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Ce document fournit les solutions détaillées à plusieurs exercices d'un examen de mathématiques. Il contient les corrections de plusieurs questions avec des explications et calculs intermédiaires. Le document est organisé par exercice numéroté et contient des informations de haut niveau sur les concepts mathématiques abordés.

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Université des Sciences et Technologies de Lille

U.F.R. de Mathématiques Pures et Appliquées

IPE Math 306 Année 2006–2007

Corrigé de l’examen du 18 janvier 2007

Ce document fournit les solutions à certaines questions du sujet avec plus ou moins
de détails (à vous de travailler pour compléter les détails qui manquent). L’exercice 4
n’est pas corrigé.

Ex 1. (4 points) Soit X une variable aléatoire réelle admettant pour densité la fonction
f dont le graphe est représenté figure 1.

−1 0 2 5 x

Fig. 1 – Graphe de la densité f

Le graphe de f présente une symétrie dont l’axe est la droite d’équation x = 2.


1) On note F la fonction de répartition de X. Que vaut F (2) ? F (2) = 12 .
2) On sait que F (−1) = 0, 19. On en déduit les probabilités suivantes :
P (X ≥ −1) = 0, 81 P (X ∈ [−1; 2]) = 0, 31 P (X ≥ 5) = 0, 19 P (X ∈ [−1; 5]) = 0, 62.
3) Ecrire la relation vérifiée par la fonction f traduisant la symétrie de son graphe.
Pour tout réel x, f (2 + x) = f (2 − x).
U.S.T. Lille I http://math.univ-lille1.fr/~ipeis U.F.R. Maths.

4) En déduire que ∀t ∈ R, F (2 + t) = 1 − F (2 − t). Pour tout réel t,


Z 2+t Z +∞
F (2 + t) = f (x) dx = 1 −
f (x) dx
−∞ 2+t
Z +∞ Z +∞
= 1− f (x + 2) dx = 1 − f (2 − x) dx
t t
Z 2−t
= 1− f (u) du = 1 − F (2 − t).
−∞

5) On suppose que X est intégrable, expliquer pourquoi E(X − 2) = 0 et en déduire


l’espérance E(X). L’égalité précédente sur la fonction de répartition F (ou sur la densité
f ) permet de montrer que X − 2 et 2 − X sont deux variables aléatoires de même loi.
Comme X est intégrable, on en déduit que Y := X − 2 et −Y := 2 − X sont intégrables
et donc ces deux variables ont la même espérance (puisqu’elles ont la même loi). Comme
E(−Y ) = −E(Y ), on conclut que E(Y ) = 0 : E(X − 2) = 0. Comme l’espérance est
linéaire, on en déduit que E(X − 2) = E(X) − 2 d’où E(X) = 2.

Ex 2. (6 points) Soit X et Y deux variables aléatoires positives telles que le couple


(X, Y ) suit la loi uniforme sur [0, 1] × [0, 2]. On se propose de calculer de plusieurs
manières l’espérance de la variable aléatoire positive Z := X + Y .
Première méthode : calcul de la fonction de répartition de Z
1) Calculer la fonction de répartition H de Z.


 0 si t<0
1 2
t si 0≤t<1


 4
1
H(t) = 4
(2t − 1) si 1≤t<2
1 2
 1 − 4 (3 − t) si 2≤t<3



1 si t≥3

2) Tracer le graphe de H. A vous de le faire ! !


3) Calculer l’espérance de Z à l’aide de la fonction de répartition H et la représenter
sur le graphe de H. Comme Z est une variable aléatoire positive :
Z +∞ Z 3
3
E(Z) = (1 − H(t)) dt = (1 − H(t)) dt = · · · = .
0 0 2

Deuxième méthode : calcul de la densité de Z


On pourra utiliser dans la suite le fait que X suit une loi uniforme sur [0, 1], Y une
loi uniforme sur [0, 2] et que X et Y sont indépendantes (sans le redémontrer).
4) Quelles sont les densités respectives f et g de X et Y ?

