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Kuro Tensei Histoire

Un policier reconnaît une femme nommée Nao dans la rue. Ils discutent et il remarque qu'elle a changé depuis les événements récents, notamment l'arrivée d'une île mystérieuse. Elle semble se souvenir d'une vie passée en tant que guerrière du 13ème siècle nommée Hangaku.

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Kuro Tensei Histoire

Un policier reconnaît une femme nommée Nao dans la rue. Ils discutent et il remarque qu'elle a changé depuis les événements récents, notamment l'arrivée d'une île mystérieuse. Elle semble se souvenir d'une vie passée en tant que guerrière du 13ème siècle nommée Hangaku.

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«Ces obscénités que l’homme a créées, la corruption, minces volutes de vapeur viennent recouvrir de buée

la pollution, tout ceci doit être annihilé. La nature les vitres de son véhicule. Il remarque à peine l’éclat
réclamera sa domination, la Terre respirera de nou- fugitif de la publicité réactive, s’illuminant miraculeu-
veau ; mais tout d’abord, l’Apocalypse doit arriver.» sement le temps de mon passage, avant de rejoindre ses
pairs dans l’ombre de la rue. Il faut vraiment que j’ap-
Kanoe – X - Clamp prenne à contrôler mes émotions.
Il repère enfin ma présence, non sans avoir longue-
ment plissé les yeux pour discerner mes traits. C’est avec
un large sourire qu’il ouvre finalement la porte de son
La nuit n’est pas encore tombée sur Roppongi mais patrouilleur blindé, jetant les restes de son en-cas tiède
comme chaque soir, les publicités et les éclairages dans le caniveau. Il semble vouloir m’enlacer, dans un
publics s’éteignent rapidement ou clignotent par inter- élan de joie, puis se reprenant, se contente d’un hoche-
mittence, pour mieux économiser une énergie devenue ment sec de la tête et me salue d’une voix enthousiaste :
rare et précieuse. Plongée dans une obscurité de plus en
plus épaisse, au fur et à mesure de ma progression entre - Ravi de te revoir Nao.
les immeubles les plus imposants du quartier, je suis
attirée par le son lointain d’un carillon pendu à un bal- Il m’a reconnue. Moi pas. Sa voix me paraît pour-
con. Un signal solitaire, vigie sonore perdue dans un tant si familière. De nombreuses images surgissent dans
océan de silence. mon cerveau, tout un défilé de souvenirs oubliés et de
Quelques hovercrafts passent sur l’avenue quasi- sensations importantes, noyées dans des réminiscences
ment déserte, leurs phares éclairant des murs couverts bien plus lointaines. Mes doigts se crispent et je lui
de graffitis mystiques, comme autant de symboles rends son salut, tout en me concentrant sur le présent
maladroits censés éloigner les mauvais esprits. Une fine pour ne pas perdre la face. Je fronce les sourcils, bloque
bruine, emportée par le vent tourbillonnant, vient pla- mon souffle et lutte avec férocité contre cette barrière
quer mes longs cheveux sombres contre les plis de mon mentale qui mélange sans cesse le jeu de cartes de mon
kimono écarlate. Depuis que nous sommes enfermés esprit. Puis, sans vraiment m’y attendre, son visage me
avec les monstres, plus rien n’est comme avant. revient enfin en tête, mon Ujigami, Hangaku Gozen,
me laissant enfin l’accès à ma propre mémoire.
Le tonnerre gronde dans le lointain, au moment où
je traverse une petite ruelle, encombrée de fils élec- - Moi également, Gonshiro.
triques et d’une vieille carcasse de robot domestique
démembrée. Mes pas éventrent d’imposantes flaques Droit comme un bâton, le regard perdu dans l’humi-
d’eau, s’étendant devant une échoppe de bio-implants, dité montant du trottoir, le policier rondouillard n’a
plongée dans les ténèbres. Au coin de la petite voie à même pas remarqué mon hésitation fugace. Il redresse
sens unique, les signaux lumineux d’un patrouilleur de la tête, le même sourire aux lèvres.
police paraissent m’attendre depuis une éternité. Le
conducteur, l’air hagard, mâchouille sans véritable - Tu as l’air d’être en forme. Je suis content que tu
appétit du krill en gobelet auto-chauffant, dont les m’aies donné de tes nouvelles.

Gwenn Van Campenhout (Order #26086882)


Je prie pour que cette conversation ne dure pas trop - Tu es l’une des leurs, n’est-ce pas ?
longtemps. Pour qu’il ne m’interroge pas sur un passé
que je ne cesse d’oublier un peu plus chaque jour au Ses yeux m’évitent, observant avec attention les
profit d’une autre. L’autre, moi, ce que je suis devenue : huit bras articulés du drone cuisinier. Je suis à peine
Dame Hangaku, guerrière de la période Heian. surprise par sa question. Shin-Edo a bien trop changé
pour qu’un flic compétent puisse encore se persuader
- J’étais… Très occupée. Merci d’avoir répondu à que tous les événements récents ont une explication
mon appel. rationnelle.

