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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohammed Boudiaf à M’sila


Faculté de Technologie
Département d’Électronique

Mémoire de Master
Domaine : Systèmes des Télécommunications
Spécialité : Télécommunications

Thème

Une étude sur les Surfaces Réfléchissantes


Intelligentes (IRS)

Présenté par : Sujet proposé et dirigé par :


- DELLOUM Imadeddine - Dr. B ENMAHMOUD Slimane
- YAHI Nadjat

Devant le jury composé de :


........................... Président
Dr. B ENMAHMOUD Slimane Encadreur
........................... Examinateur

Projet N : ..../2021
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à : mon exemple éternel, mon soutien moral et source
de joie et de bonheur, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voire réussir, que
dieu te garde, à toi mon père

(Omar)

A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon coeur, ma


vie et mon bonheur, maman que j’adore

(Aicha)

à mes frère youcef et hamoudi et ma chère soeur abir aux personnes qui m’ont
toujours aidé et encouragé, qui étaient toujours à mes côtés, et qui m’ont ac-
compagnaient durant mon chemin d’études supérieures, mes aimables amis, col-
lègues d’étude.

Je vous dis merci

Imadeddine

i
Je dédie ce modeste travail A celle qui est dans mon coeur, à celle qui a veillée
pour notre confort et sacrifiée beaucoup pour notre réussite, Ma chère mère, (que
dieu me la garde) A celui qui m’a toujours appris comment réfléchir avant d’agir,
à celui qui m’a soutenu tout au long de ma vie scolaire, à celui qui n’a jamais
épargner un effort pour mon bien,

Mon cher père (que dieu me le garde)


A mes chers frères : ahmed fouaz, fateh,abdallah et le petit elhadj.
A mon chère sœur fatima zahra.
A mes chères amies qui m’ont accompagné tout au long de ce parcours universi-
taire.
A mes collègues et amis de classe
A tous les membres de la promotion d’master en système de télécommunication
de l’université de Mohamed Boudiaf de M’sila.
Je tiens à dédier ce modeste travail à toute personne ayant contribué à son abou-
tissement, Et à tous ceux qui me Connaissent. . .

Nadjat

ii
Remerciements

Avant de présenter ce travail, je tiens à remercier DIEU tout puissant, de m’avoir


permis d’arriver à ce niveau, et aussi pour m’avoir donné beaucoup de patience
et de courage sans oublier mes parents qui n’ont lésiné sur aucun problème pour
m’apporter toute l’aide nécessaire pour atteindre ce niveau qui me permettra
d’assurer mon avenir.

A travers ce modeste mémoire je tiens à présenter mes sincères remerciements


et ma profonde reconnaissance à mon aimable encadreur Dr. Benmahmoud Sli-
mane.

Je tiens à remercier tous les enseignants au département d’Electronique de l’uni-


versité Mohamed Boudiaf à m’sila pour leur aides, soutiens et leurs conseils ainsi
que tout le staff administratif du département.

Imadeddine

iii
Tout d’abord, louange à « Allah » qui m’a guidé sur le droit chemin tout au long
du travail et m’a inspiré les bons pas et les justes reflexes. Sans sa une étude sur
les surfaces reflechissantes intelligeantes (IRS ) , ce travail n’aura pas abouti.

A la fin de ce travail, nous tenons à remercie tous ceux qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.

A ce titre, nous remercions vivement Notre encadreur Dr. Benmahmoud Slimane


Pour ses conseils et son suivi durant la réalisation de notre projet.

Aussi, nous tenons à exprimer notre reconnaissance aux membres du jury.

Et enfin un remerciement à tous nos enseignants, pour leurs contributions concrètes


à travers l’accès à l’information et surtout pour le savoir et les efforts qu’ils ont
fourni durant notre cursus d’étude.

Nadjat

iv
Sommaire

Introduction générale 1

1 Introduction aux communications mobiles cellulaires 3


1.1 Systèmes d’accès sans-fil mobiles et fixes . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Bref historique de l’accès mobile . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Bref historique de l’accès sans fil fixe . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Les technologies et les facteurs conducteurs de la 5G . . . . . . . . . 8
1.2.1 Les technologies 5G . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.2 Les facteurs conducteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2 Les communications coopératives sans-fil 11


2.1 Topologies des réseaux à relais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.1.1 Relais à double sauts avec une seule branche sans lien direct 12
2.1.2 Relais à double sauts à plusieurs branches sans lien direct . 13
2.1.3 Relais à double sauts à une seule branche avec un lien direct 14
2.1.4 Relais à double sauts à plusieurs branches avec lien direct . 15
2.2 Les protocoles de relayage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Relayage decode-and-forward . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.2.2 Relayage amplify-and-forward . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Le modèle du canal à relayage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.1 Source mobile, relais et destination fixes . . . . . . . . . . . . 18
2.3.2 Source et destination mobiles, relais fixe . . . . . . . . . . . 18
2.3.3 Tous les nœuds sont mobiles (Source, destination et relais
mobiles) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

v
2.4 Les stratégies de coopération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4.1 La coopération basée sur la répétition . . . . . . . . . . . . . 19
2.4.2 La coopération basée sur le codage spatio-temporel distri-
bué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

3 Les communications assistées par des surfaces réfléchissantes intelli-


gentes (IRS) 21
3.1 Introduction aux communications assistées par des surfaces réflé-
chissantes intelligentes (IRS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 IRS vs. relayage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

4 Simulations et Résultas 27
4.1 Modèle du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.1.1 Transmission assitée par une IRS . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.1.2 Transmission assitée par un relais DF . . . . . . . . . . . . . 30
4.2 Résultats des simulations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Conclusion générale 35

vi
Table des figures

1.1 Station de base qui sert à la fois les abonnés mobiles et fixes. . . . . 7

2.1 Relais à double saut à une branche sans lien direct pour l’extension
de la couverture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Relais à double saut multi-branches sans lien direct pour l’exten-
sion de la couverture et l’amélioration de la diversité . . . . . . . . . 14
2.3 Relais à double saut à une seule branche avec liaison directe . . . . 15
2.4 Relais à double sauts à plusieurs branches avec lien direct . . . . . . 16

3.1 Système de communication assité par IRS. . . . . . . . . . . . . . . . 22


3.2 Un système d’antennes multiples amélioré par IRS. . . . . . . . . . 23
3.3 Détails d’une IRS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

4.1 Illustration des deux configurations considérées dans ce travail. . . 29


4.2 La configuration de simulation où d1 est variable. . . . . . . . . . . 31
4.3 La puissance d’émission nécessaire pour atteindre le débit R̄ dans
le scénario représenté sur la Fig. 4.3, en fonction de la distance d1 . . 34

vii
Introduction générale

Au cours des dernières années, le trafic de données (mobile et fixe) a augmenté


de façon exponentielle en raison de la croissance spectaculaire des smartphones,
tablettes, ordinateurs portables et de nombreux autres appareils consommateurs
de données sans fil. La demande de trafic de données sans fil sera encore plus
à l’avenir. Il y aura une demande énorme pour le trafic de données mobiles et
le nombre d’appareils connectés. Le trafic mondial de données mobiles est passé
à 15,9 exaoctets par mois en 2018, soit une multiplication par 6 par rapport à
2014. En outre, le nombre d’appareils mobiles et de connexions devrait augmen-
ter considérablement au cours des prochaines années. De nouvelles technologies
sont nécessaires pour répondre à cette demande. Lié au trafic de données sans
fil, le paramètre clé à considérer est le débit sans fil (the wireless throughput )
(bits/s).

