Atténuation du bruit : étude des protecteurs
Atténuation du bruit : étude des protecteurs
protecteurs individuels
In-situ attenuation of hearing
PROTECTION DEVICES -
A bibliographical study
bibliographique
noise exposure. This directive specifically
introduces a new obligation in the form
of exposure limit values: the level of daily
noise exposure being henceforth limited to
87 dB (A) and peak sound pressure level to
140 dB (C), including attenuation of hearing
protectors.
La réglementation européenne relative à la protection des travailleurs exposés au bruit a été modifiée Exposure level determination requires knowing
par la directive 2003/10/CE. Elle introduit en particulier une nouvelle obligation sous la forme de both the sound pressure spectrum for the
valeurs limites d’exposition : le niveau d’exposition quotidienne au bruit est limité à 87 dB(A) et le exposure noise and the noise attenuation
niveau de pression acoustique de crête est limité à 140 dB(C), protecteurs auditifs inclus. values of hearing protection devices (HPD)
La détermination de ce niveau d’exposition nécessite, d’une part, la connaissance de la composition based on their field estimation. These
fréquentielle de la pression acoustique du bruit d’exposition et, d’autre part, celle des valeurs constraints lead to difficulties of both
d’affaiblissement acoustique des protecteurs individuels contre le bruit (PICB) telles qu’elles peuvent metrological and methodological nature.
être estimées sur le terrain. Ces contraintes conduisent à des difficultés d’ordre métrologique et The aim of this bibliographic survey was
méthodologique. to establish a current state of the art in
L’objectif de la présente étude bibliographique est d’établir un état des connaissances actuelles sur relation to the real capacity of HPD to
la capacité réelle des PICB à affaiblir les bruits. Les méthodes d’essais pour la détermination de attenuate noises. Testing methods applied
l’affaiblissement acoustique des protecteurs – en laboratoire et/ou in situ – sont décrites ainsi que les to determining HPD noise attenuation -
caractéristiques des sites, des bancs et des sujets d’essai. Une typologie des études a été établie en laboratory and/or in-situ measurements - are
fonction de leur contenu (origine, nature, objectif ) et de leur finalité. described, along with the site, test bench
La revue des documents étudiés met en évidence une recherche permanente des préventeurs afin and subject characteristics. Typology was
d’établir des indicateurs fiables pour prédire la réelle efficacité des protecteurs in situ. En Amérique established based on study content (origin,
du nord, cette recherche a induit d’importantes modifications de la normalisation relative à la nature, aim) and end-purpose.
détermination des performances des protecteurs. Ces modifications ont été adoptées par l’ISO dans Reviewing the documents studied reveals
la norme ISO/TS 4869-5 en 2006. a constant concern of researchers in
Les résultats de la présente étude indiquent un écart important entre les valeurs d’affaiblissement establishing reliable indicators for predicting
acoustique affichées sur les notices des protecteurs par les fabricants et les affaiblissements réels tels the real efficiency of HPD in situ. In North
qu’ils ont été estimés in situ. De plus, cet écart est variable selon le type de protecteur, allant de 5 dB America, research has led to major changes
pour des protecteurs de type coquilles montées sur casque de sécurité industriel à près de 22 dB pour in standardization for determining HPD
des bouchons d’oreille en mousse à former. performance characteristics. The ISO
Les données relatives aux bouchons moulés individualisés sont peu abondantes. Il serait donc integrated these changes into standard ISO/
souhaitable de mener des investigations complémentaires dans ce domaine. TS 4869-5 in 2006.
Our study findings reveal a major difference
between attenuation values declared in
HPD manufacturers’ specifications and
D
real attenuation values measured in situ.
ans l’industrie, les effets prévention dans l’attente de solutions Moreover, this difference varies, depending
nocifs du bruit sur l’audition collectives de mise en œuvre moins on the HPD type: ranging from 5 dB for safety
entraînent fréquemment des immédiate. helmet-mounted ear-muff types to nearly 22
surdités chez les salariés les dB for formable foam ear-plug types.
plus exposés. La surdité professionnelle La réglementation européenne There are too few data on custom-moulded
est la quatrième maladie professionnelle relative à la protection des travailleurs ear-plug type and additional investigations
reconnue (1 126 cas au titre du tableau exposés au bruit a été modifiée par la are required in this area.
42 en 2006). Les responsables d’entre- directive 2003/10/CE [1]. Cette directive
prise et les chargés de prévention ont la modifie les seuils d’action réglementai-
possibilité de recourir en dernier lieu à res liés au bruit (Cf. Tableau I) et intro-
l’utilisation de protecteurs individuels duit des valeurs limites d’exposition 3 Personal hearing protector
contre le bruit (PICB) comme moyen de (VLE). Pour l’application de ces VLE, 3 Acoustic attenuation
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tableau i
Moyenne pondérée dans le temps des niveaux d’exposition au bruit pour une journée de
Niveau d’exposition
L EX,d travail de 8 heures exprimée en dB(A). La courbe de pondération A rend compte de la
quotidienne au bruit
sensibilité de l’oreille humaine et permet d’apprécier la gêne engendrée par le bruit.
tableau iI
Valeurs d’exposition inférieures déclenchant certaines actions réglementaires de prévention 80 dB(A) 135 dB(C)
Valeurs d’exposition supérieures déclenchant d’autres actions réglementaires de prévention 85 dB(A) 137 dB(C)
la détermination de l’exposition effec- Les difficultés qui en résultent sont La classification des protecteurs pour
tive des travailleurs au bruit doit tenir de trois types : cette étude se résume au Tableau III.
