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Aide Et Protection de La Jeunesse

Ce document décrit l'évolution historique du droit de l'aide et de la protection de la jeunesse en Belgique, depuis les sociétés antiques jusqu'à la loi de 1912 qui a instauré le juge des enfants et marqué un tournant vers une approche plus protectionnelle. Le document souligne également certaines limites de la loi de 1912 et l'émergence de la notion de 'mineur en danger'.

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Aide Et Protection de La Jeunesse

Ce document décrit l'évolution historique du droit de l'aide et de la protection de la jeunesse en Belgique, depuis les sociétés antiques jusqu'à la loi de 1912 qui a instauré le juge des enfants et marqué un tournant vers une approche plus protectionnelle. Le document souligne également certaines limites de la loi de 1912 et l'émergence de la notion de 'mineur en danger'.

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AIDE ET PROTECTION

DE LA JEUNESSE

1
Intro
Le droit de la jeunesse est l'ensemble des normes juridiques et des autres sources de droit
qui concernent les jeunes.
Cette définition du droit de la jeunesse se divise en 2 grdes catégories :
- Le droit de la jeunesse au sens strict
C'est le droit des jeunes càd l'ensemble des droits et obligations qui s'attachent au statut de
chaque jeune.
C'est aussi l'ensemble des sources du droit qui vise à protéger de façon générale l'ensemble
de la population juvénile.
Ce n'est pas l'objet de notre cours.
- Le droit de l’aide (volontaire) et de la protection (les 2 points) de la jeunesse
Il s'agit de ttes les sources de droit destinées à certains jeunes :
• Les jeunes se trouvant ds des situations difficiles ou de danger particulières (aide
contrainte)
• Les mineurs dits « délinquants » càd ayant commis un fait qualifié infraction (protection)
C’est l’objet du cours.

I. Aperçu historique
Ds les sociétés antiques
C’est le modèle Aristote : le père a un droit naturel de vie ou de mort sur son enfant.
L’éducation, l’instruction et la discipline relèvent de la sphère familiale (du père). L’autorité
du père est illimitée ds la durée et ds ses attributions.
Il n’y a pas de régime spécifique pr les mineurs délinquants dc idem sanction pr gosse que pr
adulte.

Au moyen Age/ancien régime


La conception romaine se maintient : « patria potestas » (= le pv au père)
Le sentiment d’enfance n’existe pas. Ils deviennent vite « des petits adultes » car peu
d’enfants survivent.
La délinquance du jeune ne fait l'objet d'aucune mesure bien spécifique. Seule exception,
l’enfant est considéré comme irresponsable en dessous de 7 ans. Au-delà, il subit, comme un
adulte, des peines comme sanction de son infraction, mm si ces peines sont moins lourdes
en raison de l'âge du délinquant.
Quant à l’éducation, elle reste ds la sphère privée. Le père garde un droit de correction sur
ses enfants. La puissance paternelle a une fct pol → le maintien de l’ordre public.

2
La rev française
La révolution française et le siècle des Lumières privilégient le modèle « Rousseau ».
On enregistre des progrès ds la reconnaissance juridique de l’enfant : l’enfant et l’adulte sont
différents mais égaux. Le respect doit être réciproque.
On admet qu’il est abusif de donner tte l’autorité aux parents/pères.
Toutefois certaines familles sont défaillantes et mettent en danger la société et l’ordre public
lorsqu’elles ne peuvent empêcher leurs enfants de commettre des infractions, de mendier ou
de vagabonder. Ces familles sont pointées du doigt et le lien est vite fait entre la classe
laborieuse et les faits de délinquance.
L’Etat estime qu’il doit intervenir ds ces familles : « en s’intéressant aux causes de la
délinquance et en tentant d’y remédier (prévention) on protègerait mieux la société ».
En ce qui concerne le mineur délinquant, le code de 1791 fixe la majorité pénale pr les
crimes à 16 ans.

Le code napoléon
Le code civil de 1804 et le code pénal de 1810 et 1867 instituent l’ingérence de l’Etat ds la
gestion des familles.
 Si un mineur se méconduit ou fait preuve d’indiscipline sans troubler l’OP
Le père garde son droit d’éducation et de correction mais ce droit est soumis au contrôle
judiciaire s’il est exercé abusivement (pas de coups, mutilations, etc)
 Si un mineur est moralement abandonné, orphelin, devient mendiant ou vagabond
On en déduit que le père ne joue pas son rôle → l’Etat supplée ds un souci d’ordre public.
La loi de 1866 prévoit le placement en institution. Le placement affirme ses objectifs
éducatifs.
 Si un mineur commet des infractions pénales
L’Etat peut se substituer aux parents ds l’éducation et ds la correction pr protéger la société
sur base de la logique suivante :
→Le jeune de moins de 7 ans n’a pas le discernement. Il est rendu à la discipline de son père
→ La majorité pénale est fixée à 16 ans. Le jeune de + de 16 ans est assimilé à un adulte. Il
est dc condamnable et passible des mms peines que les adultes.
→ Pr le jeune âgé de + de 7 ans et de moins de 16 ans, le code pénal distingue s’il a agi ou nn
avec discernement (= faculté d’entrevoir la pénalité de l’action, de comprendre le mal
commis et la peine qui le réprime.). S’il a agi avec discernement, il est condamnable et peut
subir une peine de prison. Ds le cas contraire, il sera acquitté et remis à son père.
Mais la société peut-elle faire confiance à la famille ? Surtt si la famille est issue de la classe
laborieuse ? Souvent considérée comme la pépinière du crime ?

3
L’Etat va se donner le droit d’intervenir ds la famille pr éduquer lui-mm le mineur au motif de
protéger celui-ci des manquements de sa famille.
Se développent, à cette époque, les institutions pr mineurs d’âge, tt probs confondus
(délinquants, mendiants, abandonnés, anormaux, orphelins…). L’Etat est sensé les éduquer
et en faire de bons citoyens ds l’intérêt de tous et surtt ds l’intérêt de la sécurité publique.
Ds certains cas, le mineur « acquitté » pr manque de discernement ne sera pas rendu à la
discipline de son père mais sera envoyé ds des établissements de « réforme et de charité »
(maison de correction/de bienfaisance) tenus par des frères ou des sœurs chargés de le
surveiller et de l’éduquer pour en faire un bon citoyen.
Ds ces établissements on retrouve également des mineurs condamnés que l’Etat espère
rééduquer mieux qu’en prison.

Fin du 19ème début du 20ème siècle : vers le modèle protectionnel


A la fin du 19ème siècle, les mentalités évoluent encore. C’est la révolution industrielle. Le
droit du travail et le droit social se développent. On parle de grèves, de droits…
Le mineur a droit à l’instruction, une législation protège le travail des enfants…
Les sciences humaines se développent. La réaction sociale contre la délinquance glisse du fait
vers l’individu. On se questionne sur la société, on reconnait l’importance de l’éducation par
rapport à la répression. Il aura fallu attendre le 20ème siècle. Mais le mouvement en vue de la
reconnaissance des droits de l’enfant va continuer à se développer tant au niveau national
qu’au niveau international.
Petit à petit l’enfant va devenir « sujet de droit ». On réfléchit et on décide « ds l’intérêt de
l’enfant »

La loi du 15 mai 1912


Ds un contexte de société basée sur l’éducation et le contrôle social, va surgir une loi
humanitaire spécifique aux mineurs, construite sur le mode protectionnel de défense sociale.
La loi de 1912 est la pierre angulaire de notre système actuel. C’est la 1ère loi qui en Belgique
prend en compte la spécificité des probs des mineurs en vue de la protection de ceux-ci et
pas seulement ds un but d’ordre public (protection de la société).
Cette loi instaure une justice paternaliste, soucieuse de protéger et de prendre en charge les
enfants qui troublent l’ordre public ou ceux qui sont victimes d’un abus de la puissance
paternelle.
Cette loi institue le juge des enfants :

- Ce juge va travailler avec des collaborateurs spécialisés, experts ds le socioéducatif


(délégués à la protection de l’enfance…).
- Ils s’occuperont des mineurs en difficultés ou en prédélinquance.
- L’action est sociale.
4
- Relèvent de cette juridiction : les mineurs de moins de 16 ans ayant commis un fait
qualifié infraction, les mineurs qui se livrent au jeu, à la prostitution, à des trafics, les
mineurs mendiants ou vagabonds, les mineurs dont l'inconduite cause grandement
souci aux parents
Cette loi fixe la majorité pénale à 16 ans. :

- Jusqu'à l'âge de 16 ans, le mineur est « présumé » irresponsable. Il ne peut être


coupable car la loi présume qu’il manque de discernement.
- Le juge ne peut pas lui appliquer une peine mais peut prendre, à son égard, une
mesure de sûreté éducative de garde ou de préservation.
- Le juge veillera également à l'application de ces mesures.

Cette loi instaure la déchéance de la puissance paternelle


la loi de 1912 n'est pas une loi pénale mais une loi protectrice de l'enfance.
Le père ne fait plus ce qu'il veut avec ses enfants. La loi lui supprime le droit de correction
paternelle qui devient « la plainte en correction paternelle ».
Le juge intervient lorsqu'il y a des abus càd « mise en péril de la santé, de la sécurité et de la
moralité du mineur ».
L’Etat se donne le droit de se substituer aux parents et d’être un acteur éducatif ds un souci
de paix et d’ordre social.
Les délégués vont accompagner, guider, surveiller les parents avec à la clé la déchéance si
nécessaire.
Le parlementaire Carton de Wiart dira à l’époque à la tribune du parlement : « l’Etat a le
droit de faire respecter l’ordre social mais pas en se mettant au lieu et place de l’autorité
paternelle mais en y suppléant là où elle est défaillante »

Evolution, constats et critiques à la loi de 1912


 Développement des sciences humaines, de la psycho, de la criminologie, du travail social.
 La loi de 1912 ne privilégie pas suffisamment l’action préventive.
 Le mineur peut avoir un comportement inadapté par la commission de faits infractionnels
ou par un comportement prédélinquant mais aussi à cause d’un manque d’éducation, de
discipline ou d’un milieu familial défaillant. Il n’est pas encore un danger pr lui-mm ou pr
la société mais il risque de le devenir.
→ S’affirme la notion de "mineur en danger".
 L’enfermement ds les établissements de réforme et de charité ne permet pas «
l’éducation » des jeunes.
 L’aide sociale volontaire donne de meilleur résultat que l’aide imposée par des décisions
de justice

5
La loi du 8 avril 1965 relative à la protection de la jeunesse
Il faudra attendre 50 ans avant que la loi de 1912 ne soit réformée. La nvlle loi se veut encore
+ protectionnelle et + sociale.

