ETUDE GEOMECANIQUE D’UN PROJET ROUTIER
RELIANT L’AVENUE DU CAMP, LA GARE CENTRALE DE
KOLWEZI ET L’AVENUE MAMAN MUJINGA
Par
Johan JONATHAN KASWEKA
Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du grade
De
Licencié en Sciences
Option : Géologie
Orientation : Géotechnique et Hydrogéologie
Département de Géologie M
E
République Démocratique du Congo
M
O
I
Directeur : Sage NGOIE, PhD
R
E
2022
EPIGRAPHE
« Building a road or highway isn’t pretty. But it is something that our economy
needs to have ».
John F Kennedy
I
DEDICACE
A tous les membres de ma famille : Pères, mères, oncles, frères et sœurs.
Aux ami(e)s et connaissances, qui ont accepté de travailler durement ensemble avec
moi depuis le début de mon parcours jusqu’à la réalisation de ce travail.
Je dédie ce travail.
II
AVANT – PROPOS
Ce travail marque la fin de notre formation académique du deuxième cycle
à l’université de Kolwezi, plus précisément à la faculté des sciences, département
de géologie est le fruit de nombreux sacrifices venant de plusieurs personnes envers
lesquelles aucune ingratitude ne sera tolérée.
Mes remerciements s’adressent :
Au professeur Sage NGOIE, architecte de cette œuvre qui, malgré ses
multiples occupations a accepté la direction de ce travail. Monsieur le directeur, en
espérant toujours que votre amour pour la science est celui de voir vos étudiants
aller toujours de l’avant, animera à jamais votre cœur. Veuillez trouver à travers
ces lignes l’expression de notre profonde gratitude.
Nous tenons à remercier également le corps académique et tous les
professeurs, assistants, chefs de travaux et chargés des cours de l'université de
Kolwezi qui ont contribué à notre formation solide tant sur le plan du savoir-faire
et du savoir être.
A tous les membres de la famille qui, depuis toujours n’ont jamais cessé
d’apporter une nouvelle vague, un appui considérable pour la réalisation de cette
œuvre. Trouvez ici notre signe de reconnaissance pour l’amour que vous apportez
à mon égard et la part que vous avez apporté pour que ce travail soit le
couronnement de vos œuvres.
Enormément, je vous dis merci.
A vous Papa Gérard LUMBWE, Papa Victor KALABA, maman Julie KILUFYA
et Marie MAKONGA ma grand-mère, le dictionnaire manque de mots juste pour
vous qualifier . Vos regards bienveillants sur moi m’ont aidé à pousser droit, à
grandir comme il faut, bien enraciné dans le sol mais la tête en hauteur. Vous avez
toujours été là, vous l’êtes encore et je sais que vous le serez jusqu’à la fin.
A toi ma mère Claudine KALUBA KILUFYA ; si j’en suis là aujourd’hui, si je
suis ce que je suis devenu, c’est grâce à toi. A votre générosité, votre aide, votre
amour.
III
RESUME
La connaissance du sol et de ses caractéristiques géotechniques reste une
étape primordiale dans le choix d’une structure de chaussée. En effet, cette étude
intervient dans toutes les étapes d’un projet routier. A partir des essais réalisés au
laboratoire il est possible de déterminer les caractéristiques des sols sur lesquels
doivent être construits différents ouvrages (fondations, ponts, routes etc.).
Il est important de réaliser un projet routier, un bon projet du genre se
matérialise en mettant en considération des modalités répondant à certaines
exigences minimales de qualité. Le choix ces exigences se fait sur base des résultats
de l’étude géotechnique dont l’objet est de recenser et caractériser les sols
rencontrés sur le terrain. Compte tenu de la grande diversité et de l’hétérogénéité
des sols naturels, on s’efforce de les regrouper en familles homogènes. Sur bases
ce regroupements, on définit l’affectation de chaque catégorie de sol dans le but de
la réalisation des travaux de construction de la route.
Dans le monde moderne ; il est bien connu qu’en dehors des facteurs
sociaux tels secs le transport vers les hôpitaux, l’accès rapide à un incendie aux
urgences, les visites d’amis et le tourisme, un bon réseau routier est l’épine dorsale
de toutes sortes d’activités économiques. Il est généralement reconnu que la
compétitivité mondiale nécessite de bonnes infrastructures routières. La
construction de routes est extrêmement importante et joue un rôle majeur dans la
stimulation de l’économie et une facilitation de circulation de cette partie de la ville
de Kolwezi. Cela s’observe dans de nombreux pays du monde, grâce à la fourniture
de nouvelles infrastructures routières, les liaisons entre communautés, villes, ports
sont particulièrement importantes. Où l’on constate un grand développement sur
plusieurs secteurs de la vie.
IV
ABSTRACT
Knoledje of the soil and its geotecnical charateristics remains an essential step in
the choice of a pavement structure. Indeed, this study intervenes in all the stages
of a road projet. From the tests carried out in the laboratory, it is possible to
determine the charactristics of the soils on which different structures must be built
(foundations,bridges, roads,etc.).
It is important to carry out rod project, a good project of its kind materiqlizs by
considering methods that meet certain minimum quality requirements. The choice
of these requirements is to identify and characterize the soils encountered in the
field. Given hte great diversity and heterogeneity of natural soils, efforts are made
to group them into homogegeneous families. On the basis of this grouping, the
allocation of each soil category is defined for the purpose of carrying out road
construction works.
In the modern word ; it is well known that apart from social factors such as dry
transport to hospitals, quick a access to emergency fire, visiting is friends and
turism, a good road network is the backbone of all kinds of economic activities. It
is generally recognized that global competitiveneness requires good road
infrastructure. Road construction is extremely important and plays a major role in
stimulating the economy and facilitating traffic flow in this part of the city of
kolwezi. This is observed in many countries of the word, thanks to the provision of
of new road infrastructure, the connections between communities, cities, ports are
particularly important. Where we see a great development in several sectors of life.
V
TABLE DES MATIERES
Epigraphe .................................................................................................... I
Dedicace II
avant – propos ........................................................................................... III
RESUME IV
ABSTRACT .................................................................................................. V
TABLE DES MATIERES .............................................................................. VI
liste des figures ....................................................................................... XIV
liste des tableaux .................................................................................... XVII
LISTE D’ACCRONYMES ET ABBREVIATIONS ............................................. XX
Chapitre 1 : introduction ............................................................................ 1
1.1 CONTEXTE .................................................................................. 1
1.2 BUT ET OBJECTIF ....................................................................... 2
1.2.1 But .............................................................................................. 2
1.2.2 Objectifs ...................................................................................... 2
1.3 PROBLEMATIQUE ........................................................................ 3
1.4 HYPOTHESE ................................................................................ 3
1.5 METHODES ET TECHNIQUE D’INVESTIGATION ........................... 4
1.5.1 Méthode d’investigation .............................................................. 4
1.5.2 Technique d’investigation ........................................................... 5
1.6 DELIMITATION DU SUJET ........................................................... 7
1.6.1 Délimitation temporelle............................................................... 7
1.6.2 Délimitation spatiale ................................................................... 7
1.7 SUBDIVISION DU TRAVAIL .......................................................... 8
Chapitre 2 : apercu general sur les ROUTES ................................................ 9
VI
2.1 INTRODUCTION ........................................................................... 9
2.2 Définition ...................................................................................10
2.2.1 Eléments géométriques ..............................................................10
2.2.2 Tracé en plan..............................................................................12
Figure 1: le composants géométrique du profil en long (Dumont et Al. 2017)
..................................................................................................16
Figure 3: Coupes d'une structure des chaussées et terminologie des couches
différentes (LCPC, SETRA, 2000) ................................................22
Figure 4: Chaussée souple (LCPC, SETRA, Bagneux 1998) ..........................23
2.3 STABILITE DES TALUS DANS LES TRAVAUX DE TERRASSEMENT
..................................................................................................25
2.3.1 Introduction ...............................................................................25
2.3.2 Définition ...................................................................................26
2.3.3 Types de pentes..........................................................................26
2.3.4 Mouvements de terrain ...............................................................27
Figure 5: glissement de terrain (www.brgm.fr) ............................................29
Figure 6: Glissement plan (S. LEFRIKA, 2015) ............................................30
Figure 7: Glissement rotationnel (S. LEFRIKI, 2015) ..................................30
Figure 8: Glissement aléatoire (S. LEFRIKI, 2015) ......................................31
Figure 9: coulée boueuse (Moumbai, 2014) .................................................33
Figure 10: Les effondrements du toit des cavités (S. LEFRIKA, 2015) .........34
Tableau 1: Facteur de sécurité recommandé selon les risques liés au
glissement (CSTC 2005) ..............................................................40
2.3.5 Méthodes classiques pour l’étude de la stabilité des pentes ........40
Figure 11: principe de la méthode des tranches (Pr Meksaouine, 2020) ......42
Figure 12: la représentation des forces horizontales sur une tranche (N.
Medjitna, 2008) ..........................................................................44
2.4 LE TERRASSEMENT ...................................................................44
VII
2.4.1 Introduction ...............................................................................44
2.4.2 Définition ...................................................................................45
2.4.3 Travaux de terrassement ............................................................45
2.4.4 Engins de terrassements.............................................................47
2.5 Méthodes de confortements des talus .........................................48
2.5.1 Introduction ...............................................................................48
2.5.2 Terrassement : ...........................................................................48
2.5.3 Drainage .....................................................................................48
2.5.4 Introduction d’éléments résistants (Renforcement) ....................49
Chapitre 3 : PRESENTATION, RECONNAISSANCE ET ETUDE GEOMECANIQUE
DU SITE......................................................................................51
3.1 PRESENTATION ET RECONNAISSANCE DU SITE .........................51
3.1.1 ETUDE DU SECTEUR ..................................................................51
Figure 13: Localisation de la ville de Kolwezi .............................................52
Figure 14: localisation du secteur d'étude ..................................................53
3.1.2 Relief et géomorphologie ............................................................53
3.1.3 Climat et végétation ...................................................................54
3.1.4 Elaboration de la carte topographique ........................................55
Tableau 2: Les coordonnées topographiques du tronçon étudié ..................56
Figure 15: Carte topographique du secteur d'étude en 2D ..........................57
Figure 16: Fond topographique du secteur d'étude en 3D ...........................58
3.1.5 Description de la route étudiée ...................................................58
Figure 17: Présentation de l'avenue du camp .............................................59
3.1.6 Etude hydrologie ........................................................................59
Figure 18: hydrologie du secteur d'étude....................................................60
Figure 19: les sens d'écoulement des eaux en 2D .......................................61
Figure 20: Sens d'écoulement des eaux en 3D ............................................61
VIII
3.1.7 Evaluation topographique du tronçon d’étude.............................61
Figure 21: Profil topographique de l'avenue du camp .................................62
Figure 22: illustration de la pente du tronçon d'étude ................................62
3.1.8 GEOLOGIE DU SECTEUR D’ETUDE .............................................63
3.2 RECONNAISSANCE ET ETUDE GEOMECANIQUE DU SITE ............65
3.2.1 INTRODUCTION ..........................................................................65
3.2.2 RECONNAISSANCE DU SITE........................................................65
3.2.3 ECHANTILLONNAGE ...................................................................66
3.2.4 ESSAI DE LABORATOIRE ............................................................67
Tableau 3: Etat hydrique des sols selon leur teneur en eau.........................68
Tableau 4: résultat teneur en eau et poids spécifique des grains.................69
Tableau 5: Résultat de l'analyse granulométrique .......................................71
Figure 25: courbe granulométrique ............................................................71
Tableau 6: Degré de plasticité selon Ip .......................................................73
Tableau 7: Gonflement potentiel du sol selon Ip .........................................73
Tableau 8: Etat de consistance d’un sol selon Ic.........................................74
Tableau 9: Résultat de l’essai limites d'Atterberg, Ic et Ip ..........................74
Tableau 10: Résultat de l'essai Proctor modifié ..........................................76
Tableau 11: Résultat de l'essai de cisaillement direct à la boite de Casagrande
..................................................................................................78
Figure 27: Courbe intrinsèque de cisaillement ...........................................79
Tableau 12: Classification des sols selon Cc ...............................................80
Tableau 13: Résultat de l'essai œdométrique ..............................................81
Figure 28: Courbe œdométrique .................................................................82
Chapitre 4 : INTERPRETATION DES RESULTATS .......................................83
4.1 Analyse granulométrique ............................................................83
4.2 LIMITE D’ATTERBERG ...............................................................83
IX
4.3 Teneur en eau.............................................................................84
4.4 compressibilité de sol .................................................................84
4.5 essai de cisaillement direct ........................................................84
4.6 ESSAI PROCTOR MODIFIE ..........................................................85
CONCLUSION GENERALE ...........................................................................86
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................88
annexes 91
Tableau 14: resultats de teneurs en eau et poids specifiques des grains .....91
Tableau 15: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 1 ...............92
Figure 29: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 1 .......................92
Tableau 16: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIE, ECHANTILLON 2
..................................................................................................93
FIGURE 30: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 2 .....................94
TABLEAU 17: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON
3 ................................................................................................94
FIGURE 31: Courbe granulométrique, échantillon 3 ...................................95
Tableau 18: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON
4 ................................................................................................95
Figure 32: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 4 .......................96
Tableau 19: resultat DE L'ANALYSE, GRANULOMETRIQUE echantillon 5 ....96
Figure 33: courbe granulometrique, echantillon 5 ......................................97
Tableau 20: resultat de l'analyse granulometrie, echantillon 6 ...................97
Figure 34: courbe granulometrique, echantillon 6 ......................................98
Tableau 21: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 7 ...............98
Figure 35: courbe granulomerique, echantillon 7 .......................................99
Tableau 22: RESULTAT DE L'analyse granulometrique, echantillon 8 .........99
Figure 36: courbe granulometrique, echantillon 8 ....................................100
X
Tableau 23: RESULTAT DE L'analyse GRANULOMETRIQUE de l'echantillon 10
................................................................................................100
Figure 37: courbe granulometrique, echantillon 10 ..................................101
Tableau 24: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 11............101
Figure 38: courbe granulometrique, echantillon 11 ..................................102
Tableau 25: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 12............102
Figure 39: courbe granulometrique, echantillon 12 ..................................103
Tableau 26: RESULTAT DE L'analyse granulometrique, echantillon 13 .....103
Figure 40: courbe granulometrique, echantillon 12 ..................................104
Tableau 27: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 13............104
Figure 41: courbe granulometrique, echantillon 13 ..................................105
Tableau 28: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 14............105
Figure 42: courbe granulometrique, echantillon 14 ..................................106
Tableau 29: resultat de l'analyse granulometriQUE, echantillon 15 ..........106
Figure 43: courbe granulometrique, echantillon 15 ..................................107
Tableau 30: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 16............107
Figure 44: courbe granulometrique, echantillon 16 ..................................108
Tableau 31: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon tsbl ..........108
Figure 45: courbe granulometrique ..........................................................109
Tableau 32: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon mts..........109
Figure 46: courbe granulometrique ..........................................................110
Tableau 33: resultat de LA RESISTANCE A LA compression, echantillon 1111
Figure 47: COURBE GRANULOMETRIQUE, echantillon 1 ..........................111
Tableau 34: resultat de la resistance a la compression, echantillon 3 .......112
Figure 48: courbe oedometrique, echantillon 3 ........................................112
Tableau 35 : resultat de la RESISTANCE A la compression, ECHANTILLON 5
................................................................................................113
XI
Figure 49 : resultat de la resistance au cisaillent, echatillon 5 .................113
Tableau 36 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 7 ......114
Figure 50 : courbe oedometrique, echantillon 7 .......................................114
Tableau 37 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 11 ....115
Figure 51: courbe oedometrique...............................................................115
Tableau 38 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 13 ....116
Figure 52 : courbe oedometrique..............................................................116
Tableau 39 : resultat de la resistance a la compression, echantillon tsbl ..117
Figure 53 : courbe oedometrique..............................................................117
Tableau 40 : resultat de la resistance à la compression, echantillon mts ..118
Figure 54 : courbe oedometrique..............................................................118
Tableau 41 : resultat de limite d'aterberg, echantillons (1-7) ....................119
Tableau 42 : resultat de limite d'atterberg, echantillons (8-16 et mts, tsbl)
................................................................................................120
Tableau 43 : resultat de l'essai de cisaillemEnt, echantillon 5 ..................121
Figure 55 : courbe intrinseque, echantillon 5 ...........................................121
Tableau 44 : resultat de l'essai de cisailleMEnt, echantillon 7 ..................121
Figure 56: courbe intriNseque, echantillon 7 ............................................121
Tableau 45: resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 8 ...................122
Figure 57: courbe intrINseque, echanttillon 8 ..........................................122
Tableau 46 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 10.................122
Figure 58 : courbe intrINseque, echantillon 10 .........................................122
Tableau 47 : resultat de l'essai de cisaillemement, echantillon 12 ............123
Figure 59 : courbe intrinseque, echantillon 12 ........................................123
Tableau 48 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 14.................123
Figure 60 : courbe intriseque, echantillon 14 ...........................................123
Tableau 49 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 16.................124
XII
Figure 61 : courbe intrinseque, echantillon 16 .........................................124
Tableau 50 : RESULTAT DE L'ESSAI AU CISSAIQILLEMENT,ECHANTILLON
TSBL ........................................................................................124
Figure 62 : courbe intrinseque .................................................................124
Tableau 51: resultat de l'essai au cisaillement, eschantillon MTS .............125
Figure 63 : courbe intrinseque, echaNtillon MTS ......................................125
Tableau 52: resultat esai proctor, echantillon MTS...................................126
Figure 64 : courbe proctor, echantillon MTS ............................................126
XIII
LISTE DES FIGURES
Figure 1: le composants géométrique du profil en long (Dumont et Al. 2017)
..................................................................................................16
Figure 2: les éléments du profil en travers (Setra 2000)..............................21
Figure 3: Coupes d'une structure des chaussées et terminologie des couches
différentes (LCPC, SETRA, 2000) ................................................22
Figure 4: Chaussée souple (LCPC, SETRA, Bagneux 1998) ..........................23
Figure 5: glissement de terrain (www.brgm.fr) ............................................29
Figure 6: Glissement plan (S. LEFRIKA, 2015) ............................................30
Figure 7: Glissement rotationnel (S. LEFRIKI, 2015) ..................................30
Figure 8: Glissement aléatoire (S. LEFRIKI, 2015) ......................................31
Figure 9: coulée boueuse (Moumbai, 2014) .................................................33
Figure 10: Les effondrements du toit des cavités (S. LEFRIKA, 2015) .........34
Figure 11: principe de la méthode des tranches (Pr Meksaouine, 2020) ......42
Figure 12: la représentation des forces horizontales sur une tranche (N.
Medjitna, 2008) ..........................................................................44
Figure 13: Localisation de la ville de Kolwezi .............................................52
Figure 14: localisation du secteur d'étude ..................................................53
Figure 15: Carte topographique du secteur d'étude en 2D ..........................57
Figure 16: Fond topographique du secteur d'étude en 3D ...........................58
Figure 17: Présentation de l'avenue du camp .............................................59
Figure 18: hydrologie du secteur d'étude....................................................60
Figure 19: les sens d'écoulement des eaux en 2D .......................................61
Figure 20: Sens d'écoulement des eaux en 3D ............................................61
Figure 21: Profil topographique de l'avenue du camp .................................62
Figure 22: illustration de la pente du tronçon d'étude ................................62
XIV
Figure 23: Géologie du secteur d’étude (A. François 1973) .........................64
Figure 24: Carte d'échantillonnage .............................................................67
Figure 25: courbe granulométrique ............................................................71
Figure 26: Courbe Proctor ..........................................................................76
Figure 27: Courbe intrinsèque de cisaillement ...........................................79
Figure 28: Courbe œdométrique .................................................................82
Figure 29: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 1 .......................92
FIGURE 30: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 2 .....................94
FIGURE 31: Courbe granulométrique, échantillon 3 ...................................95
Figure 32: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 4 .......................96
Figure 33: courbe granulometrique, echantillon 5 ......................................97
Figure 34: courbe granulometrique, echantillon 6 ......................................98
Figure 35: courbe granulomerique, echantillon 7 .......................................99
Figure 36: courbe granulometrique, echantillon 8 ....................................100
Figure 37: courbe granulometrique, echantillon 10 ..................................101
Figure 38: courbe granulometrique, echantillon 11 ..................................102
Figure 39: courbe granulometrique, echantillon 12 ..................................103
Figure 40: courbe granulometrique, echantillon 12 ..................................104
Figure 41: courbe granulometrique, echantillon 13 ..................................105
Figure 42: courbe granulometrique, echantillon 14 ..................................106
Figure 43: courbe granulometrique, echantillon 15 ..................................107
Figure 44: courbe granulometrique, echantillon 16 ..................................108
Figure 45: courbe granulometrique ..........................................................109
Figure 46: courbe granulometrique ..........................................................110
Figure 47: COURBE GRANULOMETRIQUE, echantillon 1 ..........................111
Figure 48: courbe oedometrique, echantillon 3 ........................................112
Figure 49 : resultat de la resistance au cisaillent, echatillon 5 .................113
XV
Figure 50 : courbe oedometrique, echantillon 7 .......................................114
Figure 51: courbe oedometrique...............................................................115
Figure 52 : courbe oedometrique..............................................................116
Figure 53 : courbe oedometrique..............................................................117
Figure 54 : courbe oedometrique..............................................................118
Figure 55 : courbe intrinseque, echantillon 5 ...........................................121
Figure 56: courbe intriNseque, echantillon 7 ............................................121
Figure 57: courbe intrINseque, echanttillon 8 ..........................................122
Figure 58 : courbe intrINseque, echantillon 10 .........................................122
Figure 59 : courbe intrinseque, echantillon 12 ........................................123
Figure 60 : courbe intriseque, echantillon 14 ...........................................123
Figure 61 : courbe intrinseque, echantillon 16 .........................................124
Figure 62 : courbe intrinseque .................................................................124
Figure 63 : courbe intrinseque, echaNtillon MTS ......................................125
Figure 64 : courbe proctor, echantillon MTS ............................................126
XVI
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Facteur de sécurité recommandé selon les risques liés au
glissement (CSTC 2005) ..............................................................40
Tableau 2: Les coordonnées topographiques du tronçon étudié ..................56
Tableau 3: Etat hydrique des sols selon leur teneur en eau.........................68
Tableau 4: résultat teneur en eau et poids spécifique des grains.................69
Tableau 5: Résultat de l'analyse granulométrique .......................................71
Tableau 6: Degré de plasticité selon Ip .......................................................73
Tableau 7: Gonflement potentiel du sol selon Ip .........................................73
Tableau 8: Etat de consistance d’un sol selon Ic.........................................74
Tableau 9: Résultat de l’essai limites d'Atterberg, Ic et Ip ..........................74
Tableau 10: Résultat de l'essai Proctor modifié ..........................................76
Tableau 11: Résultat de l'essai de cisaillement direct à la boite de Casagrande
..................................................................................................78
Tableau 12: Classification des sols selon Cc ...............................................80
Tableau 13: Résultat de l'essai œdométrique ..............................................81
Tableau 14: resultats de teneurs en eau et poids specifiques des grains .....91
Tableau 15: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 1 ...............92
Tableau 16: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIE, ECHANTILLON 2
..................................................................................................93
TABLEAU 17: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON
3 ................................................................................................94
Tableau 18: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON
4 ................................................................................................95
Tableau 19: resultat DE L'ANALYSE, GRANULOMETRIQUE echantillon 5 ....96
Tableau 20: resultat de l'analyse granulometrie, echantillon 6 ...................97
Tableau 21: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 7 ...............98
XVII
Tableau 22: RESULTAT DE L'analyse granulometrique, echantillon 8 .........99
Tableau 23: RESULTAT DE L'analyse GRANULOMETRIQUE de l'echantillon 10
................................................................................................100
Tableau 24: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 11............101
Tableau 25: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 12............102
Tableau 26: RESULTAT DE L'analyse granulometrique, echantillon 13 .....103
Tableau 27: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 13............104
Tableau 28: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 14............105
Tableau 29: resultat de l'analyse granulometriQUE, echantillon 15 ..........106
Tableau 30: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon 16............107
Tableau 31: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon tsbl ..........108
Tableau 32: resultat de l'analyse granulometrique, echantillon mts..........109
Tableau 33: resultat de LA RESISTANCE A LA compression, echantillon 1111
Tableau 34: resultat de la resistance a la compression, echantillon 3 .......112
Tableau 35 : resultat de la RESISTANCE A la compression, ECHANTILLON 5
................................................................................................113
Tableau 36 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 7 ......114
Tableau 37 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 11 ....115
Tableau 38 : resultat de la resistance a la compression, echantillon 13 ....116
Tableau 39 : resultat de la resistance a la compression, echantillon tsbl ..117
Tableau 40 : resultat de la resistance à la compression, echantillon mts ..118
Tableau 41 : resultat de limite d'aterberg, echantillons (1-7) ....................119
Tableau 42 : resultat de limite d'atterberg, echantillons (8-16 et mts, tsbl)
................................................................................................120
Tableau 43 : resultat de l'essai de cisaillemEnt, echantillon 5 ..................121
Tableau 44 : resultat de l'essai de cisailleMEnt, echantillon 7 ..................121
Tableau 45: resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 8 ...................122
Tableau 46 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 10.................122
XVIII
Tableau 47 : resultat de l'essai de cisaillemement, echantillon 12 ............123
Tableau 48 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 14.................123
Tableau 49 : resultat de l'essai de cisaillement, echantillon 16.................124
Tableau 50 : RESULTAT DE L'ESSAI AU CISSAIQILLEMENT,ECHANTILLON
TSBL ........................................................................................124
Tableau 51: resultat de l'essai au cisaillement, eschantillon MTS .............125
Tableau 52: resultat esai proctor, echantillon MTS...................................126
XIX
LISTE D’ACCRONYMES ET ABBREVIATIONS
Lmax : longueur maximale
Lmin : longueur minimale
V : vitesse
C : Cohésion totale (MPa)
Cc : Indice de compression (%)
Cg : Indice de gonflement (%)
Dmax : Diamètre maximal des grains (mm)
e : Indice des vides
G : Potentiel de gonflement (%)
∆H : Tassement (mm)
IP : Indice de plasticité (%)
RC : Résistance à la compression (MPa)
V : Vitesse de cisaillement (mm/min)
W : Teneur en eau (%)
γd : poids volumique sec
Sr : Degré de saturation du sol
WL : Limite de liquidité (%)
WP : Limite de plasticité (%)
WR : Limite de retrait (%)
φ : Angle de frottement interne (°)
σ : Contrainte normale du cisaillement à la boite (bars)
R : Le rayon du cercle
Wi : Le poids de chaque tranche
σ : La contrainte normale totale
σ’ : La contrainte normale effective
XX
Fs : Coefficient de sécurité
U : la pression interstitielle
γ' : le poids volumique déjaugé
γs : Poids volumique des grains
γh : Poids volumique humide
Sec : seconde
Cfr : confère
ORRM : Observatoire régional des risques majeurs
SETRA : service d’études sur les transports, les routes et leurs
aménagements
OPM : Optimum Proctor modifié
XXI
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
1.1 CONTEXTE
Etant un de moyens de communication par excellence, la route a toujours
participé au développement durable dans tous les pays du monde, industrialisés
ou qui sont encore émergents. De tout le temps l’être humain a toujours exprimé
le besoin de circuler sans être gêné par n’importe quelle condition, qui peut
être climatique, ou faire face à des obstacles pendant son trajet et de mener à bon
ses activités.
