Book Mecaflu
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JIMMY ROUSSEL
2023
[Link]/mecanique_des_fluides
Cours de mécanique des fluides – [Link]
JIMMY ROUSSEL, professeur agrégé à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Rennes
Ce cours de mécanique des fluides est avant tout destiné à l’étudiant désirant maîtriser les bases de
la mécanique des fluides. Il est normalement accessible à un étudiant en fin de parcours de Licence
(L2-L3).
Ce cours couvre les aspects essentiels de la mécanique des fluides : notion de pression, tension super-
ficielle, écoulements parfaits, écoulements visqueux, notion de pertes de charges etc. En revanche la
notion de turbulence n’est pas abordée.
J’ai essayé le plus possible d’illustrer les différentes notions par des exemples ou de simples exercices.
Mais pour un entraînement plus poussé, j’invite le lecteur à se procurer les eBooks suivants :
▶ Statique des fluides - Pression et tension de surface – 30 exercices et problèmes corrigés.
▶ Dynamique des fluides - Fluides parfaits et newtoniens – 40 exercices et problèmes corrigés.
disponibles à l’adresse [Link]/femto
Jimmy Roussel
Table des matières
Preface iii
1 CINÉMATIQUE 1
1.1 Le modèle continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Description d’un fluide en écoulement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Conservation de la masse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4 Caractéristiques d’un écoulement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 FLUIDES VISQUEUX 23
3.1 Notion de viscosité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Dynamique d’un écoulement visqueux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.3 Pertes de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.4 Traînée et portance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4 TENSION SUPERFICIELLE 39
4.1 Énergie de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.2 Forces capillaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.3 Mouillage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
ANNEXES 49
A OPÉRATEURS DIFFÉRENTIELS 51
A.1 L’opérateur gradient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
A.2 L’opérateur divergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
A.3 L’opérateur rotationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
A.4 L’opérateur laplacien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
A.5 Accélération d’une particule de fluide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
Approximation courantes
𝑀𝑝
𝑝𝑉 = 𝑛 𝑅 𝑇 ⇒ 𝜌= avec 𝑅 = 8, 315 J.K−1 .mol−1
𝑅𝑇
Le modèle continu
𝐿≫𝑎≫ℓ
• •
• • • •
•
•
• • • • • •
• •
• •• •
M •
•
• • •
• • • •
•
•
𝑣(M,
⃗⃗⃗⃗ 𝑡) • • •
•
•
• • • •
• •
• • •• •
• • •
Ligne d’écoulement
d𝑦 𝑣𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑡)
= avec 𝑡 fixe
d𝑥 𝑣𝑥 (𝑥, 𝑦, 𝑡)
𝑣(M,
⃗ 𝑡) = −𝑘𝑥 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑦 avec 𝑘 = Cte
𝑢𝑥 + 𝑘𝑦 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Notion de trajectoire
À retenir
En régime permanent, les trajectoires tracent les lignes d’écoule-
ment.
Dérivée particulaire
D𝐺 𝜕𝐺
= + (𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇)𝐺 ♡ (1.1)
D𝑡 𝜕𝑡
D𝑣𝑥 D𝑣𝑦 D𝑣
𝑎⃗ = 𝑢
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑥+ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑦 + 𝑧 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢 𝑢
D𝑡 D𝑡 D𝑡 𝑧
ce qui donne
D𝑣𝑥 𝜕𝑣
𝑎𝑥 = = 𝑥 + (𝑣.⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇)𝑣𝑥
D𝑡 𝜕𝑡
D𝑣𝑦 𝜕𝑣𝑦
𝑎𝑦 = = + (𝑣.⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇)𝑣𝑦
D𝑡 𝜕𝑡
D𝑣𝑧 𝜕𝑣
𝑎𝑧 = = 𝑧 + (𝑣.⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇)𝑣𝑧
D𝑡 𝜕𝑡
On pourra retenir le résultat sous forme compacte :
D𝑣 ⃗ 𝜕𝑣⃗
𝑎⃗ = = + (𝑣.⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇) 𝑣 ⃗ ♡ (1.2)
D𝑡 𝜕𝑡
𝑣(M,
⃗ 𝑡) = −𝑘𝑥 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑦 avec 𝑘 = Cte
𝑢𝑥 + 𝑘𝑦 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑚 = (∬ 𝜌(M, 𝑡)𝑣(M,
⃗ 𝑛d𝑆) d𝑡
𝑡) ⋅ ⃗⃗⃗⃗
M∈(𝑆)
def d𝑚
𝑄m = =∬ 𝜌(M, 𝑡)𝑣(M,
⃗ 𝑡) ⋅ ⃗⃗⃗⃗
𝑛d𝑆 en kg/s
d𝑡 M∈(𝑆)
2
1d 𝑚 Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐽m désigne le vecteur densité de courant de masse.
𝑄𝑉 = ∬ =∬ ⃗⃗⃗⃗ 𝑛 dS
𝑣.⃗⃗⃗⃗⃗
M∈(𝑆) 𝜌 d𝑡 M∈(𝑆)
Équation de continuité
𝑚(𝑡) = ∭ 𝜌(M, 𝑡) d𝜏
M∈(𝑉 )
(𝑆) surface fermée
ext
où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 est dirigé vers l’extérieur de la surface fermée (𝑆) ce qui
explique l’origine du signe – devant l’intégrale. Or, on a également
d𝑚(𝑡) 𝜕𝜌(M, 𝑡)
=∭ d𝜏
d𝑡 M∈𝑉 𝜕𝑡
Le flux d’un champ vectoriel 𝐴(M) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ à travers une surface fermée
(𝑆) est égal à l’intégrale sur le volume 𝑉 limité par (𝑆) de la diver-
gence du champ vectoriel.
ext
∬ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
𝐴(M) ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 =∭ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
div𝐴(M) d𝜏 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
avec div𝐴 ∇⋅𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗
M∈(𝑆) M∈𝑉
𝜕𝜌
∭ [div(𝜌𝑣)⃗ + ] d𝜏 = 0 ∀𝑉
M∈(𝑉 ) 𝜕𝑡
𝜕𝜌
div(𝜌𝑣)⃗ + =0 partout et à chaque instant ♡ (1.3)
𝜕𝑡
⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 𝑓div𝐴
div(𝑓.𝐴) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝐴. grad𝑓
𝜕𝜌
+ 𝑣.⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad𝜌 = −𝜌div𝑣 ⃗
𝜕𝑡
On reconnaît dans le terme de gauche, la dérivée particulaire de 𝜌.