compte de l’affaiblissement acoustique
apporté par les PICB. 1 difficultés méthodologiques La présente étude bibliographique
d’estimation du niveau d’exposition propose un inventaire des publications
Lorsqu’il existe des risques d’expo- résiduel au bruit. Selon la méthode uti- internationales relatives aux écarts,
sition au bruit au-delà des limites fixées lisée et le spectre du bruit d’exposition, pour chaque type de protecteurs, entre
par la réglementation (cf. Tableau II), les l’estimation du niveau résiduel sous le les données de laboratoire et les don-
principes de protection des travailleurs protecteur peut varier de 3 à 10 dB [3] ; nées in situ. Cet inventaire se veut
s’appuient en priorité sur la prévention 1 difficultés métrologiques liées exhaustif sur une période allant de
intégrée (réduction du bruit à la source) aux pondérations du bruit. Le mesurage 1975 à 2005.
puis sur la prévention collective (réduc- normalisé de l’exposition au bruit doit
tion de la propagation du bruit). La être effectué et exprimé simultanément
protection collective, par son caractère en dB(A) et en dB(C) ; ce qui implique
permanent, est prioritaire dans la lutte
contre le bruit. Elle permet une commu-
l’utilisation d’un matériel coûteux et
donc d’un accès peu aisé pour les peti-
Matériels et méthodes
nication aisée et autorise la perception tes et moyennes entreprises. De plus,
des signaux de danger. La protection ces difficultés métrologiques mènent à
individuelle ne doit être envisagée qu’en différents problèmes pratiques évoqués Les matériels utilisés dans cette
dernier lieu. dans une note technique [4] ; étude sont constitués de documents qui
1 différence entre niveaux prédits traitent de la différence entre les valeurs
L’estimation du niveau d’exposi- et niveaux réels. De nombreuses études d’affaiblissement obtenues en laboratoire
tion résiduel sous un protecteur peut menées dans divers pays au cours des - et affichées par les fabricants - et les
être obtenue par l’application de trois trois dernières décennies ont montré valeurs d’affaiblissement qu’obtiennent
méthodes décrites dans la norme NF des écarts importants selon que l’af- les utilisateurs sur le terrain. Alors que
EN ISO 4869-2 [2]. L’obligation du faiblissement est obtenu en laboratoire la directive est européenne, plus des
respect de valeurs limites d’exposition, ou évalué auprès de travailleurs sur le trois quarts des documents analysés
protecteur inclus, est une innovation terrain. proviennent de pays non européens.
réglementaire. Elle induit pour le pré-
venteur de terrain des problèmes à la Découlant directement de cette dif- Toutes les études retenues dans cette
fois métrologiques et méthodologiques férence, il existe un risque réel de sous- revue présentent un objectif double :
et pose la question de leur application protection des salariés exposés lors de
pratique. l’application de la directive 2003/10/CE. 1 évaluer l’écart entre les valeurs
d’affaiblissement acoustique obtenues
à l’aide de mesures effectuées en labo-
ratoire (VAL) et les valeurs d’affaiblis-
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Méthodes d’essai
L’affaiblissement acoustique des
Serre-tête, serre-nuque PICB peut être obtenu par des méthodes
subjectives ou objectives. Les méthodes
subjectives font appel à la perception
PICB subjective du bruit par l’oreille humai-
Circum aural
à coques ne. Les méthodes objectives mettent
en œuvre des appareillages de mesures
sur des dispositifs d’essai, des manne-
Coquilles montées sur casque quins ou des sujets humains passifs.
Des normes viennent à l’appui de ces
méthodes.
Méthodes objectives
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de mesure. Cette méthode s’applique Lieux d’expérimentation méthode REAT y est mise en œuvre. Le
parfaitement à des mesures in situ. Le champ acoustique est généré, soit par
matériel est léger et peu encombrant L’évaluation de l’efficacité des PICB des enceintes placées en paroi de la cabi-
pour le sujet d’essai qui peut donc effec- in situ nécessite de s’approcher au plus ne [31], soit à l’aide d’un casque audio-
tuer sa tâche pendant les mesures avec près des lieux d’exposition sonore des métrique modifié pour créer le champ
un minimum de gêne. Cette méthode travailleurs ; soit pour y faire directe- acoustique au plus près de l’oreille sous
objective n’a été utilisée que dans le cas ment les mesures sur des salariés à leur des coquilles à grand volume [32, 33].
des PICB à coquilles. poste de travail, équipés du protecteur
qu’ils portent quotidiennement [7, 19] ; Dans certains cas, la cabine est
Méthodes subjectives soit pour réduire la distance et donc construite spécialement pour l’étude,
le délai de route entre le poste de tra- au plus près des postes de travail d’où
9 La méthode d’audiométrie vail et le lieu de mesure [20 - 23]. Les seront issus les sujets d’essai pour effec-
liminaire consiste à faire des mesu- chercheurs choisissent des sites où il tuer les audiogrammes nécessaires.
res audiométriques de comparaison. existe des postes de travail bruyants en Cependant, ces cellules en structures
L’audiométrie liminaire à sons purs nombre et présentant des spectres de légères présentent des caractéristiques
décrite dans la norme NF ISO 8253-1 bruit d’exposition variés. Les chantiers d’isolement insuffisantes [20, 32].
