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Convergence de séries et transformations

Ce document traite de la convergence de séries et de suites de fonctions. Il présente plusieurs problèmes sur la convergence de séries par le critère de comparaison, le théorème d'Abel et la convergence uniforme. Les démonstrations utilisent des résultats sur les suites géométriques et trigonométriques.

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Ce document traite de la convergence de séries et de suites de fonctions. Il présente plusieurs problèmes sur la convergence de séries par le critère de comparaison, le théorème d'Abel et la convergence uniforme. Les démonstrations utilisent des résultats sur les suites géométriques et trigonométriques.

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d’après CCP

Correction DM 3
Avertissement : Il subsiste certainement quelques coquilles...

Problème
Partie 1 : convergence de séries par transfo d’Abel
1. Soit n ∈ N∗ .
Xn n
X n
X n
X
Sn = ak bk = a0 b0 + ak (Bk − Bk−1 ) = a0 b0 + ak Bk − ak Bk−1 .
k=0 k=1 k=1 k=1
Dans la dernière somme, on effectue le changement d’indice j = k − 1.
Xn n−1
X n−1
X
Sn = a0 b0 + ak Bk − aj+1 Bj = a0 b0 + (ak − ak+1 )Bk + an Bn − a1 B0
k=1 j=0 k=1
n−1
X n−1
X
= a 0 b0 + (ak − ak+1 )Bk − (a0 − a1 )B0 + an Bn − a1 b0 = (ak − ak+1 )Bk + an Bn
k=0 k=0
X
2. (a) Par théorème, la suite (an ) étant convergente, la série ak − ak+1 est également convergente (c’est même une CNS).
k≥0

(b) Vérifions que la suite (Sn ) des sommes partielles est convergente.
n−1
X

D’après la question précédente, ∀n ∈ N , Sn = (ak − ak+1 )Bk + an Bn .
k=0
Le second terme (an Bn ) tend vers 0 car produit d’une suite convergente vers 0 et d’une suite bornée.
Le premier terme est une somme partielle de la série de TG (ak − ak+1 ) × Bk .
Notons M > 0 un majorant de la suite (|Bn |).
Alors ∀k ∈ N, |(ak − ak+1 )Bk | ≤ |ak − ak+1 | × M = (ak − ak+1 ) × M car (ak ) est une suite décroissante.
Ainsi, (ak − ak+1 )Bk est dominée par une le TG d’une série absolument convergente.
Donc (ak − ak+1 ) × Bk est lui même le TG d’une série AC ce qui termine la démonstration de cette question.
X
(c) • Soit (ak )k∈N une suite décroissante de limite nulle. Alors (−1)k ak est une série convergente.
k≥0
n
!
X
k
• Il suffit d’appliquer le résultat de la question précédente après avoir justifié que la suite (Bn ) = (−1) est une suite
k=0
bornée.
On a ∀n ∈ N, Bn ∈ {1, 0} donc ∀n ∈ N, |Bn | ≤ 1 ce assure bien le résultat demandé.
3. (a) • On demande de calculer la somme des termes d’une suite géométrique de raison eiθ . Notons que, par hypothèse, eiθ 6= 1.
n
X 1 − einθ einθ/2 (−2i) sin(nθ/2) sin(nθ/2)
• Par théorème, eikθ = eiθ iθ
= eiθ iθ/2 = ei(n+1)θ/2
1−e e (−2i) sin(θ/2) sin(θ/2)
k=1

einθ
(b) • Lorsque α > 1, la série de TG α est absolument convergente donc convergente.
n
• Lorsque α ≤ 0, le module du terme général ne tend pas vers 0 donc la série est grossièrement divergente.
• Soit α ∈ ]0, 1].
On va montrer que la série est convergente par application du résultat de la question 2b2.
Notons tout de même que le fait que la série commence à n = 1 à la place de n = 0 n’a pas d’incidence.
La suite (1/n) est clairement décroissante et tend vers 0.
n
X 1
D’après la question précédente, ∀n ∈ N∗ , eiθ ≤ donc la suite des sommes partielles qui va bien est bornée.
|sin(θ/2)|
k=1
Conclusion : la série est convergente.
einx
4. Soit x ∈ R. Posons zn = .
n1/2
Lorsque x ∈ R \ 2πZ, la question précédente assure la convergence de la série de TG zn et le rappel de l’énoncé assure la convergence
sin(nx)
de la série de TG Im (zn ) = √ .
n

1
Lorsque x ∈ 2πZ, un (x) = 0 ce qui est bien le TG d’une série convergente.
Conclusion : cette série de fonction converge simplement sur R.

Partie 2 : convergence uniforme de séries

5. (a) • On montre que la suite (an Fn ) cvu vers la fonction nulle sur A.
∀z ∈ A, |an Fn (z)| ≤ |an | × M et cette majoration par une suite (indépendante de z) qui tend vers 0 assure que (an Fn ) cvu
vers 0 sur A.
• Notons comme précédemment, que ∀k ∈ N, |ak − ak+1 | = ak − ak+1 par décroissance de (an ).
Ainsi, ∀z ∈ A, |(ak − ak+1 )Fn (z)| ≤ (ak − ak+1 ) × M et cette majoration par le TG d’une série convergente (car la suite
X
(ak ) est convergente) indépendant de z assure que la série de fonction (ak − ak+1 )Fk converge normalement sur A.
k≥0
(b) Il est connu qu’une somme de suites de fonctions qui convergent uniformément définit une suite de fonction qui converge
uniformément. !
n−1
X
Ainsi, (an Fn ) cvu sur A et (ak − ak+1 )Fk cvu sur A (d’après ce qui précède).
k=0 !
Xn
Donc la somme converge uniformément sur A et cette somme est la suite ak fk d’après la tranformation d’Abel.
k=0
X
Ainsi, la série ak fk cvu sur A.

