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Contrainte induite par le poids d'un mur

Le document décrit le calcul de la contrainte à la base d'un mur en béton sous son propre poids. La formule finale est donnée comme étant la contrainte égale à la masse volumique du béton multipliée par l'accélération de la pesanteur et la hauteur du mur. Un exemple numérique d'application de la formule est également fourni.

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Contrainte induite par le poids d'un mur

Le document décrit le calcul de la contrainte à la base d'un mur en béton sous son propre poids. La formule finale est donnée comme étant la contrainte égale à la masse volumique du béton multipliée par l'accélération de la pesanteur et la hauteur du mur. Un exemple numérique d'application de la formule est également fourni.

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Pression sous le poids propre

Contrainte sous son poids propre :

Soit un mur, d’épaisseur e constante et de hauteur h, reposant


sur le sol. La contrainte à la base du mur, sous son seul poids
propre, vaut : la contrainte = poids du mur/surface au sol

Le phénomène décrit ici concerne la contrainte induite à la base d'un mur en


raison de son propre poids.

La contrainte est la force par unité de surface, et dans ce cas, elle est due à la
gravité agissant sur le mur.

L'explication se base sur la simplification du poids du mur comme la seule force agissant sur la
contrainte, sans prendre en compte d'autres charges ou forces.

Considérons un mur vertical de hauteur h et d'épaisseur constante e, reposant sur le sol. La contrainte
à la base du mur, induite par son poids propre, peut être calculée en divisant le poids du mur par la
surface au sol sur laquelle il repose.

La formule pour la contrainte (σ) à la base du mur serait donc :


Pression sous le poids propre

Le poids du mur (P) peut être calculé en utilisant la masse (m) du mur et
l'accélération due à la gravité (g) :

La surface au sol (AA) est généralement la surface totale de la base du mur en


contact avec le sol.

En substituant l'expression pour le poids du mur, on obtient :

Cette contrainte est exprimée en force par unité de surface, généralement en pascals (Pa) dans le
système international d'unités. Cette formule permet d'estimer la contrainte à la base du mur en raison
de son propre poids, ce qui est important dans la conception des fondations des structures pour
s'assurer qu'elles peuvent supporter la charge.
La formule Poids du mur = m × g Poids du mur = m × g peut être développée en utilisant la définition
de la masse (mm) en termes de masse volumique (ρ) et de volume (V) : m = ρ × V = ρ × V.
La formule complète devient alors :

Cette équation exprime le poids du mur comme le produit de la masse volumique (ρ), du volume (V),
et de l'accélération de la pesanteur (g).

Ensuite, la formule pour la contrainte (σ) à la base du mur, qui est la force par unité de surface, peut
être obtenue en divisant le poids du mur par la surface au sol (A) sur laquelle le mur repose :

Si l'on considère la surface au sol comme la base du mur, qui est la surface de contact avec le sol, et
si on représente cette surface par A, alors la formule devient :
Enfin, si le mur a une forme simple et que sa base est une surface rectangulaire avec une largeur BB,
alors AA peut être exprimé comme A = B × h, où h est la hauteur du mur. En substituant cela dans
l'équation, nous obtenons la formule finale :

Les termes B et h se simplifient, laissant :

Contrainte (σ) = Masse Volumique (ρ) × Accélération de la Pesanteur (g) × Hauteur du Mur (h).

Donc la contrainte à la base du mur est déterminée par la masse volumique du matériau du mur,
l'accélération de la pesanteur et la hauteur totale du mur.

Cette formule est utile pour évaluer les charges verticales que le mur exerce sur son support, ce qui est
crucial pour la conception des fondations et la stabilité de la structure.
Rappel :

1. Masse Volumique (ρ) : La masse volumique d'un matériau représente la masse par unité de
volume. Dans le contexte du mur, la masse volumique (ρ) du matériau constituant le mur est
multipliée par les autres paramètres pour donner la masse du mur par unité de volume.

2. Accélération de la Pesanteur (g) : L'accélération de la pesanteur représente la force


gravitationnelle agissant sur le mur. Sur Terre, cette valeur est généralement approximée à 9.8 m/s2

3. Hauteur du Mur (h) : Il s'agit de la hauteur totale du mur, mesurée verticalement du sol jusqu'au
sommet du mur.
Notations :
m masse du mur kg
ρ masse volumique du mur kg/m3
V Volume du mur m3
l longueur du mur m
g accélération de la pesanteur m/s2

Cette contrainte à la base du mur correspond aussi à la pression du mur sur le sol.
Remarque importante :
Cette contrainte (pression) est indépendante de la longueur et de l’épaisseur du mur !