- Ta démission est mal tombée, répond-t-il en rica- - Oui. Comment le sais-tu ?


nant, depuis l’arrivée de l’île nous avons encore plus de
travail au commissariat et une coéquipière de ta trempe - Je t’ai vu changer Nao.
n’aurait pas été de trop.
- Nous changeons tous, dis-je tout en observant le
Je souris. Je me rappelle avec amusement les habi- cuisinier artificiel préparer ses boulettes de riz gluant.
tudes de mon ancien coéquipier de l’arrondissement de
Minato. - Cela a commencé il y a un mois, après cette his-
toire avec l’Ecorcheur et les androïdes voleurs de peau.
- Je suis désolée de t’avoir abandonné Gonshiro, Je t’avais rarement vue aussi déterminée. Puis tes
mais une autre mission m’attendait, ailleurs. Et visible- absences de plus en plus fréquentes, les messages
ment, cela t’a réussi, tu es un officier de première classe incessants laissés au commissariat par ce bellâtre
maintenant ! tatoué, là… Ce…

Son rire résonne sous la pluie, ses yeux se plissent - Son nom est Kaname.
d’hilarité, et sa main gratte nerveusement ses cheveux.
- Oui, Kaname. Et puis il y a eu le black-out, l’île,
- Oui, l’Incident Kuro est sans doute la meilleure la panique. Ton regard a changé, le son de ta voix
chose pour ma carrière ! aussi. Je sais que j’ai toujours Nao en face de moi
mais elle n’est plus celle que j’ai connue par le passé.
- Ca en fait au moins un dans notre pays. Viens, ne Qui es-tu désormais ?
restons pas ici.
- Je ne sais plus Gonshiro. Plus vraiment. Lorsque je
Le mauvais temps redouble d’intensité tandis que me regarde dans un miroir, c’est toujours une fille de la
nous nous éloignons de quelques mètres pour rejoindre famille Otawara que j’aperçois. Mais dès que je plisse
l’entrée d’un sushi-ya désert. Derrière le comptoir, un les yeux, dès que j’observe les étoiles ou que j’écoute
octodrone à la peinture fatiguée, attend les commandes le mugissement du Kamikaze, je me souviens de guer-
de clients imaginaires. Son œilleton photonique nous riers en armure, de soldats placés sous mon commande-
scanne brièvement à notre arrivée, avant de nous saluer ment et prêts à en découdre face à une armée trois fois
et de nous présenter par projection holographique les plus importante. Je me vois sur un cheval, au cœur de
quelques menus qu’il peut préparer. Ses bacs en alumi- la bataille, abattant mes ennemis avec une naginata. Les
nium sont bien vides, quelques rares filets de poissons hommes m’appellent Dame Hangaku, guerrière et fille
trempant dans une sauce soja trop épaisse. La nourri- de Jô Sukekuni, allié du clan des Taira. Je suis physi-
ture est de plus en plus rare et coûteuse. Le Japon est quement ici mais mon esprit, lui, appartient désormais
désormais entré dans une longue période d’horreur et à une combattante du XIIIème siècle.
de pénurie. Et je fais partie des rares personnes à pou-
voir y mettre fin. - Tu es un super-héros, c’est ça ?
Pendant que le robot continue à nous vanter les
mérites de ses makis et de ses nouilles à la sauce molé- Mon rire brise le silence pesant du sushi-ya. Avec
culaire, nous nous asseyons au comptoir et Gonshiro son sourire jusqu’aux oreilles, Gonshiro paraît heureux
me sert un verre de bière. Des gouttelettes rescapées de de retrouver enfin le visage amical de sa vieille amie.
Wake-Up

l’ondée coulent sur son front, perlant jusqu’à la pointe Tandis que l’octodrone nous sert un plateau garni de
de son nez. Il tousse, renifle. Son ton est devenu plus makis et nigiris, un signal sur mon pod m’indique que
sérieux, comme si le policier maladroit de mes souve- j’ai un appel. Immédiatement après avoir positionné
nirs perdus laissait désormais la place à l’officier res- mes lunettes gantai, une fenêtre s’ouvre dans mon
ponsable de ce secteur de Roppongi. Après un long champ visuel, dévoilant les traits mécaniques d’un
silence, il demande : imposant robot de chantier. Son visage artificiel, aux

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yeux phosphorescents, est couvert de kanji sombres aux laser, attends à cinquante mètres de l’entrée et n’inter-
significations mystiques. Il s’adresse à moi d’une voix viens que lorsque tu entendras les premiers cris.
grave aux intonations métalliques.
- Tu sais que c’est moi le lieutenant-principal main-
- Nao, nous sommes en position. tenant.

