Méthode de Notation
Méthode de Notation
GUIDE DE CORRECTION
MAI 2006
ÉPREUVE UNIFORME DE FRANÇAIS,
LANGUE D’ENSEIGNEMENT ET LITTÉRATURE
GUIDE DE CORRECTION
MAI 2006
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TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION ...........................................................................................................................1
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION......................................................................................................5
Sous-critère 1 .................................................................................................................................10
Sous-critère 2 .................................................................................................................................16
Sous-critère 3 .................................................................................................................................19
Sous-critère 4 .................................................................................................................................26
Sous-critère 5 .................................................................................................................................30
Sous-critère 6 .................................................................................................................................35
Sous-critère 7 .................................................................................................................................46
Sous-critère 8 .................................................................................................................................81
A N N E X E ................................................................................................................................105
INDEX .........................................................................................................................................119
INTRODUCTION
Le présent guide de correction renferme des indications permettant d’interpréter chacun des critères
de la grille d’évaluation de l’épreuve de français. On y définit également chaque niveau de l’échelle
d’appréciation utilisée pour évaluer la performance de l’élève.
Ce guide de correction n’est ni un manuel normatif sur la dissertation critique, ni un traité sur la
structure des textes, ni une grammaire normative de la langue française. C’est un outil qui sert
essentiellement à assurer une interprétation uniforme des critères de correction.
BUT DE L’ÉPREUVE
Le but de l’épreuve uniforme de français est de vérifier que l’élève possède, au terme des trois
cours de formation générale commune en langue d’enseignement et littérature, les compétences
suffisantes en lecture et en écriture pour comprendre des textes littéraires et pour énoncer un
point de vue critique qui soit pertinent, cohérent et écrit dans une langue correcte.
NATURE DE L’ÉPREUVE
La nature de l’épreuve est la suivante : l’élève doit rédiger une dissertation critique à partir de
textes littéraires sur lesquels il appuie sa réflexion. L’élève dispose de quatre heures trente
minutes pour prendre connaissance des textes littéraires qui lui sont proposés et pour rédiger un
texte de 900 mots.
DISSERTATION CRITIQUE
La dissertation critique est un exposé écrit et raisonné sur un sujet qui porte à discussion. Dans
cet exposé, l’élève doit prendre position sur le sujet et soutenir son point de vue à l’aide
d’arguments cohérents et convaincants et à l’aide de preuves tirées des textes proposés et de ses
connaissances littéraires.
La dissertation critique se distingue de l’essai critique par le fait qu’un point de vue sur le sujet
est suggéré par une affirmation explicite ou implicite. L’élève doit prendre position par rapport à
cette assertion et défendre son point de vue.
1
INTRODUCTION
La dissertation critique intègre les habiletés des trois cours de la formation générale : analyser,
disserter, critiquer. La capacité d’analyse se vérifie à travers les preuves que l’élève tire des
textes à l’étude pour appuyer sa démonstration, l’habileté à disserter passe par la discussion
logique de l’affirmation proposée et l’habileté à critiquer transparaît dans la prise de position
défendue tout le long du texte.
GRILLE D’ÉVALUATION
Il est important de retenir que les correctrices ou les correcteurs doivent porter un jugement
qualitatif tout en repérant objectivement des manifestations dans le texte.
À chaque épreuve, une Clé de correction détaillée des sujets proposés accompagne le guide de
correction. Cette clé a trait particulièrement aux sous-critères du critère Compréhension et qualité
de l’argumentation. On y présente :
b) des possibilités de réponses, c’est-à-dire des arguments pouvant appuyer la thèse défendue
par l’élève et des preuves à l’appui de ces arguments (sous-critère 2);
2
INTRODUCTION
N. B. : Le correcteur, comme lecteur, doit accepter des arguments originaux non prévus
dans la Clé de correction et s’attarder à juger la vraisemblance du point de vue
de l’élève ainsi que la cohérence et la pertinence du texte de l’élève par rapport
aux sujets et aux textes proposés.
SEUIL DE RÉUSSITE
L’élève doit obtenir une cote globale* supérieure ou égale à C à chacun des trois principaux
critères : I – Compréhension et qualité de l’argumentation, II – Structure du texte de l’élève,
III – Maîtrise de la langue. La cote C représente un niveau de compétence jugé suffisant. Ainsi, dès
qu’une des trois cotes est égale ou inférieure à D, un verdict d’échec est attribué.
Pour obtenir la cote globale des critères I et II, additionner la valeur des cotes obtenues pour
chacun des sous-critères selon le barème qui suit : a=6, très bien; b=5, bien; c+=4, assez bien;
c=3, suffisant; d=2, insuffisant; e=1, médiocre; f=0, nul. Pour le troisième critère, additionner le
nombre de fautes aux sous-critères 6 à 8. Étant donné que le sous-critère du vocabulaire est
évalué de façon qualitative, on doit transformer la cote obtenue en nombre de fautes selon
l’échelle qui suit : a=0; b=2; c+=3; c=4; d=6; e=8; f=10. Comme pour les épreuves antérieures, un
élève ne peut commettre plus de 30 fautes dans un texte de 900 mots, ce qui correspond à une faute
aux 30 mots.
Le tableau ci-dessous indique la correspondance entre les valeurs totales obtenues et les cotes
globales.
3
INTRODUCTION
CRITÈRES
Sous-critères*
1. L’élève traite de façon explicite tous les éléments de l’énoncé du sujet de rédaction.
3. L’élève fait preuve d’une compréhension juste des textes littéraires et de leur
fonctionnement, et il sait intégrer, de façon appropriée, des connaissances littéraires dans
son texte.
7. L’élève construit des phrases correctes et place adéquatement les signes de ponctuation.**
* Les sous-critères 1 à 6 sont évalués à l’aide d’une échelle d’appréciation comptant sept
niveaux :
4
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
L’échelle d’appréciation permet de porter un jugement pour chacun des sous-critères qui sont
évalués de façon qualitative. Une échelle descriptive détaillée fournit les indices servant à porter ce
jugement. L’échelle comporte sept niveaux qui vont de « très bien » à « nul ». Une cote est
associée à chaque niveau. La valeur de chaque cote est indiquée entre parenthèses (voir l’encadré).
Chacun des six sous-critères évalués à l’aide de l’échelle d’appréciation renferme trois aspects.
L’élève doit démontrer qu’il maîtrise les trois aspects reliés à chacun de ces sous-critères.
Le jugement de « bonne maîtrise » signifie que l’élève satisfait efficacement aux exigences
générales de l’aspect. Le jugement de « maîtrise suffisante » exprime que, bien que l’élève ne
réponde qu’en partie aux exigences de l’aspect, il maîtrise suffisamment l’aspect. Enfin, le
jugement de « non-maîtrise » désigne le fait que l’élève ne satisfait pas aux exigences minimales de
l’aspect.
L’évaluation de chaque aspect est qualitative et permet d’établir une cote en fonction de la maîtrise
des aspects respectifs de chaque critère. Avant d’attribuer une cote, il est nécessaire d’examiner
tous les aspects du critère pour éviter de surestimer ou de sous-estimer un aspect au détriment des
autres. Cette méthode d’évaluation permet au correcteur de mieux déterminer le niveau de
performance de l’élève.
Le tableau qui suit présente, en résumé, les aspects respectifs de chacun des sous-critères.
5
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
1. La structure du développement.
5 2. La construction des paragraphes.
3. L’enchaînement des idées.
À la page suivante, on présente une échelle descriptive qui s’applique aux six premiers sous-
critères et la légende expliquant le jugement pour chacun des aspects.
6
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
+ = bonne maîtrise
+/– = maîtrise suffisante
– = non-maîtrise
Le correcteur évalue qualitativement chaque aspect et se réfère au barème suivant pour établir la
cote. Peu importe l’aspect en cause, on applique les règles suivantes :
Aspects Commentaire
B + + +/– L’élève démontre qu’il maîtrise deux aspects et que l’autre est
Bien plus ou moins maîtrisé.
+ +/– +/– L’élève démontre qu’il maîtrise un aspect et que les deux
autres sont plus ou moins maîtrisés.
C + +/– – L’élève démontre qu’il maîtrise un aspect, qu’un autre est plus
Suffisant ou moins maîtrisé et qu’un troisième ne l’est pas.
+/– +/– +/– L’élève démontre qu’il maîtrise plus ou moins les trois aspects.
+/– +/– – L’élève démontre qu’il maîtrise plus ou moins deux aspects et
D que l’autre n’est pas maîtrisé.
Insuffisant
+ – – L’élève démontre qu’il maîtrise un aspect mais non les deux
autres.
7
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
L’élève traite de façon explicite tous les éléments de l’énoncé du sujet de rédaction.
L’élève développe un point de vue critique à l’aide d’arguments cohérents et convaincants et à l’aide de preuves
pertinentes puisées dans les textes proposés.
1. La valeur des arguments en relation avec le sujet de rédaction ou le point de vue de l’élève, et leur
cohérence.
2. La pertinence des illustrations ou des preuves.
3. L’efficacité des explications.
L’élève fait preuve d’une compréhension juste des textes littéraires et de leur fonctionnement, et il sait intégrer, de
façon appropriée, des connaissances littéraires dans son texte.
1. La structure du développement.
2. La construction des paragraphes.
3. L’enchaînement des idées.
8
ÉCHELLE D’APPRÉCIATION
L’élève emploie un vocabulaire précis et varié, et sa façon de s’exprimer est claire et diversifiée.
L’élève construit des phrases correctes et place adéquatement les signes de ponctuation.
La syntaxe
Est considérée comme une erreur de syntaxe toute erreur relative à l’ordre des mots et à la construction des
phrases. Qu’elles soient simples ou complexes, les phrases sont correctement construites, c’est-à-dire que
tous les mots essentiels à la compréhension de la phrase sont présents, que l’ordre des mots est correct et que
les éléments suivants sont bien employés : pronoms; forme, mode et temps des verbes; prépositions et
conjonctions.
La ponctuation
Une erreur de ponctuation vaut une demi-faute. Les signes de ponctuation sont correctement utilisés. Le
point termine la phrase; le point d’interrogation apparaît après une phrase interrogative directe; le point-
virgule sépare entre elles les propositions liées par le sens; les deux-points amènent une citation, une
énumération, une explication ou une définition. La virgule sépare des éléments juxtaposés, coordonnés et des
accidents de discours, c’est-à-dire des ajouts aux constituants de base de la phrase ou des déplacements de
ces constituants.
Est considérée comme une erreur d’orthographe d’usage toute erreur à un mot qui fait l’objet d’une entrée au
dictionnaire.
N. B. Cette erreur n’est comptée qu’une seule fois par texte, par mot mal orthographié.
Certaines erreurs d’orthographe d’usage (les majuscules, les accents, les coupures de mots, etc. (voir p. 83-
88)) sont considérées comme des demi-fautes.
Est considérée comme une erreur d’orthographe grammaticale toute erreur contrevenant à l’application
d’une règle de grammaire.
N. B. Cette erreur est comptée autant de fois qu’elle apparaît dans le texte.
9
SOUS-CRITÈRE 1
Sous-critère 1
L’élève traite de façon explicite tous les éléments de l’énoncé du sujet de rédaction.
Pour juger ce sous-critère, il faut tenir compte de l’ensemble du texte et vérifier si l’élève
respecte les exigences du sujet de rédaction. La Clé de correction détaillée indique les éléments
essentiels que l’élève doit aborder dans son texte. On vérifie ici que les éléments sont présents et
explicites dans le texte de l’élève et qu’ils sont bien compris. Aussi, ces éléments doivent faire
l’objet d’un développement dans l’ensemble du texte de l’élève. De plus, on examine si l’élève
respecte la tâche qui lui est demandée, c’est-à-dire rédiger une dissertation critique. Pour ce
faire, on relève, dans le texte, la présence d’un point de vue critique. Ce point de vue doit être
clair, cohérent et constant. Bref, par ce sous-critère, on vérifie que l’élève a bien tenu compte des
éléments du sujet de rédaction et qu’il a respecté la consigne de rédaction.
Tous les éléments : L’élève doit aborder les éléments qu’on lui demande de traiter dans
l’énoncé du sujet. La Clé de correction présente ces éléments. Ce
sont, règle générale, le thème ou le sujet de la question, le problème
soulevé dans l’affirmation et les textes soumis à l’étude.
Point de vue critique : Le point de vue critique est la thèse que soutient l’élève par rapport
à l’affirmation qui lui est présentée. Ce point de vue peut apparaître
en filigrane tout au long du texte ou de façon explicite en
introduction et en conclusion. Il peut aussi se déduire de
l’argumentation ou de la démonstration faite dans le développement.
Différentes positions peuvent être prises : l’élève peut appuyer
10
SOUS-CRITÈRE 1
L’élève doit démontrer qu’il tient compte des éléments de l’énoncé du sujet de rédaction, qu’il
les interprète justement, qu’il les développe de façon adéquate et qu’il respecte la consigne en
soutenant un point de vue critique.
Trois aspects permettent de juger si l’élève traite de façon explicite tous les éléments de l’énoncé
du sujet de rédaction :
On vérifie ici si l’élève expose clairement les notions, les points qu’on lui demande de
discuter dans l’énoncé du sujet de rédaction. Les éléments essentiels sont repérables,
observables et vérifiables dans le texte de l’élève. La Clé de correction présente les éléments
essentiels dont l’élève doit tenir compte. L’élève doit démontrer également qu’il a bien
compris le sens de la question, qu’il en a interprété justement les différents éléments. De plus,
on vérifie ici que le sens donné aux éléments est clair et univoque tout au long du texte.
L’omission d’un ou de plusieurs éléments est pénalisée. Cependant, on accepte que l’élève
réfère implicitement à la question par des synonymes. L’énoncé textuel de la question dans le
sujet posé ou sa reprise dans la conclusion, ou le fait que cette question ne soit pas clairement
traitée dans le développement, constituent une faiblesse à cet aspect. De plus, aux questions
qui exigent la comparaison de deux éléments, l’élève qui ne traiterait que d’un seul d’entre
eux serait pénalisé.
11
SOUS-CRITÈRE 1
¾ L’élève croit que l’adjectif « dramatique » signifie « émotions créées chez les
spectateurs » quand, dans la question, on demande explicitement d’examiner la « tension
dramatique » entre les personnages. L’élève attribue à l’adjectif « dramatique » un sens
qu’il n’a pas dans le contexte de la question (dans la Clé de correction, on définit ce qui
est acceptable).
¾ L’élève interprète la question en lui donnant une portée plus grande ou plus restreinte
qu’elle n’en a. Par exemple, en ce qui concerne la question qui demande si le thème de
l’éloignement est traité de façon similaire chez Vigneault (« Ah que l’hiver ») et Dor (« La
Manic »), l’élève affirme que l’hiver, moment de l’année où l’homme s’éloigne de son
foyer, rappelle aux Québécois leur misère et la soumission qu’ils ont envers les Anglais et
le Clergé, thèmes qui font l’objet de son développement. Par ailleurs, à la question qui lui
demande si le vieux et la vieille ont perdu leurs illusions dans l’extrait des Violons de
l’automne, l’élève répond en prouvant dans tout son texte que le vieux et la vieille ont
perdu leurs illusions par rapport au mariage seulement, ce qui constitue une restriction de
la question.
12
SOUS-CRITÈRE 1
Ainsi, un développement inutile, c’est-à-dire qui n’est pas relié au sujet de rédaction ou à des
thèmes liés à celui-ci est pénalisé. Il en va de même pour l’absence du développement d’un
élément nécessaire pour traiter en tout ou en partie la problématique soulevée par le sujet de
rédaction. Le développement d’un élément qui aurait pu servir au traitement de la question,
mais que l’élève omet de relier à celle-ci, se voit aussi pénalisé.
Développement d’éléments inutiles (ou absence de lien avec le sujet ou ses thèmes)
¾ l’élève expose dans un paragraphe l’importance du romantisme au XIXe siècle sans
relier cet exposé à la question ou aux thèmes de la question (injustice, répression, etc.);
¾ l’élève relève différentes figures de style présentes dans les deux textes, mais ce relevé,
même s’il est juste, ne contribue pas à répondre à la question;
¾ l’élève relève des caractéristiques présentes dans les textes, mais elles sont inutiles pour
traiter de la question ou il ne les met pas en lien avec la question : l’âge des
personnages, la présence de l’armée dans les deux textes, la description des lieux, etc.
13
SOUS-CRITÈRE 1
Dans une dissertation critique, on demande à l’élève de prendre position par rapport à une
affirmation. Deux possibilités s’offrent à l’élève : ne dévoiler sa prise de position qu’en
conclusion ou laisser transparaître son point de vue tout au long du texte. Dans le premier cas,
on ne pénalise pas un élève qui aurait choisi de garder pour la fin son jugement; dans le
second cas, on vérifie que l’élève développe bel et bien un point de vue critique tout au long
de son texte.
Le point de vue critique comprend une thèse, c’est-à-dire le point de vue défendu par l’élève,
et une argumentation, c’est-à-dire des arguments, des preuves et des explications. La
cohérence et la valeur des arguments et des preuves ainsi que l’efficacité des explications sont
des aspects évalués au deuxième sous-critère. Ici, on vérifie la présence d’un point de vue
critique qui soit clair, cohérent et constant. Il arrive que l’élève ne développe pas de point de
vue critique sur l’affirmation présentée et qu’il s’en tienne à une explication de texte ou à un
résumé. Il arrive aussi qu’il ne développe un point de vue critique que dans une partie de son
texte. Il se peut aussi que la cohérence du point de vue de l’élève ne soit pas explicite ou
facile à dégager ou qu’il soit contradictoire : c’est à cet aspect que tous ces problèmes seront
pénalisés.
L’élève peut choisir l’une des deux entrées qui suivent pour discuter de la question. D’une
part, il peut défendre la thèse que l’affirmation est juste, ou non, ou partiellement juste, et
expliquer pourquoi elle l’est ou ne l’est pas. D’autre part, il peut d’abord analyser
l’affirmation et conclure ensuite qu’elle est juste ou non.
Un élève ne peut se contenter de faire l’analyse de deux textes sans prendre position par
rapport à l’affirmation qui lui est proposée. Sa prise de position doit être :
14
SOUS-CRITÈRE 1
L’élève a choisi de discuter du thème de l’éloignement pour voir si ce thème est traité de
façon similaire ou non dans les chansons « Ah que l’hiver » de Gilles Vigneault et « La
Manic » de Georges Dor. Dans son dernier point de développement, l’élève examine le
comportement des deux femmes pour conclure que les images de la femme à la maison et
de la femme idéalisée s’opposent dans les deux textes, sans établir de liens avec
l’éloignement.
¾ Cohérence de la thèse : des éléments ne convergent pas vers la prise de position.
Dans son introduction, l’élève affirme que le vide de l’existence est présenté de manière
différente dans les textes proposés. Dans son développement, il présente les ressemblances
puis les différences dans les deux textes. Dans sa synthèse, il montre que les deux romans
peuvent être associés à la littérature réaliste. Dans sa conclusion, l’élève reprend sa thèse
de départ, le vide de l’existence est présenté de manière différente, sans tenir compte des
ressemblances qu’il a analysées dans son développement.
¾ Clarté de la thèse : Dans son introduction, l’élève dit que les deux textes parlent de la
même chose, c’est-à-dire de la présence du vide de l’existence. Le développement tend à
démontrer que les personnages des deux textes ont sensiblement les mêmes
problèmes, sans expliciter que le vide de l’existence est présenté de manière semblable.
En conclusion, le point de vue critique est absent.
BONNE MAÎTRISE : Le point de vue critique soutenu par l’élève est clair, cohérent et
constant.