Cette contrainte (pression) devra évidemment être inférieure à la pression admissible du sol.
Si ce n’est pas le cas, il faudra prévoir à intercaler des fondations entre le mur et le sol afin de répartir
la pression du mur sur une plus grande surface.
Application :

Calculer la hauteur h à laquelle peut être construit un mur de béton, en admettant une résistance à la
compression du béton de 173 daN/cm2 et un facteur de sécurité de 4.
La masse volumique ρ du béton vaut 2200 kg/m3.

Remarque :
Le facteur de sécurité est utilisé pour tenir compte des incertitudes et des variations dans les conditions réelles
par rapport aux conditions théoriques. La contrainte admissible (σa) peut être calculée en divisant la résistance
à la compression par le facteur de sécurité.

Formule :
Application :

Calculer la hauteur h à laquelle peut être construit un mur de béton, en admettant une résistance à la
compression du béton de 173 daN/cm2 et un facteur de sécurité de 4.
La masse volumique ρ du béton vaut 2200 kg/m3.

Remarque :
Le facteur de sécurité est utilisé pour tenir compte des incertitudes et des variations dans les conditions réelles
par rapport aux conditions théoriques. La contrainte admissible (σa) peut être calculée en divisant la résistance
à la compression par le facteur de sécurité.

Formule :
Application :

Calculer la hauteur h à laquelle peut être construit un mur de béton, en admettant une résistance à la
compression du béton de 173 daN/cm2 et un facteur de sécurité de 4.
La masse volumique ρ du béton vaut 2200 kg/m3.

Remarque :
Le facteur de sécurité est utilisé pour tenir compte des incertitudes et des variations dans les conditions réelles
par rapport aux conditions théoriques. La contrainte admissible (σa) peut être calculée en divisant la résistance
à la compression par le facteur de sécurité.

Formule :

Solution :
Traction (compression) dans une pièce formée de deux matériaux différents
Considérons, une poutre constituée d’un profil en acier enrobée de béton
comme représenté ci-contre.

Soit Aa et Ab les surfaces des sections droites respectivement de l’acier et du


béton. De même, soit Ea et Eb leurs modules d’élasticité.
On admettra que les contraintes dans le béton sont suffisamment faibles
pour pouvoir le considérer comme élastique.

La poutre étant soumise à un effort de traction N, il faut déterminer quelles


sont les parts Na et Nb de cet effort reprises par chacun des matériaux.
Colonne mixte : poutrelle insérée dans un
tube rempli de béton

On résout ce problème en exprimant que l’acier et le béton


subissent la même déformation car l’adhérence de ces deux matériaux empêche tout glissement relatif.

Donc, ce problème consiste à déterminer comment l'effort de traction N est réparti entre l'acier et le
béton dans une poutre composée d'un profil en acier enrobé de béton.
On suppose que l'acier et le béton subissent la même déformation, ce qui signifie qu'ils se déplacent
ensemble sans glissement relatif en raison de l'adhérence entre les deux matériaux.
Voici comment on peut aborder la résolution du problème :
En combinant ces équations, on peut résoudre pour les parts Na et Nb de l'effort de traction N qui sont
reprises par l'acier et le béton, respectivement.
Le système d'équations doit être résolu en tenant compte des propriétés spécifiques de l'acier (Aa, Ea)
et du béton (Ab, Eb) ainsi que de la relation entre les déformations (εa = εb) en raison de l'adhérence.

La résolution de ce problème implique l'utilisation de la loi de Hooke, qui décrit la relation linéaire
entre la contrainte (σ) et la déformation (ε) pour un matériau élastique.
La loi de Hooke est généralement formulée comme :
Appliquons la loi de Hooke à l'acier et au béton dans le cadre de la poutre en question.
Pour une longueur l0 de la poutre travaillant en période élastique (loi de Hooke), on a :

D’autre part, on sait par la statique que les efforts intérieurs équilibrent les efforts extérieurs, c’est-à-dire :

En remplaçant l’expression dans l’équation on obtient :


On peut en déduire que l’effort N se répartit entre les deux pièces au prorata de leurs rigidités en
traction (Ea Aa) et (Eb Ab).