Dans la communication sans fil, les signaux transmis sont atténués par l’éva-
nouissement dû à la propagation par trajets multiples et par l’ombrage dû aux
grands obstacles entre l’émetteur et le récepteur, ce qui représente un défi fonda-
mental pour une communication fiable.

Récemment, les surface intelligente re-configurable ou réfléchissantes (RIS) ont


été considérées comme l’une des technologies révolutionnaires pour permettre
des communications sans fil intelligentes et économes en énergie, qui est une
structure bidimensionnelle avec un grand nombre d’éléments passifs. Dans ce
mémoire on étudie ce type de technologie de communication.

1
Introduction Générale

Ce mémoire est organisé en cinq chapitres. On introduit dans le premier chapitre


les systèmes de communication mobiles cellulaires.

Dans le deuxième chapitre, on traite les communications coopératives ou à relais


qui ont été présentées à l’origine comme un moyen de surmonter les limitations
du déploiement de plusieurs antennes sur un même terminal de communication.
Les topologies canoniques des réseaux de relais, les protocoles des relais et les
stratégies de coopération sont introduits. Le contexte de ce chapitre est utile pour
mieux comprendre les principales contributions des chapitres suivants.

Dans le troisième chapitre, on révèle en détails les secrets des systèmes de com-
munications assistés par des IRS.

Dans le dernier chapitre, on étudie la performance d’un systèmes de transmis-


sion assisté par une IRS où nous essayons de faire une comparaison équitable
entre la transmission soutenue par IRS et le relais DF, dans le but de déterminer la
taille d’un IRS nécessaire pour surpasser le relais conventionnel. Pour cela, nous
calculons les puissances d’émission optimales et le nombre optimal d’éléments
dans un IRS.

Finalement, la conclusion synthétise notre travail et présente des nouvelles pers-


pectives de recherche dans le domaine.

2
Introduction aux communications mobiles
1
cellulaires

3
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

1.1 Systèmes d’accès sans-fil mobiles et fixes

Les communications sans fil dans le monde d’aujourd’hui sont diverses et om-
niprésentes. Cependant, sa variante la plus importante et la plus visible est les
réseaux mobiles cellulaires. À l’origine, ces réseaux ne permettaient la commu-
nication vocale que sur des réseaux analogiques. Cependant, comme indiqué ci-
dessous, ils ont évolué au fil du temps pour devenir tous les réseaux numériques
fournissant de plus en plus de capacité de données, au point que les derniers
réseaux de ce type ne communiquent que des données à commutation de pa-
quets. Désormais, la voix, la vidéo et d’autres applications sont toutes conver-
ties en données et intégrées dans un flux de données à commutation de paquets
[Link] de tels réseaux mobiles, la zone de couverture se compose de plu-
sieurs cellules adjacentes, chaque cellule contenant une station de base fixe (base
station, BS). La transmission vers et depuis une unité mobile individuelle (mobile
unit, MU) se fait normalement entre cette unité et la station de base qui fournit la
meilleure communication. Une telle communication est communément appelée
accès mobile. La communication réelle entre une BS et une MU a lieu sur ce qui
est défini comme la couche physique. Cette couche est chargée de communiquer
les données à un niveau de fiabilité acceptable et, si nécessaire, au débit le plus
élevé possible pour les ressources de fréquence données.

Bien que les réseaux d’accès mobile soient conçus pour communiquer avec des
unités mobiles, rien ne les empêche de communiquer avec des unités fixes situées
dans des maisons ou des petites et moyennes entreprises. En fait, les commu-
nications de cette forme sont généralement de meilleure qualité que celles avec
les unités mobiles en raison de l’utilisation d’antennes à gain plus élevé, d’une
puissance de sortie éventuellement plus élevée et de l’élimination des évanouis-
sements induits par les mobiles. Une telle communication est communément ap-
pelée accès sans fil fixe (fixed wireless access, FWA).

Bien que ce texte présente, à un niveau élevé, l’une des principales techniques
prometeuses des systèmes mobiles de cinquième génération (5G), il ne s’efforce
pas de fournir une introduction aux systèmes de communication mobiles cellu-
laires.

4
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

1.1.1 Bref historique de l’accès mobile

Les premiers systèmes de téléphonie cellulaire commerciaux ont été introduits


au début des années 1980, utilisaient une technologie analogique et sont mainte-
nant appelés systèmes de première génération (1G). Ils ont été conçus principalement
pour la fourniture de services vocaux.

Les systèmes de deuxième génération (2G) sont apparus au début des années 1990.
Bien que, comme les systèmes 1G, ils étaient principalement destinés aux ser-
vices vocaux, ils utilisaient la modulation numérique, permettant une capacité
vocale plus élevée et la prise en charge des applications de données à bas dé-
bit. Des exemples de systèmes 2G comprennent le système Global System for
Mobile Communications (GSM) conçu en Europe, les systèmes IS-136 TDMA et
IS-95 CDMA de conception américaine et le système PDC de conception japo-
naise. À titre d’exemple de capacités de données, la norme GSM d’origine pre-
nait en charge les données commutées à 9.6 kb/s. À la fin des années 1990, ce-
pendant, avec l’introduction du débit de données amélioré pour l’évolution du
GSM (EDGE), des débits d’utilisation compris entre 80 et 120 kb/s étaient pris en
charge.

Le processus de définition générale des normes 3G pour une application mon-


diale a été lancé par l’Union internationale des télécommunications (UIT), qui a
fait référence à des systèmes tels que les systèmes de télécommunications mo-
biles internationales 2000 (IMT-2000). Les systèmes 3G sont devenus disponibles
au début des années 2000 et ont représenté un bond important par rapport aux
systèmes 2G. Ces systèmes ont été conçus pour fournir une large gamme de ser-
vices, y compris la téléphonie, des données plus rapides que celles disponibles
avec la 2G, la vidéo, la radiomessagerie et la messagerie.

L’Institut européen de normalisation des télécommunications (ETSI) était initiale-


ment responsable de la normalisation d’un système conforme aux IMT-2000 qui
devait s’appeler Universal Mobile Telecommunications System (UMTS) et être
une évolution du GSM. Cependant, en 1998, le projet de partenariat de troisième
génération (3GPP) a été créé avec le mandat de poursuivre ce travail de nor-
malisation sous les auspices non seulement de l’ETSI mais également sous ceux
d’autres organisations régionales de développement de la normalisation, faisant
ainsi du projet un effort plus global.

5
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

À peu près au moment de la création du 3GPP, une organisation similaire appelée


3GPP2 était en cours de création sous les auspices d’associations de télécommu-
nications nord-américaines, japonaises et chinoises. Comme le 3GPP, son objectif
était de standardiser sur un système compatible IMT-2000.

Tous les systèmes 3G normalisés par 3GPP et 3GPP2 utilisaient la technologie


CDMA (Code Division Multiple Access), augmentaient considérablement la ca-
pacité vocale et offraient des débits de données beaucoup plus élevés sur les sup-
ports à commutation de circuits et à commutation de paquets.