D’où il est vraiment nécessaire de lui fournir une route, qui doit l’offrir une
surface pour lui permettre d’être dans le confort ; ayant un bon tracé et est épargné
de toute irrégularité, cela tient compte d’une bonne visibilité, moins
d’embouteillage, une circulation paisible lui assurant une sécurité ; on comprend
par-là, une faible probabilité des risques d’accidents (collision des véhicules,
percussions des véhicules sur les piétons…). Les bons aménagements garantissent
le bon maintien des véhicules sur la chaussée ; durant plusieurs années, la route
fera face au trafic, le freinage, et l’envisage. La route est un atout majeur dans le
développement des civilisations, des pays, les villes, les provinces, villages entre
eux sur plusieurs plans de la vie.
La réalisation de ce travail s’effectue dans le cadre géotechnique, qui un
ensemble des activités liées aux applications de la mécanique des sols, de la
mécanique de roches et aussi de la géologie de l’ingénieur. Il est vraiment difficile
de situer la géotechnique, même si le mot s’avère être moderne. L’homme dès lors,
il a voulu construire quelque chose il lui a fallu des points d’appuis rassurants afin
d’éviter une catastrophe.
Une étude géotechnique vise à reconnaitre au droit d’aménagement qui
existe ou à mettre en place s’il est nécessaire. Dans ses attributions, elle fait à ce
que quelques paramètres comme : la nature et la répartition des terrains, les
caractéristiques et comportements des matériaux, les caractéristiques
hydrauliques du site (présence de l’eau, la nature des écoulements etc.) soient
relevées après une reconnaissance des terrains. Dans sa réalisation cette étude
1
doit lever un maximum d’incertitudes sur le sous-sol pour la conception ou le
confortement d’un projet.
Les méthodes géotechniques constituent un guide qu’on ne peut s’en passer
aucunement lors de la conception et mise en œuvre d’une infrastructure du fait
des connaissances approfondies exploitées par des ingénieurs en la matière sur les
structures géologiques, des matières et processus en œuvre dans les sols, des
différents types d’interactions entre les sols et des structures. Ces connaissances
jumelées à des techniques d’investigation, des pratiques d’ingénieries et des
protocoles de gestion du risque permettant d’offrir une solution face à un problème
que peut rencontrer la population face aux phénomènes naturels.
1.2 BUT ET OBJECTIF
1.2.1 But
Dans le cadre de notre étude, le travail en question, a pour but de
déterminer et de mettre à nu des informations du sol de l’avenue du camp KDL et
y apporter une amélioration s’il y a lieu afin de proposer un matériau de
construction favorable pour permettre la mise en place d’une route secondaire et
la prise en compte des normes scientifiques à observer lors de L’exécution de ces
travaux.
1.2.2 Objectifs
L’objectif poursuivi et partant des informations fournies, qu’elles servent de
guide, pour mettre dans un état praticable l’avenue du camp passant par le camp
KDL la relier à l’avenue maman Mujinga. Cette avenue va mettre en contact direct
cinq cités de la ville de Kolwezi : le quartier industriel, le quartier Kamanyola, la
cité Manika, le camp SNCC et le quartier Dilungu, qui jusqu’à ce jour ne dépendent
que de l’avenue Mwatshi Senge et l’avenue Maduda communément appelée la 6è
avenue et par le boulevard LDK.
C’est aussi dans l’objectif de palier au problème des embouteillages qui se
vit aux croisements du boulevard LDK et de l’avenue maman Mujinga et aussi sur
l’avenue maman Mujinga au niveau de l’hôpital orthodoxe. Et surtout c’est dans
un cadre de désenclavement du camp KDL lequel jusqu’à présent penne à se
2
trouver facilement et rapidement au centre-ville et dans d’autres quartiers ci-haut
cités. Or que le camp est à environ 10min du centre-ville.
1.3 PROBLEMATIQUE
La problématique dans un cadre de la cherche scientifique présente une
interrogation sur un objet donné. Compte tenu des ressources du chercheur et de
l’état actuel des connaissances (théories, lois, concepts, faits et données
scientifiques, etc.).
Cette interrogation nécessite de réponses après une descente sur terrain.
Directement la problématique se définit comme l’ensemble des questions posées
devant une observation, un fait, afin d’être étudiés pour aboutir à une découverte.
Il est à noter que la République Démocratique du Congo en générale, et la
province du Lualaba en particulier par le biais de ces dirigeants cherche d’une
manière ou d’une autre un moyen de rendre la circulation de la population et des
automobiles empruntables sur toutes ses dimensions et sécurisant cela passe par
la réhabilitation et la construction des nouvelles routes s’avèrent être un grand
challenge.
Au regard de ces problèmes, quelques questions fondamentales se posent :
De quelle manière allons-nous, nous y prendre afin de déterminer les
caractéristiques géomécaniques du sol en place ?
Quelle sera l’utilité des informations récoltées sur le sol en place ?
Que pouvons-nous faire pour relier l’avenue du camp à celle de maman
Mujinga ?
1.4 HYPOTHESE
L’hypothèse est considérée comme une supposition que le chercheur se fait
vraisemblablement ou une supposition prise arbitrairement comme une donnée à
un problème posé dans la problématique avant de le soumettre au contrôle par une
étude menée dans un but d’élucider une analyse par une démonstration logique.
A cet égard, servant à présenter un moyen de compréhension à un
raisonnement complexe, en proposant de façon temporaire de ces dimensions, voici
donc comment se présentent les réponses à nos questions ci-haut soulevées
3
Pour déterminer les caractéristiques géotechniques du sol en place,
plusieurs méthodes sont concevables. Donc partant des sondages et essais
mécaniques, qui vont déterminer les particularités géologiques et mécaniques du
site qui seront prises en compte afin d’adapter l’ouvrage au site, à la connaissance
de la géologie du site et aux calculs géomécaniques sur les parties de l’ouvrage en
relation avec le sol qui va supporter l’ouvrage.
Les données récoltées vont être un parchemin, ces informations
permettront de nous dévoiler les caractéristiques de ces sols et vont édicter s’il y a
lieu de l’améliorer avant la pose de la structure.
En suivant les normes du génie civil sur les dimensionnements d’une
chaussée, pour relier les deux avenues, et une mise en état de praticabilité et aussi
une réhabilitation en une chaussée souple se révèlent vraiment très capital pour
cette population qui habite cette contrée de la ville.
1.5 METHODES ET TECHNIQUE D’INVESTIGATION
Les méthodes, définies comme différentes manières, qui sont une série
d’étapes qui doivent être suivies afin de s’organiser quoi que soit une systématique
de pouvoir faire en sorte qu’un objectif soit pris en compte ou soit atteint. Et pour
répondre à une exigence scientifique, nous devons présenter des méthodes et
techniques qui pourront nous mener à atteindre aux résultats du travail et à
atteindre nos objectifs assignés pour ce travail.
1.5.1 Méthode d’investigation
Elle est un moyen, un ensemble ordonné d’une façon logique des lois et
règles partant de différentes étapes afin de de constituer un moyen pour aboutir à
un but bien déterminé.
En ce qui concerne, la méthode : R. PINTO et M. GRWITZ (1971), la
définissent comme « l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit ; les démontrer et les
versifier ».
Alors dans notre cas, présenter une méthode demeure un boulevard capital
où une opération intellectuelle de traitement des données relatives à une réalité
sociale mise au point pour atteindre un objectif bien détermine, mais cet objectif
4
scientifiquement traité et donnant un résultat convainquant tout au long ce
traitement qui devra tenir compte du fait et de son traitement pour un objectif bien
précis.
Dans le but de mener notre investigation, nous avons eu recours aux
méthodes suivantes :
Les méthodes descriptives et analytiques ;
La description, étant cette action par laquelle on définit ou on développe
une quelconque situation qui peut être historique, un milieu social, un
paysage ou un évènement.
Servant à faire diffuser, aux lecteurs instruits le cadre ou un des éléments
dans lesquels se déroulent une action nous pouvons dire qu’une action peut faire
comprendre une situation historique, un milieu social, un paysage et son
atmosphère. Elle a donc une action fonction explicative ou toute fois qui peut être
informative.
Par différenciation des méthodes ci-haut énumérées, nous avons décrit,
donné des explications et analyses des faits dument observés de manière à donner
des réponses correspondantes aux préoccupations soulevées.
1.5.2 Technique d’investigation
A un stade de la recherche bien précis, tout moyen, ou instrument utilisé
pour atteindre un objectif plus particulier à un certain moment donné et qualifié
d’une technique. Elles sont donc des outils momentanés, coordonnés au moyen
desquels nous pouvons mettre une méthode à laquelle fait recours un chercheur
de façon à rendre plus efficace ses recherches.
Qui peut être ; des sondages, interview, questionnaire, observation, …
Pour arriver à jeter notre dévolu sur cette avenue nous nous sommes basés
sur ces techniques :
La pré-enquête,
L’observation,
La technique documentaire,
L’interview,
5
Le levé topographique ;
Les essais géotechniques.
1.5.2.1 Pré-enquête
Une descente sur terrain en guise de formuler un questionnement par
rapport à la situation que traverse la population de cette contrée de la ville a été
effectuée. Et cela a permis à ce que nous prenions en compte la nécessité de relier
ces deux routes en faisant une mise en ensemble d’un questionnement et quelques
informations préliminaires récoltées en rapport avec ladite route.
1.5.2.2 Observation
Pour s’enquérir de l’état de cette route, il était vraiment nécessaire
d’occasionner quelques descentes sur cette artère afin de l’observer.
Cette façon de procéder, et surtout par cette méthode qui a permis qu’une
investigation ait lieu et avoir les réalités du terrain et a apporté un bon nombre
d’informations. Et cela nous a ouvert les yeux et de faire un constat général par
apport au terrain afin d’avoir un aperçu sur l’état de la route et de tenir compte de
l’amplitude de certaines situations environnementales.
1.5.2.3 Technique documentaire
Selon M. GRAWITZ, la technique documentaire est une façon de sonder
systématiquement tout est-ce qui est écrit et pouvant révéler d’une manière ou
d’une autre un intérêt sur notre domaine de recherche.
Il s’agit des ouvrages, les mémoires, les rapports, notes des cours,
différentes publications ainsi que les sites web, etc… Les informations tirées dans
différents manuels ci-haut cités étaient d’une importance capitale ayant couvert et
complété ce qui a échappé à notre observation.
1.5.2.4 Technique d’interview
Bien qu’avoir été informés par la documentation, mais à elle seule nous
serons incomplets. Pour cette raison, une interview a été organisée aux personnes
vivant la partie de la ville concernée qui est le camp KDL, pour avoir les
6
informations sur la nécessité et les avantages que cette route peut leur procurer
une fois mise dans les bonnes conditions. Cette investigation était menée de façon
à ne pas contraindre et importuner les paisibles citoyens pour dire la participation
était volontaire.
1.5.2.5 Levé topographique
Cette technique permet à un chercheur de déterminer avec précision les
caractéristiques d’un terrain en vue d’une éventuelle construction, après une
période de récolte des données, d’un site à développer, à l’aide d’un appareil adapté.
Ces données seront transcrites à une échelle soit sur un plan ou une carte et
peuvent être traitées manuellement ou à l’aide d’un outil informatique (logiciel).
Cette technique consistera à :
Ressortir sur un plan, la configuration du terrain naturel,
L’obtention des coordonnées géographiques du site étudié,
Avoir des altitudes et distances linéaires qui permettront d’avoir une
connaissance de que profil mettre en place pour la route en question.
1.6 DELIMITATION DU SUJET
Afin de mieux clarifier le sens de notre sujet, il est vraiment capital de faire
une délimitation spatio-temporelle, qui consiste à préciser le champ d’investigation
et le temps que prendra cette étude.
1.6.1 Délimitation temporelle
Cette étude qui relèvera l’aspect géotechnique du sol qui doit supporter la
structure routière, s’étendra sur une période allant du mois de Janvier 2022 au
mois de Janvier 2023, soit sur une durée de 12 mois de recherche, afin d’aboutir
aux résultats nécessaires.
1.6.2 Délimitation spatiale
Comme champ d’investigation, ce travail est réalisé sur l’avenue du camp,
dans la commune de Manika, ville de Kolwezi en province du Lualaba en république
démocratique du Congo au camp KDL près de la gare routière de ladite ville.
7
1.7 SUBDIVISION DU TRAVAIL
Pour mener à bon port cette étude, le corps de ce travail s’articule autour
de cinq chapitres en faisant l’abstraction de la conclusion, et sont formulés de la
manière que voici :
Le premier chapitre, dénommé l’introduction passe en revue le
contexte de la cherche qui dans le sens où est exposé de manière brève
l’importance d’une reconnaissance géotechnique d’un sol et de l’ouvrage
qui sera construit dans un premier temps et montre les intérêts que
peut procurer cette route aux bénéficiaires en élucidant nos objectifs et
hypothèses formulés passant par la délimitation du cadre de
l’investigation dans ce domaine, en deuxième position.
Au deuxième chapitre nous avons traité de l’ aperçu général sur les
routes dans sa globalité avec une brève aperçue historique sur ses
origines, la façon dont elles peuvent être dimensionnées et les normes à
prendre en compte avant leurs réalisations, leurs éléments constitutifs,
leurs utilités, donne les différentes caractéristiques de ces couches et
dévoile ce qui peut être à la base de sa dégradation et les moyens de
prévention. Dans ce même chapitre, on donne une litanie de
mouvements des terrains qui peuvent s’effectuer sur le terrain naturel
et propose un moyen de terrassement.
le chapitre troisième nous l’avons consacré à la présentation,
reconnaissance et étude géomécaniques du site, constitue le cœur
de ce travail, donne une observation sur la ville de Kolwezi, livre les
caractéristiques de la zone d’investigation. Les essais effectués au
laboratoire trouvent place ici et leurs importances dans les travaux de
génie civil.
En fin au quatrième chapitre nous avons fait une interprétation des
résultats issus des essais effectués au laboratoire qui vont servir de
guide dans la réalisation de l’ouvrage.
Ce travail est clôturé par une conclusion générale et des perspectives.
8
CHAPITRE 2: APERCU GENERAL SUR LES ROUTES
2.1 INTRODUCTION
Les routes sont apparues avec l’utilisation des premiers automobiles, et
puis il y a eu les industries de raffinage du pétrole brut qui ont pris une importante
envergure pour la production de l’essence requise. Lors de premières campagnes
des automobiles sur une voie, il a été constaté que ces derniers étaient
accompagnés par une surrection très considérable des poussières.
Vers les années 1850-1860 en France pour être précis dans la ville de paris
et Londres par la suite où pour la première fois, il y a un revêtement bitumeux sur
une route. Cela a suscité beaucoup plus d’intérêts sur plusieurs nations du monde.
Et directement les Etats-Unis ne sont pas restés sans ne rien faire face à cette
innovation et déjà en 1865 dans réalisation des trottoirs ils ont utilisé un mélange
aussi pour la première fois, à Brooklyn et à New-York.
Déjà dans le temps, il y a eu un mélange qui permettait d’avoir une couche
de revêtement pour assurer la circulation et éviter les poussières pendant la saison
sèche et les boues pendant la saison pluvieuse. Ce mélange était surtout fait à base
de plusieurs matériaux différents nous pouvons citer : du goudron, du bitume et
des huiles lourdes. Souvent il était question de traitement de surface et d’enrobés
qui étaient posés à chaud.
Ces routes étaient vraiment importantes, ayant un grand besoin et
cherchant à mener à bon un trafic et dans un délai plus bref à une échelle
considérable les colons cherchaient partout les moyens s’en procuraient. Car à
cette époque chaque route avait une attribution un peu plus stricte que nos jours.
Comme par exemple il y a eu des routes de l’étain pour signifier que sur ce tronçon
il y aura que les transporteurs de ce métal, qui était nécessaire à la fabrication du
bronze, ce métal était pris depuis le centre britannique où il était abondant vers un
endroit où les gisements étaient rares comme les centres de la France et les régions
de la méditerranée. Il y a eu donc des routes par affinité comme la route de l’ambre,
la route de la soie.
A une époque un peu plus récente, avec une grande vitesse un bon nombre
des routes mythiques illustrent et accompagnent l’évolution des premiers exemples
de commerce international.
9
On notera que ce sont les romains qui furent de grands constructeurs de
routes avec comme besoin de s’en servir pour de raisons politiques de conquêtes
et aussi comme un support du développement commercial et une façon de mettre
ensemble par une liaison routière les empires. A son apogée, l’empire romain a
atteint 150000 Km du réseau routier à son époque.
De nos jours, comme bien dans le temps le besoin ne fait que croitre et
surtout celui de circuler d’où la nécessité d’avoir des infrastructures routières bien
tracées répondant à certains critères permettant de joindre des villes, villages, ou
bourgades sans les soucis d’envahir et détruire les plantations ou terres cultivées.
(A. BANNOUR, 2014).
2.2 DEFINITION
Tirant son origine du mot latin « via rupta » qui veut dire « voie frayée ». Elle
est donc une voie de communication terrestre permettant de relier un point à un
autre, une cité à une autre, une région à une autre etc.
La route est cette voie adaptée afin de rendre la circulation des automobiles
ainsi que des piétons le plus placide quelle peut être, soit à l’intérieur ou à
l’extérieur des agglomérations.
A l’intérieur des agglomérations les routes prennent les noms de ; rue,
avenue, boulevard… et à l’extérieur on les appelle ; les autoroutes, les routes de
transits.
2.2.1 Eléments géométriques
Géométriquement, une route est définie par un bon nombre d’éléments
entre autre :
Le tracé de son axe en place ou en situation,
Son profil en long qui est le tracé de cet axe en élévation et
Par le profil en travers qui le trac » de cet axe en largeur.
Nous allons comprendre qu’une surface aménagée de roulement d’une
route étant donc une conception de l’espace ; cette dernière est définie
géométriquement par ces trois éléments ci-haut cités.
10
Ces aspects géométriques éléments énumérés doivent répondre à une
situation du point de vue économique qui soit réelle et idéale et aussi répondre
favorablement à certaines conditions minimales dictées par :
La nature du terrain plus particulièrement la topographie et la géologie
du dit terrain
Le futur trafic qui va être effectué le tronçon.
Par rapport aux problèmes liés à la topographie du terrain cela signifie qu’à
chaque fois que la nature imposera ses conditions et ces sont ces dernières qui
vont conduire à la recherche essentielle d’un tracé correspondant aux
terrassements minima qui seront adaptés au type de conditions imposées par la
nature du terrain. Sans toutefois oublier qu’il y aura des études particulières à
réaliser entre autre « le mouvement de terrain » qui seront les parties
prépondérantes pour elles-mêmes.
En ce qui concerne le trafic quelques conditions sont à prendre en compte :
Le type de route doit être pris en compte pour permettre aux véhicules
de circuler suivant leur capacité ;
Les virages considérables pour permettre aux longs véhicules de
s’inscrire en cas de besoin ;
Permettre aux lourds véhicules de gravir les rampes sans difficultés.
Ces trois conditions, sont acceptables dans le cas où le trafic est faible et
que les véhicules roulent sans difficulté, ne se gênant pas entre eux.
Par contre lors d’intense circulation, avec l’interdépendance de mouvements
des différents véhicules ce qui impliquerait des exigences un peu plus nouvelles
qui peuvent être résumés en ces mots
« L’assurance de l’écoulement du débit maximum prévu dans des conditions
qui sont acceptables »
Cette autre condition du débit met en cause essentiellement la largeur de
la chaussée donc le profil en travers. Mais les trois premiers problèmes concernent
particulièrement les véhicules qui circulent isoler dans ce cas on s’intéresse surtout
au tracé en plan et au profil en long
11
2.2.2 Tracé en plan
La disposition ou l’emplacement d’une ligne au centre de la route sur un
plan horizontal qui peut être un relief ou une carte topographique matérialisée par
des courbes de niveau est appelée le tracé en plan ; donc c’est une succession des
droites reliées par des courbes de raccordement progressifs.
D’où une route nouvelle devrait être tracée avec beaucoup d’attention parce
qu’un mauvais alignement causerait un ou plusieurs inconvénients que nous
citons ici :
Augmentation des couts de construction ;
Augmentation des couts de maintenance ;
Augmentation du cout d’exploitation du véhicule ;
Augmentation du taux d’accidents ;
Un bon tracé en plan doit garantir de bonnes conditions de sécurité et
confort adaptés à chaque catégorie des routes.
Il y a un bon nombre de critères auxquels dépend un tracé en plan que
sont :
Le relief (les montagnes, la topographie, …)
Les points de passage obligés
Le cout d’investissement. (J. KETTAR, 2011). et (BARABET I, 2012).
2.2.2.1 Eléments du tracé en plan
Alignement (droite)
Pour réaliser un alignement acceptable, sa longueur devra dépendre de(s),
du :
La vitesse de base, suivant une durée du parcours rectiligne qui soit la
plus précise possible ;
Sinuosités précédentes et suivantes à l’alignement ;
Rayon de courbure de ces sinuosités.
