Guide Licence Exportation Biens Double Usage
Guide Licence Exportation Biens Double Usage
des Entreprises
NOTICE
POUR DEPOSER VOS DEMANDES
DE LICENCE INDIVIDUELLE
VIA EGIDE
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I. Principes généraux
Les demandes de licences individuelles sont déposées par voie dématérialisée auprès du Service
des Biens à Double Usage (SBDU) :
Attention, les clés d’authentification à acquérir auprès d’une autorité de certification compatible
mentionnée sur notre site internet sont valables pour une durée limitée. Il convient d’anticiper
suffisamment les demandes de renouvellement pour que les administrateurs Egide puissent
intégrer le nouveau certificat dans leur compte utilisateur avant expiration de l’ancien certificat.
En cas de non renouvellement en temps utiles, l’accès au compte de l’exportateur sera perdu.
Aucune demande d’autorisation d’exportation ne peut être déposée concernant des biens déjà
exportés. Si des biens soumis à autorisation d’exportation ont étés exportés sans autorisation, il
convient de se rapprocher des services douaniers compétents afin de régulariser la situation.
Les autorisations sont délivrées au bénéfice exclusif de l’établissement demandeur cité en case 1
identifié par son numéro EORI. Toutes les informations portées en case 1 doivent porter sur un seul
et même établissement.
Pour chaque demande, il convient d’être vigilent à la fois sur la valeur totale et la quantité de chaque
bien indiquées en case 17 et 18. En cas de dépassement de ces valeurs, l’exportation sera bloquée
en douane et une nouvelle licence devra être demandée (voir licence annule et remplace).
Au cours d’une même semaine, une seule demande pour un même flux physique
d’exportation devra être déposée. Par flux on entend, un même exportateur, un même destinataire,
un même utilisateur final (UF) et un même régime douanier, pour un ou plusieurs types de biens
détaillés séparément dans l’onglet biens supplémentaires.
Une même licence pourra faire l’objet de plusieurs dédouanements dans le cadre de livraisons
échelonnées.
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II. Quand déposer ma demande de licence ?
La licence peut être demandée avant ou après signature du contrat. Néanmoins, le Service des Biens
à Double Usage (SBDU) recommande de prévoir notamment une clause liant l’exécution du contrat
à l’obtention de la licence. Au titre de certaines réglementations spécifiques, notamment de sanctions,
un contrat peut être requis et sa date de signature mentionnée en case 20.
L’instruction d’une demande de licence est interministérielle1. Elle implique des délais
incompressibles :
Une erreur d’adresse, de quantité ou de valeur par exemple ne sera pas forcément
détectable.
Lorsqu’une erreur est constatée sur une demande de licence en cours d’instruction,
il n’est pas opportun d’en déposer une nouvelle :
Toute demande est à remplir en langue française en particulier la description des biens Toutefois les
désignations commerciales des biens peuvent être indiquées dans une autre langue.
L’’utilisation de caractères spéciaux est fortement déconseillée et peut entrainer un blocage technique
lors du dédouanement conduisant au dépôt d’une nouvelle demande. La demande de licence sera
instruite au regard des informations figurant dans le CERFA. L’autorisation ne permettra que ce qui
est mentionné sur le CERFA délivré.
Toute incohérence pourra être interprétée comme volontaire.
1
Instruction interministérielle : https://sbdu.entreprises.gouv.fr/fr/demarches/obtenir-autorisation
2 Si une aucune demande de rectification, fin de non-recevoir ou attestation de recevabilité n’est reçue sous deux semaines à
partir de la date de création du dossier, contacter [email protected].
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Le signataire certifie sincères et véritables les informations portées sur la demande de licence. Il est de
sa responsabilité de ne soumettre que des informations vérifiées, fiabilisées et cohérentes. En cas
d’erreur, l’exportation autorisée par le SBDU sera néanmoins bloquée en douane
Case 0 Cocher « Licence dématérialisé » : OUI (par principe) ou NON (par exception) en
fonction des différents cas particuliers exposés ci-dessous : .
2-Si la licence est sous régime douanier 23.00 (exportation temporaire avec
retour du bien en l’Etat, (à déclarer en case 21));
3-Si la licence est dédouanée par un expressiste (Delta X). Dans ce cas,
indiquer en case 22 « DEDOUANEMENT EXPRESSISTE ».