 La majorité pénale est portée à 18 ans.


 L’Etat peut prendre en charge un enfant dès qu’il est en danger soit à cause de son
comportement, soit à cause de son milieu.
 Le juge des enfants est remplacé par un « tribunal de protection » : le tribunal de la
jeunesse
 La loi organise l’intervention de la société préventivement, à travers la sphère sociale.
L’intervention du système judiciaire est supplétive.
Les comités de protection de la jeunesse (CPJ) sont institués pr offrir, à temps, aux familles en
difficulté une aide avant qu'une intervention judiciaire ne se justifie.
Si la protection sociale à l'égard des familles ou des jeunes échouait ou lorsque le mineur
était gravement en danger et que sa famille ne manifestait pas l'intention d'intervenir, les CPJ
en avisaient le procureur du Roi qui pouvait saisir le tribunal de la jeunesse.
Des moyens de contrainte étaient alors mis en œuvre par le système judiciaire.
4 types d’actes "déviants" pouvaient conduire un mineur devant le tribunal de la jeunesse :
- La plainte en correction paternelle (36 1)
- Le mineur en danger (36 2)
- La mendicité et le vagabondage du mineur (36 3)
- Le mineur ayant commis un fait qualifié d’infraction (36 4)
Le tribunal de la jeunesse pouvait prononcer des mesures :
À l’égard des parents :
- La déchéance de la puissance paternelle (mesure civile de protection de l’enfant)
- L’assistance éducative
À l’égard des mineurs en danger ou ayant commis un fait qualifié infraction :

- La réprimande
- La surveillance (+ des conditions)
- Placement en institution privée ou chez un particulier
- Placement en établissement d’observation ou d’éducation de l’Etat (deviendront les
IPPJ)
- Placement pr 15j en prison

6
L'esprit de la loi de 1965 était méritant et progressiste. Son application a toutefois fait l'objet
de nombreuses critiques.
Ttes ces critiques furent notamment concrétisées en 1977 par la publication d’un « livre
blanc de la protection de la jeunesse » à l’initiative du Conseil de la Jeunesse de la
Communauté Française et par des actions des travailleurs du secteur.
a) Trop de judiciaire au détriment du social. Pas assez de prévention
Bien que la loi de 1965 prévoyait une pol de prévention attentive au mineur en danger, on a
constaté ds la pratique une judiciarisation excessive.
b) Amalgame entre mineur en danger et mineur délinquant
La loi de 65 étend la protection aux mineurs en général, y compris les délinquants considérés
comme mineur en danger et dc comme des enfants à protéger.
c) Trop de placement
d) Pas assez de reconnaissance des droits à l’enfant

 Les objectifs de la nouvelle législation furent donc de déjudiciariser, de promouvoir la


prévention générale, de favoriser le maintien en famille, de traiter différemment les
mineurs en danger et les mineurs délinquants » , et de donner des droits aux jeunes.

Années 80 et droits de l’enfant


L’enfant est de + en + reconnu comme étant un sujet de droit. Il a des droits et il peut les faire
respecter.
La reconnaissance des droits de l’enfant se manifeste tant au niveau national
qu’international. (Convention internationale des droits de l’enfant – 1989)

Années 80 et crise économique → nvlll perception du mineur délinquant


La crise économique et ses conséquences (appauvrissement, sentiment d’insécurité…) font
que le mineur délinquant n’est plus perçu comme un mineur en danger qu’il faut protéger
mais comme un délinquant dont la société doit se protéger.
Si les mineurs « en danger » doivent être aidés et éduqués parce qu’ils sont des victimes, les
mineurs délinquants doivent être sanctionnés (approche pénale) et assumer la responsabilité
de leurs actes.
Cette volonté d'établir une distinction très nette entre protection sociale et protection
judiciaire fut rendue poss par les réformes institutionnelles et le rattachement de la
protection sociale aux Communautés.

7
La communautarisation de la protection de la jeunesse
En août 1980 et 1988, les lois spéciales de réformes institutionnelles précisent les matières
personnalisables attribuées aux Communautés.
Dorénavant, une partie de la matière relative à l’aide et à la protection de la jeunesse relève
des Communautés. Les Cours et tribunaux doivent partager leur intervention au profit des
mineurs en danger avec les conseillers et les directeurs de l’aide à la jeunesse.
Les Communautés sont chargées, chacune à leur manière, d’apporter l’aide nécessaire à la
jeunesse en danger et en difficulté. ➔ La Communauté française vote le décret du 4 mars
1991 CF relatif à l’aide à la jeunesse
Les objectifs de ce décret sont sensés répondre aux critiques faites à la loi de 1965.
Tandis que l’Autorité fédérale reste compétente pr déterminer les mesures qui peuvent être
ordonnées à l’égard des parents et à l’égard des mineurs « délinquants ».
A noter que les Communautés sont compétentes également pr organiser et financer les
mesures décidées par l’Etat fédéral.
Il va sans dire que l’Autorité fédérale et les entités fédérées sont en dialogue constant
(concertation, accords de coopération) d’autant que les services et les institutions
communautaires sont appelés à jouer un rôle important ds l’exécution des décisions prises
en vertu de la loi de 1965.

La réforme de 2006 des mesures protectionnelles à l’égard des mineurs


délinquants
Le meurtre de Joe Van Holsbeek ds le hall de la gare centrale de Bruxelles commis par 2
mineurs d’âge en 2006 a provoqué une importante émotion ds la pop belge et a développé
un sentiment d’insécurité.
La pop belge réclame une réaction + autoritaire à la délinquance juvénile et des mesures +
sécuritaires. Une pétition est signée en ce sens.
La loi de 1965 est modifiée. On parlera de « la loi de 1965 réformée »
Cette loi de 1965 « réformée » maintient la logique protectionnelle à la base mais y rajoute
des logiques sanctionnelles (repénalisation) et restauratrices (réparation du dommage causé,
participation de la victime, du délinquant et de la société, résolution du conflit par la
participation.)
Le législateur estime que les réponses que la société doit donner à un mineur ayant commis
un fait qualifié infraction doivent être « éducatives, préventives, rapides et efficaces » et « tt
à la fois relever de la protection, de l’éducation et de la contrainte ». Il souhaite également
consacrer une approche restauratrice de la délinquance juvénile en mettant l’accent sur la
responsabilisation du jeune et la prise en compte du droit des victimes.

8
La loi réformée responsabilise davantage les jeunes et les parents. Elle favorise la procédure
de dessaisissement et le renvoi de certains jeunes devant les juridictions adultes

La 6ème réforme de l’Etat en 2014 et le nv transfert de compétences


À la suite d’un nv transfert de compétences, tte la protection de la jeunesse (mineurs en
difficulté et en danger nn délinquants et délinquants) est communautarisée y compris le
financement et l’organisation des mesures. à l’exception de la déchéance de l’autorité
parentale, de l’organisation des juridictions de la jeunesse y compris la procédure qui
relèvent tjrs du fédéral.
Les 3 Communautés et Bruxelles (COCOM) peuvent légiférer.

La code de prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse


(FWB)
Ds le cadre de ses compétences la FWB a pris un décret qui a remplacé le décret de 1991 et
modifié la loi de 1965.
Un seul texte, qui se veut + cohérent et + lisible, traitera de l’ensemble des compétences de
la Communauté Française en matière de prévention, d’aide à la jeunesse et de protection de
la jeunesse.
Ce nv texte se structure en différents livres :
Le livre préliminaire met en évidence les principes fondamentaux communs à toutes les
actions de la CF en la matière
Le législateur distingue ensuite les volets principaux de cette pol (livres 1er à V) :
• Les actions de prévention
• Les mesures d’aide aux enfants en difficultés et en danger (aide volontaire ou consentie)
• Les mesures de protection des enfants en danger (aide contrainte ou imposée)
• Les mesures de protection des jeunes poursuivis du chef d’un fait qualifié infraction
Le législateur prévoit enfin les dispositions communes à ces différents volets notamment
concernant l’organisation du secteur (livre VI à VIII)
Ce texte s’applique-t-il à tous les francophones du pays càd également aux francophones de
la région bilingue de Bruxelles Capitale ? NON
La FWB peut organiser l’aide « non contraignante » à Bruxelles. Mais la FWB n’est pas
compétente sur le territoire bruxellois pr régler la protection des enfants en danger (aide
contrainte ou imposée) ni la protection des jeunes poursuivis du chef d’un fait qualifié
infraction (jeune en conflit avec la loi). Ces compétences relèvent de la COCOM
Par contre les services qui apportent leur concours à la mise en œuvre de ces différentes
législations relèvent tous de la compétence de la Communauté française (FWB)en Wallonie
et à Bruxelles.