1 D𝜌
div𝑣 ⃗ = −
𝜌 D𝑡
Finalement, on obtient
1 𝐷𝛿𝜏
div𝑣 ⃗ = ♡ (1.4)
𝛿𝜏 D𝑡
𝑣(M,
⃗ 𝑢𝑥 avec 𝑣 = Cte
𝑡) = 𝑣 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
FIG. 1.6 : Particule de fluide dans un écoulement uniforme, capturé à différents instants.
simulation en ligne
𝑣(M,
⃗ 𝑢𝑟 avec 𝑣 = Cte
𝑡) = 𝑣 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
FIG. 1.7 : Particule de fluide dans un écoulement radial, capturé à différents instants.
simulation en ligne
1.4 Caractéristiques d’un écoulement 9
Ecoulement incompressible
Définition
Un fluide est en écoulement incompressible quand les particules
de fluide ont un volume qui reste constant au cours de l’écou-
lement. Elles se déforment donc sans variation de masse volu-
mique :
D𝜌
=0
D𝑡
div𝑣 ⃗ = 0 ⇔ ∬ 𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 ext = 0
(𝑆)
∬ 𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 1 = ∬ 𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 2 soit 𝑄V1 = 𝑄V2 • ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣2
(𝑆1 ) (𝑆2 )
(𝑆1 )
On obtient
𝑣1 𝑆1 = 𝑣2 𝑆2
Autrement dit, dans un tube de courant, le resserrement des lignes
de courant provoque une augmentation de la vitesse moyenne.
𝑣(M,
⃗ 𝑡) = −𝑘 𝑦 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑦 avec 𝑘 = Cte
𝑢𝑥 + 𝑘 𝑥 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕(−𝑘 𝑦)
1. Tout d’abord, on constate que div 𝑣 ⃗ = 𝜕𝑥 + 𝜕(𝑘 𝑥)
𝜕𝑦 = 0. L’écou-
lement est donc incompressible.
2. Le rotationnel de la vitesse vaut
𝜕(𝑘 𝑥) 𝜕(−𝑘 𝑦)
rot𝑣 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇ ∧ 𝑣⃗ = ( − ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 = 2𝑘 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦
√
O. La vitesse d’un sommet vaut 𝑣 = 2𝑘 𝑎 d’où une vitesse an-
gulaire de rotation 𝜔 = 𝑘.
FIG. 1.9 : Particule de fluide dans un écoulement rotationnel, capturé à différents instants (Simulation ©[Link])
simulation en ligne
⃗⃗⃗⃗⃗ 1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω = rot 𝑣⃗
2
Lorsque ⃗⃗⃗⃗⃗
Ω ≠ 0, l’écoulement est tourbillonnaire ce qui se traduit par
l’existence d’un mouvement de rotation des particules lors de l’écou-
lement.
Ecoulement potentiel – Lorsque ⃗⃗⃗⃗⃗
Ω = 0,⃗ le champ de vitesse est né-
cessairement un gradient.
rot𝑣 ⃗ = 0⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⇒ 𝑣 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝜑
FIG. 1.10 : Quelques écoulement réels. À gauche, écoulement d’un fluide à la vitesse d’un millimètre par seconde autour d’un
obstacle cylindrique. L’écoulement est permanent, incompressible et irrotationnel caractérisé par l’équation △𝜑 = 0. À droite,
allée tourbillonnaire de Von Karman produit par un écoulement suffisamment rapide autour d’un obstacle cylindrique.
DYNAMIQUE DES FLUIDES
PARFAITS 2
La dynamique des fluides relie l’écoulement d’un fluide aux actions 2.1 Bilan des forces . . . . . . 11
qui lui sont appliquées. Ce cours se limite aux écoulements pour les- Forces extérieures . . . . 11
quels les couches de fluide glissent les unes sur les autres sans dissi- Forces de pression . . . . 12
pation de chaleur. On parle alors de fluide parfait. On détaille particu- Force volumique pressante 12
lièrement le cas des fluides au repos ainsi que celui des écoulements 2.2 Relation fondamental . . 13
incompressibles et stationnaire. Équation d’Euler . . . . . 13
Résolution de l’eq. d’Euler 14
2.3 Statique des fluides . . . 15
Version en ligne
Cas des Liquide . . . . . . 15
[Link] Cas des gaz . . . . . . . . 16
[Link] Liquide en rotation . . . . 17
Poussée d’Archimède . . 17
2.4 Écoulements permanents
et incompressibles . . . . 18
2.1 Bilan des forces Théorème de Bernoulli . 18
Formule de Torricelli . . . 20
Effet Venturi . . . . . . . 20
Au sein d’un fluide parfait, on distingue deux types de forces : Tube de Pitot . . . . . . . 21
▶ Les forces dont l’origine est extérieure au fluide comme la pe-
santeur ;
▶ Les forces de contact entre particules de fluide que l’on appelle
forces internes.
Forces extérieures
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐹 ext = ⃗⃗𝑓⃗ ⃗ ⃗ext d𝜏
v
[N] = [N.m−3 ] [m3 ]
⃗⃗⃗ ⃗⃗ ext = ∭
𝐹 ⃗⃗𝑓⃗ ⃗ ⃗ext d𝜏
v
M∈(𝑉 )
Forces de pression
Mathématiquement, on écrira
int ext
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐹 = −𝑝(M) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆
♡ (2.4)
−2 2
[N] = [N.m ][m ]
ext
où ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 représente le vecteur élément de surface dirigé vers l’exté-
rieur de la particule de fluide par convention.
1 : Blaise Pascal (1623–1662) : Mathé- Unités – Dans le Système International d’Unités, la pression s’exprime
maticien, physicien et philosophe fran- en pascal (symbole Pa), en hommage à Blaise Pascal1 .
