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a production de la pisciculture africaine au sud du Sahara est cstimée 2 34000¢ en 1989 (tableau 1) sur une produc tion mondiale (poissons seuls) de 7,300 000 ¢ Cette production est_essentiellement constituée de tilapias (15.000), de Cla- rias (10000 t) et de carpes communes (5.000). Il s'agit done d'une activité encore embryonnaire et gui cherche sa voie sur le plan du développement depuis environ un demisitcle. Liagueculkure ne contribue encore que tres marginalement 4 l'approvisionne ment en protéines d'origine aquatique du continent africain oit la production halieutique totale (maritime et conti- nentale) était évaluée en 1989 5.000 000+. La part du poisson dans ‘approvisionnement en_protéines y est rnéanmoins tres élevée (23,1 9), Kégere- ment moins qu’en Asie (entre 25,2 et 29,39), mais loin devant Amérique du’ Nord (6,5 %) ou Europe occiden- tale (9,49), la moyenne mondiale érant de 16,5 % Une typologie des piscicultures africai- nes a conduit a les classer en quatre Catégories, sur la base de criteres socio: E&onomigues et non dit niveau inten sification’ de la production (1) — la pisciculture dautoconsommation (dont le produit est destiné & Tappro- visionnement du pisciculteur et de sa famille), oi les techniques mises en J.Lazard: Programme aquaculture et ache, Cirad-Emvt NM Legendre: Département eaux continen tales, Orstom. ‘JLazard, M- Legendre: Gamet, BP 5095, 34033 Montpellier cedex 1, France. Tirés part: J. Lazard Cahiers Agricultures 1994; 3 La pisciculture africaine : enjeux et problemes de recherche Jéréme Lazard, Marc Legendre ccuvte, qualifides d'extensives, correspon. dent 4 un faible niveau de technicité Cest la forme de pisciculture la plus ancienne et la plus largement répandue — la pisciculture artisanale de petite production marchande, qui se deveoppe essentiellement en zone périurbaine et Gu offre le melleurcavironnement pour Papprovisionnement en intrants et la commerciaisation du poisson — la pisciculture de type caractérisée par la segmentation des dif férentes phases d’devage, principalement en cages et en enclos — la pisciculture industrielle, caracté- risée par des unités de production de filire Photo 1. L'acadja-enclos. La méthode d'élevage est dérivée de Ia trés productive pache fie traditionnelle en acadjas développée dans les lagunes du Bénin. Les acadjas, sortes de técifs artificiels, sont des amas organisés de branchages installés en zones peu pro fondes. Dans l'acadja-enclos, pour des raisons pratiques, les branchages sont rempla: és par des bambous piqués verticalement dans le sédiment lagunaire. lls servent de Support pour le développement de périphytons puis d épibiontes, sources de nourriture our les tilapias. L’empoissonnement de V'enclos ainsi aménagé peut étre naturel ov art feiel. La production atteint 3 8 8 Una/an dans la lagune Ebrié (Cote-dWvoire), sans aucun apport aliment exogene (d'apres Hem et a. [7] et Hem (32)) (cliché JB Amon Kothias). late 1. The acadja pen me cuture system ts derived from the tradtional and very productive fishing technique used in Bei Coestal lagoons called acadje Acadjas, ike aifical reef, are made of bundes of branches set SRallw waters in scacle pen, the bundles of branches aro replaced by bamboo rods stuck vertically Into the sediment This loads to'8 significant Increase in surface area upon which natural fish food Such es miero fauna and periphyton develop. Stocking of heh in the pon can be natural or arial ‘With no artical feed being added, the prodction of fish In the Ebre lagoon reaches 3 10 8 tons 83-92 Tableau 1 Production piscicole en Afrique subsaharienne (tonnes) (FAO, 1991) Poissons 1986 1988 1989 Principaux pays d’aquaculture producteurs en 1989 Especes Genres | Espéces Genres | Espéces Genres _| (production > 5001) O. niloticus 2098 2545 3788 Céte-d'Wvoire, Zaire O.spp: 3519] e202 | 4307 J 706 | 9701 } 14s Nigeria ©. andersonii 625 964 960 Zambie Cl anguillaris 0 0 3 Cl gariepinus we} ren | ut } ass | ou] ton | Nisei Cl. spp. 1504 3361 9969 Ch. spp. 164 207 210 Gh niprodigtatus vo} se | 7B} a0 |B] aso = C.carpio 487 487 | 319° 3199 | 5014 5014 Nigeria H niloticus 109 103 127 ww | 130 130 = ‘Autres poisons 1.260 = = ~ 3751 = Total tous poissons 10079 14902 33721 (0: Oreochmis; Cl: Grae; Ch: Chichi, H Hetorots 7 Fish production in sub-Saharan Africa (tons) grande dimension dont lobjectif est strictement économique, voire financier, par opposition aux trois formes précé: dentes ol la pisciculture constitue non seulement un outil de production, mais @alement un outil de développement. Dans un tel contexte, les notions intensif et dextensif prennent une signification particuliéte. Ainsi la pis- ciculture industrielle, longtemps consi- dérée comme un moyen. privilégié de concentrer géographiquement les fac- teurs de production et de réaliser des éonomies d'échelle, est généralement assimilée 4 la notion dintensif et la pri- vatisation semble ne pouvoir passer que par son intermédiaire. Il apparait aujourd'hui que tous les, projets de ce type mis en place jusqu’a présent sur Xe continent african ont échoue par rapport 3 leur objectif initial, & savoir