9
En Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) → l’AGA
L'Administration générale de l'Aide à la jeunesse (AGAJ) gère les compétences de la
Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d'aide et de protection de la jeunesse.
Concrètement, elle est en charge des missions suivantes :
1. L'Aide à la jeunesse développe, en tenant compte de l'évolution des besoins sociaux et
des observations émises par les acteurs de terrain, une pol de prévention, et ce, à travers
différents types d'actions :
Orienter et accompagner les jeunes et les familles vers les services de 1ère ligne;
Développer des actions de prévention générale afin d'apporter des réponses collectives a des
difficultés fréquemment rencontrées sur le terrain;
Relayer auprès d'autres instances ces difficultés récurrentes rencontrées par les jeunes et les
familles.
2. Les conseillers et directeurs de l'Aide à la jeunesse, ainsi que leurs services –
respectivement les services d'Aide à la jeunesse (SAJ) et les services de la protection de la
jeunesse (SPJ) –apportent une aide personnalisée aux jeunes en difficulté ou en danger
ainsi qu'à leurs familles. Ces services sont présents dans chaque division judiciaire
(anciennement arrondissement judiciaire).
Cette aide se décline en réorientation et en accompagnement vers les services de 1ère ligne,
en suivi en famille ou en hébergement. Les services agréés, assumant une partie de ces
missions d'aide, sont contrôles et subventionnes par L'AGAJ.
3. A côté de ces services qui organisent l'aide suite à un mandat d'un conseiller ou d'un
directeur de l'Aide à la jeunesse, l'Administration générale de l'Aide à la jeunesse
subventionne également des services d'aide en milieu ouvert (AMO) qui interviennent,
hors de tt mandat, à la demande expresse du jeune et lui apportent une aide individuelle
ou développent une action communautaire dans son milieu de vie.
4. L'AGAJ organise la prise en charge, sur décision d'un juge de la jeunesse, des jeunes ayant
commis un fait qualifié infraction en mettant l'accent sur la dimension éducative et
protectionnelle. A ce titre, elle organise, entre autres, l'accueil de ces jeunes au sein
d'institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ), ainsi que l'accompagnement
des jeunes au sein de leur milieu de vie. Ds ce cadre, sa préoccupation est de mettre en
avant la dimension restauratrice afin de permettre au jeune d'acquérir ou de retrouver
une image positive de lui-mm.
5. Depuis le 1er mars 2017, l'AGAJ est compétente pr la gestion du centre communautaire
pr mineurs dessaisis de Saint-Hubert. Avant cette date, cette compétence était du ressort
de l'Administration générale des Maisons de Justice (AGMJ). Le centre communautaire
accueille les jeunes ayant fait l'objet d'un dessaisissement et contre lesquels un mandat
d'arrêt est décerné. L'action éducative du centre vise l'insertion ou la réinsertion sociale
du jeune, sa resocialisation et favorise une démarche restauratrice envers la victime et la
société.(…)

10
6. Depuis le 1er septembre 2005, la Direction de l'Adoption de l'AGAJ a été désignée
comme l'Autorité centrale communautaire (ACC) pr la partie francophone de la Belgique.
L'ACC gère les compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d'adoption,
en veillant à maintenir l'intérêt supérieur de l'enfant, ses besoins et ses droits, au centre
du processus d'adoption. Elle organise notamment la préparation obligatoire des
candidats adoptants, assiste les tribunaux de la famille pr l'évaluation des aptitudes des
candidats adoptants, encadre les procédures d'apparentement en Belgique et à
l'étranger, veille au suivi des enfants adoptes et à la conservation/consultation des
dossiers d'adoption
Par ailleurs, il convient de noter que l'Aide à la jeunesse est une aide spécialisée. Elle doit dc
s'entendre comme complémentaire et supplétive aux autres formes d'aide sociale générale
dite de 1ère ligne (CPAS, CPMS, PSE, ONE) :
Complémentaire: elle permet de trouver ou de renforcer de façon plus adaptée l'aide que la
société offre a ttes les familles depuis la naissance jusqu'à l'âge de la majorité;
Supplétive: l'aide spécialisée ne doit être apportée que ds les cas où les services dits "de 1 ère
ligne" (le CPMS de l'école par exemple) n'ont pu apporter l'aide de manière adéquate.
Ces caractéristiques expliquent la nécessite d'une bonne coordination et d'un travail de
réseau avec l'ensemble des acteurs de l'aide sociale générale.

11
II. Le code de la prévention de l’aide et de la protection
de la jeunesse
Sa philosophie et ses objectifs
La philosophie et les principes fondamentaux ne changent pas. Le code maintient la
philosophie protectionnelle et éducative qui a sous tendu les mesures prévues par le décret
du 4 mars 1991 et la loi du 8 avril 1965.
Le code :
 Renforce la pol de prévention en faveur des jeunes et de leur famille
 Améliore les règles applicables en matière d’aide (aide volontaire) et de protection
(aide contrainte)
 Apporte une aide spécialisée aux enfants , aux jeunes et à leurs familles
 Clarifie les possibilités offertes en matière de réponses à la délinquance
L’article 1 énumère et explicite plus complètement les principes : savoir expliquer :
1° La priorité à la prévention
2° La complémentarité et le caractère supplétif de l'aide spécialisée par rapport à l'aide
sociale générale
3° droit à la prévention, à l’aide et à la protection spécialisée pr tous les enfants, les jeunes et
leur famille
4° Prise en considération de l’intérêt supérieur de l’enfant ou du jeune et de ses droits
5° Principe de non-discrimination
6° Objectifs d’éducation, de responsabilisation, d’émancipation et d’insertion sociale assignés
à la prévention, l’aide et la protection
7° Volonté de déjudiciarisation et de subsidiarité de l’aide contrainte par rapport à l’aide
volontaire
8° Organisation de l’aide et de la protection de la manière la + rapide et dès le plus jeune âge
9° Tte mesure de protection (enfant en danger ou jeune ayant commis un FQI) est mise en
œuvre par la communauté française ds le cadre d’une décision judiciaire.
10° La priorité de l'aide ds le milieu de vie → L’éloignement de celui-ci doit rester l'exception.
L’objectif est de favoriser l’exercice du droit et du devoir d’éducation par les parents.
11° Objectif de réinsertion sociale pr les prises en charge des jeunes ayant commis un FQI ds
une démarche éducative et restauratrice.
12° Amélioration constante des services notamment par la participation des bénéficiaires,
l’évaluation et l’innovation

12
13° Coordination et concertation des acteurs.
14° Garantie de la formation du personnel (secteur privé et public) à l’entrée en fct et
formation continuée
15° Garantie de l’info de l’ensemble des citoyens
16° Langage accessible ds la communication des décisions prises à l’égard de l’enfant ( (art.
27 et 44 prévoyant l’accès à tt le dossier pr le jeune et sa famille) ou du jeune et des infos qui
lui sont fournies.
Exam : retrouve principe de : aucune aide contraignante ne peut avoir lieu si l’aide volontaire
n’a pas eu lieu (réponse : principe 7)

13
LIVRE I : La prévention
La prévention occupe une place de choix et devient une pol spécifique distincte du dispositif
de l’aide à la jeunesse lui-mm.

A qui s’adresse la politique de prévention ? art 2,19°, a) CPAJPJ


Cette pol vise « tte pers âgée de moins de 18 ans ou de moins de 22 ans lorsqu’elle s’adresse
à un service agréé, spécifiquement pr les jeunes jusqu’à 22 ans réalisant des actions de
prévention tel l’AMO ».

Définition décrétale de la prévention art. 3 al. 1 CPAJPJ


Les actions de prévention s’inscrivent ds un territoire où elles sont articulées aux autres
actions sociales existantes et résultent principalement du plan d'action triennal, élaboré sur
base d’un diagnostic social de la zone déterminée.

Quelle sorte de prévention ? art. 4 CPAJPJ


La prévention éducative : vise à atteindre des individus ou des grpes , essentiellement des
jeunes exposés à des difficultés pr changer leur trajectoire de vie et éviter « que les risques
ne se transforment en événements »
La prévention sociale : agit en amont des risques. Elle agit sur le contexte de vie, sur
l’environnement, sur le renforcement du lien social. Elle a pr objectif d’être présente sur le
terrain pr permettre l’émancipation sociale individuelle et collective de public fragilisé. Elle
est présente ds le paysage local de l’éducation et de la socialisation du jeune au mm titre que
l’école, la maison de jeunes, les initiatives culturelles et sportives et l’aide sociale générale.
Comment définir la prévention : art 3
Amo nn mandaté doit pas rendre rapport art 5

Principes clés de la prévention ? art. 5 CPAJPJ


Les nvlles structures spécifiques pr la prévention
Est institué
 Le conseil de prévention par division (art. 6 à 9 du code)
est composé d’acteurs de terrain et présidé par le chargé de prévention et un membre élu du
conseil (art. 8 du code) Il reprend les missions du CAAJ et notamment l’élaboration du
diagnostic social et du plan d’action triennal pr son territoire.(art. 11 du code)
 Un chargé de prévention par arrondissement (art. 5 à 11 du code)

- préside le conseil de prévention


- dirige le service de prévention
- contribue à l’élaboration des diagnostics sociaux

14
- analyse les faits sociaux relatifs à la jeunesse sur son territoire et attire l’attention des
conseils de prévention sur toute situation défavorable au développement personnel des
jeunes et à leur insertion
- veille à la réalisation des plans d’action sur son territoire
- apporte son appui aux AMO (services d’action en milieu ouvert) de sa zone pour
l’élaboration de leurs diagnostics sociaux.

 Un collège de prévention pr l’ensemble de la communauté (art. 13 à 15 du code)


Est composé des chargés de prévention, de représentants des administrations ou
organisations clés au niveau de la CF (ONE, administration en matière de cohésion sociale,
d’emploi et de formation, de santé, de sport, du milieu scolaire…) et du délégué général aux
droits de l’enfant
Coordonne les diagnostics sociaux des divisions ou arrondissements
Établit tous les 3 ans un rapport général sur la prévention.
Formule des recommandations au gouvernement (et au conseil communautaire) ds le but
d’améliorer la pol de prévention

15
LIVRE II : Les autorités administratives
Le conseiller de l'aide à la jeunesse (CAJ)
Un conseiller de l’aide à la jeunesse est désigné ds chaque division ou ds chaque
arrondissement qui n’est pas composé de division.
Il décide de l’aide individuelle à apporter aux enfants et aux familles ds le cadre de l’aide
volontaire. Sa mission est de trouver une solution individuelle aux probs rencontrés par les
enfants et leur famille. L’aide apportée par le conseiller est libre et non contraignante. Elle
fait l’objet d’une négociation et ne peut être imposée.
Il est compétent pr les enfants dont la résidence familiale càd le milieu familial de vie se
trouve sur son territoire. (art. 34 du code)
Il dirige le service de l’aide à la jeunesse (SAJ) Le service de l’aide à la jeunesse est composé
de « délégués » qui l’assistent ds sa mission. Il a une section sociale et administrative.

