Cours Contrôle de Gestion
Cours Contrôle de Gestion
CONTRÔLE DE GESTION
INTRODUCTION
MANAL YOUB
1
Introduction
2
Objectifs
Retenir une définition simple du contrôle de gestion
Comprendre le champ d’action du contrôle de gestion
Distinguer la fonction de contrôle du métier de
contrôleur de gestion
Savoir positionner la fonction contrôle de gestion par
rapport aux différentes fonctions de l’entreprise
3
1. La notion de contrôle
4
1. La notion de contrôle
5
1. La notion de contrôle
6
1. La notion de contrôle
N.B:
Le contrôle doit jouer à la fois un rôle actif et réactif.
Actif, dans la mesure où des actions de correction sont
7
2. Evolution du contrôle de
gestion
Il est possible de repérer, pour le contrôle de gestion, trois
périodes et trois champs d’action:
8
2. Evolution du contrôle de
gestion
1) Première période:
La fonction production est prioritaire
10
2. Evolution du contrôle de gestion
3) troisième période:
Ensuite, avec le développement des produits et des
12
3. Définition du contrôle de
gestion
En 1965, Robert N. Anthony définissait cette notion de
la manière suivante :
« Le contrôle de gestion est le processus par lequel les
managers s’assurent que les ressources sont obtenues
et utilisées de manière efficace et efficiente pour
atteindre les objectifs de l’organisation. »
13
3. Définition du contrôle de
gestion
Dans cette définition l'accent est mis sur :
La notion du processus. Elle souligne que le contrôle de gestion
n’est pas une action isolée mais qu’il s’agit d’un processus qui
porte sur toutes les phases de l’activité de l’entreprise, c’est-à-
dire la finalisation (avant l’action), le pilotage (pendant l’action)
et l’évaluation (après l’action).
Le contrôle de l'allocation optimale des ressources de
15
3. Définition du contrôle de gestion
La définition proposée en 1988 se focalise sur une dimension
plus stratégique :
17
4. Objectifs du contrôle de gestion
Il est possible de classer les objectifs du contrôle de gestion
au sein de deux dimensions inséparables : la première est de
nature technico- économique où le contrôle de gestion a
pour objectifs d'aider à la décision et d'évaluer les
performances. La deuxième est de portée managériale, où
le contrôle de gestion a pour objectifs d'aligner la stratégie,
de favoriser l'exercice des responsabilités, et d'orienter les
comportements.
4. Objectifs du contrôle de gestion
1- Les objectifs de dimension technico-
économique
Le contrôle de gestion garantit aux managers une gestion
économe, efficiente et efficace des ressources mobilisées. Il a
pour objectifs d’ :
Aider à la décision : le contrôle de gestion, en déployant ses
outils et méthodes de gestion apporte son expertise dans la
modélisation de problèmes complexes.
Evaluer les performances : le contrôle de gestion apporte son
expertise dans la mesure des performances par des indicateurs
chiffrés, comme dans le pilotage ou le management des
performances.
4. Objectifs du contrôle de gestion
et animateur d'équipe
Il doit aussi être modérateur et apte à "dégonfler" les éventuels
son expérience
Au delà de cette compétence, il doit être capable de la partager
33
8. Positionnement de la fonction
Objective : l’auditeur n’a ni autorité ni responsabilité à
l’égard des activités qu’il audite.
Indépendante : le service d’AI est indépendant.
Assurer la direction :
De l’application de ses directions et politiques
l’organisation
identification des améliorations possibles sur le plan
opérationnel
et/ou réduction de l’exposition aux risques 35
8. Positionnement de la fonction
Les objectifs principaux de cette fonction sont les suivants :
collectivités territoriales…
Le statut de L’auditeur interne appartient au l’auditeur externe (cabinet international ou commissaire aux
l’auditeur personnel de l’entreprise comptes) est dans la situation d’un prestataire de services
juridiquement indépendant
L’indépendance de l’auditeur externe est celle du titulaire
d’une profession libérale, elle est juridique et statutaire
Les bénéficiaires les responsables de l’entreprise tous ceux qui en ont besoin : actionnaires, banquiers, clients et
de l’audit : managers, direction générale, fournisseurs, etc.
éventuellement comité d’audit.
Les objectifs de Apprécier la bonne maîtrise des certifier la régularité, la sincérité, l’image fidèle, des comptes,
l’audit activités de l’entreprise résultats et états financiers.
(dispositifs de contrôle interne)
et recommander les actions
pour l’améliorer
Le champ Il est beaucoup plus vaste Il englobe tout ce qui concourt à la détermination des résultats,
d’application de puisqu’il inclut non seulement à l’élaboration des états financiers et rien que cela ; mais dans
l’audit toutes les fonctions de toutes les fonctions de l’entreprise.
l’entreprise, mais également
dans toutes leurs dimensions.
La périodicité des L’auditeur interne travaille en Les auditeurs externes réalisent en général leurs missions de
audits permanence dans son entreprise façon intermittente et à des moments privilégiés pour la
sur des missions planifiées en certification des comptes : fin de trimestre, fin d’année. En
fonction du risque. dehors de ces périodes, ils ne sont pas présents.
Les différences
41
8. Positionnement de la fonction
Audit interne / Contrôle de gestion
Les différences
42
8. Positionnement de la fonction
43
8. Positionnement de la fonction
Retenons trois points de cette définition :
45
9. Les outils de contrôle de gestion
3 – Les indicateurs de pilotage de la performance : tableaux de
bords et reporting
• Le tableau de bord est un outil de pilotage comportant un
ensemble d’indicateurs, organisé en système, suivi par la même
équipe ou le même responsable pour aider à décider, à
coordonner, à contrôler les actions d’un service. C’est un
instrument de communication, et de décision qui permet au
contrôleur de gestion d’attirer l’attention du responsable sur les
points clés de sa gestion afin de l’améliorer.
CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
Introduction
2
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
Les charges directes:
Les charges directes sont des charges propres à un seul coût.
Elles sont affectées directement aux coûts, sans calculs
Intermédiaires.
(Ex: Matières premières consommées pour la fabrication d’un
produit, le salaire d’un ouvrier qui ne travaille que dans un
atelier…)
3
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
Les charges indirectes:
les charges indirectes concernent plusieurs coûts.
