Université Du Québec À Chicoutimi
Université Du Québec À Chicoutimi
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ À
PAR
HANANE AITOUDA
B.Sc (GÉOLOGIE)
SPATIALE
FEVRIER 2012
11
RESUME
Ill
des paramètres biophysiques du couvert végétal à partir des données de télédétection. Dans
les domaines du visible et du proche infrarouge, parmi les paramètres recherchés, on trouve
le taux de couverture, la biomasse, et l'indice de surface foliaire (LAI). Ces derniers jouent
Pour ce faire, des indices de végétation ont été calculés à partir de réflectances spectrales
interprétables entre les indices spectraux (NDVI, Green NDVI, RDVI, MSR, SAVI,
MS A VI, OS AVI, SAVI, EVI, MTVI1 et MTVI2) et les variables mesurées au sol. Des
analyses statistiques ont prouvé que les indices de végétation ci-dessus étaient plus ou
moins affectés par la saturation aux niveaux élevés des variables biophysiques. Les indices
OSAVI, MSAVI et MTVI2 calculés par simulations sur des bandes multispectrales (TM) se
sont avérés les meilleurs estimateurs des variables biophysiques (LAI, taux de couverture et
démontrent Une concordance entre les prédictions à partir des images CASI et les mesures
variabilité, diminue avec les images à plus faibles résolutions (10 m, 15 m et 20 m) pour les
trois variables biophysiques. Les données hyperspectrales CASI à haute résolution spatiale
ainsi que Dr. Nicolas Tremblay, mon co-directeur de recherche, pour leur encadrement, leur
aide et leur appui précieux à la réalisation de ce projet de recherche. Ce travail a été réalisé
Nicolas Tremblay). À ces organismes, j'adresse mes vifs remerciements pour leurs
contributions essentielles.
Canada qui m'a aidé dans mes recherches et qui m'a chaleureusement reçu pour me fournir
moral de la part de mon père, ma mère, mon mari et les membres de ma famille.
Merci beaucoup!
Vil
RESUME ii
REMERCIEMENTS v
CHAPITRE 1: INTRODUCTION 1
2.3.3 Taux de
défini.
IX
RÉSUMÉ ii
REMERCIEMENTS v
SOL 49
ix
74 xiii
SOL 49
4.1 Introduction 50
4.2 Relations entre les indices de végétation et le LAI Erreur ! Signet non défini.
4.5
Conclusions Erreu
REMERCIEMENTS v
SOL 49
ix
74 xiii
CHAPITRE 6: CONCLUSIONS 94
RÉFÉRENCES 97
ANNEXE 111
XI
Figure 6 : Relation entre les indices spectraux calculés (NDVI, GNDVI, RDVI et MSR) et
le LAI 53
Figure 7 : Relation entre les indices spectraux calculés (SAVI, MSAVI, OSAVI et
EVI)et le LAI 54
Figure 8 : Relation entre les indices spectraux calculés (MTVI1 et MTVI2) et le LAI
55
Figure 9 : Relation entre les indices spectraux calculés (NDVI, GreenNDVI, RDVI et
MSR) et le taux de couverture (%C) tout au long du développement des cultures
63
Figure 10 : Relation entre les indices spectraux calculés (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI)
et le taux de couverture (%C) tout au long du développement des cultures
64
Figure 11 : Relation entre les indices spectraux calculés (MTVI1 et MTVI2) et le taux de
couverture (%C) tout au long du développement des cultures 65
Figure 12 : Relations entre les indices (NDVI, GNDVI, RDVI et MSR) et la biomasse
68
Figure 13 : Relations entre les indices spectraux (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI) et la
biomasse 69
Xlll
INTRODUCTION
1.1 Contexte scientifique
Pour la très grande majorité des pays, le secteur agricole constitue aujourd'hui un
espaces cultivés ont des applications dans divers domaines : inventaires des surfaces
récolte (gestion des stocks, sécurité alimentaire), gestion des pratiques agricoles à la
parcelle, ou contrôle et suivi des mesures d'aides agricoles dans un cadre réglementé
(Dejean, 2002).
Au Canada, environ 16% du produit intérieur brut du pays a été généré par le secteur
naturelles, préserve la qualité des sols, de Veau et de Vair, protège la biodiversité, concourt
Le grand territoire qui est couvert par les activités de l'agriculture rend ce domaine
fastidieuses. Les grandes surfaces agricoles ne sont gérées et exploitées que par peu de
personnes et les caractéristiques des cultures (biomasse, taux de couverture, etc.) y sont en
constante évolution dans le temps, ce qui fait de la télédétection une source d'information
• de l'occupation du sol;
• Aussi pour l'évaluation de l'impact d'un surdosage des intrants sur l'environnement.
Ces dernières années, les avancées dans le domaine du machinisme agricole, alliées à
chaque zone de la parcelle (Baret, 1999). Ainsi, et depuis quelques années, une nouvelle
chaque type de sol à l'intérieur d'un champ afin d'y adapter les pratiques culturales
Cette nouvelle approche permet au producteur de gérer ses champs comme s'ils
étaient composés d'un ensemble de petits champs. Son succès repose sur le développement
des technologies telles que les capteurs de rendement, les systèmes de positionnement
agriculture. Elle donne la possibilité de générer des cartes de rendement qui permettent de
1.2 Problématique
Dans leur majorité, les champs agricoles ne sont pas homogènes. Ils présentent des
induisent différentes conditions de fertilité qui occasionnent une croissance non uniforme
des cultures à l'intérieur d'un même champ. En dépit de cette hétérogénéité des champs, les
uniformément la même quantité de fertilisant. Une telle pratique culturale entraîne une sur-
fertilisation des zones du champ qui présentent une faible demande en éléments nutritifs,
alors que les secteurs qui souffrent d'un déficit demeurent sous fertilisés. La conséquence
immédiate est la baisse des rendements, ainsi qu'une dépréciation de leur qualité (Baret,
1999).
politiques. La complexité du problème de prédiction des récoltes implique que l'on essaie
de tirer profit de toutes les sources d'information disponibles. Au côté des données de
terrain, topographiques et climatiques, dont l'utilisation est classique, les données issues de
Comme la télédétection fait appel à des techniques en évolution rapide dans un monde
améliore l'efficacité des méthodes conventionnelles éprouvées. Elle apporte aussi une
Pour pouvoir tirer profit des données de télédétection, celles-ci doivent être en
accord avec le phénomène étudié. Lorsqu'il s'agit du suivi de cultures, la croissance parfois
cultures nécessite une résolution spatiale relativement haute pour s'adapter à la taille des
suffisent pas à mener à bien une prédiction de production. Ces informations doivent être
utilisées soit dans un modèle statistique, soit en complément d'un modèle de simulation de
Cette recherche s'inscrit dans un cadre d'agriculture de précision. Son objectif général
gestion agricole permettant d'optimiser leurs rendements. Les objectifs principaux de cette
recherche sont :
- le taux de couverture
- la biomasse
moins coûteuse.
auxquelles nous nous efforcerons de répondre au travers des divers chapitres. Ce manuscrit
s'organise ainsi en six chapitres qui reprennent les étapes entreprises dans ce travail. Ils
recherche.
Chapitre 2 : Une revue bibliographique est effectuée concernant les divers concepts et
approches abordées dans ce mémoire : les variables biophysiques, les méthodes de leur
Chapitre 4 : Ce chapitre comprend l'analyse des résultats en se basant sur la réalité terrain.
Autrement dit, il consiste à évaluer la concordance entre les données obtenues à partir de
l'information spectrale et les mesures des variables biophysiques réalisées sur le terrain.
Chapitre 6 : Ce manuscrit s'achève par des conclusions résumant les principaux résultats.