MAÎTRISE Le point de vue critique soutenu par l’élève est clair, mais plus ou
SUFFISANTE : moins cohérent ou constant.
OU
Le point de vue critique soutenu par l’élève est constant, mais plus ou
moins clair et cohérent.
NON-MAÎTRISE : Le point de vue critique soutenu par l’élève est peu clair, peu cohérent
et plus ou moins constant ou absent.
OU
Le point de vue critique soutenu par l’élève n’est pas clair, ni
cohérent, ni constant.
15
SOUS-CRITÈRE 2
Sous-critère 2
Cohérents : Les arguments sont dits cohérents s’ils sont reliés harmonieusement
entre eux, s’ils ne présentent aucune contradiction et s’ils sont en lien
avec le point de vue de l’élève.
16
SOUS-CRITÈRE 2
17
SOUS-CRITÈRE 2
Les illustrations ou les preuves servent à soutenir les arguments; elles sont considérées
comme pertinentes lorsqu’elles sont reliées à l’argument développé par l’élève. Les
illustrations ou les preuves sont soit des citations, soit des allusions au texte, ou encore, des
résumés de certains passages. Les citations trop longues peuvent perdre de leur pertinence,
soit à cause du peu d’explications, soit parce qu’elles sont partiellement exploitées, soit parce
qu’il est difficile de cibler les éléments pertinents. Par ailleurs, une bonne preuve n’est pas
forcément une citation : il faut accepter comme preuve une référence au texte accompagnée
d’une explication de l’élève. Enfin, une preuve peut demeurer pertinente, même si l’argument
est plus ou moins cohérent par rapport au sujet de rédaction ou même si l’argument est plus
ou moins convaincant par rapport au point de vue développé par l’élève. Bref, on évalue à cet
aspect le rôle de la preuve par rapport à l’argument, l’efficacité de la preuve et la capacité de
l’élève à illustrer ses propos.
On vérifie ici la capacité de l’élève à établir des liens entre les preuves et les arguments ainsi
que la capacité de créer une chaîne d’idées en relation avec le sujet de rédaction ou avec le
point de vue développé. L’élève fournit des commentaires ou des explications venant préciser
ou prouver ses arguments et ses preuves. Il ne doit pas se limiter à énumérer des preuves ou à
résumer des passages des textes proposés : il doit les expliquer et les développer. Cependant,
il peut arriver qu’une preuve parle par elle-même et qu’une explication soit superflue ou
redondante. En résumé, par cet aspect, on vérifie si l’élève sait exploiter et mettre en valeur
les preuves et les arguments qu’il emploie.
18
SOUS-CRITÈRE 3
Sous-critère 3
L’élève fait preuve d’une compréhension juste des textes littéraires et de leur fonctionnement,
et il sait intégrer, de façon appropriée, des connaissances littéraires dans son texte.
On entend par « connaissances littéraires générales » la référence à d’autres œuvres que les
textes proposés, le fait de relier ces textes à des courants ou tendances littéraires, ou le fait
d’avoir recours à des connaissances culturelles et sociohistoriques qui conviennent au sujet de
rédaction. Ces connaissances générales sont évaluées au troisième aspect du sous-critère.
19
SOUS-CRITÈRE 3
On évalue ici la capacité de l’élève à bien comprendre les textes littéraires qui lui sont
proposés. Cette compréhension transparaît dans le texte à travers les arguments, les preuves et
les explications que celui-ci propose. On peut y déceler qu’il a reconnu les idées principales et
secondaires des textes proposés et qu’il sait dégager des thèmes des textes et des valeurs
véhiculées par les textes, tout en respectant le sujet de rédaction. Toutefois, il arrive qu’un
élève ne s’arrête qu’à des éléments négligeables du texte ou qu’à des passages qu’il déforme
pour justifier ses propos. Dans ces cas, il fait preuve d’une plus ou moins bonne
compréhension du ou des textes proposés.
De plus, on évalue la capacité de l’élève à reconnaître le sens propre et le sens figuré des mots
et des phrases du texte. C’est donc à cet aspect qu’on pénalise un élève qui ne fait pas la
démonstration qu’il sait inférer justement la signification des mots et des phrases. Un élève ne
peut se limiter à une interprétation de premier niveau des mots et des phrases lorsque le
contexte leur attribue une signification autre, tout comme il ne peut donner aux mots et aux
phrases une interprétation exagérée ou peu en rapport avec le texte ou le contexte. Bref, au
terme de la lecture de la copie de l’élève, on constate que celui-ci a une compréhension juste
des textes proposés.
BONNE MAÎTRISE : L’élève sait bien dégager des idées et des thèmes reliés au propos
des textes proposés ainsi que les significations justes des mots et
des phrases.
MAÎTRISE L’élève ne sait dégager qu’en partie des idées et des thèmes reliés
SUFFISANTE : au propos des textes proposés ainsi que les significations justes des
mots et des phrases.
NON-MAÎTRISE : L’élève ne sait pas dégager des idées et des thèmes reliés au propos
des textes proposés ainsi que les significations justes des mots et
des phrases.
Les connaissances littéraires formelles concernent toute référence ou toute allusion que
l’élève fait à propos de la forme du ou des textes à l’étude. L’élève fait preuve de compétence
littéraire parce qu’il est capable de reconnaître le fonctionnement d’un texte, c’est-à-dire qu’il
sait établir des relations entre la forme et le contenu des textes. Cette compétence peut
transparaître de différentes façons dans le texte de l’élève. Ce dernier peut employer le
métalangage propre à l’analyse littéraire : il peut nommer et expliquer des procédés langagiers
ou stylistiques et des notions littéraires. Ces explications sont au service de sa démonstration.
Aussi, dès que l’élève établit un lien entre ce qui est dit et la manière de le dire, il y a
présence d’une « connaissance littéraire formelle ».
20
SOUS-CRITÈRE 3
La présence de « connaissances littéraires formelles » se manifeste, selon le cas, par une brève
explication ou par un développement élaboré dans lequel l’élève établit un lien entre son
observation formelle et son point de vue critique. Ces observations formelles concernent les
procédés que l’auteur a utilisés pour s’exprimer. Bref, dès que l’élève manifeste une
sensibilité à ce qui relève de l’organisation du discours et du contenu, on considère qu’il traite
de la forme. Pour évaluer ce sous-critère, le correcteur porte un jugement global sur
l’ensemble de la copie.
Ce n’est pas le nombre de connaissances formelles qui importe mais leur qualité : elles sont
justes et pertinentes par rapport au point de vue défendu par l’élève. Elles apportent des
précisions ou des nuances qui complètent sa pensée et qui enrichissent sa démonstration. Des
« connaissances littéraires formelles » non reliées au sujet de rédaction ou au point de vue de
l’élève perdent de leur pertinence. Un élève ne peut se contenter d’énumérer des
caractéristiques formelles des textes à l’étude sans les relier au sujet de rédaction ou à sa
démonstration.
Pour évaluer ces « connaissances littéraires formelles », on doit tenir compte de deux facteurs
qualitatifs :
Voici des exemples, tirés du texte d’un élève, qui apprécient les différents facteurs à
considérer dans l’évaluation des « connaissances littéraires formelles », à partir d’un sujet de
l’épreuve de décembre 2000 : « Dans son poème “L’Eau”, Anne Hébert présente une image
inquiétante de l’eau. Discutez. »
Tout d’abord, nous analyserons la forme du poème. Ce poème n’a aucune structure
métrique. De plus, le nombre de vers par strophe est variable. La strophe la plus courte
contient seulement deux vers et la plus longue en contient onze, ce qui prouve que le nombre
de vers est variable. En plus, le poème « L’Eau » ne contient aucune rime, à l’exception de la
sixième strophe dont quatre des cinq vers finissent par le mot « eau ». Donc, par la forme du
texte, nous pouvons déduire que ce poème fait partie du courant de la modernité.
Ce point de développement, qui apparaît au tout début du texte de l’élève, peut être considéré
comme un développement élaboré. Ce que l’élève dit de la forme est juste, mais son
observation n’est pas pertinente parce qu’elle est plaquée et que l’élève ne relie pas son
observation à la question à laquelle il doit répondre.
21
SOUS-CRITÈRE 3
Ensuite, Anne Hébert perçoit l’eau comme un élément qui se présente sous plusieurs formes,
comme le démontrent ces champs lexicaux : « l’eau noire, l’eau blanche, rougeâtres, bleu,
blanche, vert », « l’eau fraîche, l’eau salée, l’eau croupie, l’eau boueuse ». Le premier
champ lexical, qui énumère toutes les couleurs que l’auteur attribue à l’eau, et le deuxième,
qui énumère les différentes formes de l’eau, prouvent que l’auteur tente de décrire l’eau sous
toutes ses formes.
Dans cette partie de développement, l’observation formelle est juste. Cette observation, qui
sert de preuve, est liée à une partie du sujet (le poème « L’Eau »), mais elle est peu pertinente,
étant donné que, dans son explication, l’élève n’établit pas de relation entre les couleurs de
l’eau et la thèse de l’image inquiétante de l’eau qu’il tente de défendre.
Finalement, l’hypocrisie de l’eau est exprimée dans cet extrait : « Attirance de l’eau /
Trahison de l’eau / Enchantement de l’eau ». Cette énumération accentue l’idée que l’eau est
attirante et que c’est ce qui la rend si dangereuse. De plus, à la ligne 50, « Malgré l’arc-en-
ciel / Après le déluge », l’auteure exprime l’idée que l’eau, par sa beauté, essaie de faire
oublier à quel point elle est dangereuse. L’auteur, par la personnification « Elle garde un
amer / Ressentiment / D’avoir perdu / Son ancienne autorité », rattache l’eau à une personne
qui veut se venger.
Dans cette partie de développement, les observations formelles sont justes et pertinentes.
Elles sont en lien direct avec le point de vue de l’élève et servent d’explications à l’argument
qu’il défend, à savoir que l’image de l’eau est inquiétante.
22
SOUS-CRITÈRE 3
On tient compte ici des références que l’élève fait à d’autres œuvres, des liens qu’il établit
entre les textes et les courants ou tendances littéraires, et on reconnaît également l’utilisation
de connaissances culturelles et sociohistoriques qui conviennent au sujet de rédaction.
Ce n’est pas le nombre de connaissances générales qui importe mais leur qualité. Les
connaissances littéraires sont pertinentes lorsqu’elles s’incorporent bien au texte de l’élève.
Elles apportent des précisions ou des nuances qui complètent sa pensée ou qui enrichissent sa
démonstration. Elles ne sont pas « plaquées », c’est-à-dire qu’elles font corps avec le reste du
texte.
Pour évaluer ces connaissances littéraires générales, on doit tenir compte de deux facteurs
qualitatifs :
Voici des exemples, tirés de copies d’élèves, commentés selon les différents facteurs à
considérer dans l’évaluation des connaissances littéraires générales. Ces exemples ont été
extraits de rédactions portant sur le deuxième sujet de l’épreuve de mai 2001 : « Est-il juste de
dire que la mésentente entre les personnages est de même nature dans les textes de Clémence
DesRochers et de Michel Tremblay? »
Cette première phrase de l’introduction contient des informations qui ne sont pas tout à fait
justes parce qu’elles sont réductrices à l’égard de la littérature québécoise et qu’elles limitent
cette dernière aux types de textes proposés.
23
SOUS-CRITÈRE 3
Les débats concernant la langue française ont préoccupé et préoccupent encore aujourd’hui
les écrivains québécois. Le joual était au cœur de ces débats à savoir si son utilisation dans
les pièces de théâtre ou dans les livres était acceptable. Le précurseur de ce style linguistique
a été Michel Tremblay qui a osé écrire et présenter ses œuvres en joual.
Ce début d’introduction présente une connaissance littéraire générale considérée comme juste
parce qu’il est vrai que Les Belles-Sœurs de Tremblay a soulevé le débat sur l’utilisation du
joual au théâtre. De plus, cette connaissance est pertinente, puisqu’elle est directement en lien
avec un des thèmes du texte de Tremblay et avec le sujet de rédaction.
Tout au long de l’échange, DesRochers construit des quiproquos en se basant sur les
définitions de certains mots qui sont différentes au Québec et en France. « Je veux dire un
genre de petit torchon…» « Un torchon? Madame veut peut-être essuyer la vaisselle? » est
un extrait qui démontre bien la présence de signifiés différents. Bien entendu, le tout est
rendu de manière amusante et un peu absurde (comme le fait l’excellent Yvon Deschamps).
Nous pouvons même établir des parallèles entre cette mésentente et celle entre l’élève et le
professeur en ce qui concerne la leçon de philologie comparée dans La Leçon d’Eugène
Ionesco. En effet, les deux mésententes sont basées sur le sens des termes selon la culture,
dans « Un savon perdu dans Paris », et l’éducation, dans La Leçon.
Dans cette partie du développement, l’élève fournit une explication lui permettant d’établir un
lien entre le texte de DesRochers et La Leçon d’Ionesco. Sa référence est juste et son
commentaire rend pertinente cette association. De plus, l’allusion à Yvon Deschamps est tout
à fait appropriée.
Également, j’ai pu remarquer que Michel Tremblay ainsi que Clémence DesRochers et
Antonio Skármeta dans Une ardente patience montrent, grâce à leurs personnages, qu’ils
veulent du changement, mais dans le fond ils se rendent compte que leurs coutumes sont
mieux que celles d’un autre pays.
Dans cette conclusion, la référence à Skármeta est juste, puisque cet écrivain sud-américain
est bien l’auteur du roman mentionné. Cependant, le commentaire de l’élève est trop général
et ne reflète ni les propos de Tremblay, ni ceux de DesRochers, ni même ceux de Skármeta.
Dans cette conclusion, l’élève établit un lien juste et très pertinent entre les textes proposés,
qui datent d’au moins vingt ans, et une œuvre récente qui débat aussi entre autres du problème
linguistique.
24
SOUS-CRITÈRE 3
N. B. Les connaissances littéraires prises intégralement dans le dictionnaire ne sont pas reconnues si elles ne sont
pas placées entre guillemets et si la source n’est pas indiquée. Toutefois, si la connaissance placée entre
guillemets est habilement intégrée ou si sa reformulation est habile, cette connaissance sera jugée au mérite.
25
SOUS-CRITÈRE 4
Sous-critère 4
Une introduction comporte trois parties : le sujet amené, le sujet posé et le sujet divisé. On
évalue à cet aspect la pertinence des parties de l’introduction par rapport au sujet de rédaction.
Le sujet amené situe le sujet dans un contexte général. Un sujet amené trop éloigné ou
simplement sans lien avec le sujet de rédaction est pénalisé à cet aspect.
Le sujet posé vient préciser le contexte, l’aspect précis qui sera abordé dans le texte; il peut
être une reprise exacte du sujet de rédaction ou une formulation nouvelle de ses éléments
importants.
Le sujet divisé présente la démarche suivie par l’élève ou les principaux arguments de son
développement. Un sujet divisé qui présente les arguments est précis et situe le lecteur. Un
sujet divisé qui ne présente que le plan adopté sans faire de liens avec le sujet de rédaction est
plutôt vague et sera pénalisé à cet aspect. Sera également pénalisé un sujet divisé qui ne
correspond pas au développement de l’élève. Celui-ci peut annoncer dans le sujet divisé
différentes parties sans préciser dans quel ordre il les traitera. Toutefois, s’il annonce un ordre
précis à l’aide de marqueurs tels que « premièrement », « deuxièmement », etc., et si son
développement ne suit pas ce plan, on pénalise alors la non-pertinence du sujet divisé.
Après la lecture de l’introduction, tout lecteur devrait savoir clairement ce sur quoi portera le
texte de l’élève.
26
SOUS-CRITÈRE 4
La conclusion prend une forme différente selon le plan adopté par l’élève. Elle compte
généralement trois parties : le bilan, la réponse et l’ouverture. On évalue à cet aspect la clarté
des parties de la conclusion et leur pertinence par rapport au sujet de rédaction.
Un bilan qui ne correspond pas au contenu du développement sera pénalisé à cet aspect. On
n’exige pas la partie bilan en conclusion lorsque l’élève fait une synthèse dans la dernière
partie de son développement.
La réponse n’est pas obligatoire lorsque le point de vue de l’élève est explicite dans la partie
synthèse de son développement.
L’ouverture qui consiste à suggérer d’autres pistes de réflexion ou une orientation nouvelle à
la question posée n’est pas la seule possibilité offerte à l’élève pour clore son texte : il peut
choisir de le terminer par une fermeture qui, par exemple, serait une réponse au problème
qu’il a posé en introduction, dans le sujet amené, réponse qui est différente du point de vue
critique. Une ouverture trop éloignée ou simplement sans lien avec le sujet de rédaction, ou
dont la perspective n’est pas pertinente est pénalisée à cet aspect. L’élève qui a présenté sa
synthèse et sa réponse dans son développement doit rédiger un paragraphe de conclusion qui
peut n’être constitué que d’une ouverture.
27
SOUS-CRITÈRE 4
Cet aspect a trait à la progression et à l’enchaînement entre les parties et les phrases de
l’introduction et entre les parties et les phrases de la conclusion. La progression et
l’enchaînement sont assurés parfois par le sens même des mots, parfois par la présence de
charnières permettant de lier les parties et les phrases de l’introduction entre elles ainsi que
les parties et les phrases de la conclusion entre elles. Ainsi, un sujet amené disproportionné
par rapport au reste de l’introduction et contenant des éléments peu pertinents ou trop
éloignés du sujet proposé, l’absence d’un rapport logique entre un sujet amené et un sujet
posé ou un sujet posé plaqué constituent des faiblesses à ce sous-critère. L’élève qui omet la
conclusion alors qu’elle devrait être présente ne peut obtenir une bonne maîtrise à cet aspect.
Depuis plusieurs siècles l’amour frappe sans distinction quant à l’âge, au sexe ou
à la nationalité. Il le fait pour le meilleur et pour le pire, pour la vie et jusqu’à la
▲ mort. ▲Cette dissertation critique fera la preuve, à l’aide d’arguments portant sur
le contenu et la forme des deux textes proposés, que l’amour survit à l’épreuve
du temps. Cette preuve sera faite, dans un premier temps, par l’analyse du
contenu et de sa signification. Ensuite par la démonstration que l’utilisation d’un
certain vocabulaire fait transparaître l’opinion de l’auteur. Enfin par des
références au courant littéraire qui caractérise ces deux textes.
▲ ▲Les deux textes sont en quelque sorte des complaintes face à l’être aimé qui est
28
SOUS-CRITÈRE 4
parti, mais pour qui les auteurs ressentent encore un amour d’une puissance
▲ inestimable. ▲Un contenu clair sur l’amour qui est toujours présent. Une forme
▲ qui démontre la tristesse et la douleur. ▲L’appartenance à ce courant littéraire
caractérisé par l’exposition des faits tels qu’ils le sont. Tous ces points, soutenus
à l’aide d’arguments cohérents et convaincants, prouvent, malgré la souffrance et
la douleur, que pour les auteurs de ces deux textes l’amour survit à l’épreuve du
temps. Il ne reste qu’à vérifier si cela correspond à chaque être humain qui est
dans la même situation.
29
SOUS-CRITÈRE 5
Sous-critère 5
Ce sous-critère ne se rapporte qu’à la forme du texte. On n’évalue pas ici la valeur des
arguments ni la justesse des explications et des illustrations, mais plutôt la manière de les
organiser; c’est au sous-critère 2 que sont évaluées les idées. Ainsi, il pourrait arriver qu’un
élève dise des faussetés, mais qu’il maîtrise quand même la construction du paragraphe. Il
pourrait, par exemple, mal comprendre les textes ou utiliser des arguments contradictoires ou
des preuves qui sont fausses et maîtriser malgré tout la technique du plan, celle du paragraphe
ou celle des enchaînements. À l’inverse, un texte pourrait présenter d’excellentes idées sans
pour autant qu’elles soient bien organisées dans un développement cohérent ou qu’elles soient
présentées dans des paragraphes bien construits.