produire un poisson & un coat inférieur au prix de vente, La pisciculture artisanale est, quant & elle, de type familial extensif ou semi- intensit et généralement ts disperse géographiquement. Diverses approches menées depuis une dizaine d'années montrent que ce type d'aquaculture peut, tout en conservant sa dimension artisanale au niveau de lexploitation, cre concentré géographiquement (dans un bes fond, une vale iigués par dx tangs, un lac ou un trongon de cours d'eau pour des cages...) et induire importantes. économies d’échelle en termes de services, tout en sauvegardant une gestion individuelle de Texploita- tion, Cexte forme d’organisation permet en outte de mettre en eeuvre des tech- niques délevage intensives et peut ser- vine supporect de vehicule a née saire privatisation des outils de produc- tion, le paysan ou le pécheur devenu Plsiculeur tant Topérateur privé par excellence, Les techniques extensives de production piso recount a gestion des petits arrages, des mares, des écosystémes aquacoles tels que les étangs ou les enclos-acadjas (photo 1), apparaissent en définitive comme celles requérant_ un niveau intensif de connaissances et posant le plus de problémes de repro- ductibilité. A Popposé, les techniques qualifiges d'intensives (alevinage con- télé, apport normalisé d'aliments de composition standardisée) apparaissent comme les plus simples & mettre en ‘euvre par les pisciculteurs, 2 condition de bénéficier d'un encadrement techni- ‘que qualifié. Dans les deux cas, la tech- nicité constitue la condition de base & uune bonne mise en euvre des différents modes d’levage. Crest dane ce contete et face ces enjeux que se développe, en Afrique subsahattenne, une recherche en aqua: ‘culture dont les principaux programmes et résultats sone décrits ici Les programmes de recherche aquacole: conditions de mise en ceuvre en Afrique Le continent afticain a une longue his- toite de recherche en aquaculture, car de nombreux pays y ont entrepris des travaux dans ce domaine dés avant les indépendances. Parmi les nombreuses stations de recherche construites sur le continent, trés peu ont pu poursuivre Teurs travaux sans interruption. La sta- tion de recherche piscicole de Bouaké (Cote-d'Ivoire) créée en 1957 (devenue Centre piscicole de Tiinstitur des savanes-Idessa) fait partie de ces excep- tions, Les autres stations ont été le sitge de recherches plus ou moins ponetuel- les et ciblées a occasion de projets de développement incluant un volet de recherche d'accompagnement. Tel est le cas, par exemple, de limportant travail mené sur Clarias garigpinus 3 la station de la. Landjia. (République centali caine) par les chercheurs de université Agronomique de Wageningen dans le cade dun projet de devdoppement mis en ceuvre par la FAO. Parallélement, des recherches. plus fondamentales os | Cahiers Agricultures 1994; 3: 83-92 Summary Questions in tropical African fish-farming research Pema J Legace The present paper discusses fish-farming under tropical African condi- tions (table 1). The main obstacles to its development south of the Sahara are from the biotechnical and socio-economic points of view (tables 2 and 3). Research pathways providing solutions to the various problems are indicated. The most commonly cultivated fishes in Africa are the mouth-brooders (lilapia spp.) and Siluriforms. Since a large number of the species invol- ved are farmed on other continents, the research is of international inte~ rest. Despite the predominance of these two groups, substantial research into the biological diversity of African fish in general is also being con- ‘ducted to establish which species and strains are best adapted to aqua- culture (figure 1). The work is carried out along the same lines as that in the Amazonian basin in South America and the Mekong river in ‘south-east Asia. ‘Major research programmes on Tilapia reproductive biology are under way (figure 2) to learn how a) to prevent growing-out cycles due to over- population, and b) to synchronise spawning for improved hatcheries management. Research on monosex population production is being car- ried out on three different sex determination mechanisms : physiologi- cal (use of hormones), genetic (hybridisation) and environmental (mainly temperature). Research is also being conducted into salinity tolerance to brackish or seawater conditions, energetic metabolism and nutritio- ‘nal requirements. Concerning the African Siluriformes, the present research priority is to acquire a full understanding of the biological cycle, with particular atten- tion to reproductive biology and rearing of the fry, both of which are ‘stumbling blocks to large-scale aquaculture in these species. For better management of semi-intensive fish-farming systems, a major field of research would seem to be the mechanisms regulating aqua- culture ecosystems (photo 1), such as food webs. Work currently being ‘carried out on feeds and feeding under intensive farming conditions (photo 2) is important for reducing the respective weighting of inputs in the operating costs. ‘A major challenge for the future of developing countries is to explain how and why tropical fish-farmers find certain