0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
371 vues8 pages

Materiel de Recolte: 1 / Fonction

Transféré par

styfano18
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
371 vues8 pages

Materiel de Recolte: 1 / Fonction

Transféré par

styfano18
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MATERIEL DE RECOLTE

******************************************
La récolte des grains (céréales, oléo protéagineux) est réalisée avec une moissonneuse
batteuse. Celles des racines et tubercules fait appel à différentes machines (arracheuse,
effeuilleuse, décolleteuse..) pouvant être utilisées les unes après les autres ou
simultanément sous forme combinées.
Les machines destinées à récolter les fourrages sont également très variées et dépendent
notamment du type récolte (voie sèche ou humide).

LES FAUCHEUSES

1 / Fonction
Les faucheuses réalisent la première étape de la récolte des fourrages : la coupe.
Elles coupent les fourrages à la base de leurs tiges le plus nettement possible et
laissent le produit en vrac sur le sol ou le plus souvent le disposent en lignes
appelées andains. Les organes de fauche peuvent être placés en position avant,
arrière voire latérale, et sont animés par la prise de force du tracteur.

2 / Eléments constitutifs fonctionnement

Système de coupe
Coupe par sectionnement (ou "coupe avec appui") :
Elle est réalisée par une barre de coupe qui se compose :

a) d'une lame de coupe ou scie: partie mobile munie de sections tranchantes et


animée d'un mouvement rectiligne alternatif.

b) d'un porte-lame ou "barre support" : partie fixe munie de doigts dans laquelle
vient coulisser la lame de coupe. Elle peut atteindre 3 à 4 m de large et glisse sur le
sol grâce à 2 sabots. Une des extrémités du porte-lame supporte la planche à
andain, qui sépare le fourrage sur pied du fourrage coupé.
Cette coupe, moins franche que la coupe par sectionnement, est réalisée par des
éléments rotatifs (tambours, ou assiettes) munis de couteaux.
Système de conditionnement

Conditionner les tiges signifie les écraser afin d'accélérer l'évaporation de l'eau
qu'elles contiennent (jusqu'à 80%) et qui est défavorable à leur bonne conservation.
Les faucheuses sont le plus souvent équipées d'un dispositif conditionneur qui peut
se composer soit de
2 rouleaux nervurés qui plient et éclatent les tiges, soit d'un rotor à doigts qui
happent le fourrage coupé et l'entraîne contre un peigne. Lors de cette opération les
feuilles ne doivent pas être altérées.
************************************* ************************************

Les Faneurs andaineurs

A / Fonction

Le fanage intervient juste après la coupe et complète l'action du conditionnement


(réalisé par les faucheuses-conditionneuses) s'il a eu lieu. Il consiste à soulever
délicatement et à étaler, à plusieurs reprises pendant quelques jours, le fourrage
laissé au sol par la faucheuse. La capacité de séchage de la matière sous l'action du
soleil et du vent s'en trouve alors renforcée. (L'andainage est très souvent associé au
fanage, cf. fiche andaineuses).
B / Principe de fonctionnement

Semi-portées ou traînées, les faneuses, matériels légers, n'exigent que peu de


puissance de la prise de force du tracteur, et sont capables de travailler sur une
largueur de 3 à 5 m (voir plus).

C / Les différents types de faneuses

1 / Faneuses rotatives
Désignées également sous l'appellation "toupies" ou "pirouettes", ces faneuses
éparpillent le fourrage grâce à des rotors, au nombre de 4 à 8, tournant en sens
inverse deux à deux et portant des bras munis de dents flexibles presque verticales.
Les rotors sont rattachés à un châssis pouvant être articulé avec des roues de jauges,
de manière à épouser parfaitement les dénivellations du terrain.

2 / Faneuses-andaineuses
Ces machines fonctionnement selon les mêmes principes que ceux décrits ci-
dessus, mais elles comportent seulement 2 ou 4 rotors dont les bras peuvent
fonctionner en fanage ou en andainage: au cours d'un tour, les fourches sont
d'abord verticales pour râteler le fourrage, puis s'inclinent libérant ainsi le fourrage
qui se dispose en andain.

D / Les andaineuses:

1 / Fonction
Les andaineuses regroupent le fourrage sec, issus du fanage, sous forme de lignes
continues, les andains. Ces appareils peuvent également être couplés à une faneuse
et dans ces cas là interviennent juste après la coupe.

2 / Types d'andaineurs

• Andaineur rotatif

Appelés également "giro-andaineur" ou "araignées", ces appareils sont constitués


d'un ou deux rotors à axe verticaux portant de longs peignes à angle d'inclinaison
variable. Les peignent ratissent le sol perpendiculairement et amènent le fourrage sur
le côté avant de se relever au dessus de l'andain ainsi formé.

• Andaineur pneumatique

De concept beaucoup plus récent, cet andaineur permet d'améliorer la qualité du


fourrage (feuilles protégées des contacts mécaniques, pas d'incorporation de corps
étrangers dans l'andain). Sa spécificité réside dans la reprise du fourrage par un
courant d'air après le soulèvement classique mécanique.
************************************* ************************************

Ramasseuse presse

A / Utilisation
La récolte du fourrage se termine par le ramassage-pressage, consistant à ramasser le fourrage
andainé et à le comprimer sous forme de balles compactes de formes parallélépipédique ou cylindrique, et
de densités variables (basse: <100Kg/m3, moyenne: 100 à 175 Kg/m3, haute: 175 à 250 Kg/m3)

Fig 1
Fig 2
_________________________________________________________________
_
B / Eléments constitutifs

1. Système de ramassage (Fig 2 ) :

Un ramasseur ou "pick-up" effectue le ramassage de l'andain grâce à des dents fixées


sur
des barres horizontales reliées à leurs extrémités à des disques en rotation.

