Principes Comptables Essentiels
Principes Comptables Essentiels
Exemple : Paul décide de créer sa propre entreprise avec 200 000 € cash. Lors du premier jour
d’activité, il acquiert du papier d’emballage pour 200 000 € et vend les trois quarts de son stock pour
225 000 €
Compte de résultats
Bilan
Le profit n’est pas ce que nous avons sur le compte bancaire mais ce qu’on a généré.
La construction des ces représentations, de ces images repose sur un ensemble de postulats,
d’hypothèses qui se sont construits au cours du temps et que l’on a coutume d’appeler les principes
comptables (« accounting principles »).
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= fond social, mise de départ
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1. Les principes de quantification ( ou de mesure)
En comptabilité générale, les faits comptables, les transactions sont exprimées en unités monétaires.
La monnaie est le langage retenu par la comptabilité pour construire les représentations comptables
de l’organisation car il permet d’exprimer la valeur d’objets différents (une machine, un stock…) dans
une unité de mesure commune et rend possible l’agrégation de ces objets différents.
Le principe de monétarisation est souvent complété par un principe de nominalisme qui fait
l’hypothèse de la stabilité de l’unité monétaire dans le temps. Or, la valeur de la monnaie évalue
dans le temps, et, en période de forte inflation, cette hypothèse est mise à mal et des réajustements
de valeur sont à effectuer si l’on veut maintenir la représentativité de l’image comptable produite.
Par ailleurs, l’existence de différentes monnaies dans le monde crée des problèmes pour la
représentation des activités des entreprises qui sont présentes dans différentes régions de monde
utilisant différentes monnaies.
La détermination de la valeur des avoirs d’une organisation peut se faire en utilisant différents
critères de valorisation comme le prix d’acquisition , le coût de production du bien, la valeur de
revente,..
= le coût d’acquisition (dans le cas d’un achat) ou le coût de production (s’il est fabriqué par l’entité),
exprimé en unités monétaires de l’époque où il est entré dans le patrimoine de l’entreprise.
En comptabilité, le critère retenu pour évaluer les biens est le coût historique qui se définit comme le
coût d’acquisition (dans le cas d’un achat) ou le coût de production (s’il est fabriqué par l’entreprise),
exprimé en unités monétaires de l’époque où il est entré dans le patrimoine de l’entreprise.
Les directives européennes en matière de comptes sociaux et leur traduction en droit comptable
belge consacrent l’évaluation des actifs sur base du coût historique. Les directives européennes en
matière de comptes sociaux et de comptes consolidés et leur traduction en droit comptable belge
consacrent l’évaluation des actifs sur base du coût historique. (art 35, 21, 37 de l’A.R. du 30 janvier
2001- C. Soc.)
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L’évaluation au coût historique repose sur des données clairement identifiables et précisément
mesurables car il existe des preuves objectives des coûts encourus pour acquérir l’actif (valorisation
au prix d’acquisition) ou pour construire l’actif (valorisation au coût de revient).
1.4. La remise en cause du modèle traditionnel d’évaluation basé sur la prudence et les coûts
historiques
L’IASB introduit un deuxième critère d’évaluation des actifs, la juste valeur, qui, dans certains cas,
remplace le coût historique
La juste valeur (« fair value ») se définit de la façon suivante selon l’IASB : « La juste valeur est le
montant qui peut être obtenu de la vente d’un actif lors d’une transaction dans des conditions de
concurrence normale entre parties bien informées et consentantes »
- Chaque entité = une entité distincte de ses propriétaires et de ses partenaires économiques
- L’entité : une personnalité juridique (il s’agit d’une personne morale) distincte des personnes
physiques qui en sont les propriétaires/associés
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- Les états financiers (bilan, compte de résultats) présentent une image de cette entité
indépendante de ses associés
Chaque entreprise est considérée comme une entité distincte de ses propriétaires et de ses
partenaires économiques
La période comptable de référence, appelée l’exercice comptable, a une durée d’un an mais ne doit
pas nécessairement correspondre à l’année civile