çais, né à Clermont-Ferrand. Pascal
contribua au développement des ma-
thématiques (probabilités, invention 1 Pa = 1 N.m−2 ♡ (2.5)
du premier calculateur) de la philoso-
phie (« Les pensées ») et de l’hydrau- Exercice – À quelle masse répartie sur 1 cm2 correspond 1 bar si l’on prend
lique (principe de Pascal). Il met fin au 𝑔 = 10 m.s−2 ?
dogme aristotélicien selon lequel « la
nature a horreur du vide » . En effet, il Rép. 1 kg.
montre, avec la collaboration de son
beau frère Perrier, que l’ascension du
mercure dans l’expérience de Toricelli Il existe également d’autres unités encore très utilisées (TAB. 2.1).
est due à la pression atmosphérique.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑓𝑝 = −⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑝(M) ♡ (2.7)
Équation d’Euler
Supposons un fluide parfait en écoulement dans un référentiel gali- 2 : Si le référentiel n’est pas galiléen, il
léen2 . Appliquons le Principe Fondamentale de la Dynamique à chaque suffit d’ajouter dans le bilan des forces,
les forces volumiques d’inertie.
particule de fluide :
14 2 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐹 = ⃗⃗𝑓⃗ ⃗v⃗ext d𝜏 + 𝑓⃗⃗⃗𝑝⃗ d𝜏 = (⃗⃗𝑓⃗ ⃗v⃗ext − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑝(M, 𝑡)) d𝜏
𝜕𝑣⃗
𝜌(M, 𝑡) [ + (𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑝(M, 𝑡) + 𝑓⃗⃗⃗ ⃗v⃗ext
∇) 𝑣]⃗ = −⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ♡ (2.8)
𝜕𝑡
d𝑝
= 𝜌𝑔 ⇒ 𝑝(𝑧) = 𝑝0 + 𝜌 𝑔 𝑧 ♡ (2.11)
d𝑧
Conséquences –
Vide Atmosphère à la
pression 𝑝atm
𝑔⃗
FIG. 2.2 : Mesures absolue et relative de pression. À gauche, expérience de Torricelli (1644). À droite, Manomètre à liquide.
Les gaz étant compressibles, il faut utiliser l’équation d’état ainsi que
les principes de la thermodynamique pour résoudre le problème.
𝑀𝑝
𝜌=
𝑅𝑇0
d𝑝 𝑀𝑝
=− 𝑔
d𝑧 𝑅𝑇0
𝑅𝑇0
𝑝(𝑧) = 𝑝0 e−𝑧/𝐻 avec 𝐻 = (2.12)
𝑀𝑔
37%𝑝0 𝛿𝑝 𝛿𝑧 𝛿𝑝
≃− ⇒ ∼ −10−4 pour 𝑧 = 1m
𝑝 𝐻 𝑝
5%𝑝0 𝑧
𝐻 3𝐻 En conclusion, on peut négliger la pesanteur dans un gaz sur une
FIG. 2.3 : Nivellement barométrique : échelle de quelques mètres.
décroissance exponentielle de la pres-
sion avec l’altitude.
Exercice – On considère que la troposphère et la stratosphère forment une
atmosphère de température moyenne 𝑇0 ≃ 250 K. Quelle est la hauteur
correspondant à 99% d’atmosphère en masse ?
Rép. 𝑧 = 4, 6 𝐻 ≃ 34 km.
2.3 Statique des fluides 17
Liquide en rotation
Poussée d’Archimède
Position d’équilibre
⃗⃗⃗ ⃗⃗ est donc suivant O𝑧 :
pression avec la profondeur. Π
⃗⃗⃗⃗⃗⃗haut ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 𝑝(𝑧) 𝑎2 𝑢
𝐹 Π ⃗⃗⃗⃗𝑧 − 𝑝(𝑧 + 𝑎) 𝑎2 𝑢
⃗⃗⃗⃗𝑧
3
⃗⃗⃗⃗⃗⃗droite
𝐹 = −𝜌 𝑔 𝑎 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝑧
⃗⃗⃗⃗⃗⃗gauche
⃗⃗Π⃗ ⃗⃗ = −𝑚𝑑 𝑔 ⃗
𝐹
𝑔⃗
où 𝑚𝑑 désigne la masse de liquide déplacé.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗bas
𝐹
On obtient donc une force ascendante égale au poids du volume de
FIG. 2.5 : Calcul de la poussée d’Archi- liquide déplacé.
mède sur un cube.
Ce résultat particulier se généralise sans difficulté. Si l’on considère
un solide de volume 𝑉 immergé dans un fluide quelconque au repos
Isobare
dans un champ de pesanteur, la résultante des forces de pression
s’écrit
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Π ⃗⃗Π⃗ ⃗⃗ = ∬ −𝑝(M) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 ext = ∭ −⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑝 d𝜏
M∈(𝑆) 𝑀∈(𝑉 )
d𝑆 𝑛⃗
Or, à l’équilibre 𝜌 𝑔 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑝(𝑀 ) d’où
𝑔⃗
Théorème de Bernoulli
𝑣(𝐴)2 𝑣(𝐵)2
⇒ 𝑝(𝐴) + 𝜌 + 𝑒𝑝 (𝐴) = 𝑝(𝐵) + 𝜌 + 𝑒𝑝 (𝐵)
2 2
𝑣2
𝑝+𝜌 + 𝜌𝑔𝑧 = Cte
2
FIG. 2.7 : Daniel Bernoulli (1700 - 1782) :
médecin, physicien et mathématicien
Théorème de Bernoulli (1738) suisse. Il publia en 1738 son ouvrage
Hydrodynamica dans lequel il expose
D’une ligne de courant à l’autre, c’est la valeur de la constante qui le théorème fondamental de la méca-
change. nique des fluides qui porte son nom.
2
La conservation de la quantité 𝑝 + 𝜌 𝑣2 + 𝜌𝑔𝑧 exprime la conservation
de l’énergie le long d’une ligne de courant
2
▶ 𝜌 𝑣2 représente l’énergie cinétique volumique ;
▶ 𝜌𝑔𝑧 l’ énergie potentielle volumique de pesanteur ;
▶ et la pression 𝑃 représente l’énergie potentielle volumique as-
sociée aux forces de pression.