Leur traitement nécessite une répartition préalable avant
qu’elles soient imputées aux coûts d’un produit ou d’un objet
de coût déterminé.
(Ex: les loyers, la consommation globale d’électricité, les
communications téléphoniques…)
4
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
5
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
6
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
Les charges semi-variables:
Les charges semi-variables ou mixtes comportent une partie
fixe et une partie variable. Elles varient en fonction du niveau
d’activité de l’entreprise mais sans proportionnalité; c’est le
cas notamment des salaires des commerciaux, des dépenses
téléphoniques…
7
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
2. Définition de la notion de coûts:
(Ex: le coût de production d’un bien est l’ensemble des frais engagés
pour fabriquer ce bien: matières consommées, frais de main d’œuvre,
énergie…)
9
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
b) Le moment de calcul
10
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
c) Le contenu
11
Chapitre I : Les outils du calcul des
coûts
12
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
1. La méthode des coûts variables
a) Le coût variable
Un coût variable est un cout partiel constitué uniquement par les charges
directes et indirectes qui varient avec le volume d’activité.
REMARQUE
La méthode des coûts variables est aussi connue sous d’autres appellations :
méthode des coûts proportionnels,
direct costing, terme originaire des États-Unis (il faut alors traduire
«direct» par opérationnel).
13
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
1. La méthode des coûts variables
b) La marge sur coût variable
La comparaison entre le chiffre d’affaire d’un produit ou d’une activité et son coût variable
permet de calculer la marge sur coût variable (MCV) par produit ou par activité.
Coût variable
Chiffre
d’affaires
Marge sur coût
variable
Marge sur coût variable d’un produit = Chiffre d’affaires – Coût variable
Taux de marge sur coût variable = Marge sur coût variable / Chiffre d’affaires * 100
Résultat de l’entreprise = ∑ des marges sur coût variable – Coût fixes globaux
14
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
1. La méthode des coûts variables
b) La marge sur coût variable
La marge sur coût variable est un indicateur de gestion qui mesure la
performance d’un produit ou d’une activité.
Elle permet de répondre aux questions suivantes :
Quelle est la contribution du produit ou de l’activité à absorber
les charges fixes ?
Ce produit ou cette activité est-il rentable ?
L’entreprise a-t-elle intérêt :
A développer sa production ou sa commercialisation ?
A supprimer sa production ou sa commercialisation ?
15
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
1. La méthode des coûts variables
Exemple:
Une société est spécialisée dans la fabrication et la vente de trois articles A, B et
C. Une étude des coûts de revient, pour la période de référence, donne les
résultats suivants :
16
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
1. La méthode des coûts variables
Exemple:
L’étude plus précise des conditions d’exploitation met en évidence que
certaines charges sont proportionnelles aux quantités.
17
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
18
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
2. La méthode des coûts directs
a) Le coût direct
Le coût direct est un coût partiel qui comprend essentiellement des charges
variables directes mais également des charges fixes affectables ou imputables
sans ambigüité au produit ou à l’activité.
Les charges indirectes ne sont pas réparties par produit ; elles sont traitées
globalement pour la détermination du résultat.
19
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
2. La méthode des coûts directs
b) La marge sur coût direct
La comparaison entre le chiffre d’affaires d’un produit ou d’une
activité et son coût direct permet de calculer la marge sur coût direct
(MCD) par produit ou par activité.
Coût direct
Chiffre
Marge sur coût direct d’un produit = Chiffre d’affaires – Coût direct
21
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
2. La méthode des coûts directs
Compte d’exploitation analytique en coûts directs:
Les charges fixes indirectes représentent les charges fixes communes qu’il
n’est pas pertinents de répartir par produit ; elles sont traitées globalement
pour la détermination du résultat.
23
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
24
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
3. La méthode des coûts spécifiques
b) La marge sur coût spécifique
La comparaison entre le chiffre d’affaire d’un produit ou d’une
activité et son coût spécifique permet de calculer la marge sur coût
spécifique (MCS) par produit ou par activité. Elle a pour objet :
Coût
Chiffre spécifique
Marge sur
d’affaires coût
spécifique
27
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
3. La méthode des coûts spécifiques
Cette méthode permet de faire apparaître la «réelle» mauvaise
performance du produit B dont la marge sur coûts variables ne
permet pas de couvrir ses propres charges fixes. En conséquence,
sa suppression entraîne :
28
Section 1 : Les méthodes de coûts partiels
29
UNIVERSITÉ MOULAY ISMAIL
FACULTÉ POLYDISCIPLINAIRE ERRACHIDIA
CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Section 2 : Le seuil de rentabilité
INTRODUCTION
2
Section 2 : Le seuil de rentabilité
1. Définition du seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité de l’entreprise est le chiffre d’affaires
pour lequel elle couvrirait la totalité de ses charges (CV +
CF) sans bénéfices ni perte et donc dégage un résultat nul.
3
Section 2 : Le seuil de rentabilité
1. Définition du seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité permet à l’entreprise :
De calculer :
le montant du chiffre d’affaires à partir duquel l’activité est
rentable
le niveau d’activité au-dessous duquel il ne faut pas
descendre
De déterminer la date à laquelle l’activité devient rentable
D’apprécier la sécurité dont dispose l’entreprise si la
conjoncture devient défavorable
D’analyser l’incidence de l’évolution du comportement
des charges sur la rentabilité de l’exploitation
D’estimer rapidement des résultats prévisionnels 4
Section 2 : Le seuil de rentabilité
1. Définition du seuil de rentabilité
La comparaison du chiffre d’affaires réalisé avec le seuil de
rentabilité permet de déterminer la nature du résultat :
si CA = SR => résultat R = 0
si CA > SR => résultat R > 0 => Bénéfice
si CA < SR => résultat R < 0 => Perte
5
Section 2 : Le seuil de rentabilité
2. Le calcul du seuil de rentabilité
On a : Taux de marge sur coût variable = (MCV / CA) *100
Le résultat est nul si :
Marge sur coût variable = coûts fixes
Ou encore si :
(SR * taux de marge sur coût variable) – charges fixes = 0
On en déduit la relation :
SR = coûts fixes / taux de marge sur coût variable
6
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple:
L’exploitation de l’entreprise De Lamotte peut être
schématisée de la façon suivante :
Pour un chiffre d’affaires de 121 700, on dégage une marge sur coût
variable de 31 642. Quel chiffre d’affaires permet de dégager une
marge de 26 000 (montant des frais fixes) ?