2. Système d'alimentation (Fig 2 ) :

Des ameneurs, constitués de vis ou de fourches, ou encore des convoyeurs


acheminent le
fourrage jusqu'au système de compression. Parfois c'est directement le ramasseur qui se
charge d'alimenter le système de compression.

3. Système de compression (Fig 2 ) :

Dans le cas des balles parallélépipédiques, un piston se déplace de manière cadencée


dans un caisson de forme cubique et comprime le fourrage, ensuite sectionné à la
dimension voulue par des couteaux.
Dans le cas des balles cylindriques, la mise en rotation de la récolte, son enroulement et sa
compression sont assurés dans la chambre de compression ou chambre d'enroulement
de forme cylindrique. On distingue l'enroulement :
- à volume constant : le pressage s'exerce sur la récolte lorsque la chambre de
compression
est pleine.
- à volume variable : une pression est exercées par des courroies tout au long de la
formation de la balle, aboutissant à des balles plus régulières que les précédentes.

4. système de liage et d'expulsion


Des noueurs, localisés au niveau du dispositif de compression, assurent le liage des
bottes
avec une ficelle ou un filet. L'expulsion des balles cylindriques est réalisée par l'ouverture de
la partie supérieure mobile de la chambre de compression.

Fig 3

Fig 4

C / Les différents types de presses

1. ramasseuse- presse à balles parallélépipédiques de moyenne densité

Constituée d'un ramasseur, d'ameneurs, d'un piston et de noueurs, cette machine


génère des balles pesant entre 15 à 35 Kg.

2. presses à balles parallélépipédiques de haute densité

Cette machine, utilisé pour le pressage de paille ou foin très sec, se compose d'un
ramasseur, d'une chambre de pré compression, d'une chambre de compression, d'un piston
alternatif rectiligne, et de 4 à 6 noueurs à ficelles. Les presses à grosses balles sont
capables de presser des balles de 2.4 m de long et 1.25 m de section.

3. ramasseuse- presse à balles cylindriques (Fig. 3 et Fig. 4 )

Cette machine est pourvue d'un ramasseur, éventuellement d'un convoyeur, et d'une
chambre d'enroulement, et fabrique des balles de 1 à 1,80 m de diamètre, pouvant atteindre
600 Kg pour le foin ou 400 Kg pour la paille. Il existe des presses munies de 2 chambres de
compression permettant de travailler en continu (lorsqu'il n'y a qu'une chambre, le
conducteur doit s'arrêter ponctuellement pour permettre la libération de la balle sur le sol).
MATERIEL DE RECOLTE
************************************* ************************************

LES MOISSONNEUSES
BATTEUSES

A / Fonction
La moissonneuse-batteuse sert à récolter les céréales et les oléoprotéagineux. Elle réalise automatiquement
et simultanément la coupe des inflorescences, le battage des grains et leur nettoyage pour les extraire des
enveloppes. Les moissonneuses-batteuses sont automotrices et la puissance du moteur varie généralement de
200 à plus de 300 Ch. La caractéristique essentielle d’une moissonneuse-batteuse est son débit horaire (de 80 à
250 Q/Ha).

B / Eléments constitutifs

1 / Eléments de base
Une moissonneuse-batteuse comprend:
• un système de coupe (barre de coupe, releveurs, diviseurs, rabatteur, vis
d'alimentation)
• un système de battage (batteur, contre-batteur, auge à pierres, tire-paille)
• un système de séparation et de nettoyage (secoueurs, table à grains, caisson de
nettoyage
• un système de stockage (trémie)

2 / Equipements complémentaires

l Broyeur de paille : situé à la sortie des secoueurs, ce rotor à axe horizontal muni
de couteaux et contre-couteaux, hache la paille avant de l'éparpiller.
l Eparpilleur de paille : situé à l’arrière des secoueurs, ce rotor à axe vertical
disperse les restes de tiges et d’inflorescences, pour faciliter leur enfouissement
ultérieur.
l Becs cueilleurs à maïs : ils remplacent la table de coupe, et permettent de cueillir
uniquement les épis en laissant les tiges sur place. Le batteur a donc un bien
moindre volume de matière à traiter. Ces récolteuses de maïs grains sont appelées
"corn-sheller".
Des "corn-pickers" peuvent également être utilisés pour la récolte d'épis non égrainés
(mais cette méthode tend à disparaître).
l quipement de récolte des oléo-protéagineux : modifications du rabatteur et
présence de plateaux adaptés pour le tournesol (limitant la perte de têtes) ; diviseurs
coupants et table de coupe rallongée pour le colza (limitant la perte de graines).

3 / Innovations technologiques

Pour assurer les grands débits des machines modernes, différents dispositifs ont été mis au
point:

les séparateurs rotatifs (tambours placés à la suite du tire-paille) équivalent presque


à un enchaînement de plusieurs systèmes de batteurs/contre-batteurs.

les secoueurs rotatifs : ces rotors disposés au dessus des grilles améliorent la
séparation

le battage flux à axial: le batteur est disposé dans le sens longitudinal; les organes
récoltés sont ainsi obligés de parcourir toute la longueur du batteur en suivant un pas
hélicoïdal, ce qui accroît l'efficacité du battage. Ce système, broyant énormément
la paille, n'est utilisée que dans les exploitations ou la paille n'est pas pressée.

C / Réglages

En fonction du type de récolte, on peut agir sur différents paramètres :

Hauteur de coupe;
Ecartement batteur/contre-batteur et vitesse de rotation du batteur;
Grilles interchangeables ou bien à ouverture réglable que l'on adapte à la taille des
graines;
Puissance de ventilation.

Vous aimerez peut-être aussi