L’UIT a commencé ses travaux sur les systèmes 4G en 2005 et a qualifié ces sys-
tèmes d’IMT-Advanced. De tels systèmes ont été définis comme étant ceux ca-
pables de fournir un débit de données DL maximal de 1 Gb / s dans des condi-
tions de faible mobilité et de 100 Mb / s dans des conditions de mobilité éle-
vée. Le candidat du 3GPP pour IMT-Advanced était LTE-Advanced. Le candi-
dat IEEE était le 802.16 m appelé WirelessMAN-Advanced. Ces deux candidats
étaient basés sur la technologie [Link] octobre 2010, l’UIT a annoncé que
LTE-Advanced et Wireless MAN-Advanced avaient reçu la désignation officielle
d’IMT-Advanced, les qualifiant de véritables technologies 4G.

En 2015, l’UIT a défini les systèmes de cinquième génération (5G) comme ceux qui
satisfont à ses exigences IMT-2020. IMT-2020 envisage la prise en charge de nom-
breux scénarios d’utilisation, dont trois ont été identifiés : le haut débit mobile
amélioré (eMBB), les communications ultra-fiables et à faible latence (URLLC) et
les communications massives de type machine (mMTC).

Parmi les nombreuses exigences envisagées par les IMT-2020 figurent (a) la ca-
pacité de fournir un débit de données DL maximal de 20 Gb/s et un débit de
données UL maximal de 10 Gb/s, (b) des débits de données DL expérimentés par
l’utilisateur allant jusqu’à 100 Débits de données Mb/s et UL jusqu’à 50 Mb/s, (c)
latence aérienne de 1 ms, et (d) fonctionnement pendant la mobilité jusqu’à 500
km/s.

6
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

1.1.2 Bref historique de l’accès sans fil fixe

L’accès sans fil fixe implique une connexion sans fil bidirectionnelle à débit de
données relativement élevé (des dizaines de Mb/s à 1+ Gb/s) entre un emplace-
ment d’utilisateur fixe et une station d’émetteur-récepteur qui est connectée à un
réseau central de traitement de données par paquets.

Ainsi, une liaison sans fil unique connectant un emplacement d’utilisateur fixe
au réseau central via un émetteur-récepteur unidirectionnel est techniquement
qualifiée de système FWA. En fait, dans les années 1990, de tels liens ont com-
mencé à être installés. D’un point de vue économique, cependant, ces systèmes
sont rarement rentables et leur déploiement est donc limité. Si, d’un autre côté,
une station de base est utilisée pour fournir une connexion à plusieurs emplace-
ments d’utilisateurs fixes, l’économie devient beaucoup plus intéressante car le
coût de la station de base est partagé par tous les utilisateurs. En conséquence,
dans un sens pratique, FWA implique aujourd’hui un accès via un système sans
fil point à multipoint. La figure 1.1 représente une structure point à multi-point
(PMP) où une station de base est représentée desservant à la fois des utilisateurs
mobiles et fixes.

F IGURE 1.1 – Station de base qui sert à la fois les abonnés mobiles et fixes.

7
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

Au milieu des années 2010, de grandes entreprises telles qu’Ericsson et Nokia


ont commencé à proposer des systèmes FWA basés sur la 4G superposés aux sys-
tèmes [Link] changement de jeu attendu est la 5G, qui devrait fournir des dé-
bits de données compétitifs sur le câble. En fait, l’une des premières applications
de la technologie 5G était FWA, le déploiement de ces systèmes ayant commencé
en 2019.

1.2 Les technologies et les facteurs conducteurs de la


5G

Les éléments de base de la 5G comprennent les éléments suivants :

• Fonction de gestion des accès et de la mobilité (AMF) : assure le chiffrement


et la protection de l’intégrité, la gestion de la mobilité, l’authentification et
l’autorisation, etc.

• Fonction de gestion de session (SMF) : effectue l’attribution et la gestion


d’adresses IP UE, la sélection et le contrôle de l’UPF, l’itinérance, etc.

• Gestion unifiée des données (UDM) : effectue la gestion des abonnements,


des données utilisateur, des inscriptions et de la gestion de la mobilité, etc.

• Fonction de contrôle de politique (PCF) : exécute des règles de politique


pour les fonctions du CP, etc.

• Fonction de plan utilisateur (UPF) : effectue le point d’interconnexion ex-


terne au réseau de données, la gestion de la qualité de service de UP, etc.

• Fonction d’application (AF) : interagit avec le cadre politique pour le contrôle


politique, etc.

1.2.1 Les technologies 5G

Devant être commercialisés vers 2021, les réseaux mobiles 5G font l’objet d’in-
tenses activités de portée et de développement. Par rapport aux réseaux mobiles
4G actuels, les réseaux 5G devraient prendre en charge une énorme capacité sys-
tème, beaucoup moins de latence et environ 1000 fois plus d’appareils par kilo-

8
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

mètre carré, entre autres exigences. Pour répondre à ces exigences, plusieurs nou-
velles technologies ont été proposées et sont en cours de développement pour les
réseaux 5G. Ces technologies incluent, mais sans s’y limiter : MIMO massif, mise
en réseau définie par logiciel (software-defined networking), mm-Wave, réseau
d’accès radio cloud (cloud-RAN), accès multiple non orthogonal, communica-
tions M2M, informatique de périphérie mobile (mobile edge computing), mise
en cache sans fil, réseaux ultra-denses et communication full-duplex. Dans ce qui
suit, nous décrivons brièvement certaines de ces technologies.

1.2.2 Les facteurs conducteurs

Les systèmes cellulaires 5G doivent faire un bond significatif en termes de fonc-


tionnalités et de performances par rapport à LTE, car des améliorations incré-
mentielles ne sont pas souhaitées et ne justifient pas les investissements en capi-
tal importants dont les opérateurs doivent s’engager pour déployer les services
5G. Il est important de noter que nous avons maintenu une seule norme cellulaire
mondiale. Les facteurs moteurs de la 5G sont [1] :

• Augmentation du débit de données utilisateur

• Augmentation de la capacité du système

• Nombre massif de connexions

• Réduction de la latence de bout en bout

• Mélange hétérogène de services

• Déploiements flexibles de la bande passante

• Flexibilité du réseau

• Passer à des communications plus écoénergétiques.

L’UIT a publié un diagramme pour identifier les services 5G. Les trois cas d’utili-
sation significatifs (coins du triangle) sont destinés à encapsuler les usages atten-
dus de la 5G à l’avenir :
• Haut débit mobile amélioré (eMBB)
• Communication massive de machine à machine (mMTC)
• Communications ultra-fiables à faible latence (URLLC).

9
CHAPITRE 1. INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS MOBILES
CELLULAIRES

Ces cas d’utilisation de la 5G vont de la maison intelligente, des drones connec-


tés, de la cybersanté, de l’énergie connectée, des voitures autonomes, des jeux de
réalité virtuelle/réalité augmentée en temps réel, etc. dans la préparation des ser-
vices 5G très variés [1].
Le système cellulaire 5G devrait prendre en charge ces scénarios d’utilisation en
utilisant les technologies suivantes :
• Déploiements de spectre flexibles : spectre sous licence, sans licence et partagé,
bande passante plus grande et contiguë, multi-RAT, etc.
• Architecture réseau améliorée : prise en charge de la tendance cloud de l’in-
dustrie des TIC, SDN / NFV, découpage de réseau, informatique de périphérie
multi-accès, latence plus faible, etc.
• Numérologie flexible : prend en charge une grande variété de cas d’utilisation
et de déploiements spectraux (bandes inférieures et supérieures à 6 GHz), inter-
valles de temps flexibles et bandes passantes de transmission, etc.
• Modulation et codage : la modulation QAM continue de fournir un compro-
mis raisonnable entre le spectre et l’efficacité énergétique, les codes de correction
d’erreurs polaires et autres.
• Techniques avancées : NOMA, full-duplex, mise en forme spectrale, etc.