culture systems suitable Band others not. The wil reque greater use of solorcom jomic and other nces. ais Apis 19945 3: 83.92 Giaient menées sur cette espice aux Quoi quill en soit, force ext de cons- Pays-Bas et, du reste, une production cde Clarias fx lancée dans ce pays, dans des caux réchauffées. La station de recherche aquacole du Centre de recherches océanologiques d’Abidjan (CRO) en Cate-d'voire, créée & la fin des années 70, a connu un développe- ‘ment croissant de ses activités au ser- vice du développement de aquaculture lagunaire dans ce pays. Parmi les autres stations en activité, 2 des degrés divers, ‘on peut citer la station de recherche de Foumban au Cameroun et la station de la Djoumouna au Congo. tater qu’en Aftique subsaharienne, 4 quelques exceptions prés, peu de cen- tres de recherche aquacole sont réelle- ment opérationnels, capables d'alimen- ter le développement en véritables inno- vations scientifiques et/ow techniques. Le probleme de la pérennité de cette recherche est le probléme majeur qui fe pose aujourt hui en Afique: ale coiite cher et les chercheurs sont peu nombreux. Autre probléme: quel type de recherche mener en Afrique? Une recherche fondamentale, une recherche appliquée, ou un simple transfert de Cahiers Agricultures 1994; 3: 83-92 technologie? La recherche fondamentale ne peut guére se concevoir hors du cadre de laboratoites bien équipés et de programmes sinscrivant dans la durée, et elle doit étre menée par des cher- cheurs formés pour cette tiche et en prise directe avec la communauté scien- tifique internationale Enfin, on notera quiil y a une forte corrélation entre recherche et produc- tion: le pays d'Affique noite franco- phone ayant aujourd'hui la plus forte production aquacole est celui oit Peffor de recherche dans ce domaine ne s'est jamais incrrompu et st meinen sifié. ces derniétes années: il s'agit de la Cote-d’ Ivoire. . Biologie des espéces aquacoles Espéces nouvelles et espéces d’intérét potentiel pour I’élevage La production aquacole africaine re pour Tessentiel, on Ta vu, sur deux groupes d'espéces aurochtones, les tila- pias qui regroupent trois genres: Tila- ppia (macrophytophage et pondeur sur Substrat), Oreochromis et Sarotherodon (microphages et incubateurs buc- caus) [2], ainsi que Clarias spp. et une spice exorique, la carpe commune. Historiquement, ce sont les tilapias qui cont fait Vobjet des premiers travaux d expérimentation aguacole en Afrique (principalement au Zaire 3 la station de la Kipopo et au Congo a la station de la Djoumouna) du fait, notamment, de leur capacité & se reproduire spontané- ment ¢§ feguence de en capi Ce trait biologique induira rapidement, du rene, un pont de blocage impor aa per a Le pe aCe ges en étang du fait de la surpopula- tion et du-nanisme en. résultant. Les dintéré aquacole étudiés dans ions africaines appartenaient au enre Tilapia qui s'est révelé pew per- rman dane optique d'une pscel- ture intensive ou semi-intensive. Lroption Oreochromis a & prise, para- doxalement, aprés que des essas fruc- tucux (hybridations fourissant des des- cendances monosexes d’intérét bio- technico-éonomique & des fins daqua- cculture) eurent été réalisés en Malai- sie [3], essais repris puis développés Poids corporel ia rporel (9) to 28 86 84 112 140 168 Figure 1. Croissan ce comparée de Clarias gariepinus (CxC) ot de Hotoro branchus longifis (Hx) on bassins cimentés, avec un fliment granulé.& 45% de protéines brutes et une den: site d'empoisson. rement de. 20° in dividus “parm? (apres. Legendre et a. (26). Les bar Fes vertcales indi. quent es. écarts lentre repetitions, Figure 1. compari son of, growth ween Clariae gariop hus (CxCh nd. Hote ‘obranchus ongitie (HH in’ concrete tanks) with “a 45% protein pelleted food nd" stocking denaty of-20'ahes. perm Vertical bere” repre: sent range. of re pheates 196 228 254 Jours Oreochromis niloticus on cage flottante dans le fleuve Niger au Niger (voir tableaux 2 et 3 pour les données biotechniques et economiques) (cliche J. Lazard). ‘ables 2°83, ture of Oreochromis nilccus in the Niger River in Niger (or botechnicl Cahiers Agricultures 1994 ; Ja station de recherche piscicole de Bouaké. La premiére démarche d'iden- tification d'espéces visane 3 déterminer cells ayant ‘un potenti intressant mur aquaculture a été menée en Repub centraricaine dans le cadre d'un projet régional mené conjointe- ment par le Core technique forestier tropical et la FAO [4]. Ce travail a mis en évidence le fort potentiel aquacole d'un silure africain, Clarias lazera mis depuis en synonymie avec Clerias garie- pinus 5), sur lequel dimportants.tra- vaux de’ recherche ont éé menés [6]. Une démarche similaire, reposant cette fois sur un travail hydrobiologique de base sur les lagunes ivoiriennes (environ- nement abiotique et biotique, écologie des peuplements de poissons) a permis de sélectionner de nouveaux poissons 'imtérét aquacole. Les espéces sélection- nes ont Tait Tobe de travaux de recherche de nature biologique, écolo- que et nootechnique, rales conjoin- tement par !'Orstom et le Centre de recherches océanologiques (CRO) Abidjan (7). Il sagit principalement du tilapia lagunaite (Sarotheradon