Les contraintes dans les deux matériaux valent donc :

On peut généraliser sans peine les résultats précédents pour des pièces composées d’un nombre
quelconque de matériaux.
Application :
Une poutre en béton est renforcée avec 4 fers en acier de diamètre d inconnu.
La poutre est rectangulaire (200 x 220). La contrainte maximale admissible en compression du béton est
de 7 N/mm² tandis que celle de l’acier est de 150 N/mm2.
Le module de Young du béton vaut 14000 N/mm2 et celui de l’acier 210000 N/mm2.
Si la poutre doit supporter une charge de compression N de 500 kN, déterminer le diamètre d des fers.
Application :
Une poutre en béton est renforcée avec 4 fers en acier de diamètre d inconnu.
La poutre est rectangulaire (200 x 220). La contrainte maximale admissible en compression du béton est
de 7 N/mm² tandis que celle de l’acier est de 150 N/mm2.
Le module de Young du béton vaut 14000 N/mm2 et celui de l’acier 210000 N/mm2.
Si la poutre doit supporter une charge de compression N de 500 kN, déterminer le diamètre d des fers.

Solution :

Hypothèses :
L’adhérence entre le béton et l’acier empêche tout glissement relatif; On néglige les effets du
flambement (poutre courte).

Démarche de résolution :
On commence le calcul par la matière qui a la plus faible contrainte admissible, soit dans ce cas-ci le
béton.
Solution :

Hypothèses :
L’adhérence entre le béton et l’acier empêche tout glissement relatif; On néglige les effets du
flambement (poutre courte).

Démarche de résolution :
On commence le calcul par la matière qui a la plus faible contrainte admissible, soit dans ce cas-ci le
béton.
Compression d’une structure formée de deux matériaux différents :
Utilisons l’expression de la contrainte dans le béton :
Solution :

Gamme de diamètres standards : 6, 8, 10, 12, 14, 16, 20, 25, 28, 32, 40, 50 et 63.5 mm

Vérification de la contrainte dans le béton :

Il s’agit maintenant de vérifier si la contrainte dans le béton ne dépasse pas la limite maximale
admissible de 7 N/mm² :
Cette contrainte dans le béton de 6.4 N/mm2 est donc bien inférieure à la contrainte maximale
admissible de 7 N/mm2.

Vérification de la contrainte dans l’acier :

Une vérification des contraintes dans l’acier donnera :


Cette contrainte dans le béton de 6.4 N/mm2 est donc bien inférieure à la contrainte maximale
admissible de 7 N/mm2.

Vérification de la contrainte dans l’acier :

Une vérification des contraintes dans l’acier donnera :


Dimensionnement des boulons
Cisaillement
Exemples de pièces cisaillées
De tels exemples ne manquent pas dans la pratique;

Il faudra localiser là où se situe(nt) la (les) section(s)


cisaillée(s), ainsi que l’effort responsable de ce cisaillement,
afin de pouvoir en déduire ultérieurement les contraintes
tangentielles de cisaillement.

Exemple 1: La tôle cisaillée à la cisaille-guillotine, le fil ou la feuille de papier découpé au moyen d’une
paire de ciseaux, etc ...

Il suffit d’un léger décalage des efforts de cisaillement V pour que la pièce soit cisaillée sur une section
Acis dite “section cisaillée”, dont la trace est ab sur le schéma ci-contre.
En application du principe général d’équilibre intérieur, ou principe de la coupe,
la partie de gauche G ne peut être en équilibre de translation verticale que si l’on
fait apparaître dans la section A des contraintes tangentielles 𝝉 exercées par la
partie de droite D sur la partie de gauche G, et dont la résultante vaut V afin
d’annuler l’effet de V sur G.

La pièce sera coupée en 2, ou cisaillée, dès que V aura provoqué des contraintes
𝝉 supérieures à la résistance matériau.

Précisons de suite que celle-ci est inférieure à la résistance à la traction ou à la compression du même
matériau, et que les contraintes 𝝉 ne sont pas nécessairement uniformes sur Acis, ni égales à V/Acis ,
comme on aurait pu le penser en extrapolant ce qui a été dit lors de la traction.
Ce phénomène décrit le processus de cisaillement dans un matériau, en particulier lorsqu'il est soumis
à une force de cisaillement.