20 2 DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS
Formule de Torricelli
Liquide
section 𝑆
A• Considérons un réservoir cylindrique rempli d’un liquide dans lequel
on perce un orifice. La formule de Torricelli relie le débit d’écoulement
avec la hauteur de liquide ℎ. On fera les hypothèses suivantes :
𝑄𝑉 = 𝑠 𝑣 = 𝑠√2𝑔ℎ(𝑡)
dℎ 𝑄 𝑠
𝑣(A, 𝑡) = − = 𝑉 = √2𝑔ℎ
d𝑡 𝑆 𝑆
L’intégration de cette équation donne un temps de vidange
𝑆 2ℎ0
𝜏= √ avec ℎ0 = ℎ(𝑡 = 0)
𝑠 𝑔
Effet Venturi
𝑣 𝑆 = Cte
2.4 Écoulements permanents et incompressibles 21
Cet effet peut être mis à profit pour les applications suivantes :
d’où
2 𝜌
Δ𝑝 = 𝐾 𝑄𝑉 avec 𝐾 ≃
2 𝐴2col
Tube de Pitot
B
•
A Tube de Pitot
• Manomètre
Fluides newtoniens
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝐹
⃗⃗⃗⃗
𝜎1→2 = 𝑛 + 𝜎𝑡 𝑡 ⃗ avec 𝜎𝑛 = −𝑝
= 𝜎𝑛⃗⃗⃗⃗
d𝑆
24 3 FLUIDES VISQUEUX
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑛 𝑡⃗ Fluide newtonien – Entre deux couches successives de fluide en écou-
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜎𝑡
lement unidimensionnel à la vitesse 𝑣,⃗ il existe des contraintes tan-
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜎𝑛
gentielles à l’écoulement qui accélèrent la couche la plus lente et
ralentissent la couche la plus rapide. Par définition d’un fluide new-
tonien, les forces visqueuses sont proportionnelles à la différence de
FIG. 3.2 : Contraintes internes dans le vitesse c’est-à-dire au gradient de vitesse.
fluide.
𝜕𝑣
𝜎𝑡 = 𝜂 = 𝜂 𝛾̇ ♡ (3.1)
𝜕𝑛
Mesure de viscosité
[𝐹 ] L [𝐹 ]
[𝜂] = = 2 T
L2 [𝑣] L
𝜂 ∝ 𝑒𝑏/𝑇
Quant aux gaz, leur viscosité est plus difficile à mesurer car beaucoup
Liquide (20 °C) Viscosité (Pa.s)
plus faible que celle des liquides. Sa détermination peut se faire à
l’aide d’une :
Eau 1, 0.10−3
Huile d’olive 0,84 ▶ mesure de vitesse (viscosimètre à bille roulante, viscosimètre à
Glycérine pure 1,5
Mercure 1, 5.10−3
tube capillaire) ;
▶ mesure de fréquence de résonance d’une onde de cisaillement
Gaz Viscosité (Pa.s)
(viscosimètre à cristal piézo-électrique de torsion).
Vapeur d’eau (20 °C) 9, 7.10−6
Air sec (20 °C) 18, 2.10−6 Elle dépend peu de la pression
√ et augmente légèrement avec la tem-
He (25 °C) 19, 9.10−6 pérature (à peu près comme 𝑇 ).
N2 (25 °C) 17, 7.10−6
Cependant la rhéologie2 montre qu’il existe des fluides pour lesquels 2 : Étude du comportement des
fluides en écoulement
la relation entre contrainte tangentielle et cisaillement est plus com-
plexe. Certains fluides vérifient la relation
𝜎𝑡 = 𝜂(𝛾)̇ 𝛾̇
d⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝜂 = 𝜂Δ𝑣 ⃗ d𝜏 ♡ (3.2)
Équation de Navier-Stokes
Équation de Navier-Stokes
𝜕𝑣⃗
𝜌[ + (𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑝 + 𝑓⃗⃗⃗v,ext
∇)𝑣]⃗ = −⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ + 𝜂Δ𝑣 ⃗ (3.3)
𝜕𝑡
Le nombre de Reynolds
𝜕𝑣⃗
𝜌[ + (𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑝 + ⃗⃗𝑓⃗ ⃗v⃗ext
∇) 𝑣]⃗ = −⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑡
Exemple
Loi de Poiseuille
M
• 𝑣(M)
⃗⃗⃗⃗
𝑧
Hypothèses de travail –
𝜕𝑣⃗
1. L’écoulement est permanent donc = 0⃗ ;
𝜕𝑡
2. L’écoulement est incompressible, par conséquent div𝑣 ⃗ = 0 ;
3. Le nombre de Reynolds est suffisamment petit pour supposer
un régime d’écoulement laminaire. En pratique, on considère
que c’est le cas, quand 𝑅e < 2000 ;
4. L’écoulement est parallèle à Oz et invariant par rotation autour
de l’axe Oz, d’où 𝑣 ⃗ = 𝑣(𝑟, 𝑧)⃗⃗𝑢⃗⃗𝑧 ;
5. Enfin, on néglige la pesanteur car 𝜌𝑔𝑅 ≪ Δ𝑝.
𝜕𝑣⃗ 𝜕
𝑎(M,
⃗ 𝑡) = 𝑢𝑧 = 0⃗
+ 𝑣𝑧 𝑣𝑧 (𝑟)⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜕𝑡 𝜕𝑧
L’accélération est nulle. En effet, les lignes de champ sont des droites
horizontales et se confondent avec la trajectoire des particules (ré-
gime stationnaire). Or si la vitesse ne dépend pas de z cela signifie
que les particules de fluide se déplacent avec une vitesse constante
en direction et en intensité. L’accélération est donc nulle. On peut aus-
si ajouter que chaque particule de fluide est soumise à deux forces
qui se compensent : les forces de pression et les forces de viscosité.
Sans force de pression, c’est-à-dire sans différence de pression, il ne
peut pas avoir d’écoulement stationnaire.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑝 = 𝜂Δ𝑣.⃗ Projetons cette relation dans la base cylindrique :
𝜕𝑝
∣ = 0
∣ 𝜕𝑟
∣ 𝜕𝑝 d𝑝 1 d d𝑣
∣ 𝑟𝜕𝜃 = 0 ⇒ =𝜂 (𝑟 )
d𝑧 𝑟 d𝑟 d𝑟
∣
∣ 𝜕𝑝 1 d d𝑣
= 𝜂 (𝑟 )
∣ 𝜕𝑧 𝑟 d𝑟 d𝑟
4 : Attention, ici Δ désigne une varia- où Δ𝑝 = 𝑝1 − 𝑝2 est la différence de pression4 entre l’entrée et la
tion et non un laplacien. sortie. En intégrant deux fois on obtient
Δ𝑝 2
𝑣(𝑟) = − 𝑟 + 𝐶1 ln 𝑟 + 𝐶2
4𝜂𝐿
Δ𝑝 2
𝑣(𝑟) = (𝑅 − 𝑟2 ) (3.5)
4𝜂𝐿
𝑥
Le profil des vitesses est parabolique.