- J’arrive Kaiju, laisse-moi encore quelques - Je sais, Gonshiro. Mais dans ce genre de guerre, le
minutes. général c’est moi.

Gonshiro fait semblant de ne pas prêter attention à la Un hochement de tête, un dernier regard, deux
conversation, trempant longuement un nigiri au saumon verres levés en silence et je disparais du sushi-ya
dans son bol de sauce soja, avant de l’avaler entière- miteux, sous un rideau de pluie glacée.
ment. Je n’ai plus suffisamment de temps pour poursui-
vre cette conversation amicale. Et plus envie de me Nous ne nous reverrons sans doute jamais.
plonger dans un passé révolu.

- J’ai besoin de toi, Gonshiro et je regrette de te pré-


venir si tard. ***
- Tu sais… Que tu peux toujours compter sur moi,
Nao, dit-il en avalant péniblement la trop grosse bouchée. Plongé dans l’obscurité, le night-club paraît quasi-
ment désert, perdu au seuil d’une rue isolée du quartier.
- Connais-tu le Wake-Up ? Seul un son lourd, étouffé, et la présence de deux
videurs patibulaires à l’entrée de l’édifice trahissent la
- Oui, c’est un night-club à l’est de Roppongi. présence d’un petit comité de noctambules, s’agitant
Pourquoi ? sur la piste pour oublier leurs tracas. Nouée sur un lam-
padaire usé, une longue cordelette en paille de riz tres-
- Il va être attaqué d’ici une heure et j’aimerais que sée se tortille dans le vent. Me concentrant, je ressens
tu évacues ses occupants. rapidement la présence d’autres amulettes du même
type, des shimenawa, placées sur différents poteaux et
Surpris, il me dévisage avec inquiétude. éclairages publics entourant le Wake-Up. Leur présence
augmente la pureté du bâtiment et améliore grandement
- Pourquoi ? nos chances de succès.

- Si je te le dis, tu ne me croiras pas. Mon sens Ki me révèle également deux silhouettes,


patientant dans une ruelle proche sous un porche déla-
Son sourire reprend de nouveau le dessus, il plisse bré, fragilisé par l’humidité. Leur énergie est forte et
les yeux et reprend une gorgée de bière. Il n’a pas pure. Le premier est un Onimachine, Kaiju, un sque-
changé. lette synthétique de plus de deux mètres à la puissance
redoutable. Le second est un homme jeune au corps
- Tu te fais beaucoup de soucis pour mon sommeil, tatoué, au visage osseux et au regard profond. Kaname,
hum ? Quand mes parents m’expliquaient que les celui qui parle aux esprits et qui devine le danger.
monstres n’existaient pas sous mon lit…
- Messieurs, nous pouvons y aller.
- Ils te mentaient.
Kaiju disparaît presque immédiatement dans l’om-
L’orage gronde à l’extérieur du restaurant. Le vent bre de la ruelle, comme si son corps plongeait dans une
fait claquer la porte d’entrée et des trombes d’eau eau faite de ténèbres. Kaname, quant à lui, me suit tran-
s’abattent désormais sur sa vitrine, interrompant la quillement jusqu’à l’entrée de la boîte de nuit, cigarette
luminosité des néons. aux lèvres.

- Tu me laisses combien de temps ? J’ai besoin de Les deux videurs nous observent d’un air mauvais
deux autres patrouilleurs pour ce type d’intervention. alors que nous allons à leur rencontre. Ils dégagent une
écoeurante odeur de cendres et la Souillure émanant
- Trente minutes maximum. Dis simplement qu’il y d’esprits n’ayant jamais trouvé le repos. Avant même
a une bombe à l’intérieur. Dresse un cordon de sécurité que l’un d’eux n’ait eu le temps de poser la main sur le