[10] permet de déterminer de manière de construction métallique [24], les ate-
reproductible les seuils d’audition de liers de métallurgie [25], de rivetage, de Enfin, pour des études visant à
patients sains ou atteints de surdité. Le grignotage, d’estampage, de forgeage, de réunir un grand nombre de données,
seuil d’audition est, pour une fréquence maintenance ou de réglage de moteurs il est nécessaire d’effectuer des mesu-
donnée, le niveau minimal de bruit d’avion, sont des champs d’investigation res dans divers sites d’expérimentation.
perçu par l’oreille du patient. Les bruits adaptés. Il n’est pas rare d’y rencon- Pour éviter la construction répétée des
utilisés sont des fréquences pures. Cette trer des niveaux d’exposition sonore de cellules décrites ci-dessus, les mesures
méthode peut être utilisée sur le terrain l’ordre de 100 dB(A) et plus. sont effectuées dans une cabine audio-
au plus près des salariés (au service métrique mobile, mieux isolée et inté-
médical de l’entreprise) pour établir de grée dans un véhicule permettant de
manière approchée l’affaiblissement Sites d’essai la déplacer d’une usine à une autre en
acoustique des PICB. conservant à l’identique les conditions
Le site d’essai est le local où se relatives au site d’essai [22, 23, 34].
9 La méthode liée à l’observation déroulent les différents tests destinés à
de la fatigue auditive temporaire (TTS : déterminer l’efficacité des protecteurs.
Temporary Threhold Shift) mise en Pour les essais de laboratoire [26 - 30], Sujets d’essai
œuvre par Royster [11, 12] est purement le site est généralement construit en
audiométrique. Le contrôle, à interval- dur avec des caractéristiques d’isola- L’intérêt des essais normalisés effec-
les courts et répétés, de l’audition des tion vis-à-vis des bruits extérieurs très tués en laboratoire est d’obtenir une
personnes exposées permet, avec une strictes définies par les normes. Ces grande reproductibilité dans la détermi-
relative précision, d’évaluer l’efficacité cabines présentent des volumes relati- nation des affaiblissements acoustiques
due au mode et à la durée de port vement restreints mais suffisants pour des PICB ce qui permet la comparaison
des protecteurs. Le caractère stable de y créer un champ acoustique homogène des PICB entre eux. Pour ce faire, toutes
l’audition peut être interprété comme et reproductible. Dans le laboratoire, les conditions dans lesquelles se dérou-
le signe d’un port correct et continu du il est possible de simuler des tâches lent les essais doivent être identiques.
protecteur. Les audiogrammes sont tous et d’obtenir un pseudo poste de tra- Les sujets participant à ces essais nor-
enregistrés oreilles nues (non occluses) vail pour se rapprocher des conditions malisés sont préalablement entraînés
évitant ainsi les dérives dues à la mise industrielles. aux méthodes d’audiométrie afin d’as-
en place du protecteur. surer la répétabilité de leur réponse aux
Pour les essais in situ, le poste de stimuli acoustiques.
9 La méthode de base la plus com- travail constitue un environnement par-
munément usitée est dénommée Real faitement représentatif de l’exposition Selon le site d’expérimentation, les
Ear at Threshold (REAT, pour oreille au bruit des salariés. Le poste de travail travailleurs peuvent être familiarisés
réelle au seuil d’audition). Elle est décri- est utilisé comme site d’essai pour effec- ou non avec les tests audiométriques.
te dans la norme ISO 4869-1 [13]. Elle tuer des mesures de dosimétrie simul- Tantôt il existe dans l’entreprise un pro-
permet, à l’aide d’une série d’audio- tanées [8]. Le champ acoustique n’est gramme de préservation de l’audition
grammes effectués par des sujets d’es- pas homogène et les niveaux de bruit des employés [35], tantôt l’audition de ces
sai, d’établir la performance d’affaiblis- sont instables. Cependant, les niveaux derniers est l’objet d’une surveillance
sement du PICB par différence entre les en-dessous et au-dehors du protecteur aléatoire et les salariés ne connaissent
seuils d’audition enregistrés avec et sans sont enregistrés simultanément, leur pas ces tests [36]. Cet état de fait a une
protecteur. Les bruits utilisés sont des différence indique donc la performan- influence non négligeable sur la pré-
bruits de bandes de fréquences d’une ce du protecteur par rapport au bruit cision et donc la validité de ces tests.
octave ou d’un tiers d’octave. Depuis ambiant. D’autres études, menées en laboratoire,
1957, cette méthode a été déclinée en ont permis de le vérifier par la compa-
normes à travers le monde dont quatre Lorsque les entreprises, où sont raison des résultats de tests menés, soit
versions américaines [14 - 17] et une menées les études, disposent de cabi- avec des sujets entraînés, soit avec des
australienne [18]. nes audiométriques destinées à la sur- sujets naïfs [37].
veillance médicale du personnel, la
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Les sujets d’essai en laboratoire et tecteur, le nombre d’essais et le nombre (Single Number Rating ). Les différen-
les travailleurs participant à des tests de sujets d’essai [41] utilisés pour tenter ces entre les deux indices sont définies
mettant en œuvre des méthodes objec- de modéliser les conditions de terrain. en Annexe 2. Il est cependant possible de
tives sont considérés comme des sujets Et, d’autre part, dans l’attente de la nou- comparer les écarts entre VAL et VAS,
passifs. velle méthode, concevoir un abattement que celles-ci soient exprimées en NRR
applicable aux valeurs d’affaiblissement ou en SNR. Des exemples d’applications
connues mesurées en laboratoire. numériques sont détaillés dans cette
Annexe.