10
Les communications coopératives sans-fil
2
Dans ce chapitre, les communications coopératives ou à relais sont présentées
comme un moyen de surmonter les limitations du déploiement de plusieurs an-
tennes sur un même terminal de communication. Les topologies canoniques des
réseaux de relais, les protocoles des relais et les stratégies de coopération sont
introduits.

11
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

2.1 Topologies des réseaux à relais

Dans un réseau de communication, tous les utilisateurs d’un réseau peuvent re-
cevoir des signaux d’autres utilisateurs, en raison de la propagation non direc-
tionnelle des ondes électromagnétiques. Dans les communications coopératives,
les utilisateurs agissent en tant que relais qui reçoivent et traitent les signaux
de la source et transmettent les résultats à la destination. Différentes topologies
peuvent être construites, selon la disponibilité du canal direct de la source à la
destination ou le nombre de relais dans le réseau. De plus, les réseaux de re-
lais peuvent être distingués par le protocole utilisé par les relais pour traiter les
signaux reçus de source ou par la stratégie de coopération. Les principales topo-
logies, protocoles et stratégies qui se présentent dans la littérature sont présentés
ci-après [2].

2.1.1 Relais à double sauts avec une seule branche sans lien di-
rect

Selon les conditions de propagation, le lien direct entre la source et la destination


peut ne pas être suffisamment fort pour faciliter la transmission des données.
Par exemple, un utilisateur mobile au bord de la cellule d’un réseau cellulaire
recevrait un signal faible de la station de base et serait soumis à une couverture
limitée Dans cette situation, un utilisateur voisin peut agir en tant que relais pour
relier la source à la destination, en créant une topologie de relais canonique, à
savoir un relais à deux sauts avec une seule branche sans lien direct. La figure
2.1 illustre un système de relais à double saut dans un réseau cellulaire. Comme
on peut le constater, un utilisateur mobile (Source) communique avec la station
de base (Destination) via un autre utilisateur mobile (Relais). Le relais à double
saut a été étudié dans la littérature comme solution permettant de résoudre le
problème de couverture limitée de nombreuses applications sans fil telles que les
réseaux cellulaires, les réseaux WLAN, les réseaux de capteurs sans fil, etc. [2].
En particulier, le relais à double saut a été développé en technologie WLAN IEEE
802.11 et WiMAX IEEE 802.16j et a été normalisé en 3GPP LTE [2]. En plus de
sa propre importance, les relais à double saut constitue l’épine dorsale d’autres
topologies multibranches.

12
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

F IGURE 2.1 – Relais à double saut à une branche sans lien direct pour l’extension
de la couverture.

2.1.2 Relais à double sauts à plusieurs branches sans lien direct

Le relais double saut à une seule branche peut être étendu au relais double saut
à plusieurs branches s’il y a plus de relais disposés à coopérer. Ceci est décrit à la
figure 3.2. Dans cette topologie, l’utilisateur qui rencontre une couverture limitée
peut bénéficier à la fois d’une extension de couverture et d’une amélioration de
la diversité avec l’aide d’autres utilisateurs.

La diversité maximale réalisable dans cette topologie est égale à R, le nombre de


relais [2], [3].

13
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

F IGURE 2.2 – Relais à double saut multi-branches sans lien direct pour l’extension
de la couverture et l’amélioration de la diversité .

2.1.3 Relais à double sauts à une seule branche avec un lien di-
rect

Si le signal reçu du lien direct est suffisamment fort, il peut être utilisé pour amé-
liorer le gain de diversité du réseau. La figure 3.3 illustre un réseau de relais à
double sauts à une seule branche avec un lien direct [2], [3].

La diversité spatiale maximale réalisable pour ce réseau est de deux. Cette archi-
tecture a été examinée dans plusieurs études en tant que l’une des topologies de
relais les plus importantes.

14
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

F IGURE 2.3 – Relais à double saut à une seule branche avec liaison directe .

2.1.4 Relais à double sauts à plusieurs branches avec lien direct

Le relais à une seule branche avec lien direct peut être étendu au relais à plusieurs
branches avec lien direct s’il y a plus de relais dans le réseau disposés à vous
aider. De cette façon, des branches supplémentaires à double saut peuvent être
construites pour obtenir une plus grande diversité coopérative, comme illustré à
la figure 2.4 [2], [3].

La diversité spatiale maximale réalisable des réseaux de relais multi-branches


avec len direct est R + 1, R étant le nombre de relais.

2.2 Les protocoles de relayage

Les signaux reçus de la source sont traités par les relais avant leur transmission à
la destination. Selon le type de traitement, les relais sont classés en des relais de
décodage et de retransmission (decode-and-Forward, DF) ou des relais d’ampli-
fication et de retransmission (amplify-and-forward, AF).

15
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

F IGURE 2.4 – Relais à double sauts à plusieurs branches avec lien direct .

2.2.1 Relayage decode-and-forward

Dans le relayage DF, les relais décodent le signal reçu de la source, le re-encodent,
puis retransmettent le résultat à la destination. Le processus de décodage et de
réencodage au niveau des relais introduit une charge de calcul supplémentaire
au niveau des relais. De plus, le processus de décodage ne peut pas être exempt
d’erreur ce qui pose un problème de propagation d’erreur [2].

2.2.2 Relayage amplify-and-forward

Dans le relayage AF, le processus de décodage est évité et le signal reçu est sim-
plement multiplié par un facteur de multiplication avant d’être retransmis à la
destination. Le principal inconvénient du relayage AF est que le bruit au niveau
du relais est également amplifié avec le signal. Il convient également de mention-
ner que le terme « amplifier » ne signifie pas nécessairement que l’amplitude du
signal sera renforcée par le facteur d’amplification, mais il pourrait s’agir de l’une
ou l’autre des manières [2].

16
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

2.3 Le modèle du canal à relayage

En utilisant le relais AF, un canal en cascade est construit entre une source et une
destination. Ce canal en cascade a des propriétés différentes de celles d’un canal
direct. Supposons que le symbole soit transmis de la source au relais (Figure 3.1).
Le signal reçu au niveau du relais est [4]
p
x= P0 hsr v + w1 , w1 ∼ CN (0, N0 ) (2.1)

où P0 est la puissance moyenne transmise par symbole à la source. Le signal reçu


au relais est multiplié par le facteur d’amplification A et retransmis à la destina-
tion. Le signal reçu à la destination est

y = Ahrd x + w2 , w2 ∼ CN (0, N0 ) (2.2)

La substitution de (2.1) dans (2.2) donne


p
y=A P0 hv + w (2.3)

où sont h = hsr hrd et w = Ahrd w1 + w2 le canal équivalent et le bruit, respective-


ment. Comme on peut le constater, du point de vue de la destination, le symbole
transmis v est déformé par h , le produit de deux canaux. Ce canal serait inter-
changeable appelé le canal cascadé, le canal équivalent ou le canal double de
Rayleigh.