melano- theron), dun carangidé (Trachinotus teraia) et de silusiformes (Chrsichthys spp. et Heterobranchus longifili). Lun dap aati eee emarchah lorsqu’elle s'inscrit dans la durée, est de mettre en évidence des espces négligées et mal connues révélant un potentiel aquacole supérieur 4 celui d'une espece sceur ou d'un genre tres voisin utilisé ius sor, Tel et le cas par exemple Onpsichthys nigrodigitatus par rapport ical caters longifiis par rapport & Clarias gariepi- nus. (figure 1) (8) Dans le méme esprit, la domestication de nouvelles espices d'eau douce autochtones afticaines a été entreprise a Minstitut des savanes (Idessa) de Bouaké pour diversfer les élevages exi- tant a Theure actuelle, notamment en isciculture extensive dans les_ petites Festuet A vocason hydre-aprcoe e agropasorl, I vagit specs aus variées que Lates niloticus, Parachanna obscura, Schilbe mandibularis ou Labeo coubie. Lattrit, particuligrement fort, manifesté par de nombreuss populations afc nies pour la consommation de poisson provenant des eaux continentales. doi inciter 8 poursuivre ce travail d'identi fication des espices dintérét aquacole. Les connaissances sur les bases biologi- + 83-92 ques et écologiques des espaces deja identfiées doivent aussi étre renforcées pour parvenir & une optimisation bio- technique et socio-économique des dif- férents systémes aquacoles actuellement mis en place sur le continent. Il con- vient de noter, pour replacer ce qui précede dans un contexte plus vaste, qu'une démarche analogue est envisa- fe rout bs epi aiochtones du wassin du Mekong: aquaculture dans les pays de la péninsule indochinoise est encore pratiquée & partir d’alevins cap- turés dans leur milieu naturel et sans veritables bases biologiques. Dans cette ségion, les principales espces dont le cycle biologique est totalement maitrisé sont des espéces exotiques (carpes chi- noises et indiennes, tilapias) Les tilapias Ce groupe de poisons (au 4° rang mondial derrigre les carpes, les salmo- nidés et les Chanos hanes avec une pro- duction estimée & 400 000 1) continue de faite actuellement Vobjet d'actifs tra- vaux de recherche de nature biologique sur le continent afrcain, dont il est ori ginaire, méme si Pessentiel de sa pro- duction est actuellement assurée par les pays asiatiques. + Génétique Depuis le début des années 80, un tra- vail de caractérisation des différentes souches et populations naturelles de tila- pias a éé entrepris dans les principaux bassns hydrographiques afticains, essen iellement & des fins de biogéographie et de phylogénie des groupes despéces Ecudis [9,10]. Les travaux de caracté- risation des espices indigénes ont tialement éé effectués dans des. pays loignés des ressources génétiques (Phi- lippines notamment) afin d'évaluer le degré de variabilité génétique et le niveau d'introgression des principales spaces d’élevage (Oreachronis: massam- thew et O. nlc) [11], Ce travail a 4 cement fit en Afique en Eom: parant les principales populations natu- foley eres aot Cerege wn de per metre identification précise de ces sou- ches, de faire l'état de la diversté géné- tique existante et de rechercher déven- tucls cas d'introgression [12]. Cette recherche est rendue nécessaire par le fic que ces populations inigtcs on souvent éé fondées & partir d'un petit nombre de géniteurs pélevés dant des sites géographiques restreints et, de plus, certains stocks autochtones “ont Trobjet de nombreux transfers, mult pliane ainsi les risques d'apparition de ‘goulets d’étranglement Des travaux d’hybridation incerspécifi- jue ont par ailleurs été conduits & des firs ‘de "production de. descendance monosexe [13] mais, aujourd'hui, du fait d'une dérive souvent importante dans les sex-ratios attendus, cette tech- % de males Je de males 100 100 ‘ah A of B 20 20 7 as 70 50 Cd ae 50: 0 “0 2 10: eo ° Ed 20 10 3 7 in Concentration hormonale (mg/kg) CO np0na come 0. Grew Dexcondanses de neo 2 a7 Bi consis nwo =21] io = 1 PF 2 33 oh 8588 ‘Température d'élevage (°C) Figure 2. Efficacité de masculinisation chez Oreochromis niloticus A) d'un traitement dinversion hormonal famills 4! (27°C), a ide d'une hormone naturelle (118-hydroxy-androstenedione) comparée un stéroide ‘efficiency in Oreochromis niloticus of. tment using'8 natural hormone (11& hydroxy androstenedione) compared with a synthetic stroid (17a-methytstosterone) spring of XX neomale ana XX classical female crosses under standard conditions. The phenotype of ‘demonatation of the masculinisation effects tasted Cahiers Agricultures 1994; 3: 83-92 [RJ nique cde le pas & d'autres, plus Fact Jes a mettre en ceuvre et plus perfor- mantes. La production d’hybrides interspécifiques, voire intergénériques, reste en revanche couramment utilise pour développer V'aquaculture dans les eaux salées [14]. La production de des- cendance monosexe mile, i partir de igénotypes nouveaux fabriqués grice aux techniques d'inversion hormonale, peut également constituer une voie roemctiense [15] * Reproduction, monosexage Les tilapias se reproduisent spontané- ment et & un rythme soutenu en cap- thie, ms tp petentent une file fécondité (quelques centaines d'ceufs par ponte chez les Seratherodon et les