Le découpage arbitraire en périodes égales d’une année ne coïncide pas nécessairement avec le
profil temporel des activités et projets en cours de l’entreprise mais est imposé par les contraintes du
droit des sociétés et du droit fiscal qui imposent une périodicité au moins annuelle dans les rapports
communiqués aux actionnaires et au fisc
- => rattachement des faits comptables à un exercice déterminé
- IAS 1 : « Les transactions et les évènements sont comptabilisés au moment où ils se
produisent ( et non pas lors de l’entrée ou de la sortie de trésorerie ou d’équivalents de
trésorerie) et ils sont enregistrés dans les supports comptables et les états financiers des
exercices auxquels ils se rapportent »
- Produits et charges sont comptabilisés au fur et à mesure qu’ils sont acquis ou qu’elles sont
engagées juridiquement
Ce principe implique une convention de rattachement des faits comptables à un exercice déterminé
Ce principe pose problème pour les entreprises des secteurs de la construction navale, de
l’aéronautique, du bâtiment où la réalisation des biens commandés par le client peut s’étendre sur
plusieurs exercices comptables
Différentes techniques existent pour prendre en compte progressivement les produits dégagés dans
le cadre de contrats à long terme
Le cadre conceptuel de l’IASC stipule que : « Les états financiers sont normalement préparés selon
l’hypothèse que l’entreprise est en situation de continuité et poursuivra ses activités dans un avenir
prévisible. Ainsi, il est supposé que l’entreprise n’a ni l’intention ni la nécessité de mettre fin à ses
activités, ni de réduire de façon importante la taille de son exploitation »
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Une représentation synthétique du patrimoine et de son évolution : le bilan et le compte de résultats
1. Le bilan
1.1. Notion
Le bilan est une photographie instantanée du patrimoine de l’entité. Il représente sa valeur à une
date précise. Il s’agit d’une vue statique à un moment donné de la valeur des avoirs et des dettes de
l’entreprise.
1.2. Actif, passif et équilibre
ACTIF PASSIF
Utilisations, emplois de l’entité Ressources de l’entité
Il faut que ça soit équilibré
Le bilan se présente généralement comme un tableau en deux colonnes :
- le côté droit du tableau, appelé le passif, reprend la valeur comptable de l’ensemble des
ressources qui sont mises à la disposition de l’entité à la date d’établissement du bilan;
- le côté gauche du tableau, appelé l’actif, reprend la valeur comptable à la date
d’établissement du bilan, de l’ensemble des utilisations ou emplois qui ont été faits par
l’entité de l’ensemble des ressources qui ont été mises à sa disposition.
o L’actif
L’actif du bilan reprend des biens et/ou des droits qui ont une valeur pour l’entité:
Immobilisations qui permettent à l’entité d’exercer son activité principale
Droits de créance détenus sur des clients, pouvoirs publics,…
Matières premières, marchandises, produits finis,… (= stock )
Avoirs monétaires
Supposons qu’une entité soit constituée à la date du 1er janvier de l’année N par un apport en capital
de 100 mille euros, versé sur le compte bancaire ouvert en faveur de la nouvelle entité.
Bilan 1/01/N
Actif Passif
Valeurs disponibles = 100 000€ Capital (fonds) = 100 000€
Total = 100 000€ Total = 100 000€
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Capitaux propres
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Ici on assimile les provisions aux dettes
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Le 2 janviers, l’entité acquiert une machine pour 10 000€ qu’elle paie immédiatement par
son compte en banque
Actif Passif
Immobilisations corporelles = 10 000€ Capital/ fonds = 100 000€
Valeurs disponibles = 90 000€
Total = 100 000€ Total = 100 000€
Le 3 janvier, l’entité acquiert une deuxième machine pour une valeur de dix mille euros et
obtient du fournisseur un délai de paiement d’un mois, ce qui lui évite d’utiliser
provisoirement une partie de ses disponibilités.
Actif Passif
Immobilisations corporelles = 20 000€ Capital/ fonds = 100 000€
Valeurs disponibles = 90 000€ Dettes= 10 000€
Total = 110 000€ Total = 100 000€
Le bilan conserve son équilibre après la troisième opération puisqu’une augmentation de l’actif a été
compensée par une augmentation du passif. Les mouvements sur les éléments de bilan n’ont pas
modifié la valeur de l’entité, mais bien la forme prise par les actifs et les passifs, les ressources et les
emplois.