1. LA STRUCTURE DU DÉVELOPPEMENT
Il s’agit en fait de vérifier si l’organisation des idées respecte une certaine cohérence
formelle par rapport à ce que l’élève cherche à démontrer. On examine l’ordre et la
progression logique des idées principales dans le texte pour voir s’ils forment un tout
homogène. Toute incohérence formelle dans la présentation des idées ou toute incohérence
formelle entre celles-ci constituent autant de faiblesses.
¾ plan plus ou moins approprié au sujet de rédaction : l’élève use d’un plan
comparatif (ressemblances/différences, par exemple) pour répondre à une question ne
demandant aucune comparaison (c’est le cas entre autres pour la question suivante : la
douleur l’emporte-t-elle sur l’indignation dans les deux textes?);
30
SOUS-CRITÈRE 5
¾ plan incomplet : l’élève omet la partie synthèse d’un plan dialectique ou la partie
comparative d’un plan comparatif, si cette dernière partie est nécessaire pour répondre
à la question;
¾ plan mal réalisé : l’élève établit une liste de ressemblances et de différences qui ne
sont pas reliées à une idée principale;
¾ plan sans logique : l’élève cumule des parties sans que le raisonnement qui les place
les unes après les autres ne soit cohérent (le texte ne dégage aucune cohérence
d’ensemble), sans qu’il n’y ait de fil conducteur ou de relation logique entre les
paragraphes de manière à comprendre la cohérence de l’organisation choisie par
l’élève. Par exemple, à la question portant sur le traitement similaire du thème de
l’éloignement dans deux textes, l’élève présente les trois arguments suivants sans
avoir annoncé la similarité des textes : 1. les personnages éloignés s’ennuient; 2. les
textes contiennent des répétitions et des métaphores; 3. l’éloignement des
personnages est causé par l’obligation d’aller travailler;
¾ piétinement du raisonnement (surplace) : l’élève présente une première idée
principale, puis une seconde et finalement une troisième qui est, au plan des idées, la
reprise de la première. Ainsi, à la question du traitement similaire du thème de
l’éloignement dans deux textes, l’élève expose dans un premier temps l’ennui créé par
l’éloignement parce que les personnages se retrouvent seuls, puis, dans un second
temps, il traite de l’amour impossible à réaliser pour les personnages et, dans un
troisième temps, il aborde la solitude qui crée l’ennui des personnages;
¾ retours en arrière (piétinement des idées principales) : l’élève traite d’un élément et,
dans un paragraphe subséquent, revient sur cet élément alors qu’il aurait dû traiter cet
élément au même endroit.
Les paragraphes constituent des unités de sens complètes et autonomes, ce qui suppose un
agencement des idées présentées à l’intérieur du paragraphe autour d’une idée centrale qui
constitue l’unité de sens du paragraphe. On parle ici de cohérence interne.
Les paragraphes peuvent prendre différentes formes : l’énoncé principal peut être placé en
tête de paragraphe et être suivi d’illustrations et d’explications. Cet énoncé peut aussi
conclure le paragraphe après la présentation de différentes illustrations et explications.
31
SOUS-CRITÈRE 5
L’élève peut également présenter des illustrations et des explications qui l’amènent à
formuler l’idée générale du paragraphe et ensuite donner d’autres illustrations et
explications venant renforcer cette idée. Il peut aussi rappeler l’idée générale à la fin de son
paragraphe (bilan). L’important reste que les composantes soient agencées de manière à
toutes se rapporter à l’idée qui constitue l’unité de sens du paragraphe. Le nombre
d’illustrations et d’explications peut varier selon les besoins de la démonstration. On
accepte les paragraphes longs s’ils présentent une unité de sens.
Le système des paragraphes adopté par l’élève doit être clair et constant (alinéas, sauts de
ligne, etc.). Une impression de stagnation qui nuit à l’unité de sens, de fouillis ou de
désordre à l’intérieur du paragraphe est un indice d’une mauvaise construction.
L’absence d’une idée principale indiquant l’unité de sens du paragraphe, une mauvaise
organisation des idées à l’intérieur du paragraphe sont des indices d’une mauvaise
construction du paragraphe, tout comme la présence d’une illustration détachée d’une idée
ou d’une explication. Un changement de paragraphe là où cela n’est pas nécessaire ou
l’absence de changement de paragraphe là où cela s’impose constituent autant de
problèmes de structure de paragraphes.
¾ retours en arrière qui nuisent à l’unité de sens : l’élève présente une première idée
secondaire, puis une seconde et, en un troisième temps, revient à sa première idée
secondaire pour y ajouter une illustration ou une explication alors qu’il aurait dû le
faire au moment de présenter cette première idée secondaire; ou l’élève traite
d’antithèse et de thèse dans son paragraphe antithétique;
¾ illustrations détachées des arguments ou des explications auxquels elles se
rapportent : l’élève présente en tête de paragraphe trois idées les unes à la suite des
autres, puis écrit : « voici des exemples de cela » pour ensuite citer en liste trois
preuves se rapportant respectivement aux trois idées annoncées (le lecteur doit alors
rétablir la concordance entre les preuves et chacune des idées);
¾ développement d’une idée secondaire qui ne participe pas à l’unité de sens du
paragraphe : par exemple, l’élève montre que le vide de l’existence chez Perec et
Ducharme se traduit par l’errance des personnages; il le montre chez Ducharme et
ajoute, preuves à l’appui, que le langage utilisé par les personnages de Ducharme est
un langage familier; puis, finalement, il démontre l’errance chez Perec; le
commentaire sur le langage familier nuit à l’unité de sens du paragraphe;
¾ collage de citations qui ne peuvent être reliées entre elles par des enchaînements ou
par une ponctuation adéquate;
¾ collage d’idées disparates desquelles on ne peut dégager une unité de sens;
¾ intégration textuelle maladroite ou désordonnée des illustrations : l’élève
commence sa phrase par une très longue citation et poursuit la même phrase par
quelque chose du genre « …montre que… », ce qui peut entraîner une confusion de
lecture; ou l’élève, après l’énoncé de son idée principale, présente une citation dans
une phrase autonome puis, dans la phrase suivante, commente la citation, si bien qu’on
ne sait plus trop si l’explication accompagne la preuve précédente ou la preuve
suivante.
32
SOUS-CRITÈRE 5
N.B. Il faut s’assurer que le problème d’agencement des composantes du paragraphe n’est
pas qu’apparent ou superficiel : si le problème peut se régler par l’utilisation d’un
enchaînement qui rétablit l’agencement des idées conformément à l’unité de sens du
paragraphe, la pénalité s’applique seulement au troisième aspect du sous-critère
(5.3).
Cet aspect concerne les liens textuels qui permettent le passage harmonieux d’un
paragraphe à l’autre (transition) ou d’une phrase à l’autre à l’intérieur du paragraphe. On
parle ici de cohérence textuelle. Les passages peuvent être des phrases charnières (« Ce
comportement de Dom Juan se retrouve également chez Delphine, le personnage de
Balzac »), de mots charnières ou des organisateurs textuels (« En effet… », « Par
contre… », etc.) ou de tournures charnières (« En d’autres termes,… »). Cependant, les
pronoms personnels, les déictiques (pronoms ou adjectifs démonstratifs) ou la reprise d’une
notion traitée dans la phrase précédente peuvent suffire à établir l’enchaînement des idées
(« Ce comportement révèle… ». « Il agit ainsi pour… », etc.).
33
SOUS-CRITÈRE 6
L’extrait du roman Bonheur d’occasion trace un portrait fidèle de l’époque qui l’a
inspiré. Il faut se rappeler que lors des années 1939-1945 eut lieu la Deuxième
Guerre mondiale et que le roman fut publié lors de cette dernière année. La guerre
est présente dans cet extrait puisque Azarius s’enrôle dans l’armée pour défendre
▲ le pays qui le fait rêver : la France. ▲Les dialogues sont très réels puisqu’ils sont
écrits en langage courant : « […] ça fait longtemps que t’endures et que tu dis pas
un mot, hein? Ah, je le sais ben! » Cet exemple fait référence au français parlé par
les Québécois qui contractent certaines voyelles, comme le « u » et le « i » dans ce
▲ cas. ▲La situation du couple et les circonstances abordées correspondent aux
années décrites. Le couple exposé par Mme Roy dans son roman évoque les
problèmes vécus par beaucoup de personnes à l’époque. Elles ont des difficultés
financières qui perdurent depuis des années. Pour régler cette situation, Azarius a
pris une décision qui concerne son épouse. Malgré le désaccord de Rose-Anna, il
ira à la guerre puisqu’il a pris position et qu’il ne veut pas changer sa décision.
▲ ▲Rose-Anna évoque aussi la religion qui était très présente au cours des années
▲ 40 au Québec. ▲Bonheur d’occasion met en évidence les problèmes vécus par
les couples qui vivaient au milieu du XXe siècle.
BONNE MAÎTRISE : Les enchaînements entre les paragraphes et entre les phrases
assurent la progression textuelle du développement.
MAÎTRISE SUFFISANTE : Les enchaînements entre les paragraphes et entre les phrases
assurent plus ou moins bien la progression textuelle du
développement.
34
SOUS-CRITÈRE 6
Sous-critère 6
Le correcteur ou la correctrice doit tenir compte des qualités de précision, de variété et de clarté
du vocabulaire et de l’expression avant de poser un jugement qualitatif sur l’ensemble du texte,
quelle que soit sa longueur.
L’élève dont le vocabulaire est précis emploie des termes exacts pour exprimer sa pensée.
L’évaluation de la précision du vocabulaire porte sur un mot, une locution ou une expression
toute faite et non sur un ensemble de mots. (Les problèmes reliés à la clarté de l’expression
seront traités au troisième aspect de ce sous-critère.)
• Ces termes respectent le sens qui leur est généralement attribué dans un dictionnaire
usuel.
• Ils appartiennent à la langue écrite ou sont d’un usage courant à l’écrit au Québec.
35
SOUS-CRITÈRE 6
• Si un mot semble impropre, imprécis, inexact ou peu juste, il faut consulter les
dictionnaires avant de pénaliser.
• Un mot emprunté à une langue étrangère est accepté s’il fait l’objet d’une entrée au
dictionnaire. Ce mot est également accepté s’il est encadré de guillemets.
• Les mots évalués à cet aspect sont les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes,
certaines expressions courantes utilisées dans la langue orale et l’emploi des
pronoms tu et vous à valeur indéfinie.
De plus, l’élève doit employer un registre propre à la langue écrite et éviter toute marque de
familiarité avec le lecteur. En général, le style de la dissertation est un style objectif ou
informatif écrit. Cependant, dans la dissertation critique, il est possible qu’un élève utilise un
style plus personnel et qu’il se serve du je pour bien marquer sa position par rapport au sujet
qui lui est présenté. Par contre, l’interpellation du récepteur, la désignation intimiste des
auteurs, les expressions ou les formulations relevant d’un usage oral de la langue n’ont pas
leur place dans ce type de message.
Sera pénalisé à cet aspect l’emploi de termes qui appartiennent à la langue populaire ou
vulgaire, s’ils ne sont pas encadrés de guillemets et s’ils ne sont pas appropriés au contexte.
Les termes classés de niveau familier dans certains ouvrages peuvent parfois être tolérés parce
qu’ils sont devenus d’usage courant dans la francophonie ou parce qu’ils sont de niveau
correct au Québec.
Le non-respect du registre de langue approprié est noté par le code V-1 au-dessus du mot et
dans la marge de droite.
REMARQUES
2. On ne met qu’une seule erreur ou annotation pour la répétition d’un même terme
impropre, sauf quand le terme impropre apparaît dans un contexte différent.
C’est la peur de faillir à son devoir qui occasionne la majorité des gens
Cette phrase ne contient pas d’erreur de syntaxe, puisque le verbe occasionner, qui
cause un problème de sens, est un verbe transitif. Ici, le mot inquiète est plus approprié.
Cependant, il y a erreur de syntaxe quand le terme serait juste s’il était employé
correctement :
C’est la peur de faillir à son devoir qui prédomine la majorité des gens.
36
SOUS-CRITÈRE 6
S’il est vrai qu’on peut remplacer prédomine par inquiète, l’erreur demeure syntaxique,
puisque prédomine ne peut être employé transitivement et que, accompagné de chez, il
conserve le sens voulu dans cette phrase.
4. On ne met pas d’erreur de vocabulaire aux termes utilisés par l’élève qui ont une
incidence soit sur sa compréhension du sujet, soit sur sa thèse. Dans ce cas, on pénalise
au sous-critère approprié.
Voici un exemple tiré d’une copie d’élève, dont le sujet choisi à l’épreuve de mai 2001
était le suivant : « Est-il juste de dire que la mésentente entre les personnages est de
même nature dans les textes de Clémence DesRochers et de Michel Tremblay? »
5. On met une erreur de vocabulaire aux termes qui ne conviennent pas à la situation de
communication, et ce, chaque fois qu’ils apparaissent, sauf pour les emplois erronés des
pronoms tu et vous, dont l’erreur est mise à chaque rupture du registre de langue.
37
SOUS-CRITÈRE 6
Dans quelques-unes de ses œuvres, Anne Hébert infiltre des vers empruntés à son
cousin et ami d’enfance Saint-Denys Garneau.
Dans les extraits de Montesquieu et de Zola, la mode est un élément présenté comme
étant un désir inculpé chez la femme.
2. Barbarisme lexical
Nous pouvons dire que les deux extraits évoquent définitivement la mésentente entre
les personnages.
38
SOUS-CRITÈRE 6
4. Erreur de référence aux textes étudiés (auteur, œuvre, genre, personnage, date,
événements mentionnés dans les textes)
V-1 V-1
« la pièce Le Père Goriot » Dom Juan de Balzac
D’après moi, elle était super tannée de lutter contre ses sentiments.
N. B. À cause que au lieu de parce que et tant qu’à au lieu de quant à sont
considérés comme des archaïsmes et sont pénalisés en V-1.
6. Utilisation abusive du prénom de l’auteur comme s’il était un ami de longue date
V-1
Charles nous révèle par cette figure de style qu’il préférerait mourir. [Baudelaire]
39
SOUS-CRITÈRE 6
Ces deux visions du monde sont incarnées par deux personnages, le vieux et la
vieille, aux idées antagonistes, mais tout de même similaires à quelque part.
À prime abord, les personnages s’y prennent différemment pour arriver à leurs fins.
On inscrit une annotation chaque fois que l’emploi du tu, du vous ou de l’impératif
singulier marque une rupture de registre de langue, c’est-à-dire par série.
Monsieur Hamel se sent coupable parce qu’il aurait bien aimé aller plus loin avec
ses élèves. C’est sûr lorsque tu te fais mettre à la porte de ton emploi, c’est toujours
après que tu commences à réfléchir à la situation. [1 erreur pour la série]
Don Juan est très rusé. Il faut faire très attention à ce que vous dites devant lui parce
qu’il est très habile avec les mots. Vos phrases seront la corde autour de votre cou.
Tout d’abord, avec ses flatteries, il vous enchante. [1 erreur pour la série]
Le secret de l’étudiant qui veut réussir de nos jours réside dans la compatibilité
entre le travail à temps partiel et les études. Si vous n’êtes pas convaincu, laissez-
moi vous le prouver. [pas
d’erreur ]
40
SOUS-CRITÈRE 6
L’élève dont le vocabulaire est varié choisit des expressions ou des mots différents pour
exprimer une même réalité. Chaque mot remplit efficacement son rôle de nommer
précisément les personnes, les choses et les idées.
L’élève évite la répétition des mêmes termes à l’intérieur de son texte. Il y a manque de
variété de vocabulaire seulement lorsque la répétition du même mot nuit à la
progression du texte, à la lecture.
Toutefois, la répétition des mêmes termes peut parfois être acceptable parce qu’il n’existe pas
de mots plus précis. L’élève peut reprendre les mots-clés de la question sans être pénalisé
pour la variété du vocabulaire, sauf si : 1) leur emploi est abusif, 2) l’élève aurait pu
facilement utiliser un terme équivalent.
Par ailleurs, c’est à cet aspect qu’est évaluée la richesse de l’expression. L’élève qui construit
trop souvent des phrases témoignant d’une pauvreté langagière, notamment par l’usage
excessif des verbes « être », « avoir », « faire » ou « devoir », ou par la répétition de formules
semblables, manifeste certaines lacunes à ce critère. En contrepartie, l’élève qui sait manier la
phrase complexe, qui sait diversifier ses formules et qui sait utiliser la synonymie fait preuve
de richesse dans sa façon de s’exprimer.
Les problèmes de variété et de richesse du vocabulaire sont notés par le code V-2 au-dessus
du mot et dans la marge de droite.
41
SOUS-CRITÈRE 6
L’amour est un thème qui touche tout humain dans la vie quotidienne de tous les
jours.
À mon avis, je crois que le duc de Nemours n’aurait pas dû se jeter aux pieds de la
princesse de Clèves.
Devant l’envahisseur, les Alsaciens avaient deux choix : soit quitter l’Alsace ou soit
devenir Allemands.
b) Premièrement, nous constatons que, dans les deux extraits, le mari a un rôle à jouer
dans la mode. Nous pouvons voir que Montesquieu présente un mari qui est dans
l’obligation d’investir dans la mode, comme le montre cet extrait : « Mais, surtout,
on ne saurait croire combien il en coûte à un mari pour mettre sa femme à la mode.
» Ce passage montre bien comment Montesquieu trouve cela un peu ridicule que le
mari doive payer les vêtements de sa femme pour qu’elle soit à la mode. Pour ce qui
est de Zola, nous pouvons voir que lui aussi montre que c’est le mari qui doit
s’occuper de régler les factures, comme nous le montre cet extrait : « Elle y régnait
42
SOUS-CRITÈRE 6
en reine amoureuse, dont les sujets trafiquent, et qui paie d’une goutte de son sang
chacun de ses caprices ». Nous pouvons voir avec ce passage que Zola trouve un peu
frustrant que l’homme doive travailler fort pour entretenir les extravagances des
femmes. Ce paragraphe nous a permis de voir que Montesquieu et Zola critiquent
négativement la mode, car c’est les hommes qui la subissent. Effectivement, c’est eux
qui doivent travailler pour permettre à leurs femmes de se procurer des vêtements à
la mode.
Deuxièmement, nous pouvons voir que la ville joue un rôle important dans la mode
et tout particulièrement à Paris. En effet, Montesquieu nous montre que c’est la ville
qui encourage le développement de la mode et non pas la campagne, comme nous le
montre l’extrait suivant : « Une femme qui quitte Paris pour aller passer six mois à
la campagne en revient aussi antique que si elle s’y était oubliée trente ans ». Ce
passage nous a permis de voir comment Montesquieu trouve la mode insensée. Il
n’est pas d’accord, car à la campagne ce phénomène n’existe pas et les gens sont
capables de vivre. En effet, Zola nous montre aussi que le phénomène de la mode se
passe dans les villes. De plus, il montre que c’est encore la femme qui cause ce
phénomène, comme le montre cet extrait : « Elle bouleversait le marché, elle
transformait Paris, car elle était faite de la chair et du sang de la femme ». Ce
passage nous a permis de voir que le phénomène de la mode était urbain et que
c’était encouragé par les femmes. Dans cet extrait, la métaphore « de la chair et du
sang » signifie bien que ce sont les femmes qui causent cela. Ce paragraphe nous a
permis de voir encore une fois que Montesquieu et Zola font une critique négative de
la mode, car les deux montrent que c’est seulement un phénomène qui se passe dans
les villes.