Oreochromis). Le contréle de la repro- duction de ces poissons a pour objec- Ea cepprckes iano synchronisation des pontes des femel- les dans le cadre d'une production mas- sive d'alevins de méme age et, autre part, d’empécher la reproduction anar- chique des poissons en phase de gros- sissement. Pour ce dernier aspect, Tune des voies est la production de popula- tions monosexes de miles, dont la crois- sance est plus rapide que celle des femelles. Aujourd hui, lesentiel des tra- vaux visant a la production de popu- lations monosexes miles repose approches: l'une hormonale (inversion de sexe par des stéroides incorporés dans Talimentation) et Vautre génétique (cf ci-dessus). Seule la premiere approche ext actuellement fiable et util grande échelle [16] avec, toutefois, Consequences encore mal connues sur environnement et un niveau de risque levé lig & la manipulation massive de telles substances. Face a ces défis, deux orientations sont aujourd'hui privilé- iées: l'utilisation d'hormones naturel- les impliquées dans le processus de la différenciation sexuelle [17] et la ther- mosensbilité de la différenciation dique, done la récente mise en évidence peut laisser envisager la production de pulacions & fort taux de miles par fe ppbcation de eptearucs vt box la phase de_différenciation sexuelle (18) figure 2) + Nutrition, alimentation et croissance De trés nombreux travaux sont menés depuis longtemps sur la nutrition et talent elope dates Oreochromis principalement. Ces travaux portenc en majorité sur Puilisation aliments bruts ou composés, consti- al partie de soos produ eexicoles et agro-industriels disponibles en zone peeste (14) GES gh peta leayeaatdes peatateca eed Pres eaten eer désetmination des besoins énengétiques de ces eapeces fait lea moyens de le sarishie 20) Des résultats prometteurs ont en outre été obtenus avec S. melanotheron en condition d’élevage extensif en enclos- acadja (phowo 1) sans aucun apport al- ment srogine (7, 21). L’alimentation nanuirelle des poisons, stmulée ou non dans le milieu d’élevage, constitue une steer erdulnelauysonteteriere: apres dans le cadre de la gestion des Eosysttmes. aquacoles Scien dat neat emt eerie déterminisme du dimorphisme de crois- ance chs lb deveadcr tl pcre tre de préciser les facteurs indissocia- bles de la masculinisation dans l'avan- i de croissance observé chez les mls, + Adaptation et pathologi Penlestcatane acini pateioge des tilapias en dlevage sont actuellement entrepris en Afrique. Les principaux accidents d'ordre sanitaire qui se sont produits concernent des systémes hyper- intensifs ou des élevages pratiqués dans eens tained acalen sl toot des espces, notamment dans les eaux salées. Des essais d'adapration des tila- pias en eaux de diverses sainités sont conduits, depuis la fin des années 70, selon une methodologic privilégiant le testage [14]. Une démarche denature plus explicative a. démarré depuis peu ; le ft appel a Phictcloge ert Teako- 1 kg) [7, 8, 28]. Les méthodes d'induction de ovulation, de fécondation arifcielle et incubation des ceufs sont a présent bien éablies. Un_ probleme qui demeure est toutefois celui du sacrifice des miles, pratiqué pour la récolte du sperme. Ceci oblige & Ventretien d'un nombre ‘cultures 1994; 3: 83-92 de miles plus élevé que nécessaire et pourrait sopposer, & Pavenir, a lutili sation répetée de miles génétiquement sélectionnés. Les solutions semblent pas- ser, d'une part, par une optimisation de T'utilisation de la semence collectée (mise au point de milieux de féconda- tion spécifiques, techniques de cryocon- servation) et, autre part, par la sti- ‘mulation hormonale, qui pourrait per- mettre une collecte dt spetme par mas- ibdominal sans avoir recours au sacrifice des males. Ldevage larvaire reste la phase la plus contraignante de la fiiére d'élevage de H. longifilis. De bons résultats de crois- sance et de survie sont obtenus avec les nauplii Artemia comme premier ali- Sere mises plus autono- ‘mes sont & rechercher dans le contexte de nombreux pays afticains oit ces proies doivent étre importées. L’utilisa- tion des proies planctoniques disponi- bles localement peut également s'avérer satisfaisante, que cellesci soient produi- tes dans des élevages associés (Moina) ‘ou utilisées i situ dans les étangs de ture (méthode d'alevinage en ) (8). Les Alevages associés sont tou- tefois assez contraignants et l'utilisation in situ, sur le plan pratique, conduit & des résultats aléatoires ; le’ succés de cette méthode demanderait une connais- sance plus approfondie et un meilleur controle de écosysttme étang. Une voie «qui parait prometteuse est celle de Puti- lisation daliments composés a base de Tevures et de foie de boeuf [28]. Les résultats obtenu démontré une bonne survey mas une crosance pls fib qutavee Aroma duran es deux premitres semaines d'élevage, indiquant lune couverture encore imparfaite des besoins nutritionnels des larves de H. ongifli. Vamelioration de ces aliments Sass constitue donc une voie de recherche 3 approfondir. Pour Chnsichihys nigradigitatus, pendant peas es ceteris couples nidifient dans des anfractuosités pour y déposer leurs ceufs. Les parents res- tent généralement