SR= CF / t
SR = 26 000 / 26%
SR = 100 000
9
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple:
2. Calcul algébrique
Ce mode de calcul est préférable dès qu’une représentation graphique
est demandée puisqu’il oblige à définir les équations des différentes
droites concernées.
11
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple:
Relation 2: SR => R = 0
12
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple:
Relation 3: SR => MCV = CF
13
Section 2 : Le seuil de rentabilité
3. Rentabilité, sécurité et seuil de rentabilité
Il est possible de définir plusieurs indicateurs de rentabilité et
de sécurité.
3.1 La date du seuil
Sous l’hypothèse d’une réalisation régulière du chiffre
d’affaires, il est possible d’utiliser les règles de
proportionnalité pour déterminer la date à laquelle le seuil a
été, ou sera atteint.
14
Section 2 : Le seuil de rentabilité
3.1 La date du seuil
Exemple:
Remarque.
Cette solution n’est possible que dans le cas d’activité régulière
sur 12 mois.
MS = CA – SR
MS = 150 000 – 100 000
MS = 50 000 dh
19
Section 2 : Le seuil de rentabilité
3.4 Le coefficient de volatilité ou levier opérationnel (LO)
Il exprime le pourcentage de variation du résultat obtenu pour
une variation en pourcentage du chiffre d’affaires.
Il exprime:
La performance économique dans le cas d’un
accroissement du chiffre d’affaires
Le risque économique dans le cas d’une diminution du
chiffre d’affaires 20
Section 2 : Le seuil de rentabilité
3.4 Le coefficient de volatilité ou levier opérationnel
(LO)
Il représente aussi l’élasticité du résultat par rapport au chiffre
d’affaires d’où son nom de coefficient de volatilité. Il s’écrit :
Mais toutes ces transformations n’ont été possibles que sous réserve
d’hypothèses implicites relatives aux calculs, à savoir :
– le prix de vente est constant ;
– les conditions d’exploitation sont identiques tant pour les charges
variables unitaires que pour les charges fixes globales.
22
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple:
CA1 = 500 000 DH
CA2 = 500 000 * 1.10 = 550 000 DH
Variation du CA = 550 000 – 500 000 = 50 000 DH
R1 = 50 000 DH
R2 = (550 000 * 0.40) – 150 000 = 70 000 DH
Variation du R = 70 000 – 50 000 = 20 000 DH
24
Section 2 : Le seuil de rentabilité
4.1. La modification de structure
Lors d’un changement de structure, la détermination du seuil de
rentabilité pour la nouvelle structure permet d’évaluer le chiffre
d’affaires nécessaire pour couvrir les charges fixes
supplémentaires et d’apprécier la rentabilité de l’opération.
Plus les coûts fixes sont importants, plus le seuil de rentabilité est
élevé et plus le risque d’exploitation est grand.
25
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple1:
L’entreprise A envisage un nouvel investissement pour le 1er
Septembre. Les charges fixes d’un montant actuel de 150 000 DH
augmenteront de 50 000 DH. Le taux de marge sur coût variable
restera de 30% et le chiffre d’affaires annuel prévisionnel est de
1 200 000 DH.
Calculer le seuil de rentabilité initial et le nouveau seuil de
rentabilité
27
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple 2:
L’entreprise B fabrique un produit « A ». Sa marge sur coût variable
unitaire est de 20 DH ; les charges fixes s’élèvent à 400 000 DH. En
fonction du marché, le prix de vente doit rester stable.
Une augmentation subite du cours des matières réduit la marge sur
coût variable d’un quart, au moment où l’entreprise a déjà produit
10 000 articles.
28
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Solution:
Seuil de rentabilité en nombre d’articles:
20 x = 400 000
x = 400 000 / 20
x = 20 000 articles
Nouveau seuil de rentabilité en nombre d’articles:
Nouvelle marge : 15 DH
Nouvelle équation:
y – (10 000 * 20) = 15 (x – 10 000)
y = 15 x + 50 000
15 x + 50 000 = 400 000
15 x = 350 000
x = 23 333
Le nouveau seuil de rentabilité en articles est de 23 333 29
Section 2 : Le seuil de rentabilité
4.3. Le choix de structure:
30
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Exemple 3:
L’entreprise C supporte annuellement des charges fixes de
800 000 DH lui permettant de réaliser un chiffre d’affaires maximum
de 1 800 000 DH avec un taux de marge de 50%.
Pour accroître son chiffre d’affaires, l’entreprise doit supporter un
supplément de 160 000 DH de charges fixes.
31
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Solution:
Seuil de rentabilité pour la structure initiale:
SR = (800 000 / 0.50) = 1 600 000 DH
35
Section 2 : Le seuil de rentabilité
Solution:
Seuil de rentabilité = 175 000 / 0.3846 = 455 018,20
= 455 000 DH
Point mort = (455 000 / 650 000) * 360 = 252 jours ou 8 mois
et 12 jours, soit le 12 septembre
Période CA cumulé
Le seuil de
1er trimestre 220 000 rentabilité se situe
2e trimestre 420 000 dans cette tranche
3e trimestre 540 000 de chiffre
4e trimestre 650 000 d’affaires
Le seuil de rentabilité est inchangé, cependant, il ne sera
pas atteint à la même date :
(455 000 – 420 000) / (540 000 – 420 000) = 26e jour du
3e trimestre, soit le 26 juillet.
37
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FACULTÉ POLYDISCIPLINAIRE ERRACHIDIA
CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
INTRODUCTION
2
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
On suppose que ces éléments prévisionnels ont été respectés sur les
trois premières périodes de l'année pour lesquelles les productions
vendues ont été respectivement de 1 100, 1 000 et 800 unités.
4
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
6
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
Nous remarquons que :
Lorsque le nombre d’unités produites augmente, le coût fixe
unitaire diminue puisque la charge fixe totale sera répartie sur
plusieurs unités.
Lorsque le nombre d’unités produites diminue, le coût fixe unitaire
augmente puisque la charge fixe totale, sera répartie sur peu
d’unités.
Le coût variable unitaire est constant quelque soit le niveau
d’activité.
