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Formule de Stirling et applications

Ce document présente la démonstration de plusieurs formules mathématiques, notamment la formule de Stirling reliant factorielles et racines carrées. La démonstration est décomposée en plusieurs parties établissant d'abord la formule de Wallis puis la formule de Stirling à proprement parler.

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Mohamed Garmoum
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Formule de Stirling et applications

Ce document présente la démonstration de plusieurs formules mathématiques, notamment la formule de Stirling reliant factorielles et racines carrées. La démonstration est décomposée en plusieurs parties établissant d'abord la formule de Wallis puis la formule de Stirling à proprement parler.

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Problème de soutien Enoncé

Formule de Stirling

Partie I: Formule de Wallis

Z π
2
On pose, pour tout entier naturel n, In = sinn tdt
0
1. Montrer que la suite (In ) est strictement décroissante et minorée
2. Montrer que ∀n ≥ 2, on a nIn = (n − 1)In−2
3. En déduire I2n et I2n+1 à l’aide de factorielles
4. Prouver que In+1 ∼ In
+∞

24n n!4
5. En déduire la formule de Wallis π = lim
n→+∞ n(2n)!2

Partie II: Formule de Stirling

√ 
nn e−n n


6. On pose, pour tout n ∈ N , Sn = ln .
n!
1
(a) Montrer que Sn+1 − Sn ∼
12n2
(b) En déduire que la suite (Sn ) converge vers un réel λ

(c) Montrer que nn e−n n ∼ eλ n!
+∞

7. (a) A l’aide de 5, montrer que λ = − ln 2π.
(b) En déduire la formule de Stirling :  n n √
n! ∼ 2πn
e

Partie III: Développement asymptotique de n!

X X
Soient un et vn deux séries à termes réels positifs, convergentes.
n>1 k>1
+∞
X +∞
X
Pour tout entier n, on note Rn = uk et Tn = vk
k=n+1 k=n+1
8. On suppose que un ∼ vn . Montrer que Rn ∼ Tn
1 1
9. En déduire que si un ∼ 2 , alors Rn ∼
n n
1
10. Appliquer ce qui précède à un = 12(Sn − Sn−1 ), et montrer que λ − Sn ∼
12n
11. En déduire finalement que

  
1 1
n! = nn e−n 2πn 1 + +o
12n n

elamdaoui@[Link] 1 [Link]
Problème de soutien Correction

Formule de Stirling

Partie I: Formule de Wallis


i πh
1. Pour tout t ∈ 0, , et tout n de N :
2
0 < sin t < 1 =⇒ 0 < sinn+1 t < sinn t
π
On en déduit par intégration de 0 à :
2
∀n ∈ N, 0 < In+1 < In
La suite (In ) est donc strictement décroissante et minorée par 0.
2. On procède à une intégration par parties, pour tout n > 2 :
Z π2
In = sin t sinn−1 tdt
0
Z π
π 2
− cos t sinn−1 t 02 + (n − 1) cos2 t sinn−2 tdt

=
0
Z π
2
= (n − 1) (1 − sin2 t) sinn−2 tdt = (n − 1) (In−2 − In )
0

On en déduit : ∀n > 0, nIn = (n − 1)In−2


3. — Calcul de I2n :
La relation précédente donne 2nI2n = (2n − 1)I2(n−1) . On en déduit
2n − 1 2n − 3 3 1
I2n = . · · · . .I0
2n 2(n − 1) 4 2
π (2n)! π
Or I0 = , donc I2n = 2n . Cette relation est valable pour n = 0
2 2 (n!)2 2
— Calcul de I2n+1 :
La relation 2 donne (2n + 1)I2n+1 = 2nI2n−1 . On en déduit
2n 2(n − 1) 2
I2n+1 = . · · · .I1
2n + 1 2n − 1) 3
22n (n!)2
Or I1 = 1, donc I2n+1 = . Cette relation est valable pour n = 0
(2n + 1)!
In+2 In+1 In+2 n+2
4. Pour tout n ∈ N, on a : 0 < In+2 < In+1 < In et donc 0 < < < 1. Or = tend vers 1
In In In n+1
quand n tend vers +∞.
In+1
On en déduit que −→ 1, c’est-à-dire In+1 ∼ In
In
I2n+1 24n (n!)4 2 24n (n!)4 1
5. Pour tout n de N, = ∼ .
I2n (2n + 1)(2n)!2 π n(2n)!2 π
4n 4
I2n+1 2 (n!)
Puisque −−−−−→ 1, on obtient −−−−−→ π
I2n n→+∞ n(2n)!2 n→+∞