Caractéristiques Les documents qui n’entrent pas
dans les deux catégories sont soit des
principales des études comparaisons inter laboratoires [42], soit Valeurs des écarts
des compilations de mesures normali-
sées, sorte de catalogues d’atténuations Le Tableau IV constitue la synthèse
acoustiques de PICB [26, 30, 43], soit des écarts moyens entre les valeurs
La plupart des documents étudiés des réflexions sur l’effective pertinence d’affaiblissement acoustique affichées
peuvent être classés dans deux catégo- d’indices d’affaiblissement [44, 45, 46], par les fabricants (VAL) et les valeurs
ries. La première, la plus importante en soit encore des comptes rendus d’études moyennes issues des mesures in situ et
nombre, est constituée de comptes ren- ciblées sur des points un peu particu- pseudo-in situ (VAS).
dus de mesures en laboratoire ou in situ liers [47 - 53].
dont le but est d’établir les performances Les écarts indiqués dans le
des PICB dans diverses situations. La Les Tableaux en Annexe 1 présen- Tableau IVa sont exprimés en valeur
méthode de mesure peut-être subjec- tent de manière chronologique tous les de SNR (européenne) et recouvrent les
tive (REAT et similaires) ou objective documents objets de la présente revue données issues de six études. Ceux du
(dosimétrie, utilisation de mannequin). bibliographique. Tableau IVb le sont en valeur de NRR
Le caractère subjectif est lié à des mesu- (américaine) et sont issus de données
res effectuées à l’aide de sujets d’essai, provenant de 21 études. Les données
entraînés ou naïfs, mais conscients du du Tableau IVa sont comprises dans
but des mesures ; c’est-à-dire partici-
pants aux tests sous contrôle des expéri-
Résultats celles du Tableau IVb. Il est avéré que
les performances des PICB mesurées en
mentateurs pour éviter ou pour détecter laboratoire sont supérieures à celles qui
d’éventuels biais, volontaires ou non. sont estimées in situ. Le tableau mon-
Les mesures objectives sont conduites Les résultats présentés ici ne tien- tre que les écarts moyens, par type de
avec des sujets d’essai passifs ou des nent compte que de documents étu- PICB, varient de 5 à 21 dB. Il existe une
mannequins [38]. Certaines études don- diés faisant état de données réellement bonne correspondance entre les valeurs
nent lieu à des simulations de situation exploitables. Ainsi, les données relatives des deux Tableaux IVa et IVb, qu’elles
de travail et d’exécution de tâches indus- à une seule fréquence ou à une partie soient exprimées en valeur de SNR ou
trielles. trop étroite du spectre n’ont pas été pri- en valeur de NRR.
ses en compte. De même, ont été exclus
La deuxième catégorie contient les les résultats d’études trop anciennes La présence, dans une part des publi-
études à finalité normative. Les études dont les protecteurs testés n’existent cations étudiées, de données initiales
menées avant le début des années 90 plus et qui ne permettent pas la compa- exprimées par bandes d’octave a permis
convergent toutes vers la même conclu- raison avec des protecteurs actuels. Le d’établir le SNR de données exprimées
sion : l’affaiblissement acoustique des critère de sélection est fondé sur la pos- en NRR et inversement, de calculer le
PICB indiqué par les notices des fabri- sibilité qu’offrent les documents retenus NRR de données exprimées en terme de
cants est largement surestimé par rap- d’établir des données simples sous la SNR. Ces données sont détaillées dans
port aux valeurs estimées in situ et cette forme d’indices globaux d’affaiblisse- les tableaux de l’Annexe 3.
surestimation varie en fonction du type ment tels que le SNR ou le NRR. En réa-
de protecteurs. Par conséquent, les nor- lité, la valeur globale d’affaiblissement
mes décrivant les méthodes de mesure reflète un niveau de protection différent Causes des écarts
de cet affaiblissement acoustique doi- selon qu’elle est américaine (NRR) ou
vent être révisées. Pour ce faire, il faut européenne, (SNR). Les écarts constatés résultent de fac-
mener des études pour tester d’autres teurs relatifs au protecteur, au porteur,
méthodes et pour les valider avant de les Créé en 1979 par l’EPA à l’environnement, au temps, principa-
normaliser [39]. (Environmental Protection Agency, lement :
USA), le NRR (Noise Reduction Rating),
Aux États-Unis, le groupe de tra- indice global d’affaiblissement améri- 1 la mise en place du protecteur :
vail WG11 du comité accrédité de nor- cain est le résultat d’un calcul fondé sur bon nombre des salariés reçoivent leur
malisation S12 a engagé, dès 1990, la base d’une méthode dite « méthode protecteur sans qu’on leur apprenne à le
une recherche [40] avec deux objectifs. longue » utilisant des spectres de bruits mettre en place efficacement. Les sujets
D’une part, mettre au point une métho- d’exposition et des spectres d’atténua- d’essai bénéficient, quant à eux, de séan-
de psychoacoustique (qu’on appellera tion définis par bandes d’octave, métho- ces d’entraînement et l’assistance d’un
plus tard la méthode B) en modifiant la de normalisée à l’ISO en 1975. La base expérimentateur ;
sélection des sujets, leur entraînement, de cette méthode est également utilisée 1 la tâche à accomplir : des mouve-
leur contrôle, la mise en place du pro- par les européens pour calculer le SNR ments répétés du corps, du buste et/ou
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tableau iVa
Écarts constatés sur l’indice SNR, entre valeurs d’affaiblissement acoustique affichées (VAL) et estimées in situ (VAS), par type
de PICB, selon les données bibliographiques analysées
SNR differences observed between manufacturers’ declared attenuation values (VAL) and those measured in situ (VAS), according to HPD
type and analysed bibliographical data
Étendue des écarts constatés entre VAL et VAS, sur l’indice SNR en dB
Type de protecteur Nombre de sujets
Écart minimum Écart moyen Écart maximum
(nombre d’études)
Semi-aural - -
tableau iVb
Écarts constatés sur l’indice NRR, entre valeurs d’affaiblissement acoustique affichées (VAL) et estimées in situ (VAS), par type
de PICB, selon les données bibliographiques analysées
NRR differences observed between manufacturers’ declared attenuation values (VAL) and those measured in situ (VAS) according to HPD
type and analysed bibliographical data
Étendue des écarts constatés entre VAL et VAS, sur l’indice NNR en dB
Type de protecteur Nombre de sujets
Écart minimum Écart moyen Écart maximum
(nombre d’études)
de la tête, nécessaires au travail à effec- d’autres EPI utilisés simultanément cau- une même période d’utilisation. Tous
tuer, provoquent un déplacement du sent des effets similaires. Ces acces- les essais de laboratoire sont effectués
protecteur. Les sujets d’essai reçoivent soires sont évités lors des essais de avec des échantillons neufs.