8𝜂𝐿
Δ𝑝 = 𝑄 [Formule de Poiseuille] ♡ (3.6)
𝜋𝑅4 𝑉
Analogie électrique
Théorème Π
Le théorème Π ou théorème de Vashy-Buckingham est le théo-
rème fondamental de l’analyse dimensionnelle. Supposons que
nous cherchions une relation entre 𝑛 grandeurs physiques 𝑔𝑖=1..𝑛
que l’on considère pertinentes pour décrire un phénomène. No-
tons 𝑘 le nombre de dimensions fondamentales utilisées par ces
grandeurs (𝑘 ≤ 7).
Il existe alors (𝑛 − 𝑘) produits sans dimension notées 𝜋𝑖 tels que
𝑓(𝜋1 , ..., 𝜋𝑛−𝑘 ) = 0
Grandeurs 𝐿 𝐷 𝜌 𝜂 Δ𝑝𝜂 𝑣
Δ𝑝𝜂
𝜋2 = 1 2
= 𝑓(𝜋1 , 𝑅e )
2 𝜌𝑣
1 𝐿
Δ𝑝𝜂 = 𝜆(𝑅e ) 𝜌𝑣 ̄ 2 ♡ (3.7)
2 𝐷
loi de puissance (ce qui donne une droite avec une échelle logarith-
mique). En effet, en régime laminaire, la perte de charge est donnée
par la formule de Poiseuille
8𝜂𝐿 8𝜂𝐿 𝐿
Δ𝑝𝜂 = 𝑄𝑉 ̄ 2
= 𝑣𝜋𝑅 = 32𝜂𝑣 ̄ 2
𝜋𝑅4 𝜋𝑅4 𝐷
Or le nombre de Reynolds de cet écoulement laminaire s’écrit :
𝜌𝑣𝐷
̄ 𝜌𝑣𝐷
̄
𝑅e = ⇒ 𝜂=
𝜂 𝑅e
1 𝐿 64
Δ𝑝𝜂 = 𝜆 𝜌𝑣 ̄ 2 avec 𝜆 = ( ) ♡ (3.8)
2 𝐷 𝑅e
1 2
Δ𝑃𝑠 = 𝜉 𝜌𝑣inc
2
où 𝜉 est le coefficient de perte de charge singulière et 𝑣inc est la
vitesse moyenne incidente du fluide arrivant sur l’obstacle. Il existe
également des tables donnant 𝜉 en fonction du type d’obstacle.
Machine hydraulique
Puissance fournie : 𝒫 𝑝𝐵
B B’ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐵
𝑝𝐴 A A’
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣𝐴 Pertes de charge : Δ𝑝
𝜂
d𝑚 = 𝑄𝑚 d𝑡 = 𝜌𝑄𝑉 d𝑡
div𝜌 𝑣 ⃗ = 0 ⇒ ∬ 𝜌𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 = ∬ 𝜌𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆
𝒮1 𝒮2
1
ℰc (𝑡 + d𝑡) − ℰc (𝑡) = ℰBB’ AA’
c − ℰc = 𝑄 d𝑡 (𝑣𝐵
2 2
− 𝑣𝐴 )
2 𝑚
Par ailleurs, les forces de pesanteur travaillent d’où le transfert mé-
canique
s’écrit
𝛿𝑊méca = 𝒫 d𝑡
Quant aux forces de pression, leur travail s’exprime par
𝛿𝑊𝑝 = −𝑝ext d𝑉 = 𝑝𝐴 𝑄𝑉 d𝑡 − 𝑝𝐵 𝑄𝑉 d𝑡
1 2 1 2
𝜌 𝑣 + 𝜌 𝑔 𝑧 𝐵 + 𝑝𝐵 = 𝜌 𝑣 𝐴 + 𝜌 𝑔 𝑧𝐴 + 𝑝𝐴 + 𝒫/𝑄𝑉 − Δ 𝑝𝜂 ♡
2 𝐵 2
(3.10)
Notons au passage que l’on retrouve la relation de Bernoulli vu dans
le chapitre sur les fluides parfaits à condition de faire 𝒫 = 0 et Δ𝑝𝜂 =
0.
𝒫
𝑝1 + 𝑒𝑐1 + 𝜌𝑔𝑧1 + = 𝑝2 + 𝑒𝑐2 + 𝜌𝑔𝑧2 + Δ𝑝𝜂
𝑄𝑉
𝑣2 1 1 1
𝑒c = 𝜌 = ∬ ( 𝜌𝑣2 ) 𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 = 𝛼𝜌𝑣2̄
2 𝑄𝑉 2 2
Comme le terme d’énergie cinétique est souvent faible devant les autres
termes, une erreur sur celle ci a peu d’effet sur le résultat. C’est pourquoi
nous prendrons systématiquement 𝛼 = 1.
Formule de Stokes
ligne d’écoulement
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣∞ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑡
où 𝑣⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∞ représente la vitesse de l’écoulement par rapport à la sphère
et loin de la sphère. Cette force de trainée est liée d’une part à un
champ de pression plus important en avant de la bille et d’autre part
Vitesse de sédimentation
aux forces visqueuses. Si l’on étudie la chute d’une bille sphérique
dans un fluide visqueux au repos (loin de la bille), il faut écrire
La physique des suspensions (par-
ticules solides mélangées à un li- ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = −6𝜋𝜂𝑟𝑣 ⃗
𝐹
quide) et des émulsions (goutte-
lettes liquides dispersées dans un
autre liquide non miscible) utilise où 𝑣 ⃗ représente la vitesse de la bille dans le référentiel du labo-
la loi de Stokes car le nombre de ratoire. Cette loi est vérifiée avec une précision meilleure que 1%
Reynolds est assez petit. Lorsqu’on pour 𝑅e < 0, 3. Cette contrainte reste cependant assez forte. En ef-
laisse reposer un liquide conte-
nant de petites particules solides
fet, pour une bille de 1 cm de diamètre tombant dans l’air cela im-
(comme par exemple un mélange pose 𝑣 < 0, 5 mm.s−1 ce qui signifie que la loi du frottement linéaire
eau-argile), les particules vont dé- n’est pas valable (sauf au tout début) dans ce cas. Par contre si la
canter c’est-à-dire sédimenter au chute s’effectue dans un liquide visqueux tel le glycérol (grosso mo-
fond du récipient avec une vitesse
qui dépend de leur dimension ca-
do mille fois plus dense que l’air et un million de fois plus visqueux),
ractéristique. Le temps de décan- la contrainte devient 𝑣 < 0, 5 m.s−1 . Dans ce cas, la loi de Stokes peut
tation donne alors un renseigne- être utilisée si la bille n’est pas trop pesante.