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Case 3 Ne pas remplir, cette date sera mentionnée dans la licence une fois délivrée.
« DATE DE
VALIDITE »
NB : Une licence est valable par défaut 2 ans après sa signature.
Case 4 Ne pas remplir, cette indication qui sera mentionnée une fois la licence délivrée est
« SERVICE A relative à l’autorité de délivrance (SBDU).
CONTACTER »
Case 5 Indiquer obligatoirement sans caractères spéciaux les champs suivants pour le
« DESTINATAIRE » premier livré après dédouanement (en dehors de l’UE sauf en cas de transfert
intra-communautaire) :
Case 6 Ne pas remplir, cette indication qui sera mentionnée une fois la licence délivrée est
« AUTORITE DE relative à l’autorité de délivrance (SBDU).
DELIVRANCE »
Case 8 Facultatif
« PAYS D’ORIGINE »
NB : On entend par utilisateur final la dernière entité qui détient, opère, consomme ou
met en œuvre, etc. les biens de la demande dans le pays d’utilisation finale.
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Case 10 Indiquer l’État-membre de l’UE où les biens sont situés au moment de la demande
« ÉTAT (MEMBRE
DE L’UE) OU LES Exemple :
BIENS SONT OU
SERONT SITUES »
Si mon bien est produit et/ou localisé en Allemagne, au moment où je dépose ma
demande :
- en case 10 j’indiquerai Allemagne
- en case 22, je renseignerai l’adresse où est localisé le bien (exemple :
« Ambassade de France, Pariser Platz 5, 10117 Berlin, Allemagne »).
Dans le cas où les biens ne sont pas encore fabriqués ou importés au moment de la
demande, indiquer l’état membre où ils seront situés
Exemple :
Si je sais que mon bien sera produit ou importé en Allemagne, au moment où je
dépose ma demande :
- en case 10 j’indiquerai Allemagne
- en case 22, je renseignerai l’adresse où sera localisé le bien (exemple :
« Ambassade de France, Pariser Platz 5, 10117 Berlin, Allemagne »).
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Cases13 à 18 Chaque ligne de bien (cases 13, 14, 15, 16 17 et 18) ne peut porter que sur des
biens identiques. S’il y a d’autres biens à porter sur la demande, utiliser l’onglet
« biens supplémentaires ».
Case 13 Indiquer en français la nature du bien (ex : serveur, pare-feu, drone, fibre de carbone,
« DESCRIPTION » caméra IR, routeur...) avec sa référence technique ou commerciale.
Case 14 Facultatif
« PAYS DE
PROVENANCE »
Case 15 Indiquer le code de nomenclature douanière européenne. Il doit être saisi sans
« CODE DES caractères spéciaux ni espaces et toujours comprendre 8 ou 10 chiffres.
MARCHANDISES »
NB : Ce code n’est pas vérifié par le SBDU mais est déterminant pour les opérations
de contrôle douanier.
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
ou
- Biens listés dans un arrêté de contrôle national : indiquer la mention précisée
dans la mesure nationale pertinente (ex : HELxxxx pour hélicoptère, ANTILAC
pour les biens anti-émeutes/lacrymogènes non repris au Règlement 2019/125) ;
ou
- Biens soumis à contrôle suite à l’émission par le SBDU d’une clause attrape-
tout (Catch-All) : renseigner « CATCHALL » ainsi que le numéro de courrier
correspondant, délivré par le SBDU, en case 22 et joindre une copie dudit courrier ;
ou
- Biens listés dans un règlement portant sanctions envers un pays : se référer
à la page dédiée sur notre site internet. A défaut d’indications spécifiques, indiquer
la référence de l’annexe concernée suivi obligatoirement du numéro complet du
bien ou de sa catégorie.
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Case 17 Indiquer en euros la valeur totale de l’ensemble des mêmes biens (prix unitaire x
« VALEUR » quantités) mentionnés dans la case 13 correspondante augmenté de tous les frais
qui seront inclus dans la déclaration en douane et d’une marge de sécurité
Ce montant est « incoterms inclus », tel qu’il sera déclaré en douane lors de
l’exportation sur le Document Administratif Unique (DAU).
