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Outils mathématiques : Coordonnées et intégrales

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Année universitaire 2016/2017.

U.E. 2P021

TD no 1. Outils mathématiques

Exercice I. Coordonnées cartésiennes, cylindriques, sphériques


Définir dans le système de coordonnées le plus approprié les surfaces suivantes

1. Le plan P infini (xOy):

En coordonnées cartésiennes le plan P est défini par:


z=0
En coordonnées cylindriques le plan P est défini par:
z=0
En coordonnées sphériques le plan P est défini par:
θ = π/2
Les 3 systèmes de coordonnées semblent à priori appropriés.

2. Le disque D de centre O et de rayon R, inclus dans le plan (xOy)

En coordonnées cartésiennes le disque D est défini par:


q
z = 0, x2 + y2 ≤ R
En coordonnées cylindriques le disque D est défini par:
z = 0, ρ ≤ R
En coordonnées sphériques le disque D est défini par:
θ = π/2, r ≤ R
Les systèmes de coordonnées cylindriques et sphériques semblent à priori les plus appro-
priés.

3. Le tube T d’axe (Oz), de rayon R, compris entre les plans z = 0 et z = H

1
En coordonnées cartésiennes le tube T est défini par:
q
0 ≤ z ≤ H, x2 + y2 = R
En coordonnées cylindriques le tube T est défini par:
0 ≤ z ≤ H, ρ = R
En coordonnées sphériques le tube T est défini par:
0 ≤ rcos(θ) ≤ H, rsin(θ) = R
Le système de coordonnées cylindriques semble à priori le plus approprié.

4. La sphère S et la boule B de centres O et de rayons R

En coordonnées cartésiennes la sphère S et la boule B sont définies par:


q q
x + y + z = R pour S, x2 + y2 + z2 ≤ R pour B
2 2 2

En coordonnées cylindriques la sphère S et la boule B sont définies par:


q q
ρ2 + z2 = R pour S, ρ2 + z2 ≤ R pour B
En coordonnées sphériques la sphère S et la boule B sont définies par:
r = R pour S, r ≤ R pour B
Le système de coordonnées sphériques semble à priori le plus approprié.

2
Exercice II. Intégrales surfaciques, volumiques
Calculer à l’aide d’une intégrale les quantités suivantes :
1. L’aire du disque D

En coordonnées cylindriques:
Pour le disque, z est constant et vaut 0. En revanche, ρ varie de 0 à R et l’angle θ de 0 à
2π. On a donc:
Z R Z 2π Z R h iR
AD = dzdρρdφ = 2π ρdρ = 2π 1/2ρ2 = πR2
0
0 0 0

2. La surface et le volume du tube T

En coordonnées cylindrique:
Si le tube est fermé, alors il y a trois surfaces à considérer: les couvercles supérieur et
inférieur ainsi que la surface latérale. On a donc:

Z 2π Z h
AT = Rdφdz = 2πRh (1)
0 0
Z RZ h Z 2π Z R
VT = dρdzρdφ = 2πh ρdρ = πhR2 (2)
0 0 0 0

3. L’aire de la sphère S

En coordonnées sphériques:
Z π Z 2π Z π
As = RdθRsin(θ)dφ = 2π R2 sin(θ)dθ = 4πR2
0 0 0

4. Le volume de la boule B

En coordonnées sphériques:
Z R Z π Z 2π Z RZ π
VB = dρρdθρsin(θ)dφ = 2π ρ2 dρsin(θ)dθ = 4/3πR3
0 0 0 0 0

3
Calculer la charge totale portée par :

1. Le disque D de densité surfacique de charge σ(ρ,φ) = σ0 sin(φ/2)

La charge totale est égale à la charge de l’ensemble du disque. On intègre donc la densité
surfacique de charge sur l’ensemble de la surface du disque:
Z R Z 2π Z 2π h i2π
QD = σ0 dρρ sin(φ/2)dφ = (R /2)σ0 2
sin(φ/2)dφ = R2 σ0 −cos(φ/2) = 2R2 σ0
0
0 0 0

2. Le tube T de densité surfacique de charge σ(ρ,z) = σ0 sin(φ/2)

La charge totale est égale à la charge de l’ensemble du tube. On intègre donc la densité
surfacique de charge sur l’ensemble de la surface du tube. Le tube étant ouvert on a:
Z H Z 2π Z 2π
QT = σ0 dzsin(φ/2)Rdφ = RHσ0 sin(φ/2)dφ = 4RHσ0
0 0 0


3. Le cylindre C inclus dans T et de densité volumique de charge ω(ρ,φ,z) = ω0 HR sin(φ/2)

La charge totale est égale à la charge de l’ensemble du tube. On intègre donc la densité
volumique de charge sur l’ensemble du volume du cylindre:
RZ H 2π RZ H
zρ2
Z Z Z
zρ 2
QC = ω0 dzdρρdφ sin(φ/2) = 4ω0 = R2 Hω0
0 0 0 HR 0 0 HR 3

4. La boule B de densité volumique de charge ρ(r) = k


r e−r/a , où a et k sont des constantes. Comment
se comporte cette charge lorsque R → +∞ ?

4
Z R Z π Z 2π
k −r/a
QB = e dr rdθ r sin θdΦ
0 r 0 0
Z R Z π Z 2π
=k re −r/a
dr sin θdθ dΦ
0 0 0
Z R
= 4πk re−r/a dr
0
on fait une intégration par partie:
on pose :
u=r v = −ae−r/a
u0 = 1 v0 = e−r/a
d0 ou :
Z R
−r/a R
h i
QB = 4πk −rae + 4πka e−r/a dr
0
0
h iR
= −4πkRae−R/a + 4πk −a2 e−r/a
0
= −4πkRae − 4πka e + 4πka2
−R/a 2 −R/a

R
 
= 4πka2 1 − e−R/a (1 + )
a
Quand R → +∞ on a e−R/a (1 + Ra ) → 0 et donc QB → 4πka2 . Tout se passe comme si on
avait une sphère de rayon a et de densité surfacique de charge σ(r,θ,Φ) = k.