ment sur la taille des grains. En
effet les grains tombent à une vi-
tesse constante pour laquelle le
poids apparent (poids moins la Analyse dimensionnelle
poussée d’Archimède) compense
la force de traînée :
L’analyse précédente n’est valable qu’à petit nombre de Reynolds et
4 3
6𝜋𝜂𝑟𝑣sed = 𝜋𝑟 (𝜌𝑠 − 𝜌𝑙 )𝑔 pour un obstacle sphérique. Plaçons un obstacle quelconque dans
3
2
un écoulement stationnaire de vitesse ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣∞ loin de l’obstacle et cher-
d’où 𝑣sed = 9𝜂 (𝜌𝑠 − 𝜌𝑙 )𝑟2 .
chons la force 𝐹 due à l’écoulement. Le traitement analytique est pos-
sible pour des géométries simples et pour des valeurs faibles de 𝑅e
3.4 Traînée et portance 37
Grandeurs 𝑣∞ 𝐷 𝜌 𝜂 𝐹
𝜌𝑣∞ 𝐷 𝐹 /𝐷2
𝜋1 = 𝑅 e = et 𝜋2 = 2
𝜂 1/2𝜌𝑣∞
1 2 2
𝜋2 = 𝑓(𝜋1 ) ⇒ 𝐹 = 𝜌𝑣 𝐷 𝑓(𝑅e ) (3.12)
2 ∞
Coefficients aérodynamiques
⃗⃗⃗ ⃗⃗
𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑝
ligne d’écoulement
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑣∞
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑡
FIG. 3.10 : Portance et traînée.
1 2
𝐹𝑡 = 𝜌𝑣 𝑆 𝐶𝑥 (𝑅e )
2 ∞
38 3 FLUIDES VISQUEUX
[Link]
[Link]
𝜖12 − 𝜖1
𝐸𝑠 = 𝛾𝒮 avec 𝛾 ≃ ♡ (4.1)
𝑎2
Conséquences expérimentales
Mise en évidence
À retenir
De façon général, on peut traiter une interface comme une mem-
brane tendue : chaque portion de surface est le siège de forces
capillaires réparties sur le contour 𝒞 délimitant la portion de sur-
face. Ces forces sont tangentes à l’interface, perpendiculaires en
tout point de 𝒞 et données par la relation
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑓 = 𝛾dℓ ⃗⃗⃗⃗
𝑛
dynamomètre
𝑔⃗⃗⃗⃗
anneau
boy
Théorème de Laplace
Un petit contour circulaire pris dans la surface libre plane d’un li-
quide en équilibre est soumis à des forces de tension superficielle
situées dans son plan et dont la résultante est nulle. Par contre, pour
une surface sphérique, les forces exercées sur ce même contour ont
une résultante orientée vers l’intérieur de la sphère ; il faut donc une
surpression Δ𝑝 pour que l’équilibre existe. On voit immédiatement
que plus la courbure est importante et plus Δ𝑝 sera grand.
f2
R2 dx
2α
R1
2β
pint p ext
f1 dy
Les forces extérieures sont les forces de pression 𝑝int et 𝑝ext de sorte
que
𝛿𝑊ext = −𝑝ext d𝒱 + 𝑝int d𝒱
Par ailleurs, les forces internes sont les forces de tension superfi-
cielles qui dérivent d’une énergie potentielle :
On a donc
2𝛾
Δ𝑝4𝜋𝑅2 d𝑅 − 8𝛾𝜋𝑅 d𝑅 = 0 ⇒ Δ𝑝 = 𝑝int − 𝑝ext =
𝑅
De la même manière, à l’intérieur d’une bulle de savon, il règne une
surpression
4𝛾
Δ𝑝 = 𝑝int − 𝑝ext =
𝑅
où le facteur 4 est dû au fait que la bulle de savon présente deux
interfaces liquide-gaz. Ainsi la surpression est d’autant plus impor-
tante que la courbure moyenne 𝐶 = 2/𝑅 est importante. La générali-
sation à une géométrie quelconque est donnée par la loi de Laplace-
Young :
Loi de Laplace-Young
1 1
𝑝1 − 𝑝2 = 𝛾 ( + )
𝑅1 𝑅2
2𝛾
Δ𝑝 =
𝑅
Ainsi la pression est plus importante dans les petites bulles. C’est ce
qui explique le phénomène de mûrissement d’une mousse : Le gaz
contenu dans les petites bulles traversent la membrane liquide par
4.3 Mouillage 45
1 1
+ =0
𝑅1 𝑅2
On dit que la courbure moyenne est nulle. Dans la plupart des cas on
obtient des lames planes qui forment une surface minimale (𝑅1 , 𝑅2 → FIG. 4.8 : Lame de savon formant une
caténoide (©Berkeley Science Review).
∞). On peut aussi obtenir des lames avec deux rayons de courbures
opposées comme sur la FIG. 4.8 montrant une caténoïde.
4.3 Mouillage
Angle de contact
liq. ou gaz
Équilibre au contact de trois fluides – Déposons une petite quantité
de liquide 2 sur un autre liquide 1 plus dense. L’ensemble des points ⃗⃗𝛾⃗ ⃗23
liq. 2
en contact avec les deux liquides et l’air forme une ligne, dite ligne ⃗⃗𝛾⃗ ⃗13
𝜃
triple. Intéressons nous aux forces capillaires s’exerçant sur cette
ligne triple. L’équilibre n’est possible que si la résultante des forces ⃗⃗𝛾⃗ ⃗12
capillaires peut s’annuler ce qui définit l’angle de contact 𝜃 : liq. 1
Exercice – Déposons une goutte d’huile d’olive sur de l’eau. Sachant que
𝛾eau-air = 73 mN.m−1 , 𝛾huile-air = 32 mN.m−1 et 𝛾huile-eau = 18 mN.m−1 , dire s’il
y a étalement ou non.