Le directeur de la protection de la jeunesse


Un directeur (éventuellement avec un ou plrs adjoints) de la protection de la jeunesse est
désigné ds chaque division ou chaque arrondissement non composé de division.
Ses missions sont :

- De prendre des mesures de protection pr les enfants en danger après décision du


tribunal (livre IV)
- De mettre à exécution les mesures du tribunal de la jeunesse à l’égard des jeunes
ayant commis un fait qualifié infraction (livre V)
Il dirige en tte indépendance le service de protection judiciaire (SPJ). Le service de protection
judiciaire est composé de « délégués » qui l’assistent ds sa mission. Il existe un service social
et administratif.
Question exam : savoir mission de chacun ds livre 3, 4, 5

16
LIVRE III : Les mesures d’aide aux enfants et à leur famille
A qui s’adresse cette aide ? Qui peut en bénéficier ? (= champ d’application)
 Art. 20 CPAJPJ
« Les dispositions du livre III s’appliquent :
1. Aux enfants en difficulté
2. À tt enfant dont la santé ou la sécurité est en danger ou dont les conditions d’éducation
sont compromises par son comportement, celui de sa famille ou de ses familiers.
3. Aux pers qui éprouvent des difficultés ds l’exécution de leurs obligations parentales
4. Aux pers physiques et morales qui apportent leur concours à l’exécution des décisions
individuelles émanant des autorités communautaires ou judiciaires en matière d’aide et
de protection des enfants visés à l’alinéa 1er .

 Art.2, 13°, a) CPAJPJ


Un enfant est « tte pers de moins de 18 ans ou celle de moins de 20 ans pr laquelle une
mesure d’accompagnement est sollicitée avant 18 ans. »

Quelles autorités participent à la décision ?


1. Le conseiller de l’aide à la jeunesse
2. Le directeur de la protection de la jeunesse
3. Le tribunal de la jeunesse
Il n'interviendra que :
• Lorsqu’ aucune solution d'aide volontaire n'est poss
• ou s’il y a contestation d’une décision du conseiller ou du directeur en matière d’octroi,
refus ou modalité d’une mesure d’aide. (recours art. 36)
4. Le parquet de la jeunesse

Comment le CAJ est-il informé d’une situation de difficulté ou de danger ?


Le Conseiller est informé d’une situation de difficulté :
- soit directement par le jeune lui-mm, ses parents, un voisin, un parent…
- soit indirectement par tte pers qui porte intérêt au jeune comme l’assistant social du
PMS, les services de police, un instituteur, une association, une adm, le délégué
général aux droits de l’enfant, le CPAS, l’ONE…
- soit par le parquet qui estime qu’un jeune délinquant serait mieux suivi par le SAJ …

17
Quelles sont les missions du conseiller ? → Art. 35 du code
Le conseiller va tenter de trouver une solution pour apporter une aide appropriée.
Le conseiller :
• examine les demandes d'aide (§1)
• oriente les demandes d’aide vers l’aide sociale générale (§2 1°) et seconde les intéressés
dans leurs démarches (§2 2°);
• Peut demander l’intervention d’une équipe SOS enfant lorsqu’il a connaissance de mauvais
traitements, de privations ou de négligences dont est victime un enfant ou lorsqu’il en
suspecte l’existence. (§3) L’équipe sera chargée de suivre l’enfant et de rendre des rapports
au conseiller.
• Exceptionnellement, subsidiairement et provisoirement le conseiller peut confier l’enfant à
un service agréé ou un accueillant familial le temps de trouver une solution (§4)
• (§5) Informer le parquet de certaines situations de danger ou péril grave.
• (§6) apporte son aide aux mineurs dont un parent est déchu sur demande du TJ ou du
protuteur
• interpelle tout service public ou privé afin d’obtenir des informations sur leurs
interventions ou sur leur refus d’intervenir en faveur du jeune. (§8)
• coordonne les actions entreprises en faveur des personnes pour lesquelles son intervention
est sollicitée (§7)
 solution trouvée à travers l’aide générale (= service de 1ère ligne) Art premier 2ème
branche
A défaut, exceptionnellement , subsidiairement et provisoirement → Aide spécialisée → Le
conseiller établit un acte écrit contenant l’indication de l’objet et les motifs de l’accord ou de
la décision Art 2
Cette mission est subsidiaire par rapport à l’aide générale c’est pq le conseiller a d’abord du
envisager ttes les autres possibilités avant d’ouvrir un dossier d’aide individuelle au SAJ. Elle
est limitée ds le temps.
→ Il va prendre en charge cette situation individuelle et confier à un délégué du SAJ le soin
d’apporter une aide appropriée au jeune
L’accord porte sur le principe de l’aide et les modalités.
La motivation porte sur :
• la personnalité de l’enfant,
• son degré de maturité
• son milieu de vie
• la disponibilité des moyens en matière d’éducation et de traitement et de ttes autres
ressources envisagées
Pratiquement, le délégué tente d’établir un programme d’aide sur lequel ttes les pers
concernées se mettront d’accord.

18
Un programme d’aide est « un ensemble de mesures d’accompagnement éducatif et social
discutées et négociées avec le jeune et sa famille. »
Il va convoquer le jeune et sa famille et tenter d’établir ce programme d’aide ds la
négociation. (aide volontaire)
Qui doit signer l’accord ? → Art.23 CPAJPJ
Le conseiller doit obtenir les accords écrits :
De l’enfant bénéficiaire de l’aide
• D’au moins 14 ans
• D’au moins 12 ans assisté par un avocat (désigné d’office)
ET
Des personnes qui exercent l’autorité parentale à son égard quelle que soit la mesure d’aide
(avec ou sans retrait du milieu familial) sauf si on ne peut pas les entendre :
• Parents
• Tuteur
• Protuteur
• Accueillants familiaux (famille d’origine peut déléguer certaines compétences aux
accueillants familiaux par contrat par ex.)
Quel est l’objectif de l’aide volontaire ?
Maintenir la responsabilité des parents tt en se centrant sur le bien-être de l’enfant et de son
devenir d’adulte.
L’accord écrit est mis à exécution et un suivi régulier est opéré par le SAJ.
A tt moment l’accord peut être revu et modifié ds l’intérêt du jeune. De tte façon, il doit être
revu ds l’année qui suit la date de la signature de l’accord. (art. 26 CPAJPJ°

Quels sont les droits des enfants et des familles ds le cadre de l’aide à la
jeunesse ?
 Art. 21 CPAJPJ
Le conseiller doit informer le jeune et sa famille qui bénéficient de l’aide de leurs droits et
obligations. Tte proposition du conseiller doit être motivée.
L’acte écrit reprenant l’accord ainsi qu’une synthèse de l’audition des pers doit être transmis
ds les 10j ouvrables (pr éventuellement avoir la possibilité de contester les modalités –art.
27-)
• A l’enfant
• Aux pers qui exercent l’autorité parentale
• Aux pers qui hébergent l’enfant
• A l’avocat de l’enfant

19
 Art. 22 CPAJPJ
Le conseiller ne peut prendre aucune mesure sans avoir convoqué et entendu les pers
intéressées à l’aide y compris le jeune âgé de moins de 12 ans. Exception si une impossibilité
est constatée : âge, état de santé,…) Les personnes entendues peuvent se faire accompagner
de la pers majeure de leur choix et d’un avocat.
S’il en a un (pas obligatoire) le conseiller doit convoquer l’avocat de l’enfant en vue de
s’entretenir avec lui de la situation.
 Art. 23 CPAJPJ
!!! Aucune mesure ou décision ne peut être prise sans l’accord formel et écrit de certaines
personnes. Voir supra Ce droit garantit le caractère volontaire de l’aide.
 Art.24 CPAJPJ
Un nv document « le projet pr l’enfant » devra être établi par le conseiller et accompagner
l’enfant tt au long de son parcours ds le cadre de l’aide ou de la protection de la jeunesse.
Le but est d’inscrire la mesure d’aide , limitée ds le temps, ds le cadre d’objectifs à plus long
terme et à garantir la cohérence des différentes interventions vis-à-vis de l’enfant. Il peut
évidemment être adapté.
Il est également soumis à l’accord des personnes et doit être approuvé par écrit (art. 23).
 Art. 25 CPAJPJ
Le conseiller doit suivre un ordre de priorité en cas de nécessité d’éloignement de façon à ce
que l’enfant obtienne l’aide qui lui assure des conditions de vie et de développement
appropriés à ses besoins et à son âge.
 Art. 26 CPAJPJ
La mesure d’aide individuelle est limitée à 1 an renouvelable.
 Art. 27 CPAJPJ
L’enfant et ses parents ont un droit d’accès à ttes les pièces de leur dossier y compris les
rapports médicaux et psychologiques (élargissement par rapport à 1991).
Ils ont droit aux explications fournies lors de la consultation → assistance par un délégué
Exception : les pièces estampillées confidentielles par les autorités judiciaires
 Art 30 à 33 CPAJPJ
Droits de l’enfant faisant l’objet d’un placement

20
Est-il possible de contester une décision du conseiller en matière d’octroi, de
refus ou relative à une modalité d’application d’une mesure d’aide individuelle ?
 Art. 36 CPAJPJ
OUI
Une contestation peut surgir au sujet d’une mesure d'aide individuelle (octroi, refus ou
modalité d'application). Par ex : les parties ne sont pas d’accord sur le programme d’aide ou
une modalité du programme d’aide.
Il est poss de s’adresser au tribunal de la jeunesse pour lui demander son arbitrage. C’est une
procédure civile. Le législateur favorise la conciliation
Qui peut faire cette demande au tribunal de la jeunesse ?
Procédure : lecture de l’article + schéma

Quelles solutions en cas d’urgence dans le cadre de l’aide à la jeunesse ? → Les


mesures urgentes
Le CAJ a signé un accord avec les parents de Marie (6 mois) . Ils ne respectent pas cet accord,
ne mettent pas en place les changements nécessaires. La situation se dégrade brusquement.
Marie est en danger.
Nécessité urgente
+
Péril grv => L’intégrité physique ou psychique de l’enfant est exposée directement et
actuellement à un péril grave
+
Défaut d’accord (ou défaut d’exécution) des personnes visées à l’art. 23
L’article 37 du code précise la procédure à suivre lorsque ces 3 conditions sont remplies et
qu’il y a lieu d’agir dans l’intérêt de l’enfant.

21
LIVRE IV : Les mesures de protection des enfants en danger ?
 aide individuelle contrainte

A qui s’adresse cette aide ? Qui peut en bénéficier ? (= champ d’application)


 Art. 38 CPAJPJ
« Les dispositions du livre IV s’appliquent à
1° Tt enfant dont la santé ou la sécurité est en danger ou dont les conditions d’éducation
sont compromises par son comportement, celui de sa famille ou de ses familiers Il faut
entendre par « enfant » pr l’application du livre IV : « la pers âgée de moins de 18 ans » (art.
Art. 2 13° b)
2° Aux personnes qui éprouvent des difficultés ds l’exécution de leurs obligations parentales
au point de mettre gravement en danger leur enfant.
3° Les pers physiques et morales qui apportent leur concours à l’exécution des décisions
individuelles émanant des autorités communautaires ou judiciaires.