En effet, les capitaux propres (en l’occurrence, le capital) de l’entité, mesurés par la différence : Actifs
– Dettes, sont restés inchangés et valent toujours 10 000 000 d’euros.
2. Le compte de résultat
Charges Produits
Éléments qui influencent négativement la Éléments qui influencent positivement la valeur
valeur de l’entité de l’entité
Bénéf = charges (coût) – produit (vente)
Indépendamment de leur date d’encaissement ou de paiement
Le compte de résultats assure la traduction en langage codé (langage comptable) de l’évolution des
activités de l’entité. Au cours d’une période donnée, il synthétise, indépendamment de leur date
d’encaissement ou de paiement, les charges et les produits. Comme le bilan, il se présente sous la
forme d’un tableau à deux colonnes
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rmq: Exemple: imaginons qu’un réviseur ait presté (vendu ses services) durant le mois de septembre
et adresse son état à l’entité le 30 septembre. Il s’agit sans conteste d’une charge pour l’entité. Que
le réviseur soit payé ou non le 30 septembre ne change rien au caractère de la charge. le compte
« charge – honoraire réviseur » ne joue qu’une fois, au moment de sa constatation. Soit le réviseur
est payé au grand comptant : en ce cas la charge a pour contre-partie une diminution du compte de
bilan « banque » de l’entité. Soit il est payé ultérieurement : en ce cas, la charge (dans le compte de
résultats) a pour contre-partie la création d’une dette dans le chef de l’entité (à son bilan). le
paiement effectif, par exemple le 25 octobre, ne modifie par le résultat, car il n’affecte que des
comptes de bilan (diminution de la dette au passif et diminution du compte « banque » à l’actif).
Exemple: imaginons qu’un réviseur ait presté (vendu ses services) durant le mois de septembre
et adresse son état à l’entité le 30 septembre. Il s’agit sans conteste d’une charge pour l’entité.
Que le réviseur soit payé ou non le 30 septembre ne change rien au caractère de la charge.
le compte « charge – honoraire réviseur » ne joue qu’une fois, au moment de sa constatation. Soit le
réviseur est payé au grand comptant : en ce cas la charge a pour contre-partie une diminution du
compte de bilan « banque » de l’entité. Soit il est payé ultérieurement : en ce cas, la charge (dans le
compte de résultats) a pour contre-partie la création d’une dette dans le chef de l’entité (à son bilan).
le paiement effectif, par exemple le 25 octobre, ne modifie par le résultat, car il n’affecte que des
comptes de bilan (diminution de la dette au passif et diminution du compte « banque » à l’actif).
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La méthode comptable : le principe de la partie double
Le principe de la partie double a été développé en Italie du Nord au 15e siècle. Il a été vulgarisé par
un moine franciscain du nom de Luca Pacioli dans un ouvrage publié en 1494 intitulé « Summa di
arithmetica, geometria , proportioni et proportionalita »
1.1. Applications
1.1.1. A une augmentation d’un élément de l’actif correspond une augmentation d’un élément
du passif
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2 décembre N achat d’une machine à crédit :2 000 000€
1.1.2. A une réduction d’un élément d’actif correspond une réduction d’un élément du passif
Le 3 décembre N, l’entreprise paie la dette qu’elle avait vis-à-vis du fournisseur
d’immobilisation corporelle de 1 000 000€. Le bilan devient
1.1.3. A une augmentation d’un élément d’actif correspond une réduction d’un autre élément
d’actif
Le 5 décembre N les clients paient leur dette (créance pour la société X) de 2 000 000€
1.1.4. A une augmentation d’un élément du passif correspond une réduction d’un autre élément
du passif.
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WESP1005- Comptabilité générale
Supposons que concernant la dette financière à LT (sur 10 ans), elle a été contractée le 28
janvier N et qu’un dixième sera remboursé le 28 janvier N+1. Le bilan à la fin de l’année
devient (sans préjudice aux frais engendrés par cette opération) :
Insistons sur le fait que ces quatre opérations successives sont sans effet sur le résultat dégagé
par l’entreprise durant la période d’observation
Solde d’un compte = différence entre ce qui est rentré et ce qui est
sorti
Débit Crédit
Augmentation d’actif Diminution d’actif
Diminution de passif Augmentation de passif
Les comptes dits réciproques présentent un solde de même montant mais débiteur dans la
comptabilité d’une entité et créditeur dans la comptabilité d’une autre.