Partie II: Formule de Stirling

 
1
6. (a) Pour tout n > 1, on a : Sn = n+ ln(n) − n − ln(n!)
2
   
3 1
Sn+1 − Sn = n+ ln(n + 1) − n − 1 − ln ((n + 1)!) − n + ln(n) + n + ln(n!)
2 2
       
1 1 1 1 1 1 1
= n+ ln 1 + −1= n+ − 2 + 3 +◦ −1
2 n 2 n 2n 3n n3
 
1 1
= 2
+ ◦
12n n2

elamdaoui@[Link] 2 [Link]
Problème de soutien Correction

Formule de Stirling

1
On a donc Sn+1 − Sn ∼
12n2
X
(b) On sait que la série télescopique (Sn+1 − Sn ) converge si, et seulement, si la suite (Sn ) converge. Puisque
X
la série (Sn+1 − Sn ) est convergente (par comparaison avec une série de Riemann), il en est de même
de la suite (Sn ). On pose lim Sn = λ ∈ R.
   n −n √ 
n+ 12 −n 1 n e n
(c) Pour tout n de Sn = ln n e = ln .
√ n! n!
n −n √
n e n
D’après ce qui précède : −−−−−→ eλ et donc nn e−n n ∼ eλ n!
n! n→+∞
√ √
7. L’égalité précédente donne nn e−n ne−λ ∼ n! et donc aussi (2n)2n e−2n 2ne−λ ∼ (2n)!.
On en déduit
24n n!4 24n n4n e−4n n2 e−4λ e−2λ
∼ ∼
n(2n)!2 2n4n e−4n ne−2λ 2
24n n!4 e−2λ 1
Puisque −
− −−−→ π, on trouve = π et donc λ = − ln(2π)
n(2n)!2 n→+∞ 2 2

Partie III: Développement asymptotique de n!

8. Soit ε > 0. Par hypothèse un − vn = ◦ (vn ). Il existe donc un entier n0 tel que, pour tout n > n0 , |un − vn | 6 εvn .
Ainsi, pour tout n > n0 :
+∞
X +∞
X +∞
X
|Rn − Tn | = (uk − vk ) 6 |uk − vk | 6 ε vk = εTn
k=n+1 k=n+1 k=n+1

Ce résultat signifie que Rn − Tn = ◦(Tn ), c’est-à-dire Rn ∼ Tn


1 1 1 1
9. Supposons un ∼ 2 . Alors un ∼ = − . Ainsi :
n n(n − 1) n−1 n
+∞   m  
X 1 1 X 1 1 1 1 1
Rn ∼ − = lim − = lim − =
k−1 k m→+∞ k−1 k m→+∞ n m n
k=n+1 k=n+1

1
Donc Rn ∼ .
n
1 1
10. On a bien un ∼ . On en déduit Rn ∼ . Mais
n2 n
+∞
X m
X
Rn = 12 (Sk − Sk−1 ) = 12 lim (Sk − Sk−1 )
m→+∞
k=n+1 k=n+1
= 12 lim (Sm − Sn ) = 12 (λ − Sn )
m→+∞

1 1
Donc 12(λ − Sn ) ∼ , puis (λ − Sn ) ∼
n  12n  
n! 1 1
11. On a λ − Sn = ln √ = +◦ . On en déduit
nn e−n 2πn 12n n
    
n! 1 1 1 1
√ = exp +◦ =1+ +◦
n
n e −n 2πn 12n n 12n n

Soit

  
n −n 1 1
n! = n e 2πn 1 + +o
12n n

elamdaoui@[Link] 3 [Link]

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