pour consigne de ne pas bouger pendant laboratoire ;
les essais ; 1 la configuration du conduit L’efficacité réelle des PICB est
1 la composition fréquentielle et auditif associée au port de bouchons modifiée par d’autres facteurs tels que
la nature des bruits d’exposition in situ d’oreille peut créer des différences inter le confort, le design ou la nécessité
pourraient être une raison des écarts individuelles par une mise en place très de communiquer. Ces paramètres sont
constatés ; variable du protecteur ; plus subjectifs que ceux listés ci-dessus.
1 les conditions de travail : les 1 le vieillissement des protecteurs La mesure de leur influence est de ce
postes de travail où la température est est aussi un facteur de perte d’efficacité, fait malaisée à établir. Cependant, de
élevée provoquent aisément la transpi- notamment pour les PICB à coquilles. nombreux auteurs, dont Berger [54], en
ration. Les émissions de sueur sous les Selon une étude menée au BGIA [22], font état. Il est difficile, voire impos-
coussinets d’un serre-tête en diminuent l’écart d’affaiblissement entre un PICB sible, d’estimer avec précision la perte
l’étanchéité alors que les essais en labo- neuf et un PICB usagé, âgé de 2 à 3 ans d’efficacité due à ces facteurs.
ratoire ne provoquent pas la transpira- peut aller jusqu’à 8 dB en fonction de la
tion des sujets ; fréquence considérée. Élément essentiel Les Tableaux IV font apparaître des
1 le porteur : la barbe ou le port de à une bonne étanchéité des coquilles, la écarts labo/in situ plus importants pour
lunettes sont des éléments générateurs variation de la force de l’arceau pour des des protecteurs du type bouchon « à for-
de fuites pour les PICB à coquilles, serre-tête peut diminuer de 10 % sur mer par l’utilisateur » ou « prémoulé »
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que pour des protecteurs du type serre- acoustique des cabines d’essai et le bruit a ainsi rassemblé les résultats de 22 étu-
tête ou bouchon moulé individualisé de fond trop élevé induisant une varia- des indépendantes portant sur environ
en raison des différences de mise en bilité intra et inter individuelle lors de 40 protecteurs de divers types, menées
place. Le bouchon moulé individualisé la détermination des seuils d’audition, dans sept pays, pour un total approxima-
est, par principe, adapté à l’anatomie de notamment dans les basses fréquences. tif de 2 900 sujets d’essai répartis dans
son porteur, ce qui le rend très confor- 90 industries différentes. Cette étude
table. Une mise en place incorrecte est Étant donné la diversité des métho- confirme les écarts entre VAL et VAS :
aisément détectable par le porteur qui des utilisées et pour éviter les dérives ils sont importants, notamment pour les
perçoit immédiatement une gêne. Les dues aux calculs, seules les études pré- protecteurs de type bouchons d’oreille.
protecteurs à coquilles ne présentent sentant des résultats d’affaiblissement
pas non plus de difficulté particulière acoustique par bandes d’octave ont été La diversité des données et des
de mise en place lorsque le serre-tête est sélectionnées ; exception faite d’une variantes de méthodes utilisées pour les
correctement réglé aux dimensions du étude mettant en œuvre une méthode obtenir est un écueil à une analyse réel-
porteur. Celui-ci doit juste s’assurer que objective dont les résultats sont expri- lement homogène des résultats. Il n’est
le pavillon est entièrement contenu dans més en niveau global du spectre. pas possible de conclure de manière
la coquille. Cependant, en cas de port de uniformisée pour tous les types de pro-
lunettes à branches, de barbe ou de che- Les données brutes constituées tecteurs.