Troisièmement, nous pouvons constater que les deux auteurs montrent que la mode
change souvent et rapidement. Nous pouvons voir que, dans les Lettres persanes de
Montesquieu, la mode change très vite, comme nous le montre l’extrait suivant :
« Que me servirait de te faire une description exacte de leur habillement et de leurs
parures? Une mode nouvelle viendrait détruire tout mon ouvrage, comme celui de
leurs ouvriers, et, avant que tu eusses reçu ma lettre, tout serait changé ». Ce
passage nous montre bien que Montesquieu n’est pas en faveur de la mode, car il
trouve que tout change trop vite. Il n’est pas vraiment enthousiasmé par la mode, car
il ne prend pas la peine de caractériser les choses. Par ailleurs, Zola nous montre
aussi que la mode change très rapidement, comme le montre cet extrait : « Et les
voix tombèrent, ne furent plus qu’un murmure. Des chiffres sonnaient, tout un
marchandage fouettait les désirs, ces dames achetaient des dentelles à pleines
mains. » Ce passage nous a permis de voir que les femmes suivaient les nouvelles
tendances et se rendaient dans les magasins pour se procurer ce qui était à la mode.
Ceci nous permet de voir la pensée de Zola, car il trouve cela un peu stupide que la
mode soit alimentée par le désir des femmes.
c) L’utilisation de l’anaphore, dans les deux textes est utilisée par les deux auteurs.
d) Autrement dit, tout cela pour vous dire que M. Hamel dit qu’ils sont tous coupables.
6.3 LA CLARTÉ DE L’EXPRESSION [V-3]
43
SOUS-CRITÈRE 6
L’expression est claire lorsque le lecteur peut dégager à la première lecture le sens des propos
de l’élève. Si un sentiment de confusion, d’illogisme ou d’imprécision se dégage de
l’ensemble des mots sans qu’il soit possible de repérer exactement le terme impropre et sans
qu’il soit possible de trouver des erreurs de syntaxe, c’est à cet aspect que ces faiblesses
seront annotées. Donc, un énoncé ambigu, vide de sens ou illogique, mais correct selon la
syntaxe, est pénalisé à cet aspect.
L’erreur relative à la clarté de l’expression est encadrée par des barres obliques et est signalée
par un V-3 au-dessus de l’expression et dans la marge de droite.
Pour Jacques Prévert, même si la nuit froide apparaît, l’amour bannit la froideur et
la douleur fait place à la véhémence : « Dans la nuit froide de l’oubli / Tu vois, je
n’ai pas oublié / La chanson que tu me chantais. »
Depuis que l’amour est là, la terre ne tourne plus, rien n’a d’importance sauf cette
émotion. Il est devenu une solide présence bien attachée à la vie : « dans tes bras
amarré ». Par contre, tout n’est pas si simple puisque le temps n’appartient pas
seulement qu’au présent.
À plusieurs reprises dans son poème, Anne Hébert emploie des vers non rimés pour
utiliser des mots constituant une plus grande profondeur.
Ce n’est que la loi des causes à effets caressée par un cercle vicieux.
Les deux textes parlent de la vieillesse de façon à ce que les vieux n’aient plus rien.
44
SOUS-CRITÈRE 6
2. Énoncés illogiques
Cependant, les champs lexicaux utilisés par les auteurs favorisent le penchant de
leur opinion sur la mode française.
Six des mots du champ lexical sont des verbes dont le petit Émil a été la cible. Ce qui
prouve que le champ lexical de la violence émane en majorité du père.
Nancy Huston a su employer avec sagesse le courant réaliste dans le court extrait du
roman L’Empreinte de l’ange.
Nous pouvons affirmer que le personnage d’Ashini a trouvé l’apaisement dans l’au-
delà. Nous allons donc le constater par ma thèse, mon antithèse et finalement, ma
synthèse.
Tout d’abord, voyons que le personnage d’Ashini a trouvé le repos dans l’au-delà
grâce à ma thèse.
L’oxymore éprouvé par Camille lorsqu’elle se sent « plus morte que vive » démontre
un manque de passion dans sa vie.
N. B. On acceptera par métonymie* des phrases de type : Ces textes font la critique
du travail.
* « La métonymie : elle remplace un mot par un autre, auquel il est relié par un
rapport de nécessité (le contenant et le contenu, l’effet et la cause, le symbole
et le réel, le métier et l’instrument, le producteur et le produit, l’abstrait et le
concret, etc.)1 ».
1. Michel LAURIN, Anthologie de la littérature québécoise, Montréal, Les Éditions CEC inc., 1996, p. 311.
45
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Sous-critère 7
Ce sous-critère concerne les erreurs de syntaxe et de ponctuation. Toutes les erreurs doivent être
relevées. Une erreur de syntaxe est considérée comme une faute chaque fois qu’il en apparaît
une. Les cas de répétition de la même erreur de verbe, de préposition ou de locution prépositive,
de conjonction ou de locution conjonctive, ainsi que les erreurs reliées à l’intégration des
citations, sont pénalisés une fois par texte. Une erreur de ponctuation est par contre considérée
comme une demi-faute chaque fois qu’il en apparaît une. En syntaxe comme en ponctuation, on
pénalise les erreurs relatives aux règles contenues et expliquées dans le présent guide de
correction. Les effets de style, bien qu’ils puissent sembler maladroits, ne sont pas pénalisés s’ils
sont conformes aux règles de la syntaxe.
Est considérée comme une erreur de syntaxe toute erreur relative aux règles « qui président à
l’ordre des mots et à la construction des phrases » (Le Petit Robert). On ne pénalise pas en syntaxe
ce qui relève du sens, de la sémantique. On pénalise pour les erreurs de sens au sous-critère du
vocabulaire, lorsqu’il s’agit effectivement de l’emploi fautif d’un mot ou d’un sens, ou aux sous-
critères 2, 3 et 4 s’il s’agit de contradiction ou de non-sens. Ce sont alors l’argument, la preuve ou
l’explication qui sont soit incohérents, soit non pertinents.
Voici la liste des principaux ouvrages qui ont servi de référence pour établir les règles de correction
de la syntaxe :
46
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
PHRASES CORRECTES
Qu’elles soient simples ou complexes, les phrases doivent être bien construites :
La langue écrite correcte constitue la norme pour évaluer la syntaxe. Toute erreur de syntaxe doit
être repérée et vérifiée avant d’être annotée au moyen de parenthèses.
REMARQUE
La présence d’un signe de ponctuation fautif entraîne assez souvent une erreur de syntaxe. On
pénalise ce type d’erreurs en ponctuation et non en syntaxe. (voir exemples p. 49 et 61)
Cela prouve que, en quelque sorte, qu’il ne sait pas si ce qu’il [Ø]
fait est bien ou mal.
47
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
En premier lieu, je vais commencer par me demander qu’est-ce que [ce qu’est]
la raison.
On tolère toute phrase nominale produite dans un but stylistique (par exemple :
« Mme de Nucingen, quel horrible personnage! »).
Simon est marié et Catherine ____ est nulle autre que la femme de [n’]
son fils.
Ceci montre que le vieux ne se sent pas bien nulle part. [Ø]
On n’a l’impression que la vieille met des sourires un peu partout. [Ø]
N. B. L’emploi de la négation « pas » est facultatif avec certains verbes tels que
bouger, cesser, daigner, oser, pouvoir et savoir. (Goosse, no 975, 2o)
48
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Plusieurs auteurs nous ont transmis des émotions. Comme notre écrivain
français Victor Hugo, qui a écrit de la poésie classique.
Cette preuve sera faite, dans un premier temps, par l’analyse du contenu
et de sa signification. Ensuite par la démonstration que l’utilisation d’un
certain vocabulaire fait transparaître l’opinion de l’auteur. Enfin par des
références au courant littéraire qui caractérise ces deux textes.
5. On ne met pas d’erreur pour la phrase sans verbe conjugué dans deux cas :
Qui devrait subvenir aux besoins des jeunes étudiants? Les parents et le
gouvernement.
b) lorsqu’il y a reprise symétrique d’une même fonction par des mots de même
nature (séquence de noms compléments d’objet direct, d’infinitifs,
d’adjectifs, etc.).
Nous voulons les connaître pour mieux les apprécier. Mieux les utiliser.
Mieux mettre en valeur leurs qualités respectives.
49
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Depuis longtemps, la raison comme la passion ont été les sujets de controverse
de plusieurs philosophes et romanciers qui les préoccupaient depuis de longues
années.
On compte une seule erreur pour une série de verbes dont le mode ou le temps ou la voix
sont fautifs soit par rapport à un verbe principal, soit par rapport à un même point de
référence temporel. On compte une erreur chaque fois qu’il y a rupture de temps.
Exemples
Il arrive que le héros n’écoute que ses passions et qu’il ne soit pas conscient des
conséquences de ses actes. Par exemple, Julien ne peut tirer sur madame de Rênal tant
qu’il la voit bien. Il doit attendre qu’elle soit méconnaissable. Il était totalement
inconscient de ce qui se passait autour de lui et de ce qu’il venait de faire. Il fut conduit
à la prison par les gendarmes et ne semble même pas se soucier du sort qui l’attend. Il
semble aussi naturel pour lui d’avoir la pensée de se tuer. Comme il ne pouvait plus
aimer Mathilde, il se moque de mourir car la vie n’a plus d’importance. La preuve
qu’il ne se soucie pas du tout de son sort est qu’il s’endort profondément après
quelques instants dans sa cellule.
1 erreur
Quelquefois le héros romantique est foudroyé par une émotion soudaine qui le
paralyse. Quand Julien arriva devant madame de Rênal avec l’intention de la tuer, il
se disait à lui-même qu’il serait incapable de le faire, que ça lui était physiquement
impossible. « La vue de cette femme qu’il avait tant aimée fit trembler le bras de Julien
d’une telle façon qu’il ne put d’abord exécuter son dessein. » C’est la vue de cette
femme qui a provoqué une émotion et c’est cette vive émotion qui empêche Julien
d’agir. La même chose se passe chez Octave. Il dit : « J’avais éprouvé plus d’une fois
la tentation de lui avouer que je l’aimais. » C’est la peur de perdre son bonheur actuel
qui l’empêche de lui avouer son amour. Octave, quand il erre autour de la maison de
madame Pierson à minuit et qu’il la voit à sa fenêtre, « voulut retourner sur [ses] pas;
[il] était comme fasciné ». Il ne put partir car il était captivé par son image. Et quand
50
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Julien la quitta, Mathilde essaya de le suivre mais la honte créée par les villageois qui
la regardaient l’en empêcha.
N. B. Un élève peut rédiger son commentaire au présent et recourir au passé pour évoquer
des éléments du texte. On ne pénalise que lorsqu’il y a incohérence dans l’emploi
des temps.
Cette question sera répondue et prouvée, tout d’abord, [je répondrai à cette
par des figures de style utilisées dans le poème et ensuite, question et prouverai
par la connotation de certains mots du poème. ma thèse]
Le fait qui se passe quelque chose de terrible montre que les [que+il=qu’il]
événements ont transformé les personnages en victimes.
N. B. Qui /qu’il + verbe impersonnel : accepter l’une ou l’autre forme avec des verbes
qui peuvent se construire impersonnellement. (Goosse, no 689 b, remarque)
Tout ce qu’il lui arrive est négatif.
Tout ce qui lui arrive est négatif.
51
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
N. B.
1. On pénalise l’emploi d’un pronom seulement lorsque son référent crée une ambiguïté
ou lorsque le pronom n’a pas d’antécédent.
4. Quand « chacun » ne correspond pas dans la phrase à un pluriel qui précède ou qui
suit, on emploie son, sa, ses. (Goosse, 11e édition, no 919,1o)
Rose-Anna et Azarius sont mariés depuis longtemps. Maintenant, chacun va
refaire sa vie à sa manière.
52
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Dans le passage ci-dessous, on voit bien que le duc bâtit __sur la [sa vie]
passion au détriment de la raison.
N. B.
53
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Cette phrase ne contient pas d’erreur de syntaxe, puisque le verbe occasionner, qui
cause problème, est un verbe transitif. Ici, le mot inquiète est plus approprié.
Cependant, il y a erreur de syntaxe quand le terme serait juste s’il était employé
correctement :
C’est la peur de faillir à son devoir qui prédomine la majorité des gens.
S’il est vrai qu’on peut remplacer prédomine par inquiète, l’erreur demeure
syntaxique, puisque prédomine ne peut être employé transitivement et que,
accompagné de chez, il conserve le sens voulu dans cette phrase.
Dans le cas de l’emploi fautif d’une même préposition ou de son absence, on compte une
seule erreur par texte, si cette erreur répétée :
Voici des exemples d’emplois d’une même préposition, qui sont pénalisés quand le
sens attribué à cette préposition change. Ainsi, il est possible de mettre trois erreurs de
syntaxe pour les emplois fautifs de la préposition « par ».
1. Certains Amérindiens, par la perte de leur dignité, ont pris [à cause de]
la décision de s’enlever la vie.
2. Enfin, par l’au-delà, Ashini peut faire un survol de l’histoire [dans ou de]
de ses ancêtres.
3. On remarque aussi, par la quatrième phrase de cet extrait, que [à]
par son acte, ses ancêtres semblent être fiers de lui. [à cause de, déjà
pénalisé]
4. Le sentiment de bien-être ressenti par le nouvel univers qui [dans, déjà
entoure Ashini joue aussi un rôle important dans son apaisement. pénalisé]
Ces œuvres sont dans le courant littéraire de l’existentialisme. [font partie du]
54
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
On n’a qu’à prendre chaque jour qui vient comme un nouveau jour
et de l’accepter comme il vient. [à]
Je suis en accord avec l’affirmation qui dit que la raison l’emporte [d’]
sur la passion.
Pour conclure, grâce à l’infidélité de Saffie, Raphaël et Émil sont [à cause de]
victimes des événements.
Dans l’extrait __ Les Violons de l’automne, les vieux jouent un jeu. [de]
55
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Cet esclavage perçu par Zola se transpose au travers des [fautif : dans]
comportements de consommation des femmes.
On ne répète pas non plus les prépositions à, de, en quand les termes
désignent une même idée, une même chose ou une même personne. Quand les
termes joints par « ou » marquent une approximation, les prépositions à, de,
en ne se répètent pas non plus.
56
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Donc si cet auteur s’est penché sur la vie de vieillards, c’est peut-
être car il sentait sa mort venir. [parce qu’]
Pour continuer, il est évident que ces deux textes comportent des similitudes,
car ils ont été écrits à la même époque et que les écrivains ont été influencés
par des événements semblables.
C’est pourquoi elle se résigne à son sort, qu’elle accepte son malheur et sa
solitude et qu’elle se défoule mentalement.
Chaque fois que l’élève aurait pu modifier sa citation par l’emploi de parenthèses ou de
crochets et en changeant soit les pronoms, soit les adjectifs, soit les participes passés, soit
le temps des verbes, soit la finale du verbe et qu’il ne l’a pas fait, on pénalise à cette
rubrique.
Zola dénigre la mode quand il écrit que les dames « paie d’une goutte
de son sang chacun de ses caprices ». [7sint]
57
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
L’infinitif :
« L’infinitif équivalant à une proposition circonstancielle se rapporte généralement, pour
la clarté, au sujet de la proposition principale […] ».
« L’infinitif peut ne pas se rapporter au sujet de la principale, lorsque aucune équivoque
n’est à craindre; le sujet de l’infinitif peut alors être indiqué par un objet direct ou indirect,
ou par un possessif, ou par un complément de nom ou de pronom; parfois même ce sujet
(par exemple on) est implicite. » (Grevisse 1980, no 1873)
Pour mieux comprendre cet extrait de pièce, une analyse sur la lucidité des
personnages ainsi que quelques caractéristiques de la forme seront données.
Pour tout dire, le juste équilibre entre la logique et la passion est ce qu’il y a
de mieux pour une personne qui mène une vie normale.
En terminant, la manière de voir la mort venir par les personnes est vraiment
la même.
58
SOUS-CRITÈRE 7 : SYNTAXE
Pour continuer, il est évident que ces deux textes comportent des similitudes.
1. Le correcteur ou la correctrice relève toutes les erreurs de syntaxe. Une même erreur de
syntaxe est comptée autant de fois qu’elle est répétée et son caractère répétitif est indiqué par
un accent circonflexe (^) sur le code. Notons que les erreurs de syntaxe relatives à l’emploi
fautif d’une même préposition ou d’une même conjonction ne sont comptées qu’une seule
fois par texte. (Guide, p. 54-57)
2. On compte une seule erreur quand il y a répétition de celle-ci à l’intérieur d’une suite de
mots ou de syntagmes ayant la même fonction.
S’il aurait mangé des moules et s’il aurait bu du vin de Moselle, il aurait oublié son
chagrin. = 1 erreur [S’il avait…s’il avait]
3. On compte une seule erreur pour une série de pronoms ou de déterminants rattachés au
même référent.
4. On compte une erreur de syntaxe pour l’emploi d’un mot d’une catégorie grammaticale à la
place d’un mot d’une autre catégorie grammaticale, quand il est impossible de mettre une
erreur de vocabulaire, sauf dans le cas de confusion paronymique.
59
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
7.2 Ponctuation
Toutes les erreurs de ponctuation indiquées dans le présent guide doivent être relevées. Chaque
erreur de ponctuation équivaut à une demi-faute, contrairement aux erreurs de vocabulaire, de
syntaxe et à la plupart des erreurs d’orthographe. Un maximum de dix fautes peut être enlevé pour
les erreurs de ponctuation, ce qui représente un nombre maximal de vingt erreurs de ponctuation.
Notez bien que l’on distingue en ponctuation deux catégories d’erreurs : les erreurs dites
« majeures » et les erreurs dites « mineures ». Les erreurs majeures sont comptées chaque fois
qu’elles apparaissent, tandis que les erreurs mineures ne sont relevées et comptées qu’une seule
fois pour l’ensemble du texte.
Les règles de ponctuation présentées ici sont largement inspirées des ouvrages suivants :
REMARQUE
La présence d’un signe de ponctuation fautif entraîne assez souvent une erreur de syntaxe. Cet
emploi erroné peut soit créer une rupture entre les constituants de la phrase, soit empêcher de
voir les rapports logiques entre les éléments de la phrase. Les signes de ponctuation susceptibles
d’entraîner une telle rupture sont le point, le point-virgule et la virgule.
Ces emplois fautifs constituent des erreurs majeures de ponctuation (7p) et ils sont précisés ci-
dessous pour chaque signe de ponctuation.
60
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
7.2.1. LE POINT
Le POINT se place à la fin d’une phrase déclarative ou impérative. Il marque la fin d’un
énoncé complet.
L’emploi du point est fautif lorsqu’il crée une rupture entre les constituants de la phrase.
L’absence du point dans un énoncé qui exige une ponctuation forte constitue également une
erreur.
Exemples d’erreurs
La vieille veut fuir une certaine réalité . En donnant à cette réalité une importance aux
moindres petits détails.
Pour elle, le centre d’attraction est son mari . Parce qu’elle l’aime et qu’elle est
heureuse avec lui.
Nous étudierons les ressemblances et les différences entre ces deux textes . Tant au
point de vue du contenu que de la forme.
REMARQUES
On ne pénalise pas pour l’absence de point lorsque, de toute évidence, c’est un oubli ou
une erreur de transcription, puisque la phrase qui suit commence par une majuscule.