Donc, le principe fondamental ici est le principe de la coupe, qui découle du principe général
d'équilibre intérieur.
1. Principe de la Coupe :
Le principe de la coupe stipule que pour qu'une partie d'un matériau reste en équilibre de translation verticale, il doit
y avoir des contraintes tangentielles (𝝉) dans la section considérée.
En d'autres termes, si une partie gauche G doit rester en équilibre sous une force V, la partie droite D doit exercer des
contraintes tangentielles sur la partie gauche, formant ainsi une paire d'actions de cisaillement.
2. Répartition des Contraintes :
Les contraintes tangentielles (𝝉) sont exercées par la partie droite (D) sur la partie gauche (G).
La résultante de ces contraintes tangentielles doit être égale à la force de cisaillement V afin d'annuler son effet sur la
partie gauche (G).
3. Cisaillement :
Si la force de cisaillement V provoque des contraintes tangentielles (𝝉) qui dépassent la résistance du matériau, la
pièce subit un phénomène de cisaillement.
Le cisaillement se produit lorsque les contraintes tangentielles atteignent un niveau qui dépasse la capacité du
matériau à les supporter.
4. Résistance au Cisaillement :
La résistance au cisaillement d'un matériau est généralement inférieure à sa résistance à la traction ou à la
compression.
Les contraintes tangentielles (𝝉) ne sont pas nécessairement uniformes sur la section de cisaillement Acis, et elles
peuvent varier en intensité.
En résumé, la pièce est sujette à une défaillance par cisaillement lorsque la force de
cisaillement V induit des contraintes tangentielles (𝝉) dans la section de cisaillement Acis
qui dépassent la résistance au cisaillement du matériau.

La résistance au cisaillement est une propriété distincte de la résistance à la traction ou à


la compression, et le phénomène de cisaillement peut conduire à une rupture du
matériau.
Exemple 2 : Les joints collés entre 2 tôles
Les contraintes 𝝉 qui règnent au sein de la couche de colle sont plus ou
moins uniformément réparties; pareil type d’assemblage a un bel avenir
dans les constructions légères et dans la restauration (renforcement de
structures).

Donc, Le phénomène décrit ici concerne les contraintes (𝝉) qui se produisent au sein d'une couche de
colle dans un type d'assemblage spécifique.

Explorons les éléments clés de ce phénomène :

[Link] Uniformément Réparties :

• Les contraintes (τ) désignent les forces internes par unité de surface à l'intérieur de la couche de
colle. Lorsqu'elles sont "plus ou moins uniformément réparties", cela signifie que la distribution
des contraintes à travers la couche de colle est relativement homogène.
• Cette uniformité peut être un avantage car elle évite des points de concentration de
contraintes qui pourraient entraîner des défaillances locales.
2. Type d'Assemblage et Potentiel d'Application :

• Le type d'assemblage mentionné implique probablement l'utilisation de la colle comme


agent de liaison entre deux matériaux ou composants.
• L'affirmation indique que ce type d'assemblage a un "bel avenir" dans les constructions
légères et la restauration. Cela suggère que la colle est adaptée aux applications
nécessitant légèreté, flexibilité, ou des propriétés spécifiques de liaison.

[Link] dans les Constructions Légères :

• Les constructions légères impliquent généralement des structures où le poids est un facteur
important. L'utilisation d'une couche de colle uniformément répartie peut offrir une liaison
efficace sans ajouter de poids significatif à la structure.
• Cela peut être particulièrement avantageux dans des domaines tels que la construction
aérospatiale, les structures légères pour le transport, ou d'autres applications nécessitant des
matériaux légers et des assemblages efficaces..
4. Applications dans la Restauration et le Renforcement de Structures :

• Dans le contexte de la restauration, l'utilisation de colles peut être bénéfique pour renforcer
des structures existantes. Les colles structurales modernes peuvent souvent fournir une
adhérence robuste et durable, aidant à restaurer ou renforcer des éléments structurels
existants.
• Le renforcement de structures peut impliquer la réparation de composants structurels
défaillants ou la mise à niveau de la capacité de charge d'une structure existante.

En résumé, le phénomène décrit met en avant les avantages d'une distribution uniforme des
contraintes à l'intérieur d'une couche de colle dans un type d'assemblage spécifique.