dans le nid avec les larves jusqu’a la résorption de la vési- cule vitelline. La méthode d'obtention des pontes en captivité s'appuie sur une simulation de ces conditions naturelles de reproduc- tion. A cet effet, les couples matures sont maintenus en confinement jusqu’a la ponte dans des tubes de PVC pla- cs en bassin cimenté [29, 30]. Les lar- Cahiers Agricultures 1994; 3: 83-92 ves. disposent d'importantes réserves vitellines et leur élevage ne pose pas de Pree eee eed cad apacité 2 utiliser efficacement les ali- ments composés clasiques ds. leur entrée en phase trophique. Pour cette espéce, es travaux Sorientent actuellement, d'une part, vers Videnti- fication des facteurs de l'environnement impliqués dans le contréle de la gamé- togentse en vue d'un étalement de la saison de reproduction et, d'autre part, vers une synchronisation des pontes par traitement hormonal des femells. + Nutrition, alimentation et croissance Les premiers dlevages de siluriformes implantés en Afrique ont été réalisés avec Clarias sp. en étang de piscicul- ture, avec une alimentation basée sur Putilisation d’engrais organique (CHluens dCevage)s de sous prods agricoles bruts ou composés, ou sur la capacité prédatrice de cette espéce en association avec des tilapias pour en contréler la reproduction. Ils ont ‘en évidence Ia souplesse du régime a mentaire de ces poissons avec, cepen- eset reat te ees tune “alimentation riche en protéines (notamment d'origine animale) [4, 6] La seconde génération d'élevages de siluriformes (Chrysichthys et Heterobran- hus) en Afrique a mis en ceuvre des modalités de production plus intensi- ves, dans le cadre desquelles des étu- ds plus fines des besoins nutritionnels ce des modalités optimales de nourris- sage ont été réalisées [28, 31]. Pour ces espéces, comme pour les tila- jas, d'importantes avancées restent 3 eee eee! le plus important en dlevage intensif Dans ce sens Ket recherches event eae oursuivies pour parvenir 4 une meil- Feare couverture de besoins alimentai res en tenant compte du contexte éo- nomique et des composés disponibles localement. Fontionnement et gestion des écosystemes aquacoles Si, en dlevage intensif, eau ne consti- tue qu'un support la production eres ea eae poissons sont couverts par apport d'une alimentation exogéne), il n'en est pas de méme dans les systé coles extensifs ou sen cipalement représentés par les étangs de pisciculeure classiques en terre, ces systé= mes senrichissent aujourd'hui de nou- veaux. modéles tels que les enclos- ‘acadjas|32) (photo 1), ou les petites retenucs & vocation hydro-agro-pastorale, par exemple. Le fonetionnement des réseaux trophi- ques dans ce type de miliew a long- temps constitué la «boite noite » des Alevages ct les premitres tentatives de quantification des diverses voies alimen- taires des poissons en étang entichi ont &éréalisées en Israél [33]. Elles ont per ris de mieux comprendre les roles rela- tify joues par une fertilisation orgat que, minérale, ou apport d’aliments artficiels dans Talimentation directe et directe (via les voies autotrophe et hétérotrophe) des poissons. L’écude des processus et de la régula- tion des transferts de matigre et d éner- jie entre les niveaux trophiques succes- ae aan vier ee ahora aquacole tels que les étangs et les enclos-acadjas lagunaires fat Vobjet d'un importane travail de recherche en Céte- Ivoire, dans le cadre du CRO [34]. 1 doute que la poursuite et l'inten- eet eee tele mettront, par une meilleure compréhen- ates aateoegtote a des écosystémes aquacoles, den optimi- ser la gestion biotechnique et économi- que. Ce travail constitue de toute lence une priorité pour Vavenir du développement de la pisciculture sur un continent oit les intrants nécessaires 2 Valimentation des poissons et la tréso- rerie, donc le crédit pour les acquerir, foarte (SSI ‘ sif Techniques et systemes d’élevage aquacole Deux aspects des techniques et_systé- mes d'élevage aquacole seront traités en fonction de leurs enjeux et de leurs pro- blématiques: la production dalevins et la production de poissons marchands Les écloseries Leattrait des pionniers de aquaculture africaine pour les tlapias est principa- lement lig a la capacité de ces poissons A se reproduire spontanément en cap- tivité. Leur faible fécondité et les pon- tes asynchrones nécesitent cependant de disposer d'un nombre pour produire des quantités significa- tives dalevins. Les options retenues ur fa production d'alevins ont varié alesse eat cece forcean de_ développement. Sur le plan des infastructures, Tétang a prouvé s supe riorité économique par rapport aux structures inertes (raceways ou bacs en béton, bacs en plastique...) et Vinten- sification peut y étre pratiquée par implantation, par exemple, de hapas (cages en toile moustiquaire oit se font |a reproduction et le prégrossissement). Sur le plan des stratégies de dévelop- pement, deux options ont longtemps cohabité: les stations d'alevinage, ou Ecloseries, destinées & approvisionner les pisciculteurs et la production d'alevins par les pisciculteurs eux-mémes. (ou autoalevinage). Si les premiéres sont eee Moyenne des performances biotechniques —_d’élevage d'Oreochromis niloticus en cages flottantes de 20m? dans le fleuve Niger (Niger) (d’aprés Lazard et al. (36}) Durée du cycle d’élevage (jours)* 205 Densité d’élevage {individusim?) 