L’emploi fautif du point à la place des deux-points ou de la virgule est annoté 7p. (Voir les
exemples plus haut et à la page 49)
61
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
L’emploi du point d’interrogation à la fin d’une interrogative indirecte constitue une erreur
ainsi que l’absence de ce signe après une phrase interrogative directe.
L’emploi du point d’interrogation au lieu d’un point ou d’une virgule constitue également
une erreur.
Exemples d’erreurs
62
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
Le POINT D’EXCLAMATION se met à la fin d’une phrase exclamative ou après une interjection
ou un mot expressif.
Exemples d’erreurs
Je suis également certaine que l’inégalité est tout à fait présente encore aujourd’hui
puisque nous en sommes tous victimes jour après jour ! [.]
63
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
7.2.5. LE POINT-VIRGULE
a) Le POINT-VIRGULE est utilisé pour relier deux sous-phrases dont le sens est étroitement
lié; ces deux sous-phrases peuvent être juxtaposées ou coordonnées au moyen d’un
adverbe de liaison.
Juxtaposition :
Dans une pièce de théâtre, les éléments essentiels sont les personnages; sans eux, la
pièce n’existerait pas.
Coordination :
Dans une pièce de théâtre, les éléments essentiels sont les personnages; en effet, sans
eux, la pièce n’existerait pas.
b) Le point-virgule est utilisé à l’intérieur d’une phrase pour séparer des éléments
coordonnés d’une certaine étendue, surtout lorsqu’un de ces éléments au moins est déjà
subdivisé par une ou des virgules.
Le vieux est pessimiste; a peur de tout; se pose trop de questions; ses pensées sont
contradictoires, et il a perdu ses rêves.
L’emploi du point-virgule est fautif lorsqu’il crée une rupture entre les constituants
de la phrase.
L’absence du point-virgule dans un énoncé qui exige une ponctuation forte constitue
une erreur.
L’emploi fautif du point-virgule au lieu des deux-points est pénalisé à cette rubrique.
La vie se fonde sur la raison, car la vie reste plus stable ___ on peut [;]
se permettre plus de choses qui durent longtemps.
Cette citation prouve que Lucienne lui fait perdre ses moyens, parce
qu’il était sûr de ce qu’il voulait, maintenant qu’il est amoureux de [; ou .]
64
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
C’est ce que dit Dom Juan : « Tout le plaisir de l’amour est dans le changement. »
b) une énumération
c) une explication
Il cherche aussi la vérité : sa vérité, au plus profond de lui-même dans les battements
de son sang.
Exemples d’erreurs
Cet homme a, d’après moi, peur de l’amour que lui offre Catherine : et [;]
plus que tout, il a peur de ses propres sentiments.
Ces pirouettes langagières ne sont en fait qu’une façon pour les vieillards
de rendre plus clairs et plus percutants leurs messages respectifs , l’un trouve [7:]
la vie triste; l’autre la trouve agréable.
65
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
7.2.7. LA VIRGULE
La VIRGULE sert de lien logique entre les éléments coordonnés ou juxtaposés et entre les
constituants de base à l’intérieur de la phrase. Elle sert aussi à indiquer les ajouts et les
déplacements de certains éléments par rapport à la phrase de base.
Elle sert :
A) L’énumération
■ Absence de la virgule pour séparer les éléments d’une énumération [erreur majeure, 7p]
Des propositions : Dom Juan veut des femmes qui soient faciles, qui soient belles, qui lui
soient soumises.
N. B. L’absence de la virgule entre deux citations est pénalisée par un 7p, une seule fois
par texte.
Les enfants ont besoin de temps et d’attention, et ces deux pères n’en
donnent manifestement pas : « À cause des affaires de l’État […] je n’ai
pas le temps de m’occuper de lui » _ « Puis je t’ai perdu de vue pendant [7p]
toute l’année que j’ai été mobilisé. »
Toute erreur dans l’emploi de « ,etc. » n’est comptée qu’une fois par texte, que ce
soit l’absence de la virgule devant « etc. », la présence des points de suspension
après « ,etc... » ou une erreur d’abréviation de « ,ect ». [7etc]
66
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
B) La coordination
Les conjonctions et, ou, ni ne sont généralement pas précédées d’une virgule.
Cependant, elles sont précédées d’une virgule si elles sont employées plus de deux
fois :
Les conjonctions et, ou, ni peuvent relier des sous-phrases, des propositions
subordonnées, des syntagmes ou des mots de même fonction.
Cependant, elles peuvent être précédées d’une virgule, peu importe le nombre
d’éléments qu’elles coordonnent et même si elles ne se retrouvent que devant le dernier
élément, lorsque :
• le dernier élément contient un terme qui ne doit pas être rapporté aux autres
éléments :
Dom Juan recherche les conquêtes et l’infidélité, et Delphine veut une relation
stable.
67
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
La virgule est facultative après mais, donc, puis, or, et, car en tête de phrase :
N. B. On ne met pas d’erreur pour l’absence de la virgule devant l’un de ces mots de
liaison s’il doit lui-même être suivi d’une virgule :
c)- or
Exemples d’erreurs
Elle refuse d’entretenir leur relation __ car elle suit sa raison. [,]
68
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
On entend par « accidents du discours » les ajouts et les déplacements par rapport aux
constituants de base de la phrase (S + V + COD +COI + CC).
a) le sujet et le prédicat :
La séduction, la passion, la fidélité, font que les auteurs ont une même conception de
l’amour.
La séduction, la passion, la fidélité, tout cela fait que les auteurs ont la même
conception de l’amour.
Lorsque le sujet a une certaine longueur (huit mots ou plus), la virgule est
permise (Goosse, no 127, 2o) :
69
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
C’est donc par cette nuit fatidique que , la raison oubliera son rôle pour un moment.
Maintenant , que ces deux auteurs nous ont projetés dans la nature, ils nous
transporteront également dans leurs valeurs.
Ils sont si sûrs de leurs positions , qu’ils ne veulent pas explorer l’autre perception
de la vie.
Ces termes nous permettent de conclure que, dans ce texte, de Mme de La Fayette ,
les personnages ont une vision négative de la raison.
■ Absence de la virgule avant et après les ajouts aux constituants de base de la phrase
[erreur mineure]
70
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
N. B. La virgule est facultative pour détacher les éléments très courts comme hélas,
bien sûr, surtout, etc.
la reprise du sujet : Henri, lui, veut que Julie déclare son amour.
la reprise du COD : L’oiseau, Prévert le préfère libre.
la reprise de l’attribut : Frustré, Henri l’est depuis le début.
Exemples d’erreurs
Mais qu’advient-il de Catherine et du duc de Nemours qui __ eux, ont construit leur
vie sur la passion?
« Je vous conjure, par tout le pouvoir que j’ai sur vous, de ne chercher aucune
occasion de me voir »__ dit la princesse de Clèves.
M. de Nemours __ de son côté , fait voir sa personnalité passionnée par des paroles
et des gestes très touchants.
71
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
Toute personne trouve un jour dans sa vie la raison qui, malheureusement__ nous
fait parfois sortir de nos passions.
N. B. Ce cas concerne les propositions non déplacées qui sont précédées d’une virgule,
dans le corps de la phrase.
Les auteurs réalistes, qui s’intéressent à la misère, ont une conscience sociale...
(Ici, tous les auteurs réalistes s’intéressent à la misère et ont une conscience sociale.)
Les auteurs réalistes qui s’intéressent à la misère ont une conscience sociale...
(Ici, seuls les auteurs réalistes qui s’intéressent à la misère ont une conscience sociale.)
Prévert et Saint-Denys Garneau, étant tous deux poètes, ont fait appel à une
symbolique pour exprimer leurs sentiments.
L’extrait tiré de Jeux de massacre fait une comparaison entre un homme ayant perdu
ses yeux d’enfant et une femme jeune de cœur regardant la vie avec émerveillement.
b) la virgule se place devant les mots ou locutions qui introduisent une explication [par
exemple, comme, notamment, entre autres, soit, c’est-à-dire (que), (à) savoir, voire, ce
qui, ce que, c’est, etc.]. [7ex]
c) la virgule se place avant et après les locutions et ce, et ceci, et cela. [7ex]
Exemples d’erreurs
72
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
René Descartes __ qui est un philosophe français__ instaura une méthode dite
cartésienne.
Il est possible de voir des romans ou des pièces de théâtre portant sur le sujet des
aînés __ comme la pièce Jeux de massacre.
Nancy Huston intègre une phrase qui montre que l’inquiétude règne __ et ce __ à
cause du milieu angoissant auquel les personnages font face.
■ Absence de la virgule devant les éléments introduisant une concession, une restriction
ou une opposition [erreur mineure, 7con]
la virgule se place devant les mots ou locutions qui introduisent une subordonnée de
concession, de restriction ou d’opposition : sauf (que), sinon, quoique, bien que,
malgré (que), excepté, (mis) à part, si ce n’est que, même si, tandis que (marquant
l’opposition), etc. Notez que la virgule est facultative devant un mot introduisant un
complément de concession, de restriction ou d’opposition, surtout lorsqu’il est court.
Exemples d’erreurs
Tit-Coq règle ses comptes avec Marie-Ange __ tandis que Gros-Pierre [,]
ne revoit pas Laurelou. (Voir à la page 76 pour « Tandis que » en début de phrase.)
73
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
Les mots charnières et les tournures charnières établissent des liens entre des phrases ou des
parties de phrases. Ils peuvent se placer en tête de phrase ou au sein de la phrase. Ce sont
des conjonctions de coordination, des adverbes, des locutions conjonctives ou adverbiales,
des prépositions ou locutions prépositives ainsi que certains syntagmes (en ce qui me
concerne, autrement dit, dans l’ensemble, etc.) dont le rôle est de relier les phrases ou les
parties de phrases entre elles.
Cependant, s’il y a présence d’une virgule dans le corps de la phrase, la deuxième est
nécessaire.
Exemples d’erreurs
En effet __ nous voyons dans les deux extraits un code moral établi.
En résumé__ nous avons démontré dans cet essai que les deux extraits étaient
basés sur le principe de la raison.
74
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
L’ellipse
La virgule sert à montrer qu’il y a ellipse dans la phrase (c’est-à-dire absence d’un ou de
plusieurs mots) :
Exemples d’erreurs
Mme de Clèves et Simon sont poussés malgré eux à résister à la tentation d’être
avec la personne qu’ils aiment et s’obligent à lui inventer des excuses. Ils aiment
mieux rester comme ils sont pour combler les autres : d’une part __ son défunt
mari et de l’autre __ son fils.
75
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
Nous vivons des situations semblables dans notre quotidien également et lorsque
l’erreur est commise, nous devons vivre avec ses conséquences.
Exemples d’erreurs
Exemples d’erreurs
Le style des auteurs est différent et de plus, leur langage n’est pas de même niveau.
Nous pouvons prétendre que si leur vie est mouvementée de la sorte, c’est à cause
des circonstances qui empêchent leur amour de s’épanouir.
Peut-on affirmer que dans les deux extraits proposés, les personnages agissent selon
leur raison ou bien selon leur passion?
Il est possible de dire que pour lui, l’éloignement est synonyme d’ennui.
La didascalie nous explique que malgré que le vieux trouve inutile de refaire son
entrée, il la recommence quand même.
Il y a le mot « violence » qui dégage de la crainte puisque même si ces bêtes sont
merveilleuses, elles sont quand même sauvages.
76
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
Les parenthèses, les tirets et les crochets servent à encadrer une explication, une précision; ils
isolent une partie du texte qui joue un rôle accessoire.
Les guillemets servent à encadrer les citations tirées d’œuvres, les proverbes ou les paroles
rapportées. Ils servent également à souligner les mots étrangers, les expressions, etc., que le
scripteur veut mettre en évidence.
Il y a erreur lorsque l’élève omet un de ces signes quand il est nécessaire ou lorsqu’il les utilise
abusivement.
Parmi les écrivains de cette époque, nous retrouvons « Molière » qui met [Ø]
en scène des personnages calculateurs.
Voici l’extrait qui prouve qu’Azarius sait que sa femme n’est pas
heureuse : « Tout est arrangé. Tu vas pouvoir vivre comme t’as toujours
voulu vivre. »_ Extrait de Bonheur d’occasion, p. 11._ [7( )]
Les citations directes doivent être annoncées par les deux-points et commencer et se terminer
par des guillemets.
Les trois points de suspension encadrés de crochets ou de parenthèses doivent être utilisés pour
indiquer l’absence d’une partie de texte. La présence de points de suspension encadrés de
crochets ou de parenthèses n’est obligatoire que dans le corps de la citation, mais non au début
ou à la fin où on tolérera les trois points sans crochets ou parenthèses. D’ailleurs, on n’oblige
pas la présence des points de suspension au début ou à la fin d’une citation abrégée. De plus,
on tolère l’emploi de la minuscule au début de la citation quand l’élève respecte le texte
original.
Les crochets ou les parenthèses sont aussi utilisés dans une citation pour encadrer un mot qui est
ajouté ou modifié. La présence de crochets est nécessaire pour indiquer une modification à la
citation.
77
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
On ne compte qu’une erreur pour tout le texte pour les erreurs mentionnées ci-dessous :
• l’omission des deux-points pour annoncer une citation;
• l’absence de guillemets au début et à la fin du mot tiré du texte, du champ lexical ou de
la citation;
• la présence fautive du point, de la virgule ou du point-virgule devant et après la
citation;
• la ponctuation double fautive devant une citation;
• la présence fautive des deux-points devant une citation qui s’intègre au texte de l’élève;
• l’absence de crochets dans le corps de la citation.
L’absence de la virgule entre deux citations est pénalisée par un 7p, une seule fois par
texte.
Cependant, s’il y a présence ou absence erronée des deux-points, des guillemets, des crochets,
des parenthèses ou des points de suspension en dehors des citations, cette absence ou cette
présence erronée est considérée comme une erreur et elle est comptée à chacun de ces signes.
Exemples d’erreurs
Elle l’affirme dans le passage suivant __ « Il est impossible de passer par-dessus des
raisons si fortes. »
« Il est impossible de passer par-dessus des raisons si fortes; il faut que je demeure
dans l’état où je suis et dans les résolutions que j’ai prises de n’en sortir jamais. » ,
cette citation montre bien qu’elle se sent incapable de laisser le côté rationnel des
choses.
D’une part, il est facile de voir que le vieux s’enlise dans un désespoir par le champ
lexical formé des mots suivants : __ sombre __, __ détresse __ et __ angoisse__.
Par le mot __ cendre__, Hugo insinue que les enfants sont malades.
78
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
On inclut dans cette rubrique tous les signes typographiques utilisés pour indiquer des
références aux textes à l’étude, à des auteurs ou à des titres d’œuvres. On y tient compte
également du respect de la ponctuation dans les citations.
On compte une erreur par texte pour tous les exemples d’erreurs qui suivent, peu importe
l’erreur :
On tolère les erreurs de ponctuation dans les titres d’œuvres qui ne sont pas des sujets de
l’épreuve et dans les citations utilisées par l’élève.
On ne met pas d’erreur aux références en bas de page. Si cette note constitue un ajout au
texte de l’élève, on pénalise en langue.
79
SOUS-CRITÈRE 7 : PONCTUATION
B. Erreurs mineures
Absence ou présence erronée du point d’interrogation 7? 62
Absence ou présence erronée du point d’exclamation 7! 63
Absence ou présence erronée des points de suspension 7... 63
Absence ou présence erronée des deux-points 7: 65
Absence de la virgule entre les éléments de coordination 7coor 67-68
Absence de la virgule entre les éléments en apposition 7app 70-72
Absence de la virgule pour introduire une explication 7ex 72-73
Absence de la virgule pour introduire une concession 7con 73
Absence de la virgule après ou avant un marqueur 7mq 74
Absence de la virgule pour marquer l’ellipse 7ell 75
Absence de la virgule après le complément circonstanciel en tête 7cc 75-76
de phrase ou de proposition ou dans le corps de la phrase
Absence ou présence erronée des parenthèses, des tirets, des 7( ) 77
crochets ou des guillemets
Erreur de ponctuation devant, dans ou après les citations 7cit 77-78
Erreur relative aux références 7ref 79
Toute erreur relative à l’emploi de etc. 7etc. 66
80
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
Sous-critère 8
Le dictionnaire est l’ouvrage de référence qui permet de vérifier l’orthographe d’usage d’un mot,
c’est-à-dire la graphie du mot indépendamment de la fonction qu’il peut remplir dans la phrase.
L’orthographe grammaticale (8g) a priorité sur l’orthographe d’usage. L’orthographe d’usage (8u)
a priorité sur les erreurs d’orthographe qui ne comptent que pour une demi-faute (8).
L’erreur de syntaxe a priorité sur l’erreur d’orthographe. On compte donc une erreur de syntaxe
(sous-critère 7) lorsqu’un mot contient une erreur de syntaxe et une erreur d’orthographe.
Lorsqu’un lexème* est mal orthographié, on inscrit une erreur par lexème, par texte. Par exemple,
si les mots pollution, pollueur, polluant, polluer ne contenaient qu’un « l », on ne mettrait qu’une
erreur par lexème dans tout le texte.
*On entend par « lexème » l’unité de base d’un mot ou sa racine. Pour les termes éduquer,
éducation, éducateur et éducatif, par exemple, le lexème est « éduq » ou « éduc ».
81
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
1. Erreur de graphème
Nous verrons dabord les ressemblances entre les deux textes. [d’abord]
L’orsque Gros-Pierre revoit Laurelou, elle est avec son amant. [lorsque]
[…] car malgré ses sourcils noirs, ses efforts extra-ordinaires […] [extraordinaires]
L’auteur utilise trois figures de styles qui représentent bien ce qu’il [style]
pense.
Dans cet extrait, les signes de ponctuations sont utilisés pour donner [ponctuation]
de la force au discours du vieux.
En autre (ou entre autre), il est important d’analyser la relation qui [Entre autres]
existe entre le vieux et la vieille.
Simon ne peut pas tromper sa femme et son fils en même temps, car
ces deux personnes font parties de sa vie. [partie]
82
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
N. B. Dans l’expression « dans un autre ordre d’idée », le mot « idée » peut être
singulier ou pluriel.
Pour les types d’erreurs qui suivent, on compte une demi-faute par erreur. Inscrire 8, 8cs,
8ref ou 8cit dans la marge de droite. ON NE MET QU’UNE ERREUR PAR MOT PAR TEXTE. [8]
1. La majuscule
(Référence : THÉORET, Michel et André MAREUIL. Grammaire du français actuel,
Montréal, CEC, 1991, p. 412- 413.)
• La majuscule est obligatoire au premier mot d’un texte (et d’une lettre, après la formule
d’appel); d’une phrase qui suit un point; d’une phrase qui suit un point d’exclamation,
d’interrogation ou de suspension, sauf si ces signes font partie intégrante de la phrase.
• La majuscule est obligatoire dans les noms propres de personnes, les noms de lieux (pays,
villes, mers, montagnes) et les points cardinaux, sauf lorsqu’ils indiquent une direction.
• La majuscule est obligatoire dans les noms d’habitants ou de peuples. On ne met pas de
majuscules aux noms de langues ou aux adjectifs tirés de ces noms.
• La majuscule est obligatoire dans les titres d’ouvrages, de journaux, de périodiques, de séries
télévisées.
83
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
• On met la majuscule pour marquer le caractère distinctif d’un État, d’une société, d’un
organisme, d’un établissement, d’une firme. Mais tous ces mots prennent la minuscule en
dehors de ces emplois distinctifs.
• On met également la majuscule pour désigner des noms d’époques, de régimes politiques,
d’événements, de dates, de fêtes : l’Antiquité, la Renaissance.