Exercice III. Gradient d’un champ scalaire et circulation d’un champ vec-
toriel

Calculer le gradient du champ scalaire: f (r, θ,φ) = cosθ/r2

Compte tenu de la forme du champ scalaire, on utilise l’expression du gradient en


coordonnées sphériques fournie dans le formulaire. On a donc

~ f = ∂r f e~r + 1 ∂θ f e~θ +

1 1
∂φ f e~φ = 3 −2cosθ~
er − sinθe~θ

r r sin θ r
∂ ∂ ∂
avec les notations ∂r = ∂r
, ∂θ = ∂θ
et ∂φ = ∂φ
.

~
Soit E(x,y,z) un champ vectoriel tel que Ex = 2(ax + by3 ), E y = 2(ay + 3bxy2 ) et Ez = 0 (a,b,c
constantes)
~
1. Calculer le potentiel V dont dérive le champ E.

5
~
~ = −∇V.
On a par définition E

S’il on adopte le système de coordonnées cartésiennes, on en déduit tout simplement que


∂x V = −2(ax + by3 ) ⇒ V = −ax2 − 2by3 x + k1 (y,z)
En dérivant notre nouvelle expression de V on obtient:
1
∂ y k1 (y,z) + 3bxy2 )
∂ y V = −2(−
2
En comparant avec l’expression de E y on a: ∂ y k1 (y,z) = −2ay. Par conséquent,

V = −a(x2 + b2 ) − 2by3 x + k2 (z)


Comme ∂z V = −Ez = 0 on obtient finalement:

V(x,y,z) = −a(x2 + y2 ) − 2by3 x + cste

~ entre les points (x = 0,y = 0) et (x = 1,y = 0). Vérifier qu’on a


2. Calculer la circulation C1 de E
bien C1 = V(0,0) − V(1,0).

Le champ E ~ dérive d’un potentiel donc sa circulation ne dépend pas du chemin suivi. On
choisit alors le chemin le plus simple, selon l’axe Ox, ~l(t) = t~ ex (ce qui équivaut à x(t) = t
et y(t) = 0), pour t ∈ [0,1].
Z t=1 Z t=1 Z x=1 Z x=1
C1 = ~ ~
E(x(t),y(t)) · dl(t) = ~ ex =
E(t,0) · dt~ Ex (t,0)dx = 2axdx = a
t=0 t=0 x=0 x=0
= V(0,0) − V(1,0)

~ φ, z) = k(r)~eφ sur le cercle de centre O, de


3. Calculer la circulation C2 du champ vectoriel B(ρ,
rayon R et d’axe Oz, et où k est une fonction quelconque de r.

Le chemin le long du cercle est paramétré, pour t ∈ [0,2π], comme ~l(t) = Re~ρ (t), où de
manière équivalente comme ρ(t) = R et φ(t) = t. On trouve ensuite d~l(t) en utilisant la
de~
dérivée de e~ρ : d~l(t) = Rde~ρ = R dt dt = R dt e~φ dt = Re~φ dt
ρ dφ

Finalement,
~ = R, φ(t), z = 0) · d~l(t) = 0 k(R)Rdt = 2πRk(R)
R t=2π R 2π
C2 = t=0 B(ρ(t)

6
Exercice IV. Divergence et rotationnel d’un champ vectoriel
Dessiner l’allure des champs vectoriels suivant et calculer leur divergence et leur rotationnel.

~1 (x, y, z) = a1 x~ex
1. A

divA~1 = a1
−→ ~
rot A1 = ~0

~2 (x, y, z) = a2 y~ex
2. A

divA~2 = 0
−→ ~
rot A2 = −a2~ez

~3 (ρ, φ, z) = a3 ρ~eρ
3. A

7
En utilisant cette fois l’expression de la divergence en coordonnées cylindriques on a:

divA~3 = 2a3
−→ ~
rot A3 = ~0
6

-2

-4

-6
-6 -4 -2 0 2 4 6

~4 (r, θ, φ) = a4
 
4. A r2
e−r/r0~er + sin θ~eφ

~4 = − a4 −r/r0
divA e
r0 r2
−→ ~ a4 
rot A4 = 3 2 cos θ~er + sin θ~eθ

r

8
Exercice V. Développements limités
On rappelle la formule de Taylor à l’ordre n :
n
X xk (k) x (1) x2 (2) x3 (3) xn (n)
f (a + x) = f (a) = f (a) + f (a) + f (a) + f (a) + ... f (a)
k! 1! 2! 3! n!
k=0

Calculer les développements limités au voisinage de zéro à l’ordre 4 des fonctions suivantes :

1. f (x) = cos x

f (x) = 1 − x2 /2 + x4 /24 + o(x4 )

2. g(x) = sin x

g(x) = x − x3 /6 + o(x4 )

3. h(x) = exp x

h(x) = 1 + x + x2 /2 + x3 /6 + x4 /24 + o(x4 )

4. i(x) = (1 + x)n

i(x) = 1 + nx + n(n − 1)x2 /2 + n(n − 1)(n − 2)x3 /6 + n(n − 1)(n − 2)(n − 3)x4 /24 + o(x4 )

A(x)
Rappel: A(x) = o(xn ) si et seulement si xn x→0→ 0,
x→0
B(x)
et B(x) = O(xn ) si et seulement si lim n < ∞.
x→0 x→0 x

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