Quelles autorités participent à la décision ?


• Le tribunal de la jeunesse (son orga reste de la compétence de l’état fédéral)
• Le directeur de la protection de la jeunesse
• Le parquet de la jeunesse
• Le conseiller de l’aide à la jeunesse

Quelles conditions doivent être remplies pr que le tribunal de la jeunesse


puisse se déclarer compétent et prendre une mesure de protection
contraignante ?
 Art. 51 CPAJPJ
1ère condition : l’enfant est en danger
Càd « lorsque sa santé ou sa sécurité est actuellement et gravement compromise »
Qd doit-on considérer que la santé ou la sécurité d’un enfant est « actuellement et
gravement compromise » ?
Lorsque son intégrité physique ou psychique gravement compromise soit lorsque l’enfant
adopte de manière habituelle ou répétée des comportements qui la compromettent
réellement et directement, soit parce qu’il est victime de négligences graves, de mauvais
traitements, d'abus d'autorité ou d'abus sexuels la menaçant directement et réellement.
2ème condition : On constate que l’aide volontaire a d’abord été tentée mais sans succès.
« les pers concernées refusent ou négligent de mettre en œuvre l’aide volontaire qui a dû
préalablement être envisagée par le conseiller »

22
Lorsque ces 2 conditions sont remplies, on constate qu’il y a rupture de la
relation entre les parties, qu’il est imposs de poursuivre ds l’aide négociée mais
qu’il faut qd mm agir (aide contrainte) car le mineur est en danger.
 Le conseiller de l’aide à la jeunesse met en œuvre l’Art. 35 §5 du CPAJPJ
Le conseiller transmet une note de synthèse au Parquet faisant état de la situation de danger
et de la réunion des conditions.
Le parquet est le 1er juge de la situation de danger. → le parquet saisit (ou non) le tribunal de
la jeunesse.
Le tribunal de la jeunesse prend connaissance du dossier en audience publique. Il s’informe
par le biais de la note de synthèse du CAJ et d’investigations complémentaires s’il l’estime
utile.
Le tribunal de la jeunesse :

- Soit estime qu’il n’y a pas lieu de recourir à la contrainte


- Soit il prend des mesures qui seront imposées à l’enfant et à sa famille → jugement
d’aide contrainte
Le mineur ou ses parents ne sont pas d’accord avec le jugement contraignant du tribunal de
la jeunesse. Ont-ils un recours ? OUI
Ils peuvent faire appel de ce jugement ds les 15j à dater du prononcé du jugement. La cour
d’appel rendra un arrêt. (cfr : intro au droit bac 1)

Quelles mesures d’aide individuelle contrainte peut prendre le Tribunal de la


Jeunesse ?
 Art. 51 CPAJPJ
• soit soumettre le mineur, sa famille et ses familiers ou l’un d’eux à des directives ou à un
accompagnement social ou éducatif ;
• soit exceptionnellement ordonner l'hébergement temporaire hors du milieu de vie en vue
de son traitement, ou de son éducation ;
• soit permettre à l’enfant s’il a + de 16 ans de se fixer ds une résidence autonome ou
supervisée et de s’y domicilier.
 Ces mesures sont cumulatives

23
Phase de la mise en œuvre : Qui mettra en œuvre la mesure de contrainte
prononcée par le tribunal de la jeunesse ?
 Art. 51 al.3 et 53 § 4 CPAJPJ
Le directeur (DPJ) exécute la mesure. Il a le choix des modalités de cette exécution.
Le directeur peut mettre fin aux mesures s’il constate que la santé ou la sécurité de l’enfant
n’est plus compromise. Cette décision doit être homologuée par le tribunal. Le tribunal ne
peut refuser l’homologation que si c’est contraire à l’OP
Le DPJ peut négocier avec les pers concernées et obtenir un accord sur d’autres mesures
(totalement ou partiellement) que celles décidées par le tribunal. Après homologation, les
nvlles mesures « renégociées » seront mises en œuvre soit par le directeur si l’accord ne
porte que sur une partie des mesures et que les autres restent contraintes soit par le
conseiller si l’accord porte sur ttes les mesures et que l’on revient dès lors ds l’aide
volontaire..

Ds le cadre de la mise en œuvre de la mesure, les décisions du directeur


peuvent-elles être contestées ?
 Art. 54 CPAJPJ
Oui La procédure est la mm que lorsqu’il s’agit de contester une décision du conseiller (art.
36 du code) Voir schéma précédent

Quels sont les droits de l’enfant et de sa famille ds le cadre de la protection des


enfants en danger ?
Art. 39 à 46 CPAJPJ → principes généraux
Art.47 à 50 CPAJPJ → Droits spécifiques pr les enfants qui font l’objet d’une mesure de
placement

Quelles solutions en cas d’urgence ds le cadre de la protection de la jeunesse ?


(cad quand la situation est déjà suivie par le DPJ)
 Art. 52 CPAJPJ
Le juge de la jeunesse est compétent pr prendre une mesure d’urgence de placement ds le
cadre de l’art. 52 CPAJPJ A quelles conditions ?
Nécessité urgente (ds une situation déjà suivie au SPJ)
+
Péril grave => L’intégrité physique ou psychique de l’enfant est exposée directement et
actuellement à un péril grave
+
Défaut d’accord (des personnes visées à l’art. 23)

24
LIVRE V : Les mesures de protection des jeunes en conflit avec la loi
(mineurs poursuivis du chef d’un fait qualifié infraction avant l’âge de 18 ans)
Source : CPAJPJ + loi 1965 partiellement abrogée
Ce livre étudie la façon dont la Communauté française réagit face à la délinquance de ses
jeunes wallons. Pr les jeunes bruxellois auteurs de faits qualifiés infraction, la COCOM est
devenue compétente pr la détermination de mesures à prendre. Une ordonnance de la
COCOM pourrait dc modifier ou remplacer la loi du 8 avril 1965 En attendant, la loi de 1965
réformée reste en vigueur pr les jeunes délinquants bruxellois.

Préliminaire : Les différents modèles d’intervention pour réagir à la délinquance


juvénile
 Le modèle pénal :
A la fin du 18ème siècle, l’enfant appartient à une catégorie juridique propre. La loi avait fixé la
majorité pénale à 16 ans. Lorsqu’un mineur commettait une infraction, le juge déterminait si
le jeune avait agi avec discernement (avec conscience de la portée de l’acte qu’il a posé et en
état de comprendre la peine qui lui serait infligée) ou non. S’il a agi avec le discernement
requis, le mineur est condamné à une peine. S’il n’avait pas le discernement, le mineur était
acquitté mais pouvait faire l’objet d’un placement jusqu’à sa majorité dans une maison de «
réforme et de charité ».
Ds ce modèle pénal, la victime occupe une place secondaire puisque l’action pénale vise à
restaurer les valeurs et les principes prônés par l’Etat.

 Le modèle protectionnel :
Le modèle protectionnel s’est fondé sur le constat de faillite du modèle pénal qui n’a pas
enrayé la menace que constituait, à la fin du 19ème siècle, l’enfance délinquante et en danger.
La délinquance juvénile ne cessant d’augmenter, le législateur s’est tourné vers un autre
modèle pr enrayer celle-ci.
D’autant que le développement des sciences humaines et médicales a montré l’immaturité
physique, intellectuelle et affective du jeune.
Les actes du mineur sont dépénalisés et l’accent est placé sur la personnalité du mineur et
non plus sur l’acte qu’il a commis.
• Le mineur est irresponsable car présumé dépourvu de discernement et de libre arbitre.
• L’intervention de l’état se justifie par l’intérêt de l’enfant à être aidé (prévention)
Conséquences :
• Le juge ordinaire est remplacé par un juge spécial : juge des enfants puis juge de la
jeunesse ;
• Le mineur ne commet pas d’infraction mais « des faits qualifiés infraction » (FQI)
• Le mode d’intervention consiste à appliquer des mesures de garde , de préservation et
d’éducation et non plus des peines ;
25
• La mesure n’est pas proportionnelle au fait commis mais évaluée en fct de la personnalité
du mineur et de son milieu ;

 Le modèle sanctionnel :
Ce modèle est un retour au modèle pénal centré sur l’acte et non plus sur la pers. Les notions
de peine et de responsabilité réapparaissent.
Les adeptes de ce modèle estiment que le modèle protectionnel ne répond pas à l’idée de
sécurité publique et qu’il faut dc réintroduire l’idée de « sanction ». Sont apparues les «
sanctions éducatives »

 Le modèle de justice restauratrice


Le droit restaurateur se centre sur la victime et la réparation des dommages causés. La
préoccupation de ce modèle est de restaurer les relations entre le délinquant, la victime et la
société, relations rompues par la commission de l’infraction. Il est accordé autant
d’importance au processus qu’au résultat.
On rend la justice autrement en tenant compte de ces 3 éléments :
victime/auteur/communauté
La matière étant communautarisée, chaque communauté pourra, par décret, développer
davantage tel ou tel modèle pour ses jeunes.

A qui s’adressent les dispositions du livre V ? (= champ d’application)


Principe :
"Le tribunal de la jeunesse connaît des réquisitions du ministère public relatives à des
mineurs poursuivis du chef d'un fait qualifié infraction, commis avant l'âge de 18 ans
accomplis » (art. 55 et 56 CPAJPJ)
Exception :
Ce n’est pas le tribunal de la jeunesse mais les juridictions de droit commun (sauf connexité)
qui connaissent des réquisitions du ministère public à l’égard des jeunes de plus de 16 ans
poursuivis du fait :
• D’infraction en matière de police du roulage
• De coups et blessures involontaires et d’homicide involontaire ds le cadre d’infraction en
matière de police du roulage
• D’infraction à la loi relative à l’assurance obligatoire de la responsabilité civile en matière
de véhicules automoteurs

Toutefois,

26
a) si le tribunal saisi ds ces hypothèses, estime qu'une mesure de protection est + adéquate,
il pourrait se dessaisir et renvoyer l'affaire au Ministère Public aux fins de réquisitions devant
le tribunal de la jeunesse s'il y a lieu ;
b) la loi sur la détention préventive ne s’applique pas sauf en cas de délit de fuite (l’art. 36bis
Loi 65 n’a pas été abrogé par le code)

Quelles autorités participent à la décision ?