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holster caché sous sa veste, deux couteaux traversent la Les premiers humains réalisent que quelque chose
pluie et se plantent sèchement dans leur crâne. Surpris, ne tourne pas rond au moment où je fais apparaître ma
les démons observent les minces bandes de papier naginata de l’intérieur de ma main. Vers le centre de la
accrochées à chacune des lames, enfoncées dans leur piste, Kaname fait appel à Pyo, l’inzô (mudrâ) du
front robuste. Des o-fuda. Diamant, joignant ses mains et récitant un mantra pour
projeter un rayon d’énergie sur un Kurobôzu qui dispa-
Leur corps s’enflamme presque immédiatement au raît aussitôt. C’est la panique. Dans le visible et l’invi-
contact du sortilège inscrit sur le papier. Un feu dont sible. Les esprits hurlent, ressentent enfin la pureté des
aucune pluie ne peut venir à bout. Ce qui reste d’eux shimenawa qui limite leurs pouvoirs, étouffe leur impu-
finit par se désagréger dans le caniveau, en produisant reté et améliore notre énergie Ki. Ils virevoltent, toutes
une fumée âcre et noire. griffes dehors, leurs langues tubulaires tentant de nous
harponner au passage. Kaiju invoque son bâton ferré à
Concentrée, je franchis les portes du Wake-Up pendant l’œil rouge, tandis que je charge mon arme et solidifie
que Kaname récupère ses couteaux fumants sur le bord du le skinsuit placé sous mon kimono à l’aide du Ki. Après
trottoir et les replace délicatement dans sa veste longue. avoir esquivé une attaque, je saute sur un mur et tour-
noie dans l’air, éventrant au passage un Kurobozû à
Je ressens déjà la pureté des shimenawa, délimitant l’aide de ma lame incandescente.
la zone et améliorant mes capacités. Dans un environ-
nement assourdissant, une centaine de jeunes du quar- Kaname, de son côté, calme et serein comme à son
tier se trémoussent sur une musique provenant de habitude, jette sa cigarette et sort de sa poche une carte
projecteurs holographiques géants. Des silhouettes marquée d’un pentagramme bleu. La tenant entre deux
imaginaires en réalité augmentée apparaissent et dispa- doigts, il porte délicatement le talisman à ses lèvres.
raissent, échangeant parfois quelques pas de danse avec Son souffle léger fait disparaître la carte comme s’il
la réalité. Au milieu de cette transe générale, des formes s’agissait d’une vulgaire représentation de sable. Puis,
grisâtres planent au-dessus des corps survoltés, tour- inspirant l’énergie Ki contenue dans le talisman,
nant comme des requins autour de proies perdues en Kaname fait apparaître un Kekkai autour de nous. Une
mer. Invisibles, les esprits rôdeurs paraissent attendre le barrière dimensionnelle sphérique, nous enfermant
moment fatidique pour attaquer, reniflant un groupe de avec les Kurobôzu dans une zone de combat délimitée
jeunes filles assises sur une banquette, léchant la sueur et sans le moindre humain. Dans l’affolement général,
d’un homme accoudé au comptoir. nous disparaissons au même instant du regard des
hommes, abandonnant les jeunes danseurs à leur destin.
Discrètement, nous avançons dans la foule pour Il est temps pour nous d’accomplir notre mission, d’éli-
nous y mêler. Tête baissée, nous essayons de mélanger miner les spectres, sans risquer la moindre vie, le moin-
notre empreinte Ki aux personnes qui nous entourent, dre sang d’innocent. Ailleurs.
pour ne pas attirer trop tôt l’attention des Kurobôzu. En
l’espace d’une seconde, l’atmosphère commence à Quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvre
changer. Un froid étrange paraît envahir la piste et les violemment sur une poignée de policiers, menés par
simulacres de visages des esprits charognards, se tor- Gonshiro. Endiguant la panique, après plusieurs cris et
dent en une moue de plaisir. Tournoyant au dessus des sommations, les forces de l’ordre parviennent à faire sor-
humains comme un banc de prédateurs, ils finissent par tir les occupants du night-club dans un calme relatif. À
plonger, enfonçant leur langue spectrale dans la gorge l’intérieur du bâtiment, la musique s’est tue et les rares
de leur victime désignée pour aspirer sa force vitale. individus couchés sur le sol, épuisés par l’assaut des
Inconscients de ce qui est en train de se passer, les yôkai, sont secourus à l’aide de kits de secours.
autres danseurs s’agitent toujours avec vivacité, ne réa-
lisant pas que certains d’entre eux sont pris de spasmes Après l’évacuation complète du Wake-Up, Gonshiro
de douleur. Perdue dans la musique stridente, une jeune reste seul, assis sur les marches de l’entrée, aux aguets.
fille au teint cireux et à la tenue colorée, est aspirée de Il paraît attendre quelque chose, ou quelqu’un. Sans
l’intérieur par deux énormes Kurobôzu aux longues que quiconque ne réponde à son attente muette. Sur le
griffes noires. Les yeux révulsés, dans l’indifférence sol, un petit morceau de carte gravé d’un pentagramme
générale, elle ne s’aperçoit pas qu’une forme imposante bleuté continue à se désagréger, en formant une fine
Wake-Up

s’est échappée de l’ombre. Kaiju, la puissante machine volute de fumée.


industrielle, utilise ses mains, transformées en griffes
de métal monstrueuses, avec une vivacité extraordi- Reprenant alors le cours de sa vie, le lieutenant-prin-
naire pour trancher sauvagement les deux esprits affa- cipal Gonshiro Chiba se lève, tourne les talons et, après
més en fines lamelles spirituelles. Avant de rattraper la avoir regardé une dernière fois la salle vide, referme les
fille, saine et sauve. portes du night-club sur l’obscurité de l’inconnu.

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