12
Deux courbes circulaires ayant de rayon allant de R=2000 à 10000 m et
une même direction sont séparées par une longueur minimale d’alignement notée
Lmin.
Cette longueur est prise à égale distance parcourue pendant un temps
estimé de 5 sec à la vitesse maximale permise par le rayon le plus grand de deux
arcs de cercles.
La longueur maximale (Lmax) quant à elle, elle est prise à une distance
parcourue pendant 60 secondes.
D’où Lmin = 3 à 5V et Lmax = 60V avec V en (m/s)
Pour limiter les grands alignements droits, il faut donc introduire des
courbes de grandes valeurs.
Il est conseillé d’avoir une succession d’alignements courts et des courbes
qui devrait être prise en lieu et place d’alignements qui sont trop droits et longs
afin d’avoir un tracé infléchi légèrement. Raison pour laquelle, le pourcentage est
compris entre 20 et 60% en alignement droit et pour une section de route.
Arc de cercle
Il est considéré comme une courbe qui relie deux alignements droits ayant
différentes directions. Il est question ici d’assurer une transition confortable et
sécurisante d’n usager qui passe d’un alignement droit à un autre.
Pour ce faire, si le cas se présente il faut choisir un rayon de la courbe
assurant cette condition. En ce moment-là, il est évident de faire intervenir trois
éléments qui limitent la courbure.
L’inscription des véhicules longs dans les courbes de faible rayon ;
La stabilité des véhicules sous l’effet de l’accélération centrifuge
La visibilité dans les tranchées en courbe
Courbes de raccordement progressives (clothoïdes)
Elles sont définies comme des courbes circulaires avec un rayon variable
introduites entre les alignements droits et les arcs de cercle (ou le contraire), mais
aussi entre deux arcs de cercle n’ayant pas le même sens.
13
Cette introduction permettra de préserver les passages brusques entre ces
éléments. Certes, pour les voies de circulation, le passage d’un alignement droit à
un arc de cercle cause une subite accélération de l’accélération longitudinale. Or
que le passage de l’alignement droit au cercle ne peut se faire brutalement, il est
préférable que cela se fasse progressivement (courbe dont le rayon de courbure
croit linéairement de R = ∞ jusqu’à R qui sera constant) et tout ça pour garantir :
Aux véhicules une stabilité transversale ;
Aux passagers le confort en maintenant une variation constante de
l’accélération transversale ;
Une transition acceptable de la chaussée ;
Le tracé élégant qui soit souple, optiquement et de façon esthétique
satisfaisant.
Dans les projets routiers, il est conseillé d’utiliser la clothoïde comme
courbe bien qu’il existe plusieurs courbes de raccordement mathématique c’est
pour assurer le confort cherché.
Expression mathématique de la clothoïde
Courbure K qui est linéaire de façon proportionnelle à la longueur curviligne
L
1
𝐾 = 𝐶. 𝐿 ;𝐾=𝑅
Rayon en plan
Différentes forces auxquelles un véhicule est soumis lors de son
déplacement dans un virage, parmi lesquelles il y a le propre poids du véhicule et
une force centrifuge (Fc). Ce véhicule risque de perdre sa stabilité et se renverser
si la composante de la résultante de deux forces R’ passe en dehors du polygone
des roues. (R. Coquand, 1985).
2.2.2.2 Profil en long
C’est une projection de l’axe de la route sur un plan vertical. Ce profil est
constitué d’une succession d’alignements droits inclinés (rampes et pentes) qui
sont raccordés par des courbes convexes et concaves on peut dire paraboliques.
14
Aussi une ligne qui est continue, que l’on obtient en exécutant une coupe
longitudinale fictive. Ce profil est constitué d’éléments de lignes droites qui sont
raccordées par des paraboles.
Le profil en long a pour but d’assurer pour le conducteur, une continuité
dans l’espace de la route pour que ce dernier prenne des précautions concernant
l’évolution du tracé et avoir une connaissance des points singuliers.
Chaque profil en long devra être déterminé par les éléments ci-après :
L’altitude du terrain ;
L’altitude de la ligne du projet ;
La déclinaison de la ligne du projet.
2.2.2.3 Profil en travers
Le profil en travers de la route est souvent représenté par une coupe qui est
transversale à l’axe de la surface de la route déterminée par l’ensemble des points
qui constituent cette surface.
On distingue trois types de profils en travers, suivant leurs fixations qui
consistent à déterminer la largeur de la chaussée et ses parties secondaires.
Profil en travers en remblai ;
Profil en travers en déblai ;
Profil en travers mixte : en ce dernier type il y a assemblage de deux
premiers.
2.2.2.4 Eléments du profil en travers :
15
FIGURE 1: LE COMPOSANTS GEOMETRIQUE DU PROFIL EN LONG (DUMONT ET AL. 2017)
La chaussée :
C’est une portion de la voie renforcée et destinée à la circulation des
véhicules afin qu’elle subisse des actions des véhicules et des facteurs naturels
directement.
La considération de débit édicte sa largeur nécessairement, cette largeur est
divisée en voie de circulation. (SETRA, 2000)
Les accotements :
Partie d’une route aménagée latéralement qui est comprise entre la
chaussée et le fossé ou encore la zone s’étend de la limite d’une chaussée à la limite
de la plateforme.
Au paravent, les accotements étaient utilisés comme de passages piétons
ou pour sévir de dépôt des matériaux, mais de nos jours ils servent aussi au
stationnement des véhicules.
Si l’on veut les utiliser comme bande d’arrêt, surtout sur les routes très
importantes il est préférable de prendre une largeur comprise entre 2 et 2,5m.
(SETRA, 2000)
La plate-forme :
Elle se situe entre les talus de remblais (crête) ou le fossé. Elle considérée
comme le support même de la chaussée, son sol peut être terrassé pour recevoir
une chaussée.
16
Elle est aussi, cette surface d’une route qui comprend la chaussée, les
accotements et éventuellement les terre-pleins.
L’assiette :
Désigne toute surface d’une route qui soit délimitée par les terrassements.
L’emprise :
Elle est limitée par le domaine public et désigne toute surface du terrain
naturel qui est affecté à la route et à ses dépendances (talus, exutoires, …)
Le fossé :
Ouvrage hydraulique, qui a pour rôle de recueillir les eaux qui ruissellent
provenant de la plateforme, des talus et les eaux des précipitations aussi.
La berme :
Petit espace, ménagé entre un rempart et un fossé afin d’éviter les
éboulements. C’est une partie non roulable de l’accotement d’une voie.
Le talus :
Est toute surface réglée et inclinée servant une démarcation latérale au
déblai ou au remblai. Son inclinaison découle de la cohésion des sols qui le forme
et est désignée par une fraction (A/B). Avec :
A : la base du talus
B : la hauteur du talus
2.2.2.5 Dimensionnement de la chaussée
Le dimensionnement d’une structure routière, va consister en la
détermination de la nature et de l’épaisseur des couches qui seront mises en place
pour que cette structure puisse avoir une résistance face aux agressions de tous
genres auxquels elle sera soumise tout au long de sa longévité.
Le dimensionnement constitue une étape primordiale de l’étude. Il sera
question de bien faire un choix judicieux sur les matériaux ayant des
caractéristiques adaptées et suivant servant à la détermination des épaisseurs des
17
couches différentes de la structure d’une couche. (Djelti ; A. Zakaria ; H.
Mohamed 2009).
Tout cela dépendra de ces paramètres :
Le trafic,
L’environnement,
Le sol support.
Chaussée
Considérée comme une portion d’une route aménagée, destinée à la
circulation des véhicules.
Elle est donc une structure composite ayant plusieurs couches, souvent
complexe, elle est conçue généralement afin des résister aux multiples sollicitations
mécaniques qui sont souvent liées aux lourdes charges et climatiques. Sa durée de
vie doit être relativement longue. Car face aux charges et aux situations
climatiques, elle peut être dégradée et perdre les performances initiales des
matériaux qui la composent et de leurs interfaces.
Constitution d’une chaussée
La chaussée est une structure constituée de plusieurs couches.
On peut se demander, pourquoi est-elle formée par plusieurs couches ?
Nous rappelons ici, le rôle que joue une chaussée, qui est celui de différer
sur le sol support, les efforts, les charges causés par le trafic en le répartissant de
manière convenable. Pour cela il est vraiment important qu’elle ait une couche
imposante ayant une épaisseur acceptable telle que la pression transmise au sol
verticalement soit suffisamment moindre afin qu’elle soit supportée sans causer
aucune destruction.
Il est donc conseillé de constituer une chaussée, par superposition de
couches ayant des caractéristiques croissantes du point de vue mécanique car la
pression dans la couche granulaire décroit régulièrement en profondeur. (D.
Chebrak, 2021).
Généralement, les couches que nous pouvons rencontrer à partir du sol
sont :
18
Sol support :
Servant de support à la plateforme d’une chaussée. Ce sol convient aux
terrains qui se trouvent sur les parties supérieures des terrassements avec une
valeur allant de 30 à 100 cm d’épaisseur, afin de permettre un bon passage des
engins des terrassements. Cette couche se doit être rigide considérablement et
insensible à l’eau et aux intempéries.
Il est vraiment nécessaire qu’il ait une bonne portance qui permettrait
d’éviter les déformations lors de changement lourd ou répète qui provoque une
dégradation prématurée de la chaussée. Sa portance joue vraiment un grand rôle,
elle influence une partie consistent de l’épaisseur des couches de la chaussée qui
vont reposer sur la plateforme.
Pour les sols à faible portance, il est préconisé des traitements spéciaux
pour les améliorer et garantir une sécurité à la chaussée afin d’éviter toute
dégradation qu’ils peuvent causer.
Couche de forme :
C’est une couche qui doit résister aux sollicitations des engins de
terrassement comme le sol support, et qui est aussi insensible aux différents
changements hydriques et faire part au drainage de la chaussée.
Car, elle est réalisée pour faire reposer la chaussée sur une plateforme qui
soit homogène et de qualité assez bonne. Les matériaux qui doivent la constituer,
doivent avoir une bonne portance et une épaisseur bien concise. Alors elle va être
en mesure d’assurer une transition de fait, entre le sol en place ou celui qui sera
utilisé et la chaussée.
Couche de fondation :
Couche au-dessus de la plateforme ; elle est initiée ans le but de garantir
une répartition homogène de différentes forces sur la couche de forme.
Dans ce cas, cette couche doit présenter une résistance mécanique
considérable. Le CBR que doit avoir les matériaux qui la constituent doit être
supérieur à 30% suivant le trafic et ces matériaux ont l’obligation de ne pas être
cassants ou fragiles.
19
La couche de fondation doit être en mesure de faciliter un bon drainage et
avoir une capacité minimale de 95% de l’OPM.
Couche de base :
Prise ensemble avec la couche de fondation, ces deux forment l’assise de la
chaussée. Elle docile aux contraintes verticales, par effet de poinçonnement
favorisé par la pression des pneumatiques et des contraintes de cisaillement.
Ces matériaux constitutifs doivent être assez durs pour résister aux
frottements ou écrasements et avoir un grand indice stabilité.
Couche de surface :
Elle est composée généralement de deux couches que sont :
La couche de roulement ; qui est la couche supérieure de la chaussée
sue laquelle les agressions conjuguées du trafic et du climat
s’effectuent directement.
Et le cas échéant la couche de liaison se trouvant entre les couches
d’assise et celle de roulement.
Dans un cas particulier des chaussées en bétons de ciment, c’est la dalle
qui repose sur une couche de fondation qui joue le rôle simultanément de couche
de surface et celui de couche de base.
20
Figure 2: les éléments du profil en travers (Setra 2000)
2.2.2.6 LES DIFFERENTES STRUCTURES DES CHAUSSEES
Les structures de chaussées sont classées en plusieurs familles selon leurs
dispositions et selon leurs formations de couches différentes qui peuvent les
constituer.
On peut donc distinguer selon une technique de leur conception et de
dimensionnement, les structures suivantes :
Les structures souples, semi-rigides, rigides, inverses, mixtes, et
bitumineuses épaisses, …
21
FIGURE 3: COUPES D'UNE STRUCTURE DES CHAUSSEES ET TERMINOLOGIE DES
COUCHES DIFFERENTES (LCPC, SETRA, 2000)
Chaussées souples
Chaussées construites pour un faible trafic, sa structure revêtue d’une
couche de surface, d’épaisseur qui soit inférieure à 15cm. Sur cette structure, il y
a lieu de procéder par un enduit superficiel ou béton bitumineux.
Généralement l’épaisseur de la chaussée est comprise entre 30 et 60cm et
la couche de surface repose sur plusieurs couches de matériaux granulaires.
Ici on peut avoir comme structure des couches de haut en bas ;
Couche de surface de matériaux bitumineux ;
Matériaux bitumineux d’assise (<15) ;
Matériaux granulaires non traités (20 à 50 cm) ;
Plateforme support ;
Ces chaussées présentent une faible rigidité, qui découle de la rigidité du
sol qui constitue la plateforme et de l’épaisseur. Sur ces chaussées, un entretien
rigoureux est vraiment envisageable, avec les infiltrations surtout des nids eaux
22
causent souvent des fissures, puis les nids de poules jusqu’à la destruction
complète de la chaussée. (BARABET I. 2012).
FIGURE 4: CHAUSSEE SOUPLE (LCPC, SETRA, BAGNEUX 1998)
Chaussées bitumineuses épaisses :
Il est question des structures constituées d’une couche de surface et une
autre base en matériaux bitumeux. L’épaisseur des couches est estimée entre 15
cm, les matériaux en grave pas encore traitée et en bitumineux sont les deux qui
peuvent composer la couche de fondation.
Cette couche a comme structure :
Couche de surface de matériaux bitumeux ;
Matériaux bitumeux d’assise (de 15 à 40 cm d’épaisseur) ;
Plateforme support ;
Les chaussées semi-rigides.
Sont aussi des appelées, chaussées à assises traitées aux liants
hydrauliques. Sont formées d’une couche de surface bitumineuse reposant sur un
corps qui a subi un traitement aux liants hydrauliques (aménagés en une couche
ou deux qui sont la base et la fondation), leur épaisseur va de 20 à 50 cm.
Ces chaussées ont comme structure :
Couche de surface de matériaux bitumineux (6 à 14 cm) ;
Matériaux traités aux liants hydrauliques (20 à 50 cm) ;
Plateforme support ;
Les chaussées en béton de ciment.
Sont des structures composées d’une couche de béton de ciment,
probablement enrobée d’une petite couche roulement en matériaux bitumeux.
23
Cette couche de béton peut être posée entre autre ; sur une couche de
fondation ayant subi un traitement aux liants hydrauliques en béton de ciment ou
encore, sur le sol support. Ce dernier cas veut qu’il y ait une interposition constante
d’une petite couche en bitume.
Cette couche de dalle peut être continue ou non suivant la composition des
matériaux qui la constitue.
Les chaussées mixtes :
Ces genres de chaussées sont formées à partir d’une couche de roulement
et une couche de base avec une épaisseur comprise entre 10 et 20cm, et reposant
sur une couche de fondation constituée des matériaux bitumeux d’épaisseur qui
va de 20 à 40 cm traitée aux liants hydrauliques.
L’ordre du rapport K de l’épaisseur de matériaux bitumineux à l’épaisseur
totale de la chaussée est de 0.5. (BARABETI I. 2012).
Structure de ces chaussées :
Couche de surface de matériaux en bitume ;
Matériaux en bitume d’assise (10 à 20 cm) ;
Matériaux traités aux liants hydrauliques (20 à 40 cm) ;
Plateforme support ;
Chaussées à structures inverses.
Possédant une quinzaine de centimètres d’épaisseur totale, ces chaussées
proviennent d’une formation de couches bitumineuses sur une couche en grave
non traitée qui peut être de 12 cm avec comme support une couche de fondation
en matériaux traités aux liants hydrauliques qui jouent un rôle très important qui
est celui d’adoucir les contraintes au niveau du support. Son épaisseur, est évaluée
entre 60 et 80 cm.
Structures de ces chaussées :
Couche de surface de matériaux bitumineux ;
Matériaux bitumineux d’assise (20 à 20 cm) ;
Matériaux granulaires non traités ( ̴ 12 cm) ;
Matériaux traités aux liants hydrauliques (20 à 40 cm) ;
24
Plateforme support.
2.2.2.7 La démarche de dimensionnement
Bien qu’il existe plusieurs techniques de mise en place des chaussées, la
démarche de dimensionnement reste considérablement inchangée ;
Etape I : consiste à se fixer sur la couche de roulement et au pré
dimensionnement du type de structure à mettre en place.
Etape II : faire une modélisation de la structure ; il est ici question de
présenter les empilements de la chaussée et passer aux calculs de contraintes et
des déformations.
Etape III : vérification en fatigue de la structure et de la déformation du sol
support : les valeurs admissibles doivent être supérieures aux contraintes et aux
déformations déjà calculées.
Etape IV : ajustement des épaisseurs calculées qui visent de :
Prendre en compte des contraintes technologiques d’épaisseur minimale
et maximale afin d’avoir les caractéristiques de compacité.
Amoindrir les risques de défauts de liaisons aux interfaces en limitant
leur nombre.
Protéger les assises traitées des éventuelles remontées des fissures.
Etape V : Vérifier (examiner la teneur au gel-dégel).
Etape VI : Définir la coupe transversale de la chaussée. (D. Chebrak, 2012)
2.3 STABILITE DES TALUS DANS LES TRAVAUX DE
TERRASSEMENT
2.3.1 Introduction
Les travaux de terrassement ont une part très capitale dans l’élaboration
d’un projet routier. Face aux nivellements du terrain naturel, ce sont ces travaux
qui s’opèrent pour modifier la topographie du terrain et vont adapter une meilleure
forme et les caractéristiques bien définies, qui devront correspondre au type de
travail cherché (plate-forme industrielle, voie ferrée, barrage, route. Etc.).
25
Les terrains naturels tels que formés par la tectonique et autres paramètres
après de millions d’années, se représentent sous diverses formes et altitudes créant
ainsi de niveaux différents aux terrains et inclinaisons, que nous qualifions des
pentes.
Alors ainsi nous voulons faire une brève aperçue sur la stabilité des pentes
ou talus qui est en soit une étude menée pour aboutir aux résultats qui permettront
d’avoir l’équilibre mécanique des masses rocheuses ou sols, qui sont mises en
mouvement par différents phénomènes naturels entre autre ; les tremblements de
terre, érosions des versants montagneux, les activités anthropiques (terrassement
des déblais, mis en œuvre de remblais, construction des ouvrages imposants. Etc.).
2.3.2 Définition
Souvent définit afin de donner une représentation détaillée du terrain
naturel qui peut être une montagne, colline, versant, cours d’eau, canyon, rive ; ou
encore une description des réalisations des personnes cherchant à satisfaire un
besoin quelconque tel qu’en construction des ouvrages ; routes, chemins de fer,
aqueducs, toit, vois piétonnes, remontées mécaniques.
Par là nous disons qu’elle est cette inclinaison d’un terrain, mesurée en
degré ou en pourcentage, elle est différente de la dénivelée qui se mesure en mètre,
et aussi du pendage qui s’adonne aux couches du sous-sol. Elle est cette surface
inclinée par rapport au plan horizontal. (A. Lees, 2002).
2.3.3 Types de pentes
Généralement distinguées par rapport à leur nature et leur façon d’être
réalisées à l’aide des différents matériaux pour créer les inégalités par de
construction en réponse à un besoin ressenti.
Il y a celles qui sont naturelles ; formées dans la nature par le biais des
phénomènes géologiques différents imposant leurs effets sur les sols et le
substratum rocheux.
Et celles artificielles ; elles se distinguent de précédentes par le fait de
l’œuvre humaine. En poursuivant un objectif bien défini qui peut être dans la
construction des routes, des voies ferrées, des remblais, barrages… (I. OUZAID,
2014).
26
2.3.4 Mouvements de terrain
2.3.4.1 Terminologie
Les mouvements de terrain sont des manifestations provenant des activités
qui peuvent être naturelles ou causés à la suite des activités anthropiques. Ces
mouvements se produisent chaque année et sont de types différents (éboulement,
effondrement, coulées de boue, glissements de terrain…). Ils s’avèrent très capital
d’évaluer ces mouvements, car par moment ils sont la base du danger permanent
pour la vie humaine et causent de dommages qui peuvent avoir d’impact sur la vie
socio-économique de la région où ils se manifestent. (Ministère de la transition
écologique et la cohésion des territoires et BRGM).
Selon A. MILLIES LACROIX en 1981, faisant une description du
glissement de terrain, il a fixé son observation sur trois facteurs :
Point de départ ou arrachement qu’il qualifie de la zone qui se situe en
amont ;
Corps de glissement, qui se trouve au centre en dépression ;
La zone en aval.
Ces éléments sont ceux d’un glissement rotationnel qui se développent en
coulée. Tandis que pour les chutes et les éboulements, la morphologie du terrain
se contente du secteur de terrain naturel avant toute opération ainsi que la masse
croulée qui constitue le corps.
2.3.4.2 Classification
Plusieurs scientifiques ont focalisé leurs recherches sur les mouvements de
terrain, partant de différents facteurs qui sont à la base de ces mouvements et ont
chacun proposé une classification. En passant en revue les classifications de
quelques-uns d’entre eux, nous serons en mesure de démembrer et aboutir à
donner les principaux types de mouvements de terrain.
Commençons par les observations de A. COLLIN en 1846, qui proposait
une classification centrée sur la forme et la puissance de la masse qui est déplacée.
Quant à K. TERZAGHI (1925), dans sa classification, il y introduit la
mécanique des sols afin de classer les mouvements de terrain. En faisant donc la
27
différence entre les mouvements de terrain. D’un côté il place les manifestations se
réalisant à sec et de l’autre celles qui tiennent compte des formations plastiques.
Une démarche composée de plusieurs critères à prendre en considération a
été mise au point par C.F.S SHARPE en 1938, qui est fondamentalement casée
sur trois facteurs que sont : le mode de mouvement, la teneur en eau et le type du
matériau.
J.P. BOMBARD 1968, proposait 4 critères des mouvements de terrain à
prendre en compte :
Le mode de mouvement ;
Le type du matériau ;
Les dimensions du mouvement ;
La vitesse du mouvement.
Avec cette classification, la vitesse du mouvement reste un problème majeur
et est considéré comme un inconvénient du fait que cette vitesse est difficile à
mesurer avec exactitude et varie dans le temps et dans l’espace étant donné que
dans la cinématique du mouvement il y a des étapes d’accélération et de
ralentissement.
Analysons aussi cette autre classification faite par G. COLAS et G. PILOT
dans les années 1976, qui se résument sur deux critères essentiels ;
La nature du matériau et
Le type de déplacement.
Bien d’auteurs ont proposé leur classification et celles ci-haut citées, ne
doivent pas mettre à l’écart les autres qui ont été faites sur les mouvements de
terrain étant la cause principale des analyses des instabilités, ces affermies sur
plusieurs refendes comme : la morphologie du terrain, cinématique et la nature des
matériaux.
La classification se basant sur la cinématique, qui étudie les mouvements
et les forces qui incluent la vitesse de déplacement de la masse du sol, fait une
catégorisation de deux classes ; nous citons ici, les mouvements rapides et
discontinus et les mouvements lents et continus.
28
2.3.4.3 Les mouvements lents et continus
Ce sont de mouvements lors de leurs manifestations, ne provoquent pas de
ruptures et peuvent néanmoins par moment avoir des accélérations brutales. Ils
sont contrôlables, les risques de pertes en vies humaines sont vraiment minimes,
mais comme étant tout autre phénomène qui se produit de la même nous pouvons
constater de considérables pertes sur le plan socio-économiques. Parmi ces
mouvements nous citons ; les glissements, les affaissements et les tassements.
Glissements
Ce sont des mouvements de débris, roches ou terres suivant une pente
quelconque, qui se produisent souvent à la surface de rupture ou à l’égard d’une
zone mince d’une déformation au cisaillement qui soit intense. Ces mouvements
sont engendrés par l’action de la gravité. (Pariseau et Voight 1979).
FIGURE 5: GLISSEMENT DE TERRAIN (WWW.BRGM.FR)
En fonction de la géométrie de rupture on distingue :
Glissement plan ; mouvement en cours d’une surface de rupture
vivement planaire qui peut être un joint, une stratigraphie, un plan de
faille, une surface de schistosité ou de foliation, une interface entre la
formation de pente.
