10
1 1. Soit x ∈ R. Exprimer cos(5x) en fonction de cos x.
b. z et soient les affixes de deux vecteurs orthogonaux.
z 2. En déduire que 16u4 − 20u2 + 5 = 0.
Exercice 22 : 3. Résoudre l’équation (E) : 16x2 − 20x + 5 = 0, d’inconnue
Donner les applications qui représente dans le plan complexe les x ∈ R.
transformations suivantes : 4. En déduire deux valeurs possibles pour u.
√ √ √
s
2 5− 5 2 Exercice 36 :
5. Justifier que u > et vérifier que < . S et P la somme et le produit de deux nombres complexes non
2 8 2
nuls. Montrer que ces deux nombres ont des arguments congrus
√
s
π 5+ 5 modulo 2π si et seulement si
6. En déduire : cos = .
10 8
|S 2 − 4P | = |S|2 − 4|P |
Exercice 30 :
Soit θ ∈ R . Résoudre dans C l’équation Exercice 37 :
Soit z ∈ C tel que |z| ≤ 1.
z 4 − 2i sin(θ) z 2 − 1 = 0
1. Montrer : z 3 + 2iz ≤ 3
2. Déterminer les z pour lesquels il y a égalité.
Exercice 31 :
Soient u, v, w trois complexes unitaires tels que u + v + w = 0. Exercice 38 :
Montrer que u = jv = j 2 w ou u = jw = j 2 v. Soit z ∈ C tel que : |z − (1 + i)| ≤ 1. Montrer :
√ √
Exercice 32 : 10 − 1 ≤ |z − 4| ≤ 10 + 1
Montrer que pour tous z1 , . . . , zn ∈ C∗ . de même module :
. Interpréter géométriquement cette double inégalité.
(z1 + z2 ) . . . (zn−1 + zn ) (zn + z1 )
∈R
z1 . . . zn Exercice 39 :
. Soient n ∈ N, n ≥ 2 et ω = exp(2iπ/n).
1. Établir que pour tout z ∈ C, z ̸= 1,
Exercice 33 :
n−1 n−1
En utilisant le nombre complexe S Y X
(z − ω k ) = zℓ
S = (d − a)(b − c) + (d − b)(c − a) + (d − c)(a − b) k=1 ℓ=0
Montrer que, si deux des trois complexes 2. Justifier que l’égalité reste valable pour z = 1.
3. En déduire l’égalité
d−a d−b d−c
, , n−1
b−c c−a a−b Y kπ n
sin = n−1
sont imaginaires purs, le troisième l’est aussi. En déduire que les n 2
k=1
trois hauteurs d’un triangle se coupent.
Exercice 34 : Exercice 40 :
Soient A, B, C, D quatre points du plan distincts deux à deux. Soit z un nombre complexe. Montrer que si | z |= 1, alors on a,
On suppose de plus A, B, C non alignés et on introduit le cercle soit | z + 1 |≥ 1, soit | 1 + z 2 |≥ 1.
C de centre O circonscrit au triangle ABC.
On choisit un repère orthonormé du plan de centre O tel que C Exercice 41 :
ait pour rayon 1. On note a, b, c, d les affixes respectifs de A, B, Déterminer l’ensemble des z ∈ C\{2} tels que :
C, D.
z+1
d−ac−d 1. Re =1
On pose enfin Z = . z−2
c−ab−d √
z+1
1. Dans cette question, on suppose que D appartient à C. 2. = 2
1 1 1 1 z−2
a. Justifier que ā = , b̄ = , c̄ = , d¯ = .
a b c d
b. Montrer que Z est un réel. Exercice 42 : Déterminer des nombres complexes a, b, c, d tels
−→ −→ −→ −→ que l’image par l’homographie
c. En déduire que (AC, AD) ≡ (BC, BD) [π].
−→ −→ −→ −→ az + b
2. Réciproquement, on suppose que (AC, AD) ≡ (BC, BD) [π] et z→
on veut montrer que D appartient à C. cz + d
a. Que peut-on dire de Z ? du cercle de centre 1 et de rayon 1 soit la droite formée par les
b. Exprimer d en fonction de a, b, c, Z. 1
points dont l’affixe est de partie réelle .
c. Calculer d¯ et en déduire que D appartient à C. 2
On admettra qu’un des points du cercle n’a pas d’image par l’ho-
mographie.