À côté des comptes de bilan, fonctionnent également des comptes de gestion qui couvrent des
emplois et des ressources définitifs pour une période donnée.
Les comptes de charges qui enregistrent les charges (inputs) engagées, ou au moins subies, par
l’entité, notamment en vue de « produire » un service ;
Les comptes de produits qui enregistrent les produits (outputs) ou revenus obtenus.
Distinction entre les opérations qui exercent un impact sur le résultat de celles qui sont sans
incidence sur le résultat
Les comptes de gestion enregistrent des transactions et non pas, comme les comptes de
bilan, des transformations de forme prises par les valeurs, composant le patrimoine de
l’entité.
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WESP1005- Comptabilité générale
Le résultat, différence entre les produits et les charges, constitue, s’il est positif, une
ressource additionnelle pour l’entité.
3. Synthèse
3.1. Technique des débits et des crédits
Débit Crédit
Augmentation d’actif Augmentation de passif
Diminution de passif Diminution d’actif
Augmentation de charge Augmentation de produit
Diminution de produit Diminution de charge
3.2. La réversibilité des comptes de bilan et l’irréversibilité des comptes de gestion : titre info
- Les comptes de situation ou de bilan-actifs et passifs qui figurent au bilan et qui expriment la
valeur d’emplois (actif) et de ressources (passif) – expriment en réalité une « forme », qui
n’est jamais définitive mais réversible
Exemple : une créance sera transformée en monnaie lors de son encaissement par l’entité
- Par contre, les comptes de gestion ou de résultat sont irréversibles. Ainsi une charge de
personnel est définitive, en ce sens qu’elle affecte irrémédiablement le résultat de la période
concernée
La distinction entre les deux approches peut être synthétisée comme suit :
- Comptabilité de caisse
o Variation de trésorerie = recettes – dépenses
- Comptabilité d’engagement
o Résultats = produits – charges
4. Applications
4.1. Augmentation d’un compte de charge compensée par une augmentation d’un compte de
passif
- La réception d’un état d’honoraires du commissaire, payable endéans les trente jours
- Le compte de charge « honoraires » va augmenter (il sera débité) et le compte d’exigible
« fournisseur commissaire » qui représente la dette de l’entité vis-à-vis du commissaire, va
augmenter également (il sera crédité)
4.2. Augmentation d’un compte de charge compensée par une diminution d’un compte actif
Frais bancaires prélevés par la banque en fin de trimestre. Le compte de charge « frais bancaires »
sera débité par le crédit du compte d’actif « compte bancaire »
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WESP1005- Comptabilité générale
L’impact est identique à l’exemple précédent. Le total du passif reste provisoirement inchangé (dans
l’attente de l’intégration du résultat au passif du bilan), tandis que l’actif est réduit du montant porté
au crédit du compte bancaire.
4.3. Diminution d’un compte de charge compensée par une diminution d’un compte passif
4.4. Diminution d’un compte de charge compensée par une augmentation d’un compte actif
Reprenons l’exemple des frais bancaires, en posant comme hypothèses que la banque accorde, par
geste commercial, une remise de la moitié des frais précédemment imputés. Dès lors, ce sera le
compte actif «compte bancaire» qui sera débité par le crédit du compte de gestion «frais
bancaires» . Frais bancaire diminue et banque augmente
4.5. Augmentation d’un compte de produit compensée par une augmentation d’un compte actif
L’exemple classique est une vente de marchandises à un client. Le compte de bilan « clients » est
débité par le crédit du compte de produits « ventes ».
4.6. Diminution d’un compte de produit compensée par une diminution d’un compte actif : rare
C’est le cas, après une vente à terme, d’un retour de marchandises pour non-conformité. Le compte
actif « clients » est crédité parce qu’il diminue tandis que le compte de produits « ventes » est
débité.
4.7. Diminution d’un compte de charge (ou de produit) compensée par une augmentation d’un
compte de charge (ou de produit) : trop rare
c’est le cas d’un reclassement plus adéquat des comptes de charges ou de produits.
5. Plan comptable
5.1. Contenu
- Plan comptable minimum normalisé : « P.C.M.N. » => fixe une nomenclature très étendue
des comptes susceptibles d’être utilisés par les entités (entreprises + asbl).