Rép. Comme 73 > 18 + 32, la condition d’équilibre n’est pas respectée et
l’huile d’olive s’étale.
mouillage
complet Dans la direction perpendiculaire à la surface solide, les forces capillaires
ne se compensent pas ce qui signifie que le solide se déforme. On peut
FIG. 4.10 : Différents équilibres d’un li-
quide au contact d’un substrat solide. montrer que pour les solides courants, cette déformation est plus petite
que la taille d’un atome et donc négligeable.
Ascension capillaire
Cte
ℎ= Loi de Jurin
𝑟
où la constante dépend du liquide et de l’angle de contact. On peut
2𝑟
𝑅
2𝛾 cos 𝜃
𝑝ℎ = 𝑝0 −
𝑟
4.3 Mouillage 47
2𝛾 cos 𝜃 2𝛾 cos 𝜃 1
𝑝0 = 𝑝0 − + 𝜌𝑔ℎ ⇒ ℎ=
𝑟 𝜌𝑔 𝑟
Exemple
l’ascension peut donc être très importante. C’est ce qui explique par exemple
les remontées d’humidité par capillarité que l’on peut observer dans des
milieux poreux notamment dans certains bâtiments.
cos 𝜃 𝛾
𝑟≪ √ √
1 − sin 𝜃 𝜌𝑔
𝛾
𝑟≪√ ≃ 2, 7 mm pour l’eau
𝜌𝑔
ANNEXES
OPÉRATEURS DIFFÉRENTIELS A
A.1 L’opérateur gradient . . . 51
Complément de cours sur ce qu’il faut savoir à propos des opérateurs
Définition . . . . . . . . . 51
différentiels utilisés en physique. Propriétés . . . . . . . . . 52
A.2 L’opérateur divergence . 52
Définition . . . . . . . . . 52
Version en ligne Propriétés . . . . . . . . . 53
A.3 L’opérateur rotationnel . 54
[Link] Définition . . . . . . . . . 54
mecaflu_complement1.php Propriétés . . . . . . . . . 54
A.4 L’opérateur laplacien . . 55
Le laplacien scalaire . . . 55
Le laplacien vectoriel . . 56
A.5 Accélération d’une parti-
A.1 L’opérateur gradient cule de fluide . . . . . . . 56
Définition
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad𝑓(M, 𝑡) ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑓(M, 𝑡)
1 2
Exercice – Calculer le gradient des champs suivants : 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥 +
2
𝑦2 + 𝑧 2 ) et 𝑔(𝑟, 𝜃, 𝜑) = − 1𝑟 .
∇𝑓 = (𝑥, 𝑦, 𝑧) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Rép. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ OM et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑔 = 1
⃗⃗⃗ ⃗ ⃗⃗.
𝑢
𝑟2 𝑟
Propriétés
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇(𝛼𝑓 + 𝛽𝑔) = 𝛼⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑓 + 𝛽 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑔 avec (𝛼, 𝛽) ∈ ℝ2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇(𝑓.𝑔) = 𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑔 + 𝑔⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑓
def
∇𝑓(M, 𝑡) ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑓 = 𝑓(M’, 𝑡) − 𝑓(M, 𝑡) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ dℓ avec ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dℓ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
MM’
En conséquence,
d𝑓
∥⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑓∥ =
dℓ
Définition
⃗⃗⃗ ⃗⃗ 𝑡)
div𝐴(M, ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ 𝑡)
∇ ⋅ 𝐴(M,
A.2 L’opérateur divergence 53
𝜕/𝜕𝑥 𝐴𝑥
⃗⃗⃗ ⃗⃗ 𝑦, 𝑧, 𝑡) = ⎛
div𝐴(𝑥, ⎞⋅⎛ ⎞ = 𝜕𝐴𝑥 + 𝜕𝐴𝑦 + 𝜕𝐴𝑧
⎜ ⎟ ⎜
⎜ 𝜕/𝜕𝑦 ⎟ ⎜ 𝐴𝑦 ⎟
⎟ ♡
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
⎝ 𝜕/𝜕𝑧 𝐴
⎠ ⎝ 𝑧 ⎠
(A.2)
La TAB. A.2 donne les différentes expressions de la divergence d’un
champ vectoriel exprimé dans différents systèmes de coordonnées.
⃗⃗⃗ ⃗ ⃗ = ∇ ⋅ 𝐴
⃗⃗⃗ ⃗ ⃗ TAB. A.2 : Expressions de la divergence
Système Expression de div𝐴
dans différents systèmes de coordon-
nées.
𝜕𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑦 𝜕𝐴𝑧
cartésien + +
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
𝜕(𝑟𝐴𝑟 ) 𝜕(𝐴𝜃 ) 𝜕𝐴𝑧
cylindriques + +
𝑟d𝑟 𝑟d𝜃 d𝑧
1 𝜕(𝑟2 𝐴𝑟 ) 1 𝜕(sin 𝜃 𝐴𝜃 ) 1 𝜕𝐴𝜑
sphériques + +
𝑟2 𝜕𝑟 𝑟 sin 𝜃 𝜕𝜃 𝑟 sin 𝜃 𝜕𝜑
Propriétés
⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝛽 𝐵)
div(𝛼𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝛽 div𝐵
⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 𝛼 div𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ avec (𝛼, 𝛽) ∈ ℝ2
⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
div(𝑓.𝐴) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ⋅ (𝑓 𝐴) ∇⋅𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝐴
⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝐴
∇𝑓 = 𝑓div𝐴 grad𝑓
Le flux d’un champ vectoriel 𝐴(M) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ à travers une surface fermée
(𝑆) est égal à l’intégrale sur le volume 𝑉 limité par (𝑆) de la diver-
gence du champ vectoriel.