NB : Cette case ne peut renseigner 0€ même pour un bien gratuit. Si tel est le cas,
indiquer la valeur pour douane en case 17 (au minimum 1€) et préciser en case 22
« Exportation à valeur nulle ».
« Incoterms inclus », il s’agit de la valeur incluant les divers frais qui seront portés sur
le DAU, lors de la déclaration d’exportation des biens (ou le prorata applicable pour
chaque bien). Cette valeur est la valeur maximale autorisée pour l’exportation.
En cas de conversion à partir d’une devise étrangère, il est prudent de prévoir une marge
de fluctuation des taux de change (environ 20%), pour la valeur et la devise prévue
pour la transaction.
Case 18 Préciser l’unité de mesure pertinente (PIèce, DOcument, LoT, EnsemBle, etc.). Les litre
« QUANTITE » ou kilogramme sont uniquement lorsqu’il s’agit de quantités de matières (pas de
demande portant sur l’exportation de 12 kg de pare-feu par exemple).
Si l’unité de mesure « LoT » est utilisée, préciser impérativement le nombre de pièce par
lot en case 13 « Description des biens » (sinon, 1 LoT = 1 Pièce).
Voir nomenclature de référence établie par les services douaniers (cf. page 14 de la
Documentation technique GUN-Delt@G-Egide).
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
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« UTILISATION - Mentionner, en français, ce à quoi précisément, va servir le bien pour aider à la bonne
FINALE » compréhension de votre dossier
- Il ne s’agit surtout pas de paraphraser le nom du bien (éviter : la pompe servira
au transfert de liquides) mais de fournir toute information obtenue auprès du
client dans le cadre des démarches commerciales, notamment :
- L’activité / procédé pour laquelle il sera utilisé (type d’unité d’usines chimiques, dans
le cadre d’un remplacement ponctuel ou pour la construction d’une unité neuve…);
- Le cas échéant, le programme industriel (militaire ou civil) dans lequel il sera utilisé,
et le contexte de cette utilisation (localisation, type de biens qu’il va permettre de
produire, etc.) ;
- Intégration irréversible ou non d’un composant dual dans un bien (à indiquer) ;
- Présentation commerciale publique de type foire ou salon (préciser son intitulé et ses
dates) ou privée (indiquer les prospects) ;
- Prestation de service réalisée au moyen des biens de la demande (préciser le
contexte de cette prestation, son contenu, etc.), formation...
- Pour les dossiers les moins sensibles, vente des biens au détail par un distributeur
(préciser le type de clientèle, sa localisation, etc., par exemple, équipements de
protection individuels vendus dans le magasin d’une coopérative agricole à des
clients établis sur le territoire de la commune du destinataire-UF).
Cas des exportations temporaire avec retour du bien en l’état (régime douanier 23.00) :
il est possible d’opérer avec ce régime une démonstration ou prestation dans plusieurs
pays. Dans ce cas, il faut mentionner ces pays en case 19. Il convient de se renseigner
préalablement sur les modalités de passage de frontières dans les pays concernés ou
sur l’utilisation potentielle d’un carnet ATA.
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Les autres codes ne sont pas pris en charge par EGIDE, merci de vous rapprocher du
SBDU.
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22 Champs à remplir obligatoirement selon les cas suivants :
« MENTIONS
SPECIALES… »
Champ « Coordonnées si l’État de la case 11 est différent de la France » : indiquer
l’adresse précise où sont situés les biens (ou de l’endroit où ils seront fabriqués par
exemple), dans l’État-membre de l’UE renseigné en case 11 (si différent de France)
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Référence de la Explication et information à renseigner
case du CERFA
(obligatoire si
coloré) :
Si votre demande est constitutive d’un recours porté contre un précédent refus, joindre
une lettre de contexte indiquant les éléments du recours, notamment ceux pouvant
apporter des éclairages nouveaux relatifs au motif de la décision initiale, et cocher la
case correspondant à une licence faisant suite à un refus précédent.