• Le tribunal de la jeunesse y
• Le Ministère Public (ou parquet de la jeunesse)
Certains magistrats du Parquet sont spécialement affectés aux affaires de la jeunesse par le
Procureur du Roi. Son rôle est important. En effet, il peut classer sans suite ou orienter vers
le SAJ ou poursuivre en saisissant le tribunal de la jeunesse. Depuis septembre 2006, chaque
Parquet est soutenu par un criminologue. Son rôle est préventif :
- rencontrer et informer le jeune et ses parents
- élaborer des collaborations entre l’école, les PMS et le MP
- élaborer des collaborations pour renforcer la lutte contre la maltraitance
• Le directeur de la protection de la jeunesse et son service (DPJ et SPJ)

Procédure : Quel est le parcours d’un mineur en conflit avec la loi ?


Interpellation du mineur ou arrestation
Les faits qualifiés infraction sont constatés par les services de police qui dressent un procès-
verbal. Les services de police avertissent le parquet de la jeunesse. Si le mineur est privé de
sa liberté, le service de police doit en informer, ds les meilleurs délais, ses représentants
légaux ou son conjoint si le mineur est marié.
NB : si infraction à un règlement communal ou à la loi foot → sanction administrative par un
fonctionnaire → voir cours droit public (bac1)
Communication du dossier au Parquet de la jeunesse
Le Parquet de la jeunesse prend connaissance des faits. Il procède à l’info du dossier et
détermine son orientation.
Il peut soit (= mesures parquet)
• classer le dossier sans suite (décision administrative qui peut être revue à tt moment sauf
prescription)
• estimer que le délit n’est pas prédominant mais que le mineur doit être aidé et confier le
dossier au conseiller de l’aide à la jeunesse (SAJ) ;
• traiter lui-mm le dossier (classement sans suite modalisé ) :
a) en adressant une lettre d’avertissement au mineur et à ses parents pr les informer qu’il a
pris connaissance des faits et qu’il a décidé de classer le dossier sans suite (art. 95 du code);

27
b) en convoquant le mineur et ses représentants légaux pr leur notifier un rappel à la loi et
attirer leur attention sur les risques encourus suite à ce type de comportement. (96 du code)
c)en proposant au mineur « délinquant » , à ses parents et à la victime , de s’engager dans un
processus de médiation en vue de réparer le dommage subi et restaurer les relations sociales
rompues par la commission de l’infraction. (art. 97 du code) Le parquet peut aussi proposer
une médiation à la demande de la victime ou du jeune (s’il l’estime opportun) → l’initiative
peut venir du jeune ou de la victime. Un avocat peut être présent à la médiation si l’accord
comporte des dispositions relatives à l’indemnisation de la victime. !
Si l’accord de médiation est exécuté l’action publique s’éteint.
• renvoyer l’affaire devant le tribunal de la jeunesse pr qu’il prenne une mesure adéquate.
La phase préparatoire
Lorsque le parquet constate et estime que des mesures judiciaires sont indispensables pr le
jeune, il envoie le dossier au juge de la jeunesse qui entame la phase préparatoire. Le
parquet poursuit l’info sur les faits. Cette phase, préparatoire au jugement, s’ouvre pr une
période de 9 mois. (art. 103 du code) (y compris les 2 mois dont dispose le parquet pr citer le
jeune à comparaitre)
Exceptionnellement (motivation spéciale) la phase préparatoire (et les mesures provisoires)
peut être prolongée d’une durée de 3 mois, renouvelable si cette prolongation est nécessaire
pr les besoins de l’enquête.
Pdt cette phase préparatoire le juge procède à ttes les investigations utiles pr connaître la
personnalité du mineur, le milieu où il est élevé, pr déterminer son intérêt et les moyens
appropriés à son éducation, à sa réinsertion ou à son traitement. (art. 99 du code) (=
objectifs de ces investigations )
Il peut, en tt temps, convoquer l’intéressé, les parents, le tuteur, les pers qui ont la garde du
mineur ainsi que tte autre personne. Il peut faire procéder à une étude sociale par le SPJ et
soumettre l’intéressé à un examen médico – psychologique ou médical.
Pdt cette phase d’enquête, le juge peut prendre des mesures provisoires de garde ou
d’investigation. (101 – 102 – 105 du code)
Ces mesures ne sont pas des sanctions puisque le jeune est tjrs présumé innocent à ce
niveau de l’enquête. Elles ne préjugent pas d’une quelconque culpabilité.
Ce sont des mesures d’investigations pr mieux connaitre le jeune et/ou le protéger et/ou
protéger la société et/ou pr le bon déroulement de l’enquête. Elles peuvent être adaptées à
la situation ou supprimées.

En outre, ces mesures provisoires ne peuvent être envisagées que

28
▪ s’il existe des indices sérieux de culpabilité,
▪ pr une durée aussi brève que possible et
▪ sans intention de sanctionner l’intéressé ou exercer une quelconque forme de contrainte.
Le tribunal peut-il ordonner une mesure provisoire d’hébergement en IPPJ ? A quelles
conditions ? Oui → art. 105 du code)
Transmission du dossier au Parquet (art. 104 CPAJPJ
Lorsque le juge de la jeunesse estime qu’il a suffisamment investigué et que la phase
préparatoire est arrivée à son terme, il fait un rapport au Parquet de la jeunesse.
Le Procureur du Roi reprend la main, prend connaissance du rapport du juge de la jeunesse
et décide de la suite à donner au dossier.
Le procureur du Roi peut
• soit classer le dossier sans suite s’il estime que l’intervention du juge de la jeunesse et les
mesures qui ont été prises sont suffisantes et que le jeune est reparti sur « le bon chemin »
• soit citer le mineur et ses parents à comparaître à l’audience publique du tribunal de la
jeunesse s’il estime que les faits commis nécessitent d’aller plus loin.
La phase du jugement au fond à l’audience publique

 Citation à comparaître
Le parquet cite à comparaître le mineur et ses parents (civilement responsables). Il convoque
les victimes qui pourront se constituer partie civile afin de réclamer un dédommagement pr
le préjudice subi.
A l’audience publique, il y aura généralement matière à 3 débats :

- Un débat sur la matérialité des faits reprochés au mineur


- Un débat sur la mesure la plus appropriée pour le jeune s’il est déclaré coupable
- Un débat sur le fondement des constitutions de partie civile et l’évaluation des
dommages

 Mesure de fond (Art. 108 , 115 à 124 CPAJPJ )


Après avoir écouté le réquisitoire du ministère public, les plaidoiries des avocats du mineur,
des parents, des éventuelles parties civiles, le tribunal de la jeunesse peut ordonner à l’égard
du mineur des mesures de protection et d’éducation.
Quel est l’objectif du tribunal de la jeunesse lorsqu’il impose ces mesures ?
• aider le jeune délinquant à se responsabiliser, à se rendre compte des actes qu’il a commis
et
• l’aider à se réinsérer tant d’un point de vue social et familial que sous l’angle scolaire et
professionnel.

29
Phase d’exécution, modification et fin des mesures

 Exécution : art.114 CPAJPJ


Le tribunal de la jeunesse qui a prononcé la mesure continue à suivre le dossier du jeune. Il
reçoit les rapports, il rend visite au jeune s’il est placé… Il communique immédiatement son
jugement au service de la protection de la jeunesse, par l’intermédiaire du directeur. Le
directeur met à disposition du tribunal un délégué de la section sociale du service de
protection de la jeunesse pour assurer l’exécution du jugement.
 Modification des mesures : art. 113 CPAJPJ
Le tribunal de la jeunesse peut ordonner en tt temps la révision des mesures qu’il a prises.
Tte mesure (autre que la réprimande et l’éloignement du milieu de vie) doit
automatiquement être annuellement réexaminée en vue d’être confirmée. Tte mesure
d’éloignement du milieu de vie sera réexaminée ds les 6 mois à dater du jugement.
 Qd prendront fin les mesures ? Art. 110 CPAJPJ
Le tribunal détermine la durée de tte mesure qu’il ordonne au fond. Cette durée maximale
peut faire l’objet d’une révision (113 du code) La mesure de réprimande clôture
immédiatement le dossier.
Les mesures prennent automatiquement fin le jour du 18ème anniversaire du jeune (110 §2).
Ds certains cas, les mesures peuvent être prolongées par jugement pr une durée déterminée
ne dépassant pas le jour où l’intéressé atteindra l’âge de 20 ans.
▪ à la demande de l’intéressé lui-même
▪ en cas de mauvaise conduite persistante → circonstances exceptionnelles liées au
comportement du jeune
▪ lorsque le mineur a commis le fait qualifié infraction après l’âge de 16 ans.
La durée d’un placement en IPPJ → 113 et 124 CPAJPJ

Le jeune aura-t-il un Casier judiciaire ?


Art. 63 loi 65
Les mesures prises par le tribunal de la jeunesse à l’égard des mineurs délinquants sont
mentionnés au casier judicaire central. (pas les mesures provisoires) Elles peuvent dc être
portées à la connaissance des autorités judiciaires mais en aucun cas des particuliers.

Les droits des jeunes en conflit avec la loi , de leur famille et de leurs familiers
Le nouveau code renforce les garanties et reprend des principes de droit international . Art.
57 à 94 CPAJPJ
Les jeunes hébergés en IPPJ ont des droits spécifiques : art. 63 à 94 CPAJPJ

30
Quelles mesures peuvent être prises à l’égard du jeune en conflit avec la loi au
cours de la procédure ? Sur base de quels critères ?
Sur base de quels critères/facteurs le juge se fondent ils pour proposer une
offre restauratrice ou ordonner une mesure judiciaire ?
Lorsqu’il prend sa décision, le juge doit tenir compte de facteurs décrits ds l’art 98 du code et
la motiver au regard de ceux-ci.