Lorsque le nombre d’unités produites augmente, le coût de
production unitaire diminue puisque les coûts fixes par unité
diminuent.
Lorsque le nombre d’unités produites diminue, le coût de
production unitaire augmente puisque les coûts fixes par unité
augmentent.
7
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
L’incidence du niveau d’activité sur les coûts a pour conséquence :
obscurcir l’analyse : on ne connaît pas la réelle profitabilité des
produits
9
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
2. Intérêts de la méthode de l’imputation rationnelle des charges
fixes:
Les intérêts de la méthode d’imputation rationnelle sont les suivants :
Obtention de résultats indépendamment du niveau d’activité:
Elle permet d’obtenir des coûts unitaires constants de chaque
produit de l’entreprise, indépendamment du niveau d’activité, et
donc comparables d’une période à l’autre à condition de gestion
inchangée. Elle rends les coûts de revient comparables entre
entreprises ayant des volumes de production différentes.
11
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
La méthode de l’imputation rationnelle est utilisée pour :
Faciliter la détermination d’un prix de vente à partir
d’un coût de revient ;
Permettre une comparaison pertinente des coûts d’une
période à l’autre ;
Chiffrer le coût d’une sous-activité ou le gain d’une
sur-activité par rapport à l’activité normale ;
Mettre en évidence les variations des coûts unitaires
dues aux charges variables ;
Améliorer l’analyse des conditions d’exploitation et des
résultats dégagés.
12
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
3. Principe de la méthode:
Le principe de la méthode repose sur le fait que la totalité
des coûts fixes correspond à une activité normale qu’il
convient de définir. Puis, les charges fixes imputées aux
coûts sont calculées par rapport au niveau normal d’activité.
16
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
Le montant des charges fixes à imputer aux coûts se calcule
de la manière suivante :
Charges fixes imputées = Charges fixes constatées *
Coefficient d’imputation rationnelle
Lorsque l’activité réelle est supérieure à l’activité
normale, le coefficient d’imputation rationnelle est
supérieur à 1 ; donc les coûts fixes imputés sont
supérieurs aux coûts fixes réels.
Par contre, lorsque l’activité réelle est inférieure à
l’activité normale, le coefficient d’imputation rationnelle
est inférieur à 1 ; donc, les coûts fixes imputés sont
inférieurs aux coûts fixes réels. 17
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
2) le coût de revient avec imputation rationnelle
Le coût de revient global avec imputation rationnelle se
détermine ainsi :
Coût d’imputation rationnelle globale = Charges variables
constatées + Charges fixes imputées
Le coût de revient unitaire avec imputation rationnelle est
constant ; il est égale à :
Coût d’imputation rationnelle global / Nombre d’unités
Ou :
Coût variable unitaire constant + Coût fixe unitaire
constant 18
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
c) Les différences sur niveau d’activité
La comparaison entre le montant des charges fixes constatées
et celui des charges fixes imputées met en évidence une
différence d’imputation rationnelle qui peut être positive ou
négative et dont le calcul s’effectue toujours dans le sens
suivant :
19
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
1) Le coût de sous-activité
Une différence d’incorporation positive traduit un coût de
sous-activité ou un coût de chômage ; l’entreprise supporte
des coûts fixes qui ne servent pas.
Le coût de sous-activité découle des relations suivantes :
Activité réelle < Activité normale
Coefficient d’imputation rationnelle <1
Coûts fixes constatés > Coûts fixes imputés
Coût de sous-activité = Coût fixe unitaire normal *
Nombre d’unités non produites
20
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
2) Le gain de sur-activité
Une différence d’incorporation négative traduit un gain de
sur-activité ; l’entreprise impute aux coûts des charges fixes
fictives.
Le gain de sur-activité découle des relations suivantes :
Activité réelle > Activité normale
Coefficient d’imputation rationnelle > 1
Coûts fixes constatés < Coûts fixes imputés
Gain de sur-activité = Coût fixe unitaire normal * Nombre
d’unités produites en plus
21
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
22
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
Exemple:
Supposons que l'activité de la période 2, soit 1000 unités,
représente l'activité normale.
24
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
Exemple
L’exemple suivant nous permettra de bien visualiser l’impact de
l’imputation rationnelle au niveau du tableau de répartition des charges
indirectes.
29
Section 3 : L’imputation rationnelle des charges fixes
30
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FACULTÉ POLYDISCIPLINAIRE ERRACHIDIA
CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Section 4 : La méthode ABC
(Activity Based Costing)
INTRODUCTION
2
Section 4 : La méthode ABC
3
Section 4 : La méthode ABC
Origines de la méthode ABC.
Les travaux de recherche d’un certain nombre d’auteurs
(Kaplan et Cooper aux Etats-Unis, Mévellec et Lorino en
France) ont montré que ce ne sont pas les produits qui
consomment les ressources de l’entreprise mais plutôt les
activités. Et les diverses activités de l’entreprise permettent
l’élaboration des différents produits.
Il semble alors préférable de découper l’entreprise par
activité et non par fonction et par produit.
4
Section 4 : La méthode ABC
1. Les insuffisances des pratiques traditionnelles:
Evolution des charges indirectes
La part des charges indirectes dans le total des charges
des entreprises tend à augmenter lorsque les processus
de production sont automatisés.
La main d’œuvre directe représente une fraction de plus
en plus faible du coût des produits.
L’activité de production perd de son poids. Ce sont le
activités de support de la production qui tendent à
devenir prépondérantes, qu’elles se situent en amont ou
en aval de la production (planification, études et
méthodes, recherche, contrôle de qualité…)
5
Section 4 : La méthode ABC
Homogénéité des activités
Les activités réelles sont rarement homogènes au sein d’un même centre
d’analyse. Il s’agit pourtant là d’une condition pour que l’imputation des
charges indirectes sur la base d’une unité d’œuvre unique soit légitime.
6
Section 4 : La méthode ABC
Répartition des charges indirectes
Les pratiques traditionnelles de calcul des coûts conduisent le plus souvent à une
répartition des charges indirectes sur des bases exclusivement volumiques.
On impute en fonction des temps de main d’œuvre directe, donc la production,
des charges indirectes qui deviennent ainsi proportionnelles à la production.
Lancer la production d’une série génère à peu près le même travail au niveau
de la préparation, de l’ordonnancement, quelle que soit la taille de cette série.