N. B. 1- S’il y a une détermination, celle-ci s’écrit avec une minuscule, sauf s’il
s’agit d’un adjectif placé devant le nom : les Temps modernes, la Belle
Époque, le Moyen Âge, la Grande Noirceur.
• On emploie la majuscule pour les titres honorifiques, pour les titres de fonctions et comme
marque de civilité quand on s’adresse directement à la personne (dans une lettre).
• On met une majuscule à chacune des lettres d’un sigle et de certaines abréviations.
Renoncer à ce qui nous plaît est une tâche dès plus difficile à surmonter [des]
Le théatre est une des formes d’expression les plus vieilles au monde. [théâtre]
Tous ces personnages vivent à une époque différente de la notre. [nôtre]
Toutefois, leurs jugements sont beaucoup trop extrêmistes. [extrémistes]
Peut-être est-ce dû à la façon de penser de la société québéçoise du XIX e [québécoise]
siècle?
84
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
Les erreurs d’accents aux verbes sont pénalisées à cette rubrique, sauf la
forme a du verbe avoir écrite à qui est pénalisée en 8g.
Il est proposé d’omettre l’accent circonflexe sur les lettres i et u, sauf pour
les homophones dû, mûr, sûr, jeûne et les formes crû et croît du verbe
croître et pour les 1re et 2e personnes du pluriel de tous les verbes au passé
simple.
Il est également proposé de placer le tréma sur la voyelle prononcée (le u).
85
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
Il est nécessaire de consulter les dictionnaires usuels qui font suivre d’un trait
d’union le préfixe « non » suivi de certains adjectifs.
Il est proposé de mettre le trait d’union entre tous les numéros formant un nombre
complexe, sauf pour milliard, million et millier qui ne sont ni précédés ni suivis du
trait d’union.
4. Les abréviations et les unités de mesure, les abréviations de ligne, de vers d’un texte ou d’un
poème, y compris l’absence de signes du pluriel lorsque cela est nécessaire ou l’emploi fautif
du pluriel.
Si par son âge un individu n’est pas responsable, pourquoi alors lui confier
la machine à tuer #1 au Québec? (# = erreur d’usage)
Ligne 84 et 85 [lignes]
Au 17_ siècle vécut Molière, un dramaturge célèbre. [17e]
N.B. On tolère les abréviations « ième » ou « ème » et « ière » des adjectifs numéraux
ordinaux.
± [plus ou moins]
le % des étudiants [pourcentage]
Au cours des 3 dernières années [accepté]
Il est prouvé que 5 % des étudiants... [accepté]
Les 20-30 ans [accepté]
Azarius sait que si il part, sa femme sera plus malheureuse encore. [s’il]
Les poèmes de Prévert sont différents presqu’en tous les points avec [presque en]
celui de Saint-Denys Garneau.
On n’a pas le droit d’insérer l’enfant dans un monde de mensonge,
de malheur et d’haine [de haine]
86
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
On ne compte qu’une erreur par texte pour toute erreur de transcription dans le texte de
l’élève (oubli d’un mot, répétition d’un mot, absence d’une lettre ou lettre effacée), pour les
mauvaises coupures de mots et pour les signes de ponctuation en début de ligne ou les
guillemets en fin de ligne.
La raison nous fait revoir les grandes étapes de notre vie sans oub- [ou-]
lier de nous amener à une auto-évaluation du résultat.
8. Les erreurs d’orthographe dans les noms d’auteurs ou de personnages et dans les titres
d’œuvres proposés comme sujets de rédaction [8ref]
On compte une erreur par texte, quelle que soit l’erreur, pour les erreurs d’orthographe dans
le nom des auteurs, des personnages et des titres des textes proposés comme sujets de
rédaction, incluant la majuscule.
On pénalise à cette rubrique les erreurs de contraction dans les titres d’œuvres proposées.
Dans la pièce d’Encore cinq minutes, les personnages mentent. [pas de d’]
Le roman Misérables [Les Misérables]
On pénalise à cette rubrique l’absence ou la présence erronée de la majuscule dans les titres
d’œuvres proposées.
On ne pénalise pas lorsqu’il y a erreur dans le nom d’un auteur qui ne figure pas
dans les sujets proposés.
On pénalise en 8u ou en 8g les erreurs dans les titres d’œuvres (excluant les noms
propres) qui sont fournis par l’élève lors de son épreuve. (Voir p. 89, Les Fou de
Bassan, Aux retour des oies blanches.)
87
SOUS-CRITÈRE 8 : USAGE
On pénalise à cette rubrique les erreurs dans la transcription d’une citation, autres que les
erreurs d’orthographe : oubli d’un mot, mot à la place d’un autre; le fait de reproduire des
nombres en chiffres et non en lettres ou inversement; le rétablissement de la graphie
standard d’un mot qui est une transcription de la langue orale.
10. Les erreurs d’orthographe dans les citations [8, 8u, 8g]
Dans le texte de Montesquieu, « l’âme du souverain est une moule [un, 8g]
qui donne la forme à toutes les autres ».
88
MÉTHODE DE NOTATION
Tous les cas qui exigent l’application d’une règle de grammaire se rapportent à ce critère.
Une même erreur est comptée autant de fois qu’elle est répétée. Cependant, si l’erreur est
constante, le correcteur ou la correctrice indique son caractère répétitif par un accent circonflexe (^)
sur le code. De plus, à l’aide d’un papillon adhésif, il avertit le superviseur de la présence de ces
erreurs.
On ne compte qu’une erreur lorsque tous les mots d’un groupe (y compris l’attribut) régis par une
même règle d’accord ne sont pas accordés comme ils devraient l’être. Cependant, s’il y a variation
dans l’accord, chaque accord fautif est compté.
On ne compte qu’une erreur pour les pronoms, les participes, les infinitifs ou les verbes conjugués
coordonnés ou placés dans une énumération lorsqu’ils ne sont pas orthographiés correctement.
Cependant, s’il y a variation dans l’accord ou dans la finale verbale, chaque erreur est comptée.
Le rêve de Gatien Lapointe est que chaques personnes puissent [chaque personne
se développer, et cela tant du côté affectif que du côté puisse]
intellectuel.
La seule obstacle au mariage est la loi qu’elle s’est imposée. [Le seul]
L’une des ennuis la plus fréquente est l’angoisse. [L’un, le, fréquent]
Les Fou de Bassan est une autre œuvre d’Anne Hébert. [Fous]
N. B. Il est proposé que les noms composés d’un verbe et d’un nom ou d’une préposition et
d’un nom suivent la règle des mots simples et prennent la marque du pluriel seulement
quand ils sont au pluriel; cette marque est portée sur le second élément. Cette règle vaut
également pour les noms composés au moyen du mot « garde ».
Il importe de vérifier l’orthographe des noms composés dont plusieurs ont tendance à
être soudés.
89
MÉTHODE DE NOTATION
90
MÉTHODE DE NOTATION
N. B. « Leur, notre, et votre, et les noms qu’ils accompagnent, prennent, selon le sens, la
forme du singulier ou la forme du pluriel. Lorsque chacun des possesseurs ne
possède qu’un seul objet, on emploie : a) le singulier si, dans l’ensemble des
possesseurs, on envisage l’individu en général, le type, plutôt que la collection; b) le
pluriel si on envisage la pluralité ou la variété du détail. » (Goosse, no 592)
Le nombre du possessif dépend du contexte et de l’intention de celui qui écrit. On
admettra donc le singulier ou le pluriel :
Sept petits chacals se tiennent assis sur leur derrière. (Anatole France)
Nous sommes les tendres lapins, / Assis sur leurs petits derrières. (Banville)
De nos jours, l’obtention de bon emploi passe souvent avant [bons emplois]
notre vie amoureuse.
2. Verbe
On sent, dans les deux textes, que les individus sont très calmes et
qu’ils choissisent de ne pas se battre contre la mort. [choisissent]
Ici même, dans notre belle province qu’est le Québec, un auteur, [naquit]
Gatien Lapointe, qui naissa en 1931, introduisa, dans son œuvre Au [introduisit]
ras de la terre, un souffle d’espoir.
[rappelle]
91
MÉTHODE DE NOTATION
Ceci nous rappèle que nous sommes dans la vraie vie et que les
personnages parlent d’eux et de tout.
N. B. Il est proposé d’omettre l’accent circonflexe sur les lettres i et u, sauf pour les
homophones dû, mûr, sûr, jeûne et les formes crû et croît du verbe croître et
pour les 1re et 2e personnes du pluriel de tous les verbes au passé simple.
Il est proposé que les verbes qui ont un é à l’avant-dernière syllabe de l’infinitif
changent cet é en è devant une syllabe contenant un e muet.
Les verbes asseoir, surseoir peuvent s’écrire assoir et sursoir; de plus, leurs
formes en – oi peuvent s’écrire – eoi.
C’est les habitants qui vont faire en sorte que le pays va devenir beau ou pas.
C’est des paroles qui viennent directement du cœur et qui sont dites
lorsqu’elles sont vraiment ressenties.
92
MÉTHODE DE NOTATION
Dans les deux extraits qui nous sont présenté, on remarque [présentés]
avec évidence le combat entre la raison et la passion.
Ainsi, dans ces deux cas, la raison a triomphée sur la passion [triomphé]
en dirigeant les pensées et les gestes des personnages.
N. B. Il est proposé que les participes passés dissous et absous s’écrivent dissout
et absout.
Il est proposé que le participe passé du verbe laisser suivi d’un infinitif reste
invariable.
Les supplications vont les atteindres, mais ils conserveront leur [atteindre]
raison.
93
MÉTHODE DE NOTATION
3. Les homophones
8
tous les accents fautifs, Il est la, sur la table. là 8
sauf pour le verbe avoir Il ne sait pas ou il se trouve. où 8
C’est a lui que la responsabilité incombe. à 8
8u
• nom Son désire est exaucé. désir 8u
• adjectif qualificatif Chaire amie. Chère 8u
• adverbe Il y a peut d’individus à le savoir. peu 8u
• préposition Il y a confusion entrent les deux mots. entre 8u
• conjonction Il ne connaît pas son nom n’y son âge ni 8u
8g
• déterminant Elle est basée sur ces propres valeurs. ses 8g
• adjectif autre que Les auteurs dénigrent tout deux la vieillesse. tous 8g
qualificatif La passion nous entraîne toujours plus loin dans
la vie, et ce, quelque soit le domaine. quel que 8g
• verbe Chaque cas est différent, mais chacun c’est ce qui sait 8g
est bon pour lui.
Pour un Montagnais, la possession des sciences
ne peut-être que bénéfique. peut être 8g
• verbe avoir :
à mis pour a Elle lui à ravi le cœur. a 8g
avoir pour être Il faut qu’elle est du temps à elle. ait 8g
94
MÉTHODE DE NOTATION
MÉTHODE DE NOTATION
Méthode de travail
Il est important de lire le texte en entier, en premier lieu. Pendant cette première lecture, le
correcteur ou la correctrice met entre parenthèses les erreurs de syntaxe, encercle les erreurs de
ponctuation et inscrit dans la marge de droite la cote 7s, 7p ou 7coor, etc., selon la catégorie
d’erreur. Durant cette même lecture, on souligne les erreurs d’orthographe d’usage et
d’orthographe grammaticale, et on inscrit la cote 8u, 8g ou 8 dans la marge de droite. De plus, on
corrige les erreurs relatives au sous-critère 6 en indiquant par un V-1, V-2 ou V-3 dans le texte les
éléments fautifs et en inscrivant la cote soit V-1, soit V-2, soit V-3, dans la marge de droite.
N. B.: Le correcteur ou la correctrice ne corrige jamais les erreurs dans le texte des
élèves ni n’ajoute des commentaires personnels.
En deuxième lieu, le correcteur ou la correctrice relit le texte et inscrit dans la marge de gauche les
symboles relatifs aux sous-critères 1, 2, 3, 4 et 5.
Enfin, une troisième lecture peut être nécessaire pour évaluer un des huit sous-critères.
Sous-critère 1
Le correcteur doit vérifier la Clé de correction pour juger si l’élève mentionne tous les
éléments de l’énoncé du sujet de rédaction, s’il les interprète justement et s’il en fait un
développement approprié. Le correcteur peut consulter le résumé de la grille à la fin de la
présente section pour porter un jugement sur ce critère qui tient compte des trois aspects à
évaluer.
95
MÉTHODE DE NOTATION
Sous-critère 2
A+ : argument cohérent
A+/– : argument plus ou moins cohérent
A– : argument peu cohérent
Aø : argument absent
 : même argument
P+ : preuve pertinente
P+/– : preuve plus ou moins pertinente
P– : preuve non pertinente
Pø : preuve absente
E+ : explication pertinente
E+/– : explication plus ou moins pertinente
E– : explication non pertinente
Eø : explication absente
Sous-critère 3
Inscrire 3.1+/– chaque fois que la compréhension des textes est plus ou moins juste et 3.1–
chaque fois que la compréhension des textes est fausse. Inscrire 3.2+ ou 3.3+ chaque fois
qu’une connaissance littéraire formelle ou générale apparaît, qu’elle est juste et pertinente;
inscrire 3.2+/– ou 3.3+/– si elle est plus ou moins juste ou plus ou moins pertinente et 3.2– ou
3.3– si elle est fausse ou non pertinente.
Sous-critère 4
Sous-critère 5
96
MÉTHODE DE NOTATION
Sous-critère 6
Inscrire V-1 au-dessus de l’erreur de vocabulaire et V-1, s’il s’agit d’une erreur de précision
ou de registre de langue. Ne reporter dans la marge de droite qu’une seule fois la même
erreur.
Inscrire V-2 s’il s’agit d’une erreur de variété de vocabulaire ou de richesse de l’expression.
Ne reporter dans la marge de droite qu’une seule fois la même erreur.
Inscrire V-3 s’il s’agit d’une erreur de clarté de l’expression, en l’encadrant par des barres
obliques. Reporter le V-3 dans la marge de droite.
Sous-critère 7
A- syntaxe
Inscrire 7s dans la marge de droite pour toutes les erreurs de syntaxe et 7sint pour les
erreurs liées à l’intégration des citations. Mettre l’erreur entre parenthèses dans le texte de
l’élève.
B- ponctuation
Inscrire 7p dans la marge de droite pour toutes les erreurs majeures. Inscrire le code
indiqué au tableau de la page 80 pour toutes les erreurs mineures. Toutes les erreurs de
ponctuation valent une demi-faute. Le correcteur compte le nombre total d’erreurs et il
divise ce nombre par deux pour obtenir le nombre réel de fautes de ponctuation. On ne
compte pas plus de 20 erreurs de ponctuation (20 erreurs de ponctuation valent 10 fautes).
Encercler l’absence ou la présence fautive dans le texte de l’élève.
97
MÉTHODE DE NOTATION
Sous-critère 8
1. Inscrire 8U dans la marge de droite pour toutes les erreurs d’orthographe d’usage qui
comptent pour une faute et inscrire 8 pour les erreurs d’orthographe d’usage qui sont
considérées comme des demi-fautes. Souligner l’erreur dans le texte de l’élève.
2. Utiliser le code suivant pour les erreurs qui ne sont comptées qu’une fois par texte et qui
sont considérées comme des demi-fautes :
• Les erreurs de coupure de mots, de transcription (oubli d’un mot, répétition d’un
mot, absence d’une lettre ou lettre effacée) et les signes de ponctuation en début
de ligne. 8CS
• Les erreurs d’orthographe dans les noms des auteurs ou de personnages et dans les
titres d’œuvres proposés comme sujets de rédaction. 8ref
98
MÉTHODE DE NOTATION
Le tableau synthèse ci-dessous peut aider le correcteur à établir son jugement pour les sous-critères
1 à 6. Il faut consulter chacun des sous-critères ou le tableau de l’introduction pour connaître les
aspects de chacun des critères.
Aspects Commentaire
+ +/– +/– L’élève démontre qu’il maîtrise un des trois aspects et que
deux des aspects sont plus ou moins maîtrisés.
+/– +/– +/– L’élève démontre qu’il maîtrise plus ou moins les trois
aspects.
+/– +/– – L’élève démontre qu’il maîtrise plus ou moins deux des
D trois aspects et que le troisième n’est pas maîtrisé.
Insuffisant
+ – – L’élève démontre qu’il maîtrise un des trois aspects mais
non les deux autres.
99
ANNEXE
Les correcteurs et correctrices inscrivent les données dans le rectangle imprimé au haut de la page 2
du cahier de rédaction :
A B C D E F
Réservé
à 1 2 3 4 5 6 7 8
l’administration
1. 1. 1. 1. 1. 1. s.
ASPECTS 2. 2. 2. 2. 2. 2. p.
3. 3. 3. 3. 3. 3.
1 1er sujet
2 2e sujet
3 3e sujet
Dans ce dernier cas, inscrire la lettre A sous la case F, remplir les cases sous
les lettres C, D et E, ET ne rien inscrire dans les cases correspondant aux
sous-critères 1 à 8.
Sous la case B, ne rien inscrire, sauf si le texte de l’élève contient moins de 300 mots (dans ce cas
inscrire le nombre exact de mots sous la case E). Les lettres qui apparaissent sous cette case, s’il y a
lieu, ont été inscrites par le collège.
La signification des lettres qu’on peut trouver sous cette case est la suivante :
X = élève absent
H = élève présent mais qui n’a pas fait l’épreuve, ou texte de moins de 300 mots. Dans ce
cas, ne pas corriger, mais inscrire le nombre exact de mots sous la case E.
Si une de ces lettres apparaît, le correcteur ne doit absolument rien inscrire dans les autres
cases (sauf si le texte contient moins de 300 mots), pas même son numéro de correcteur.
100
ANNEXE
1 Première semaine
2 Deuxième semaine
3 Troisième semaine
4 Quatrième semaine
5 Cinquième semaine
Sous la case D, le correcteur inscrit le code de trois chiffres qui l’identifie (ex. : correcteur 003).
Sous la case E, l’aide technique ou le correcteur, selon les consignes de supervision, indique le
nombre de mots que comprend le texte. Le correcteur doit en tenir compte dans l’évaluation du
texte (voir la case F). Dans le cas des copies trop courtes ou trop longues, il revient au superviseur
de rétablir le ratio des erreurs à une faute aux 30 mots pour un texte de 900 mots. Ces copies
doivent être portées à l’attention du superviseur.
A Dans le cas d’un TEXTE HORS SUJET (l’élève a traité un des sujets proposés, sans
toutefois aborder les éléments essentiels de l’énoncé du sujet de rédaction ou sans
tenir compte d’un extrait) OU dans le cas d’un texte HORS CONTEXTE (l’élève n’a
choisi aucun des trois sujets proposés)
B Dans le cas d’un TEXTE COURT (texte qui contient entre 700 et 790 mots)
C Dans le cas d’un TEXTE TRÈS COURT (texte qui contient entre 600 et 690 mots)
Inscrire, au mérite, l’une ou l’autre des cotes C+, C, D, E ou F dans les cases
correspondant aux sous-critères 1 à 3, noter au mérite les autres sous-critères.
D Dans le cas d’un TEXTE TROP COURT (texte qui contient entre 300 et 590 mots)
101
ANNEXE
CAS PARTICULIERS
CASE F
Texte hors contexte Ne rien Ne rien Ne rien Ne rien Ne rien Ne rien Ne rien Ne rien
ou inscrire inscrire inscrire inscrire inscrire inscrire inscrire inscrire
Texte hors sujet
B m BC+CDEF m m m m m m
Texte court
(700-790 mots)
102
ANNEXE
Sous les cases 1 à 6, le correcteur indique la COTE attribuée pour chaque sous-critère :
6. Vocabulaire A, B, C+, C, D, E ou F
L’aide technique ou le correcteur, selon les consignes de supervision, compte les mots d’un
texte et en inscrit le nombre dans la case E. Les citations comptent dans le nombre de
mots.