29
FIGURE 6: GLISSEMENT PLAN (S. LEFRIKA, 2015)
Glissement circulaire ou rotationnel ; avec une surface de glissement
plus ou moins circulaire, se manifeste souvent particulièrement sur de
terrains homogènes ayant beaucoup d’argiles et aussi marneux.
Est principalement caractérisé par une zone de départ et par un renflement
frontal globalement exprimé.
FIGURE 7: GLISSEMENT ROTATIONNEL (S. LEFRIKI, 2015)
Le glissement quelconque (aléatoire ou complexe) ; ce mouvement a une
forme irrégulière de la surface de glissement partant de la verticalité de
cette section. Il est une conjugaison de deux mouvements cités
30
précédemment. Les ruptures de celui-ci sont généralement entrainées
par un mouvement de translation et leur évaluation est observée dans
les dépôts hexogènes. Leurs plans de cisaillement se localisent sur la
couche de faible résistance. (P. REIFFSTECK, 2017).
FIGURE 8: GLISSEMENT ALEATOIRE (S. LEFRIKI, 2015)
Affaissements
Sont de dépressions observées par rapport à une surface donnée, d’une
géométrie de cuvette peu profonde dues aux abaissements lents et graduels des
terrains de couverture qui peut se matérialiser à l’aide de fracture d’une cavité
souterraine ou sans leurs interventions au développement. Ce sont les
affaissements, qui sont précurseurs des effondrements. (ORRM 2012).
Tassement
Le tassement est vu comme un mouvement du sol se produisant à cause
des changements des contraintes. Des mouvements de terrain excessifs peuvent
mener à la destruction des bâtiments, les structures de transport, des ponts et
tunnels aux chaussées routières et aux voies ferrées. Généralement ce mouvement
est causé par le chargement d’un ouvrage par exemple ou de véhicules qui circulent
sur une route ayant dépassé la capacité portante du sol. Il peut se produire
immédiatement juste après qu’une charge ne soit appliquée au sol ou quelques
années plus tard, selon les conditions du sol sous-jacentes et la cause de ce
mouvement. (A. Lees 2021).
31
Mouvements de fluage
Ces mouvements constituent, la manifestation externe des déformations du
sol de sa masse. Les mouvements de fluage sont les genres de mouvements qui se
produisent lentement, à de faibles amplitudes et sont remarquables dans une zone
où les contours sont dans la plupart de cas insinués promptement à déterminer
que ça soit en extension ou en profondeur.
On parle de fluage pur, si les déformations se font sans subir de
modifications d’aléas d’ailleurs mais ce sont de cas très rares et très délicats à faire
valoir. En revanche, bon nombre de glissements d’ouvrages se surgissent après de
déplacements lents de fluage dont leur évolution provoque la rupture. (J. Biarez,
1973).
Mouvements rapides et discontinus
Ce sont des mouvements qui se répandent de façon agressive et dans
l’instant. Etant rapide ces mouvements causent beaucoup de drames et dégâts, ils
frappent non seulement les personnes et mais aussi leurs entreprises qui peuvent
remettre ou constituer une dégradation à la ruine totale de toute une société ou
une région. Ce sont souvent des effondrements, de chutes de pierres et blocs, des
écroulements, les coulées boueuses et laves torrentielles.
Ecroulements
Ce sont des chutes vives de masses rocheuses. L’écroulement type est la
conséquence de l’aggravation de falaise, et mobilise les blocs de roche qui sont dans
l’ensemble homogènes depuis un sommet ou une inclinaison.
Les blocs déstabilisés ont une zone d’action plus ou moins autonome.
L’extension du phénomène est sporadique, parce que la distance parcourue par les
blocs rocheux sera en fonction de la taille des blocs, la raideur de la pente et de
l’amortissement des chocs, …
Ce phénomène s’identifie par un déséquilibre ou une désagrégation des
matériaux mis en mouvement. Ainsi nous pouvons constater la variation de volume
de matériaux exposés de quelques dizaines à quelques milliers de m3.
32
Coulées boueuses et laves torrentielles
Les coulées boueuses se manifestent dans les matériaux meubles comme
les sols argileux ou marneux, au moment où leur teneur en eau augmente
sensiblement (la masse en mouvement a dépassé sa limite de liquidité). Ces coulées
peuvent se produire à la suite d’une solifluxion ou d’un glissement de terrain.
Elles consistent en une diffusion de matériaux sans cohésion ou ayant
perdu brutalement leur cohésion dès la mise en mouvement.
FIGURE 9: COULEE BOUEUSE (MOUMBAI, 2014)
Les laves torrentielles se déterminent dans un contexte de bassin torrentiel
aux pentes instables, le matériau déjà saturé et déstabilisé suite à un rapport d’eau
immédiat, d’origine météorique (violent orage) ou profonde (ajustage de karst,
rupture de poches d’eau souterraines). Elles gagnent du terrain très rapidement
(plusieurs mètres par second) dans chenal d’écoulement du torrent, érodant les
berges du torrent, emportant tout sur leur passage, et parcourant des distances
pouvant dépasser le kilomètre.
Effondrements
Les effondrements se produisent de manière brutale. Ils proviennent de la
rupture des appuis ou du toit d’une cavité souterraine, rupture qui se propage
jusqu’en surface de façon globalement brutale, et qui définit l’ouverture d’une
excavation grande de forme cylindrique. Les dimensions de cette excavation
33
dépendent des conditions géologiques, de la taille et de la profondeur de la cavité
ainsi que du mode de rupture. Le phénomène peut être strict (fontis, diamètre
inférieur à 50 m, occasionnellement 100 m ou généralisé plusieurs hectares).
La présence d’un banc en forte pente dans les terrains recouvrant la cavité
gratifie les effondrements généralisés. Selon la profondeur de l’effondrement, un
glissement de ses flancs peut se produire après l’évènement. (ORRM, 2012).
FIGURE 10: LES EFFONDREMENTS DU TOIT DES CAVITES (S. LEFRIKA, 2015)
2.3.4.4 FACTEURS D’INSTABILITE
A l’aide des investigations et les analyses faites à partir des éventualités du
passés, cela ont permis de ressortir certaines conditions de sites favorables à
l’apparition de tel ou tel autre phénomène d’instabilité. Ces mouvements
considérés comme des manifestations naturelles de l’évolution du relief en action
à la surface de la terre depuis des millions d’années.
Nous les subdivisons en deux ;
Les facteurs permanents
Ce sont des facteurs des terrains favorables aux instabilités (relief, nature
géologique des terrains, etc.).
Ces facteurs sont rendus possibles par différents éléments ;
La pesanteur ; qui constitue le facteur moteur des mouvements de terrain,
souvent qualifiés de gravitaires
34
L’eau qui est élément vraiment crucial pour la genèse d’un glissement de
terrain ; jouant en même temps le rôle d’un facteur permanent et un facteur
variable dans le temps (précipitations).
La nature et les caractéristiques mécaniques des terrains ; Ce sont les
caractéristiques mécaniques qui constituent les données de base imposées par la
nature et l’histoire du terrain.
La structure du terrain ; avec la tectonique qui peut être cassante ou simple,
influence considérablement la susceptibilité des terrains aux instabilités.
La morphologie ; la pente des talus constitue un paramètre qui dicte sa
stabilité
Le couvert végétal ; sur un terrain, la végétation peut être une indicatrice
des glissements, par la tenue des arbres en pipe, arbres inclinés, paquets d’arbres
isolés, il est possible de déterminer les limites des parties différentes d’un
glissement de terrain.
Facteurs variables dans les temps
Ce sont eux qui occasionnent l’instabilité ou qui provoquent une
accélération marquée du mouvement conduisant à la rupture.
Nous citons ;
Les précipitations ; les glissements de terrain apparaissent souvent au
moment hydrologique le plus hostile ça veut dire lors de saisons pluvieuses
prolongées, lors de fonte de neige ou après une période longue humide.
La température ; les variations de la température sont un facteur
déclenchant de chutes de pierres ou de blocs, en raison des dilatations spécifiques
qui se manifestent.
Le gel et le dégel ; la congélation et la décongélation, peuvent donner de
fortes pressions interstitielles et depuis, elles influent sur les mouvements de
surface.
Le séisme et le volcanisme ; les vibrations provoquées par les séismes, sont
les causes de déclenchements de mouvements de terres divers tels que les
glissements, chutes de blocs ou écroulements, soit par un choc mécanique direct,
soit par la modification des pressions interstitielles.
35
L’intervention humaine ; l, ‘homme constitue continuellement une cause
d’accélération ou de déclenchements des instabilités, par exemple :
Les modifications de l’équilibre naturel des pentes ; talutage en pied de
versant, remblaiement en tête de versant ;
Les modifications des conditions hydrologiques du milieu naturel ; rejets
d’eau dans une pente (fluide de canalisation par exemple), pompage
excessif d’eau qui favorisent la dissolution des roches solubles... ;
Les ébranlements engendrés par les tirs à l’explosif, qui sont soudains
de déclencher des chutes de pierres et des blocs ou vibrations dues au
trafic routier ou ferroviaire qui peuvent à la longue déstabiliser des
versants.
Autres causes des mouvements de terrain en pente
D’une manière générale, il y a une seule cause globale de tous les
mouvements de terrain, qui est la modification de l’équilibre du massif prise en
compte. Cette dernière a été scindée en plusieurs facteurs de déclenchement et de
progression des mouvements de terrain. Certains auteurs les ont regroupés en trois
principales familles :
Modification du moment moteur ;
Modification des conditions hydrauliques ;
Modification des caractéristiques géotechniques et rhéologiques des
terrains.
Plusieurs études statistiques démontrent que les causes les plus fréquentes
sont d’origine hydraulique.
Avec la décomposition de la cause globale, en plusieurs et différentes
origines et une première approche qualitative est venue vers les années 1950 de
TERZAGUI.
M.A. ALLAL et K.A. BENACHENHOU (1990). Ont proposé une
classification des causes de mouvements de pente se basant sur trois familles de
facteurs que nous supposons être claires et simplifiées que sont :
Les facteurs hydrauliques ;
Les facteurs mécaniques ;
36
Facteurs dynamiques.
2.3.4.5 Notions de base pour étudier la stabilité des pentes
L’ensemble des données géologiques, morphologiques et géotechniques
recueillies fait l’objet, dans la plupart des cas, d’une représentation sur un fond de
plan et sur une ou plusieurs coupes transversales. Un modèle géotechnique est
construit de manière à réaliser les calculs de stabilité, dans lesquels la surface
topographique, les différentes couches de sol et les hypothèses hydrauliques sont
spécifiés.
Pour faire un calcul nous devons connaitre certains éléments dont :
La géologie (nature des terrains et les éléments sur les discontinuités ;
La géométrie des pentes en 2 ou 3 dimensions ;
Les conditions hydrodynamiques (hauteurs d’eau et écoulements) ;
Les propriétés mécaniques des terrains et/ou des discontinuités.
Une fois la géométrie et les conditions préalables du sol d’une pente ont été
fixées, la stabilité des pentes peut être examinée. Les principaux objectifs d’une
analyse de stabilité des pentes impliquent l’appréciation du risque de rupture à
travers le calcul du facteur global de sécurité pour une pente d’une part et, de
déterminer le long de la surface susceptible de glissement les zones à haut risque
d’autre part.
Les méthodes d’analyses de stabilité des pentes se divisent en deux grandes
parties ; il y a les méthodes d’équilibre limite et les méthodes numériques. Ces
méthodes admettent que le terrain se comporte comme un solide se conformant
aux normes classiques de la rupture par cisaillement. (RAULIN, ROUQUES, et
TOUBOL 1974).
2.3.4.6 Coefficient de sécurité
Généralement le calcul de la stabilité des talus s’évalue à l’aide d’un
coefficient appelé ; coefficient de sécurité Fs. Ce coefficient est défini comme étant
le rapport entre le moment résistant et un moment des forces résistantes au
glissement des forces qui provoquent le glissement ;
37
∑𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠
𝐹𝑠 = (𝐼𝐼 − 1)
∑momoents moteurs
Cependant deux approches ont été utilisées pour déterminer le facteur de
sécurité ;
La première, stipule que le glissement a déjà eu lieu, il s’agit d’une valeur
de Fs inferieur ou égale à 1, donc :
Soit, on connait la surface exacte et l’on cherche à définir, pour Fs ꞊ 1,
les caractéristiques correspondantes.
Soit, on a les caractéristiques et l’on veut déterminer la surface de
glissement.
La deuxième, la plus fréquente, consiste à déterminer la frange de sécurité
disponible et approuver les solutions adéquates afin d’améliorer la sécurité de
l’ouvrage en répondant à des exigences en fonction de l’emploi des pentes.
Le Fs peut être défini à l’égard de la distance au cisaillement du sol comme
suit :
𝜏𝑚𝑎𝑥
𝐹𝑠 = (𝐼𝐼 − 2)
𝜏
Où ;
𝜏𝑚𝑎𝑥 : Résistance au cisaillement du sol.
𝜏 : Contrainte de cisaillement s’exerçant le long de la surface de rupture.
La résistance au cisaillement peut être exprimée par l’équilibre de Mohr-
coulomb ;
𝜏𝑚𝑎𝑥 = c + σtgφ (II − 3)
La contrainte de cisaillement d’équilibre est la contrainte de cisaillement
requise pour maintenir la pente stable, elle peut être exprimé par ;
𝑐 + 𝜎𝑡𝘨𝜑
𝜏= (𝐼𝐼 − 4)
𝐹𝑠
38
Où c et 𝜑 sont respectivement la cohesion et l’angle de frottement du sol et
𝜎 est la contrainte totale normale sur le plan de cisaillement.
Lorsque la résistance au cisaillement est formulée en termes de contraintes
effectives, l’équation (4) devient :
𝑐 ′ + (𝜎 − 𝑢)𝑡𝘨𝜑′
𝜏= (𝐼𝐼 − 5)
𝐹𝑠
Où c’ et 𝜑’ représentent les paramètres de résistance au cisaillement
effectifs. U est la pression interstitielle de l’eau.
Le facteur de sécurité Fs à adopter de la nature de l’ouvrage, de son
utilisation et des conséquences que pourrait entrainer sa rupture en termes de
risque humain et dommages matériels. Dans les études de stabilité des pentes, on
considère que ;
Si Fs < 1 : la rupture est inévitable ;
Si Fs = 1 : le massif est en équilibre ;
Si Fs > 1 ; le milieu est équilibré et le massif est stable.
Mais, dans le cas des ouvrages importants où la stabilité doit
nécessairement pris en considération, les recommandations exigent une valeur de
facteur de sécurité minimal généralement de 1,4 à 1,5.
Le tableau (1) donne les différentes valeurs de facteurs de sécurité Fs pour
certains ouvrages en fonction du risque. (J.L. DURVILLE ; G. SEVE…)
39
TABLEAU 1: FACTEUR DE SECURITE RECOMMANDE SELON LES RISQUES
LIES AU GLISSEMENT (CSTC 2005)
Risques humains
Facteur de sécurité global
Négligeables Moyens Elevés
Risques Négligeables 1.1 1.2 1.4
économiques Moyens 1.2 1.3 1.4
Elevés 1.4 1.4 1.5
2.3.5 Méthodes classiques pour l’étude de la stabilité des pentes
Les plus employées de méthodes, pour la détermination de calcul de la
stabilité des pentes de géométrie quelconque avec des lignes de glissement de forme
quelconque, dans des sols cohérents ou hétérogènes, sont des variantes de la
méthode des tranches. Celle-ci permet de s’adapter à des conditions géométriques
complexes, tant en ce qui concerne les frontières, que le sol et les conditions
hydrauliques imposent. Il existe environ une douzaine de variantes de cette
méthode qui se diffèrent entre elle par :
La matière d’utiliser les équations statistiques pour définir le coefficient
de sécurité ;
Les propositions prises pour rendre le problème statiquement
déterminé.
Bien d’auteurs ont proposé leur méthode, passons en revue de quelques
hypothèses de méthodes couramment utilisés et tenter de faire une description
exhaustive sur quelques-unes.
La méthode de Spencer, 1967 ; qui suppose qu’il y a un rapport
constant entre les composantes verticales et horizontales des forces
interbranches ;
Morgenstern et Price, 1965 ; proposent une méthode typiquement de
post-analyse, elle permet à un expert d’expliquer pourquoi une rupture
du talus s’est produite. Elle est basée sur l’hypothèse que la direction
des forces inter-tranches peut être décrite par une fonction
mathématique arbitraire.
40
Voyons maintenant de façon un peu détaillée ce que nous a proposé
Fellénius en 1936 consternant le calcul de pentes ; dans la catégorie des méthodes
des tranches elle est la plus utilisée. Dans son originalité, elle se base sur
l’hypothèse d’une ligne de glissement circulaire choisie arbitrairement. Cette
méthode consiste à découper la surface de rupture en tranches, chaque tranche
est appréciée comme un solide indéformable. Cette méthode est aussi appelée la
méthode suédoise considère que :
La ligne de glissement est de forme circulaire,
Les efforts inter-tranches sont négligeables,
La seule force agissant sur l’arc AB est le poids W.
On décompose le poids W en une composante normale N=W cosα et une
composante tangentielle T= W sinα. Le coefficient de sécurité est calculé à partir de
l’équilibre des moments par rapport au centre du cercle de glissement.
Le moment résistant maximal fourni par la valeur maximale de Rn est
donné d’après la loi de coulomb par ;
𝑅𝑛=∁𝑛𝐴𝐵+𝑁𝑛𝑡𝑎𝑛𝘨𝜑𝑛
Avec : 𝑁𝑛 = 𝑊𝑛 𝑡𝑎𝑛𝘨𝜑𝑛
Donc : 𝑅𝑛 = 𝐶𝑛 𝐴𝐵 + 𝑊𝑛 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑛 𝑡𝑎𝑛𝘨𝛼𝜑𝑛
𝑏
D’un autre coté on a : 𝐴𝐵 = 𝐿𝑛 = 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑛
𝑛
Avec :
∁𝑛 : Cohésion de la couche,
𝜑𝑛 : Angle de frottement interne de la couche,
𝑊𝑛 : Poids de la couche,
𝛼𝑛 : Angle ente l’arc de la tranche et l’horizontale.
41
FIGURE 11: PRINCIPE DE LA METHODE DES TRANCHES (PR MEKSAOUINE,
2020)
La somme des moments résistants maximaux s’écrira donc ;
𝑀𝑟 = ∑𝑘𝑛=1 𝑅(𝐶𝑛 𝐿𝑛 + 𝑊𝑛 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑛 𝑡𝘨𝜑𝑛 )
Où ;
𝑘 : Nombre total de tranches,
∁𝑛 , 𝜑𝑛 : Caractéristiques mécaniques (cohésion et angle de frottement) de la
couche dans laquelle est situé l’arc AB.
Le moment moteur est dû à Tn.R. Par ailleurs : Wnsinαn, Mn=Tn.R.
𝑀𝑟
Le coefficient de sécurité est donné par cette formule ; 𝐹𝑠 = 𝑀𝑚
Alors on aura :
∑𝑛𝑖=1 (𝐶𝑖 𝐿𝑖 + 𝑊𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑖 𝑡𝘨𝜑𝑖
𝐹𝑠 =
∑𝑛𝑖=1 𝑊𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑖
Après celle de FELLENIUS, voyons à présent cette autre proposée par
BISHOP qui est une méthode simplifiée de BISHOP, 1955 : celle-ci néglige les
forces tangentielles entre les tranches. C’est l’équation d’équilibre vertical qui
permet d’obtenir les forces normales aux bases des tranches.
Par cette méthode on considère que :
42
La ligne de glissement est toujours de forme circulaire ;
Les efforts verticaux inter-tranches sont nuls (Vn- Vn+1=0).
Alors pour déterminer le facteur de sécurité on utilise cette formule ;
∑𝑚
𝑛=1 (𝑐𝑛 + 𝑊𝑛 𝑡𝘨𝜑𝑛 )
𝐹𝑠 =
𝑚 𝛼 ∑𝑚
𝑛=1 𝑊𝑛 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑛
𝑡𝘨𝛼𝑖 𝜑𝑖
Etant donné que 𝑚𝛼 = 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑖 (1 + )
𝐹𝑠
Comme le facteur de sécurité Fs trouve place dans les deux côtés de
l’équation, on aura une valeur initiale de Fs en faisant recours à la méthode de
FELLENIUS, qui sera ensuite mise dans la partie droite de l’équation et par là on
peut calculer la valeur de Fs de gauche. On progresse par approximation
progressive jusqu’à ce que les deux valeurs de Fs soient égales. L’erreur est
approximativement de 1%. La méthode de FELLENIUS donne des coefficients de
sécurité plus faibles que celle de BISHOP. Les écarts entre les deux méthodes sont
d’ordre de 10%.
Passons à une autre méthode simplifiée proposée en 1965 par JANBU, cette
méthode simplifiée de JANBU, est un indice composite basé sur des surfaces de
cisaillement (c’est-à-dire non circulaire) et le facteur de sécurité est déterminé par
l’équilibre des forces horizontales. Comme dans la méthode de BISHOP, cette
méthode prend en considération les forces inter-tranches normales, mais néglige
les forces de cisaillement (v). La force normale(N) est déterminée de la même façon
que dans la méthode de BISHOP et le coefficient de sécurité est donné par :
∑ 𝑐𝑛 𝑙𝑛 + (𝑁 − 𝑢𝑙)𝑡𝘨𝜑𝑠𝑒𝑐𝛼
𝐹𝑠 =
∑ 𝑊𝑡𝘨𝛼 + ∑ ∆𝐸
Avec : ∑ ∆𝐸 = 𝐸𝑖 + 𝐸𝑖+1
Ei et Ei+1 ; forces normales horizontales inter-tranches.
43
FIGURE 12: LA REPRESENTATION DES FORCES HORIZONTALES SUR UNE
TRANCHE (N. MEDJITNA, 2008)
Les méthodes ci-haut citées sont présentées avec plus de détails dans
les travaux de (Duncan, 1996) et reprises de manière générale par (Espinozola et
al, 1992).
2.4 LE TERRASSEMENT
2.4.1 Introduction
Le terrassement intervient dans tout type de constructions nécessitant une
bonne assise (immeubles, maisons, routes, etc.) et qui pourrait souffrir de
tassements, glissements de terrain dus à leur poids ou aux efforts qu’elles
supportent. Alors le terrain sur lequel devra être construit un tel ou tel autre
ouvrage doit être préparé pour éviter ces problèmes.
Les travaux de terrassement routiers interviennent dans la création de voies
routières, de modification de carrefour ou de mise en place de voie cyclable, de
trottoirs ou de zones de piétonnes. Ils consisteront à donner la forme au terrain
prévu pour la construction. Ils forment l’ensemble des opérations de fouille,
d’excavation et de transport de terre et de roches qui vont permettre de modeler le
relier d’un terrain afin d’y édifier un ouvrage.
44
Notons que ces travaux sont extrêmement variables d’un chantier à un
autre, selon la configuration du terrain, le volume enterré de la construction, la
nature du terrain (roche, sable, argile…). Lors de la réalisation de ces travaux, les
plus grandes difficultés surgissent quand on fait face à un sol non homogène, formé
d’un banc de roche adjacent à un terrain plus meuble. L’assise de la construction
nécessite des fondations renforcées.
2.4.2 Définition
Le terrassement consiste, par définition, à modifier la topographie d’un site
suivant les indications prescrites par des plans. Ces modifications peuvent être
modestes (excavation requise pour installer les fondations superficielles d’un
bâtiment), linéaires (aménagement d’une structure routière, construction d’une
digue) ou complexes (construction des approches d’un échangeur routier multiple).
(RAOUL Guy, 2008).
De façon générale, tout mouvement de terres (déblai, remblai) constitue un
terrassement.
2.4.3 Travaux de terrassement
Une étape très indispensable, les travaux de terrassement interviennent au
début des chantiers avant toute construction. En effet, ils constituent les bases
fondamentales permettant d’assurer la bonne progression des travaux, mais aussi
garantir l’instabilité de la structure à mettre en place. Ces travaux exigent
beaucoup de technicité, de la précision ainsi que des matériaux performants. Par
conséquent, il est prudent de les confier au professionnel. (Dr H. Khellifa, 2014).