Les mesures que le tribunal de la jeunesse peut prononcer au fond (mesures


définitives)
Les offres restauratrices art. 108 CPAJPJ
Ce sont des mesures extra judiciaires issues du modèle de la justice réparatrice qui doivent
être prioritairement envisagées par le tribunal. Il s’agit d’apporter une réponse éducative au
délit. On donne au jeune l’occasion de poser un ou plusieurs actes constructifs en réponse à
son infraction.
Il s’agit d’entrer, volontairement, ds un processus de communication ds un double objectif :
• la réparation du dommage subi par la victime et la société
• la restauration des relations sociales rompues par la commission d’un fait qualifié
infraction.
L’accomplissement de cette mesure ne sera pas inscrit au casier judiciaire du mineur.
2 types d’offres restauratrices : art. 115 CPAJPJ
 La médiation « permet au jeune qui est soupçonné ou qui a commis un fait qualifié
infraction, aux pers qui exercent l’autorité parentale à son égard, aux pers qui
l’hébergent en droit ou en fait ainsi qu’à la victime d’envisager, ensemble et avec
l’aide d’un médiateur neutre, les possibilités de rencontrer les conséquences
notamment relationnelles et matérielles du fait qualifié infraction »
 La concertation restauratrice en groupe « permet au jeune qui est soupçonné ou qui
a commis un fait qualifié infraction, à la victime, à leur entourage social ainsi qu’à ttes
pers utiles, d’envisager, en grpe et avec l’aide d’un médiateur neutre, des solutions
concertées sur la manière de résoudre le conflit résultant du fait qualifié infraction,
notamment en tenant compte des conséquences relationnelles et matérielles de ce
fait »
Le projet écrit du jeune
Art. 118 CPAJPJ
Dès le début de la procédure le TJ doit informer le jeune de la possibilité de présenter un
projet écrit. Le tribunal accepte le projet par jugement.
Quels engagements le jeune peut-il prendre ds le cadre de ce projet ? Qui contrôle
l’exécution du projet ?

31
Les mesures avec maintien ds le milieu de vie (mesures judiciaires)
Art. 108 , 119 à 121 CPAJPJ
 La réprimande
C’est la seule mesure poss (définitive) pr le jeune qui a moins de 12 ans au moment des faits.
 La surveillance par le SPJ
La surveillance est générale ou spéciale càd que le TJ doit indiquer sur quel objet porte la
surveillance (fréquentations, sorties WE, scolarité…) Le SPJ informe régulièrement le TJ
(rapports)
 La prestation éducative et d’intérêt général.
En rapport avec l’âge et les capacités du mineur. 150 h max.
NB : 30 h max en phase provisoire car « investigations » et pas « sanction »
 L’accompagnement et la guidance
108 et 120 CPAJPJ
• soit comme tel
• soit comme condition d’un maintien ds le milieu de vie (ex : Samio)
Cela peut être
• Un accompagnement éducatif intensif
• Accompagnement post institutionnel
• Guidance d’ordre psychologique, social ou éducatif d’un service d’accompagnement agréé
• Guidance d’un centre de santé mentale, d’un professionnel ou d’un service PMS agréé
• Participation à un ou plusieurs modules de formation ou de sensibilisation aux
conséquences des actes accomplis et de leur impact sur les victimes, organisés par un service
agréé (ex : gestion de la violence)
• Participation à une ou plusieurs activités sportives, sociales, culturelles encadrées
• Fréquentation régulière d’un établissement scolaire
 Le maintien dans le milieu de vie sous conditions
Art. 108 et 121 CPAJPJ Quelles conditions ? A qui le contrôle peut-il être confié ?
Les mesures de placement.
108 , 122 et 123 CPAJPJ
Le législateur impose un ordre de priorité. Le placement en IPPJ doit être l’ultime solution
Qu’est-ce qu’un IPPJ ? Quels jeunes sont concernés ?

32
Une institution communautaire publique de protection de la jeunesse (IPPJ) est un centre
spécialisé ouvert ou fermé, chargé d’accueillir :

- Les mineurs qui ont commis ou sont suspectés d’avoir commis des faits constituants
des atteintes grv aux personnes
- les jeunes s’inscrivant ds une délinquance répétitive grave.
- Les jeunes ayant déjà fait l’objet d’une mesures antérieurement, mesure qu’ils n’ont
pas respectées
art. 124 CPAJPJ
En principe, l’accès est réservé aux jeunes âgés d’au moins 14 ans au moment de la
commission des faits (12 ans très exceptionnelemnt). L’hébergement en IPPJ ouvert est
privilégié par rapport à l’hébergement en IPPJ fermé (art. 122 al. 3 du code)
La section fermée est sécurisée, + proche de l’institution carcérale car elle vise la rééducation
mais aussi la protection de la société.
La mission de l’IPPJ a une portée éducative et pédagogique. Il s’agit d’éduquer et de réinsérer
socialement le mineur.
2 sortes :
IPPJ ouvert => poss d’aller à l’ext
IPPJ fermée : vie en communauté mais soir seul ds sa chambre, prison
Il y en a 5 ds le BW

Le dessaisissement Art. 125 CAJPJ


Principe
A certaines conditions, le tribunal de la jeunesse peut se dessaisir du dossier d’un jeune
ayant commis un FQI . Cela signifie que le juge décide de soustraire le mineur a une loi «
protectionnelle » et aux mesures prévues par le décret pr le soumettre au droit pénal
commun et répressif.
Le tribunal de la jeunesse renvoie alors l’affaire au ministère public aux fins de poursuite
devant une chambre spécifique du tribunal de la jeunesse ou un tribunal pénal s’il y a lieu.
Le dessaisissement doit être envisagé comme une mesure exceptionnelle. Sa mise en
application est révélatrice d’un échec des mesures protectionnelles. Le nv code (CPAJPJ) a
durci les conditions car l’objectif du législateur communautaire est de faire diminuer le
nombre de dessaisissement.

33
Les conditions d’un dessaisissement.
 L’âge du jeune au moment des faits
Le jeune doit avoir 16 ans ou plus au moment des faits. Le dessaisissement peut être
prononcé mm si le jeune a atteint l’âge de 18 ans au moment du jugement.

 L’inadéquation des mesures protectionnelles


Cette inadéquation est évaluée et motivée sur base de
- La personnalité du mineur
- Son degré de maturité (l’immaturité ou la faiblesse d’esprit permettent d’échapper au
dessaisissement)
- la nature, la fréquence et la gravité du ou des faits qui lui sont reprochés ds la mesure où
cela est pertinent pr l’évaluation de sa personnalité

 La réunion de 2 conditions cumulatives


Le jeune doit déjà avoir fait l’objet d’un placement en IPPJ à régime fermé pr un fait antérieur
déclaré par jugement définitif (récidive)
Le fait qui est reproché doit porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique d’autrui ou
constituer une violation grave du droit international humanitaire ou une infraction terroriste.
Ds les 2 cas, l’infraction est punissable d’un emprisonnement correctionnel de 5 ans ou d’une
peine + lourde selon le droit pénal applicable aux adultes.
Exception : La condition d’avoir été placé en IPPJ en régime fermé ne doit pas être respectée
ds 3 cas :
• Si l’acte commis est punissable d’une peine de réclusion de 10 à 15 ans ou d’une peine plus
lourde (le fait est très grave)
• Si le jeune ne collabore pas aux mesures provisoires qui sont prises par le tribunal
• Si les mesures de protection ne sont plus envisageables au regard de l’ âge du jeune au
moment du jugement.

 La réalisation de mesures d’investigation


Art. 125 § 2
Le TJ doit faire procéder à une étude sociale par le SPJ et à un examen médico psychologique
(psychiatre) Ces 2 examens serviront à éclairer le tribunal quant à la personnalité du mineur
et quant à l’adéquation des mesures de garde …
Toutefois, exceptionnellement , ces mesures ne sont pas obligatoires ds certains cas prévus
par la loi
L’examen médico psychologique n’est pas requis si le jeune refuse de s’y soumettre ou s’y
soustrait Ni l’examen médico psychologique ni l’étude sociale ne sont nécessaires si le jeune
est poursuivi pr un FQ de crime punissable d’une peine supérieure à la réclusion de 20 ans
(fait d’une grde gravité) et que le jeune n’est poursuivi qu’après avoir atteint l’âge de 18 ans.

34
Le juge doit motiver son jugement de dessaisissement
Le tribunal est ds l’obligation de motiver sa volonté de se dessaisir. Il doit pr ce faire, décrire
la personnalité et le degré de maturité, qui justifient selon lui que le jeune soit jugé comme
un adulte. Il doit établir que le jeune peut être tenu responsable pénalement de ses actes.
Qui est compétent pr juger le mineur lorsque le tribunal de la jeunesse s’est dessaisi et que le
parquet l’a renvoyé devant les juridictions de droit commun ?
Soit le jeune a commis un délit ou un crime correctionnalisable → il sera renvoyé vers une
chambre spécifique du tribunal de la jeunesse qui appliquera le droit pénal commun
Ds cette chambre spécifique siègent 2 juges de la jeunesse et un juge correctionnel.
Soit le jeune a commis un crime non correctionnalisable → il sera renvoyé (en principe)
devant la Cour d’Assise

35
III. Les acteurs institutionnel de la communauté française
L’administration générale de l’aide à la jeunesse (AGAJ)
Voir ci-dessus + organigramme

Les acteurs de la prévention


Livre I : voir syllabus

Les autorités administratives sociales


Le CAJ et le DPJ

Les instances d’avis et de concertation


• Le conseil communautaire de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la
jeunesse (126 à 128 du code)
• Organe de réflexion sur toute la matière liée au secteur (sauf l’adoption)
• Les conseil de concertation intra sectorielle (art. 129 à 131 du code)
• La commission de déontologie (art. 132 à 134 du code)
• La commission de concertation relative à la formation (art. 135 à 137 du code)
• L’union des conseillers et directeurs (art. 138 du code)

Le délégué général aux droits de l’enfant


Les services Cours oral
IV. Les mesures parents
Ces mesures sont destinées à protéger les mineurs. C’est une compétence fédérale.

La tutelle aux prestation familiales


Art. 29 de la loi de 1965
Lorsque les allocs familiales ne sont pas affectées aux besoins de l’enfant, le tribunal de la
jeunesse peut désigner une tierce personne qui percevra les allocs familiales à la place de
l’allocataire ou de la pers qui élève l’enfant. Cette tierce personne (le tuteur aux allocs
familiales) sera chargée de les affecter aux besoins exclusifs des enfants et aux dépenses qui
les concernent.
L’objectif du législateur est d’assurer une utilisation des allocations familiales conforme à leur
finalité.