En pratiquant une imputation sur des bases volumiques, on réduit donc le coût
des séries de faible taille pour surcharger celui des séries de grande dimension.
7
Section 4 : La méthode ABC
8
Section 4 : La méthode ABC
2. La méthode de calcul:
A. Principe:
Le grand principe d’ABC s’énonce très simplement :
Les produits consomment les activités et les
activités consomment les ressources..
Les ressources sont les charges comptables, elles sont
consommées par les activités.
9
Section 4 : La méthode ABC
10
Section 4 : La méthode ABC
11
Section 4 : La méthode ABC
Activité: une activité est un ensemble de tâches de même
nature ou homogènes, accomplies par plusieurs personnes à
partir d’un savoir-faire et contribuant à ajouter de la valeur au
produit pour le client.
L’activité décrit ce que les différents services font ;
l’entreprise apparaît alors comme un ensemble d’activités
ayant des liens entre elles au sein de processus identifiés.
13
Section 4 : La méthode ABC
14
Section 4 : La méthode ABC
15
Section 4 : La méthode ABC
La construction du nouveau système de mesure ou méthode
des coûts par activité (ABC) s’appuie généralement sur les
étapes suivantes :
Identifier les activités ;
Évaluer le ressources consommées par chacune d’elles ;
Définir des inducteurs d’activités: Pour une activité
regroupant des coûts homogènes, il est nécessaire de
définir une mesure unique d’activité : c’est l’inducteur
d’activité (similaire à l’unité d’œuvre). Le choix de la
nature de l’inducteur est primordial : il doit mettre en
évidence un comportement de coût cohérent qui évolue
proportionnellement au volume de l’inducteur.
16
Section 4 : La méthode ABC
17
Section 4 : La méthode ABC
18
Section 4 : La méthode ABC
19
Section 4 : La méthode ABC
Exemple:
Une entreprise fabrique deux produits A et B; elle travaille
uniquement sur commande. Elle vous communique les
renseignements pour la période concernée:
20
Section 4 : La méthode ABC
Exemple:
Volume des inducteurs
Quantité Produit Produit
A B
22
Section 4 : La méthode ABC
Solution
2) Calcul du coût unitaire des inducteurs
23
Section 4 : La méthode ABC
Exemple:
Soit une unité de fabrication, où les activités suivantes ont pu
être répertoriées :
24
Section 4 : La méthode ABC
L’évaluation (en euros) des ressources consommées par
chaque activité est présentée ci-après :
25
Section 4 : La méthode ABC
Une première analyse a listé tous les inducteurs acceptables
par activité.
26
Section 4 : La méthode ABC
27
Section 4 : La méthode ABC
28
Section 4 : La méthode ABC
29
Section 4 : La méthode ABC
Pour calculer le coût unitaire de chaque inducteur, nous
avons besoin d’informations techniques sur les conditions de
fabrication qui nous permettront de déterminer le volume des
inducteurs. Ces données sont réunies dans le tableau suivant :
30
Section 4 : La méthode ABC
Le calcul du coût unitaire des inducteurs est présenté dans le
tableau suivant (en euros).
31
32
Section 4 : La méthode ABC
33
Section 4 : La méthode ABC
34
UNIVERSITÉ MOULAY ISMAIL
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CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
Introduction
2
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
Dans un processus de planification, on dénombre trois
niveaux :
Le plan stratégique ;
3
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
1. Le plan stratégique
Ce plan est élaboré à la suite d’une étude précise des forces et
faiblesses de l’entreprise, de ses menaces et opportunités.
En définitive, ce plan projette, sur un horizon de 5 ans ou
plus, les différentes étapes de la mise en œuvre de la stratégie.
privilégier … etc.
4
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
2. Le plan opérationnel
Il projette sur un horizon de 2 à 3 ans les modalités pratiques
de la mise en œuvre de la stratégie, ou ce qu’on appelle aussi
les programmes d’action.
3. Les budgets
Le budget est définit comme « une prévision chiffrée de tous
les éléments correspondant à un programme déterminé ».
6
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
Définition
7
Chapitre 2 : Les outils de la gestion
budgétaire
Le système budgétaire s’élabore en trois étapes :
10
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
1. L’élaboration des budgets
1.2 Les budgets résultants
12
Chapitre 2 : Les outils de la
gestion budgétaire
2. Le contrôle budgétaire
Le contrôle budgétaire est défini comme « la comparaison
permanente des résultats réels et des prévisions chiffrées
figurant aux budgets afin:
15
Section1: La gestion budgétaire des ventes
1.1 Les méthodes de prévisions des ventes
1.1.1 Méthodes qualitatives de prévision des ventes
Les études de marché auprès des clients potentiels : On essaie de prévoir
les ventes d’un produit existant déjà ou d’un produit nouveau dont on
prépare le lancement.
Les questionnaires auprès de la force des ventes : leur but est de donner
une estimation des ventes à venir. Cette méthode présente l’avantage de
s’adresser directement aux personnes concernées par les ventes, ce qui
permet d’avoir des résultats détaillés (par produit, par période et par
région),
Limite: les avis des vendeurs restent partiels dans la mesure où ils ignorent bien
des éléments à la fois internes et externes de l’entreprise.
16
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
1.1. Les méthodes de prévisions des ventes
1.1.2 Méthodes quantitatives de prévision des ventes
Les méthodes quantitatives sont basées sur des traitements
mathématiques de prévision des ventes à partir des méthodes
d’extrapolation des tendances passées et de séries
chronologiques.
Les techniques d’ajustement par la méthode des moindres
carrés,
Les techniques d’ajustement par la méthode des moyennes
mobiles,
La méthode de traitement des séries chronologiques par le
calcul des coefficients saisonniers. 17
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
a) L’ajustement linéaire : la méthode des moindres
carrés
La tendance est linéaire lorsque la progression des ventes (y)
augmente d’un nombre sensiblement égal par période (x).
Principe général
Il s’agit de trouver une droite y = ax+b qui permet le mieux
possible de refléter l’évolution des ventes (y) en fonction du
temps (x).
19
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
a) L’ajustement linéaire : la méthode des moindres
carrés
Exercice d’application
L’historique des ventes mensuelles y (en milliers de dhs) de l’année N est le
suivant :
Travail à faire :
1 – Procéder à un ajustement linéaire de cette série de ventes, par la méthode des
moindres carrés.