En plus, il apporte un regard critique sur les démarches méthodologiques utilisées et des
REVUE DE LITTÉRATURE
10
2.1 Introduction
paramètres recherchés sont par exemple le taux de couverture, permettant le suivi des
terrain, est impossible à grande échelle, compte tenu du travail que cela représente. La
télédétection spatiale, de par sa capacité à surveiller les scènes à des fréquences allant de
quelques heures à plusieurs dizaines de jours, peut apporter une solution, tout en reliant de
manière fiable ces paramètres biophysiques aux données satellitales (Estève et al., 1998).
domaine optique a donné lieu à de nombreux travaux dès le lancement des premiers
satellites d'observation de la Terre en s'appuyant sur les indices de végétation qui exploitent
et al, 1985). Le suivi de la végétation à partir de l'espace a longtemps été limité par la
techniques, la chute du coût des capteurs, et enfin une meilleure compréhension des
Les indices de végétation sont basés sur la réflectance différentielle des tissus
1985). En effet, les feuilles vertes réfléchissent une très faible proportion du rayonnement
incident dans la bande du rouge et une très forte proportion dans la bande du proche
infrarouge (Guyot, 1990). Différents indices, basés sur des combinaisons entre les
réflectances dans différents canaux, ont été proposés. Ils ont été utilisés pour estimer
couverture (Tucker et al, 1985; Benoit et al, 1988 ; Paruelo et al, 1991; Paruelo et al,
Dans la littérature, un grand nombre d'indices de végétation ont été développés pour
différentes applications et dans des conditions bien spécifiques (Bannari et al., 1995). Dans
le but de réduire l'effet de facteurs externes sur les réflectances tels que le substratum
sousjacent, les conditions d'illumination (Bouman, 1991), ou les effets atmosphériques, les
nombreux indices de végétation ont ainsi été construits dans le but d'interpréter les mesures
de télédétection. Ils combinent les réflectances dans le visible et le proche infrarouge (PIR).
Baret et Guyot (1991) ont discuté de l'influence du le LAI, de l'inclinaison des feuilles ainsi
12
que du substratum sous-jacent sur plusieurs indices de végétation. Ils ont montré qu'ils
peuvent être classés en trois groupes qui sont succinctement présentés dans cette section.
• Dans le premier groupe, les indices de densité qui sont très influencés par le sol lorsque la
1974), variant entre -1 et 1, est un rapport normalisé entre le Proche infrarouge et le Rouge
l'équation du NDVI, est un indicateur privilégié pour tout ce qui a trait à la concentration
en chlorophylle des végétaux (Guyot, 1989). Le déplacement de ce plateau ainsi que son
amplitude constitue un indicateur spectral important pour la détection des stress (Carter et
Miller, 1994).
moindre sensibilité (par rapport aux réflectances) via à vis de facteurs externes tels que, la
Cet indice est efficace pour quantifier la biomasse (Bariou et al, 1985) mais ne permet
chlorophyllienne selon certains auteurs (Lichtenthaler et al., 1998) alors que d'autres études
montre son efficacité à discriminer l'état de santé des végétaux (Adams et ai, 2000).
Des études antérieurs ont montré que le NDVI est tout de même relativement sensible
aux positions respectives du capteur et du soleil (effets directionnels) (Goward et ai, 1994,
jacente comme le sol et la litière (Huete et al., 1985, Baret et Guyot, 1991). Malgré les
défauts cités ci-dessus, le NDVI est souvent le seul indice présent dans de nombreuses
Photosythetically Active Radiation) et donc continue à être utilisé comme indicateur des
Malgré son utilisation intensive, NDVI sature dans le cas d'une canopée dense et il
montre des relations non-linéaires avec les praramétres biophysiques tels que le LAI (Baret
et Guyot, 1991; Lillesaeter, 1982).Pour cette raison, des indices améliorés ont été
développés comme le RDVI (Rougean et Breon, 1995) afin d'avoir des relations linéaires
avec les variables biophysiques. Cet indice proposé combine les avantages de l'indice de
Ratio (SR = NIR/R, Jordan, 1969). Le MSR est supposé être linéairement lié aux
Cet indice a été trouvé pour être beaucoup plus sensible à la concentration de la
utilise la bande verte (520-630 nm) qui est sensible à la concentration de la chlorophylle a
• Dans le second groupe, de nouveaux indices ont été proposés dans le but de diminuer
Index) par Huete (1988), le TSAVI (TransformedSAVI) par Baret et Guyot (1991), l'ARVI
d'ARVI, par Kaufman et Tanré (1992), le GEMI (Global Environment Monitoring Index)
par Pinty et Verstraete (1992), puis le MS AVI (Modified SAVI) par Qi et al (1994) ou
- Le SAVI :
Le facteur L est ajusté de façon à prendre en compte les variations des propriétés spectrales
du sol nu, et le facteur (1 + L) ne sert qu'à préserver la dynamique de l'indice. Dans le cas
du SAVI, L = 0,5 ; et, dans le cas d'indices plus sophistiqués comme le MS AVI (Qi et al,
1994), L peut varier en fonction de la densité de la végétation. Cet indice prend en compte
la réflectance des sols sous-jacents. Il est en fonction du coefficient L (= 0,5) qui a été
16
ajusté de façon à prendre en compte les variations des propriétés spectrales du sol nu. Il
- Le MSAVI est conçu aussi dans le but de minimiser les effets extérieurs et pour mieux
rehausser le signal issu de la végétation. Or, bien que ces indices (SAVI et MSAVI) soient
basés sur des hypothèses plausibles pour minimiser les effets extérieurs, l'utilisation de l'un
ou de l'autre pour caractériser les couverts végétaux peut être limitée par un certain nombre
2000).
- Le EVI a été développé pour être plus sensible à la biomasse en réduisant au minimum
l'effet d'aérosols (Justice et al., 1998). Le coefficient L est pour la correction du fond de la
canopée. Et Ci et C2 sont les coefficients de la limite des aérosols, ils emploient la bande
L = l , C i = 6et C2 = 7.5
- Le OSAVI (Optimized SAVI, Rondeaux et al, 1996) est l'un des indices qui sont
développés pour réduire l'impact du sol. Rondeaux et al. (1996) l'ont développé en utilisant
coefficient d'ajustement des effets des sols (0.16). Ce coefficient a été choisi comme la
valeur optimale pour réduire au minimum l'effet des sols en milieu agricole.
Tous ces indices sont fortement corrélés à l'indice foliaire (LAI) du couvert (Baret et
végétation jusqu'à atteindre un niveau de saturation. Les relations entre LAI et indices de
des indices notamment vis-à-vis des facteurs auxquels certains indices sont supposés
résistants (les conditions atmosphériques, les propriétés du sol sous-jacent, les propriétés
spectrales des éléments du feuillage, la géométrie du couvert et les effets de rangs) ont pu
radiatif comme le modèle SAIL (Verhoef, 1984) couplés à des modèles de transfert radiatif
atmosphériques comme le modèle 6S (Vermote et ai, 1997). Ces études ont confirmé que
18
les indices de type SAVI semblent les plus performants au moins pendant la phase de
NDVI) ne sont utilisables que pour des couverts denses et chlorophylliens, sans mélange de
matière sèche sur pied avec la matière verte. Dans le cas d'un faible recouvrement par la
végétation chlorophyllienne, il faut utiliser des indices comme le SAVI (Girard et Girard,
1999).