Avec la supposition que les canaux individuels subissent une évanuissement de


2 , h 2
 
Rayleigh, c’est-à-dire hsr ∼ CN 0, σsr rd ∼ CN 0, σrd , les parties réelle et
imaginaire de
h = X + jY

sont des variables aléatoires laplaciennes distribuées de manière identique avec


des pdfs [5]
−2| x |
 
1
f X (x) = exp (2.4)
σsr σrd σsr σrd

−2| y |
 
1
f Y (y) = exp (2.5)
σsr σrd σsr σrd
En outre, la pdf de l’enveloppe η = |h[k ]| est
 
4η 2η
f η ( η ) = 2 2 K0 (2.6)
σsr σrd σsr σrd

17
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

où K0 (·) est la fonction de Bessel modifiée d’ordre zéro du deuxième type [5], [6].
De plus, le modèle en série chronologique du canal en cascade est important pour
l’étude des performances des réseaux de relais dans des canaux variant dans le
temps. Pour dériver ce modèle, en fonction de la mobilité des nœuds les uns par
rapport aux autres, les trois cas suivants sont considérés. Par souci de simplicité,
2 = σ2 = 1 dans les trois cas.
mettons σsr rd

2.3.1 Source mobile, relais et destination fixes

Lorsque Source est en mouvement mais que Relais et Destination sont fixes, le
canal SR devient un canal variant dans le temps et leurs propriétés statistiques
suivent les canaux de diffusion isotropes bidimensionnels fixes vers mobiles [7].
Cependant, le canal RD reste statique. Le canal SR peut être décrit par un modèle
AR (1) comme suit [8]
q
hsr [k ] = αsr hsr [k − 1] + 1 − α2sr esr [k] (2.7)

où αsr = J0 (2π f sr n) ≤ 1 est l’auto-corrélation du canal SR, f sr est la fréquence


Doppler normalisée du canal SR et esr [k] ∼ CN (0, 1) est indépendant de hsr [k −
1].

En outre, dans le scénario relais fixe et destination, deux utilisations consécutives


du canal RD sont approximativement égales, à savoir

hrd [k ] ≈ hrd [k − 1] (2.8)

Ainsi, pour le canal en cascade, multiplier (2.7) par (2.8) donne


q
h[k ] = αsr h[k − 1] + 1 − α2sr hrd [k − 1]esr [k ] (2.9)

qui est un modèle AR (1) avec le paramètre αsr et hrd [k − 1]esr [k ] comme bruit
blanc d’entrée [8].

2.3.2 Source et destination mobiles, relais fixe

Lorsque les sources et les destinations se déplacent, mais que le relais est fixe, les
canaux SR et RD varient en fonction du temps et suivent à nouveau le modèle de
diffusion fixe à mobile [7]. Par conséquent, le modèle AR (1) de (3.7) est utilisé
pour modéliser le canal SR.

18
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

De même, pour le canal RD, le modèle AR (1) est [8], [9]


q
hrd [k ] = αrd hrd [k − 1] + 1 − α2rd erd [k ] (2.10)

où αrd = J0 (2π f rd n) ≤ 1 est l’auto-corrélation du canal RD, f rd est la fréquence


Doppler normalisée du canal RD et erd [k ] ∼ CN (0, 1) est indépendant de hrd [k −
1].

2.3.3 Tous les nœuds sont mobiles (Source, destination et relais


mobiles)

Dans ce cas, tous les liens suivent le modèle de canal mobile à mobile [10]. Ce-
pendant, ils sont toutes atténuées par un évanouissement de Rayleigh et la seule
différence est que l’auto-corrélation du canal doit être remplacée conformément
à ce modèle.

2.4 Les stratégies de coopération

Le processus de transmission dans les réseaux coopératifs est généralement di-


visé en deux phases. Dans la première phase, les relais sont silencieux et écoutent
le signal transmis par la source. Dans la seconde phase, les relais coopèrent pour
délivrer les signaux reçus à la destination. Il existe deux stratégies de coopération
principales : le codage basé sur la répétition et le codage distribué spatio-temporel
[11].

2.4.1 La coopération basée sur la répétition

La stratégie basée sur la répétition est en réalité une combinaison de diversité de


réception et de diversité de transmission en utilisant le code de répétition. Tous
les relais reçoivent différentes copies du même signal de la source en phase I,
ce qui est similaire à la diversité du récepteur dans les communications point à
point. Durant la phase II, les relais amplifient et rediffusent les symboles reçus
vers la destination de manière séquentielle dans le temps. Ceci est similaire à la
diversité de transmission en utilisant un codage de répétition. La stratégie basée

19
CHAPITRE 2. LES COMMUNICATIONS COOPÉRATIVES SANS-FIL

sur la répétition est simple à mettre en œuvre. Il ne nécessite pas d’encodage et de


décodage compliqués à la source ou à la destination. De plus, pendant la trans-
mission de chaque relais, les autres relais restent silencieux et ne doivent donc
pas être synchronisés au niveau des symboles. Cependant, la stratégie basée sur
la répétition a une efficacité spectrale faible. Dans la stratégie basée sur la répéti-
tion, les signaux reçus de plusieurs liaisons au niveau de la destination doivent
être combinés à l’aide d’une technique de combinaison pour obtenir une diversité
coopérative [12].

2.4.2 La coopération basée sur le codage spatio-temporel distri-


bué

La stratégie basée sur la répétition souffre d’un faible débit de données. Une solu-
tion logique serait de déployer le codage spatio-temporel de manière distribuée à
l’aide de relais. Dans le codage spatio-temporel distribué (distributed space-time
coding, DSTC), différents relais reçoivent différentes copies des mêmes symboles
d’information lors de la phase I. Les relais traitent ces signaux reçus et les trans-
mettent simultanément à la destination lors de la deuxième phase. Le traitement
distribué à différents nœuds de relais forme un réseau d’antennes virtuelles (vir-
tual antenna array, VAA). Par conséquent, des schémas de codage en blocs spatio-
temporels classiques peuvent être appliqués aux réseaux des relais pour obtenir
une diversité coopérative et un gain de codage [2], [12].

2.5 Conclusion

Ce chapitre présente les principales topologies de relayage, telles que le relayage


à double saut avec une seule branche et celui à double branche avec et sans lien
direct. Des protocoles de relayage et des stratégies de coopération ont également
été décrits. En plus, un modèle de série chronologique a été présenté pour le
canal en cascade. Le contexte de ce chapitre sera nécessaire pour une meilleure
compréhension du système de transmission examiné dans les chapitres suivants.

20
Les communications assistées par des
3
surfaces réfléchissantes intelligentes (IRS)

Dans ce chapitre, on révèle en détails les secrets des systèmes de communications


assistés par des IRS. Le contexte de ce chapitre est utile pour mieux comprendre
les principaux résultats du chapitre suivant.