- Le premier chiffre du numéro de compte est indicatif de la « classe » à laquelle le compte
appartient
Les comptes de situation ou de bilan correspondent aux cinq premières classes du PCMN :
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La gestion des comptes
1. Principes
2. Livre-journal
3. Le grand-livre
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Le grand livre regroupe l’ensemble des comptes de l’entité. Il est utilisé pour classer et
récapituler les transactions et pour préparer les états financiers.
C’est un document comptable qui reprend, sous forme synthétique, les soldes à une date
déterminée, de l’ensemble des comptes du grand livre.
Balance provisoire
En cours d’année, l’organisation pourra contrôler l’enregistrement en partie double grâce à
l’établissement de balances provisoires qui permettent de vérifier, à tout moment, que le
total des comptes débités est bien égal au total des comptes crédités.
La balance provisoire est établie comme toute balance, sur base du grand livre des comtpes.
5. Le livre d’inventaire
L’inventaire proprement dit, càd le relevé de tous les avoirs, droits, dettes, obligations et
engagements de toute nature.
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WESP1005- Comptabilité générale
Les rubriques du bilan
Introduction
Pour permettre l’élaboration des comptes annuels, les comptes du plan comptable sont
regroupés en rubriques et en sous-rubriques. Selon le droit comptable belge, les rubriques
correspondent aux postes prévus dans les schémas réglementaires, précédés d’un chiffre
romain et/ou d’une lettre majuscule (ex : VII.B – autres créances )
Passif Dettes
Fonds social (capitaux propres) - Dettes à plus d’un an
- Fonds de l’association (capital) - Dettes à un an au plus
- Plus-values de réévaluation - Comptres de régularisation
- Fonds affectés et autres réserves Total du passif
- Résultats reportés
Rubrique de passif
3 grandes masses :
Le passif se subdivise en trois grandes masses
Les capitaux propres (pour une entreprise) ou fonds social ( pour une association),
souvent appelés aussi fonds propres, et correspondant encore à la notion d’actif net
comptable
Les provisions et impôts différés
Les dettes
Fonds de l’association
Moyen d’autofinancement
les fonds affectés d’une association : partie du bénéfice qu’elle a bien voulu identifier dans
ses comptes comme destinée à financer des dépenses futures pour lesquelles il n’existe pas
(à l’heure actuelle) d’obligation ni de risque significatif. Et d’autres réserves.
Résultat reporté :
- Le bénéfice reporté correspond au solde des bénéfices antérieurs, qui n’a été ni
distribué, ni porté sous fonds affectés
- Le solde déficitaire du résultat de l’exercice est porté dans la rubrique perte
reportée, à moins qu’il ne soit pris en charge par les associés ou déduit du bénéfice
reporté ou des fonds affectés existant au terme de l’exercice précédent.
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WESP1005- Comptabilité générale
Plus-values de réévaluation
Au délà des apports des associés et de l’autofinancement par non-distribution des bénéfices
antérieurs, les moyens propres des entités peuvent encore s’accrôitre, au moins
nominalement, par l’augmentation de la valeur monétaire des éléments d’actifs. Songeons
par exemple à un terrain qui aurait été acquis, il y a de nombreuses années, pour 10.000 BEF
et qui vaudrait aujourd’hui 100.000€
Subsides en capital
Cette rubrique correspond aux subventions accordées par les pouvoirs publics, en vue de
contribuer au financement direct d’investissements en immobilisations.
« les provisions pour risques et charges ont pour objet de couvrir des pertes ou charges
nettement circonscrites quant à leur nature, mais qui, à la date de clôture de l’exercice, sont
probables ou certaines, mais indéterminées quand à leur montant »
Le critère de répartition des dettes à court et à moins court terme porte sur leurs échéance
contractuelle dans les douze mois, ou au-delà.