veux longs, un défaut d’étanchéité peut de l’affaiblissement acoustique moyen
diminuer l’affaiblissement acoustique pour un panel de sujets avec l’écart type
apporté par les coquilles. associé sont présentées : L’évolution de la normalisation
En revanche, la mise en place des 1 soit par bandes de fréquences ; Certaines études ont permis des
bouchons « à former par l’utilisateur » les valeurs fréquentielles (de 1 à 9 selon progrès indéniables dans le domaine
ou « prémoulé » nécessite un minimum les études) sont des bandes de fréquen- de la normalisation. Les conclusions
de formation, à défaut l’efficacité maxi- ces plus ou moins étroites (bandes d’oc- des études de Berger en 1982 et 1983
male du bouchon ne peut être obtenue. tave ou de tiers d’octave) ; [44, 54] ne sont que les prémices d’un
Les coquilles montées sur casque pré- 1 soit partiellement ; les valeurs ensemble de travaux qui vont converger
sentent une difficulté de mise en place partielles H, M et L sont des indices à vers une modification de la normali-
due au mode de fixation et aux possi- prépondérance, respectivement de hau- sation américaine, puis internationale
bilités réduites de réglage de l’arceau tes, moyennes et basses fréquences ; (ISO), relative aux méthodes de détermi-
équivalent. Ce type de protecteur est 1 soit globalement à l’aide d’une nation des atténuations acoustiques des
plus sujet aux fuites que les serre-tête ou valeur résultant de la sommation loga- protecteurs contre le bruit.
les serre-nuque. rithmique des valeurs par bandes de
La plus grande partie des données fréquences. La phase déterminante dans l’évo-
recueillies concerne les serre-tête et les lution de la normalisation est fondée
bouchons « à former par l’utilisateur » Les valeurs globales les plus uti- sur une étude [17] qui s’appuie sur l’idée
ou « prémoulés » car ce sont ceux qui lisées sont le NRR (essentiellement d’une nouvelle approche pour amélio-
posent le plus de questions. En revan- en Amérique du nord) et le SNR (en rer la représentativité des données de
che, les données relatives à la réelle Europe) et reflètent l’atténuation sur laboratoire et les rendre prédictives de la
efficacité in situ des coquilles montées toute la largeur du spectre, le plus sou- performance in situ des protecteurs. Son
sur casque et des bouchons moulés indi- vent entre 125 et 8 000 Hz. Le mode de objectif est de simuler une utilisation
vidualisés sont peu nombreuses. calcul de ces deux indices est différent « atteignable » (Berger utilise le néo-
et conduit à un écart moyen d’environ logisme « achievable ») du protecteur ;
7 dB, dont une constante systématique c’est-à-dire le bon usage qu’en ferait
de 3 dB (cf. Annexe 2). Ils sont exprimés n’importe quel utilisateur qui ferait un
Discussion par rapport au pourcentage de la popula-
tion qu’ils sont sensés protéger : approxi-
effort consciencieux pour obtenir un
affaiblissement efficace associé à un
mativement 98 % de la population en confort raisonnable. Il espère obtenir
Amérique du nord, contre statistique- cet usage réussi à l’aide de la méthode
L’analyse des documents a permis ment 84 % en Europe ; ce qui explique de mise en place du protecteur qu’il
d’établir des valeurs moyennes de l’écart partiellement l’écart moyen constaté. préconise, la « Subject-fit protocol » ou
entre VAL et VAS pour chaque type de méthode SF.
PICB. Elle a mis en évidence l’évolution D’une manière générale, les auteurs
des critères de caractérisation des pro- [54, 55] fondent leurs propres recherches En 1993, lors du 126e congrès de
tecteurs à l’aide de différents indices sur une analyse des données existan- l’Acoustical Society of America, Berger,
d’affaiblissement acoustique. tes. La publication de leurs résultats Royster, Franks et Nixon, tous membres
s’accompagne le plus souvent d’un pas- du groupe de normalisation ANSI S12/
sage en revue des données recueillies WG11, communiquent les résultats de
La diversité des données et d’un exposé succinct des conclu- leurs travaux relatifs à la mise en œuvre
sions énoncées par leurs prédécesseurs. de la méthode SF dans le cadre d’une
Les limitations indiquées par dif- Ces conclusions deviennent le point de étude interlaboratoire pour trois bou-
férents auteurs sur leurs résultats sont départ d’investigations complémentai- chons d’oreille et un serre-tête.
le plus souvent liées à des problèmes res qui viennent conforter et augmenter
d’ordre technique tels que l’isolation les connaissances acquises. Berger [56]
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Conclusion viduelle est encore très souvent le seul protecteurs telle qu’elle est définie dans
palliatif immédiat aux risques dus à la directive 2003/10/CE [1] ; elle prend
l’exposition au bruit. en compte, pour chaque type de PICB,
Les valeurs d’affaiblissement acous- d’une part, les VAL indiquées sur la
tique réelles telles qu’elles peuvent être Des recherches récentes visent à notice d’utilisation du protecteur et,
estimées in situ (VAS) sont toujours mettre au point un protecteur intelli- d’autre part, les écarts VAL/VAS mis en
inférieures aux valeurs d’affaiblissement gent [60] qui saurait protéger des bruits évidence par les résultats de la présente
acoustique obtenues à l’aide de mesures nocifs et permettrait la compréhension étude. Le calcul du niveau résiduel sous
effectuées en laboratoire (VAL), quel des signaux utiles. L’objectif est sédui- le protecteur doit être effectué avec
que soit le type de protecteurs. Il n’est sant mais la mise en œuvre individuelle des VAL modifiées (diminuées statis-
pas possible d’établir une relation uni- d’un tel protecteur est encore utopique. tiquement) pour augmenter la marge
verselle entre VAL et VAS. En effet, cet Les termes de la directive 2003/10/ de protection initiale en passant par
écart moyen varie de 5 à 21 dB selon le CE [1] relatifs à l’estimation des atténua- exemple de 84 % de la population à
type de PICB (cf. Figure 1). Il est plus tions des PICB sont encore l’objet de 98 %. Tant que les salariés n’auront
important pour les PICB de type bou- débats. Des questions cruciales restent pas bénéficié d’une formation adaptée,
chon que pour ceux de type coquille. posées [4] quant à l’application pratique la recommandation indique une décote
Pour les bouchons d’oreille, les écarts de cette directive, en particulier le res- supplémentaire de ce niveau de protec-
différent selon le type de matériau com- pect des valeurs limites d’exposition, tion. La décote est alors liée aux écarts
posant le protecteur. protecteur inclus. entre VAL et VAS en fonction du type
de PICB utilisé.
