TP1 : Méthodologie de recherche
La recherche -action et ses spécificités.
Qu’est -ce que la recherche -action ?
La recherche -action repose sur le paradigme : Pratique-théorie-pratique.
Elle se base sur un arrière-plan épistémologique pour résoudre les
dysfonctionnements constatés en amont et ce dans le milieu empirique. Ainsi, le
professeur-stagiaire est amené dans un premier lieu à découvrir le terrain pour
identifier les problèmes puis dans un second lieu, il retourne se documenter en
consultant les savoirs théoriques et épistémologiques répondant à la problématique
De cette revue de la littérature , il pourra identifier le fil conducteur de sa recherche
enfin il proposera un dispositif didactique nourri de la théorie pour le mettre en
place dans le milieu empirique. Ce dispositif didactique est censé apporter des
solutions aux problèmes constatés.
En effet, le milieu empirique vous permettra d’identifier la problématique de votre
recherche -action d’où l’importance de se fixer cet objectif dès les premières séances
de stage.
Quelle visée pour la recherche -action ?
La visée de toute recherche scientifique en éducation est de produire ou de valider
des modèles d’intelligibilité de la réalité.
Les spécificités de la recherche-action :
La recherche-action suit un schéma cyclique. Elle est participative, collaborative et
surtout qualitative. Elle se caractérise par le processus suivant :
1/Identification du problème.
2/Établissement d’un plan d’action.
3/Mise en place du plan d’action.
4/Évaluation des effets de l’action.
5/Communication des conclusions et validation de la recherche.
1. Comment formuler une problématique ?
Dans tout travail de recherche (article, PFE, Thèse…), il est indispensable de se fixer
une problématique.
Pour formuler une problématique, nous avons deux possibilités de formulation :
1. Soit on la présente sous forme d’interrogation directe : C’est-à-dire à partir
d’une phrase interrogative avec une inversion du sujet et un point
d’interrogation à la fin de la question.
Exemple : Comment la pédagogie différenciée pourrait-elle contribuer à améliorer
les compétences des apprenants ?
2. Soit on la présente sous forme d’interrogation indirecte : C’est-à-dire une
phrase déclarative se terminant par un point.
Il convient de la commencer par une proposition principale suivie d’une
subordonnée interrogative indirecte. Dans ce cas précis, on n’aura ni inversion
du sujet ni point d’interrogation.
Exemple : Nous nous demanderons comment la pédagogie différenciée
pourrait améliorer les compétences des apprenants.
Maintenant vous allez vous entraîner à faire des transpositions :
Consigne : Transposez les questions directes en questions indirectes en variant les
formules d’introduction.
1/ Comment l’analyse des pratiques de classe pourrait -elle contribuer à remettre en
question l’agir professionnel de l’enseignant ?
2/Quelles théories de la littérature et de la lecture pourrait -on mettre en œuvre en
cours de littérature ?
3/ Quelles sont les vertus des tâches de littératie ?(les bases , les fondamentaux :
maths , français, arabe...)
4/ Qu’est ce qui permettrait aux apprenants d’être plus autonomes dans leur
apprentissage ?
5/ Quelles sont les disciplines contributoires à l’amélioration de l’analyse des
pratiques de classe ?
6/Quelle formation professionnelle pour un public à objectif spécifique ?
7/Quels artefacts didactiques pour réussir les cours de littérature au secondaire
qualifiant ?
8/ Les erreurs d’interférence constituent – elles un frein pour l’apprentissage du
français chez les arabophones ?
9/La dimension interculturelle contribue-t-elle à améliorer les compétences des
apprenants ?
10/ La dimension interculturelle doit -elle prise en compte dans l’enseignement-
apprentissage du français ?
II- Comment émettre des hypothèses ?
Qu’est-ce qu’une hypothèse ?
Nous l’avons expliquée en cours, c’est une réponse provisoire à la problématique
posée. Il est indispensable que chacune des hypothèses soit vérifiable, concise et
précise. Dans votre recherche , vous allez à la fin confirmer ou infirmer ces
hypothèses.