Exercice 35 : Soit z ∈ C, z ̸= 1, montrer que
Exercice 43 :
1 z
Re(z) < ⇔ < 1. On considère trois points d’affixes z, i, iz et le triangle qu’ils
2 1−z forment lorsqu’ils ne sont pas alignés.
1 1. Condition pour qu’ils soient alignés ?
Quelle est l’image du demi-plan Re(z) < par la transformation
2 2. Condition pour que le triangle soit rectangle isocèle en i.
1
z 7→ ? 3. Condition pour que le triangle soit équilatéral.
1−z
Exercice 44 : Exercice 52 :
Résoudre dans C les équations d’inconnue z Pour z ∈ C, On pose
Exercice 54 :
Exercice 47 :
Soient n ≥ 3, ω1 , . . . , ωn les racines n-ième de l’unité avec θ
ωn = 1. 1. Soit θ ∈] − π, π[. On pose : x = tan .
2
1. Calculer pour p ∈ Z, Montrer que :
1 + ix
n eiθ =
X 1 − ix
Sp = ωip
puis exprimer cos θ et sin θ en fonction de x .
i=1
2. En déduire pour tout t ∈ R une simplification de
2. Calculer cos(2 Arctan t) et sin(2 Arctan t)
n−1
X 1 3. Montrer que pour tout z ∈ C\R− : on a
T =
i=1
1 − ωi
Im(z)
arg(z) ≡ 2 Arctan [2π]
Re(z) + |z|
Exercice 48 :
Soit ω une racine n ème de l’unité différente de 1. On pose
n−1
Exercice 55 : S oit a, b, c trois nombres complexes distincts
S=
X
(k + 1) ω k de module 1.
k=0
Soit u et v complexes, on considère l’application s de C dans C
définie par s : z 7→ uz + v.
En calculant (1 − ω)S, déterminer la valeur de S. 1. Déterminer u et v pour que s(b) = b et s(c) = c. On dit
que b et c sont des points fixes de s.
Exercice 49 : Soit n ∈ N∗ . On note Un l’ensemble des racines
n ème de l’unité. 2. Calculer alors s ◦ s et montrer que si m est l’affixe d’un
Calculer point de la droite (BC) (points B et C d’affixes b et c)
alors s(m) = m.
X
|z−1|
z∈Un
3. Montrer que s est l’expression complexe de la symétrie par
Exercice 50 : rapport à la droite (BC).
Montrer que les points d’affixes j, z et jz sont alignés ssi z est
sur le cercle de centre −j 2 et de rayon 1. Exercice 56 :
Soit n ≥ 2
Exercice 51 :
1. Montrer que pour tout k ∈ N :
1. Soient u, v ∈ C. Vérifier que
kπ 2kiπ
2 2 sin = 1−e n
|u + v|2 + |u − v|2 n
2 2 2
− 4|uv|2 .
|u| − |v| =
2
2. En déduire que :
n−1
2
2. Soient α, β ∈ C. CNS pour que les racines de z +αz+β = 0
Y kπ
sin
aient même module ? n
k=1
Exercice 57 : 1. Calculer z ′ + z¯′ pour |z| = 1.
Soient z1 , . . . , zn des nombres complexes tous non nuls. Donner 2. En déduire l’image du cercle de rayon 1 de centre 0 privé
une condition nécessaire et suffisante pour que : du point de coordonnées (−1, 0) par l’application g.
| z1 + . . . + zn |=| z1 | + . . . + | zn |
Exercice 60 :
Exercice 58 :
Soit ABC un triangle quelconque du plan.
1. Soient ω ∈ R et x ∈] − 1, 1[. Simplifier la somme :
On définit le point ′C1 tel que le triangle BAC1 soit équilatéral
direct et on note C le centre du triangle ABC ′ ′
1. n
X
On construit de même les ′ points
′ ′
B 1 , C1 , B , C . xk sin(ωk)
Montrer que le triangle A B C est équilatéral direct et que son i=1
le centre de gravité est le même que celui de ABC.
pour tout n ∈ N,
Exercice 59 : 2. Montrer l’égalité :
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé et on identifie P
à l’ensemble des nombres complexes C Soit g : P → P qui à tout n
X x sin ω
1−z lim xk sin(ωk) =
point M d’affixe z ̸= −1 associe g(M ) d’affixe z ′ = . n→+∞ 1 − 2x cos ω + x2
1+z k=0