Les charges à imputer, càd « les prorata de charges qui n’échoiront qu’au cours d’un exercice
ultérieur mais qui sont à rattacher à un exercice écoulé », tels que des intérêts courus mais
non encore échus sur des emprunts en cours
Produits à reporter, càd « les prorata de produits perçus au cours de l’exercice ou d’un
exercice antérieur, qui sont à rattacher à un exercice ultérieur »
Rubriques d’actif
2 grandes masses
o Actifs immobilisés
o Actifs circulants
Frais d’établissement
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WESP1005- Comptabilité générale
- Frais qui devraient être portés en charges au compte de résultats mais peuvent être
portés à l’actif du bilan
- Frais qui ne sont pas des charges d’exploitation d’un exercice comptable déterminé
mais permettent l’existence ou le développement de l’entreprise sur plusieurs
années
Motivation de la capitalisation des frais d’établissement : éviter les pertes trop importantes
au démarrage d’une nouvelle activité
Actifs obligatoirement amortis dans un délais maximum de 5 ans. Actifis fictifs ou non
valeurs économiques
Immobilisations incorporelles
Il s’agit d’investissements en éléments immatériels, tels que des frais de développement, des
brevets, une clientèle, etc.
Immobilisations corporelles
Il s’agit d’investissements en éléments matériels, tels que des terrains, des constructions,
des installations, des machines, de l’outillage, du mobilier, du matériel roulant,…
Immobilisations financières
Il s’agit d’investissements en titres et en créance, tels que des actions ou prêts à des filiales
et plus généralement dans des entreprises avec lesquelles un lien durable et spécifique est
établi.
Les schémas réglementaires distinguent les créances à plus d’un an et les créances à un an
au plus
A l’intérieur des rubriques, les schémas réglementaires séparent les créances commerciales
et les autres créances
En matière de biens, mais aussi de services, destinés à la vente, la distinction entre les stocks
d’une part et les commandes en cours d’exécution d’autre part (« chantiers » dans le
langage des normes comptables internationales), réside dans le caractère standardisé ou
non de la production
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WESP1005- Comptabilité générale
Placement de trésorerie
Outre les actions d’une société rachetées par elle-même, cette rubrique regroupe les
placements bancaires sur compte à terme et les placementds en valeurs mobilières (actions,
obligations ou autres) qui ne revêtent pas le caractère d’immobilisations financières (supra).
Valeurs disponibles
Cette rubrique correspond aux comptes financiers à vue, aux valeurs échues à
l’encaissement (telles qu’une lettre de change), aux caisses-espèces et caisses-timbres
Introduction
Les schémas belges classent les rubriques du compte de résultats par ordre décroissant du
lien qu’elles entretiennent avec l’activité habituelle de l’entité : produits et charges
d’exploitation, produits et charges financiers4
Il intègre également les éléments d’ordre fiscal qui influencent le résultat à affecter de
l’entreprise (impôts)
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Avant 2020 on trouvait les produits et charges exceptionnels appelés depuis non récurrents et placés.
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WESP1005- Comptabilité générale
IV. Produits financiers
V. (–) Charges financières
VI. Bénéfice courant (perte courante)
VII. Produits exceptionnels
VIII. (–) Charges exceptionnelles
IX. Bénéfice (perte)
ASBL(après 2020)
[Link] et prestations
II. (–) Coût des ventes et prestations
III. Bénéfice (perte) d’exploitation
IV. Produits financiers
V. (–) Charges financières
VI. Bénéfice (perte) de l’exercice avant impôts
VII Prélèvements et transfert aux impôts différés
VIII Impôts sur le résultat
IX. Bénéfice (perte) de l’exercice
Précisions
Le droit comptable belge privilégie l’approche par nature de produits et de charges. Celle-ci
présente l’avantage d’une plus grande simplicité pour le teneur de comptes, qui n’a guère à
s’interroger sur la finalité des opérations.
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WESP1005- Comptabilité générale
Les dotations aux amortissements et les réductions de valeurs sur frais
d’établissement et sur immobilisations incorporelles et corporelles
Les autres charges d’exploitation constituent une catégorie de charges payées ou
dues à des tiers, ayant un caractère résiduaire par rapport aux approvisionnements
et marchandises, aux services et biens divers, aux rémunérations, aux charges
financières et aux charges exceptionnelles
Le produits des actifs circulants sont les intérêts, dividendes,… obtenus des actifs
circulants de l’entité, à l’exception des stocks et commandes en cours d’exécution
Nature
Stocks = Actifs d’une entité
Variation des stocks = Charges ou produits d’une entité
En réalité
Multiple transactions
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WESP1005- Comptabilité générale
Prix d’achat et de vente variés
Stock de marchandises, de produits finis,...