21
CHAPITRE 3. LES COMMUNICATIONS ASSISTÉES PAR DES SURFACES
RÉFLÉCHISSANTES INTELLIGENTES (IRS)
3.1 Introduction aux communications assistées par des
surfaces réfléchissantes intelligentes (IRS)

Dans la Fig.3.1 [13], un système de communication assistée par une IRS est pré-
senté. En général, le système se compose d’un panneau d’antenne et d’un contrô-
leur IRS qui doit manipuler les déphasages du signal. Il peut être vérifié qu’il
s’agit d’un système facile à installer qui peut être intégré dans un mur intérieur
ou sur toute autre surface de bâtiment [14]. Comme nous le savons tous, dans

IRS Unit

Mobile User UAV Smart Vehicle


Base Station

F IGURE 3.1 – Système de communication assité par IRS.

la réalité, le signal 5G serait facilement bloqué par les murs, les bâtiments et les
arbres ou d’autres obstacles. Ces dernières années, de plus en plus de chercheurs
ont commencé à étudier la surface réfléchissante intelligente (IRS) qui fournit une
méthode peu coûteuse pour s’attaquer aux problèmes auxquels les systèmes de
télécommunication modernes sont confrontés.

22
CHAPITRE 3. LES COMMUNICATIONS ASSISTÉES PAR DES SURFACES
RÉFLÉCHISSANTES INTELLIGENTES (IRS)
Le concept de base de l’IRS est de refléter le signal radio émis par la station de
base (BS) en utilisant un réseau d’antennes passives. Il peut être considéré comme
un système MISO, qui reçoit plusieurs entrées de l’émetteur et utilise ensuite la
formation de faisceaux (Beamforming) pour réfléchir le signal souhaité et la re-
formation de faisceaux vers le récepteur correspondant. Un système IRS typique
est illustré sur la Fig.3.2 [15], il contient les émetteurs, les récepteurs, le panneau
IRS et le contrôleur IRS [16].

F IGURE 3.2 – Un système d’antennes multiples amélioré par IRS.

Comme le montre la Fig.3.3 [16], le panneau IRS est constitué de plusieurs méta-
atomes qui peuvent réfléchir passivement les signaux radio aux utilisateurs sou-
haités [16], [15]. Chaque méta-atome est une antenne à faible coût qui peut jouer
le rôle de réflecteur et connectée à un contrôleur IRS. Dans certains cas, les méta-
atomes joueraient également le rôle de collecteurs d’énergie dans certains sys-
tèmes basés sur SWIPT (Simultaneous Wireless Information and Power Transfer).

23
CHAPITRE 3. LES COMMUNICATIONS ASSISTÉES PAR DES SURFACES
RÉFLÉCHISSANTES INTELLIGENTES (IRS)

F IGURE 3.3 – Détails d’une IRS.

Plus que la propriété à faible coût de la technologie IRS, il existe de nombreux


autres avantages [17],[18]. Tout d’abord, le panneau IRS est facile à installer et
économe en énergie, ce qui permet d’être installé à l’intérieur et d’améliorer la
couverture du signal. De plus, il est capable d’augmenter la qualité de service
des utilisateurs au bord des cellules. Étant donné que l’IRS réfléchit passivement
le signal, aucun autre bruit ne serait ajouté à la procédure. Et cela peut réduire
relativement les interférences des cellules voisines qui affectent les utilisateurs.
Troisièmement, le système peut également être utilisé pour augmenter la sécu-
rité de la couche physique [18] [19]. En prenant en compte le bruit artificiel et
l’algorithme de formation de faisceaux, la sécurité est en mesure d’obtenir une
amélioration substantielle. Les résultats de la simulation dans [20], [18] et [21]
présentent la conclusion qu’avec l’aide du bruit artificiel et de l’algorithme d’op-
timisation approprié, la puissance des signaux reçus du côté de l’espionnage peut
considérablement diminuer et les performances globales du système pourraient
être amélioré dans une certaine mesure.

On peut facilement conclure que l’IRS serait une technologie prévisible qui joue
un rôle essentiel dans les progrès de la commercialisation de la 5G. l’IRS a beau-
coup de potentiel à l’avenir et d’autres recherches devraient être proposées pour
améliorer cette technologie.

24
CHAPITRE 3. LES COMMUNICATIONS ASSISTÉES PAR DES SURFACES
RÉFLÉCHISSANTES INTELLIGENTES (IRS)
De plus, de nombreux travaux inspirés sont proposés par des chercheurs précé-
dents. Dans [22], les chercheurs ont étudié le système mono-utilisateur avec IRS
et ont obtenu la solution optimale pour le taux maximum réalisable. Ensuite, un
système sécurisé qui introduit le bruit artificiel a été discuté dans [20] où la solu-
tion au problème dans cet article améliore non seulement la capacité du système,
mais également la sécurité par rapport à d’autres systèmes IRS traditionnels. En
outre, [21] a combiné le système SWIPT avec l’IRS et a encore amélioré les perfor-
mances du système, ce qui permet de prolonger la durée de vie de la batterie des
appareils IoT. Les références [16]-[19], [21] et [23] sont tous axés sur l’amélioration
de la sécurité du système IRS ou de la consommation d’énergie du système avec
diverses méthodes d’optimisation non convexes. Par conséquent, sur la base des
études précédentes, cet article fournit une solution serrée pour maximiser le débit
de canal d’un système IRS multi-utilisateurs. Et distinct de certaines des études
précédentes, cet article a utilisé une méthode optimale pour obtenir une solution
plus serrée de la matrice de décalage de phase plutôt que la SDR directement
appliquée et a utilisé la randomisation gaussienne [22].

3.2 IRS vs. relayage

Un réflecteur est une surface qui «réfléchit» une onde plane incidente sous la
forme d’un faisceau [24]. Différent des réflecteurs paraboliques, dont la courbure
physique et la direction déterminent la formation du faisceau, un réflecteur est
plat et se compose d’un réseau d’éléments discrets qui diffusent et déphasent
chacun différemment les ondes incidentes [25].

Le motif de déphasage parmi les éléments détermine dans quelle direction le


faisceau réfléchi est formé. Bien que la surface puisse être grande, les éléments
individuels ont généralement une taille inférieure à la longueur d’onde [25], [26].
Les réseaux de réflexion avec des propriétés reconfigurables en temps réel ont
récemment gagné en intérêt dans les communications mobiles, sous des noms
tels que la surface réfléchissante intelligente (IRS) [22], [18] et les métasurfaces

25
CHAPITRE 3. LES COMMUNICATIONS ASSISTÉES PAR DES SURFACES
RÉFLÉCHISSANTES INTELLIGENTES (IRS)
contrôlées par logiciel [27], [28] et [29]. L’idée principale est de prendre en charge
la transmission d’une source vers une destination en adaptant l’environnement
de propagation ; c’est-à-dire pour configurer l’IRS pour former en faisceau son
signal reçu vers la destination.

C’est le même cas d’utilisation que pour les relais half-duplex [30], à la différence
essentielle qu’un relais traite activement le signal reçu avant de retransmettre un
signal amplifié, tandis qu’un IRS réfléchit passivement le signal sans amplifica-
tion mais avec formation de faisceau. Le relais atteint un rapport signal sur bruit
(SNR) plus élevé au prix d’une pénalité pré-log due à la transmission à deux
sauts. Une comparaison avec un relais idéal d’amplification (AF) a été faite dans
[31], montrant de grands gains d’efficacité énergétique en utilisant un IRS. Cepen-
dant, le relais de décodage (DF) est connu pour surpasser le relais AF en termes
de débits réalisables [32] et constitue donc une meilleure référence.