135 Poids moyen individuel initial (9) 35,70 Poids moyen individuel final (g) 217,90 Taux de survie (%) 90,70 Croissance journaliére individuelle (aii) gt Taux de conversion de laliment™* Rendement (kg/m*/cycle) 3,00 21,80 Te cycle dSeage se deroue pour es 23 on aa son claude (T'> 24°C) et pout 13 en selson feoige (18°C < T'< 24°C), + 'Conespondant au poids aliment nécossaire ‘tn production 1 kg do poisson: Ualmont wt lie dontont 319% de protanes dont 13 donne Mean biotechnical performance for Oreochromis niloticus growth in floating-cages in the Niger River (Niger) indispensables dans un schéma mettant en ceuyre des techniques relativement sophistiquées (production _d'hybrides monosexes ou. de souches sélectionnées, pratique de inversion hormonale...) clles se révélent rapidement trés codteu- ses et ne survivent généralement pas aux projets qui leur « Le probléme ne se pose pas du tout dans les mémes termes lorsqu'il con- cerne les siluriformes. Pour ces poissons A fécondité élevée (15000 a 150 000 ceufs par kg de femelle selon les espices), le recours & un systéme d écloserie parait nécessaite pour y pra- tiquer, dans de bonnes conditions tech- niques, 'induction de la ponte, la fécondation artficielle et 'élevage lar- vaire. Pour ces espéces, il semble du reser fevietel elena ete ee tant, qu'il soit produit en conditions extensives ou intensives. La question de la pérennité des écloseries de silures, en termes de charges récurrentes, reste (0U- tefois posée, au méme titre que pour les tilapias donné naissance, La production de p marchands La phase de grossis des_princi- aux poisons africains aquaculture Seffectue dans différents types d’infia- seructures que Yon peut distinguer prin- sons cipalement selon le mode d’alimentation des poissons: aliment disponible in situ (Gangs en terre, enclos-acadja) ou éle- vage «hors sol» (cage, enclos, raceways) Aujourd’hui, Pétang reste de trés loin Toutil de production aquacole le plus répandu sur le continent afticain car il recctectee rande souplesse duti sation, allan de si et de contraintes tant en terme dimplantation (source perma- nente d'eau, topographic favorable, Investissement élevé..) qu’en terme de ‘gestion (risques de surpopulation en éle- Nage de ilapias, suivi de la qualité de Veau...) qu'il convient de prendre en compte pour chaque situation. D'autres iefrsuueeaics Wf elerige soar ucts lorsque Fenvirgnnement au sens lags, Sy préte: enclos en milieu lagunaite, cages flottantes dans les. lacs ou les cours d'eau, Les résultats biotechniques et économiques de levage d° Oreoch- romis niloticus en cage flottante dans le fleuve Niger sont présentés dans les tableaux 2 et 3 respectivement, & titre exemple (photo 2) De nombreuses références biotechniques eae ifférents élevages [7, 36] qui semblent fe beurecr, pour leat Qevcoppemenr & grande échelle, & des obstacles d'ordre Social, économique et commercial Eee Compte d’exploitation moyen dune cage d’élevage d’Oreochro- mis niloticus (20 m3) des aquaculteurs artisans nigériens, en F CFA-1990 (d’aprés Lazard et Rubriques, ie Par kg % yments (remboursement interdts)" Variables alevins aliment poisson divers Interdts crédit court terme” Total char Produits Résultat net béndficiairo [36]) 39100 102 n6 55200144 163 122750 445 392 7000 3 03 17450 5 52 245600 639, n6 338350 880 92750 28t za 5 Geet de campagne (1 an) au taux do 6% jor fish-farmers Cahiers Agricultures 1994 ; lysis of an average Oreochromis niloticus cage (20°) for small- francs CFA, 1990) 3: 83-92 Sciences sociales et économiques La recherche en sociologie et en éco- nomic de aquaculture en Afique ex Quadinent inesicante, Cette situation wut sexpliquer, entre autres, par ‘impact négligeable de Vaquaculeare sur esi eetecrntcsesGiexired! ei parle ‘conscience tardive de la part des pla- nificateurs ou responsables de projets aaa. ala aT de nombreux &hecs, A intégrer la dimension sociale tu énpomique, ats sour eaimée, Da tzemples de prise en compee de cee dimension socio-économique sont espendan fours pr Ia Ce oir. Le projet de développement de la pis- ciculture en Pant Tall s'est attaché a déterminer la rentabiliré économique ex Finance ds ies systems de woduction aquacole mis en place, fal- se reser poramment le Fle de l technique e'erage mise en ceuvre et Bae i ue gules renee ment [35]. Le projet de développement de Fequacaleue Lgunaie, quant 2 i, a conflé A un éoonomise une érude sr la comeanin du oye d’aqua- culture, avec pour objectifs la forma- ieee eeesatesenpt oesteenta commerciaux et la mise en évidence des stratégies commerciales mises en ceuvre par les différents acteurs operant 3 cha- Que étape de ces circuits [37 En matitre de sciences sociales relati- ves 4 Paquaculture en Afrique, trois een pe netehc carat ere eins és qui devraient permettre tune con telsence de acure et dinedete dif rents de celle acquise par le passé qui reposait principalement sur des exper- dies rapides et superficielles. La premitre voie pourrait écre une analyse macro-conomique, menge a échelle