la bande rouge est remplacée par la bande du moyen infrarouge. Cet indice a été
- SACRI (Soil Adjusted Corn Residue Index, Biard et al., 1995) : créé dans la même
optique que le NDI pour détecter les résidus, cet indice a subi une transformation semblable
au TSAVI proposée par Baret et al. (1989) dans laquelle on inclut dans l'algorithme les
L'utilisation des bandes situés dans l'infrarouge moyen a permis de mettre sur pied de
nouveaux indices qui sont sensibles au contenu en eau des feuilles et du sol amenant ainsi
un nouveau paramètre de distinction des couverts (Me Nairn et Protz, 1993). Pour le choix
bande TM5 par rapport à la bande TM7 du fait qu'elle est plus sensible aux propriétés
optiques du sol (Baret et al, 1988 ; Me Nairn et Protz, 1993). Cette sensibilité est accrue
en chlorophylle :
les longueurs d'ondes verte, rouge et infrarouge dont la réflectance est dépendante de la
(12)MTVI2 =
2002) est dérivé de l'indice MCARI ( Modified Chlorophyll Absorption Index, Daughtry et
al., 2000) qui lui l'est du CARI {Chlorophyll Absorption in Reflectance Index, Kim et al.,
1994). À l'origine l'indice CARI a été créé pour minimiser l'influence du matériel non-
photosynthétique dans les données de réflectance. Le MCARI est sensible aux variations
mais il est fortement influencé par différents paramètres tel le LAI, la chlorophylle et
l'interaction LAI-chlorophylle. Certaines études ont en autres démontré que cet indice est
Les longueurs d'onde approchant 550 nm et 700 nm s'avèrent être les plus sensibles à
une variation de chlorophylle selon certains auteurs (Lichtenthaler et al. 1998; Carter et
Knapp 2001). En fait, certaines études affirment que la réflectance à 550 nm est la longueur
Nagel, 1993) alors que d'autres identifient 700 nm comme présentant une meilleure
corrélation (Carter et Knapp, 2001) ou encore que les deux longueurs d'onde sont aussi
sensibles une que l'autre (Blackmer et al, 1994; Schepers et al, 1996).
L'amplitude de pics ou de creux spécifiques dans les signatures spectrales sert, selon
leur positionna corréler la réflectance avec un état des végétaux. Les longueurs d'onde
réflectance à la longueur d'onde de 550 nm est la meilleure façon de discriminer les stress
azotés chez le maïs selon une étude menée par Blackmer et al en 1994. Les travaux de
Carter et Miller sur le soya montrent que les ratios de réflectance R694/R420; R600/R760
R694/R760 serait le plus efficace dans la discrimination hâtive (Carter et Miller, 1994).
Par ailleurs, inspiré par l'idée générale de CARI, Broge et Leblanc (2000) ont
développé l'indice triangulaire de végétation TVI {Triangular Vegetation Index), ce qui est
censé pour caractériser l'énergie radiante absorbée par les pigments de la feuille en termes
22
même temps que l'importance de la réflectance dans le vert. Le TVI est déterminé comme
la surface définie par les bandes d'absoption par le vert, le rouge et le proche infrarouge. Il
L'idée générale derrière le TVI est basée sur le fait que la surface totale de la triangle
caractéristiques du couvert végétal. Ce sont les caractéristiques qui influent le plus sur la
2.3.1 LAI
Le LAI est défini par la surface totale d'éléments de végétation verts (ne considérant
qu'un seul côté des feuilles) par unité de surface au sol horizontal (Privette et a/., 1996).
Chen et Black en 1992 l'ont défini comme la surface cumulée, sur toute la hauteur du
couvert, des faces supérieures des feuilles par unité de surface du sol. C'est donc une
fonction directe de l'espacement des plantes dans la parcelle et l'une des principales
déterminant le champ de rayonnement au sein du couvert (Chen, 1996). Le LAI est sans
doute l'élément observable par télédétection le plus important du couvert. En effet, comme
les feuilles sont considérées comme les principales interfaces avec l'atmosphère pour les
transferts de masse et d'énergie (Rosenberg et al, 1983). LE LAI décrit à la fois (Sellers et
al, 1986) :
observée ;
biosphère et l'atmosphère ;
- une mise en évidence des zones gravement affectées (zones stressées, attaquées par des
parasites, etc.).
modéliser le fonctionnement des couverts, puisque ce sont essentiellement les feuilles qui
(Rosenberg et al, 1983). Il constitue une donnée d'entrée importante pour les modèles
Le LAI peut être mesuré directement au sol avec le LAI-2000 ou avec un planimètre
lorsque les plants sont petits. En outre, il peut être estimé à l'aide d'algorithmes appliqués
sur des images aéroportées ou satellitales à condition d'avoir des mesures au sol du LAI
pour l'étalonnage et la validation des données (Delécolle et Guérif, 1988). Il existe une
variété de méthodes pour l'estimation du LAI à partir du sol ou par télédétection et cette
situation peut entraîner une certaine confusion et une mesure d'incertitude quant à la
Le LAI peut être estimé à partir des mesures de réflectances des capteurs optiques
satellitaux. Les premiers travaux dans ce domaine ont été réalisés dans le cadre du projet
ISLSCP (International Satellite Land Surface Climatology Project) (Sellers et al., 1994).
L'algorithme de calcul reposait alors sur des relations empiriques avec l'indice de
végétation NDVI, établies pour chaque classe d'une carte d'occupation des sols. Depuis,
des méthodes plus sophistiquées ont été élaborées, utilisant des modèles de transfert radiatif
qui implémentent des tables de correspondance ou des réseaux de neurones (Bacour, 2001).
25
Les modèles empiriques consistent à corréler, par des relations simples, les indices de
végétation au LAI. Ils ont l'avantage d'être rapides et faciles à mettre en œuvre (Kimes et
Kirchner 1982). Ils sont cependant très sensibles à un certain nombre de facteurs
l'influence de ces différents facteurs perturbateurs, on préfère souvent utiliser les modèles
sein du couvert et permettent ainsi de relier le signal radiométrique fourni par les capteurs
minimisation de l'écart entre les réflectances simulées et mesurées afin de déterminer les
requiert d'une part un modèle précis qui prend bien en compte la structure du couvert et
d'autre part une connaissance a priori de la distribution des variables du modèle qui
2.3.2 Biomasse
toute la biomasse vivante au dessus du sol, y compris les tiges, les souches, les branches,
26
l'écorce, les graines et le feuillage. Par contre, la biomasse souterraine correspond à toute la
biomasse de racines vivantes; les radicelles de moins de 2 mm de diamètre sont exclues, car
biomasse sèche diffère de la verte du fait qu'elle est anhydre. La biomasse est une propriété
respiration des plantes sur la surface observée (Fallon, 2003). Elle est impliquée dans un
Des études scientifiques ont cherché, par le passé, à établir des méthodes précises,
une méthode simple à mettre en œuvre (par exemple Sims et al 1978 ; Sala et al 1988),
cette technique est limitée par sa lenteur, son coût, le caractère destructif des mesures, et
surtout par le nombre de mesures nécessaires pour produire une estimation fiable. Plusieurs
production primaire nette (PPN) (Goward et al, 1985; Box et al, 1989 ; Running, 1990;
Prince, 1991; Hobbs, 1995, Paruelo et al, 1997 ; Paruelo et al, 2000(a)).
spectrale et la biomasse ou la production primaire nette (PPN) (Goward et al, 1985; Box et
al, 1989; Running, 1990; Prince, 1991; Hobbs, 1995; Paruelo et al, 1997; Paruelo et al,
2000(a)). Ainsi, Plusieurs chercheurs ont récemment publié des résultats proposant que les
27
réflectances dans le visible, le proche infrarouge et le moyen infrarouge peuvent être reliées
aux conditions de croissance. Ils ont montré que les régions spectrales du rouge et de
l'infrarouge sont fortement corrélées à la biomasse (Franklin, 1986; Roy et Ravan, 1996;
Jakubauskas et Price, 1997). Et beaucoup d'autres ont identifié le moyen infrarouge comme
1986; Spanner et al., 1990; Ripple et al., 1991 et Danson et Curran, 1993).
foliaire. Elle demeure un problème épineux, puisque il y'a un grand nombre de méthodes
d'estimations indirects (au sol et par télédétection optique) et qui donnent des résultats
divergents (Fischer et al, 1995). Un rapport statistique significatif a été découvert entre les
indices de végétation et la biomasse verte, mais d'autres études ont aussi annoncé peu ou
pas de lien entre eux (Anderson et Hanson, 1992; Anderson et a/., 1993). Les relations
(1995) décrit les diverses techniques utilisées pour dériver la biomasse ou la productivité
des données de télédétection. Différents types de modèle de végétation ont été utilisés en
d'application (site et type de végétation donnés) ; en plus, les relations empiriques et les
28
direction du nadir (North, 1996). Cette variable représente donc la probabilité pour que le
rayonnement solaire atteigne le sol sans avoir été intercepté par les feuilles. Elle est utilisée
pour distinguer le sol de la végétation pour certains processus tels que l'évapotranspiration.