ext
∬ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
𝐴(M) ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 =∭ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
div𝐴(M) d𝜏 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
avec div𝐴 ∇⋅𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗
M∈(𝑆) M∈𝑉
1 D𝒱
div𝑣 ⃗ =
𝒱 D𝑡
Définition
𝜕 𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑧 𝜕𝐴𝑦
⎛ −
⎛
⎜ 𝜕𝑥 ⎞
⎟
⎛
⎜ ⎞
⎟ ⎜
⎜ 𝜕𝑦 𝜕𝑧 ⎞
⎟
⎟
⎜ ⎟ ⎜
⎜ ⎟
⎟ ⎜ ⎟
⎜
⎜ ⎟
⎟ ⎜ 𝐴𝑦 ⎟ ⎜ 𝜕𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑧 ⎟
𝜕
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot 𝐴 = ⎜ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⎜ ⎟
⎟ ∧⎜
⎜ ⎟
⎟ =⎜
⎜
⎜ − ⎟
⎟ ♡ (A.3)
⎜
⎜ ⎟
𝜕𝑦 ⎟ ⎜⎜ ⎟
⎟ ⎜ 𝜕𝑧 𝑑𝑥 ⎟
⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 𝜕 ⎟ ⎜ ⎜ 𝐴𝑧 ⎟
⎟ ⎜⎜ 𝜕𝐴𝑦 ⎟
𝜕𝐴𝑥 ⎟
⎝ 𝜕𝑧 ⎠ ⎝ −
⎠ ⎝ 𝑑𝑥 𝑑𝑦 ⎠
Propriétés
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot (𝛼𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝛽 𝐵)
⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 𝛼 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝛽 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐵 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ avec (𝛼, 𝛽) ∈ ℝ2
rot ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇ ∧ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad𝑓 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑓) = 0⃗
div (⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐴) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ⋅ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = 0
∇ ∧ 𝐴)
Système ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot 𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗ ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇∧𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗ ⃗
𝜕𝐴𝑧 𝜕𝐴𝑦 𝜕𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑧 𝜕𝐴𝑦 𝜕𝐴𝑥
cartésien ( − , − , − )
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
1 𝜕𝐴𝑧 𝜕𝐴𝜃 𝜕𝐴𝑟 𝜕𝐴𝑧 1 𝜕(𝑟𝐴𝜃 ) 1 𝜕𝐴𝑟
cylindrique ( − , − , − )
𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝜃
1 𝜕(sin 𝜃𝐴𝜑 ) 1 𝜕𝐴𝜃 1 𝜕𝐴𝑟 1 𝜕(𝑟𝐴𝜑 ) 1 𝜕(𝑟𝐴𝜃 ) 1 𝜕𝐴𝑟
sphérique ( − , − , − )
𝑟 sin 𝜃 𝜕𝜃 𝑟 sin 𝜃 𝜕𝜑 𝑟 sin 𝜃 𝜕𝜑 𝑟 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑟 𝑟 𝑑𝜃
A.4 L’opérateur laplacien 55
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot 𝑓 𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ∧ (𝑓 𝐴) ∇𝑓 ∧ 𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝑓 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇∧𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad𝑓 ∧ 𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ + 𝑓.⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot 𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗
Théorème de Stokes
La circulation d’un champ vectoriel le long d’un contour 𝒞 fermé
et orienté est égal au flux du rotationnel de ce champ à travers
une surface 𝒮 délimité par 𝒞.
∮ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
𝐴(M) ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
dℓ = ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐴(M) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆
M∈𝒞 M∈𝒮
avec ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d𝑆 orienté à partir du sens de parcours de 𝒞 et de la règle
du tire-bouchon.
⃗⃗⃗⃗⃗ 1
Ω = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝑣 ⃗
2
Le laplacien scalaire
Le laplacien vectoriel
⃗⃗⃗ ⃗⃗
△𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐴⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ∧ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ∧ 𝐴) ∇ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ ⋅ 𝐴) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗ ⃗⃗ − ∇2 𝐴 grad(div𝐴) ⃗⃗⃗ ⃗⃗ − △𝐴
⃗⃗⃗ ⃗⃗
(𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 ) 𝑢 ⃗⃗⃗⃗𝑥 ) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗𝑥 = (𝑣 ⃗ ⋅ 𝑢 ∇𝑣𝑥 − 𝑣 ⃗ ∧ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 ∧ 𝑢⃗⃗⃗⃗𝑥 )
1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 2
= 𝑣𝑥 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 − 𝑣 ⃗ ∧ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 ∧ 𝑢⃗⃗⃗⃗𝑥 ) = ∇𝑣 − 𝑣 ⃗ ∧ (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 )
2 𝑥
Ainsi en procédant de la même façon pour les deux autres compo-
santes, on obtient
1
(𝑣 ⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇) 𝑣 ⃗ = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇ (𝑣𝑥2 + 𝑣𝑦2 + 𝑣𝑧2 )− 𝑣∧( ⃗⃗⃗⃗𝑥 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑥 ∧ 𝑢 ∇𝑣𝑦 ∧ 𝑢⃗⃗⃗⃗𝑦 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∇𝑣𝑧 ∧ 𝑢⃗⃗⃗⃗𝑧 )
2
Grandeurs physiques
𝑎⃗ Accélération (m.s−2 )
⃗⃗⃗ ⃗⃗
𝐵 Champ magnétique (T)
ℰ Energie (J)
⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝐸 Champ électrique (V.m−1 )
𝑚 Masse (kg)
𝒫 Puissance (W)
𝑝 Pression (Pa)
𝑇 Température (K)
𝑡 Temps (s)
𝑣⃗ Vitesse (m.s−1 )
𝑊 Travail (J)
𝜂 Viscosité (Pa.s)
𝜎 Contrainte (N.m−2 )
Symboles mathématiques
def
= Relation de définition
(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑥 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑦 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 ) Base cartésienne
(𝑟, 𝜃, 𝑧) Coordonnées cylindriques
(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑟 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝜃 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧 ) Base cylindrique
(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑟 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝜃 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢𝜑 ) Base sphérique
𝐴𝑧 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ ⋅ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Composante suivant l’axe (O𝑧) : 𝐴𝑧 = 𝐴 𝑢𝑧
⃗⃗⃗ ⃗⃗
∫C 𝐴(M) ⋅ dℓ ⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗ le long du circuit C
Circulation de 𝐴
⃗⃗⃗ ⃗⃗
∬S 𝐴(M) 𝑛 d𝑆
⋅ ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗ ⃗⃗
Flux d’un champ vectoriel 𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
grad𝑓 ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∇𝑓 Gradient d’un champ scalaire
⃗⃗⃗ ⃗⃗ ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
div𝐴 ∇⋅𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ Divergence d’un champ vectoriel
⃗⃗⃗ ⃗⃗ ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
rot𝐴 ∇∧𝐴 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ Rotationne d’un champ vectoriel
Δ𝑓 = ∇2 𝑓 Laplacien scalaire