Dans la concrétisation de ces travaux, on distingue deux opérations
majeures dans les activités, le déblai et le remblai. Le déblai consiste à retirer et à
transporter sur le site du projet ou à l’extérieur de celui-ci, des sols décapés ou
excavés (l’épaisseur de la couche à décaper varie de 20 à 30 cm et sa quantification
se fait en m2). Le remblai consiste à transporter à partir du site du projet ou de
l’extérieur de ce dernier, notamment des bancs d’emprunt, des matériaux
conformes à l’usage et aux spécialisations prescrites par les plans et devis du
projet.
45
A part ces deux opérations, il y a lieu de signales qu’il en existe d’autres qui
sont complémentaires au déblai et au remblai qui peuvent normalement être
effectuées lors du terrassement ;
Le débroussaillage consiste à abattre et à retirer les arbres et les
arbustes qui se trouvent sur le site des travaux et pour lesquels il n’est
pas n’est pas prévu de les mettre en valeur. L’abattage des arbres est
confié à des équipes de forestiers et la mise en tas des arbustes est
habituellement réalisée à l’aide de bouteur.
L’essouchement est l’opération qui permet de retirer du sol, les souches
des arbres abattues. Cette opération peut se faire à l’aide de pousseur
si le nombre de souches est important et leur taille modeste ou encore
avec une pelle hydraulique lorsque le nombre de souches est modeste.
Lors de l’opération de décapage, on retire la couche de sol organique se
trouve sur le site des travaux de terrassement. Ce sol organique est soit
entassé pour servir ultérieurement lors de l’aménagement final, soit
transporté à l’extérieur du site des travaux.
Le régalage, profilage, compactage consiste à déplacer grossièrement les
remblais puis à les compacter en vue d’obtenir la configuration
topographique voulue.
Finalement, l’aménagement final consiste à compléter les
aménagements prévus aux plans et devis. L’aménagement final peut
inclure la plantation d’arbres et arbustes, le gazonnement, du pavage,
la construction de réseaux de drainage ou électrique (éclairage) et de la
construction de trottoirs et de bordures.
Ces opérations sont données par E. PONTZEN, 1891. En ordre
chronologique s’effectuent de manière suivante :
Débroussaillage et essouchement ;
Décapage ;
Déblai et transport ;
Transport et remblai ;
Réglage, profilage ;
46
Compaction ;
Aménagement final.
Pour la réalisation de ses travaux, afin de l’organiser et de faire un choix
des équipements et des méthodes de terrassement il faut s’appuyer sur certains
principes importants suivants :
Le cout unitaire des travaux de terrassement doit être le plus bas
possible ;
Le temps requis pour l’exécution du terrassement doit se conformer à
celui qui a été programmé et planifié ;
Les matériaux de remblai doivent être transportés le plus près possible
de leur position finale ;
Les méthodes de terrassements retenues doivent être respectueuses de
la règlementation (environnement, signalisation, horaire établie) en
vigueur. (F. ACHIR et M. MEDJOUDJ, 2017).
2.4.4 Engins de terrassements
Pour l’exécution des déblais nous pouvons citer :
Les dozers (pousseurs, communément appelés bulldozer) ;
Scrapers (décapeuses) ;
Les pelles hydrauliques.
Pour exécution des remblais on fait usage des :
Compacteurs ;
Niveleuses.
A ces deux catégories J. COSTES 1971 et D. Didier 1994 ont jugé bon de
discuter sur les divers engins qui peuvent être aussi utilisés pour la réalisation du
terrassement :
Les chargeurs ;
Les camions-bennes ;
L’arroseur ;
Le tombereau (Dumpers) ;
47
Et aussi différents matériels comme : le compresseur, groupe
électrogène, etc.
2.5 METHODES DE CONFORTEMENTS DES TALUS
2.5.1 Introduction
Le confortement des talus est vu comme un ensemble de méthodes qui
servent à stabiliser la masse d’un terrain instable. Ici il sera question de présenter
les éléments nécessaires au choix et à la définition d’un dispositif de confortement
pour un glissement de terrain. Ils dépendent du type d’instabilité, de la cinématique
du phénomène, des facteurs qui interviennent dans le déclenchement du
mouvement et de son évolution dans le temps.
Nous pouvons dire que les techniques d’interventions disponibles peuvent
être groupées en trois : les terrassements (modification géométrique,
déchargement, reprofilage et la substitution), les drainages et les renforcements.
2.5.2 Terrassement :
Défini comme l’ensemble d’actions permettant d’accommoder un terrain ;
travaux de fouilles, tranchées, enlèvement de terre, transport des déchets et autres
actions antérieures à une construction, ou une transformation de l’espace
extérieur. Les travaux de terrassement représentent le stade préliminaire lors de
l’édification ou de renforcement d’un ouvrage. Ici on fait la distinction de trois
groupes de méthodes de stabilisation par terrassement :
Les actions sur l’équilibre des masses : allègement en tête, remblai en
pieds ;
Les actions sur la géométrie de la pente : purge et reprofilage ;
Les substituions partielles ou totales de la masse instable (H.
BENDADOUCHE ; S. LAZIZI, 2013).
2.5.3 Drainage
L’eau est vue comme le facteur prédominant de l’instabilité et donc des
glissements des terrains. Ce dispositif permet d’accourcir l’action de l’eau
48
(drainage, dissolution…) ainsi que de la canaliser pour déverser hors des terrains
instables.
Il a pour objectif de diminuer la teneur en eau du sol de par l’interception
des écoulements et au rabattement de de la nappe phréatique, puisque son niveau
s’abaisse lorsque son alimentation en eau diminue, ce qui permet donc de
minimiser la pression interstitielle qui s’exerce dans le sol, et joue un rôle central
dans la déstabilisation des terrains argileux.
Différentes techniques peuvent être appliquées pour atteindre cet objectif.
Elles relèvent de deux options fondamentales :
Eviter l’alimentation en eau du site,
Expulser l’eau présente dans le massif instable afin de réduire les
pressions interstitielles.
Parmi ces méthodes on rencontre de techniques telles que :
Les tranchées drainantes,
Drains subhorizontaux,
Masques et éperons drainants,
Drains verticaux, puits et galeries drainantes. (P. AIGLE, F.
DESNOUVAUX 1977 ; J.P. PROST 1977 et D. TOURE ; P. KOUYATE
2020).
2.5.4 Introduction d’éléments résistants (Renforcement)
Les éléments résistants peuvent être les structures différentes :
Ouvrages de soutènements (murs en béton, murs cellulaires, gabions,
remblais renforcés),
Tirants d’ancrage et murs ancrés,
Clouages par des barres, des micropieux,
Rangées de pieux, de barrettes ou de profilés métalliques d’inertie
diverse.
Ces techniques ne s’attaquent pas à la cause des mouvements mais tentent
d’en combattre les effets, donc :
49
Elles visent à réduire ou à arrêter les déformations.
Elles sont intéressantes dans les cas où les solutions curatives
(terrassement et drainage) ne peuvent pas être techniquement ou
économiquement mises en œuvre.
On peut également introduire des éléments résistants à titre préventif,
de façon à éviter les déplacements, qui pourraient avoir pour
conséquence de diminuer la résistance au cisaillement des sols.
Deux grands types de structures peuvent être distingués :
Les ouvrages rigides tels que les murs en béton, les tirants
précontraints, les pieux et les barrettes.
Les ouvrages souples tels que les remblais renforcés, les murs
cellulaires, les clous et les micropieux. (N. KOKUTSE, 2011).
50
CHAPITRE 3 : PRESENTATION, RECONNAISSANCE ET
ETUDE GEOMECANIQUE DU SITE
3.1 PRESENTATION ET RECONNAISSANCE DU SITE
3.1.1 ETUDE DU SECTEUR
3.1.1.1 INTRODUCTION
Dans ce présent chapitre, nous allons présenter le cadre d’étude d’une
manière générale ; cette présentation consistera à donner des aspects tels que : la
localisation, la représentation de la surface du cadre d’étude sur une surface plane,
la dynamique des eaux de surface, brièvement il s’agit de mettre les différentes
informations récoltées sur terrain à la disposition du monde scientifique.
3.1.1.2 LOCALISATION
Aujourd’hui reconnue comme la capitale mondiale du cobalt, grâce à ces
potentielles en ressources minérales. Kolwezi est une ville du Sud-Est de la
République démocratique du Congo, dans la province du Lualaba, à l'Ouest de la
ville voisine de Likasi. Situé à 1400m sur le plateau de Manika, elle est un
important centre minier de cuivre et de cobalt. La ville est aussi un centre bancaire
et d'exploitation artisanale.
Elle est aussi considéré comme un centre commercial pour les régions
agricoles environnantes, elle se situe entre 10◦40’-10◦45’ de latitude Sud et 25◦20’-
26◦00’ de longitude Est.
51
FIGURE 13: LOCALISATION DE LA VILLE DE KOLWEZI
Situé en plein centre-ville de Kolwezi, Notre zone d’étude se trouve entre les
coordonnées longitude EST 335500, longitude Ouest 333800 et latitude sud
8813700, 8815200 comme latitude Nord.
Ladite zone qui a constitué notre cadre d’étude est délimitée :
Au Nord par ; le pont de l’alternance et la gare SNCC ;
Au Sud par ; la cité Manika ;
A l’Est par ; le quartier Kamanyola ;
A l’Ouest par ; La ville résidentielle.
La carte de la localisation est montrée à la figure suivante :
52
FIGURE 14: LOCALISATION DU SECTEUR D'ETUDE
3.1.2 Relief et géomorphologie
La région de Kolwezi appartient au bassin du fleuve Lualaba, où les zones
morphologiques suivantes :
Une zone à relief tourmenté, qui est le promontoire de N’zilo où affleure
un massif constitué des roches relativement dures est observée au Nord-
Ouest. Le massif est traversé par le fleuve Lualaba et quelques
tributaires au fond des gorges profondes en une suite des rapides et des
chutes avant de déboucher dans la dépression de Lupemba (A.
François, 1973).
Au Sud-Ouest et au Nord-Est nous pouvons observer les hauts plateaux
sableux de Manika d’une part et de Biano d’autre part. Ces derniers sont
séparés par la haute vallée du Lualaba qui se prolonge jusqu’au Sud-
Est. (A. François, 1973).
Deux versants faiblement inclinés réunissent les plateaux à la vallée.
53
3.1.3 Climat et végétation
3.1.3.1 Climat
La région de Kolwezi connaît un climat tropical humide tempéré, à tendance
océanique par rapport à son élévation et sa position au marais de Kazembe. Le
prolongement du Lualaba forme le cours supérieur du fleuve Congo. Cette région
est caractérisée par une longue saison pluvieuse qui dure environ sept à huit mois
(entre septembre et avril) et une courte saison sèche entre Avril et Septembre (J.
Placet, 1975). L’alternance des saisons est surtout liée aux variations des
précipitations annuelles qu’à celles des températures.
La température moyenne annuelle avoisine le 20 °C avec une variation
annuelle de 6° à 8 °C ; la température mensuelle est d’environ 18° à 22 °C ; et une
température maximale qui varie entre 29° à 30 °C aux mois de septembre et octobre
(J. Placet, 1975). La précipitation moyenne annuelle est autour de 1200mm.
3.1.3.2 Végétation
La végétation du Katanga est caractérisée principalement par de savanes
boisées, herbeuses et des galeries forestières. Sur les hauts plateaux, on y trouve
les steppes, tandis que le long des lacs Kisale, Upemba, Moero et Luapula, on y
trouve des groupements herbeux marécageux.
Les plus fréquentes de végétations sont ;
La forêt, la savane et la steppe (J. Placet, 1975), La forêt recouvre une
grande superficie et se présente sous plusieurs formes ;
La forêt claire ou « Miombo »
La forêt dense sèche ou « Muhulu » ; la forêt galerie ou « Mushitu ».
La région connaît des fois une interruption locale d’une savane constituée
des arbustes bas à grandes feuilles et par une steppe (J. Placet, 1975). Les sols y
sont colonisés par une végétation plus herbacée qu’arborescente. Par endroit,
s’observent des savanes ayant les herbes longues à forêt dense appelée « Dembo».
(Mbeza, 1973).
54
3.1.4 Elaboration de la carte topographique
La topographie fait partie des sciences de la terre. C’est la technique qui
permet de donner une configuration du terrain, puis la représentation graphique
ou numérique d’une surface terrestre. Elle permet de mener des travaux à l’échelle
d’un secteur, d’une ville voir même d’un pays en fonction d’un besoin quelconque
en utilisant une représentation planimétrique et altimétrique sur l’ensemble de son
territoire.
Cette science détermine aussi la position et l’altitude de n’importe quel point
situé dans une zone donnée, qu’elle soit de la taille d’un continent, d’un pays, d’un
champ ou d’un corps de rue. Ces informations peuvent être :
Naturelles : Cours d’eau, roches, bois, rivières, montagnes, champs,...
Artificielles : Routes, Voie ferrée, Bâtiment, Talus, canaux, ports, etc.
Conventionnelles : Limite de commune, de département, etc.
Levé topographique
Le levé topographique est l’ensemble d’opérations destinées à recueillir les
données sur le terrain nécessaire à l’établissement d’un plan ou d’une carte
topographique. Pour notre cas nous avions procédé à un levée aléatoire mais se
basant sur les levées de crête et talweg. Sur notre secteur d’étude 110 coordonnées
en UTM ont été prélevées en X, Y, Z respectivement longitude, latitude et altitude.
Les coordonnées sont données dans le tableau suivant (tab 2).
55
TABLEAU 2: LES COORDONNEES TOPOGRAPHIQUES DU TRONÇON ETUDIE
56
Les coordonnées ainsi récoltées nous ont permis d’élaborer deux fonds
topographiques de notre secteur d’étude dont l’un en deux dimensions et l’autre en
trois dimensions.
FIGURE 15: CARTE TOPOGRAPHIQUE DU SECTEUR D'ETUDE EN 2D
57
FIGURE 16: FOND TOPOGRAPHIQUE DU SECTEUR D'ETUDE EN 3D
Interprétation de la topographie
La configuration de surface du secteur d’étude montre une allure qui n’est
pas uniforme ; elle présente des altitudes comprises entre 1478m et 1518m avec
une altitude moyenne de 1498 m dont les altitudes élevées correspondent à celles
du plateau de Manika.
En générale sa configuration débute à l’Ouest par un plateau qui constitue
l’amont et sa surface est inclinée dans sa partie Est qui constitue sa zone en aval.
3.1.5 Description de la route étudiée
La représentation du tronçon se fera tout en couplant la topographie et la
topométrie en utilisant uniquement des mesures géométriques régulières.
L’axe principal tout autour du quel tourne notre sujet est l’avenue du camp,
cette dernière est orientée avec une délimitation orientée NW-NE et NE-SE avec
une longueur de plus ou moins deux kilomètre et une largeur de plus ou moins dix
mètres.
A l’heure actuelle cette route est non aménagée c'est-à-dire non asphaltée,
non drainée, non dimensionnée, présentant des irrégularités en termes de largeur.
Il est à signaler également que ce tronçon débouche sur l’avenue maman Mujinga
dans la cité Manika. Figure montrant le tronçon d’étude (17).
58
FIGURE 17: PRESENTATION DE L'AVENUE DU CAMP
3.1.6 Etude hydrologie
Beaucoup de cours d’eau du Katanga méridional prennent leur source au
niveau de la crête de partage des eaux des bassins hydrographiques du fleuve
Congo et du fleuve Zambèze.
Ils coulent généralement du Sud vers le Nord, et de l’Est vers l’Ouest. Nous
pouvons notamment les citer : Le Lualaba, la Lufira, la Luapula, la Lulua, la Lubudi
et la Kasaï ; Ceux-ci représentent les cours d’eau majeurs (Mbenza, 1973).
Le réseau hydrographique de Kolwezi est essentiellement constitué de deux
rivières dont la Luilu à l’ouest et la Musonoie à l’Est. Ces deux rivières associées à
d’autres petits ruisseaux coulent parallèlement du Sud vers le Nord.
D’une manière générale, l’eau suit le chemin de moindre résistance ;
n’escalade jamais les collines mais elle suit toujours la direction des pentes. Une
fois à la surface une quantité de la fraction totale de la pluie est appelée à subir
une dynamique qui lui est imposée par la topographie du secteur et la nature du
sol.
En particulier, pour notre secteur d’étude les écoulements de surface
donnent divers sens par les lignes des courants sur la carte hydrologique. On
remarque la naissance des trois familles des lignes des courants dont la première
59
est orientée Nord-Ouest et vers, la deuxième se dirige vers le Sud ainsi on note
également la troisième famille qui est orientée vers l’Ouest.
Notre secteur d’étude se trouve dans deux sous-bassins versants de
Musonoie, les lignes des courants qui se dirigent vers le Sud vont dans sous bassin
de la rivière Dilata et celles allant vers le Nord s’écoulent dans le sous bassin de
lac Kabongo. Les écoulements sont montrés dans les figures suivantes.
FIGURE 18: HYDROLOGIE DU SECTEUR D'ETUDE
60
FIGURE 19: LES SENS D'ECOULEMENT DES EAUX EN 2D
FIGURE 20: SENS D'ECOULEMENT DES EAUX EN 3D
3.1.7 Evaluation topographique du tronçon d’étude
Profil topographique
Le profil en long du tronçon d’étude s’étale sur une ligne avec différentes
altitudes dont la plus élevée culmine à 1515m à l’échelle et la moins élevée est de
1478m, les altitudes sur ce tronçon diminuent en suivant une orientation W-E (fig
III.9).
61
FIGURE 21: PROFIL TOPOGRAPHIQUE DE L'AVENUE DU CAMP
Calcul du pourcentage de la pente
Pour calculer la pente d’un trajet, il suffit d’appliquer la formule suivante :
𝐃é𝐧𝐢𝐯𝐞𝐥é(𝐦)
Pente (%) = 𝐱 𝟏𝟎𝟎
𝐋𝐨𝐧𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐨𝐮𝐫𝐮𝐞(𝐦)
Donc une pente est égale à 100 % lorsque la dénivelée est égale à la longueur
parcourue. La dénivelée est définie comme étant la hauteur totale entre le point
d’arrivée et le point de départ.
FIGURE 22: ILLUSTRATION DE LA PENTE DU TRONÇON D'ETUDE
Le tronçon d’étude présente une dénivelée de 37m et une distance
parcourue de 3500m ce qui va nous donner en appliquant la formule :
𝟑𝟓𝐦
Pente (%) = 𝐱 𝟏𝟎𝟎= 1.7%
𝟐𝟎𝟖𝟎
La notion de la pente est d’une importance capitale dans les travaux
routiers ; la pente est un élément clé favorisant le drainage des eaux naturel, la
62
canalisation des eaux d’une manière générale. La pente favorise également la
mobilité des éléments qui peuvent conduire à des érosions pour notre cas la pente
est d environs 2 pourcents (%) ce qui est une pente faible acceptable.
Détermination de la distance réelle
Pour connaitre la distance réelle parcourue de notre secteur d’étude, nous
avons appliqué le théorème de Pythagore : 𝐿2 + 𝐻 2 = 𝑅 2 .
R2 = (2080)2 +(35)2
R2 = 4326400 + 1225 = 4327625m
R = √4327625 = 2080,29m
3.1.8 GEOLOGIE DU SECTEUR D’ETUDE
Notre zone d’étude située à Kolwezi caractérisée par les formations
géologiques d’âge Néo protérozoïque qui comporte de roches sédimentaires
couvrant une grande partie de la ville. Cet ensemble géologique est subdivisé en
trois groupes :
Le Roan, qui caractérise notre secteur d’étude ;
Le Nguba et ;
Le Kundelungu.
Le sol de Kolwezi est argilo – sablonneux avec un sous-sol riche en
gisements miniers principalement le cuivre et ses dérivés, cobalt, or, uranium et
radium, etc. la carte (23) suivante montre la situation géologie de la ville de Kolwezi.
63
Figure 23: Géologie du secteur d’étude (A. François 1973)
64
3.2 RECONNAISSANCE ET ETUDE GEOMECANIQUE DU SITE
3.2.1 INTRODUCTION
Si le besoin de construire ou de réaliser un travail de construction ou une
extension, il est vraiment nécessaire de passer par une étude du sol qui lui est
destinée. Cette étude passe par la reconnaissance du site sur lequel sera établi le
projet en question.
Cette reconnaissance va apporter des renseignements généraux sur le sol :
nature, position, pendage des couches, les caractéristiques de la nappe
(profondeur, mobilité…), va identifier ainsi les risques liés à la nature du sol, faire
une étude des caractéristiques mécaniques et physiques du terrain. (B. YVAN,
2018).
3.2.2 RECONNAISSANCE DU SITE
La reconnaissance géotechnique d’un sol est une étape indispensable à
mener en connaissance de l’exécution d’un ouvrage, quelles que soient sa nature
et son importance. Le bon fonctionnement de cette élaboration de l’ouvrage est lié
au bon déroulement de cette reconnaissance en matière d’étendue et de précision.
Cette reconnaissance consiste en la mise en œuvre de différents types
d’essais qui peut être soit in-situ ou soit au laboratoire. Voilà ce dans ce sens où
on a remarqué le nombre important d’essais qui nous permettrons de mieux
reconnaitre un sol. La nécessité d’effectuer ces essais dépend du paramètre
cherché et dont on a besoin dans la réalisation de la relation entre le sol et la
structure à construire (tassement, capacité portante, pression etc.). (M. MIR,
2018).
En ce qui nous concerne et dans cette partie nous allons vous présenter
essentiellement les essais effectués dans cette recherche ;
Les essais mécaniques ; permettent de stimuler le comportement
mécanique du massif de sol, lorsqu’il est soumis à de différentes
sollicitations, pouvant ainsi le déformer au cours du temps.
Les essais d’identification du sol ; consacrés à la caractérisation des
sols, donc pour une description de la composition des sols et à la
détermination de leurs propriétés physiques. La détermination de ces
65
caractéristiques constitue une de premières approches dans cette
campagne de reconnaissance géotechnique.
Ces essais réalisés, sont utilisés pour le dimensionnement des structures,
des chaussées et l’orientation des travaux de terrassements, en déterminant les
caractéristiques de portance.
3.2.3 ECHANTILLONNAGE
Etant l’ensemble de pratiques, qui permettent d’obtenir une quantité de
masse réduite et ayant les mêmes propriétés physique, chimique que la masse
totale d’où il est pris.
Et là le but est d’avoir un échantillon, aussi appelé échantillon brut, est de
retrouver toutes les particularités que peut représenter l’ensemble de la masse sans
toutefois avoir fait recours à tout un ensemble.
Pour réaliser cette opération, nous avons procédé par l’exécution des petits
puits de profondeur d’un mètre et d’environ 80cm de diamètre. Une couche de
30cm des sols était enlevée, considérée comme sols arables puis à partir de cette
profondeur nous avons creusé jusqu’à 1m de profondeur et par là nous avons fait
notre prélèvement.
Sur un tronçon de 2200m, nous avons prélevé 16 échantillons des sols
remaniés qui fait l’objet d’essai de laboratoire afin de déterminer les
caractéristiques mécaniques et physiques des sols.
66
Figure 24: Carte d'échantillonnage
3.2.4 ESSAI DE LABORATOIRE
Les essais au laboratoire ont pour but de déterminer les paramètres
physiques et mécaniques afin d’estimer son état naturel. Les échantillons récoltés
doivent être représentatifs afin de d’avoir des résultats des essais effectués soient
fiables et précis. Les échantillons prélevés sur le terrain, sont emmenés au
laboratoire pour subir les essais qui suivent :
3.2.4.1 Essai d’identification
Il est de coutume de caractériser le sol à l’aide d’essais relativement simples.
Ils nous permettent de déterminer la nature du sol, sa structure et ses propriétés
mécanique, physique et chimique. (B. Hubert et G. Phillpponat, 2003).
Parmi les essais d’identification, nous avons réalisé :
La mesure de la teneur en eau naturelle ;
Le poids volumique des grains solides ou le poids spécifique des grains
solides ;
L’analyse granulométrique ;
Les limites d’Atterberg ;
Essai Proctor ;
67
La teneur en eau naturelle W(%)
Elle définit le rapport en pourcentage du poids de l’eau ww que le sol
contient, au poids WS de ses éléments secs. Les éléments secs sont obtenus par la
dessiccation du sol pendant 24heures à l’étuve à une température de 105°C.