couverture est une bonne mesure de la quantité de végétation présente. Sa dynamique peut
être, par exemple, utilisée pour décrire la phénologie. Il est associé à de nombreux
processus et il peut être utilisé comme indicateur pour moduler un certain nombre
végétale (Gower et a/., 1999) et la gestion des ressources agricoles (Prince, 1991). En effet,
le taux de couverture représente la majeure partie participant aux cycles du carbone (par
reçue (Garratt, 1993). Le prélèvement temporel exigé pour ces applications rend nécessaire
corrélation entre les propriétés de la végétation avec les indices de végétation (Los et al.,
La fraction végétale peut être estimée aussi par la technique « démixage spectral » qui
la sénescente (Adams et a/., 1989). La technique est basée sur un modèle de réflectance
spectrale qui considère que la réflectance totale de la scène est égale la somme des
réflectances des différents composants de la scène (Adams et a/., 1995). Les spectres des
composants peuvent être pris des bibliothèques des propriétés spectrales connues, des
mesures in situ ou être dérivés potentiellement de l'image elle-même. Une fois appliqué
aux données, le résultat est une série d'images de fraction (une pour chaque tvne de
MATÉRIEL ET MÉTHODES
31
3.1 Introduction
Pour réaliser cette recherche, les mesures ont été faites durant le cycle végétatif des
ouest). La première partie de notre recherche a consisté à mettre en relation les variables
végétation calculés à partir de la réponse spectrale des cultures, Des analyses statistiques
biophysiques.
variable biophysique aux données images hyperspectrales acquises par le capteur CASI
dans la figure 1.
32
Images à 1 m, 2 m, 4 m,
10 m, 15 m et 20 m
Mesures
Photographies spectroradio- LAI Biomasse
verticales métriques
Comparaison Coefficient
avec la réalité de
terrain variation
Taux de Calcul
couverture d'indices de
(TC) végétation
(IV)
Évaluation de la
Relation dégradation de
Relation Relation
l'image
TC-IV ISF-IV Biomasse- IV
Résolution
Équations de Spatiale
prédiction optimale
TAcadie (voir schéma). Ses coordonnées géographiques UTM sont: 630 366.35 m E,
Richelieu, Québec. Ces terres et leurs infrastructures sont utilisées principalement pour la
recherche et le développement en sol minéral de la culture des légumes, des petits fruits et
suivant : Bolero pour les pois; Matador pour les haricots; Legacy pour le maïs. Les
cultivars Bolero, Matador et Legacy sont cultivés en parcelles de type commercial. Ils sont
cultivar Matador d'haricot est de 124 m x 81 m, celle du Bolero du pois était de 134 m x
84 m, tandis que le cultivar Legacy du maïs a une grande superficie à échantillonner par
rapport aux autres cultivars : 262 m xlO2 m (Tableau I). L'augmentation du rythme et de la
qualité de mesures à la ferme de l'Acadie permet d'assurer un suivi rigoureux des cultures
35
agriculture de précision.
parcelles
- Chaque point est indiqué par un drapeau avec son code inscrit.
Afin d'atteindre nos objectifs, des mesures de biomasse, d'indice de surface foliaire,
du taux de couverture viennent se greffer aux mesures de réflectances au sol ainsi qu'à
d'onde autour du visible et du proche infrarouge. Les réflectances dans le proche infrarouge
réflectances dans le rouge, en complément avec celles dans le proche infrarouge, permettent
Les mesures de réflectances sont prises au long de la journée dans les longueurs
mesures est :
Divece),
spectroradiométriques,
maximale de 7,6 m)
• Véhicule tout-terrain
CASI est un imageur hyperspectral aéroporté, conçu pour acquérir des images dans un
grand nombre de bandes spectrales. La gamme spectrale couverte par 288 canaux varie
entre 0.4 et 0.9 p.m (Virnstein et Tepera, 1997). D'un point de vue géométrique, c'est un
capteur de type push broom, c'est-à-dire qu'une barrette de détecteurs située dans le plan
focal observe à un instant donné une ligne du terrain, perpendiculaire à la trajectoire. C'est
le déplacement de l'avion qui permet d'obtenir successivement toutes les lignes de l'image.
39
Les avantages que présente ce type de capteur sont liés à ses résolutions spatiale et
spectrale. Le fait d'utiliser un capteur aéroporté permet d'obtenir une meilleure résolution
spatiale que les capteurs sur plate-forme satellitale usuels. D'autre part l'emploi d'un
assure une résolution spectrale fine qui doit permettre une meilleure discrimination des
spectrale a une contre-partie, liée à la nécessité de voler très bas. Cela implique des
mosaïquage et des effets liés à la grande ouverture angulaire (effets atmosphériques, effets
optiques...). Ces effets sont corrigés en grande partie mais des effets résiduels restent
présents dans le produit final mais qui ne présentent pas un impact sur les paramètres
extraites de l'image.
À la ferme expérimentale de l'Acadie, des images CASI ont été acquises le 14 Août
2003 à différentes résolutions spectrales (lm, 2m, 4m, 10m, 15m et 20m) de façon à
couvrir spatialement les sites étudiés. Ces images permettent de bien distinguer nettement
La distinction se fait par une différence dans la texture et les teintes (figure 3). Les
teintes claires montrent des fortes réflectances alors que les teintes plus sombres ont des
40
faibles réflectances. Cette analyse visuelle indique qu'il existe des différences
- différences du LAI,
3.3.3.1 LAI
superficie du feuillage par unité de surface au sol, autrement dit, la surface foliaire totale
d'une plante divisée par la surface de sol qu'elle occupe. Elles sont prises elles aussi tout au
long de la saison. Il est mesuré avec le LAI-2000 (Figure 5) pour tous les cultivars, excepté
pour deux ou trois dates en début de saison lorsque les plants sont petits et qui doivent être
mesurés avec le planimètre. Les deux méthodes de prise de données de LAI sont
équivalentes. Ces données ont été acquises dans les parcelles de L'Acadie en même temps
(Moyenne des mesures de planimètre (en cm2) pour 1 mètre) x 1.333 (haricots et maïs) ou
3.3.3.2 Biomasse
Des mesures de la biomasse ont été effectuées pour tous les cultivars. Des quadrats de
1 mètre ont été délimités et récoltés. Le poids frais du feuillage et des fruits a été mesuré
pour chaque 1 mètre carré de biomasse. La biomasse a été séchée et de nouveau pesée pour
Les photographies, prises en même temps que les mesures de réflectances, sont
également intéressantes. Elles permettent d'avoir une approche multidate du terrain. Pour
déterminer la densité du couvert végétal, on a utilisé une caméra numérique et les photos
logiciel PCI est conçu pour traiter un bon nombre de données numériques. C'est un système
précise. Une fois géocodées, les données peuvent être introduites dans un système
aérienne multispectrale et hyperspectrale. Celles-ci sont basée sur les signatures spectrales
d'images en leur donnant plus de clarté pour l'interprétation visuelle est un autre aspect
43
important de ce système. PCI utilise plusieurs interfaces. Pour la réalisation du projet, les
Corrections géométriques
pour chaque élément de l'image (pixel), des coordonnées dans un système de référence. Or,
chaque image a une géométrie particulière liée au mode d'acquisition de la donnée. Elle
système pris comme référence. Cette opération est appelée « correction géométrique » ou
établit une relation entre les coordonnées image et les coordonnées cartographiques du
système de projection utilisé (ici, le système UTM). Les corrections géométriques sont
appliquées en général sur les images pour réduire les déformations géométriques
vitesse et altitude.