Pour vous inspirer voici quelques hypothèses émises dans un travail de recherche :
Hypothèses de recherche :
1/ La première hypothèse souligne la singularité des styles professionnels des
enseignants quant à leurs gestes de métier, professionnels et leurs postures : ancrés
dans leur vécu.
2/ La seconde hypothèse est de dire que les enseignants ne prévoient pas de
moment d’interaction entre pairs, de réflexion, de co-construction du sens des
textes proposés pour favoriser une compréhension /interprétation subjectives des
sujets-lecteurs (absence de questionnement subjectif) pour créer ainsi une véritable
communauté discursive interprétative capable de rendre les lecteurs autonomes
alternant « implication subjective et auto distanciation » (V. Jouve, 2004) sachant
que l’accès à la lecture et à la littérature transite obligatoirement par des formes
d’oralisation des textes.
3/ La troisième hypothèse est de souligner que la diversité des supports
textuels est compromise dans la mesure où les enseignants se limitent
exclusivement aux manuels scolaires au moment où les didacticiens ont prouvé que
la diversité des textes est « un signe de maturité et de hardiesse intellectuelle »
(Annie Rouxel, 2004).
4/La quatrième hypothèse est de démontrer que le dispositif didactique réalisé
par nos soins, prenant en compte les théories sélectionnées pourrait nous permettre
d’une part de comprendre le cheminement de la pensée subjective de l’élève, son
évolution, son « Horizon d’attente » (Jauss, 1978), ses entraves à la compréhension,
ses différentes interprétations, ses productions subjectives et sa capacité à acquérir
des compétences interprétatives.
A vous maintenant de formuler une problématique et émettre des
hypothèses, inspirez-vous des questions précédentes et des émissions
d’hypothèses.
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III-Comment présenter des citations ?
Une citation est toujours encadrée par des guillemets dans un souci d’honnêteté
intellectuelle.
Elle peut être présentée soit au discours direct soit au discours indirect.
Au discours direct, il est possible de l’intégrer directement à la phrase, si la phrase
est courte.
Prenons l’exemple suivant : Nadeau1 appelle la notion de validité « examen de la
qualité de l’enchaînement des propositions »
Mais si la phrase est longue, on utilise un verbe de parole suivi de deux points, on
ouvre les guillemets que l’on ferme à la fin des propos tenus directement.
Exemple : Paillé2 avance : « Il peut s’agir de l’exactitude d’un résultat, de
l’adéquation d’une catégorie avec le phénomène qu’elle représente, du caractère
opérationnel d’une hypothèse, de l’authenticité d’une observation, de l’actualité d’un
modèle ou d’une théorie, de la conformité d’une analyse, etc. »
Au discours indirect, la citation prend la forme d’une phrase complexe c’est-à-dire
d’une proposition principale et d’une subordonnée interrogative indirecte.
Exemple : Paillé2 avance que « Il peut s’agir de l’exactitude d’un résultat, de
l’adéquation d’une catégorie avec le phénomène qu’elle représente, du caractère
opérationnel d’une hypothèse, de l’authenticité d’une observation, de l’actualité d’un
modèle ou d’une théorie, de la conformité d’une analyse, etc. »
Les citations peuvent être accompagnées d’une note de bas de page qui indique la
source, des explications supplémentaires qui alourdiraient le texte.
Voici les sources des citations précédentes :
1. Nadeau, R (1999), vocabulaire technique et analytique de l’épistémologie.
Paris : PUF.
2. Paillé,P( 1996b) .Validité en recherche qualitative .In A. Mucchielli (sous la
direction de), Dictionnaire des méthodes qualitatives en sciences humaines
et sociales (pp 265-266).Paris : Armand Colin.
Consignes de travail :
1-Reprenez vos hypothèses et insérez des citations en usant du discours direct ou
indirect.
2-Faîtes une présentation orale de votre travail, vous pouvez opter pour un
PowerPoint pour obtenir une présentation attrayante.