2 – Utiliser les résultats pour prévoir les ventes des mois de septembre de
l’année N, et de janvier de l’année N+1.
20
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
a) L’ajustement linéaire : la méthode des moindres
carrés
Solution:
1- L’ajustement linéaire permet de rechercher pour cette série
de ventes une fonction de la forme : y = ax + b dont les
paramètres a et b sont calculés dans le tableau suivant :
21
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
2.2.1
22
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Avec : moyenne x = 3,5 ; moyenne y = 50
D’où : a =145/ 17,5 = 8,29 ; b =50 – (8,29 * 3,5) = 20.98
23
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
24
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
b) L’ajustement d’une tendance non linéaire par la
méthode des moyennes mobiles centrées
Principe général
La méthode des moyennes mobiles centrées consiste à représenter
la série statistique en remplaçant chaque observation (yi) par une
valeur ajustée (yi)’, calculée de la manière suivante :
pour un historique de ventes trimestrielles, la moyenne
mobile centrée est :
26
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Les ventes sont trimestrielles, donc chaque valeur yi est
remplacée par sa valeur ajustée, ainsi :
27
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
On fait de même pour toutes les périodes (sauf pour les deux
premiers trimestres de l’année N-3, et les deux derniers
trimestres de l’année N, pour lesquels, il nous manque des
données). On obtient le tableau suivant des valeurs ajustées
(yi)’ qui représentent les ventes prévisionnelles futures.
28
Section1: La gestion budgétaire des ventes
c. La prise en compte de la saisonnalité: La méthode
de calcul des coefficients saisonniers
Cette méthode consiste à mettre en évidence des coefficients
saisonniers afin de corriger les valeurs ajustées sur la droite de
tendance. Elle procède en cinq étapes :
31
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
c. La prise en compte de la saisonnalité: La méthode
de calcul des coefficients saisonniers
Solution
1- Calcul des coefficients saisonniers :
L’équation de la droite est de :
Y = 35,5882 x + 1 066,25
Les valeurs de ventes ajustées par cette équation sont
données dans le tableau suivant (arrondies à 2 chiffres):
33
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
c. La prise en compte de la saisonnalité: La méthode de calcul
des coefficients saisonniers
Y = 35,5882 x + 1 066,25
Ainsi pour
x = 1 : y’ = (35,5882 *1) + 1 066,25 = 1 101,84
x = 2 : y’ = (35,5882 * 2) + 1 066,25 = 1 137,43
x = 16 : y’ = (35,5882 * 16) + 1 066,25 = 1 635,66
34
Section1: La gestion budgétaire des ventes
c. La prise en compte de la saisonnalité: La méthode de calcul
des coefficients saisonniers
Les rapports entre valeurs réelles et valeurs ajustées (arrondis à 4
chiffres) ainsi que les coefficients saisonniers (arrondis à 2) sont donnés
dans le tableau suivant :
37
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
c. La prise en compte de la saisonnalité: La méthode
de calcul des coefficients saisonniers
38
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
40
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
2.1 Ventilation par produit
Le budget est ici, présenté pour un produit donné.
Cette ventilation est réalisée lorsque la gamme des produits
de l’entreprise est peu étendue, ainsi il est possible de
présenter un document pour chaque produit.
41
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
2.2 Ventilation par période
Le budget est présenté par période, généralement le mois.
42
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
2.3 Ventilation par région
Le budget est présenté par région. Cette ventilation a une
grande importance, car elle sert à préparer les objectifs de
ventes qui seront fixés aux vendeurs.
43
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
3. Le contrôle budgétaire
Le principe de fonctionnement du contrôle budgétaire est une
confrontation périodique entre des données préétablies (ou
budgétées) et les réalisations, pour mettre en évidence des écarts qui
doivent appeler des actions correctives (schéma ci-dessous).
44
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Le contrôle budgétaire des ventes donne lieu à des calculs
d’écarts sur chiffre d’affaires ou bien d’écarts de marge sur
chiffre d’affaires.
45
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Cet écart est décomposé en deux sous écarts : écart sur
volume ( E/Vol), appelé aussi écart sur quantité, et écart
sur prix ( E/prix).
46
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Exemple:
Les ventes de l’année N, comparées à celles qui ont été prévues pour
les trois produits commercialisés par une entreprise, sont données
comme suit :
Calculer les écarts sur chiffre d’affaires pour chaque produit et analyser
les en écart sur quantité et écart sur prix.
47
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Solution :
Produit A :
E/CA = CAr- CAb
= 462 000 – 400 000
= + 62 000 dh Ecart favorable.
49
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Produit B :
E/CA = CAr- CAb
= 465 000 – 480 000
= - 15 000 dh Ecart défavorable.
51
Section1: La gestion budgétaire des
ventes
Produit C :
E/CA = CAr- CAb
= 270 000 – 450 000
= - 180 000 dh Ecart défavorable.
53
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CONTRÔLE DE GESTION
MANAL YOUB
1
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Après avoir établi le programme des ventes, il est nécessaire d’adapter
le programme de production à la demande prévisionnelle.
Ce n’est pas toujours chose facile, car, très souvent, des ajustements des
capacités et des besoins nécessaires à la production sont indispensables.
3
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
L’élaboration du budget de production découle de celle du
budget des ventes.
Mais elle doit prendre en compte aussi certaines contraintes
propres à la production:
Limitation des capacités des machines et de la main
d’œuvre disponibles pour la fabrication,
Limitation des capacités de stockage, etc.
4
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
5
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
I. Les techniques de gestion de la production
Les principales méthodes et techniques de gestion de la
production ont pour objet de répondre principalement, aux
questions suivantes :
Combien doit-on produire pour répondre à la demande en
tenant compte des contraintes techniques de fabrication ?
Combien doit-on commander et stocker pour satisfaire la
demande prévue ?
1 – La programmation linéaire
La programmation linéaire permet la recherche d’un
programme optimum de production en déterminant la
combinaison productive de produits, qui compte tenu des
contraintes techniques et du programme des ventes à réaliser,
maximise le résultat.