44
une relation entre les coordonnées dans l'image brute et les coordonnées dans le système de
référence utilisé. On estime alors les déformations à l'aide de points d'appui que l'on
connaît par leurs positions sur le terrain et dans les images à corriger. La localisation des
Corrections atmosphériques
l'acquisition des images. Afin d'estimer ces paramètres avec une bonne précision, durant la
journée d'acquisition de l'image, une campagne de mesures a été organisée sur le territoire
d'étude pour mesurer l'épaisseur optique des aérosols à 550 nm. Cette dernière a été
utilisée par la suite comme une donnée d'entrée au modèle 5S (Simulation du signal
satellitaire dans le spectre solaire) (Tanré et ai, 1985) pour déterminer, entre autres, la
l'atmosphère, à l'altitude du capteur. Notons que c'est la version du modèle 5S, adaptée par
Teillet et Santer (1991) à la télédétection aéroportée, qui a été utilisée. Cette nouvelle
Afin d'obtenir le taux de couverture au sol qui constitue la vérité terrain, les images
numériques verticales ont été classifîées, c'est-à-dire que les éléments semblables de
l'image, présentant les mêmes caractéristiques spectrales, ont été regroupés en « classes ».
La classification dite dirigée qui a été réalisée dans ce traitement. Cette classification a
pour but d'utiliser notre connaissance des données et d'entraîner le logiciel à reconnaître les
classes désirées. Les pixels de l'image sont regroupés dans des classes où ils peuvent être
superposés sur la donnée originale (végétation, sol et ombre). Une bonne connaissance du
terrain est requise pour valider les résultats. Chacune des classes possède son code, le
qu'elle couvre.
Pour réaliser cette étude, c'est la classification par maximum de vraisemblance qui a
été choisie après avoir tester les autres classifications (distance minimale et
variance et la covariance de la réponse spectrale pour déterminer la classe d'un pixel. C'est
une fonction paramétrique (traitements des signatures des classes selon des lois
probabilistes) reposant sur le théorème de Bayes (Bonn et Rochon, 1993). Pour ce faire, un
nuage de points Gaussien (distribution normale) est formé. La distribution de cette réponse
spectrale est décrite par la moyenne des vecteurs et par la matrice de covariance. C'est avec
46
le traitement de ces statistiques que le logiciel peut calculer la probabilité qu'un pixel peut
L'analyse des données recueillies s'est faite après avoir complété la campagne de mesures à
saisie à effectuer ont été minimes puisque les appareils fournissent des fichiers numériques.
de données à référence spatiale (spectres) avec les variables mesurées au sol : le LAI, la
En plus des mesures de réflectances pour chaque bande spectrale, plusieurs indices de
végétation ont été définis pour l'analyse de régression simple. Trois familles d'indices
spectraux ont été calculées à partir de mesures de réflectances sur le terrain pour les trois
végétation par réflectance implique un choix stratégique tant qu'à l'indice le plus efficace
3éme
catégorie MTVIl = 1.2 [1.2 (PIR - V) - 2.5 (R - V)] Haboudane et al., 2003
MTVI2 =
1.5[1.2 (PIR- V) - 2.5 ( R - V)] / [(2PIR + l ) 2 - Haboudane et al., 2003
(6PIR-5(R) 1 / 2 )-0.5] 1 / 2
48
L'ensemble de ces indices a été testé sur les variables biophysiques acquises lors de
l'expérience. Les résultats obtenus à partir des régressions simples nous permettent
d'identifier les indices qui sont les plus adéquats pour l'estimation des variables
couverture ne sont pas utilisées dans la section concernant l'établissement des équations de
prédiction. Elles ont été gardées pour la validation sur les images CASI après application
4.1 Introduction
Un grand nombre d'études ont mis en évidence des relations entre variables spectrales
et variables de croissance pour différents types de couverts végétaux. Sellers et al. (1992)
rayonnement et;
Dans le premier cas, plusieurs auteurs ont démontré l'aptitude des indices de végétation à
estimer les variables biophysiques comme l'indice foliaire (LAI), la biomasse ou le taux de
couverture de la canopée (Tucker et al 1981 ; Asrar et a/., 1984 ; Paruelo et al. 2000a,
Paruelo et al, 2000b). La relation reste non linéaire pour le LAI et la biomasse et présente
une saturation pour les valeurs élevées. Dans notre étude, les données de réflectances
mesurées des trois cultures (Haricot, Pois et Maïs) ont d'abord été utilisées pour évaluer
pour calculer des indices de végétation. Avant d'effectuer les analyses statistiques de
réflectances a démontré qu'il n'existait aucune différence significative entre les diverses
51
cultures considérées. Dans un esprit de généralisation, nous avons intégré les trois cultures
(pois, haricot et maïs) dans un même échantillonnage. En plus, l'augmentation des indices
de végétation par rapport au LAI suit sensiblement la même tendance pour toutes les 3
cultures.
Dans un premier temps, une méthode de régression a été appliquée entre les indices de
disponibilité des mesures au sol des variables biophysiques durant tout le cycle végétatif
Les relations empiriques basées sur les mesures au sol que nous allons étudier
Les relations que nous allons étudier ont été déterminées à partir des données au sol.
végétation en fonction du LAI pour l'ensemble des cultures. Cette étude permet de
52
déterminer des relations empiriques « Indice de végétation - LAI ». Il existe différents types
etc. Mais, l'analyse de la bibliographie fait apparaître, de manière générale, une relation de
type non linéaire et plutôt exponentielle entre les indices de végétation et l'indice LAI (par
exemple Hatfield et al 1985; Sellers, 1987; Running et Nemani, 1988; Clevers, 1988). Les
meilleures correspondances sont obtenues par des relations de ce type (Baret et Guyot,
1991; Leblon et Guerif 1991; Bouman, 1992; Clevers et verhoef, 1993; Guerif et al 1995 ;
Gilabert et al 1996; Tian et al 2000, Haboudane et al, 2004). Dans notre étude, nous
avons repris aussi l'analyse des relations entre les indices spectraux et LAI par des courbes
d'évolution exponentielle.
53
• /
i A
•* / „
0 0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
NDVI Green NDVI
4
y = 0.143e5127""
R2 =0 8208
I
y = 0,2557e 3 ' 4807 "
R2 = 0,7342 u
1.; •/•
J-v
c
m * m
LAI
> *• !
J
_ • «I Y
I •
t !•«
A
1
\ ^
n
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
RDVI MSR
Figure 6 : Relation entre les indices spectraux calculés (NDVI, GNDVI, RDVI et MSR) et le
LAI.
54
R2 = 0,8196 2
R = 0,7893
• •
1
•
/
0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MSAVI
/]
y = 0,1174e45128*
R2 = 0,8465
•
y = 0,1761e 39375 *
R2 = 0,789 A
L
v\
A A
F
3
/
i AA
1
•
r*
/
r.
m
A.
A'
f
A
A
K A. A
AA
A
n-
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
OSAVI EVI
Figure 7 : Relation entre les indices spectraux calculés (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI) et le
LAI.
55
y = 0,2464e 3 8 9 8 7 x
R2 = 0,7683
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Figure 8 : Relation entre les indices spectraux calculés (MTVIl et MTVI2) et le LAI.
Comme on l'a signalé auparavant, les relations obtenues entre les indices de
végétation et le LAI sont de type exponentiel. La variation des indices spectraux suit les
traits de la croissance des cultures. Il est à noter que les échantillons dont le LAI est
ces indices spectraux réside dans l'effet de saturation quand le LAI augmente. Mais pour
asymptotique quand le LAI excède 2,5; tandis que les indices de la deuxième catégorie
surtout le MSAVI et le EVI (figure 7) montrent une meilleure tendance sans saturation
claire à des valeurs élevées du LAI. Les indices SAVI et OSAVI (figure 7) et les indices de
Les valeurs du coefficient de corrélation (R2) sont utilisées pour comparer les résultats
1984). La comparaison des valeurs obtenues est donc indispensable. Une valeur
que leur utilisation peut entraîner des erreurs non négligeables sur l'estimation du LAI.