Tout achat n’est pas nécessairement vendu.
Données:
Stock de marchandises au 01.01.N : 20.000 euros
Valeurs des marchandises achetées pendant l’exercice N et payées au comptant :
10.000 euros
Valeurs des marchandises vendues pendant l’exercice N et payées au comptant :
14.000 euros
Stock de marchandises au 31.12.N : 18.000 euros
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WESP1005- Comptabilité générale
Importance de la consommation des stocks
5 types de stocks
- Marchandises, approvisionnements, produits finis, en-cours de fabrication, et
commandes en cours d’exécution.
- Compte de produit
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WESP1005- Comptabilité générale
o Diminution des stocks ( de produits finis, d’en cours de fabrication, ou
commandes en cours d’exécution)
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WESP1005- Comptabilité générale
Les amortissements
Actifs immobilisés
- Les avoirs de l’entité qui lui permette d’exploiter une activité de manière
permanente, sans être consommés immédiatement.
- Enregistrement comptable de ces avoirs à leur valeur d’acquisition (= prix
d’acquisition, coût de revient, ou valeur d’apport)
Perte de valeur
- Due à un vieillissement découlant de l’utilisation de l’actif => Continu
- Due à une obsolescence technologique => Exceptionnel
- Due à un changement dans le marché => Exceptionnel
Corolaires
- L’amortissement existe car des actifs immobilisés existent.
- L’amortissement réduit systématiquement la valeur d’un actif vers le bas.
Un acte de prudence;
Toutefois, un écart possible avec la valeur économique.
- L’amortissement doit être acté systématiquement.
L’amortissement est un élément de coût qui doit, en principe, être compensé par un produit,
difficilement identifiable.
Définition des amortissements
L’amortissement est une technique comptable qui permet de répartir le coût
d’acquisition d’un actif immobilisé entre les exercices comptables durant lesquels
l’actif est utilisé.
La dépréciation subie par un actif durant un exercice comptable est prise en charge
de l’exercice.
L’amortissement est une charge non décaissée, c’est-à-dire une charge qui n’entraîne
aucun mouvement d’argent.
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WESP1005- Comptabilité générale
Dégager des fonds pour permettre le renouvellement des immobilisations
Pas de sortie de trésorerie
Ecart probable entre les dotations aux amortissements et le montant nécessaire
au renouvellement de l’actif.
Méthodes d’amortissement
Amortissement linéaire
Répartition de la charge d’amortissement de façon égale sur la durée de vie de l’actif.
Dotation aux amortissements = 60.000 euros / 5 ans
= 12.000 euros par an
Principes
Législateur belge
L’amortissement est une obligation du droit comptable et du droit fiscal, même si
l’entité est en perte.
On a le choix pour le taux d’amortissement5.
Points communs
Convertir des débits figurant à l’actif en débits correspondant à des charges.
Les écritures comptables sont assez voisines.
5
Ce choix est souvent dicté par l’impact fiscal plus que par le souci de l’image fidèle
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WESP1005- Comptabilité générale
Deux catégories différentes d’actifs
Amortissements: Les frais d’établissement, les immobilisations incorporelles et
corporelles dont l’utilisation est limitée dans le temps (au moins supérieure à un an).
Réductions de valeurs: Les immobilisations incorporelles et corporelles dont l’utilité
n’est pas limitée dans le temps et les autres éléments d’actif.
Les provisions
Définition
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Le degré d’incertitude peut varier considérablement d’un type de provision à
l’autre.
Les provisions pour risques et charges ont pour objet de couvrir des pertes ou charges
nettement circonscrites quant à leur nature, mais qui, à la date de clôture de l'exercice, sont
probables ou certaines, mais indéterminées quant à leur montant"
En principe
Catégories non-envisagées par le référentiel comptable belge => Une
perspective d’analyse des états financiers.
Toute provision doit être systématiquement actée si elle se justifie.
3 étapes
- La constitution de la provision
- L’enregistrement de la charge
- L’utilisation de la provision
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Nature financière des provisions
Deux sociétés de mécanique (SdM1 et SdM2) ont un résultat final identique avant impôt et
avant prise en compte des provisions (= €100.000). L’impôt des sociétés serait de 33%.