26
Simulations et Résultas
4
Le débit et l’efficacité énergétique des canaux sans fil peuvent être améliorés en
déployant des métasurfaces contrôlées par logiciel (IRS) pour refléter les signaux
de la source à la destination, en particulier lorsque le chemin direct est faible.
Alors que les travaux précédents ont principalement optimisé les réflexions, dans
cet étude on compare la nouvelle technologie avec le relais classique DF. L’obser-
vation principale est que des débits très élevés et/ou de grandes métasurfaces
sont nécessaires pour surpasser le relais DF, à la fois en termes de minimisation
de la puissance d’émission totale et de maximisation de l’efficacité énergétique,
ce qui inclut également la dissipation dans le matériel de l’émetteur-récepteur.

Dans ce travail, nous essayons de faire une comparaison équitable entre la trans-
mission soutenue par IRS et le relais DF, dans le but de déterminer la taille d’un
IRS nécessaire pour surpasser le relais conventionnel.

27
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

4.1 Modèle du système

Nous considérons la communication d’une source qui possède une seule antenne
vers une destination qui possède une seule antenne aussi. Le canal à évanouis-
sement est plat et déterministe et est désigné par hsd ∈ C. Le signal reçu à la
destination est

y = hsd ps + n, (4.1)

où p est la puissance d’émission, s est le signal d’information de puissance uni-


taire et n ∼ NC 0, σ2 est le bruit du récepteur. Pour plus de commodité de


notation, les gains d’antenne sont inclus dans les canaux. La capacité de ce canal
SISO (single-input single-output) est
!
p |hsd |2
RSISO = log2 1+ (4.2)
σ2

La capacité peut potentiellement être augmentée en impliquant des équipements


supplémentaires dans la communication. Dans ce travail, nous considérons deux
configurations de ce type : un IRS configuré pour «refléter» le signal vers la des-
tination ou un relais qui fonctionne en mode DF. Les taux réalisables respectifs
(également connus sous le nom d’efficacité spectrale) sont donnés ci-dessous. Ce-
pendant, nous soulignons que le choix du modèle de système est biaisé en faveur
de l’IRS ; en particulier, l’hypothèse de canaux déterministes à évanouissement
plat est idéale pour un IRS car il est moins capable de gérer l’estimation de canal
et l’évanouissement sélectif en fréquence que les relais.

4.1.1 Transmission assitée par une IRS

Dans cette configuration, on considère une IRS avec N éléments discrets, comme
illustré sur la Fig.4.1(a). Le canal déterministe de la source vers l’IRS est désigné
par hsd ∈ C N , où [hsr ]n désigne le nième composant. Le canal entre l’IRS et la
destination est indiqué par hrd ∈ C N . Chaque élément a une taille plus petite que
la longueur d’onde, donc il disperse le signal entrant avec un gain approximati-
vement constant dans toutes les directions d’intérêt [33]. Les propriétés de l’IRS
sont donc pleinement représentées par la matrice diagonale
 
Θ = α diag e jθ1 , . . . , e jθ N (4.3)

28
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

hsr

hsd
IRS with
N elements

Source hrd
Blocking objects
Destination
(a) Transmission assistée par une IRS

hsr

hsd
Relay

Source hrd
Blocking objects
Destination
(b) Transmission assistée par relais

F IGURE 4.1 – Illustration des deux configurations considérées dans ce travail.

où α ∈ (0, 1] est le coefficient de réflexion d’amplitude fixe et θ1 , ..., θ N sont les


variables de déphasage qui peuvent être optimisées par l’IRS. Selon le modèle de
système dérivé dans [33], le signal reçu à la destination est
 √
y= hsd + hTsr Θhrd ps + n (4.4)

où p, s et n sont définis comme dans le cas SISO. Les canaux étant déterministes,
la destination les connaît parfaitement et les variables de déphasage peuvent être
optimisées.

29
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

La capacité de canal d’un réseau de transmission assisté par une IRS est donnée
par [34]
2!
p hsd + hTsr Θhrd
RIRS ( N ) = max log2 1 +
θ1 ,...,θ N σ2
2  (4.5)
 
N
p |hsd | + α ∑n=1 |[hsr ]n [hrd ]n | 
= log2 1 +

σ2

4.1.2 Transmission assitée par un relais DF

Dans cette configuration alternative, nous utilisons un relais half-duplex qui est
déployé au même endroit que l’IRS. Cette configuration est illustrée sur la Fig.4.1(b).
Nous considérons le protocole de relais DF classique où la transmission est divi-
sée en deux phases de taille égale. Dans la première phase, la source émet et le
signal reçu à la destination est


y1d = hsd p1 s + n1d (4.6)

où p1 est la puissance d’émission, s est le signal d’information de puissance uni-


taire et nnd ∼ NC 0, σ2 est le bruit du récepteur. Dans la même phase, le signal


reçu au relais est



y1r = hsr p1 s + n1r (4.7)

où hsr ∈ C désigne le canal entre la source et le relais, et n1r ∼ NC 0, σ2 est




le bruit du récepteur. Le relais DF utilise y1r pour décoder les informations, puis
les coder à nouveau pour la transmission dans la deuxième phase. Notez que le
relais peut être compact ; une antenne, des chaînes d’émetteur-récepteur et une
unité de bande de base s’adaptent aux dimensions d’un petit téléphone mobile.

Dans la deuxième phase, le relais émet des p2 s et le signal reçu à la destination
est

y2d = hrd p2 s + n2d (4.8)

30
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

où p2 est la puissance d’émission, hrd ∈ C désigne le canal entre le relais et la


destination, et n2d ∼ NC 0, σ2 est le bruit du récepteur. En utilisant (2.7) et (2.9)


pour une combinaison de rapport maximum (maximum ratio combining), le taux


suivant peut être atteint à la destination [34]
!!
1 p1 |hsr |2 p1 |hsd |2 p2 |hrd |2
RDF = log2 1 + min , + (4.9)
2 σ2 σ2 σ2

4.2 Résultats des simulations

Nous allons maintenant comparer les systèmes numériquement. Les gains de ca-
nal sont modélisés en utilisant le 3GPP Urban Micro (UMi) du Tableau B.1.2.1-1
dans [35] avec une fréquence porteuse de f c =3 GHz. Nous utilisons les versions
line-of-sight (LOS) et non-LOS (NLOS) de UMi, qui sont définies pour des dis-
tances de 10 m . On note Gt et Gr les gains d’antenne (en dBi) respectivement à
l’émetteur et au récepteur. Nous négligeons l’évanouissement de l’ombre (sha-
dow fading ) pour obtenir un modèle déterministe et on montre le gain du canal
en fonction de la distance d et d’avoir [34]

β(d)[dB]

 −28 − 22 log (d) − 20 log ( f )
10 10 c si LOS, (4.10)
= Gt + Gr +
 −22.7 − 36.7 log (d) − 26 log ( f c ) si NLOS.
10 10

Nous considérons la configuration de simulation de la Fig. 4.2, où la source et


l’IRS/relais sont déployés à des emplacements fixes, tandis que l’emplacement
de la destination est déterminé par la variable d1 . Nous utilisons l’équation (4.10)

Source 80 m IRS/Relay

10 m
d1
Destination
Fig. 3: The simulation setup where d1 is a variable.
F IGURE 4.2 – La configuration de simulation où d1 est variable.