A) Lorsqu’une copie semble avoir moins de 800 mots, qu’elle soit en échec ou non, le correcteur
ou l’aide technique évalue le nombre de mots à l’aide de la méthode. Il inscrit le résultat dans
la case E. Le correcteur ne compte pas les mots un à un, sauf dans le cas où le nombre de
mots se situe près de 600, de 700 ou de 800 mots, car cela pourrait avoir des effets sur les
cotes. Si le compte est fait mot à mot, il fait précéder par le code m. à m. le compte exact et
met ses initiales. Il inscrit dans la case F le code approprié (voir guide p. 102-103) et il
rectifie les cotes, s’il y a lieu. Il indique sur un papier jaune qu’il y a un ratio à établir.
B)) Lorsqu’une copie est en échec en langue et qu’elle semble avoir plus de 900 mots, mais que
ce nombre n’est pas inscrit par l’élève, le correcteur ou l’aide technique évalue le nombre
approximatif de mots en utilisant la méthode qui suit avant de remettre la copie au
superviseur. Il fait précéder du signe ± ce compte approximatif. Il indique sur un papier jaune
(papillon adhésif) qu’il y a un ratio à établir.
103
ANNEXE
ATTENTION
1. Lorsque le nombre de mots se situe entre 790 et 799, accorder 800 mots.
2. Lorsque le nombre de mots se situe entre 690 et 699, accorder 700 mots.
3. Lorsque le nombre de mots se situe entre 590 et 599, accorder 600 mots.
Nbre de mots
14 Premièrement, Azarius veut s’enrôler dans l’armée pour quel motif? Est-ce pour
17 le bien-être de Rose-Anna ou pour lui-même? Le fait qu’Azarius et Rose-Anna
14 ne sont pas riches explique un peu pourquoi ils ont des problèmes. Pour Azarius,
21 la pauvreté n’est pas si pire et s’endure s’il y a sa famille et sa femme. Il a
17 toujours tout fait pour Rose-Anna, c’est-à-dire qu’il lui a toujours donné de
19 l’argent et de l’amour. Maintenant il sait que sa femme n’est pas heureuse et il a
13 pris une décision. Voici l’extrait qui énonce cette décision : « Tout est arrangé.
10 Tu vas pouvoir vivre comme t’as toujours voulu vivre. » (Extrait de Bonheur
d’occasion, p. 11)
N.B. Les références aux extraits, aux pages, aux lignes, aux vers, etc., ne sont pas incluses
dans le comptage des mots.
104
ANNEXE
ANNEXE
N.B. : Les copies présentées en annexe sont des exemples pouvant permettre de comprendre
comment se fait l’évaluation des copies aux cinq premiers sous-critères et à chacun de
leurs aspects. Pour ce qui regarde les critères de la langue, des exemples de copies
annotées utilisant le code de correction apparaissent également.
La cote de chaque sous-critère s’obtient à la suite de jugements portés sur chacun de ses
aspects. Trois jugements sont possibles : « bonne maîtrise » (+), « maîtrise suffisante »
(+/-) et « non-maîtrise » (-). Consultez le tableau de la page 7 du guide pour connaître
comment les cotes sont attribuées. Il faut noter que le jugement de « bonne maîtrise »
est un jugement global d’un aspect pour l’ensemble du texte. Il peut donc arriver qu’il
y ait une faiblesse à cet aspect dans le texte, mais que cela n’affecte pas le jugement
général de « bonne maîtrise ». La cote A ne signifie donc pas que le texte est parfait,
sans faute, mais qu’il est de grande qualité.
Copie 1
SUJET CHOISI A B C D E F
1. ______
2. ______ E S PA C E
3. ______ R É S E RV É
1 2 3 4 5 6 7 8
Nombre de mots A A A A A
1. + 1. + 1. + 1. + 1. + 1. s
ASPECTS 2. + 2. + 2. + 2. + 2. + 2. p
3. + 3. + 3. + 3. + 3. + 3.
Cette copie a mérité la cote A à chacun des sous-critères. L’élève a tenu compte de tous les
éléments essentiels du sujet de rédaction et les a bien développés. Son point de vue critique est clair,
cohérent et constant. En effet, dans le développement, tous les éléments de la démonstration de
l’élève tendent vers la prise de position nuancée, qui est clairement exprimée dans la conclusion.
L’élève soutient ce point de vue à l’aide d’arguments efficaces et fait preuve d’une grande qualité
d’analyse et d’explication. De plus, l’élève démontre une très bonne compétence littéraire dans
l’analyse formelle du texte et dans l’intégration de connaissances littéraires générales dans
l’introduction et dans la conclusion. Enfin, en ce qui a trait aux sous-critères de la structure du texte,
l’élève a obtenu la cote A pour l’introduction et la conclusion et pour la structure du développement
et des paragraphes.
105
ANNEXE
Mil neuf cent cinquante : on a l’impression que tout ce qu’il y avait à écrire a déjà été écrit.
Les auteurs, les peintres, les dramaturges, tous veulent croire qu’il est toutefois possible de
réinventer la roue. On recherche la nouveauté, on recherche ce qui peut choquer : naît alors la
dramaturgie contemporaine, cinglante de lucidité et d’un réalisme troublant. Dans sa pièce Zone,
Marcel Dubé, dramaturge québécois, raconte un monde d’illusions. Or, peut-on affirmer que
Tarzan et Ciboulette, dans la scène finale, vivent dans l’illusion? Il sera d’abord question de la part
d’illusions dans ce texte, puis de la part de réalisme, et une synthèse du tout complétera l’analyse.
En premier lieu, la part d’illusions est particulièrement évidente dans l’extrait. Les noms
même évoquent cette importance de l’imaginaire, d’un monde inventé auquel on croit ou voudrait
croire. Tarzan et Ciboulette sont des noms de personnages d’histoires ou d’émissions pour enfants,
ou du moins les évoquent. Tarzan est la figure allégorique d’un personnage héroïque qui non
seulement survit à un monde hostile, mais qui en plus y règne. Ciboulette en est d’ailleurs
consciente : à la ligne 11, elle lui avoue qu’elle ne veut ou ne peut le voir autrement que
« Tarzan », puis, à la ligne 106, alors que Tarzan se jette dans la gueule du loup, elle est heureuse :
« C’est lui qui va gagner, c’est lui qui va triompher… Tarzan est un homme. Rien peut l’arrêter :
pas même les arbres de la jungle, pas même les lions, pas même les tigres. Tarzan est le plus fort.
Il mourra jamais. » Tarzan est donc pour elle le chef et l’homme indestructible auquel elle a
toujours sinon voulu se soumettre, du moins voulu croire. Par ailleurs, le milieu dans lequel ils
évoluent a aussi sa valeur symbolique : le hangar est un château (ligne 33 : « Viens dans notre
château ») et une caisse de bois renversée tient lieu de trône au chef. Toute la vision de l’amour
chez Ciboulette tient aussi de l’illusion. À ses yeux, l’amour implique nécessairement le mariage
et les enfants (ligne 28). De plus, elle affirme à la ligne 40 que « quand un garçon et une fille
s’aiment pour vrai, il faut qu’ils vivent et qu’ils meurent ensemble, sans ça, ils s’aiment pas. »
Tout comme les noms des personnages, cette affirmation évoque le monde de l’enfance et de la
naïveté (donc de l’illusion) selon lequel les amoureux s’aiment et vivent heureux jusqu’à la fin des
temps. En somme, l’illusion tient une place déterminante dans cet extrait, surtout chez Ciboulette.
Cependant, Dubé laisse place à une grande lucidité, notamment à travers le personnage de
Tarzan. Tout d’abord, on comprend dès le départ que celui-ci ne croit plus en son surnom. À la ligne
12, lorsque Ciboulette lui dit que pour elle, il est encore Tarzan, il répond : « Non. Tarzan est un
homme de la jungle, grand et fort, qui triomphe de tout : des animaux, des cannibales et des bandits.
Moi je suis seulement qu’un orphelin du quartier […] » Plus tôt, à la ligne 9, l’auteur trace un profil
désespéré de Tarzan de la bouche même de celui-ci : « […] je m’appelle François Boudreau, j’ai tué
un homme, je me suis sauvé de prison et je suis certain qu’on va me descendre. » Cette énumération
rapide de faits donne à la réplique un rythme intéressant et saccadé, qui évoque clairement la mort
brusque qu’il subira. De plus, on retrouve dans les répliques de l’adolescent un champ lexical de la
mort qui n’est en rien comparable à celle que Ciboulette évoque comme étant la conclusion heureuse
de l’amour. En effet, il répète à plusieurs reprises qu’il a tué et qu’il mourra : ligne 7 : « je suis fini »;
ligne 10 : « j’ai tué », « on va me descendre »; ligne 26 : « tué » (à deux reprises); ligne 52 : « je sais
que je vais mourir »; ligne 73 : « mourir » (à deux reprises). Cette lucidité avec laquelle il parle de la
mort n’a rien à voir avec un monde d’illusions. En allant voir Ciboulette, Tarzan sait qu’il mourra, de
sorte qu’il aurait voulu que ces moments soient parfaits. À réplique de la ligne 91, alors que
Ciboulette feint d’être en colère contre lui, Tarzan dit : « Il nous restait qu’une minute et tu viens de
106
ANNEXE
la gaspiller. » Finalement, à la ligne 52, lorsqu’il parle de ses yeux qui sont grands ouverts sur ce qui
est réel (la maison, la noirceur et Ciboulette), c’est une image pour montrer toute sa lucidité. Ses
yeux sont ouverts sur la réalité invisible; s’il souhaite rester dans les bras de celle qu’il aime, ce n’est
pas par illusion qu’il pourra rester en vie, mais bien par conscience que d’une manière ou d’une
autre, il mourra. Bref, Tarzan a l’attitude d’un homme désillusionné et lucide que la mort n’effraie
plus parce qu’il la sait imminente.
À la suite de cette analyse concernant la part d’illusion et de lucidité dans l’extrait, il est
possible de conclure que Ciboulette vit dans l’illusion, mais que Tarzan, lui, nage en pleine
lucidité. Autrefois, il semble qu’il ait été lui aussi un être illusionné, mais les épreuves lui ont
montré la réalité de la vie. À la ligne 20, Dubé utilise une figure d’amplification pour faire dire à
Tarzan l’ampleur de ses illusions passées : « Je vous avais promis un paradis […] ». De plus, à la
ligne 26, il raconte que son temps en prison lui a permis de comprendre certaines choses, par
exemple, ce qui suit : « Si je t’avais aimée, j’aurais pas tué. » Ce sont sans doute ces réflexions qui
lui ont permis de devenir lucide. Lorsqu’il évoque ensuite, à la ligne 27, l’irrémédiable nature du
passé, on comprend qu’il assume son sort et qu’il avait seulement besoin de voir celle qu’il aime
une dernière fois. Il n’a pas d’illusions, à un point tel qu’il sait que Ciboulette aura sans doute mal
au souvenir de cette rencontre. Il tente toutefois, dans un dernier effort, de la sortir du monde
d’illusions duquel il s’est lui-même tiré. Lorsque Ciboulette appelle Tarzan par son vrai nom,
« François », on voit qu’elle a tout de même un peu plus de lucidité qu’au départ, quoiqu’elle
pense encore qu’il est possible pour lui de s’en sortir. La dernière réplique, quant à elle, est un
véritable déchirement entre le désir de rester illusionnée et l’effroyable réalité qui l’assaille de
toutes parts. Elle est étendue sur le corps mort de l’homme qu’elle aime, sous les yeux de celui qui
l’a tué et que Dubé a mis en scène pour rendre la mort indéniable. Entre la litote de vouloir croire
qu’il dort et la compréhension de sa part de culpabilité, la lucidité et l’illusion se livrent combat au
sein même de la jeune femme.
Finalement, l’illusion occupe indéniablement une place primordiale dans le texte, mais il
serait faux de dire que les deux personnages vivent dans l’illusion. En effet, Tarzan est très lucide
et, si Ciboulette demeure dans l’illusion durant tout l’extrait, on sent toutefois un changement qui
s’amorce lentement à la toute fin. Cette question de la lucidité versus l’illusion est soulevée dans
bon nombre de romans ou de pièces de théâtre modernes : Sylvain Trudel l’aborde dans Le Souffle
de l’Harmattan et Nicole Bélanger dans Salut mon roi mongol!. Devrait-on voir là une critique
de la société qui peut-être fait grandir trop vite les enfants ou simplement comme un thème
intéressant à aborder?
107
ANNEXE
Copie 2
SUJET CHOISI A B C D E F
1. ______
2. ______ E S PA C E
3. ______ R É S E RV É
1 2 3 4 5 6 7 8
Nombre de mots C+ C C+ A C+
1. + 1. ± 1. + 1. + 1. ± 1. s
ASPECTS 2. ± 2. ± 2. – 2. + 2. + 2. p
3. ± 3. ± 3. + 3. + 3. ± 3.
Dans cette copie, l’élève a obtenu la cote C+ au premier sous-critère. Le dernier paragraphe
de son développement a pour but de montrer que les comportements de Tarzan et de Ciboulette sont
représentatifs de ceux des Québécois de l’époque, mais il ne vise pas à répondre à la question; c’est
pourquoi la mention ± apparaît à l’aspect 1.2 concernant le développement approprié et cohérent des
éléments du sujet de rédaction. De plus, dans ce paragraphe, le point de vue critique de l’élève en
rapport avec la question posée est absent : la mention ± à l’aspect 1.3 indique donc le manque de
constance de la thèse. En ce qui concerne le sous-critère 2, la cote C a été attribuée à
l’argumentation de l’élève : les arguments du premier paragraphe de développement sont
convaincants, mais ceux du deuxième paragraphe ne le sont pas. Il en est ainsi des preuves apportées
par l’élève : elles sont pertinentes dans le premier paragraphe, mais elles ne le sont pas dans le
deuxième. Quant aux explications, elles sont plus ou moins efficaces dans l’ensemble du texte. En ce
qui concerne le sous-critère 3, l’élève manifeste une bonne compréhension du texte de Dubé, ce qui
lui a valu la mention + à l’aspect 3.1. Par contre, puisque l’élève n’intègre aucune connaissance
littéraire formelle dans son texte, celui-ci reçoit la mention – à l’aspect 3.2. La mention + à l’aspect
3.3 indique qu’on a reconnu la présence de connaissances littéraires générales dans l’introduction et
dans le dernier paragraphe du développement. Au sous-critère 4, l’élève a obtenu la cote A pour son
introduction et sa conclusion. Au sous-critère 5, on lui a mis la cote C+ : la structure du
développement forme un plan plus ou moins cohérent; par ailleurs, les paragraphes sont bien
construits, mais certaines faiblesses dans l’enchaînement des paragraphes entre eux et des idées entre
elles expliquent le ± à l’aspect 5.3.
108
ANNEXE
et ce personnage est Ciboulette. Nous démontrerons que les deux personnages vivent dans des
mondes différents et qu’ils représentent bien la société québécoise des années 1945-60.
Tout d’abord, les deux personnages de la pièce vivent dans des mondes complètement
différents. Commençons par Ciboulette qui, elle, vit constamment dans l’illusion, dans le rêve :
« Mais non. On fait un mauvais rêve et il faut se réveiller avant qu’il soit trop tard. » Même si
Tarzan ne peut pas s’en sortir, que les policiers sont partout et qu’ils vont l’abattre, Ciboulette, elle,
croit toujours en lui et elle pense vraiment qu’il va s’en sortir : « Il te reste une chance sur cent, faut
que tu la prennes. » C’est un beau geste d’amour, mais il n’est aucunement réaliste et il va jusqu’à
tuer son ami. De plus, François, le chef de la bande, a le surnom de Tarzan, qui ne signifie rien
d’autre qu’un simple surnom pour lui. Ciboulette, quant à elle, croit que s’il a le surnom, il peut tout
faire ce que l’homme de la jungle du même nom peut faire : « Tarzan est un homme. Rien peut
l’arrêter : pas même les arbres de la jungle, pas même les lions, […] » Il serait ridicule de penser
qu’un jeune pourrait arriver à faire toutes les culbutes que ce héros de bande dessinée peut faire.
Passons maintenant à Tarzan, le jeune chef de la bande qui vit dans la réalité et qui garde les deux
pieds sur terre. Contrairement à Ciboulette, Tarzan sait qu’il ne pourra pas échapper aux policiers
qui sont à ses trousses : « Si je pouvais me sauver, je le ferais, mais c’est impossible. » Lui, il le
savait fort bien qu’il ne pourrait s’enfuir en passant par les toits des maisons. Une seule raison l’a
poussé à le faire, c’est son amour pour Ciboulette. Il aurait aimé faire plein d’activités avec la fille
qu’il aimait. Il réalise à quel point ils auraient pu être heureux ensemble : « On sera même pas allé
au cinéma ensemble, on n’aura jamais marché dans la rue ensemble, […] ». Maintenant, il sait qu’il
va mourir et il l’assume sans vouloir s’échapper, car il sait que c’est impossible : « Non. Y est trop
tard. J’aime mieux mourir ici que mourir dans la rue. » Nous pouvons constater ici que Tarzan est le
personnage réaliste de la pièce et que Ciboulette est le personnage qui vit dans l’illusion. Il serait
intéressant de voir quels liens unissent les personnages à la société québécoise de l’époque.
Ensuite, par ses personnages, Dubé fait la représentation exacte de la société québécoise des
années 1945-60. En effet, Tarzan représente l’homme du Québec. L’homme qui a peur de s’affirmer,
de dire ce qu’il a à dire : « T’as peur, c’est tout. » Peur d’une société gouvernée par les Anglais et où
les Québécois n’ont pas de pouvoir. L’homme du Québec dans les années 1945-60 est vu comme
lâche également, car il attend que ce soit un autre qui fasse bouger les choses et non lui : « Regarde-
moi… vois-tu que je suis un peu lâche? » C’est pourquoi le Québec prit un peu de temps à trouver
son identité : personne n’agissait en conséquence. Maintenant, discutons de Ciboulette et de la place
de la femme à cette époque. La femme des années 1945-60 n’avait pas beaucoup de place dans la
société, pour ne pas dire aucune place. Elle devait s’occuper de la maison et des enfants. « Veux-tu
dire qu’on aurait pu se marier et avoir des enfants? » C’est ce que Ciboulette démontre ici, c’est ce
qu’on leur enseignait rendu à l’adolescence. L’insécurité était un sentiment très présent chez les
Québécois d’après-guerre, ne sachant ce qu’ils allaient devenir. Tarzan et Ciboulette nous donnent
vraiment cette impression dans cette pièce de Dubé.
Bref, nous avons pu constater que les deux personnages vivent vraiment dans des mondes
différents. Ciboulette est dans l’illusion et Tarzan reste dans la réalité de la vie. Ces deux
personnages réussissent à nous représenter la société québécoise des années 1945 à 1960. C’était un
Québec sans issue possible à moins de s’y mettre tous ensemble, ce qu’ils sont parvenus à faire
quelques décennies plus tard.
109
ANNEXE
Copie 3
SUJET CHOISI A B C D E F
1. ______
2. ______ E S PA C E
3. ______ R É S E RV É
NOMBRE DE MOTS 1 2 3 4 5 6 7 8
C+ C D C+ B
1. + 1. ± 1. + 1. ± 1. ± 1. s
ASPECTS 2. ± 2. ± 2. – 2. ± 2. + 2. p
3. ± 3. ± 3. – 3. + 3. + 3.