1
f (x) = 1[0,1] (x) et g(x) = 1[0,2] (x).
2

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5) On sait, d’après le cours, que Z est une variable à densité. En calculant un


produit de convolution, donner la densité h de Z. Cette question a été traitée en cours :
on obtient 

 0 si x < 0
1
 2x si 0 ≤ x < 1


1
h(x) = 2
si 1 ≤ x < 2
1
(3 − x) si 2 ≤ x < 3


 2


0 si x ≥ 3.
6) Contrôler le résultat précédent à l’aide du résultat de la question 1. Il suffit de
vérifier que h = H 0 .
7) Calculer l’espérance de Z en utilisant la densité h.
Z +∞ Z 3
3
E(Z) = xh(x) dx = xh(x) dx = · · · = .
−∞ 0 2

Troisième méthode
8) Proposer une autre méthode pour calculer l’espérance de Z (sans avoir à calculer
la loi de Z). C’est de loin la méthode la plus simple : par linéarité de l’espérance,
E(Z) = E(X) + E(Y ) = 12 + 1 = 32 .

Ex 3. (5 points) Soit X une variable aléatoire dont la fonction de répartition est donnée
par :
FX (t) = exp(−e−t ) pour t ∈ R. (1)
1) Vérifier que FX est une fonction de répartition. La fonction FX est une fonction
continue avec une limite nulle en −∞ et une limite égale à 1 en +∞.
2) Montrer que la loi de X est à densité et donner sa densité fX . Comme Fx est
de classe C1 , elle admet une densité qui est la dérivée de FX : fX (x) = exp −t − e−t .
On définit la variable aléatoire Y := (X)+ où (x)+ := max(0, x) désigne la partie
positive d’un réel x.
3) Montrer que la fonction de répartition de Y est donnée par : Pour tout réel t,

FY (t) = P (Y ≤ t) = P (Y ≤ t , X < 0) + P (Y ≤ t , X ≥ 0).

On distingue ensuite les cas t < 0 puis t ≥ 0 pour obtenir :



0 si t < 0
FY (t) =
FX (t) si t ≥ 0.

4) Tracer sommairement le graphe de cette fonction. A vous de jouer ! !


5) La loi de la variable aléatoire Y est-elle discrète ? à densité ? Elle n’est pas
discrète car sa fonction de répartition admet un seul saut d’une hauteur différente de 1.
Elle n’est pas à densité car sa fonction de répartition n’est pas continue.

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6) Montrer que Y est intégrable et que 0 ≤ E(Y ) ≤ 1. Indication : on pourra


utiliser l’encadrement suivant 1 − e−u ≤ u valable pour tout réel u. E(Y ) ≥ 0 car Y est
une variable aléatoire positive. Pour obtenir l’autre inégalité, il suffit d’écrire
Z +∞ Z +∞
E(Y ) = (1 − FY (t)) dt ≤ e−t dt = 1,
0 0

en utilisant l’encadrement 1 − e−u ≤ u.

Ex 4. (6 points) On considère une suite (Xn )n∈N∗ de variables aléatoires positives indé-
pendantes de loi exponentielle de paramètre 1 définies sur un même espace de probabilité
(Ω, F, P ). Pour tout entier n ∈ N∗ , on définit la variable aléatoire

Zn := max(X1 , . . . , Xn ).

1) Quelle est la fonction de répartition Fn de Zn ?


2) Soit M > 0 positif fixé, montrer que la suite ({Zn ≥ M })n∈N∗ est une suite
croissante d’événements et en déduire l’égalité ∩ {Zm ≥ M } = {Zn ≥ M }.
m≥n
3) Calculer alors la probabilité de l’événement AM := ∪ ∩ {Zm ≥ M }.
n≥1 m≥n
4) On note A := ∩ ∗ AM . Calculer sa probabilité. Que pouvez-vous en déduire sur
M ∈N
le comportement de la suite (Zn )n∈N∗ ?
5) Question facultative : Montrer qu’à t ∈ R fixé,

lim Fn (t + ln n) = FX (t),
n→+∞

où FX est la fonction de répartition définie par (1) de l’exercice 3. On dit alors que la
suite (Zn − ln n)n∈N∗ converge en loi vers X.

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