7
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
8
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Un programme linéaire est composé :
D’une fonction économique à optimiser représentée par une
équation correspondant soit à un résultat à maximiser (la marge sur
coût variable par exemple) soit à un coût à minimiser
De variables positives ou nulles qui sont les inconnues (le nombre
de produits à fabriquer par exemple)
De contraintes traduites par des inéquations linéaires qui
expriment :
Le nombre de produits maximal ou minimal à fabriquer ou à vendre
La consommation de facteurs rares de production (matière, heure
machine…) c’est-à-dire des contraintes productives relatives à
l’existence de ressources en quantité limitée et qui constituent une
limitation pour les possibilités productives.
9
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
10
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La résolution du programme linéaire consiste à déterminer
la valeur des variables qui rend optimale la fonction
économique tout en respectant les contraintes.
11
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Exercice d’application
L’entreprise Fonderie du Nord réalise deux produits x et
y. Leur fabrication nécessite le passage dans un atelier A.
Leur temps de passage en heure est donné dans le tableau
ci-après :
12
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Par ailleurs, les prix de vente des deux produits x et y sont
respectivement, 160 DH et 120 DH. Les charges variables
étant de 85 DH pour x et 57,50 DH pour y.
Compte tenu du marché, l’entreprise ne peut vendre plus de
300 unités du produit x et 500 Unités du produit y.
Travail demandé
A l’aide de la résolution graphique, quel est le programme
optimum qui maximise la marge sur coûts variables ?
13
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Résolution graphique :
Elle consiste à faire une représentation graphique dans un
plan, rapporté à deux axes, des droites représentatives des
contraintes. Elle permet de constater le champ des
possibles (domaine d’acceptabilité) qui satisfait les
différentes contraintes, et la droite représentative de la
fonction économique permettant la recherche de
l’optimum dans le champ des possibles.
14
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Ainsi le programme linéaire est défini comme suite :
Contrainte technique (1) : 2x + 1y ≤ 800
Contraintes de marché (2) : x ≤ 300 ; y ≤ 500
Contraintes logiques (3) : x ≥ 0 et y ≥ 0
La fonction économique à maximiser :
M/CV(x) = 160 – 85 = 75 DH
M/CV(y) = 120 – 57,5 = 62,50 DH
D’où, Max Z = 75 x + 62,50 y : c’est la fonction objectif à
atteindre.
15
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Les droites représentatives des contraintes et de la
fonction économique sont représentées dans le graphique
ci-dessous :
La fonction Max est représentée par la droite (Δ)
correspondant à :
Ζ = 75 x + 62,50 y dont le coefficient directeur est de
16
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
17
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Le champ des possibles (à rayures) est délimité par les
droites passant par les points (o ; o), (300 ; 0), (300 ; 200),
(150 ; 500) et (0 ; 500).
La fonction Max est représentée par la droite (Δ)
permettant de rechercher par translation parallèle le point
le plus éloigné du champ des possibles. Il s’agit du point
M (150 ; 500). Donc pour atteindre l’optimum, les
quantités à prendre sont : x = 150 ; y = 500
La marge maximum sera de : (150 x 75) + (500 x 62,50) =
42 500 DH.
18
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Nous observons que la contrainte commerciale du produit x
n’est pas saturée, nous aurions pu vendre 150 unités de plus.
Quant à la contrainte commerciale y, elle est saturée. De
même, la contrainte technique concernant la capacité
productive de l’atelier est saturée, on a bien consommé :
(2 x 150) + (1 x 500), soit 800 heures machine.
L’emploi de cette méthode permet en effet, d’ajuster les
prévisions des ventes et les capacités de production.
Ces choix définis, il est nécessaire de calculer les besoins
en composants.
19
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2 – Le calcul des besoins en composants
Le calcul des besoins en composants correspond à la
gestion des stocks de matières et composants nécessaires à
la production. Ce calcul s’insère dans un système plus
large de gestion de la production : Le MRP (Management
Ressources planning) qui est un système de pilotage par
l’amont du processus de production.
20
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2.1 – Principe du calcul des besoins en composants
A Partir du programme de fabrication seront établis les
programmes relatifs à chacun des composants de tous les
produits et commandes prévus : matières, sous ensembles,
etc. Pour cela, des fichiers techniques comprenant
notamment les nomenclatures et les gammes de
fabrication, sont nécessaires.
La nomenclature indique la liste et le nombre de
composants indispensables à la réalisation d’un produit
donné.
21
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Exemple de la nomenclature d’une table:
22
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
23
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La gamme de fabrication est un document indiquant, en plus
de la nomenclature, le mode opératoire pour fabriquer le
produit, c'est-à-dire les temps machines et hommes, les
quantités économiques de stockage et de lancement de
fabrication. C’est donc le support d’information essentiel pour
gérer la production, puisqu’il conditionne toutes les actions et
assure la communication entre les services concernés par le
produit.
24
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
En effet, au stade de la fabrication, on a besoin, à un moment
précis, de la totalité des composants pour fabriquer le produit
commandé. La disponibilité d’une référence n’a pas d’utilité
en dehors de la disponibilité simultanée des références qui
participent au même assemblage, s’il manque une seule pièce,
l’ensemble ne pourra être monté. La gestion des flux de
fabrication se fait en prenant en compte les relations de
dépendance entre les articles, qui se retrouvent d’ailleurs
dans les nomenclatures.
25
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2.2- Exemple d’application
L’application suivante portant sur trois produits et quatre
niveaux de nomenclature, va montrer comment il est
possible d’établir le calcul des besoins en composants
pour un carnet de commande donné.
La première matrice : indique le nombre d’ensembles
nécessaires par produit.
26
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
27
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La deuxième matrice : indique le nombre de sous ensembles
nécessaires par ensemble.
28
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La troisième matrice : indique le nombre de pièces
nécessaires par sous ensemble.
29
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La quatrième matrice : indique le poids de matières
nécessaires par pièce.
30
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Les commandes prévisionnelles pour les trois produits sont
les suivantes (en milliers), pour les trois premiers mois de
l’année N (matrice [Mcp] :
31
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Travail demandé
Etablir le modèle de calcul des besoins en composants
correspondant à ces nomenclatures et calculer pour le
carnet de commandes données, le nombre et la date de
disponibilités des ensembles, des sous ensembles, des
pièces et des matières premières.
32
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Solution
La planification des besoins en composants est obtenue
simplement par une multiplication de matrices.