Dans une étude relative à l’indus- Par conséquent, sachant que des
trie du bâtiment, il apparaît qu’environ solutions différentes sont proposées À plus long terme, un consensus
20 % seulement des situations de sur dans plusieurs pays de l’Union euro- devrait être établi au sein de l’Union
exposition sont réglées par l’utilisation péenne, des interrogations restent en européenne pour harmoniser les recom-
d’un protecteur individuel [24]. Dans suspens et l’INRS se doit de propo- mandations nationales par le biais, par
ses conclusions l’auteur indique que les ser une recommandation provisoire exemple, de la normalisation (CEN)
PICB ne sont pas efficaces parce que (cf. Encadré). Celle-ci permettra aux pré- s’appuyant sur une connaissance actua-
la plupart des utilisateurs ne sont pas venteurs de conseiller les utilisateurs lisée de l’affaiblissement réel in situ des
informés quant à la technique de mise pour une protection adéquate, compte PICB.
en place de leur protecteur. Le port tenu du type de protecteurs employés
d’un PICB ne constituerait donc pas la et du niveau d’information des utilisa-
bonne solution pour une réelle protec- teurs en matière de mise en place du Reçu le : 27/03/2008
tion des travailleurs de cette industrie. protecteur. Accepté le : 15/05/2008
Du moins, devrait-elle s’accompagner
d’efforts permanents dans l’application Cette recommandation rappelle
des programmes de conservation de l’importance, et donc la nécessité, de
l’audition. Cependant, la protection indi- la formation des salariés au port des
ENCADRÉ
Recommandation de l'INRS
9 d'abord en considérant l'atténuation comme étant la valeur moyenne diminuée de 2 écarts types ;
9 ensuite, et seulement dans le cas où la mise en place de formations personnalisées au port du PICB n'est pas assurée,
à appliquer des décotes supplémentaires selon le type de protecteur :
L'INRS explicitera cette recommandation en publiant une fiche pratique de sécurité sur le sujet. De plus, des outils de
calcul permettant une mise en œuvre simple et rapide de cette recommandation seront mis à la disposition des préventeurs
d'entreprise sur le site Internet de l'INRS.
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ANNEXE I
Comptes rendus de mesures présentant des données de laboratoire, in situ ou pseudo-in situ.
Référence Type de PICB (1) Sujets d’essai Méthode d’essai Site d’essai Particularité
ROYSTER Audiométrie et
2B Travailleurs, 70 Cabine audiométrique
USA 1980 [12] comparaison de (TTS)
ROYSTER Audiométrie et
2B Travailleurs, 70 Cabine audiométrique
USA 1980 [12] comparaison de (TTS)
BERGER
1B 65, naïfs et expérimentés
USA 1982 [54]
EDWARDS Travailleurs, 280, 28 pour REAT avec casque Chambre acoustique Inclus les résultats de
6B
USA 1983 [35] chacun des 10 sites audiométrique, ANSI 1974 mobile EDWARDS 1978
ROYSTER 2B Audiométrie et
Travailleurs, 50 Cabine audiométrique
USA 1984 [36] 1 ST comparaison de TTS
(1) : B pour bouchons ; ST pour serre-tête ; CC pour coquilles montées sur casque de sécurité.
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ANNEXE I (suite)
Référence Type de PICB (1) Sujets d’essai Méthode d’essai Site d’essai Particularité
Développement de la
ROYSTER 3B REAT, Chambre acoustique
Sujets naïfs, 96 méthode B
USA 1996 [40] 1 ST “Subject-Fit Method” normalisée
ANSI 12.6 : 1997
Études particulières
TOBIAS Calcul simplifié d’un indice global d’efficacité des PICB vis-à-vis d’un spectre d’exposition se voulant représentatif
USA 1978 [47] d’un grand nombre de situations de travail
ROYSTER Considérations sur les avantages/inconvénients de trois bouchons dont l’auteur compare les performances en terme
USA 1979 [11] de TTS (fatigue auditive temporaire)
BERGER Influence de la précision des données d’affaiblissement acoustique et des incertitudes de calcul de l’indice
USA 1983 [44] d’affaiblissement global (NRR) sur les performances réelles des PICB
WAUGH Comparaison des différents indices globaux d’affaiblissement utilisés à travers le monde pour 70 PICB virtuellement
Australie 1984 [58] utilisés dans 400 spectres d’expositions différents
Catalogue de 243 PICB testés et distribués en Amérique du nord, affichant pour chaque PICB les affaiblissements
LEMPERT
acoustiques globaux et par tiers d’octave, les écart-type, la masse, la force de l’arceau, le nom du fournisseur et les
USA 1984 [26]
références du laboratoire ayant testé le protecteur.