régionale, de aquaculture par rapport (eneemble de la ie habe tie (en sen lle dps Ie cadre tguacole. Cenc. analyse permet identifier les principaux éments Aquantitatifs et les différents agents de Ih filitre susceptibles d'etre impliqués dans une activist aquacole vec, efi par- ticulier, un descriptif du réle et de la Ferocretion des prosicteurs er des Ganipergane, Mais cone érude permet trait également un repérage des is i peairariatalbeseecbLeay it Be impliquées ait qu'un flcnnement ds interventions souhaitables des Etats et Cahiers Agricultures 1994; 3: 83-92 des bailleurs de fonds en matiére dinci- tations diverses. La deuxitme voie pourrait ére une analyse. bio-économique de quelques aquacultures existantes ou. en gestation. Cente analyse, interdiscipliaire par essence, devrait permettre de dégager les Snare oeeeete est eh Paquaculture considérée. Elle nécessite tun suivi trés rapproché des cotits investisement, et surtout de fonetion- rnement, des unités aquacoles ainsi que Fadéquation de ces cits aux parané- tres biorechniques (tlle et poids, repro- duction, ee) A termes cote recherche devrait fournir des éléments sur la ren- tabilité optimale et les codts unitaires reels, La troisiéme voie aurait pour objectf, en référence & des situations locales spé- cifiques, analyser insertion dactivi- tes aquacoles dans le systéme de pro- duction agricole ou halieutique. eff, le développement de la piscicul- ture’ artisanale, pratiquée comme acti- vie unique ou non, inert dans un systtme de production agraire ou (ireeyrails cere teers Py nouvelles allocations des facteurs de pro- duction nécessaires au développement de Vactivité aquacole se font par rap- port a T'ancienne activité. Venjew est Ja réussite de la greffe aquacole sur une organisation sociale et économique qui a ses propres régles de fonctionnement (distribution des terres et des différents imerants, force de travail, capital dis nible). Encore une fois, sous peine de conchisions erronées liges & une problé- matique ou 4 une méthodologie inadé- gute ce, gente de recherche requir les competences en sciences sociales qui ne peuvent étre le fait des seuls biolo- gistes ou ted Conclusion Les résultats et orientations de recher- che décrits ici concement principale- ment deux groupes de poissons. Le pre- rier, constitué par les tilapias, est endé- mique du continent afticain qui repré- sente done le réservoir génétique pour les levages réalisé sur es autres cone tinents. Le second, composé des siluri- formes, avec notamment les Clariidés, voie certaines des especes africaines ut lisées sous forme pure ou dhybride dans de nombreux pays hors d'Afrique. La portée des travaux de recherche réa- lisés dépasse donc largement les limi- fer dalcoaioeae aise es josie le poursuite et leur renforcement, notam- ment dans les domaines suivants: Ft dinate constant & valores a liversité biologique par la mise en évi- dence desptecs «nouvelles» pour Paquaculture devrait étre poursuivie parall@lement 3 celle menée dans autres grands bassins hydrographiques (Amazonie, Mekong), ol les connais- sances de la biologie des espaces autoch- tones demeurent limitées. Cette démar- che inclut la caractérisation génétique des populations naturelles et d’élevage dont lintérée aquacole est établis its des approfonies wont, encore écessaires pour optimiser les techniques Geeta herbs al tilapias et parvenir 3 une meilleure mai- trise des cycles biologiques chez. ls silt- riformes, notamment pour ce qui con- erpe la geen des gantoct et phase Alevage larvaire ; — dimporantes avancées restent_ a fine das le domaine de Talimenation et de la nutrition pour parvenir 3 une meilleure couverture des besoins alimen- taires des poissons d’élevage en tenant compe du contexte économique et des composés disponibles localemen — une meilleure connaissance du fone- tionnement des écosystémes aquacoles devrait permettre une optimisation de Jeur gestion au niveau, notamment, da flux dintrants qui constitue aujourd hui un des goulets d’étranglement du déve- loppement de Paquaculture africai Spinto il appara qu'une approche scenifique de fy composante &onomi que et sociale yuaculture, crop aes teareeat i Nee eres le pensable, Aujourdhui, pluriisciplinarté et fécon- dation croisée des approches militent fortement pour la création de réseaux Nord-Sud-Sud pour la mise en ceuvte de programmes de recherche si que en aquaculture tropicale Ml Références 1, Lazard J, Locomte ¥, Stomal 8, Weigel J Y. 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Les principaux axes de recherche por- teurs concement Voptimisation du con- trdle de la reproduction chez les tila- pias et de la maitrise du cycle biologi fies i ince candela biodiversité de la faune piscicole afti caine appliquée a la mise en évidence de « nouvelles » espéces d'intérée aqua- ‘cole (en parallle avec le méme type approche menée sur d'autres grands bassins hydrographiques sud-américains ‘ou du Sud-Est asiatique) et la connais- écosystémes aquacoles. En outre, une démarche scientifique en sciences hhumaines dans le domaine de Vaqua- culture tropicale apparait aujourd hui ultures 1994; 3: 83-92

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