Dans la première catégorie, Lorsque nous utilisons des indices de végétation comme le
NDVI qui est l'indice le plus largement utilisé et le Green NDVI, on découvre une bonne
corrélation avec un coefficient de corrélation égal à 0,88. Ces indices de végétation sont en
effet très souvent cités dans la littérature et peuvent ainsi servir de base de comparaison
entre différentes études. Les études utilisant le NDVI demeurent toujours intéressantes. Le
trouve son origine dans la forme des spectres de réflectances du sol et de la végétation
(Jacob, 1999)
D'après l'ensemble des données utilisées, il est évident que les indices de végétation
sont significativement corrélés au variable de croissance LAI. Ceci est en accord avec les
résultats de travaux antérieurs tels que de Sellers et al (1992); lesquels ont montré le
La relation entre les indices de la deuxième catégorie (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI)
et le LAI des parcelles échantillonnées (figure 7) montre une très bonne corrélation surtout
pour l'indice OSAVI dont le coefficient de corrélation R2 est de l'ordre de 0,84. La moins
bonne valeur de corrélation obtenue dans cette famille d'indices est celle du EVI et du
MSAVI avec un coefficient R2 de l'ordre de 0,78. Le SAVI montre aussi une bonne
corrélation avec un coefficient de 0,81. Les indices MTVI1 et MTVI2 (figure 8) montre des
bons coefficients de corrélation (0,76) mais ils sont moins élevés que les autres coefficients
Pour la dispersion des points au long de la courbe d'évolution, les indices NDVI et
Green NDVI (figure 6) présentent le meilleur comportement mais ces deux relations telles
LAI. Tous les indices exposent une considérable dispersion causée par la concentration en
chlorophylle joue un rôle important (Haboudane et al., 2002). L'indice spectral OSAVI
(figure 7) présente la particularité d'avoir une dispersion plus faible que les autres indices
avec une légère surestimation des valeurs moyennes; il y'a une certaine amélioration dans
Les résultats portent à conclure que l'indice spectral OSAVI est le meilleur indice
pour la prédiction du LAI pour le jeu de données dont on dispose. Cet indice nous permet
d'examiner la chronoséquence entière du LAI et donne une bonne corrélation avec le LAI
télédétection apparaît donc utilisable pour l'estimation de l'indice foliaire (LAI), comme
cela a été établi par Paruelo et al. (2000 a) ou Cayrol et al. (2000). Par ailleurs, nos résultats
confirment ceux de Cayrol et al. (2000) montrant que le LAI est bien relié aux indices de
végétation, ces derniers étant directement reliés aux propriétés biophysiques associées aux
feuilles vertes.
d'absorption et de diffusion des feuilles mais aussi de son architecture. Celle-ci varie selon
couvert (Knyazikhin et al, 1998). La distribution spatiale de la végétation sur le sol dépend
Ainsi, le sol peut jouer un rôle non négligeable dans les premiers stades de développement
où les plants sont juvéniles ou dans certains couverts agrégés où les plants s'organisent en
Les relations étudiées dans cette section ont été déterminées aussi à partir des données
au sol. Ce sont des relations qui sont établies entre la variable biophysique taux de
caractéristiques sont reportées dans le tableau suivant (Tableau III). Il s'agit des valeurs du
Les corrélations entre le taux de couverture et les indices de végétation montrent que
ces derniers sont sensibles au taux de couverture. En plus quand on change l'indice
spectral, on remarque qu'il n'existe pas une plage importante de variations du taux de
couverture. En effet, dans tous les cas, les valeurs de R2 obtenues sont très élevés (les
Les résultats pour les 3 catégories d'indices sont similaires et satisfaisants. Tous ces
95%. Grâce à cette hétérogénéité, on a trouvé une corrélation linéaire remarquable entre le
Bien que tous les indices spectraux dans cette étude montrent des bons coefficients de
corrélation, le choix du meilleur indice pour l'estimation du taux de couverture pour le jeu
de données dont on dispose nécessite une comparaison des lignes de régression du point de
vue :
régression obtenues (Tableau III), on remarque que les indices de la première catégorie ne
présentent pas les caractéristiques désirées pour la prédiction du taux de couverture, en plus
62
ils présentent une saturation apparente à des valeurs supérieurs à 75% surtout dans le cas du
NDVI et GreenNDVI (figure 9). Par contre, les indices MSAVI et EVI de la deuxième
catégorie (figure 10) présentent des pentes proches de 1 et qui sont respectivement de
l'ordre de 1,11 et 1,05 et des ordonnées à l'origine plus proche de 0 (de l'ordre de -0,05).
Les indices MTVIl et MTVI2 (figure 11) présentent aussi des caractéristiques semblables
En conclusion, nous avons montré qu'il est possible de trouver des relations linéaires
entre les indices de végétation et des mesures au sol du taux de couverture. En outre, les
couverture en utilisant des images de télédétection. Nous savons donc que les relations
obtenues ne sont pas générales, mais dans le but de réduire des mesures du taux de
couverture au sol, il serait intéressant de les valider en utilisant des images CASI.
63
100
80
y = 102,12x- 14,609
R2 = 0,9159 i y = 126,3x-30,499
R2 = 0,9117
o
60 - • • /
t O
s?
60
s* • y
40 40
/
20
0
0,0 0,2 0,4 0,G 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 1,0
NDVI Green NDVI
100
y = 97,349x+ 1,6683
R2 = 0,9202 m
y = 131,86x-8,9766
80 - R2 = 0,9322 80
• •
• •
60
60
• •
O
l •
o
•
40
40 -
/
20 • /
20 -
f
n
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MSR
RDVI
Figure 9 : Relation entre les indices spectraux calculés (NDVI, GreenNDVI, RDVI et MSR) et le
taux de couverture (%C) tout au long du développement des cultures.
64
100
• $i
y = 124,07x-8,64 y = 111,24x-4,4603
80 80 2
R = 0,9331
R2= 0,9315
•
/ /
60 i
*• •
O
40 *
/
* /
in
r
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MSAVI
100 100
y = 111,06x-11,455
•i A k
2 m y =105,61x-5,8046
R = 0,9267 R2 = 0,9334 A
m 80
À
à
,
o
60
•'4
m
60
LA
y
40
40
m y
20
20
Figure 10 : Relation entre les indices spectraux calculés (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI) et
le taux de couverture (%C) tout au long du développement des cultures.
65
100
y = 106,98x+0,7184
R2 = 0,9273 /
80
•
60 /
o O
s?
s?
40 /
/
20
0
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MTVI1
Figure 11 : Relation entre les indices spectraux calculés (MTVI1 et MTVI2) et le taux de
couverture (%C) tout au long du développement des cultures.
indices de végétation; une revue bibliographique décrit les diverses techniques utilisées
1995). Les relations entre les indices spectraux et la biomasse sont en général empiriques
66
(Moulin, 1995). Dans cette section, On analysera la possibilité de relier statistiquement les
(figures 12, 13 et 14). Comme les allures générales des courbes ressemblent à celles de
l'évolution du LAI en fonction des indices de végétation, le choix du meilleur indice pour
Les indices NDVI et GreenNDVI de la première catégorie (figure 12) sont les seuls
indices qui montrent un niveau de saturation quand la biomasse atteint des valeurs élevées
(supérieure à 25 T/ha), Ceci les rend moins performant pour l'estimation de la biomasse
même ils présentent des bons coefficients de corrélation (de l'ordre de 0,90).
La relation entre les indices de la deuxième catégorie (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI)
et la biomasse (figure 13) montre une bonne corrélation surtout pour l'indice OSAVI dont
le coefficient de corrélation R2 est de l'ordre de 0,90. Les indices MTVIl et MTVI2 (figure
14) montrent aussi des bons coefficients de corrélation (respectivement de l'ordre de 0,82 et
0,83) mais ils sont moins élevés que les autres coefficients obtenus.