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Quels documents joindre
Documents obligatoires :
o Le CUF constitue une pièce essentielle de votre dossier dans la mesure où il comporte une
série d’engagements pris par l’utilisateur final (au contraire du CERFA, renseigné par
l’exportateur). L’absence de ce document dans votre dossier de demande peut faire obstacle à
sa recevabilité ou à la délivrance de l’autorisation.
o Le SBDU exempte de CUF les demandes de licence individuelles pour exportation
temporaire.
o Il doit être rempli et signé par l’utilisateur final des biens (et non par le destinataire ou le siège
social de l’utilisateur final)
o Quand vous recevrez le CUF, veuillez procéder aux vérifications suivantes avant de le joindre
à votre dossier :
Les adresses et les quantités de biens exportés doivent être cohérentes avec les
informations portées sur votre demande EGIDE (cohérence entre le CUF et le CERFA) :
La date de signature doit être cohérente avec le reste du dossier. Si le CUF date de plus
de 6 mois, renseigner la case 20 (date du contrat).
L’utilisation finale doit être aussi précise que possible, et rédigée par l’utilisateur final
signataire (voir recommandations pour la case 19 du CERFA)
Un CUF doit porter une signature originale et être ensuite numérisé. Il ne doit pas être
modifié après signature.
Un CUF portant une signature électronique informatiquement vérifiable par votre service
et par le nôtre peut être joint à la demande.
Un CUF fait d’un document informatique sur lequel une image de signature est
copiée-collée ne doit en aucun cas être présenté à l’appui d’une demande.
• Cas particulier de l'exportation de produits listés à l’Annexe I du Règlement (UE) 267/2012 modifié
concernant l’Iran : Joindre un le CUF spécifique dit « Canal d’acquisition ONU » signé par une
autorité compétente.
• Note de contexte :
o Vous pouvez joindre à la demande une note de forme libre, pour expliciter certains points
particuliers du projet d’exportation, notamment :
o Détailler l’utilisation future qui sera faite du bien, le lien éventuel avec d’autres dossiers
d’exportation (co-traitants par exemple) ;
o Justifier les quantités par rapport à cette utilisation, dans le cadre d’un nouveau client ou quantités
prévisionnelles ;
o Expliquer le contexte commercial dans lequel s’inscrit la demande (appel d’offre ou autre,
représentant local..) ;
o Motiver une urgence à l’obtention de la licence en indiquant toutes les contraintes (dates,
intervenants, origine de l’urgence…). Un courrier de l’utilisateur final en ce sens peut également
être produit. Une urgence strictement commerciale ne constitue pas nécessairement une urgence
à délivrer une autorisation.
• Documentation technique.
o Lorsque les biens ont déjà fait l’objet d’une autorisation par le SBDU, il n’est pas nécessaire de la
joindre. Elle pourra vous être demandée en cours d’instruction.
o Pour les biens de cryptologie, la documentation technique n’est pas nécessaire, car déjà
transmise à l’ANSSI dans le cadre de l’examen des demandes d’Autorisation d’Exportation de
Moyens de Cryptologie.
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Faire modifier votre licence ?
Date de validité :
• Avant l’expiration d’une autorisation, une prorogation est possible : sur demande motivée adressée à
[email protected], le SBDU peut étendre la durée de validité d’une autorisation pour une
durée n’excédant pas 6 mois au titre de l’arrêté du 13 décembre 2011 modifié. Le dépôt d’une
nouvelle demande d’autorisation étant possible, les refus de prorogation ne sont pas motivés.
• Attention, le SBDU ne peut pas proroger une licence expirée. Il faudra alors déposer un nouveau
dossier, rappelant le lien avec la licence obtenue mais non utilisée, expliquant le retard de la livraison
par rapport à la licence initiale. De même, une demande de prorogation pour une licence ayant déjà
été prorogée de 6 mois ne sera pas prise en compte, au titre de l’Arrêté NOR : ECOD0160351A du
13 décembre 2001 relatif au contrôle à l'exportation […].
•
Changement d’exportateur :
• Une fois signée, une licence ne peut plus être modifiée et un nouveau dossier doit être déposé en
cas d’erreur de déclaration sur la demande.
• Si le changement porte uniquement sur le code douanier des marchandises (case 15), il convient de
ne pas solliciter une nouvelle licence mais de faire une demande précise et explicite de changement
de code douanier par courriel (auprès de l’agent ayant prononcé la recevabilité de votre demande ou
sur [email protected]).
Ces codes douaniers des marchandises évoluant chaque année, les vérifier avant de soumettre votre
déclaration d’exportation peut parfois vous éviter un blocage en douane.