31
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

pour calculer les gains de canal en fonction des distances, en supposant des an-
tennes de taille égale de 5 dBi à la source et et à l’IRS/relais, tandis que la desti-
nation est un combiné avec une antenne omnidirectionnelle avec 0 dBi. L’IRS et
le relais sont déployés pour avoir des canaux LOS vers la source, et la destination
a un canal LOS vers l’IRS/relais. On peut donc supposer β IRS = β sr β rd . De plus,
il existe un canal NLOS entre la source et la destination, ce qui conduit à un gain
de canal plus faible et motive l’utilisation d’un IRS ou d’un relais pour prendre
en charge la transmission.

La Fig. 4.3 montre la puissance d’émission nécessaire pour atteindre un débit de


R̄ = 4 bits/s/Hz ou R̄ = 6 bits/s/Hz. La bande passante est B = 10 MHz, la
puissance de bruit correspondante est de -94 dBm et α = 1. La figure montre les
résultats pour le cas SISO, le relais DF et un IRS avec N ∈ {25; 50; 100; 150}.

Dans le cas de R̄ = 4 bits/s/Hz, le cas SISO nécessite la puissance la plus élevée


tandis que le cas de relais DF nécessite le moins de puissance à tous les emplace-
ments considérés de la destination. La puissance d’émission requise dans le cas
de l’IRS diminue à mesure que N augmente et l’écart avec le cas de relais DF est
le plus petit lorsque la destination est soit proche de la source, soit de l’IRS. On
peut facilement voir que N >160 est nécessaire si l’IRS doit surpasser le relais DF
lorsque d1 =80 m.

Des puissances d’émission plus élevées sont nécessaires sur la Fig. 4.3(b), où le
débit est augmenté à R̄ = 6 bits/s/Hz. Le cas de l’IRS devient plus compétitif ; il
nécessite le moins d’énergie lorsque la destination est proche de la source, alors
que seulement N > 70 est nécessaire pour surpasser le relais lorsque d1 = 80 m.
La raison pour laquelle le relais perd certains de ses avantages est qu’il doit avoir
un SINR plus élevé que dans le cas de l’IRS en raison de la pénalité de 1/2-prélog ;
ainsi, la puissance requise croît plus rapidement avec R̄ dans le cas de relais.

4.3 Conclusion

Nous avons comparé le relais DF classique avec le nouveau concept des IRS.
L’observation clé est qu’un IRS a besoin de centaines d’éléments ré-configurables
(chacun de la taille d’une antenne) pour être compétitif, même si nous avons
considéré les canaux idéaux de déphasage et de fréquence plate, qui sont deux

32
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

hypothèses qui profitent clairement à l’IRS. La raison en est que la puissance


d’émission de la source doit voyager sur deux canaux pour atteindre la desti-
nation, ce qui entraîne un très petit gain de canal par élément dans l’IRS - le SNR
devient presque le même que pour le relais d’amplification et de transmission
sans amplification. Par conséquent, l’IRS a besoin de nombreux éléments pour
compenser le faible gain du canal. En revanche, avec le relais DF, on émet d’abord
sur un canal avec un gain β sr puis on émet à nouveau sur un canal avec un gain
β rd .

Alors que le grand nombre d’éléments est une faiblesse pour les IRS, l’avantage
est qu’un IRS ne nécessite aucun amplificateur de puissance dans sa forme idéale ;
cependant, dans la pratique, des composants actifs sont nécessaires pour le dé-
phasage adaptatif.

33
CHAPITRE 4. SIMULATIONS ET RÉSULTAS

25
SISO
20 IRS
relais DF
15

10

-5
40 60 80 100

(a) R̄= 4 bit/s/Hz.

30
SISO
IRS
relais DF
20

10

0
40 60 80 100

(b) R̄= 6 bit/s/Hz.

F IGURE 4.3 – La puissance d’émission nécessaire pour atteindre le débit R̄ dans le


scénario représenté sur la Fig. 4.3, en fonction de la distance d1 .
34
Conclusion et perspectives

Dans ce travail de recherche, une brève étude sur les surface intelligente re-configurable
ou réfléchissantes (RIS) a été effectuée. Tout d’abord, on a étudié les fondamen-
taux des systèmes de transmission assistés par des IRS. Les performances de ce
type de systèmes ont été analysées en termes de puissance d’émission nécessaire
pour atteindre un taux de transmission donné R. Le dernier chapitre présente les
apports spécifiques de ce mémoire.

Ce travail met en évidence la puissance des systèmes assisté par des IRS qui de-
meure un sujet de recherche.

Malgré la contribution faite dans ce mémoire et dans d’autres travaux sur les
systèmes IRS, plusieurs problèmes restent à résoudre. En effet, quelqu’un peut
considérer le problème d’allocation des resources quand on utilise des IRS pour
un système de communication NOMA (non-orthogonal multiple access) c-à-d
pour un système NOMA assisté par une surface réfléchissante intelligente.

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39
Abstract

The deployment of software-controlled metasurfaces also known as intelligent


reflective surfaces (IRS) can improve the throughput and energy efficiency of wi-
reless channels. IRSs are used to reflect signals from source to destination, espe-
cially when the direct path is weak. This work fairly compares this new techno-
logy with the classic DF relaying. The main observation is that very high bit rates
and/or large metasurfaces are needed to outperform the DF relaying, in terms of
minimizing the total transmit power.

Keywords : spectral efficiency, 5G.


ّ
: ‫خص‬‫مل‬

‫يمكن أن يؤدي استخدام الأسطح الفائقة و التي يمكن أن نتحكم فيها بواسطة البرمجيات والمعروفة أيضًا باسم الأسطح العاكسة‬

‫ لعكس الإشارات من المصدر إلى‬IRS‫ تُستخدم ال‬.‫) إلى تحسين الإنتاجية وكفاءة الطاقة للقنوات اللاسل كية‬IRS( ‫الذكية‬

‫ يقارن هذا العمل هذه التقنية الجديدة إلى حد ما مع مرحل فك تشفير‬.‫ خاصة ً عندما يكون المسار المباشر ضعيفًا‬، ‫الوجهة‬

‫أو أسطح فائقة كبيرة الحجم للتغلب‬/‫ الملاحظة الرئيسية هي أن هناك حاجة إلى معدلات بتات عالية جدًا و‬.‫ الكلاسيكي‬DF

.‫ من حيث تقليل قدرة الإرسال الإجمالية‬، ‫ الكلاسيكي‬DF ‫على فك تشفير‬

Résumé

Le déploiement des métasurfaces contrôlées par logiciel encore appelé des sur-
face intelligentes réfléchissantes (IRS) peut améliore le débit et l’efficacité éner-
gétique des canaux sans fil. Les IRS sont utilisées pour refléter les signaux de la
source à la destination, en particulier lorsque le chemin direct est faible. Ce tra-
vail compare d’une manière équitable cette nouvelle technologie avec le relais
classique de décodage DF. L’observation principale est que des débits très élevés
et/ou de grandes métasurfaces sont nécessaires pour surpasser le relais DF, en
termes de minimisation de la puissance d’émission totale.

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