36
La déchéance de l’autorité parentale
art. 32 et suivants loi 1965
• Depuis qd l’Etat contrôle t’il l’autorité parentale ?
• Cette mesure est-elle facultative ou obligatoire ? Prouvez votre réponse par le texte de loi.
• Quelle sont les causes légales de déchéance ?
1ère hypothèse : la condamnation à une peine criminelle ou correctionnelle du chef de tous
les faits commis sur la pers ou à l’aide de l’un de ses enfants ou descendants.
La 2ème hypothèse vise la réunion de 3 conditions :
1. Des mauvais traitements, abus d’autorité, inconduite notoire ou négligence grave
2. La mise en péril de la santé, la sécurité ou la moralité de l’enfant
3. La Relation de cause à effet entre ce comportement et ce péril
3ème hypothèse : le mariage (interprétation stricte) avec une personne déchue de l’AP.
Quels sont les effets d’une déchéance ?
Le tribunal exclut, en tt ou en partie, les parents (ou un parent) , des attributs de l'autorité
parentale soit à l'égard d'un soit à l'égard de plrs de leurs enfants.
La déchéance peut être totale : art. 33 al.1 à 3 → tous
La déchéance peut être partielle : art. 33 al.4 → seuls les droits spécifiés dans le jugement
Qui prononce la déchéance ? Sur demande de qui ?
Lorsqu’il y a déchéance qui va exercer les attributs de l’autorité parentale ? Quel sera son
rôle ? Sera-t-il contrôlé ?
Le SPJ fait une étude sociale
Le CAJ recherche et propose le protuteur ds la famille
Le service de protutelle recherche un protuteur hors famille.
Le TJ désigne le protuteur
Ce sera un majeur de bonne conduite et de mœurs, prioritairement le parent non déchu. A
défaut, cela peut être un membre de la famille élargie ou une pers proche de l’enfant. A
défaut, ce sera un travailleur social d’un service de protutelle
Le protuteur exercera les attributs de l’AP et prendra ttes les décisions que le parent déchu
ne peut plus prendre à l’égard de l’enfant.
Le tribunal de la jeunesse garde le contrôle.

37
La déchéance est-elle définitive ?
La déchéance est prononcée à durée indéterminée mais elle n’est pas définitive. Le parent
déchu peut réintégrer ses droits un an après la décision définitive :
- à sa demande
- à la demande du MP
- à l’initiative du JJ
L’enfant peut-il être entendu ?
Oui (12 ans) si les questions le concernent (administration de ses biens et de sa pers, exercice
d’un droit de visite, nomination d’un protuteur)
La mesure de déchéance est-elle inscrite ds le casier judiciaire du parent déchu ?
Oui (art. 63 loi 65) ds le casier judiciaire à destination des autorités judiciaires mais pas ds le
CBVM. Elle sera rayée d’office à la fin de la mesure
Lors de l’adoption d’un enfant dont le parent est déchu, doit-on obtenir le consentement du
parent déchu ?
Oui sauf si le tribunal a stipulé expressément le contraire ds son jugement. Art. 33al.2 loi 65

38
V. Le droit international et les droits de l’enfant
Exam : ne pas connaître les détails mais comprendre d’où est influencer nos lois et savoir
citer date + ce que c’est
Base très importante ds la base de l’aide à la jeunesse (ex : l’audition des mineurs vient d’une
convention internationale).
Durant le 20ème siècle, un courant en vue de la reconnaissance des droits de l’enfant s’est
développé tant au niveau international que national.
En 1924 :
La société des Nations adopte « la déclaration des droits de l’enfant » On y affirme 5
principes fondamentaux relatifs à la protection et au bien-être de l’enfant.
En 1959 :
L’ONU adopte la « Déclaration des Nations Unies des droits de l’enfant ».
On y affirme 10 principes qui précisent, en substance, que l’humanité doit à ses enfants « le
meilleur de soi-même ».
Ces textes reconnaissent l’enfant comme une pers et lui reconnaissent un droit 1er : « la
Protection ».
En 1985 :
Les règles de Beijing = Règles minimales de l’ONU concernant l’adm de la justice pr mineur
En 1989 :
La Convention (de New York) internationale des droits de l’enfant reprend le droit
fondamental à la protection de l’enfant et va également le reconnaître titulaire des libertés et
des droits fondamentaux dont il pourra demander le respect comme tt adulte. La Belgique a
approuvé ce texte qui est un instrument international clé.
En 1990 :
Déclaration mondiale concernant la survie et le développement de l’enfant + plan d’action pr
en exécuter les principes. Un des objectifs est d’améliorer les conditions de vie des enfants ds
les pays du « tiers monde »
Le contrôle Onusien :
Est effectué par le COMITE DES DROITS DE L’ENFANT à qui tous les Etats font chaque année
des rapports sur les mesures adoptées ds leur législation interne et qui envoie sur cette base
des recommandations.

39
Le Conseil de l’Europe :
a légiféré en la matière notamment avec
- La Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés
fondamentales (CEDH) qui s’adressent à tous y compris aux jeunes.
- La Recommandation R (87)20 sur les réactions sociales à la délinquance juvénile.
- La Convention Européenne sur l’exercice des droits des enfants du 25/1/1996

40
REVISION :
1. Evolution des lois schéma
En plus de l’aide général il y a l’aide spécialisé (conseiller de l’aide à la jeunesse – volontaire –
secteur sociale avec parfois une petit peu de judicaire) et la protection spécialisé (judiciaire
et pr la mise en exécution du jugement ont revient ds le secteurs social) qui viennent
supplétivement.
2. Passage de l’aide volontaire
L’aide c’est le conseilleur de l’aide à la jeunesse et à ce moment on met des mesures non
contraignantes et on obtient un programme d’aide. Soit on met en application (secteurs
social) soit pas respecter, absence d’accord (aide volontaire est un échec) et 2 questions vont
se poser
- L’enfant est en difficulté ? Alors le CAJ clôture le dossier
- L’enfant est en danger ? voir art 51, alors le CAJ vas faire une note de synthèses qui vas être
envoyé au parquet, dc le tribunal de la jeunesse devient la 2ème juge et remet un jugement
qui est envoyé au directeur pr mettre en exécution (revient ds le secteurs sociale). Le parquet
peut saisir sans suite ou alors si danger, il y a audience public, investigation. Après soit sans
suite ou soit mesures contraignantes. Le directeur reçoit le jugement pr mettre l’exécution de
la décision.

41
3. … (feuille brune)
Les mesures sont valables 1 an max et peuvent être renouveler sous demande du directeur
Le placement est décidé mais l’endroit du placement non, >< entre l’endroit proposer et celui
que les parents veulent, ds ce cas l’arbitrage est fait pas le TJ.
4. Le jugement du juge peut au finale ne pas être applicable si ttes les personnes autour de la
table sont au finale OK d’autre choses
conseiller article 36
directeur 54
qd pas d’accord on peut demander ar
-tribunal de la jeune introduit une
audience
Si oui pour conciliation
-si ok, vaut jugement
-si pas ok, revient au tribunal
Si non pour conciliation, jugement

Ds le livre V
important de savoir la procédure
procédure parquet(95,96,97)
phase provisoire (art101), le but ? investigation avec les différentes mesures pas de
hiérarchie dans les mesures prise par le juge
phase au fond (art108), hiérarchie que le juge doit suivre sinon
il doit le motiver et expliquer pq

42
QUESTION 1 Répondez par vrai ou faux. Si réponse fausse, donnez la bonne réponse. 5 pts
a) La mesure d’aide individuelle négociée avec le conseiller de l’aide à la jeunesse est à
durée illimitée ?
Non max 1 ans
b) La prévention est un ensemble d’actions de type individuel et de type coll au bénéfice
de jeunes vulnérables, de leur famille ou de leur familiers. Le voisin d’un mineur est
forcément un familier puisqu’il vit à proximité.
non car avec lien affectif art 2 précise ce qu’un familier dc le voisin peut l’être mais pas
d’office
c) Un mineur d’âge qui a commis un fait qualifié d’infraction n’aura aucun casier
judiciaire puisqu’il est irresponsable pénalement.
Faux, Il y a un casier pr les autorités judicaire mais il ne va pas apparaitre ds l’extrait judicaire
d) Le tribunal de la jeunesse peut se dessaisir d’une affaire sans disposer de l’étude
sociale et de l’exam médico-social lorsqu’il constate que le jeune en conflit avec la loi
(ayant commis un fait qualifié d’infraction) se soustrait à l’exam médico-social ?
Art 125, exception à la 4ème condition, faux il faut que l’enquête sociale soit faite
e) L’aide spécialisée ne doit être apportée que dans les cas où les services dits de 1ère
ligne n’ont pas pu apporter l’aide de manière adéquate.
Vrai, l’aide générale prime sur l’aide spécialisé, elle doit être privilégié avant d’ouvrir un
dossier ds l’aide spécialisé
QUESTION 2 : réponse brève 5points
Quelles mesures définitive un juge de la jeunesse peut-il prendre à l’égard d’un mineur de 11
ans qui a commis un fait qualifié d’infraction ?
 La réprimande
À partir de quel age un jeune doit signer personnellement le programme d’aide négocié avec
le conseiller de l’aide à la jeunesse ?
 livre III, art 23, le jeune à partir de 14ans
Ds les sociétés antiques, comment appelait-on le modèle qui donnait une autorité illimitée
au père ?
 modèle Aristote
Comment le conseiller de l’aide à la jeunesse informe t’il le parquet de certaines situations
de danger ou péril grv ? soyez précis
 une note de synthèse

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Depuis la 6ème réforme de l’état quelle entité est compétente pr déterminer les mesures
applicables aux mineurs en conflit avec la loi ?
 communauté, 2014
QUESTION 3 : En quoi le diagnostic social a de l’importance en matière de prévention ? Par
qui ? 3 points
Livre I (prévention), pr faire remonter les difficultés vues sur le terrain afin de pv créer un
plan + le chargé de prévention
QUESTION 4 : pol a commis un vol avec violence. Il est présenté au parquet de la jeunesse. Le
parquet prend connaissance des faits. Il procède à l’info et détermine l’orientation du
dossier. Quelles orientations peut prendre le parquet de la jeunesse à l’égard de pol ? 7
points
livre IV voir Schéma, Classement sans suite modalisé (détailler le schéma )

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