6. (a) • On factorise√ 1 − eix par eix/2 pour obtenir le résultat souhaité.


• La suite (1/ n) est décroissante et de limite nulle.
Soit a ∈ ]0, π[.
Soit x ∈ [a, 2π − a]. Notons tout de suite que eix! 6= 1 car x ∈ R \ 2πZ.
n n n
X X X | sin(nx/2)| 1 1
Alors ∀n ∈ N∗ , sin(kx) = Im eikx ≤ eikx = ≤ = .
| sin(x/2)| | sin(x/2)| sin(|x|/2)
k=1 k=1 k=1
Or x ∈ [a, 2π − a] donc (x/2) ∈ [a/2, π − a/2].
Par hypothèse sur a, 0 < a/2 ≤ π/2 ≤ π − a/2 < π donc les variations de la fonction sin donnent 0 < sin(a/2) =
sin(π − a/2) ≤ sin(x/2) = | sin(x/2)|.
n

X 1
Conclusion : ∀n ∈ N , ∀x ∈ [a, 2π − a], sin(kx) ≤ ce qui assure le caractère uniformément borné de la série
sin(a/2)
k=1
de fonctions qui va bien.
X sin(kx)
Ainsi, d’après les questions précédentes, la série de fonctions √ converge uniformément sur le segment [a, 2π − a].
k≥1
k
• Les fonctions étant continues sur R par les théorèmes généraux, la convergence uniforme assure la continuité de la limite sur
le domaine de convergence. Ainsi, U est continue sur tous les segments [a, 2π − a] pour a ∈ ]0, π[.
Donc U est continue sur la réunion de ces segments qui forme l’intervalle ]0, 2π[ tout entier.
Xn
(b) D’après les énoncés précédents, il suffit de démontrer que la suite des sommes partielles sin(kx) sin(px) est uniformément
k=1
bornée sur [0, π].
n
X sin(nx/2) sin(px)
D’après les calculs précédents, ∀x ∈ ]0, π] , An (x) = sin(kx) sin(px) = .
sin(x/2)
k=1
x
Pour x ∈ ]0, π], on a d’après l’énoncé, 0 < ≤ sin(x/2) ce qui, par décroissance de la fonction inverse sur ]0, +∞[ donne
π
1 π
0< ≤ .
sin(x/2) x
| sin(px)|π
Ainsi, ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ ]0, π] , An (x) ≤ .
x
Or, il est bien connu que | sin(t)| ≤ |t| pour tout t réel.
p|x|π
Donc ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ ]0, π] , An (x) ≤ = pπ.
x
Cette inégalité est encore valable pour x = 0 car la somme est nulle.
√ X
Ainsi, la somme partielle qui va bien est uniformément bornée. De plus, (1/ n) est décroissante de limite nulle donc vn (x)
n≥0
cvu sur [0, π].

2
Exercice
R1
On étudie la suite In = 0
tn f (t)dt
(a) Soit f une fonction réelle continue sur [0,1]. Montrer que lim In = 0
n→∞
R1 kf k∞
f est continue donc bornée sur [0, 1] et |In | 6 kf k∞ 0
tn dt = n+1 . Donc lim In = 0
n→∞

(b) Soit f une fonction réelle de classe C sur [0,1] telle que f (1) 6= 0. Montrer que In ∼ f (1)
1
n lorsque n tend vers +∞ .
h i1
Rtn f (t)tn+1 R 1 n+1 0
On fait une intégration par parties : 0 f (t)dt = n+1
1
− n+1 0 t f (t)dt. Comme f 0 est continue sur [0, 1],on obtient
Z 1 0

á nouveau : lim tn+1 f 0 (t)dt = 0, donc : lim nIn = f (1) et comme f (1) est non nul, In est équivalent à f (1)
n lorsque n
n→+∞ 0 n→∞
tend vers +∞.
 de classe C sur [0,1]. Trouver des réels a et b de telle sorte que, pour n tendant vers l infini on ait
2
(c) Soit f une fonction réelle
a b 1
In = n + n2 + o n2 .
(Indication : pour 2) et 3)) faire des IPP.)
f (1) f 0 (1) 1
R 1 n+2
On fait une nouvelle intégration par parties et on trouve In = n+1 − (n+1)(n+2) + (n+1)(n+2) 0
t f ”(t)dt.
f 0 (1) 0
Le dernier terme est un o n2 puisque f ” est continue et n+1 = n 1 − n + o n , (n+1)(n+2) = f n(1)
1 f (1) 1 1 1
+ o n12 . Finale-
  
2

ment :In = na + nb2 + o n12 avec a = f 0 (1) et b = −f 0 (1) − f ”(1).




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