𝑊𝑤
𝑊(%) = . 100
𝑊𝑠
Avec :
𝑊𝑤 : Poids de l’eau dans l’échantillon ;
𝑊𝑠 : Poids des grains solides de l’échantillon.
La teneur en eau est un paramètre le plus important, sa variation modifie
toutes les propriétés physiques du sol. En connaissant la teneur en eau,
directement on est en mesure de déterminer l’état hydrique dans lequel le sol se
trouve.
Le tableau ci-dessous donne une classification adoptée :
TABLEAU 3: ETAT HYDRIQUE DES SOLS SELON LEUR TENEUR EN EAU
Teneur en eau (%) Etat
01-25 % Sol légèrement humide
25-50% Sol humide
50-75% Sol mouillé
75-90% Sol détrempé
100% Sol saturé
Le poids volumique des grains solides 𝜸𝒔
Le poids volumique des grains solides définit le rapport du poids des grains
solides secs WS, au volume occupé par ceux-ci VS.
𝑊𝑠
𝛾𝑠 =
𝑉𝑠
Avec :
𝑊𝑠 : Poids des grains solides ;
𝑉𝑠 : Volume des grains solides.
Sa détermination se fait à l’aide d’un pycnomètre. Une masse de sol sec (ms)
est mise dans le pycnomètre contenant de l’eau distillée. On agite le pycnomètre
68
pendant une durée de 45 à 60min et on laisse pendant 4 heures le pycnomètre
contenant l’échantillon, afin de permettre qu’il ait décantation des matériaux
solides pendant ce temps-là. Apres que le temps ne soit écoulé, on prend la mesure
de l’eau déplacée après la décantation par les grains solides Vs. (NF 94-054
AFNOR 1994).
Résultat : (pour les résultats des autres échantillons cfr annexe 1)
TABLEAU 4: RESULTAT TENEUR EN EAU ET POIDS SPECIFIQUE DES GRAINS
TROU PROF TENEUR EN EAU POIDS SPECIFIQUE DES GRAINS RESULTAT
Nr Pr Ph Ps Pr+e+w Pe Pw dépl W% ɣs
g g g g g g % g/dm3
KAL 1 0-1,00m 64 82 592 570 182,2 49,8 18,5 4,51 2,69
21 89 537 492 11,17
MOYENNE 7,84 2,69
Analyse granulométrique
L’analyse granulométrique permet de déterminer la distribution
dimensionnelle des grains qui constituent un granulat. Les grains sont séparés en
classes. Chaque classe représente un pourcentage en poids du maté, la nature du
sol est déduite aussi à partir de cette analyse. (Dr. N. TEBBAL ; RAHMOUNI,
2016).
Pour arriver à réaliser cette analyse, nous avions à notre disposition une
série de tamis emboitée de différentes ouvertures. Les dimensions des mailles sont
décroissantes du haut vers bas étaient comprises entre 25,4mm et 0,025mm. Les
grains sont repartis sur les tamis selon leur grosseur. C’est le poids de matière
retenue sur un tamis qui est mesurée, le refus donc.
Le résultat de cet essai s’exprime sous forme d’une courbe granulométrique.
Cette dernière contribue à l’identification du matériau et permet de prévoir
certaines de ces propriétés. Elle est utilisée dans la classification des sols grenus,
qui, avant d’être déterminés nécessitent le calcul de deux coefficients, le coefficient
d’uniformité ou coefficient de Hazen et celui de courbure.
𝐷
Le coefficient d’uniformité ou le coefficient de Hazen : 𝐶𝑢 = 𝐷60
10
69
Ce coefficient, sert à déterminer l’état de la granulométrie qui peut soit
serrée (uniforme) si Cu < 2 et lorsque Cu > 2 elle est dite étalée
(continue), en ce qui concerne le sable bien évidemment.
Où, D10 est le diamètre du tamis laissant passer 10% de l’échantillon et
D60 est le diamètre du tamis laissant passer 60% de l’échantillon
(𝐷30 )2
Le coefficient de courbure : 𝐶𝑐 = (𝐷
60 ×𝐷10 )
Ce coefficient, vient en complément du Cu dans la classification LCPC
pour dire si cette granulométrie est bien graduée ou mal graduée ou
encore s’il y a une prédominance d’une fraction des grains mal gradués.
Ici le paramètre D3O signifie le diamètre du tamis qui laisse passer 30%
de l’échantillon.
C’est par exemple dans le contexte où nous serons face à un résultat se
présentant ainsi 1< Cc < 3 nous allons qualifier cette granulométrie de bien graduée
et la continuité est bien repartie, et si alors le Cc < 1 ou Cc > 3 cette granulométrie
est dite mal graduée et la continuité est mal repartie.
Résultat
Nous avons présenté ici le résultat d’un seul échantillon (KAL1), les autres
résultats sont à trouver en annexe 2 en ce qui concerne cet essai.
70
TABLEAU 5: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUMUL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
0,00 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 0,000 100,000
7 8# 2,3 0 0,00 0,000 100,000
8 10# 1,68 0,00 0,00 0,000 100,000
9 28# 0,595 0,00 0,00 0,000 100,000
10 35# 0,3 9,00 1,49 1,490 98,510 SABLE
60,10 IV
11 48# 0,28 34,00 5,63 7,119 92,881 GROSSIER
12 65# 0,21 320,00 52,98 60,099 39,901
13 100# 0,15 134,00 22,19 82,285 17,715
14 150# 0,11 58,00 9,60 91,887 8,113 36,09 III SABLE FIN
15 200# 0,074 26,00 4,30 96,192 3,808
16 250# 0,063 15,00 2,48 98,675 1,325
18 325# 0,045 4,00 0,66 99,338 0,662 3,15 II LIMON
19 400# 0,037 4,00 0,66 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 604,00 100,00
FIGURE 25: COURBE GRANULOMETRIQUE
Les limites d’Atterberg
Cet essai a pour but de définir les états d’humidité correspondants aux
limites entre les trois états (limite de liquidité, plasticité et l’indice de plasticité) et
71
à la nature du sol. La consistance du sol varie en fonction de la teneur en eau. D’où
l’importance de définir les trois états afin de les qualifier :
Pour déterminer ces états nous nous sommes basés sur la norme française,
(AFNOR, 1993, NF P94-05).
La limite de liquidité WL : Est le passage de l’état liquide à l’état
plastique. A l’aide d’une droite moyenne ajustée sur les nombres de
coups de valeurs expérimentales, et ces coups sont pris entre le
quinzième et le trente-cinquième coup (choc), à cinq reprises. La teneur
en eau du matériau correspondante à une fermeture de 1cm des lèvres
de la rainure après les nombres de coup compris entre l’écart ci-haut
cité. Sur un papier semi-log, en ordonnée on représente la teneur en eau
et en abscisse les nombres de coups, la droite moyenne est placée entre
sur un graphique où est représenté les nombres de coups et la teneur
en eau. L’intercession au 25ème coup et d’une valeur de la teneur en
eau les deux passant par la droite moyenne donne la limite de liquidité.
Ceci est réalisable grâce à la coupelle de cassa grande.
La limite de plasticité WP : Est le passage de l’état liquide à l’état
plastique. Une teneur eau est prise conventionnellement, pour laquelle
un échantillon est roulé en forme de fuseau jusqu’à ce qu’il se brise en
de petites parties de 1 à 2 cm de long et de diamètre 3mm. Cette limite
est calculée à partir de la moyenne des teneurs en eau obtenues. Pour
notre cas nous avons pris deux fois la teneur en eau pour un
échantillon.
En ayant les résultats des limites d’Atterberg, on peut aussi d’autres
paramètres pour la classification des sols comme :
L’indice de plasticité : noté Ip est la différence entre la limite de liquidité
et celle de plasticité.
𝐼𝑝 = 𝑊𝐿 − 𝑊𝑃
Il est le paramètre le plus souvent utilisé lors de la caractérisation de
l’argilosité des sols. Le degré de plasticité d’un sol est indiqué dans le tableau
suivant.
72
TABLEAU 6: DEGRE DE PLASTICITE SELON IP
Indice de plasticité Degré de plasticité
0 Sol non plastique
[1 à 5[ Sol à plasticité légère
[5 à 10[ Sol à plasticité faible
[10 à 20[ Sol à plasticité moyenne
[20 à 40[ Sol à plasticité élevée
>40 Sol à plasticité très élevée
Avec les valeurs obtenues de l’indice de plasticité Ip, il possible de faire une
estimation du gonflement des sols. Les sols gonflants ont unanimement un indice
de plasticité très élevé. Nous présentons un tableau qui montre le gonflement
potentiel suivant l’indice de plasticité Ip ;
TABLEAU 7: GONFLEMENT POTENTIEL DU SOL SELON IP
Indice de plasticité Ip
Gonflement potentiel
(%)
0-15 Faible
15-25 Moyen
25-55 Elevé
>55 Très élevé
A l’aide des paramètres trouvés, il y possibilité d’apprécier le degré de
consistance d’un sol. Avec comme indication l’indice de consistance Ic.
𝑊𝐿 −𝑊
Alors,𝐼𝑐 = 𝐼𝑃
La détermination de cet indice nécessite une teneur en eau naturelle W du
sol est ses limites d’Atterberg, il permet de classifier le sol par son adhérence et
selon l’état dans lequel il se présente. (A. Djoudi ; K. NEDJAHI et A. RAOUF
2015).
Etat de consistance d’un sol selon Ic
73
TABLEAU 8: ETAT DE CONSISTANCE D’UN SOL SELON IC
Indice de consistance Consistance du sol
0 Liquide
0 < Ic < 0.25 Pâteux
0.25 < Ic < 0.5 Mou
0.5 < Ic < 0.75 Mi-dur
0.75 < Ic < 1 Dur
Ic >1 Très dur
Résultat
TABLEAU 9: RESULTAT DE L’ESSAI LIMITES D'ATTERBERG, IC ET IP
N°ech. Prof. N° Essais N. COUPS Coups (mm) w (coups) % w (nat.)% Wl % Wp % Ip % Ic %
1 18 -28,9246298 28,8
2 19 -24,1621019 21,5
KAL 1 1,00M 3 24 -3,58406543 17,3 7,84 26 25 1 18,2
4 26 3,46652124 35,7
5 32 21,7564989 25,5
Les résultats des autres échantillons sont à vérifier en annexe 4
Essai Proctor modifié
Il a était mis au point en 1933 par l’ingénieur R. Proctor, cet essai permet
de déterminer la densité sèche maximale d’un sol granulaire (ou non), par
compactage à une énergie déterminée (poids de dame, nombre de coups et
dimensions bien déterminées).
Suivant la norme NF P94-093.AFNOR, (2014), cet essai permet à ce que
soit découvert la densité maximale possible d’un matériau, et sa teneur en eau
nécessaire pour aboutir à cette densité.
Comme il s’agit de guide des terrassements routier (GTR), afin de réaliser
ces travaux, les conditions à prendre en compte pour un sol sont ; un grand nombre
de passes plus grand pour une teneur en eau optimal (WOPTM). Dans ce cas la
portance de la plateforme doit être mesurée à long terme, avant de réaliser la
74
structure de chaussée pour vérifier que la portance de la plateforme est conforme
au dimensionnement édicté par les autres tests déjà réalisés. (D. M. Paule 2009).
La courbe obtenue a une forme de cloche. Cette courbe indique dans un
premier temps, lorsqu’il y a augmentation de la teneur en eau du matériau, sa
densité sèche augmente, ce qui veut dire que le matériau devient plus dur, plus
compact et plus portant. Donc la courbe a atteint un niveau maximum pour une
valeur précise de la teneur en eau (W) qui est qualifiée d’optimum Proctor. Pour
cette valeur de W, la densité sèche est maximale. En augmentant la teneur en en
eau le sol se fragilise.
Ce phénomène est illustré par nos faits lorsque nous sommes sur une
plage ;
On est loin de l’eau, le sable est totalement sec, sa teneur en eau est presque
nulle, il ne se tient pas et c’est difficile de marcher dessus.
Mais lorsque nous sommes dans l’eau, le sable se détrempe sa teneur en
eau est maximale, et il est tout aussi difficile d’y marcher.
Par là nous pouvons dire les sols se comportent comme le sable, et on
cherchera sur les chantiers à approcher l’optimum Proctor pour avoir la portance
maximale du sol.
Résultat (Cfr annexe 6) pour les résultats des autres échantillons
75
TABLEAU 10: RESULTAT DE L'ESSAI PROCTOR MODIFIE
TYPE DE COM PACTION DESCRIPTION GEOLOGIQUE Profondeur Poids éch
Proctor modifié
N° ESSAI 1 2 3 4 5
N° MOULE 1 1 1 1 1
Wa(ml) 240 360 480 600 720
Pme (grs) C 9300 9400 9600 9800 9800
Pm(grs) B 4720 4720 4720 4720 4720
Pe (gr) E 4580 4680 4880 5080 5080
VM (dm3) D 2,317 2,317 2,317 2,317 2,317
ɣ hum (g/dm3) 1976,7 2019,9 2106,2 2192,5 2192,5 1,00m 6000grs
N° Réc 3 16 63 17 11
Pe hum (grs) J 498 463 493 508 499
Préc+ éch hum (grs) H 578 550 592 584 574
Prec (grs) G 80 87 99 76 75
Pw (grs) L 35 43 38 52 58
Pech sec (grs) K 463 420 455 456 441
W (%) M 7,6 10,2 8,4 11,4 13,2
ɣ Sec (g/m3) 1837,8 1832,3 1943,8 1968,1 1937,7
DENSITE SECHE MAXIMUM 1970 g/dm3 TENEUR EN EAU OPTIMUM 11,5%
SONDAGE
ETUDES MINIERES ESSAI PROCTOR
30/08/2022 Page
Figure 26: Courbe Proctor
76
3.2.4.2 Essais mécaniques
Ces essais sont des expériences réalisées sur les matériaux afin
d’appréhender les diverses défaillances auxquelles nous pouvons êtres sujets. Ces
essais ont comme avantage de tester de tester les limites des matériaux pour les
optimiser.
D’où, la réalisation des essais mécaniques s’avère importante car elle donne
lieu de limiter les risques des ruptures, fissures et dégradations des matériaux face
aux différentes sollicitations que ces derniers subissent.
Essai de cisaillement
Il est très nécessaire de réaliser cet essai servant à déterminer les
caractéristiques de cisaillement (C, φ), qui permettront de calculer le coefficient de
sécurité pour la stabilité de terrain étudié. Ces caractéristiques peuvent être
déduites des essais ci-après ;
Si nous voulons calculer à court terme : on utilise les essais de type UU ou
CU (essai non drainé) qui donnent les valeurs de Cu et φ ;
Afin de calculer à long terme, on utilise les essais de type CD (essai drainé)
qui donnent les valeurs c’ et φ’.
L’essai s’effectue sur une éprouvette de sol placée dans un bâti de
cisaillement constitué de deux demi-boites indépendantes. Le plan de séparation
de deux demi-boites constitue un plan de glissement préférentiel au plan de
cisaillement de l’éprouvette.
Selon la norme (norme NF P94-071-1) l’essai consiste :
Appliquer à la face supérieure de l’éprouvette un effort vertical (N)
maintenu constant durant la durée de l’essai (𝜎 = 𝑁⁄𝑆) ;
Produire, après la consolidation de l’éprouvette sous l’effort (N), un
cisaillement dans l’éprouvette selon le plan horizontal de glissement de
deux-boites l’une par rapport à l’autre en leur imposant un déplacement
relatif 𝜎1 à vitesse constante ;
Mesurer l’effort (T) qui correspond à : (𝜏 = 𝑇⁄𝑆).
77
La détermination mécanique des sols s’obtient en traçant les droites dites
de coulomb (courbes intrinsèques) dans un repère orthonormé, qui présente en
abscisse les contraintes verticales (𝜎1 ) et en ordonnée les contraintes de
cisaillement maximales (𝜏𝑚𝑎𝑥 ) sachant que :
𝜎 = 𝑁⁄𝑆 𝑒𝑡 𝜏 = 𝑇⁄𝑆
Avec ;
N : Effort de compression normale (verticale) ;
T : Effort horizontal de cisaillement ;
S : Surface de l’échantillon.
L’essai est réalisé sur au minimum 3 éprouvettes en augmentant à chaque
fois la contrainte normale appliquée.
Avec ces paramètres on obtient ainsi les courbes de cisaillement appelées
effort-déformation et par là nous pouvons en déduire les droites (𝛕, σn) pour les
valeurs à la rupture et à l’état critique.
Il nous sera alors simple de déterminer l’angle de frottement interne φ’ et la
cohésion C’, grâce à l’intersection des droites formées par les pentes représentant
les tangentes de ces angles et la cohésion avec l’axe des ordonnées. (Sols mesures)
Résultat (Cfr annexe 5) pour les autres échantillons
TABLEAU 11: RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT DIRECT A LA BOITE DE
CASAGRANDE
σ (kPa) τ (kPa)
35 35,590
70 56,944
105 85,416
C' (kPa) 9,49
φ' (°) 35,44
78
FIGURE 27: COURBE INTRINSEQUE DE CISAILLEMENT
Essai œdométrique
La manipulation de cet essai a pour objectif de déterminer les
caractéristiques de compressibilité d’un sol qui permettent de définir le tassement
d’un massif de sol, sous l’effet des charges appliquées, le sol va se déformer et va
subir un tassement. Il permet de suivre la consolidation au cours du temps et de
déterminer les relations entre les charges et les déformations obtenues sous ces
charges après consolidation.
L’essai en question permet d’établir pour que chaque échantillon testé
donne deux types de courbes que nous citons :
La courbe de compressibilité, celle-ci consiste à indiquer le tassement
total en fonction du logarithme de la contrainte appliquée (charge) ;
La courbe de consolidation, qui ; à son tour donne le tassement
d’échantillons en fonction du temps sous l’application d’une contrainte
constante au début.
La courbe œdométrique (indice de vide du logarithme décimal de la
contrainte verticale appliquée) qui sera trouvée, nous pouvons en déduire plusieurs
paramètres nécessaires afin de calculer le tassement ou encore pour la
classification des sols.
Voici les paramètres qui peuvent être déduits de cet essai : l’indice de
compressibilité Cc et l’indice de gonflement Cg, aussi la contrainte de pré
consolidation σ’p. Le tableau suivant présente la classification des sols selon l’indice
de compressibilité :
79
TABLEAU 12: CLASSIFICATION DES SOLS SELON Cc
Indice de compressibilité Etat de compressibilité
Cc < 0.2020 Sol incompressible
0.020 < Cc < 0.050 Sol très peu compressible
0.050 < Cc < 0.100 Sol peu compressible
0.100 < Cc < 0.200 Sol moyennement compressible
0.200 < Cc < 0.300 Sol assez fortement compressible
0.300 < Cc < O.500 Sol très compressible
Cc > 0.500 Sol extrêmement compressible
Résultat (Cfr annexe 3)
80
TABLEAU 13: RESULTAT DE L'ESSAI ŒDOMETRIQUE
RESULTATS T e m ps C har g es Pr essio n Le c t L .C o r Hv e
( m in) ( k g) ( k g/ c m ² ( m m ) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 1 0 0 0 0 20 13,02 1,86
TYPE ESSAI: REMANIE 25 1 0,5 0,28 19,72 12,74 1,82
TYPE SOL: SABLE SNCC 25 2 1 0,57 19,43 12,45 1,78
PROF: 0-1,00m 25 4 2 0,875 19,13 12,14 1,74
Préc+éch a v A Grs 166,7 25 8 4 1,18 18,82 11,84 1,70
Préc+éch a p B Grs 173,7 25 16 8 1,495 18,51 11,52 1,65
Préc+éch s ec C Grs 162,7 25 32 16 1,795 18,21 11,22 1,61
P réc D Grs 105 25 64 32 2,15 17,85 10,87 1,56
Ha uteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Vol ume réc Vr cm³ 40
Poi ds s péc éch (grs ) G 2,69
Ea u éch.av ( A-C) Grs 4
Ea u éch.ap(B-C) Grs 11
Poi ds éch s ec Grs 57,7
Teneur ea u éch a v ( A-C)/(C-D)*100 % 6,9
Teneur ea u éch a p ( B-C)/(C-D)*100 % 19,1
Vol ume ech (Vs ) (C-D)/G :cm³ Cm³ 21,4
Vol ume vi de (Vv) (Vr-Vs ) cm³ Cm³ 18,6
Ra pport vi de i ni t (ei ) Vr / Vs 1,9
Ra pport vi de fi n (ef) Vv/Vs 0,9
Ha uteur Vi de (Hv) ei /(1+ei )*E mm 13,02
Ha uteur éch (Hs ) (E-Hv) mm 7,0
Dens i te éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,5
Dens i te éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,443
Dégré de s a t i nt. (Wi *G)/ei % 10
Dégré de s a t fi n. (Wf*G)/ef % 59,3
Indi ce de compres s i on ( Cc) 1,57
Pres s i on pré cons ol i da tion ( σp) kg/cm² 12
81
FIGURE 28: COURBE ŒDOMETRIQUE
82
CHAPITRE 4 : INTERPRETATION DES RESULTATS
Dans ce chapitre nous allons essayer de donner par rapport à la
reconnaissance géomécanique effectuée de notre secteur d’étude au moyen d’essais
réalisés au laboratoire une signification aux résultats recueillis de nos échantillons.
4.1 ANALYSE GRANULOMETRIQUE
Cet essai effectué a permis de classer les échantillons ramenés au
laboratoire dans la classe des sables grossiers suivant une prédominance en
pourcentage de ces derniers dans la classification prise en compte.
L’analyse de l’ensemble des courbes granulométriques fait ressortir les
différentes distributions séquentielles des intervalles dominant des échantillons
prélevés. Parmi les échantillons ce que nous allons citer dans les lignes qui suivent
ont montré une granulométrie dite serrée et mal graduée cela par rapport à leurs
Cu et Cc, il s’agit de ; KAL1, KAL2, KAM3, KAL4, KAL5, KAL6 et KAL14. Quant aux
échantillons KAL7, KAL8, KAL10, KAL11, KAL12, KAL13, KAL15, KAL16, ont
montré une granulométrie dite serrée et bien graduée suivant toujours leurs le Cu
et Cc.
Pour les deux échantillons MTS et TSBL, sont classés après l’analyse dans
la classe de gravier où nous constatons la prédominance en pourcentage par
rapport à d’autres classes. Ils une granulométrie qui est serrée et mal repartie selon
le Cc et Cu.
4.2 LIMITE D’ATTERBERG
Les résultats de la mesure des limites d’Atterberg, ont indiqué que les
échantillons sont des sols très durs selon les valeurs de leurs indices de
consistance.
Les échantillons KAL1, KAL6, KAL7, KAL8, KAL10, KAL13, KAL14 sont des
sols à plasticité légère et leur gonflement de sol est faible ; les échantillons KAL2,
KAL4, KAL11, KAL12, KAL16 sont des sols à plasticité faible et leur gonflement de
sol est faible, les échantillons KAL3, KAL15, sont des sols non plastique et avec un
gonflement de sol faible ; l’échantillon KAL5 est un sol à plasticité moyenne et son
gonflement de sol est faible.
83
Selon les valeurs de l’indice de consistance, les résultats des échantillons
MTS et TSBL ont indiqué que ce sont des sols très durs et sont des sols
moyennement plastiques, l’échantillon MTS présente un faible gonflement et TSBL
un gonflement moyen.
4.3 TENEUR EN EAU
Les 15 échantillons récoltés sur l’avenue du camp après analyse au
laboratoire présentent en moyenne une teneur en eau de 8.37% et une densité des
grains moyenne de 2.46 g/cm3.
Cette densité définie nous permettra de classer les sols qui constituent notre
secteur d’étude et de faire correspondre une masse d’un volume. Dans notre cas
on se base sur la classification selon l’état hydrique du sol, où nous tirons une
conclusion disant que notre secteur d’étude est constitué des sables qui sont
légèrement humides.
4.4 COMPRESSIBILITE DE SOL
Des échantillons étudiés ont été évalués selon l’indice de compressibilité
(Cc) qui présente des valeurs dont le plus grand d’indice de compressibilité vaut
1,63.