SdM1
Constitution chaque année, pendant cinq ans, d’une provision de €50.000 pour
couvrir des charges futures de gros entretiens.
La charge effective de l’entretien en N+5 est de €300.000.
SdM2
Pas de constitution de provision.
Une charge effective d’entretien en N+5 est de €300.000.
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`
Un problème de période
Charges ou produits qui concernent plusieurs exercices.
Exemples: abonnement à une revue professionnelle, prime d’assurance, loyer
encaissé.
Un problème de période
- Répartir des prorata de la charge ou du produit de manière à ce que la charge ou le
produit afférent à l’exercice clôturé soit dûment enregistré.
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Caractéristiques
A la clôture de l’exercice
Deux types de comptes mouvementés
La charge (classe 6) ou le produit (classe 7)
Un compte de régularisation (actif ou passif) de classe 49
4 comptes de régularisation
Charges à reporter (490)
Produits acquis (491)
Charges à imputer (492)
Produits à reporter (493)
Charges à reporter(490)
Charge dont la comptabilisation est antérieure à la consommation.
Créance de l’exercice N sur l’exercice N+1 => Compte d’actif.
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Charges à imputer(492)
Charge dont la comptabilisation est postérieure à la consommation.
Dette de l’exercice N sur l’exercice N+1 => Compte de passif.
Produits à reporter(493)
Produit dont la comptabilisation est antérieure à la consommation.
Dette de l’exercice N sur l’exercice N+1 => Compte de passif.
Charges à imputer
Le contrat est présent à la date de clôture. Il découle de ce contrat des
obligations continues ou successives.
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Exemple: Les intérêts bancaires trimestriels de mon emprunt me seront portés
en compte par mon banquier que le 31.01.N+1.
Au 31.12.N, tant le bailleur que le locataire devront tenir compte du fait que €80.000 du
loyer payé le 30.11.N couvre des charges de N+1.
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• Exemple 2- Loyers payés à terme échu
Un bail est conclu le 28.02.N, prévoyant un loyer trimestriel de €120.000, payable à terme
échu.
–
Au 31.12.N, tant le bailleur que le locataire devront tenir compte du fait que €40.000 du
loyer payé le 28.02.N+1 couvre des charges de N.
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Les subsides
• d’exploitation
• en capital
• d’intérêts
• Comptes 15 et 736
• Subsides reçus,sous la forme de capital, octroyés pour acheter ou faire ériger des
immobilisations
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*: le PCMN prévoit une subdivision du compte 733 (on pourrait par exemple, mettre en 7330
les subsides d’exploitation)
La valeur réévaluée retenue pour ces immobilisations est justifiée dans l'annexe dans
lesquels la réévaluation est actée pour la première fois.
Observations
Uniquement, un mouvement de comptes de bilan ;
Pas de mouvement de trésorerie.
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Catégories: Immobilisations incorporelles, immobilisations corporelles, ou
immobilisations financières.
Calcul
– Prix de vente – Valeur comptable nette (hors plus-value de réévaluation)
Si > 0, alors on parle d’une plus-value de réalisation
Si < 0, alors on parle d’une moins-value de réalisation
TVA
Le taux normal de la TVA est de 21%, mais il existe aussi des taux de 0% (journaux), 6% et
12%.
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Considérons le cas d’un importateur qui importe des meubles pour 100.000, qu’il refacture
120.000 à un grossiste, qui lui- même refacture pour 150.000 à des détaillants, lesquels
livrent à des particuliers pour 200.000.
&é »
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2 étapes
- La reprise du résultat reporté
- L’affectation du résultat (global)
o Transfert aux fonds affectés et autres réserves
o Report du résultat
1er exemple
Soit une ASBL dont les fonds social au 31/12/N:
– Fonds associatifs 50 000 – Fonds affectés 5 000
– Perte reportée 6 000
EX 1:Au cours de N+1 elle réalise un bénéfice à affecter de 10 000. L’assemblée
générale décide d’affecter 3 000 aux fonds affectés.
2ème exemple
• Au 31/12/N
– Fonds associatifs 50 000 – Fonds affectés 5 000
– Perte reportée 6 000
• En N+1: perte de 5 000
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