Cette approche est vantée pour son potentiel d'application dans les constructions légères et la
restauration, où des propriétés spécifiques d'adhérence et de renforcement sont nécessaires.

Toutefois dans la pratique, on rajoutera un raccord mécanique par sécurité.


Exemple 3 : Deux plats assemblés par des cordons de soudure latéraux

Il y aura cisaillement dans le plan de séparation entre le métal


d’apport (soudure) et le métal de base (plat en acier) dû à l’effort N
de traction qui sollicite l’assemblage;

Donc, le phénomène décrit ici concerne le cisaillement dans un assemblage de deux plaques
métalliques qui sont reliées par des cordons de soudure latéraux.

L'effet du cisaillement est induit par une force de traction N qui sollicite l'assemblage.
Explorons les aspects clés de ce phénomène :

1. Assemblage par Soudure :

Les deux plaques métalliques sont reliées par des cordons de soudure latéraux.
La soudure est réalisée en ajoutant du métal d'apport qui fusionne avec le métal de base lors du
processus de soudage.
Cela crée une liaison solide entre les deux plaques.
2. Effort de Traction :
L'assemblage est soumis à un effort de traction N, ce qui signifie qu'une force est appliquée dans la
direction opposée des plaques, les tirant l'une vers l'autre.
3. Cisaillement dans le Plan de Séparation :
Le cisaillement se produit dans le plan de séparation entre le métal d'apport et le métal de base.
Cela signifie que les plaques glissent l'une par rapport à l'autre dans le plan horizontal.
4. Mécanisme de Cisaillement :
L'effort de traction N crée des contraintes tangentielles le long de la zone de séparation entre le
métal d'apport et le métal de base.
Les contraintes tangentielles atteignent un niveau tel que le matériau ne peut plus maintenir son
intégrité structurelle, entraînant le glissement et le cisaillement.

En résumé, le cisaillement dans cet assemblage particulier est induit par l'effort de traction qui
sollicite les plaques métalliques. Le plan de séparation entre le métal d'apport et le métal de base
devient une zone critique où les contraintes tangentielles dépassent la capacité du matériau à
maintenir son intégrité, entraînant ainsi le phénomène de cisaillement.
Exemple 4 : L’âme d’une poutre fléchie.

Aux environs des deux appuis, l’âme de la poutre fléchie ci-


dessous par les efforts P, P’,... est le siège de contraintes de
Poutre soumise à des forces ponctuelles
cisaillement importantes.
l’étude détaillée de ces contraintes sera faite au chapitre sur la flexion

Le phénomène décrit concerne le cisaillement dans l'âme d'une poutre fléchie.


Lorsqu'une poutre est soumise à des charges, des forces de cisaillement importantes peuvent se
développer dans l'âme de la poutre, en particulier aux environs des deux appuis.

Cette situation est souvent rencontrée dans les poutres fléchies par des efforts P,P′,…

Explorons les aspects clés de ce phénomène :

[Link] Fléchie :

Une poutre fléchie est une structure sujette à la flexion sous l'influence de charges appliquées. Les
forces P,P′,…représentent les charges appliquées à la poutre.
2. Âme de la Poutre :

L'âme d'une poutre est la partie centrale, souvent verticale, qui relie les parties supérieure et inférieure
de la poutre. Elle est particulièrement critique dans les poutres en I ou en H, où l'âme est la section
verticale entre les parties horizontales.

[Link] de Cisaillement Importantes :

Aux environs des deux appuis (supports), l'âme de la poutre est soumise à des contraintes de
cisaillement importantes.

Le cisaillement se produit lorsque différentes parties de la poutre se déplacent l'une par rapport à
l'autre en raison de la flexion. Cela génère des contraintes tangentielles dans l'âme.

Causes des Contraintes de Cisaillement :

Les contraintes de cisaillement dans l'âme d'une poutre fléchie sont généralement causées par la
déformation due à la flexion. Les couches supérieure et inférieure de l'âme peuvent glisser l'une par
rapport à l'autre, générant ainsi des contraintes de cisaillement.
En résumé, le phénomène de cisaillement dans l'âme d'une poutre fléchie est associé à des
contraintes importantes aux environs des deux appuis.