67
Pour la dispersion des nuages des points, La relation Biomasse - OS AVI semble la
plus appropriée puisqu'il y'a une certaine amélioration dans la distribution des échantillons
le long de la courbe d'évolution mais elle montre un effet de saturation dans des valeurs
Les relations indices de végétation - biomasse trouvées sont très significatives; leur
pente varie en fonction de la période phénologique considérée. Mais, pour le jeu de données
dont on dispose, le MSAVI semble être l'indice le plus adéquat pour l'estimation de la
biomasse surtout qu'il donne une bonne corrélation avec ce variable biophysique sans
35 35
30 i • 30
i
y = 0,2148e5'5318* £
25 R2 = 0,9034 25
/ y = 0,6747e 49272x
R2 = 0,8094
i <ul
(A
«15
<fl
V)
y
/ A4
18
o
fi y
0,0 0,5 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
MSR
35 n 35
1
30 30
1: /
i 6M85x
25 y = 0,084 ge68884«
R2 = C,909
25
y = 0,3464e
R2 = 0,8767 7.
•w 2 0 150 /
(A
m •
/ • •
g 10
o
- —/ o •<
m5
»
^ -
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Green NDVI
RDVI
Figure 12: Relations entre les indices (NDVI, GNDVI, RDVI et MSR) et la
biomasse
69
35 35
30 30
25
y =-- 0,3537e
64483x
R2 = 0,87/•r
5
•
w
7. 25
y = 0,4741e 5 ' 6699 *
/
/ R2 = 0,8535
/
/
Sin 1 5
I
/ §1
m m
i
0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
SAVI
MSAVI
35
/
30 {
. 7
30
y=o,; >776e» • ' « •
= 0.8976 /
0
y =0.444 3e«3is«
20 /
I.
R==0 8488
/
.2
15
/
i
/
A*
15
10
• à
/ *
/ y *
Figure 13: Relations entre les indices spectraux (SAVI, MSAVI, OSAVI et EVI)
et la biomasse
70
35
5 25S3
: /: 36
4
7
30 V —0 6656e « y = C,6865e 5 3 3 7 ta
R! = 0,816E 1P = 0,832
• •
// *
25
J-20
È
//
S 15
1
E
, / *• l
••
•î 10
y• y--
0.0 0.2 0.4 0 6 0.8 1 0 0.0 0.2 3.4 0.6 0.8
MTVI1 MTVI2
4.5 Conclusions
II ne s'agissait pas ici d'effectuer une étude exhaustive concernant les variables
biophysiques et les indices de végétation par ailleurs abordés par de nombreux auteurs,
mais bien de justifier le choix de l'indice de végétation qui sera utilisé dans l'application à
l'imagerie hyperspectrale aéroportée. Les résultats obtenus dans cette section permettent de
conclure qu'il est possible d'associer les indices de végétation aux variables biophysiques :
MTVI2 sont les meilleurs pour le taux de couverture. La plupart de ces relations, sinon
développements récents liés à l'amélioration des connaissances sur la nature et sur les
optimisées qui tendent à s'affranchir de ces problèmes directionnels (Govaerts et al, 1999;
Gobroneta/., 1999).
CHAPITRE 5
VALIDATION
73
5.1 Introduction
d'outils permettant d'utiliser ces données (Tucker and sellers, 1986; Townshend et justice,
1988; Baret et Guyot, 1991; Running et al, 1994; Moulin et al., 1997; Myneni et al., 2002).
La détermination des variables biophysiques à partir de mesures sur le terrain est impensable
à grande échelle, compte tenu du travail que cela représente. La télédétection spatiale, de par
plusieurs dizaines de jours, peut apporter une solution, à condition que l'on puisse relier de
manière fiable les variables biophysiques aux données radiométriques acquises par l'imagerie
satellitaire ou aéroportée.
indispensable pour l'étude des écosystèmes terrestres et des flux gazeux et hydriques à
Le domaine de l'hyperspectral est à l'heure actuelle très peu connu par les utilisateurs de
données géospatiales. Cette étude tentera d'apporter une contribution sur la pertinence de
CASI.
Le survol par avion sur la ferme expérimentale a été réalisé le 14 Août 2003; aligné avec
les parcelles. Les images ont été acquises au cours de la matinée afin d'éviter la couche
pois ont été déjà récolté et les champs d'haricot et du maïs étaient en croissance maximale; le
5.2.1 LAI
Après avoir démontré que l'indice OSAVI est le meilleur estimateur du variable LAI
Après application de l'équation sur les images, on a subdivisé nos champs agricoles de
maïs et de haricot en huit parcelles à l'aide des masques construit dans le système de
traitement d'images PCI. Chaque masque permet de nous donner directement la moyenne du
LAI de la parcelle correspondante. La même subdivision a été faite sur les données de la
réalité terrain. L'extraction des données a été effectuée sur les deux champs de maïs et
d'haricot dont les développements en termes de valeurs de LAI sont différents (figure 16). La
variabilité du LAI se distingue par une différence de teintes; les trois parcelles sont
effectivement assez différentes mais l'haricot est plus hétérogène que les deux autres
champs. Le pois est assez homogène avec des très faibles valeurs de LAI (Pois récolté).
comparaison des valeurs du LAI produites par application de l'équation de prédiction et celle
mesurée au sol est primordiale; c'est l'étape qui mettra en valeur la précision des données de
définitives. La correspondance entre ces deux données est basée sur des régressions simples
entre les moyennes de LAI, au sol et celles estimées à partir des images CASI. Le tableau ci-
Coefficient de
Résolution Pente Ordonnée à l'origine corrélation
ce qui veut dire qu'il y'a une bonne concordance entre les prédictions et la vérité terrain. Les
coefficients de corrélation (R2) associés à ces régressions varient entre 0,65 et 0,88 pour le
LAI. Donc, la variance entre les valeurs mesurées et estimées du LAI n'est pas élevée. Ainsi,
la certitude associée à une valeur à LAI estimée à partir de l'indice spectral OSAVI est forte.
Ces résultats confirment donc la pertinence de l'utilisation des données hyperspectrales pour
5.2.2 Biomasse
nouvelles valeurs sont générées de la même façon que celle suivie pour le LAI.
Une simple analyse visuelle de la carte de la biomasse générée à partir de l'image CASI
à lm permet de constater qu'il y'a des différences de biomasse même à l'intérieur du même
champ agricole (figure 17). Les tons de bleu foncé indiquent une plus faible concentration de
biomasse alors que les tons de verts représentent une biomasse plus abondante. Les tons
rouges jaunâtres indiquent une biomasse plus ou moins importante. La comparaison entre les
79
valeurs de la réalité terrain avec celles obtenues à partir des images CASI est faite à l'aide de
régressions simples (Tableau V). On constate d'après les résultats obtenues une très bonne
Comme le MSAVI est le meilleur indice pour la prédiction du taux de couverture, son
différences dans le taux de couverture (figure 18). Les trois champs présentent des taux de
couverture de valeurs importantes à faibles. Les valeurs les plus élevées sont désignées par
des tons rougeâtres à rosâtres alors que les plus faibles par des tons verts à jaunâtres.
Coefficient de
Résolution Pente Ordonnée à l'origine corrélation
Les corrélations obtenues entre le taux de couverture mesuré et celui estimé ne sont pas
très bonnes. Les coefficients de corrélation sont de l'ordre de 0,60. Ce problème peut être
expliqué par le fait que les images sont prises à un stade de croissance bien avancé; ainsi la
végétation étant couvrante, il n'y a pas de variabilité spatiale importante pour aboutir à des
Justice, 1988, Turner et al9 1989, Turner et al, 1991, McGiwire et a/., 1993, Wickhan et
Riitens, 1995, Moran et al, 1997, Wu et Qi, 2000, Oliver, 2001). Dans cette section, on traite
l'effet du passage d'une résolution spatiale à une autre plus faible sur la caractérisation de
l'hétérogénéité spatiale. Cette variabilité spatiale est due à des variations de l'humidité, à la
disponibilité des éléments nutritifs, au drainage, au pH du sol, et aux mauvaises herbes, etc.
