0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
87 vues1 page

Propriétés des ensembles finis et cardinalité

Ce document mathématique présente des théorèmes sur les cardinaux d'ensembles finis. Il démontre des formules sur les cardinaux d'unions, intersections et produits cartésiens d'ensembles finis.

Transféré par

Abd Essamad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
87 vues1 page

Propriétés des ensembles finis et cardinalité

Ce document mathématique présente des théorèmes sur les cardinaux d'ensembles finis. Il démontre des formules sur les cardinaux d'unions, intersections et produits cartésiens d'ensembles finis.

Transféré par

Abd Essamad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

f est injective.

On conclut que (ii) équivaut à (iii) ; par ailleurs (i) équivaut par définition
à (ii) et (iii) d’où le théorème.

Remarque : On voit en particulier que si x ∈ E et E est fini alors E \ {x} n’est pas
en bijection avec E. Ceci est une caractérisation des ensembles finis.
Une autre application simple des ensembles finis est le principe des tiroirs ; “si on range
n + 1 chaussettes dans n tiroirs, l’un (au moins) des tiroirs contiendra deux chaussettes”
(on laisse la preuve en exercice).
Il est naturel, sachant qu’une ensemble est fini de chercher à déterminer son cardi-
nal (un entier naturel). On appelle combinatoire cette partie des mathématiques. Voici
quelques résultats utiles.

THÉORÈME: Soient E et F des ensembles finis de cardinaux m et n respectivement,


alors :
(i) card(E) + card(F ) = card(E ∩ F ) + card(E ∪ F )
(ii) card(E × F ) = mn
(iii) Soit F(E, F ) l’ensemble des applications de E vers F alors card(F(E, F )) = nm .
En particulier card(P(E)) = 2m .
(iv) Le nombre d’injection de E dans F est 0 si m > n et n(n−1)(n−2) . . . (n−m+1)
si m ≤ n.
(v) L’ensemble des bijections de F vers F a pour cardinal n! = n(n − 1)(n − 2) . . . 2.1

Démonstration: (i) Commençons par observer que dans le cas plus facile où E ∩F = ∅,
la formule est évidente ; en effet si X = A ∪ B avec A ∩ B = ∅ alors card(X) = card(A) +
card(B). Revenons au cas général et posons E 0 := E \ (E ∩ F ), alors E ∪ F est union
disjointe de F et E 0 donc card(E ∪ F ) = card(F ) + card(E 0 ). Mais E est union disjointe
de E 0 et E ∩ F donc on a aussi : card(E) = card(E 0 ) + card(E ∩ F ) et on tire de ces deux
égalités la formule : card(E) + card(F ) = card(E ∩ F ) + card(E ∪ F )
(ii) On peutPécrire E × F = ∪x∈E {x} × F ; or ces ensembles sont disjoints donc on a
card(E × F ) = x∈E card({x} × F ). Mais F est en bijection avec chacun des P ensembles
{x} × F par l’application y 7→ (x, y) donc card({x} × F ) = n et card(E × F ) = x∈E n =
mn.
(iii) Pour construire une fonction de E = {a1 , a2 , . . . , am } vers F il faut choisir f (a1 )
(il y a n choix possibles), f (a2 ) (il y a n choix possibles),. . . etc. Il y a donc n×n . . . n = nm
fonctions de E vers F .
Soit A un sous-ensemble de E, on lui associe la fonction fA : E → {0, 1} définie par
fA (x) = 1 si x ∈ A et fA (x) = 0 si x ∈ / A (la fonction fA s’appelle la fonction caractéristique
de A). On obtient ainsi une bijection entre P(E) et F(E, {0, 1}) (la bijection réciproque est
donnée par f 7→ {x ∈ E | f (x) = 1}). On conclut que card(P(E)) = card({0, 1})m = 2m .
(iv) Tout d’abord, il est clair que si card(E) > card(F ) il n’existe aucune injection de
E dans F . Si maintenant E = {a1 , a2 , . . . , am } et m ≤ n, pour construire une application
injective de E dans F on doit choisir f (a1 ) ∈ F (il y a n choix possibles) puis f (a2 ) ∈
F \ {f (a1 )} (il y a n − 1 choix possibles) puis f (a3 ) ∈ F \ {f (a1 ), f (a2 )} (il y a n − 2 choix
possibles) et ainsi de suite. On obtient donc bien en tout n(n − 1)(n − 2) . . . (n − m + 1)
injections.

18

Vous aimerez peut-être aussi