• Ce changement de périmètre de la licence doit être mentionné brièvement en case 22 et détaillé dans
une note de contexte.
• Si la licence à remplacer n’est pas dématérialisée, la copie numérisée complète (recto et verso) de
la licence concernée portant les éventuelles imputations doit être jointe à la demande. Les originaux
de la licence à annuler et à remplacer devront être envoyés par courrier postal à l’adresse
indiquée en case 6 du formulaire à réception de l’attestation de recevabilité, impérativement
accompagnés du numéro FRI-AA-XXXXX de la nouvelle autorisation en cours d’instruction.
• À titre exceptionnel, une licence d’exportation temporaire (23.00, 22.00 ou 21.00) déjà utilisée est
susceptible d’être transformée en licence d’exportation définitive, au bénéfice de la partie initialement
prévue afin de permettre la prise en compte d’un changement de circonstances imprévisible lors du
dépôt de la demande initiale. Cette transformation requiert une autorisation expresse du SBDU.
• La procédure est la suivante: l’exportateur en fait la demande motivée auprès du chef du service des
biens à double usage, par courriel adressé à [email protected]. Un certificat d’utilisation
finale conforme et portant des éléments d’explication relatifs au changement du type d’exportation
doit être fourni. Cette demande de transformation est appréciée à titre discrétionnaire, dans les
meilleurs délais.
• En cas de réponse positive du chef du service des biens à double usage, l’exportateur et les services
douaniers en sont informés par courriel. Dans ce cas, les exemplaires de licences non
dématérialisées en la possession de l’exportateur sont retournés au SBDU sans délai aux fins de
régularisation du régime douanier.
• Ce paragraphe traite des cas de réexportation d’un bien dûment autorisé par l’utilisateur final déclaré
dans la licence vers un nouvel utilisateur (transfert intra groupe, déménagement dans le même pays,
changement de pays et ou de propriétaire…).
• Dans ce cas, cet utilisateur final est tenu par l’engagement souscrit en case C6 du CUF de demander
l’autorisation au SBDU. Elle peut le faire via l’exportateur français détenteur de la licence à l’origine
de la première exportation.
• La procédure est la suivante: l’exportateur informe le chef du service des biens à double usage, par
courriel adressé à [email protected]. Un certificat d’utilisation finale conforme et portant des
éléments d’explication relatifs au changement du type d’exportation doit être fourni. Cette demande
de transformation est appréciée à titre discrétionnaire, dans les meilleurs délais.
• Cette procédure se justifie par l’engagement du premier utilisateur final (engagement spécifié dans
le CUF) et par l’importance d’informer les autorités françaises d’un changement pour par exemple
justifier par la suite des demandes de licence connexes vers ce nouvel utilisateur final.
• Pour cela, les exportateurs inscrits sur le portail à authentification forte peuvent utiliser EGIDE et la
fonction ANNULER.
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Quand contacter le SBDU
• Tous vos dossiers en cours déposés sur le portail à authentification forte sont visibles sur EGIDE.
Sur votre page d’accueil, pensez à cliquer sur le bouton « toutes les demandes ».
• Le dossier est déposé, sous forme dématérialisée, par l’exportateur auprès du SBDU :
o Pour vos relances auprès du bureau technique, il est important de savoir que le délai
moyen d’instruction d’une licence est d’une trentaine de jours ; un dossier en instruction
approfondie peut être ajourné à plusieurs reprises en commission interministérielle.
o Au-delà de 5 mois après la recevabilité, votre demande est refusée tacitement, ouvrant droit
aux voix de recours.
• La décision qui vous sera notifiée par le bureau administratif pourra être :
o Favorable (autorisation pleine)
o Favorable soumise à condition
o Favorable mais limitée dans les quantités autorisées (avis favorable partiel)
o Défavorable (exportation refusée).
Liens utiles
Informations : https://www.sbdu.entreprises.gouv.fr/
Questions administratives : [email protected] ou courriel de l’agent ayant émis l’attestation de recevabilité
Question technique liées à l’instruction : messagerie de votre interlocuteur au bureau technique
Questions relatives à la connexion à Egide : [email protected]
Pour toutes questions douanières : Liste des Pôles d’Action Économique des douanes
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