Ce comportement peut être interprété par le volume élevé des vides
(macroporosités) présents dans ce sol, ce qui lui confère un caractère tassant dès
qu’il est soumis à des sollicitations intenses. Ce sont des sols extrêmement
compressibles. Donc il y a diminution de volume sous l’effet d’une pression
extérieure pour un réarrangement des grains constituant le corps de l’échantillon
afin de remplir les vides.
4.5 ESSAI DE CISAILLEMENT DIRECT
Cet essai a été effectué sur 8 échantillons récoltés sur l’avenus du camp et
sur les deux échantillons des sols d’emprunt a donné une cohésion moyenne
obtenue avec une pression de plus ou moins 4,73KPa de 8 échantillons du tronçon
d’étude et l’angle de frottement interne moyen est obtenu à plus ou moins 33,76°
pour ces échantillons. Quant aux deux échantillons des sols d’emprunt,
l’échantillon pris à Mutoshi (MTS), a été obtenu avec une pression de plus ou moins
84
12,16Kpa comme cohésion C et l’angle de frottement interne φ est trouvé avec une
précision de plus ou moins 37,21° et celui de Tshabula a donné comme résultat
après traitement une cohésion C d’environ 20,08Kpa de pression et un angle de
frottement interne trouvé à plus ou moins 31,85° de précision.
Nous pouvons dire que le sol qui constitue le tronçon qui fait l’objet de notre
étude présente une faible cohésion des grains et un grand angle de frottement
interne.
4.6 ESSAI PROCTOR MODIFIE
Cet essai a été effectué sur deux échantillons de deux sites différents que
nous qualifions des sols d’emprunts que voulons proposer à ceux-là qui voudront
travailler sur le sol du tronçon qui a fait l’objet de notre étude.
Les sols proposés proviennent d’une carrière de Mutoshi que nous avons
identifié par les initiales MTS et d’une carrière de Tshabula identifié par TSBL.
Comme cet essai s’évalue par rapport à la teneur en eau naturelle, pour
avoir une référence de vérification des sols compactés lors de la réalisation de
l’essai. Par rapport aux résultats obtenus de nos deux échantillons, prenons celui
de Mutoshi qui a comme teneur en eau à son état naturel (Wnat) qui vaut 11,4% et
son optimum Proctor (WOPM) vaut 11% dans ce cas de figure celui qui voudra utiliser
ce sol d’emprunt suivra ces conditions qui sont presque réunies car Wnat est
presque égale à la valeur de WOPM donc on peut débuter un bon compactage.
En ce qui concerne le deuxième sol d’apport qui est celui de Tshabula, qui
présente comme teneur en eau naturelle égale à 8,2% et l’optimum Proctor a donné
11,5%. Cela montre que WOPM est supérieur à Wnat cela nous renvoie à dire que le
sol d’emprunt étant trop sec, afin d’être optimal, il faudra dans ce cas l’arroser
avant le compactage. Car le but de cet essai étant d’atteindre la teneur en eau
optimal (WOPM) avant de procéder au compactage pour que le matériau soit compact
possible pour garantir une meilleure stabilité pour l’ouvrage qui sera mis en place.
85
CONCLUSION GENERALE
L’étude des routes commence toujours par une étude géotechnique comme
tout autre projet. Elle se base sur les observations du site, les essais réalisés au
laboratoire qui permettent d’avoir un aperçu global sur les couches constituant le
terrain et leurs caractéristiques en particulier la cohésion et l’angle de frottement
interne, qui permettent de déterminer la surface de rupture.
Nous avons défini les chaussées, leurs constitutions et les différents types.
Puis nous avons classé les différents mouvements de terrain selon leur vitesse de
déplacement et nous avons présenté les différents types de glissement qui existent
dans la nature. Nous avons présenté les différentes méthodes de calcul de stabilité
à l’équilibre avec leurs différentes hypothèses, l’objectif de toutes ces méthodes est
de trouver le coefficient de sécurité qui est le paramètre le plus important pour
évaluer la stabilité d’une pente.
Le choix de la méthode de confortement dépend essentiellement des
caractéristiques mécaniques, hydrologiques et morphologiques des terrains
instables. Les méthodes de confortement peuvent intervenir en modifiant la
géométrie du site, par la réalisation des drains ou par l’introduction des éléments
rigides (soutènements. Etc.).
Ce qui concerne l’étude du tronçon partant de l’avenue du camp, passant
par le camp KDL pour atteindre l’avenue maman Mujinga, qui a fait l’objet de notre
étude, nous avons adopté la méthodologie qui consiste d’abord, à faire une étude
géomécanique du sol de ce tronçon. Cette analyse est menée à l’aide des essais
effectués au laboratoire de la GCM Kolwezi et du laboratoire de l’université de
Lubumbashi.
Concernant l’étude de ce tronçon, pour avons procédé par une descente sur
terrain pour observer les faisabilités et organiser quelques interviews avec les
habitants de ce quartier. Et après cela une étude géomécanique a été menée afin
d’appréhender les caractéristiques du sol qui compose ce tronçon.
Nous avons procédé par un échantillonnage et la réalisation des essais qui
a permis de déterminer les caractéristiques physiques et mécaniques des
échantillons récoltes sur le terrain. Après analyse des échantillons, il a été révélé
que notre terrain d’étude avaient en moyenne une teneur en eau de 8,37 % et le
86
poids spécifique des grains moyen de 2,46 g/cm2, l’analyse granulométrique
effectuée démontre que notre terrain est constitué de sables grossiers ayant une
granulométrie pour une partie des échantillons, qui est serrée et bien graduée et
pour une partie elle est serrée et mal reparties. Ce terrain est constitué des sols
très durs et ont un état de faible plasticité à non plastique. Ce sont des sols
extrêmement compressibles et présentent une cohésion de 4,73Kpa et un angle de
frottement interne de 33,76°.
Dans la perspective, vu les conditions géomécanique du sol rencontré sur
terrain, ne réunissant pas de bonnes conditions afin de réaliser les travaux sur ce
tronçon, nous avons proposé deux sols et deux sites différents qui pourront être
utilisés au besoin par le constructeur selon ses affinités. Et ces sols proviennent
des carrières de MUTOSHI et celle TSHABULA.
87
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90
ANNEXES
ANNEXE 1 : TENEUR EN EAU ET POIDS SPECIFIQUE DES GRAINS
TABLEAU 14: RESULTATS DE TENEURS EN EAU ET POIDS SPECIFIQUES DES GRAINS
TROU PROF TENEUR EN EAU POIDS SPECIFIQUE DES GRAINS RESULTAT
Nr Pr Ph Ps Pr+e+w Pe Pw dépl W% ɣs
g g g g g g % g/dm3
KAL 1 0-1,00m 64 82 592 570 182,2 49,8 18,5 4,51 2,69
21 89 537 492 11,17
M OYENNE 7,84 2,69
14 84 527 499 184,6 47,2 17,8 6,75 2,65
KAL 2 0-1,00m 15 85 541 508 7,80
M OYENNE 7,27 2,65
50 100 567 532 184,7 47,9 18,6 8,10 2,58
KAL 3 0-1,00m 33 85 547 513 7,94
M OYENNE 8,02 2,52
16 87 548 510 184,6 48,6 19,1 8,98 2,54
KAL 4 0-1,00m 19 84 549 508 9,67
M OYENNE 9,33 2,54
18 85 570 499 184,5 49,8 20,3 17,15 2,45
KAL 5 0-1,00m 13 98 521 457 17,83
M OYENNE 17,49 2,45
9 80 552 525 185,1 48 17,6 6,07 2,73
KAL 6 0-1,00m 70 97 535 509 6,31
M OYENNE 6,19 2,73
3 81 521 462 184,6 48,5 18,8 15,49 2,58
KAL 7 0-1,00m 7 96 546 489 14,50
M OYENNE 14,99 2,58
1 91 547 494 185,6 49,3 16,6 13,15 2,97
KAL 8 0-1,00m 90 75 546 489 13,77
M OYENNE 13,46 2,97
63 99 574 541 185 48,3 18,4 7,47 2,63
KAL 10 0-1,00m 60 100 551 520 7,38
M OYENNE 7,42 2,63
4 85 523 501 185,6 49 18,5 5,29 2,65
KAL 11 0-1,00m 6 94 520 493 6,77
M OYENNE 6,03 2,65
20 96 570 550 185,3 48 18,4 4,41 2,61
KAL 12 0-1,00m 8 99 551 532 4,39
M OYENNE 4,40 2,61
28 81 540 497 188,3 54,5 21,5 10,34 2,53
KAL 13 0-1,00m 17 76 543 501 9,88
M OYENNE 10,11 2,53
5 77 560 550 189,2 53,9 20,4 2,11 2,64
KAL 14 0-1,00m 11 76 522 513 2,06
M OYENNE 2,09 2,64
38 79 520 473 188,9 54,8 20,9 11,93 2,62
KAL 15 0-1,00m 27 80 554 505 11,53
M OYENNE 11,73 2,62
41 79 547 515 189 54,9 20,8 7,34 2,64
KAL 16 0-1,00m 60 82 515 483 7,98
M OYENNE 7,66 2,64
MOYENNE 8 ,9 3 2 ,6 3
91
ANNEXE 2 : ANALYSE GRANULOMETRIQUE
TABLEAU 15: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 1
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUMUL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
0,00 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 0,000 100,000
7 8# 2,3 0 0,00 0,000 100,000
8 10# 1,68 0,00 0,00 0,000 100,000
9 28# 0,595 0,00 0,00 0,000 100,000
10 35# 0,3 9,00 1,49 1,490 98,510 SABLE
60,10 IV
11 48# 0,28 34,00 5,63 7,119 92,881 GROSSIER
12 65# 0,21 320,00 52,98 60,099 39,901
13 100# 0,15 134,00 22,19 82,285 17,715
14 150# 0,11 58,00 9,60 91,887 8,113 36,09 III SABLE FIN
15 200# 0,074 26,00 4,30 96,192 3,808
16 250# 0,063 15,00 2,48 98,675 1,325
18 325# 0,045 4,00 0,66 99,338 0,662 3,15 II LIM ON
19 400# 0,037 4,00 0,66 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 604,00 100,00
FIGURE 29: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 1
92
TABLEAU 16: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIE, ECHANTILLON 2
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 7 1,03 1,032 98,968
3 1/2" 12,7 0 0,00 1,032 98,968
4 1/4" 6,35 4 0,59 1,622 98,378
4,72 V GRAVIER
5 6# 3,,6 10 1,47 3,097 96,903
7 8# 2,3 6 0,88 3,982 96,018
8 10# 1,68 5,00 0,74 4,720 95,280
9 28# 0,595 19,00 2,80 7,522 92,478
10 35# 0,3 11,00 1,62 9,145 90,855 SABLE
74,19 IV
11 48# 0,28 68,00 10,03 19,174 80,826 GROSSIER
12 65# 0,21 405,00 59,73 78,909 21,091
13 100# 0,15 66,00 9,73 88,643 11,357
14 150# 0,11 35,00 5,16 93,805 6,195 18,58 III SABLE FIN
15 200# 0,074 25,00 3,69 97,493 2,507
16 250# 0,063 14,00 2,06 99,558 0,442
18 325# 0,045 1,00 0,15 99,705 0,295 2,21 II LIM ON
19 400# 0,037 2,00 0,29 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 678,00 100,00
93
FIGURE 30: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 2
TABLEAU 17: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 3
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 7 1,13 1,125 98,875
4 1/4" 6,35 44 7,07 8,199 91,801
18,33 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 8,199 91,801
7 8# 2,3 50 8,04 16,238 83,762
8 10# 1,68 13,00 2,09 18,328 81,672
9 28# 0,595 25,00 4,02 22,347 77,653
10 35# 0,3 13,00 2,09 24,437 75,563 SABLE
63,67 IV
11 48# 0,28 38,00 6,11 30,547 69,453 GROSSIER
12 65# 0,21 320,00 51,45 81,994 18,006
13 100# 0,15 63,00 10,13 92,122 7,878
14 150# 0,11 25,00 4,02 96,141 3,859 15,92 III SABLE FIN
15 200# 0,074 11,00 1,77 97,910 2,090
16 250# 0,063 10,00 1,61 99,518 0,482
18 325# 0,045 1,00 0,16 99,678 0,322 1,77 II LIM ON
19 400# 0,037 2,00 0,32 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 622,00 100,00
94
FIGURE 31: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 3
TABLEAU 18: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 4
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 7 1,19 1,188 98,812
5,43 V GRAVIER
5 6# 3,,6 14 2,38 3,565 96,435
7 8# 2,3 7 1,19 4,754 95,246
8 10# 1,68 4,00 0,68 5,433 94,567
9 28# 0,595 24,00 4,07 9,508 90,492
10 35# 0,3 36,00 6,11 15,620 84,380 SABLE
90,83 IV
11 48# 0,28 117,00 19,86 35,484 64,516 GROSSIER
12 65# 0,21 358,00 60,78 96,265 3,735
13 100# 0,15 9,00 1,53 97,793 2,207
14 150# 0,11 6,00 1,02 98,812 1,188 3,06 III SABLE FIN
15 200# 0,074 3,00 0,51 99,321 0,679
16 250# 0,063 1,00 0,17 99,491 0,509
18 325# 0,045 1,00 0,17 99,660 0,340 0,34 II LIM ON
19 400# 0,037 2,00 0,34 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 589,00 100,00
95
FIGURE 32: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 4
TABLEAU 19: RESULTAT DE L'ANALYSE, GRANULOMETRIQUE ECHANTILLON 5
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
4,96 V GRAVIER
5 6# 3,,6 1 0,17 0,165 99,835
7 8# 2,3 16 2,64 2,810 97,190
8 10# 1,68 13,00 2,15 4,959 95,041
9 28# 0,595 31,00 5,12 10,083 89,917
10 35# 0,3 18,00 2,98 13,058 86,942 SABLE
62,98 IV
11 48# 0,28 76,00 12,56 25,620 74,380 GROSSIER
12 65# 0,21 256,00 42,31 67,934 32,066
13 100# 0,15 108,00 17,85 85,785 14,215
14 150# 0,11 44,00 7,27 93,058 6,942 28,10 III SABLE FIN
15 200# 0,074 18,00 2,98 96,033 3,967
16 250# 0,063 14,00 2,31 98,347 1,653
18 325# 0,045 4,00 0,66 99,008 0,992 2,98 II LIM ON
19 400# 0,037 5,00 0,83 99,835 0,165
20 _400# 0,025 1,00 0,17 100,000 0,000 0,17 I ARGILE
21 TOTAL 605,00 100,00
96
FIGURE 33: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 5
TABLEAU 20: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIE, ECHANTILLON 6
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
1,01 V GRAVIER
5 6# 3,,6 5 0,72 0,719 99,281
7 8# 2,3 1 0,14 0,863 99,137
8 10# 1,68 1,00 0,14 1,007 98,993
9 28# 0,595 6,00 0,86 1,871 98,129
10 35# 0,3 12,00 1,73 3,597 96,403 SABLE
78,71 IV
11 48# 0,28 141,00 20,29 23,885 76,115 GROSSIER
12 65# 0,21 388,00 55,83 79,712 20,288
13 100# 0,15 82,00 11,80 91,511 8,489
14 150# 0,11 37,00 5,32 96,835 3,165 18,42 III SABLE FIN
15 200# 0,074 9,00 1,29 98,129 1,871
16 250# 0,063 8,00 1,15 99,281 0,719
18 325# 0,045 3,00 0,43 99,712 0,288 1,58 II LIM ON
19 400# 0,037 2,00 0,29 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 695,00 100,00
97
FIGURE 34: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 6
TABLEAU 21: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 7
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
1,54 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 0,000 100,000
7 8# 2,3 6 0,92 0,924 99,076
8 10# 1,68 4,00 0,62 1,541 98,459
9 28# 0,595 89,00 13,71 15,254 84,746
10 35# 0,3 22,00 3,39 18,644 81,356 SABLE
87,06 IV
11 48# 0,28 115,00 17,72 36,364 63,636 GROSSIER
12 65# 0,21 339,00 52,23 88,598 11,402
13 100# 0,15 43,00 6,63 95,223 4,777
14 150# 0,11 28,00 4,31 99,538 0,462 11,25 III SABLE FIN
15 200# 0,074 2,00 0,31 99,846 0,154
16 250# 0,063 1,00 0,15 100,000 0,000
18 325# 0,045 0,00 0,00 100,000 0,000 0,15 II LIM ON
19 400# 0,037 0,00 0,00 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 649,00 100,00
98
FIGURE 35: COURBE GRANULOMERIQUE, ECHANTILLON 7
TABLEAU 22: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 8
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
0,97 V GRAVIER
5 6# 3,,6 1 0,16 0,161 99,839
7 8# 2,3 1 0,16 0,323 99,677
8 10# 1,68 4,00 0,65 0,968 99,032
9 28# 0,595 32,00 5,16 6,129 93,871
10 35# 0,3 63,00 10,16 16,290 83,710 SABLE
85,81 IV
11 48# 0,28 185,00 29,84 46,129 53,871 GROSSIER
12 65# 0,21 252,00 40,65 86,774 13,226
13 100# 0,15 64,00 10,32 97,097 2,903
14 150# 0,11 11,00 1,77 98,871 1,129 12,58 III SABLE FIN
15 200# 0,074 3,00 0,48 99,355 0,645
16 250# 0,063 4,00 0,65 100,000 0,000
18 325# 0,045 0,00 0,00 100,000 0,000 0,65 II LIM ON
19 400# 0,037 0,00 0,00 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 620,00 100,00
99
FIGURE 36: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 8
TABLEAU 23: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE DE L'ECHANTILLON 10
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 8 1,07 1,071 98,929
4 1/4" 6,35 36 4,82 5,890 94,110
13,25 V GRAVIER
5 6# 3,,6 33 4,42 10,308 89,692
7 8# 2,3 14 1,87 12,182 87,818
8 10# 1,68 8,00 1,07 13,253 86,747
9 28# 0,595 25,00 3,35 16,600 83,400
10 35# 0,3 71,00 9,50 26,104 73,896 SABLE
69,88 IV
11 48# 0,28 166,0 22,22 48,327 51,673 GROSSIER
12 65# 0,21 260,0 34,81 83,133 16,867
13 100# 0,15 49,00 6,56 89,692 10,308
14 150# 0,11 37,00 4,95 94,645 5,355 14,46 III SABLE FIN
15 200# 0,074 22,00 2,95 97,590 2,410
16 250# 0,063 9,00 1,20 98,795 1,205
18 325# 0,045 6,00 0,80 99,598 0,402 2,01 II LIM ON
19 400# 0,037 3,00 0,40 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 747,0 100,00
100
FIGURE 37: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 10
TABLEAU 24: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 11
N° N° TAMISOUVERTURE
REFUS EN GRAMME PASSANT
FRACTION GRAIN
DENOMIN
(mm) Grs % CUMUL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 22 3,37 3,369 96,631
3 1/2" 12,7 17 2,60 5,972 94,028
4 1/4" 6,35 40 6,13 12,098 87,902
20,06 V GRAVIER
5 6# 3,,6 38 5,82 17,917 82,083
7 8# 2,3 8 1,23 19,142 80,858
8 10# 1,68 6,00 0,92 20,061 79,939
9 28# 0,595 15,00 2,30 22,358 77,642
SABLE
10 35# 0,3 15,00 2,30 24,655 75,345
73,35 IV GROSSIE
11 48# 0,28 192,00 29,40 54,058 45,942
R
12 65# 0,21 257,00 39,36 93,415 6,585
13 100# 0,15 20,00 3,06 96,478 3,522
14 150# 0,11 7,00 1,07 97,550 2,450 5,67 III SABLE FIN
15 200# 0,074 10,00 1,53 99,081 0,919
16 250# 0,063 5,00 0,77 99,847 0,153
18 325# 0,045 0,00 0,00 99,847 0,153 0,77 II LIMON
19 400# 0,037 1,00 0,15 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 653,00 100,00
101
FIGURE 38: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 11
TABLEAU 25: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 12
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 16 2,58 2,581 97,419
3 1/2" 12,7 21 3,39 5,968 94,032
4 1/4" 6,35 47 7,58 13,548 86,452
23,87 V GRAVIER
5 6# 3,,6 43 6,94 20,484 79,516
7 8# 2,3 13 2,10 22,581 77,419
8 10# 1,68 8,00 1,29 23,871 76,129
9 28# 0,595 16,00 2,58 26,452 73,548
10 35# 0,3 10,00 1,61 28,065 71,935 SABLE
67,26 IV
11 48# 0,28 143,00 23,06 51,129 48,871 GROSSIER
12 65# 0,21 248,00 40,00 91,129 8,871
13 100# 0,15 21,00 3,39 94,516 5,484
14 150# 0,11 16,00 2,58 97,097 2,903 7,42 III SABLE FIN
15 200# 0,074 9,00 1,45 98,548 1,452
16 250# 0,063 8,00 1,29 99,839 0,161
18 325# 0,045 0,00 0,00 99,839 0,161 1,29 II LIM ON
19 400# 0,037 1,00 0,16 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 620,00 100,00
102
FIGURE 39: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 12
TABLEAU 26: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 13
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 6 0,92 0,923 99,077
3 1/2" 12,7 33 5,08 6,000 94,000
4 1/4" 6,35 71 10,92 16,923 83,077
26,77 V GRAVIER
5 6# 3,,6 43 6,62 23,538 76,462
7 8# 2,3 9 1,38 24,923 75,077
8 10# 1,68 12,0 1,85 26,769 73,231
9 28# 0,595 47,0 7,23 34,000 66,000
10 35# 0,3 34,0 5,23 39,231 60,769 SABLE
67,69 IV
11 48# 0,28 138,0 21,23 60,462 39,538 GROSSIER
12 65# 0,21 221,0 34,00 94,462 5,538
13 100# 0,15 10,0 1,54 96,000 4,000
14 150# 0,11 12,0 1,85 97,846 2,154 4,62 III SABLE FIN
15 200# 0,074 8,0 1,23 99,077 0,923
16 250# 0,063 4,0 0,62 99,692 0,308
18 325# 0,045 1,0 0,15 99,846 0,154 0,77 II LIM ON
19 400# 0,037 1,0 0,15 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,0 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 650,0 100,00
103
FIGURE 40: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 12
TABLEAU 27: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 13
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 6 0,92 0,923 99,077
3 1/2" 12,7 33 5,08 6,000 94,000
4 1/4" 6,35 71 10,92 16,923 83,077
26,77 V GRAVIER
5 6# 3,,6 43 6,62 23,538 76,462
7 8# 2,3 9 1,38 24,923 75,077
8 10# 1,68 12,0 1,85 26,769 73,231
9 28# 0,595 47,0 7,23 34,000 66,000
10 35# 0,3 34,0 5,23 39,231 60,769 SABLE
67,69 IV
11 48# 0,28 138,0 21,23 60,462 39,538 GROSSIER
12 65# 0,21 221,0 34,00 94,462 5,538
13 100# 0,15 10,0 1,54 96,000 4,000
14 150# 0,11 12,0 1,85 97,846 2,154 4,62 III SABLE FIN
15 200# 0,074 8,0 1,23 99,077 0,923
16 250# 0,063 4,0 0,62 99,692 0,308
18 325# 0,045 1,0 0,15 99,846 0,154 0,77 II LIM ON
19 400# 0,037 1,0 0,15 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,0 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 650,0 100,00
104
FIGURE 41: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 13
TABLEAU 28: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 14
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 0 0,00 0,000 100,000
0,61 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 0,000 100,000
7 8# 2,3 0 0,00 0,000 100,000
8 10# 1,68 4,00 0,61 0,605 99,395
9 28# 0,595 20,00 3,03 3,631 96,369
10 35# 0,3 18,00 2,72 6,354 93,646 SABLE
97,28 IV
11 48# 0,28 315,00 47,66 54,009 45,991 GROSSIER
12 65# 0,21 290,00 43,87 97,882 2,118
13 100# 0,15 4,00 0,61 98,487 1,513
14 150# 0,11 6,00 0,91 99,395 0,605 1,97 III SABLE FIN
15 200# 0,074 3,00 0,45 99,849 0,151
16 250# 0,063 1,00 0,15 100,000 0,000
18 325# 0,045 0,00 0,00 100,000 0,000 0,15 II LIM ON
19 400# 0,037 0,00 0,00 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 661,00 100,00
105
FIGURE 42: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 14
TABLEAU 29: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 15
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 12 2,71 2,715 97,285
3 1/2" 12,7 19 4,30 7,014 92,986
4 1/4" 6,35 21 4,75 11,765 88,235
34,39 V GRAVIER
5 6# 3,,6 30 6,79 18,552 81,448
7 8# 2,3 45 10,18 28,733 71,267
8 10# 1,68 25,00 5,66 34,389 65,611
9 28# 0,595 26,00 5,88 40,271 59,729
10 35# 0,3 64,00 14,48 54,751 45,249 SABLE
40,27 IV
11 48# 0,28 18,00 4,07 58,824 41,176 GROSSIER
12 65# 0,21 70,00 15,84 74,661 25,339