LATAYE Influence de différentes méthodes de mesures de l’affaiblissement acoustique des PICB sur la valeur des indices globaux
France 1987 [27] d’affaiblissement qui leur sont associés
PARK Considérations sur la non représentativité des résultats de mesures issues de simulations de situations de travail
USA 1991 [55] en laboratoire par rapport à de réelles mesures in situ, notamment en ce qui concerne les bouchons d’oreilles
Catalogue de 91 PICB testés et distribués en Europe, avec pour chaque PICB l’affaiblissement acoustique global et
KUSY
par tiers d’octave, les écarts-types, la masse, la force et la raideur de l’arceau, la pression des oreillettes, la pression
France 1991 [30]
d’adaptation à un relief local, des indices subjectifs du réglage et du confort et le fournisseur.
SMOORENBURG Démonstration du manque de précision des mesures pseudo in situ d’affaiblissement acoustique dues à la variabilité
Pays-Bas 1992 [48] inter et intra individuelle des sujets d’essais.
DIXON-ERNST Mise en évidence des conséquences légales, notamment en termes de responsabilité des employeurs, de la surestimation
USA 1993 [45] du NRR dans l’augmentation des pertes d’audition et de l’indemnisation des plaignants
BERGER Revue bibliographique rassemblant les résultats de 22 études ayant trait à l’écart VAL/VAS et menées dans 90 industries,
USA 1996 [56] 7 pays sur environ 2 900 sujets (tous travailleurs ou militaires)
GIARDINO Démonstration de la surestimation du NRR due aux incertitudes de calcul liées en particulier à la différence [L C -L A]
USA 1996 [46] du bruit d’exposition
Document publié par le"National Institute for Occupational Safety and Health", organisme de prévention des maladies
NIOSH et accidents professionnels aux États-Unis, pour une mise à jour des connaissances et tendre vers une actualisation de
USA 1998 [43] la normalisation dans le domaine de la préservation de l’audition des salariés exposés au bruit.
Propose une décote des affaiblissements acoustiques
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ANNEXE I (suite)
FRANKS Description de trois méthodes, nouvelles selon l’auteur, aisément utilisables in situ pour déterminer les performances
USA 2003 [52] de tout type de protecteur sur le terrain.
LAZARUS Considérations pessimistes sur les conséquences des dispositions nouvelles apportées par la directive 2003/10/CEE,
Allemagne 2003 [4] qui semblerait poser plus de questions qu’elle n’apporterait de réponse.
GAUGER Mise au point de nouveaux indices globaux pour remplacer le NRR. Ces indices donnent une fourchette de valeurs et un
USA 2004 [59] graphique résumé d’affaiblissement acoustique, améliorant ainsi la précision des informations fournies aux utilisateurs.
Démonstration par un modèle mathématique de la surestimation des affaiblissements acoustiques, liés à divers facteurs,
LENZUNI
conduisant à des erreurs de l’ordre de 10 dB et ayant un impact important sur la comparaison de ces affaiblissements aux
Italie 2005 [53]
valeurs limites d’exposition prescrites par la directive 2003/10/CE.
NEITZEL Analyse de données d’exposition au bruit et de protection de l’audition chez les ouvriers du bâtiment. La protection contre le
USA 2005 [24] bruit à l’aide d’équipement individuel n’est pas une solution adaptée aux contraintes de l’industrie de la construction.
Vers un bouchon d’oreille “intelligent“. L’objectif est de rendre le protecteur plus confortable pour qu’il soit porté sans
VOIX
contrainte ; confortable est utilisé au sens large, tant du point de vue dimensionnel que de celui de l’intelligibilité du
Canada 2005 [60]
résiduel perceptible.
ANNEXE II
Calcul du NRR
6 m f (exemple) - 21,0 22,0 23,0 29,0 41,0 43,0 47,0 41,0 36,0
8 sd (exemple) - 3,7 3,3 3,8 4,7 3,3 3,3 3,4 6,1 6,5
10 APVf98 [(6) – (9)] - 13,6 15,4 15,4 19,6 34,4 - 38,3 - 25,9
11 L Af -APVf98 [(5) – (10)] - 70,3 76,0 81,4 80,4 66,8 - 62,7 - 73,0 85,1
12 NRR98 19,8
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ANNEXE II (suite)
Calcul du SNR
7 APV 84 [(4) – (5)] 17,3 17,3 18,7 19,2 24,3 37,7 - 43,6 - 29,5
8 L Af - APV84 [(3) – (6)] 48,0 58,1 64,2 69,1 67,2 55,0 - 48,9 - 60,9 72,6
6 SNR84 27,4
7 APV98 [(4) – (6)] 13,6 13,6 15,4 15,4 19,6 34,4 - 40,2 - 23
8 L Af - APV98 [(3) – (7)] 51,7 61,8 67,5 72,9 71,9 58,3 - 52,3 - 67,4 76,8
9 SNR98 23,2
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ANNEXE III
Écarts entre VAL et VAS en terme de SNR par type de bouchon d’oreille (en dB)
Bouchons en mousse
Bouchons prémoulés
Les valeurs en gras sont les valeurs moyennes d’écart entre VAL et VAS indiquées dans la colonne « écart moyen » du tableau IVa.
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Écarts entre VAL et VAS en terme de SNR par type de serre-tête (en dB)
Serre-tête
Les valeurs en gras sont les valeurs moyennes d’écart entre VAL et VAS indiquées dans la colonne « écart moyen » du tableau IVa.
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INRS - Hygiène et sécurité du travail - Cahiers de notes documentaires - 3e trimestre 2008 - 212 / 59