Cette situation est inhérente à la flexion de la poutre, et son étude détaillée sera approfondie dans un
chapitre ultérieur consacré à la flexion, où l'on analysera de manière spécifique la répartition des
contraintes et leurs implications sur la réponse structurale de la poutre.
Exemple 5 : Deux plats assemblés par un rivet

Celui-ci sera cisaillé, à cause de l’effort N sur l’assemblage,


dans une section suivant ab ; nous examinerons ce cas plus en
Rivet
détails ci-après.
Cisaillement pur - Théorie élémentaire
La théorie élémentaire du cisaillement pur est un modèle
simplifié utilisé pour comprendre le comportement de
cisaillement des matériaux, en particulier dans le
contexte de l'ingénierie des structures. Cette théorie se
concentre sur le cas spécifique du cisaillement pur, où Théorie élémentaire
l'effort appliqué est exclusivement une force de
cisaillement sans composante normale.

Voici une explication et un développement de la théorie élémentaire du cisaillement pur :

Cisaillement Pur :

Dans le cisaillement pur, la déformation d'un matériau se produit uniquement par glissement des
couches adjacentes sans changement de forme dans d'autres directions.

La contrainte de cisaillement est la force de cisaillement par unité de surface et la déformation est le
déplacement relatif des couches de matériau.
La Théorie Élémentaire :

La théorie élémentaire du cisaillement pur simplifie l'analyse en considérant un élément de matériau


minuscule.

Cet élément est généralement modélisé comme un parallélépipède rectangle mince avec une
surface exposée au cisaillement.

Loi de Hooke pour le Cisaillement :

La théorie élémentaire utilise la loi de Hooke pour le cisaillement, qui stipule que la contrainte de
cisaillement (τ) est proportionnelle à la déformation de cisaillement (γ). Cela peut être exprimé par
l'équation τ = G⋅γ , où G est le module de cisaillement, aussi appelé le module de glissement.

Déformation Angulaire :

La déformation de cisaillement est souvent exprimée en termes de déformation angulaire θ, qui est
reliée au déplacement tangentiel Δx et à la hauteur de l'élément h. On a γ = Δx / h = θ.
Formule de la Contrainte de Cisaillement :
En utilisant la déformation angulaire, la formule de la contrainte de cisaillement devient τ = G ⋅ θ
Cela indique que la contrainte de cisaillement est proportionnelle à la déformation angulaire et au
module de cisaillement.
Applications :
La théorie élémentaire du cisaillement pur est souvent utilisée pour des analyses simplifiées dans des
cas où le cisaillement pur est prédominant, comme dans certaines connexions de poutres ou
d'éléments structurels spécifiques.
Limitations :
Cette théorie est élémentaire et ne tient pas compte de tous les aspects complexes du
comportement du matériau. Elle est adaptée aux situations où les déformations de cisaillement sont
prédominantes, mais peut ne pas être suffisamment précise dans d'autres cas.
En résumé, la théorie élémentaire du cisaillement pur offre une approche simplifiée pour
comprendre le comportement des matériaux sous l'effet du cisaillement, en se concentrant sur un
petit élément de matériau soumis à une contrainte de cisaillement proportionnelle à sa
déformation angulaire.
A cause du phénomène de cisaillement, la face supérieure et la face
inférieure du cube sont soumises aux contraintes de cisaillement τ.
Si l’on admet que ces faces sont libres de toute autre contrainte que τ, alors on dit qu’elles sont Théorie élémentaire
sollicitées en cisaillement pur.

Sous l’influence de ces contraintes, le cube va se déformer et les 2 faces en question vont glisser
l’une par rapport à l’autre.

L’angle γ, infiniment petit, qui définit cette distorsion, s’appelle “angle de glissement”.

On a vu que, dans le domaine élastique, les déformations étaient proportionnelles à leur cause,
c’est-à-dire les contraintes. La loi de Hooke en constituait σ = ε E l’expression mathématique dans le
cas de la traction.

Dans le cas du cisaillement, il en est de même et l’on dira que l’angle de glissement γ est
proportionnel à sa cause, c’est-à-dire à la contrainte tangentielle de cisaillement τ.

Cela s’exprime de la façon suivante : avec :


Application :

Que vaut le module de Coulomb de l’acier sachant que et E = 210000 N/mm 2 ν = 0 30 ?

Formule :
Application :

Que vaut le module de Coulomb de l’acier sachant que et E = 210000 N/mm2 ν = 0 30 ?

Formule :

Solution :

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