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Méthode de Newton et point fixe en analyse

Ce document présente la méthode de Newton pour résoudre des équations réelles. Il contient deux parties, la première concerne le théorème du point fixe et la seconde détaille la méthode de Newton proprement dite.

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Devoir Libre My Ismail Mamouni

2016-2017 http ://[Link]


.

Fonctions Réelles
Méthode de Newton
Partie I – Théorème du point fixe
Soit a < b deux réels et I = [a ,b ] .
On se donne g : I → ℝ une fonction telle que :
• ∀x ∈ I , g (x ) ∈ I ,
• et il existe une constante ∃k ∈ [ 0,1[ pour laquelle on ait ∀ (x , y ) ∈ I 2 , g (x ) − g (y ) ≤ k x − y .
1.a Justifier que g est continue.
1.b Montrer que l’équation g (x ) = x possède une solution dans l’intervalle [a ,b ] puis que celle-ci est unique.
Nous la noterons α .
2. Soit u ∈ [a ,b ] et (x n ) la suite réelle définie par :
x 0 = u et ∀n ∈ ℕ, x n +1 = g (x n ) .
2.a Montrer que pour tout n ∈ ℕ : x n − α ≤ k n u − α .
En déduire la limite de la suite (x n ) .
1− k p
2.b Etablir que pour tout n , p ∈ ℕ : x n + p − x n ≤ x n +1 − x n .
1− k
kn
2.c En déduire que pour tout n ∈ ℕ : x n − α ≤ x1 − x 0 .
1− k
3. On suppose que g est dérivable en α .
3.a Etablir g ′(α ) ≤ k .
3.b On reprend les notations de la question 2.
x n +1 − α
Montrer que, si pour tout n ∈ ℕ , x n ≠ α alors lim = g ′ (α ) .
n →+∞ xn − α

Partie II – Méthode de Newton

On se donne deux réels a < b réels et f : [a ,b ] → ℝ de classe C 2 .

On suppose que f (a ) < 0 , f (b ) > 0 et que ∀x ∈ [a ,b ], f ′(x ) > 0 .

On s’intéresse à la résolution de l’équation f (x ) = 0 d’inconnue x ∈ [a ,b ] .


1.a Montrer que cette équation possède une unique solution α appartenant à ]a ,b[ .

1.b Soit x 0 ∈ [a ,b ] .
Déterminer l’abscisse du point d’intersection de l’axe des abscisses et de la tangente à f en x 0 .
f (x )
2. Pour tout x ∈ [a ,b ] , on pose g (x ) = x − .
f ′(x )
2.a Justifier que g est de classe C 1 .
2.b Calculer g (α ) et g ′(α ) .
3. On suppose, dans cette question seulement, que f est de surcroît concave.
On considère ensuite la suite (x n ) définie par : x 0 = a et ∀n ∈ ℕ, x n +1 = g (x n ) .

3.a 1
Montrer que la suite (x n ) est bien définie, croissante et que ∀n ∈ ℕ, x n ∈ [a , α ] .
3.b Etablir que x n → α .
4. On revient au cas général.
4.a Justifier qu’il existe h > 0 , tel que, en notant I = [α − h , α + h ] , on ait ∀x ∈ I , g ′(x ) < 1 .

4.b Etablir que ∀x ∈ I , g (x ) ∈ I


4.c Justifier aussi qu’il existe k ∈ [0,1[ tel que ∀ (x , y ) ∈ I 2 , g (x ) − g (y ) ≤ k x − y .
4.d En déduire que ∀u ∈ I , la suite (x n ) définie par x 0 = u et x n +1 = g (x n ) converge vers α .

5. On reprend les notations de la question ci-dessus et on suppose de plus que g est de classe C 2 .
x −α g ′′(α )
Etablir que, si pour tout n ∈ ℕ , x n ≠ α alors lim n +1 = .
n →+∞ (x − α ) 2 2
n
Correction
d’après CCP PC 1997

Partie I

1.a g est k lipschitzienne donc continue.


1.b Posons h : x ֏ g (x ) − x définie sur [a ,b ] .
h est continue, h (a ) = g (a ) −a ≥ 0 et h (b ) = g (b ) −b ≤ 0 donc h s’annule en vertu du TVI.
Par suite l’équation g (x ) = x possède au moins une solution.
Notons α et β deux solutions de l’équation g (x ) = x .
On a g (α ) − g (β ) ≤ k α − β donc α − β ≤ k α − β or k < 1 donc α = β .
Finalement l’équation g (x ) = x possède une solution unique.
2.a Par récurrence sur n ∈ ℕ :
Pour n = 0 : ok
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 0
x n +1 − α = g (x n ) − g (α ) ≤ k x n − α ≤ k n +1 u − α .
HR