(Begon et al, 1990; Couteron et Kokou, 1997). L'hétérogénéité spatiale devient de plus en
Les images CASI (figure 19) montrent que la composition et la structure varient d'un
endroit à l'autre sur un même champ. Ces champs agricoles ne sont pas homogènes, ils
Celles-ci induisent différentes conditions de fertilité qui occasionnent une croissance non
uniforme des cultures à l'intérieur d'un même champ. En plus, les dates de semis des cultures
L'analyse des images CASI à différentes résolutions (figure 19) nous permet de
s'agit qu'un simple agrandissement de la carte d'une résolution à l'autre, Mais pour d'autres,
reste claire avec un excellent respect des limites des champs et une très bonne discrimination
83
des zones homogènes représentées par l'absence ou la présence de couvert végétale. Par
20 m —
lm
La résolution spatiale d'un capteur est définie en fonction de PIFOV comme étant la
surface minimale observable au sol. Plus la résolution spatiale est grande, plus la surface
minimale observable est petite. Dans cette section, nous essayons d'illustrer l'effet de la
résolution sur la variation spatiale des variables biophysiques. Des cartes du LAI, de la
biomasse et du taux de couverture ont été établies à partir des images CASI de lm, 2m, 4m,
10m, 15m et 20m de résolution (figures 21, 22 et 23). On constate dans un premier temps une
de couverture. L'analyse visuelle des cartes générées permet de constater aussi que la
structure spatiale de chaque variable biophysique diffère d'une résolution à une autre.
l'échelle d'observation. En effet, une baisse de la résolution spatiale se traduit par une perte
Grégoire et al (1993) indiquent que l'hétérogénéité d'un milieu est en général relative à une
quadratique moyenne (RMSE) de la droite de régression. Le RMSE est l'écart moyen entre
les valeurs des variables mesurées sur le terrain et celles dérivées à partir des images CASI.
quand la résolution diminue dans le cas du LAI et de la biomasse (figures 20 et 21). Ces
différences sont surtout importantes quand on passe de 10 m à 15m de résolution. Dans le cas
en fonction de la résolution, ce qui veut dire que la relation n'est pas parfaite. On peut
conclure donc que les données du taux de couverture ne peuvent pas être bien estimées
pendant ce stade de croissance surtout qu'il n'y a pas tous les points de mesures habituels
0 5 10 15 20 0 5 10 15 20
Résolution en mètre Résolution en mètre
de la résolution
88
1m
3
> «
2 /
t
1
5 10 15 20 5 10 15 20
0 5 10 15 5 10 15 20
Résolution en mètre Résolution en mètre
En analyse statistique, le coefficient de variation (CV) est souvent utilisé pour étudier la
variabilité spatiale en agriculture. Dans cette section, on désire caractériser les champs
variotion
indépendant de l'échelle. Une valeur élevée indique que la dispersion autour de la moyenne
est grande et qu'il y a une grande hétérogénéité tandis que une faible valeur indique qu'il y a
une certaine homogénéité. C'est un outil puissant pour chercher les grandes sources de la
variation.
91
0,6 • Zone 1
• Zone 2
c 0,5 « Zone 3
o
PB
—A—Zone 4
I 0,4
~ 0,3
.32
'3
0,2
0,1
; H
• =•
0,0
10 15 20
Résolution en mètre
Zone 1
Zone 2
Zone 3
Zone 4
Résolution en mètre
n AD -•—Zone 1
-•— Zone 2
0,35 —— a — Zone 3
-Zone 4
o 0,30 -
1 0 25 - hv>s
«
re •
0) n on
•o
0,15 -
^ ^
k | j
1
o 0,10 -
O
1 0,05 -
0.00 -
4 10 15 20
Résolution en mètre
La comparaison des graphiques générés par différentes zones (zone 1, zone 2, zone 3 et
zone 4) de nos champs agricoles permet de déduire que le coefficient de variation liés aux
mesure que la résolution augmente (figures 23, 24 et 25). La baisse de variance est beaucoup
plus importante pour un site hétérogène qu'un site homogène, c'est le cas de la zone 3 et de
la zone 4, alors que pour la zone 1 et la zone 2 où les sols agricoles sont homogènes, le
coefficient de variation tend à rester constant au fur et à mesure que la résolution diminue.
C'est là un signe qu'il y a bien une relation entre les caractéristiques des cultures et l'échelle
progressive lorsque l'échelle d'observation croît. En plus, l'amplitude des variations ne varie
pas de façon aléatoire, mais décroît de façon non linéaire pour se stabiliser à partir d'un
93
certain seuil qui est de Tordre de 10 m pour le LAI et de Tordre de 15 m pour la biomasse et
le taux de couverture.
déterminer. Les images de la même scène observées à des résolutions spatiales différentes ne
évidence à haute résolution spatiale et perdue à faible résolution. La résolution optimale est
définie comme la valeur pour laquelle cette variance est minimale. Différents auteurs la
étudiée (Curran et Atinson, 2002, Stein et Ettema, 2003). L'analyse de nos images CASI
CHAPITRE 6
CONCLUSIONS
95
fonctionnement du couvert végétal. Toutefois, il y'a une dépendance étroite entre les résultats
données ont été acquises. Jusqu'à présent, la plupart des méthodes utilisées pour estimer les
l'hétérogénéité spatiale. Deux stratégies ont été identifiées pour diminuer cette incertitude :
variables biophysiques,
2. le choix d'une résolution spatiale optimale pour estimer les variables biophysiques.
Pour envisager chacune des solutions proposées pour limiter l'effet de l'hétérogénéité
spatiale sur l'estimation des variables biophysiques, cette recherche consistait à estimer les
et à évaluer l'effet du changement d'échelle sur leur variabilité spatiale. L'analyse des
résultats obtenus nous a permis de faire ressortir les constatations suivantes : premièrement,
les indices OSAVI et MSAVI se sont avérés les meilleurs estimateurs des variables
nous avons vu que les champs agricoles se caractérisent en fonction de son échelle
d'observation, pour certaines résolutions spatiales, il y'a une forte variabilité alors pour
d'autres il y'a une variabilité beaucoup plus stable. Donc, la résolution spatiale est un
paramètre qui doit être choisi avec attention. Des pixels plus petits fournissent toujours plus
96
de détails, mais la redondance spatiale cause des problèmes tenant au volume des données à
manipuler, tant lors de la visualisation des images que lors des calculs. En utilisant des
capteurs aéroportés, nous pouvons obtenir des images dans lesquelles la taille des pixels est
définie par l'altitude de l'avion. Par contre, il faut aussi faire une pré-analyse pour choisir la
Les relations statistiques effectuées avec les variables biophysiques sur les trois champs
agricoles et à partir d'un important nombre d'images CASI à différentes résolutions, favorise
D'autre part, si la télédétection en général et les images des capteurs CASI en particulier
nous apportent une grande richesse d'information pour l'étude spatialisée, elles ne donnent
pas toutes les réponses. Pour une exploitation efficace de leur potentiel, une connaissance de
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Ill
ANNEXE
112
2. Peser le poids frais total du mètre (feuilles et fruits) BMFT (biomasse fraîche totale).
mètre récolté, les identifier et prendre le poids frais total BMFTE (biomasse fraîche
4. Enlever les feuilles des plantes du sous échantillon et prendre le poids des fruits frais
(par différence, nous obtenons le poids frais des feuilles) BMFBE (biomasse fraîche des
5.Reprendre le mètre récolté et enlever les feuilles de toutes les plantes et ajouter les fruits
du sous échantillon et peser le poids de tous les fruits du mètre échantillonné (par
différence, nous obtenons le poids frais des feuilles) BMFB (biomasse fraîche des fruits).
7. Mettre le sous échantillon au séchoir à 70 °C pendant 4 jours et prendre les poids secs
totaux BMSTE (biomasse sèche totale du sous échantillon) et le poids sec des fruits