13 100# 0,15 78,00 17,65 92,308 7,692
14 150# 0,11 13,00 2,94 95,249 4,751 23,30 III SABLE FIN
15 200# 0,074 12,00 2,71 97,964 2,036
16 250# 0,063 2,00 0,45 98,416 1,584
18 325# 0,045 5,00 1,13 99,548 0,452 1,58 II LIM ON
19 400# 0,037 1,00 0,23 99,774 0,226
20 _400# 0,025 1,00 0,23 100,000 0,000 0,23 I ARGILE
21 TOTAL 442,00 100,00
106
FIGURE 43: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 15
TABLEAU 30: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 16
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 0 0,00 0,000 100,000
3 1/2" 12,7 0 0,00 0,000 100,000
4 1/4" 6,35 15 2,32 2,318 97,682
10,20 V GRAVIER
5 6# 3,,6 18 2,78 5,100 94,900
7 8# 2,3 5 0,77 5,873 94,127
8 10# 1,68 28,0 4,33 10,201 89,799
9 28# 0,595 10,0 1,55 11,747 88,253
10 35# 0,3 10,0 1,55 13,292 86,708 SABLE
70,02 IV
11 48# 0,28 315,0 48,69 61,978 38,022 GROSSIER
12 65# 0,21 118,0 18,24 80,216 19,784
13 100# 0,15 45,0 6,96 87,172 12,828
14 150# 0,11 47,0 7,26 94,436 5,564 17,62 III SABLE FIN
15 200# 0,074 22,0 3,40 97,836 2,164
16 250# 0,063 8,0 1,24 99,073 0,927
18 325# 0,045 5,0 0,77 99,845 0,155 2,01 II LIM ON
19 400# 0,037 1,0 0,15 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,0 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 647,0 100,00
107
FIGURE 44: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 16
TABLEAU 31: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON TSBL
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 2 0,36 0,357 84,286
3 1/2" 12,7 63 11,25 11,607 73,036
4 1/4" 6,35 53 9,46 21,071 63,571
55,54 V GRAVIER
5 6# 3,,6 48 8,57 14,286 70,357
7 8# 2,3 45 8,04 22,321 62,321
8 10# 1,68 100,00 17,86 40,179 44,464
9 28# 0,595 66,00 11,79 51,964 32,679
10 35# 0,3 29,00 5,18 57,143 27,500 SABLE
28,04 IV
GROSSIER
11 48# 0,28 30,00 5,36 62,500 22,143
12 65# 0,21 32,00 5,71 68,214 16,429
13 100# 0,15 14,00 2,50 70,714 13,929
14 150# 0,11 25,00 4,46 75,179 9,464 11,43 III SABLE FIN
15 200# 0,074 25,00 4,46 79,643 5,000
16 250# 0,063 23,00 4,11 83,750 0,893
18 325# 0,045 4,00 0,71 84,464 0,179 4,82 II LIM ON
19 400# 0,037 1,00 0,18 84,643 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 84,643 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 560,00 100,00
108
FIGURE 45: COURBE GRANULOMETRIQUE
TABLEAU 32: RESULTAT DE L'ANALYSE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON MTS
N° N° TAM IS OUVERTURE REFUS EN GRAM M E PASSANT FRACTION GRAIN DENOM IN
(mm) Grs % CUM UL % % %
1 1" 25,4 0 0,00 0,00 0 0 VI PIERRE
2 3/4" 19 21 3,52 3,523 96,477
3 1/2" 12,7 45 7,55 11,074 88,926
4 1/4" 6,35 169 28,36 39,430 60,570
75,00 V GRAVIER
5 6# 3,,6 0 0,00 39,430 60,570
7 8# 2,3 149 25,00 64,430 35,570
8 10# 1,68 63,00 10,57 75,000 25,000
9 28# 0,595 65,00 10,91 85,906 14,094
10 35# 0,3 28,00 4,70 90,604 9,396 SABLE
23,99 IV
GROSSIER
11 48# 0,28 41,00 6,88 97,483 2,517
12 65# 0,21 9,00 1,51 98,993 1,007
13 100# 0,15 1,00 0,17 99,161 0,839
14 150# 0,11 2,00 0,34 99,497 0,503 0,84 III SABLE FIN
15 200# 0,074 2,00 0,34 99,832 0,168
16 250# 0,063 1,00 0,17 100,000 0,000
18 325# 0,045 0,00 0,00 100,000 0,000 0,17 II LIM ON
19 400# 0,037 0,00 0,00 100,000 0,000
20 _400# 0,025 0,00 0,00 100,000 0,000 0,00 I ARGILE
21 TOTAL 596,00 100,00
109
FIGURE 46: COURBE GRANULOMETRIQUE
110
ANNEXE 3 : RESULTAT DE L’ESSAI OEDOMETRIQUE
TABLEAU 33: RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 1
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 1 0 0 0 0 20 13,02 1,86
TYPE ESSAI: REMANIE 25 1 0,5 0,28 19,72 12,74 1,82
TYPE SOL: SABLE SNCC 25 2 1 0,57 19,43 12,45 1,78
PROF: 0-1,00m 25 4 2 0,875 19,125 12,14 1,74
Préc+éch av A Grs 166,7 25 8 4 1,18 18,82 11,84 1,70
Préc+éch ap B Grs 173,7 25 16 8 1,495 18,51 11,52 1,65
Préc+éch sec C Grs 162,7 25 32 16 1,795 18,21 11,22 1,61
P réc D Grs 105 25 64 32 2,15 17,85 10,87 1,56
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,69
Eau éch.av ( A-C) Grs 4
Eau éch.ap(B-C) Grs 11
Poids éch sec Grs 57,7
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 6,9
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 19,1
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 21,4
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 18,6
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,9
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,9
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 13,02
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,0
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,5
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,4425
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 10
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 59,3
Indice de compression ( Cc) 1,57
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 12
FIGURE 47: COURBE GRANULOMETRIQUE, ECHANTILLON 1
111
TABLEAU 34: RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 3
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 3 0 0 0 0 20 12,59 1,70
TYPE ESSAI: REMANIE 25 1 0,5 0,165 19,835 12,43 1,68
TYPE SOL: SABLE SNCC 25 2 1 0,31 19,69 12,28 1,66
PROF: 0-1,00m 25 4 2 0,49 19,51 12,10 1,63
Préc+éch av A Grs 171,4 25 8 4 0,73 19,27 11,86 1,60
Préc+éch ap B Grs 177,6 25 16 8 0,99 19,01 11,60 1,57
Préc+éch sec C Grs 164,5 25 32 16 1,25 18,75 11,34 1,53
P réc D Grs 105,2 25 64 32 1,54 18,46 11,05 1,49
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,52
Eau éch.av ( A-C) Grs 6,9
Eau éch.ap(B-C) Grs 13,1
Poids éch sec Grs 59,3
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 11,6
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 22,1
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 23,5
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 16,5
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,7
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,7
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 12,6
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,4
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,7
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,4825
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 17,25
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 79,5
Indice de compression ( Cc) 1,52
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 10
FIGURE 48: COURBE OEDOMETRIQUE, ECHANTILLON 3
112
TABLEAU 35 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 5
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 5 0 0 0 0 20 11,90 1,47
TYPE ESSAI: REMANIE 16 1 0,5 0,08 19,92 11,82 1,46
TYPE SOL: SABLE SNCC 16 2 1 0,18 19,82 11,72 1,45
PROF: 0-1,00m 16 4 2 0,335 19,665 11,57 1,43
Préc+éch av A Grs 184,5 16 8 4 0,52 19,48 11,38 1,41
Préc+éch ap B Grs 182,3 16 16 8 0,75 19,25 11,15 1,38
Préc+éch sec C Grs 171,7 16 32 16 0,97 19,03 10,93 1,35
P réc D Grs 105 16 64 32 1,21 18,79 10,69 1,32
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,45
Eau éch.av ( A-C) Grs 12,8
Eau éch.ap(B-C) Grs 10,6
Poids éch sec Grs 66,7
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 19,2
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 15,9
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 27,2
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 12,8
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,5
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,5
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 11,9
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 8,1
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 2,0
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,6675
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 32
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 83,0
Indice de compression ( Cc) 1,33
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 14
FIGURE 49 : RESULTAT DE LA RESISTANCE AU CISAILLENT, ECHATILLON 5
113
TABLEAU 36 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 7
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 7 0 0 0 0 20 12,91 1,82
TYPE ESSAI: REMANIE 16 1 0,5 1,14 18,86 11,77 1,66
TYPE SOL: SABLE SNCC 16 2 1 1,41 18,59 11,50 1,62
PROF: 0-1,00m 16 4 2 1,655 18,345 11,25 1,59
Préc+éch av A Grs 167,8 16 8 4 1,89 18,11 11,02 1,55
Préc+éch ap B Grs 172,3 16 16 8 2,19 17,81 10,72 1,51
Préc+éch sec C Grs 161,8 16 32 16 2,42 17,58 10,49 1,48
P réc D Grs 105,1 16 64 32 2,69 17,31 10,22 1,44
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,58
Eau éch.av ( A-C) Grs 6
Eau éch.ap(B-C) Grs 10,5
Poids éch sec Grs 56,7
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 10,6
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 18,5
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 22,0
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 18,0
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,8
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,8
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 12,9
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,1
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,6
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,4175
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 15
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 58,3
Indice de compression ( Cc) 1,47
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 13
FIGURE 50 : COURBE OEDOMETRIQUE, ECHANTILLON 7
114
TABLEAU 37 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 11
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 11 0 0 0 0 20 13,43 2,04
TYPE ESSAI: REMANIE 16 1 0,5 1,1 18,9 12,33 1,88
TYPE SOL: SABLE SNCC 16 2 1 1,3 18,7 12,13 1,84
PROF: 0-1,00m 16 4 2 1,6 18,4 11,83 1,80
Préc+éch av A Grs 164,5 16 8 4 1,87 18,13 11,56 1,76
Préc+éch ap B Grs 166,9 16 16 8 2,19 17,81 11,24 1,71
Préc+éch sec C Grs 157,2 16 32 16 2,53 17,47 10,90 1,66
P réc D Grs 105,3 16 64 32 2,83 17,17 10,60 1,61
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,65
Eau éch.av ( A-C) Grs 7,3
Eau éch.ap(B-C) Grs 9,7
Poids éch sec Grs 51,9
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 14,1
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 18,7
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 19,6
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 20,4
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 2,0
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 1,0
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 13,4
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 6,6
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,5
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,2975
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 18,25
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 47,5
Indice de compression ( Cc) 1,63
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 12
FIGURE 51: COURBE OEDOMETRIQUE
115
TABLEAU 38 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON 13
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: KAL 13 0 0 0 0 20 13,00 1,86
TYPE ESSAI: REMANIE 25 1 0,5 1,4 18,6 11,60 1,66
TYPE SOL: SABLE SNCC 25 2 1 1,86 18,14 11,14 1,59
PROF: 0-1,00m 25 4 2 2,25 17,75 10,75 1,54
Préc+éch av A Grs 164,3 25 8 4 2,61 17,39 10,39 1,48
Préc+éch ap B Grs 168,5 25 16 8 2,93 17,07 10,07 1,44
Préc+éch sec C Grs 159,7 25 32 16 3,22 16,78 9,78 1,40
P réc D Grs 105,2 25 64 32 3,55 16,45 9,45 1,35
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,53
Eau éch.av ( A-C) Grs 4,6
Eau éch.ap(B-C) Grs 8,8
Poids éch sec Grs 54,5
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 8,4
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 16,1
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 21,5
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 18,5
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,9
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,9
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 13,0
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,0
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,5
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,3625
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 11,5
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 47,7
Indice de compression ( Cc) 1,35
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 14
FIGURE 52 : COURBE OEDOMETRIQUE
116
TABLEAU 39 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON TSBL
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: TSBL 0 0 0 0 20 12,45 1,65
TYPE ESSAI: REMANIE 16 1 0,5 0,42 19,58 12,03 1,59
TYPE SOL: LATERITE TCHABULA 16 2 1 1,06 18,94 11,39 1,51
PROF: 0-1,00m 16 4 2 1,825 18,175 10,63 1,41
Préc+éch av A Grs 183,3 16 8 4 2,54 17,46 9,91 1,31
Préc+éch ap B Grs 179,9 16 16 8 3,21 16,79 9,24 1,22
Préc+éch sec C Grs 169,9 16 32 16 3,367 16,63 9,08 1,20
P réc D Grs 105,4 16 64 32 4,46 15,54 7,99 1,06
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,66
Eau éch.av ( A-C) Grs 13,4
Eau éch.ap(B-C) Grs 10
Poids éch sec Grs 64,5
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 20,8
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 15,5
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 24,2
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 15,8
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,6
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,6
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 12,45
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,5
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,9
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,6125
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 33,5
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 63,5
Indice de compression ( Cc) 1,1
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 12
FIGURE 53 : COURBE OEDOMETRIQUE
117
TABLEAU 40 : RESULTAT DE LA RESISTANCE A LA COMPRESSION, ECHANTILLON MTS
COMPRESSIBILITE
RESULTATS Temps Charges Pression Lect L .Cor Hv e
(min) (kg) (kg/cm² (mm) (mm) (mm)
N° ECH: MTS 0 0 0 0 20 12,61 1,71
TYPE ESSAI: REMANIE 16 1 0,5 0,02 19,98 12,59 1,70
TYPE SOL: LATERITE MUTOSHI 16 2 1 0,485 19,515 12,12 1,64
PROF: 0-1,00m 16 4 2 1,18 18,82 11,43 1,55
Préc+éch av A Grs 175,7 16 8 4 2,14 17,86 10,47 1,42
Préc+éch ap B Grs 176,6 16 16 8 3,11 16,89 9,50 1,28
Préc+éch sec C Grs 167,7 16 32 16 3,96 16,04 8,65 1,17
P réc D Grs 105,3 16 64 32 4,64 15,36 7,97 1,08
Hauteur réc E mm 20
Surf réc S cm² 20
Volume réc Vr cm³ 40
Poids spéc éch (grs) G 2,66
Eau éch.av ( A-C) Grs 8
Eau éch.ap(B-C) Grs 8,9
Poids éch sec Grs 62,4
Teneur eau éch av ( A-C)/(C-D)*100 % 12,8
Teneur eau éch ap ( B-C)/(C-D)*100 % 14,3
Volume ech (Vs) (C-D)/G :cm³ Cm³ 23,5
Volume vide (Vv) (Vr-Vs) cm³ Cm³ 16,5
Rapport vide init (ei) Vr / Vs 1,7
Rapport vide fin (ef) Vv/Vs 0,7
Hauteur Vide (Hv) ei/(1+ei)*E mm 12,6
Hauteur éch (Hs) (E-Hv) mm 7,4
Densite éch hum (gh) ( A-D)/Vr 1,8
Densite éch Sec (gh) (C-D)/Vr 1,56
Dégré de sat int. (Wi*G)/ei % 20
Dégré de sat fin. (Wf*G)/ef % 53,8
Indice de compression ( Cc) 1,1
Pression pré consolidation ( σp) kg/cm² 13
FIGURE 54 : COURBE OEDOMETRIQUE
118
ANNEXE 4 : LIMITE D’ATTERBERG
TABLEAU 41 : RESULTAT DE LIMITE D'ATERBERG, ECHANTILLONS (1-7)
N°ech. Prof. N° Essais N. COUPS Coups (mm) w (coups) %w (nat.)% Wl % Wp % Ip % Ic %
1 18 -28,92462978 28,8
2 19 -24,16210187 21,5
KAL 1 1,00M 3 24 -3,584065427 17,3 7,84 26 25 1 18,2
4 26 3,466521241 35,7
5 32 21,75649893 25,5
1 18 -28,92462978 25,5
2 23 -7,33294223 27
KAL 2 1,00M 3 26 3,466521241 29,2 7,8 27,6 19 8,6 2,3
4 29 13,08537466 29,1
5 34 27,09663749 28,5
1 17 -33,95944635 14,2
2 21 -15,34621946 17,6
KAL 3 1,00M 3 25 0,011752589 18,7 8 15,6 15 0,6 12,7
4 26 3,466521241 16,6
5 32 21,75649893 11,86
1 17 -33,95944635 22,2
2 21 -15,34621946 11,1
KAL 4 1,00M 3 27 6,790889707 173 9,33 30 21 9 2,3
4 24 -3,584065427 21,7
5 31 18,95990501 21
1 16 -39,29958491 17,2
2 20 -19,64391616 19,6
KAL 5 1,00M 3 25 0,011752589 24,4 17,49 30,9 20,1 10,8 1,2
4 27 6,790889707 15,8
5 34 27,09663749 14
1 19 -24,16210187 22,8
2 21 -15,34621946 14
KAL 6 1,00M 3 24 -3,584065427 18,8 6,19 20 18 2 6,9
4 29 13,08537466 21,5
5 33 24,46703 22,6
1 19 -24,16210187 22,8
2 21 -15,34621946 19,1
KAL 7 1,00M 3 24 -3,584065427 17,3 14,9 20,4 16 4,4 1,3
4 28 9,994344895 22,6
5 30 16,07160332 20,3
119
TABLEAU 42 : RESULTAT DE LIMITE D'ATTERBERG, ECHANTILLONS (8-16 ET MTS, TSBL)
N°ech. Prof. N° Essais N. COUPS Coups (mm) w (coups) % w (nat.)% Wl % Wp % Ip % Ic %
1 17 -33,9594463 18,3
2 19 -24,1621019 23,8
KAL 8 1,00M 3 24 -3,58406543 17,6 13,46 17,7 15,3 2,4 1,8
4 27 6,79088971 17,1
5 32 21,7564989 15,1
1 18 -28,9246298 18
2 20 -19,6439162 20
KAL 10 1,00M 3 23 -7,33294223 11,9 7,42 17,07 14 3,07 3,1
4 29 13,0853747 20
5 33 24,46703 15,8
1 16 -39,2995849 18
2 20 -19,6439162 20
KAL 11 1,00M 3 23 -7,33294223 11,9 6,04 17 8,33 8,67 1,3
4 29 13,0853747 20
5 33 24,46703 15,8
1 19 -24,1621019 14
2 24 -3,58406543 18
KAL 12 1,00M 3 27 6,79088971 16 4,4 15,9 8,3 7,6 1,5
4 34 27,0966375 12,8
5 35 29,6500136 20,3
1 18 -28,9246298 17,1
2 24 -3,58406543 16,4
KAL 13 1,00M 3 27 6,79088971 19,5 10,11 16 12 4 1,5
4 30 16,0716033 12,9
5 33 24,46703 13,5
1 16 -39,2995849 20,5
2 19 -24,1621019 16,6
KAL 14 1,00M 3 21 -15,3462195 21,1 2,09 17,6 14,2 3,4 4,6
4 26 3,46652124 18,9
5 30 16,0716033 15,1
1 18 -28,9246298 14,4
2 23 -7,33294223 10,5
KAL 15 1,00M 3 26 3,46652124 17,1 11,7 13,07 12,8 0,27 5,1
4 29 13,0853747 12,6
5 34 27,0966375 15,1
1 17 -33,9594463 20,3
2 20 -19,6439162 15,3
KAL 16 1,00M 3 23 -7,33294223 11,4 7,66 17,3 9,3 8 1,2
4 26 3,46652124 20,3
5 35 29,6500136 19,04
1 17 -33,9594463 32,8
2 21 -15,3462195 36,5
MTS 1,00M 3 27 6,79088971 34,42 11,6 33,7 21,42 12,28 1,8
4 29 13,0853747 32,78
5 33 24,46703 32,2
1 18 -28,9246298 34,54
2 24 -3,58406543 42,85
TSBL 1,00M 3 27 6,79088971 41,3 8,2 40,3 21,8 18,5 1,7
4 30 16,0716033 46,6
5 34 27,0966375 38,63
120
ANNEXE 5 : RESULTATS DE L’ESSAI DE CISAILLEMENT A LA BOITE
TABLEAU 43 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 5
σ (kPa) τ (kPa)
35 32,387
70 44,132
105 78,298
C' (kPa) 5,69
φ' (°) 33,26
FIGURE 55 : COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON 5
TABLEAU 44 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 7
σ (kPa) τ (kPa)
35 32,200
70 54,097
105 85,416
C' (kPa) 4,02
φ' (°) 37,24
FIGURE 56: COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON 7
121
TABLEAU 45: RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 8
σ (kPa) τ (kPa)
35 31,165
70 69,259
105 88,976
C' (kPa) 5,32
φ' (°) 39,55
FIGURE 57: COURBE INTRINSEQUE, ECHANTTILLON 8
TABLEAU 46 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 10
σ (kPa) τ (kPa)
35 22,422
70 47,513
105 64,062
C' (kPa) 3,03
φ' (°) 30,75
FIGURE 58 : COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON 10
122
TABLEAU 47 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMEMENT, ECHANTILLON 12
σ (kPa) τ (kPa)
35 22,422
70 54,204
105 59,222
C' (kPa) 8,48
φ' (°) 27,73
FIGURE 59 : COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON 12
TABLEAU 48 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 14
σ (kPa) τ (kPa)
35 24,913
70 40,822
105 69,259
C' (kPa) 0,65
φ' (°) 32,35
FIGURE 60 : COURBE INTRISEQUE, ECHANTILLON 14
123
TABLEAU 49 : RESULTAT DE L'ESSAI DE CISAILLEMENT, ECHANTILLON 16
σ (kPa) τ (kPa)
35 22,422
70 52,531
105 69,259
C' (kPa) 1,23
φ' (°) 33,79
FIGURE 61 : COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON 16
TABLEAU 50 : RESULTAT DE L'ESSAI AU CISSAIQILLEMENT,ECHANTILLON TSBL
σ (kPa) τ (kPa)
35 40,000
70 65,913
105 82,640
C' (kPa) 20,21
φ' (°) 31,35
FIGURE 62 : COURBE INTRINSEQUE
124
TABLEAU 51: RESULTAT DE L'ESSAI AU CISAILLEMENT, ESCHANTILLON MTS
σ (kPa) τ (kPa)
35 35,815
70 71,180
105 88,976
C' (kPa) 12,16
φ' (°) 37,21
FIGURE 63 : COURBE INTRINSEQUE, ECHANTILLON MTS
125
ANNEXE 6 : ESSAI PROCTOR MODIFIE
TABLEAU 52: RESULTAT ESAI PROCTOR, ECHANTILLON MTS
TYPE DE COM PACTION DESCRIPTION GEOLOGIQUE Profondeur Poids éch
Proctor modifié
N° ESSAI 1 2 3 4 5
N° MOULE 1 1 1 1 1
Wa(ml) 240 360 480 600 720
Pme (grs) C 9900 10100 10200 10200 10100
Pm(grs) B 4720 4720 4720 4720 4720
Pe (gr) E 5180 5380 5480 5480 5380
VM (dm3) D 2,317 2,317 2,317 2,317 2,317
ɣ hum (g/dm3) 2235,6 2322,0 2365,1 2365,1 2322,0 1,00m 6000grs
N° Réc 30 90 5 8 20
Pe hum (grs) J 460 505 459 478 467
Préc+ éch hum (grs) H 554 580 534 577 563
Prec (grs) G 94 75 75 99 96
Pw (grs) L 34 46 52 57 73
Pech sec (grs) K 426 459 407 421 394
W (%) M 8,0 10,0 12,8 13,5 18,5
ɣ Sec (g/m3) 2070,4 2110,5 2097,2 2083,1 1959,0
DENSITE SECHE MAXIMUM 2110 g/dm3 TENEUR EN EAU OPTIMUM 11 %
SONDAGE
ETUDES MINIERES ESSAI PROCTOR
30/08/2022 Page
FIGURE 64 : COURBE PROCTOR, ECHANTILLON MTS
126