Récurrence établie.
k ∈ [0,1[ donc k n → 0 et donc x n → α par comparaison.
n∞

2.b 1ère méthode :


x n +p − x n ≤ (x n +p − x n +p−1 ) + (x n +p−1 − x n +p−2 ) + ⋯ + (x n +1 − x n ) ,
x n +p − x n ≤ x n +p − x n +p−1 + x n +p−1 − x n +p−2 + ⋯ + x n +1 − x n ,
1− k p
x n +p − x n ≤ k p−1 x n +1 − x n + k p−2 x n +1 − x n + ⋯ + k 0 x n +1 − x n = x n +1 − x n
1− k
2ème méthode :
Par récurrence sur p ∈ ℕ en exploitant :
1− k p
x n + p +1 − x n ≤ x n + p +1 − x n + p + x n + p − x n ≤ k p x n +1 − x n + x n +1 − x n .
1− k
1
2.c Quand p → +∞ dans l’inégalité précédente : α − x n ≤ x n +1 − x n .
1− k
kn
Or x n +1 − x n ≤ k n x1 − x 0 donc x n − α ≤ x1 − x 0 .
1− k
g (α + h ) − g (α )
3.a g ′(α ) = lim or g (α + h ) − g (α ) ≤ k (α + h ) − α = k h
h →0 h
g (α + h ) − g (α)
donc ≤ k puis à la limite quand h → 0 : g ′(α ) ≤ k .
h
g (x ) − g (α )
3.b x n → α et 
x →α
→ g ′(α ) donc par composition de limite :
x −α
x n +1 − α g (x n ) − g (α )
= →
n∞
g ′ (α ) .
xn − α xn − α

Partie II

1.a f est continue, f (a ) < 0 et f (b ) > 0 donc en vertu du TVI l’équation f (x ) = 0 possède au moins une
solution dans ]a ,b[ . D’autre part f est strictement croissante (donc injective) car ∀x ∈ [a ,b ], f ′(x ) > 0 ,
par suite l’équation f (x ) = 0 ne peut avoir plus d’une solution. Finalement l’équation f (x ) = 0 possède
une unique solution α ∈ ]a ,b[ .
1.b L’équation de la tangente à f en x 0 est y = f ′(x 0 )(x − x 0 ) + f (x 0 ) .
f (x 0 )
Cette droite coupe l’axe des abscisses ( y = 0 ) en un point d’abscisse x = x 0 − .
f ′(x 0 )
2.a f est f ′ sont C 1 donc g l’est aussi par opérations.
f (α ) f ′′(α )
2.b g (α ) = α et g ′(α ) = =0.
( f ′(α )) 2
3.a Par récurrence sur n ∈ ℕ montrons que x n existe et x n ∈ [a , α ] .
Pour n = 0 : ok
Supposons la propriété établie au rang n ≥ 0 .
Puisque, par HR, x n existe et x n ∈ [a , α ] , x n +1 = g (x n ) est bien définie.
x n +1 est l’abscisse du point d’intersection de la tangente à f en x n et de l’axe des abscisses.
La fonction f étant concave, sa représentation est en dessous de cette tangente, donc f (x n +1 ) ≤ 0 et
puisque f est strictement croissante : x n +1 ≤ α .
f (x n )
D’autre part x n +1 = x n − ≥ x n car f (x n ) ≤ 0 et donc x n +1 ≥ x n .
f ′(x n )
Ainsi x n +1 ∈ [x n , α ] ⊂ [a , α ] . Récurrence établie.
On a vu ci-dessus x n +1 ≥ x n , la suite (x n ) est croissante.
3.b (x n ) est croissante et majorée donc elle converge vers une limite ℓ .
x n ∈ [a , α ] donne à la limite ℓ ∈ [a , α ] .
f (x n ) f (ℓ )
x n +1 = x n − donne à la limite ℓ = ℓ − car f est C 1 . Par suite f (ℓ) = 0 et donc ℓ = α .
f ′(x n ) f ′( ℓ )
4.a On a g ′(α ) = 0 et g ′ continue car g est de classe C 1 .
Puisque g ′(x ) 
x →α
→ 0 < 1 , il existe h > 0 tel que ∀x ∈ I = [α − h , α + h ], g ′(x ) < 1 quitte à prendre h
suffisamment petit pour que I ⊂ [a ,b ] .
4.b Par l’inégalité des accroissements finis :
∀x ∈ I , g (x ) − g (α) ≤ 1× x − α donc g (x ) − α ≤ h d’où g (x ) ∈ I .

4.c g ′ est continue sur le segment I = [α − h , α + h ] , elle y admet donc un maximum en un point c ∈ I .
Posons k = g ′(c ) . On a k ∈ [0,1[ car ∀x ∈ I , g ′(x ) < 1 .
De plus ∀x ∈ I , g ′(x ) ≤ g ′(c ) = k donc l’inégalité des accroissements finis assure que g est k
lipschitzienne.
4.d Les propriétés sont réunies pour exploiter la partie I et conclure.
5. Par la formule de Taylor-Young :
g ′′(α )
g (x ) = g (α ) + g ′(α )(x − α ) + (x − α ) 2 + o ((x − α ) 2 ) au voisinage de α .
2
g ′′(α )
Puisque x n → α on peut écrire : g (x n ) = g (α ) + g ′(α )(x n − α ) + (x n − α ) 2 + o ((x n − α ) 2 )
2
g ′′(α ) x −α g ′′(α )
i.e. : x n +1 = α + (x n − α ) 2 + o ((x n − α ) 2 ) d’où lim n +1 2
= .
2 n →+∞ (x n − α ) 2

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