33
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
36
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
4) Calcul des besoins en matières premières (niveau 4 de la
nomenclature)
Les besoins seront (en kg) :
37
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
La dernière matrice indique les quantités et les dates de
commande des différentes matières. Par exemple, il faudra
commander en septembre, 128 tonnes de matières M2.
Ces techniques doivent enfin permettre d’harmoniser les
prévisions des ventes et le programme de production afin
de pouvoir envisager les conséquences budgétaires des
choix précédents.
38
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
II : La budgétisation de la production
Il s’agit de chiffrer le programme de production et de le ventiler en
autant de budgets que nécessaire. Ce travail est réalisé en
collaboration avec les services techniques productifs et le service
contrôle de gestion.
1 – Valorisation du programme de production
La valorisation du programme de production nécessite le calcul
des coûts standards des produits : coûts standards directs de
consommation de matières, de main d’œuvre directe, et coûts
standards indirects regroupant toutes les charges d’atelier ne
pouvant être affectées directement à un produit déterminé (le
calcul des coûts standards nécessite une étude poussée des données
techniques de production).
Le chiffrage du programme de production représente en effet,
l’objectif des services productifs.
39
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2 – Le budget de production
Le budget de production fait apparaître l’ensemble des
charges engagées dans le cadre du programme de
production. Elles sont éclatées dans le temps (le mois très
souvent) et dans l’espace en fonction de la répartition
géographique de la production et des responsabilités.
40
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
41
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1
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
1. Les coûts préétablis : notions élémentaires et
principes généraux
La méthode des écarts sur coûts de production s’appuie sur
plusieurs notions et obéit à quelques principes généraux.
Parmi les notions essentielles à la compréhension de la
méthode des coûts préétablis, il convient de préciser les
notions de volume de production et d’activité, et les notions
de coûts standards et coûts préétablis.
3
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
1.1 – Définition et intérêt des coûts préétablis
Les couts préétablis sont des coûts évalués apriori pour
permettre le contrôle de gestion par l’analyse des
écarts. Le calcul des coûts préétablis s’impose afin de
valoriser le programme de production :
Valeur de production = coût préétabli unitaire x
quantité produite
4
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Les coûts préétablis servent essentiellement à contrôler les
conditions internes d’exploitation : fonctionnement des
machines, consommation des matières, consommation de
main d’œuvre, … etc.
5
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
1.2 – Les notions de volume de production et d’activité
A l’échelon d’un atelier de production par exemple,
interviennent deux facteurs de nature volumique :
Le volume de production, soit le nombre de produits
fabriqués sur la période.
L’activité de l’atelier, mesurée en unités d’œuvre,
comme des heures machines, des heures de main d’œuvre
directe ou des volumes de produits, par exemple.
6
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Pour le calcul des écarts, il convient de distinguer trois types
d’activité :
L’activité normale : liée aux capacités de l’entreprise et
traduit un niveau d’activité standard. Il peut s’agir par
exemple, de l’activité moyenne constatée dans l’atelier, ou
de l’utilisation des capacités de production en situation
normale de fabrication. Il s’agit bien d’une norme d’un
standard.
L’activité préétablie : représente l’activité normale
ajustée au volume de production réel.
L’activité constatée : activité effectivement réalisée, elle
est donc liée au volume de production réelle. 7
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
1.3 – Les notions de coûts standards, de coûts préétablis et de coûts
budgétés
On parle de coûts standards, de coûts budgétés et de coûts préétablis,
trois notions de coûts à préciser :
9
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Les coûts préétablis : ils correspondent aux coûts
standards ajustés à la production réelle (et non à la
production normale ou prévue).
Le PCG 1982 définit le coût préétabli comme « un coût
évalué a priori, soit pour faciliter certains traitements
analytiques, soit pour permettre le contrôle de gestion par
l’analyse des écarts ».
On précise qu’un coût préétabli par une analyse à la fois
technique et économique est dit standard, il présente
généralement le caractère de norme.
Les coûts budgétés : ils correspondent à la production
prévue et sont tirés du budget. 10
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2. Le calcul et l’analyse des écarts sur coûts de production
Le service production est évalué sur sa capacité à
respecter les standards pour les différents éléments qui
composent le coût de production à savoir : matière, main
d’oeuvre directe et charges indirectes.
11
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Les coûts standards ( prévus ) sont déterminés pour une
production dite Normale (Pn). Les coûts réels
correspondent à la production réelle (Pr) qui peut être
différente de la production normale.
Les écarts entre les consommations réelles et prévues
n’ont de sens que s’ils résultent de la comparaison de
coûts correspondants à des niveaux de production
identiques. Ainsi, on doit ajuster les prévisions à la
production réelle afin de permettre une analyse plus
pertinente des écarts. Les écarts sur coûts sont toujours
calculés au niveau de la production réelle :
12
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
E = Cr - Cp
= (cr x qr) - (cup x qp)
= (cr x qr) - [cup x (qus x Pr)]
Avec:
cr : le coût unitaire réel ;
cup : coût unitaire préétabli.
qr : quantité réelle ;
qp : quantité préétablie.
qus : quantité unitaire standard.
Pr : production réelle.
13
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Exemple d’application :
Dans un atelier usinage, la fiche du coût unitaire standard
indique que pour fabriquer une unité du produit P, on
consomme 50 kg de matière première, à 3 dh/kg.
1 – Sachant que la production prévue pour le mois de mars a
été évaluée à 20 000 unités de produit P, calculer le coût
standard correspondant.
2 – A la fin du mois de mars, la production constatée était de
18 000 unités du produit P, calculer le coût préétabli de
matière première correspondant.
14
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
Solution:
1) Nous avons :
qus = 50 kg ; cus = 3 DH ; Pn = 20 000 unités
Donc, le coût standard (Cs) est égal à :
Cs = qus x cus x Pn
= 50 x 3 x 20 000
= 3 000 000 DH
15
Section 2: La gestion budgétaire de la
production
2) Nous avons : Pr = 18 000 unités.
Cp = qP x cup
= (qus x Pr) x cus
= 50 x 18 000 x 3
= 2 700 000 DH
Remarques :
Le coût unitaire préétabli est lui-même le coût unitaire
standard.
- La consommation préétablie est égale à la quantité unitaire
standard multipliée par la production réelle.
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