Dans cette copie, l’élève a été pénalisé à l’aspect 1.2 parce qu’il n’a pas traité du problème, à
savoir l’illusion ou la réalité dans les deux premiers paragraphes. Il a aussi été pénalisé à l’aspect 1.3
du premier sous-critère parce que dans les deux premiers paragraphes de son développement, son
point de vue critique est absent. De plus, dans ces paragraphes, il présente des arguments qui sont
plus ou moins en lien avec le sujet de rédaction. C’est le cas également des explications qu’il fournit.
Quant aux illustrations, certaines manquent, alors que d’autres sont plus ou moins pertinentes. C’est
pourquoi il obtient la cote C au sous-critère 2. En ce qui concerne le sous-critère 3, la cote D
correspond au fait que l’élève manifeste une juste compréhension du texte de Dubé, mais il n’a
intégré aucune connaissance littéraire, formelle ou générale. Au sous-critère 4, aux aspects 4.1 et
4.2, la mention ± signale la plus ou moins bonne qualité des parties de l’introduction et de la
conclusion. Au sous-critère 5, l’aspect 5.1, la maîtrise de la structure du développement a été jugée
suffisante parce que l’organisation formelle des idées entre elles ne présente pas une structure
connue ou encore, la démarche poursuivie par l’élève n’est pas claire.
Il y a un proverbe qui dit : « L’amour rend aveugle. » Il est vrai que l’amour affecte notre
manière de penser, qu’il modifie la réalité aux yeux des amoureux. Tout n’est qu’illusions quand
le désespoir vient contrecarrer le plus beau sentiment. Cette situation est mise en scène dans la
pièce de Marcel Dubé, Zone : on y retrouve Tarzan et Ciboulette qui sont aveuglés par leur
situation. Ils ne voient plus clair, la réalité pour eux n’est pas une option. Ces deux personnages se
rejoignent sur certains points, mais bien des choses les séparent, ce qui entraînera des réactions
différentes de la part de chacun.
Tout d’abord, Tarzan et Ciboulette sont des membres d’un petit clan fermé. Ils ont bien des
points en commun, mais ce qui les unit principalement, c’est qu’ils partagent des sentiments. Ils sont
épris l’un de l’autre. Tarzan, le chef du groupe, est tombé en amour avec la jeune Ciboulette. Un
110
ANNEXE
passage de la pièce démontre bien ce que Tarzan ressent : « T’es là dans mes bras et tu trembles de
froid comme un oiseau. Mes yeux sont grands ouverts sur les maisons, sur la noirceur et sur toi; je
sais que je vais mourir mais j’ai seulement un désir : que tu restes dans mes bras. » Il va sans dire que
les sentiments qui enflamment Tarzan sont réciproques pour Ciboulette. Elle est en amour par-dessus
la tête, même plus, elle est en adoration devant Tarzan et elle veut faire tout ce qui est en son pouvoir
pour qu’ils puissent vivre leur amour pleinement. « Viens dans notre château; il nous reste quelques
minutes pour vivre tout notre amour. Viens. » est une citation qui prouve bien que tout ce que
Ciboulette désire, c’est aimer et être aimée de Tarzan. Pour sa part, Tarzan souhaite de tout son cœur
rendre heureuse Ciboulette. Tout ce que ces deux personnages veulent, c’est de trouver le bonheur
ensemble.
Malgré leur amour, Tarzan et Ciboulette ont chacun des petites caractéristiques bien précises
qui font que ces deux personnages sont complètement à l’opposé l’un de l’autre. Tout d’abord, leur
rôle dans le groupe est carrément à l’inverse. Tarzan est à la tête du clan, il est le pilier qui supporte
les autres membres, c’est lui qui élabore les plans et qui les met à exécution. Pour sa part, Ciboulette
est un membre de la bande de Tarzan, elle fait partie du groupe, mais elle n’occupe aucune place
d’importance. Elle représente plutôt la jeune femme qui s’est vu secourue par le chef et qui se sent en
sécurité auprès du maître des lieux. Cela démontre une certaine faiblesse de caractère de la part de
Ciboulette. D’un autre côté, Tarzan est l’image de la force de caractère, il est fort, il est fier et il
comprend la situation, puis il l’accepte. Tarzan et Ciboulette représentent des personnages bien
différents, mais en quelque sorte, ils sont complémentaires. Il y a la jeune femme instable qui
cherche un point fixe sur lequel s’appuyer et il y a le jeune homme qui est l’ancre de leur petit
groupe.
Par la suite, en combinant leur amour, leur rôle et leur caractère, le résultat est une situation
incomplète. Il faut ajouter la réalité dans laquelle les personnages se trouvent pour arriver à leur vraie
situation. La façon dont les personnages acceptent le présent est un indice qui aide à voir qui est
illusionné et qui ne l’est pas. Du côté de Tarzan, la réalité est claire, nette et précise. Il a tué un
homme, s’est enfui de prison et est maintenant pourchassé par la police. Il sait très bien quel sort
l’attend quand les policiers le trouveront : « Réveille-toi, Ciboulette, c’est passé tout ça… je
m’appelle François Boudreau, j’ai tué un homme, je me suis sauvé de prison et je suis certaine qu’on
va me descendre. » Ceci est un extrait qui prouve que le personnage de Tarzan est très lucide, il
comprend que toutes les choses qui lui arrivent sont des conséquences qui découlent de ses actes.
Pour sa part, Ciboulette n’a pas les yeux grands ouverts sur ce qui se passe réellement. Elle préfère
croire en la force de Tarzan et en leur amour que de se soumettre à la réalité qui la rendra
malheureuse en la séparant pour toujours de son amoureux. De plus, Ciboulette s’accroche à ses
espoirs, car elle est dans le rêve de la fille qui va perdre son copain. Elle ne veut pas souffrir, alors
elle tente par tous les moyens d’effacer la réalité de sa tête et de la remplacer par une qui aura une fin
heureuse. Quant à lui, Tarzan a le rôle de celui qui sait que sa vie va se terminer bientôt. En sachant
cela, Tarzan préfère voir la réalité en pleine face que de se faire des fausses illusions qui créeraient
encore plus de chagrin à Ciboulette, car elles ne se réaliseraient jamais.
Pour conclure, d’un côté se trouve Tarzan, le chef de la bande, il est fort, stable et réaliste. De
l’autre côté se trouve sa petite amie Ciboulette. Elle est plutôt le contraire de lui, elle est instable et se
cache la réalité, mais tous les deux souhaitent pouvoir s’aimer et être heureux. Malheureusement leur
situation ne le leur permettra jamais, mais pour Ciboulette, il y a toujours de l’espoir, tandis que pour
Tarzan, tout est déjà fini. Selon un autre proverbe, « l’amour peut surmonter bien des obstacles »,
mais l’amour ne peut pas faire de miracle si la situation joue totalement contre lui.
111
ANNEXE
Copie 4
SUJET CHOISI A B C D E F
1. ______
2. ______ E S PA C E
3. ______ R É S E RV É
1 2 3 4 5 6 7 8
Nombre de mots C+ D D C C C+ 22 15
1. + 1. ± 1. + 1. ± 1. ± 1. ± s 20
ASPECTS 2. ± 2. ± 2. – 2. ± 2. ± 2. ± 15
p5/2=2
3. ± 3. – 3. – 3. ± 3. ± 3. +
Dans cette copie, l’élève a développé les éléments du sujet de rédaction; cependant, le
troisième paragraphe de son développement n’est pas en lien avec la question. De plus, son point de
vue critique n’est pas clairement exprimé. C’est pourquoi il a obtenu la cote C+ au premier sous-
critère. En ce qui concerne le sous-critère 2, les arguments que l’élève apporte ne sont valables que
pour un des personnages et celui du dernier paragraphe n’est pas en lien avec le sujet de rédaction.
Certaines illustrations sont pertinentes, mais la plupart soutiennent plus ou moins les arguments.
Quant aux explications, elles sont inefficaces dans l’ensemble du texte. La cote D au sous-critère 3
résulte du fait que l’élève n’a intégré aucune connaissance littéraire formelle et que la connaissance
littéraire générale qui figure dans le texte n’est pas juste. En somme, l’élève s’est mérité la mention
+ à l’aspect 3.1 de ce sous-critère parce qu’il a montré qu’il a compris le texte de Dubé. Au sous-
critère de l’introduction et de la conclusion, les trois aspects ont reçu la mention ± : le sujet amené et
le sujet divisé sont ambigus; la conclusion ne contient pas un point de vue critique clairement
exprimé et la synthèse des arguments est incomplète; enfin, il manque un lien entre le sujet amené et
le sujet posé et la première phrase de la conclusion contient trop de marqueurs. Au sous-critère 5,
l’aspect 5.1 a été pénalisé parce que le plan adopté par l’élève est défectueux. En effet, les marqueurs
« en premier lieu », « en deuxième lieu » et « en troisième lieu » semblent suggérer un plan par
accumulation, mais l’élève présente une thèse et une antithèse dans les deux premiers paragraphes.
Le troisième paragraphe aurait dû contenir une synthèse, ce qui n’est pas le cas dans ce texte. De
plus, l’organisation des idées à l’intérieur des paragraphes n’est pas rigoureuse. Enfin, comme nous
l’avons mentionné précédemment, les marqueurs de paragraphes dont l’élève s’est servi pour
annoncer son plan sont fautifs. En ce qui concerne la maîtrise de la langue, l’élève est en échec. Il a
obtenu la cote C+ au sous-critère 6, le vocabulaire, en raison des impropriétés de vocabulaire et des
nombreuses structures de phrases répétitives.
112
ANNEXE
Durant les années 50, le peuple québécois est en révolte (sur) le sujet de la 7s
situation des riches et des pauvres. Cette indignation apportera des questions à propos de V1
l’identité social et cet interrogation donnera un changement radical sur cette conjoncture. 8g, 8g, V1, 8g
Dans l’extrait de la pièce Zone de Marcel Dubé { est-il juste d’affirmer que Ciboulette et 7cc
Tarzan vivent dans l’illusion? Tout d’abord, on verra les preuves inévitables qui prouvent V2
le sujet, puis la réfutation de celle-ci et //enfin{ la synthèse qui démontra le V3, 8g, 7mq
questionnement à propos des idées.//
En premier lieu, il est juste d’affirmer que Ciboulette et Tarzan vivent dans
l’illusion. Dans l’extrait, les deux croient avec une grande certitude qu’ils sont invincibles
et insaisissables. Ils pensent qu’ils ont tout pour (en sortir) vivant. (Pour Ciboulette, elle) 7s, 7s, 8g
présume que Tarzan est infranchissable : « C’est lui qui va gagner, c’est lui qui va V1
triompher… Tarzan est un homme. Rien peut l’arrêter : pas même les arbres de la jungle,
pas même les lions, pas même les tigres. » (Pour Tarzan, il) planifie un plan d’action (lors –, V2, 7s
de) l’arriver de la police : « J’aime mieux les attendre. Quand ils seront là, tu t’enfermera 8u, 8g
dans le hangar pour ne pas être blessée. S’ils tirent sur moi, je me défends jusqu’à la fin,
s’ils ne tirent pas, je me rends et ils m’emmènent. » Aussi, on peut remarquer que l’amour
(pour) l’un envers l’autre reste en quelque sorte un rêve impossible. (Pour Ciboulette, 7s, –,
elle) (tente Tarzan à fuir) pour prouver son amour, même si les chances sont presque 7s, 8g
nulle : « Tarzan, pars, pars, c’était pas vrai ce que je t’ai dit, c’était pas vrai, pars, t’as une
chance, rien qu’une sur cent c’est vrai, mais prends-la. Tarzan, prends-la si tu
m’aimes… » (Pour Tarzan, il) écoute les paroles de Ciboulette et décide de fuir : « Tarzan –
la regarde longuement, prend sa tête dans ses mains et l’effleure comme au premier
baiser. — Bonne nuit Ciboulette. » Donc, on peut remarquer que Tarzan et Ciboulette
habitent dans une illusion totale, croyant être insaisissables (face au) danger { et espèrent V1, 7s, 7ex
(vivre dans) un amour impossible. 7s
En deuxième lieu, il est vrai d’affirmer que Ciboulette et Tarzan ne vivent pas
dans l’illusion. Dans l’extrait les deux pensent bien s’en sortir indemne { de cette 8g, 7app
situation, mais une tragédie vient bousculer leur espoir. (Pour Ciboulette, lorsqu’elle (a –
entendu) un coup de feu, elle) désespère brusquement pour Tarzan, craignant le pire : 7s
« Coup de feu dans la droite. Ciboulette — Tarzan, reviens! » (Pour Tarzan, il) tombe du –
toit, une balle dans le ventre et meurt : « Tarzan tombe inerte sur le petit toit. Il glisse et
choit par terre une main crispée sur son ventre et tendant l’autre à Ciboulette. Il fait un
pas et il s’affaisse. Il veut ramper jusqu’à son trône mais il meurt avant. » Aussi, on peut
remarquer que Tarzan et Ciboulette fuient à cause de leur situation sociale présente. (Pour –
Ciboulette, elle) veut le suivre partout, car pour elle, Tarzan est un chef. Elle est aussi
rechercher par la police : « Je travaillais pas pour de l’argent, moi. Je travaillais pour toi. 8g
Je travaillais pour un chef. » (Pour Tarzan, il) est un meurtrier qui (est sauvé) de prison. Il –, 7s
est aussi pourchassés par les flics : « Réveille-toi, Ciboulette, c’est passé tout ça, je 8g, V1
m’appelle François Boudreau, j’ai tué un homme, je me suis sauvé de prison et je suis
certain qu’on va me descendre. » Donc on peut remarquer que Ciboulette et Tarzan vivent
dans un monde cruel où la mort est omniprésente (dût à) leurs actes envers la société. 7s
En troisième lieu, Marcel Dubé fait partit du courant littéraire de la trangression. 8u, 8u
On peut le remarquer par le thème de la révolte { qui est très présent dans l’extrait dans
lequel Tarzan est (un) chef d’une bande de délinquants et ( ) Ciboulette { qui fait partit de 7s, 7s, –
ce groupe. On observe aussi le thème de l’inégalité sociale (par rapport) à la société 7s
113
ANNEXE
lorsque Tarzan se fait abattre par les policiers. Tarzan et Ciboulette s’opposent aux lois de
la société et fuient la société (qu’ils) vivaient pour (en vivre un meilleur). 7s, 7s
Pour conclure, on peut donc voir finalement qu’(ils) vivent dans une illusion au 7s
sujet de l’amour entre Tarzan et Ciboulette, mais aussi (sur) leur certitude 7s,
d’invulnérabilité qui apportera (une) mort à Tarzan. C’est cette illusion qui les ont –, 7s, 8g
condamnée, car Tarzan aurait pu fuir bien avant, mais il aimait mieux se battre contre les 8g,
policiers. C’est ce qui emmène à la question suivante : « Même si l’illusion n’est pas la V1 7( )
réalité, peut-elle nous aider à définir (qu’est-)ce qu’est le réel? 7s
114
ANNEXE
Copie 5
A B C D E F
À l’usage 1
du Ministère 1 2 3 4 5 6 7 8
seulement A C+ C A B A 8 12
1. + 1. + 1. + 1. + 1. + 1. + s. 4 11
ASPECTS 2. + 2. ± 2. ± 2. + 2. + 2. + p. 9/2 8/2=1
3. + 3. ± 3. - 3. + 3. ± 3. + =4
Dans cette copie, l’élève a mérité la cote a au premier sous-critère, car il respecte toutes les
exigences des aspects 1 et 2 relatifs au respect du sujet de rédaction. Son point de vue critique,
évalué à l’aspect 3, est clair, cohérent et constant. En effet, dans le développement, tous les
éléments de la démonstration de l’élève convergent vers la prise de position nuancée, qui est
clairement exprimée dans la conclusion. Au deuxième sous-critère, il a obtenu la cote c+ : ses
arguments sont cohérents, cependant, les preuves qu’il utilise pour soutenir ses arguments ne sont
pas toutes pertinentes. C’est le cas également des explications, qui sont plus ou moins efficaces
parce qu’elles reprennent en gros les arguments. C’est pourquoi la cote c+ lui a été attribuée à ce
sous-critère. Au sous-critère des connaissances littéraires, l’élève a fait preuve d’une bonne
capacité de compréhension des textes; on lui a toutefois mis la cote c parce que ses allusions à la
forme sont minces et plus ou moins justes et parce qu’il n’a pas intégré de connaissances
littéraires générales. Au sous-critère de l’introduction et de la conclusion, l’élève a reçu la cote a
et la cote b à la structure du développement et des paragraphes à cause de l’absence de transitions
entre les paragraphes. Pour ce qui est du critère du vocabulaire, malgré quelques faiblesses, on
conclut que l’élève a employé un vocabulaire précis et varié et que sa façon de s’exprimer est
diversifiée, ce qui lui vaut la cote a. Finalement, un chiffre totalisant le nombre d’erreurs
identifiées apparaît aux sous-critères 7 et 8. Au sous-critère 7, les erreurs de ponctuation, au
nombre de 10, ont été divisées par 2, vu qu’elles comptent pour une demi-faute. C’est aussi le cas
des erreurs notées par un 8, au sous-critère 8. Le total des erreurs à ces deux sous-critères étant de
21, puisque l’élève a obtenu la cote a au sous-critère 6, la cote c figure sur son bulletin.
Dans l’extrait de Une saison dans la vie d’Emmanuel, peut-on affirmer que la relation entre les
personnages est fondée sur la complicité plutôt que sur la méchanceté1?
115
ANNEXE
116
ANNEXE
117
ANNEXE
118
INDEX
INDEX
ANNEXE...................................................................................................................................105
INTRODUCTION ...........................................................................................................................1
But de l’épreuve .....................................................................................................................1
Description des aspects des sous-critères 1 à 6......................................................................6
Description détaillée de la grille d’évaluation .......................................................................8
Dissertation critique ...............................................................................................................1
Grille d’évaluation de la dissertation critique ........................................................................4
Échelle d’appréciation............................................................................................................5
Échelle descriptive .................................................................................................................7
Grille d’évaluation .................................................................................................................2
Nature de l’épreuve ................................................................................................................1
Seuil de réussite .....................................................................................................................3
SOUS-CRITÈRE 1 .......................................................................................................................10
Définition des mots-clés.......................................................................................................10
La mention et l’interprétation juste des éléments essentiels du sujet de rédaction..............11
Le développement approprié et cohérent de chaque élément de l’énoncé du sujet .............12
La clarté, la cohérence et la constance du point de vue critique..........................................14
119
INDEX
SOUS-CRITÈRE 2 .......................................................................................................................16
Définition des mots-clés.......................................................................................................16
La valeur des arguments en relation avec le sujet de rédaction ou le point de vue de
l’élève, et leur cohérence .....................................................................................................17
La pertinence des illustrations ou des preuves.....................................................................18
L’efficacité des explications ................................................................................................18
SOUS-CRITÈRE 3 .......................................................................................................................19
Définition de « connaissances littéraires »...........................................................................19
La compréhension juste des textes littéraires.......................................................................20
La justesse et la pertinence des « connaissances littéraires formelles » ..............................20
La justesse et la pertinence des « connaissances littéraires générales » ..............................23
SOUS-CRITÈRE 4 .......................................................................................................................26
La présence, la clarté et la pertinence des parties de l’introduction ....................................26
La présence, la clarté et la pertinence des parties de la conclusion .....................................27
La cohésion entre les parties et les phrases de l’introduction et celle entre les parties
et les phrases de la conclusion .............................................................................................28
SOUS-CRITÈRE 5 .......................................................................................................................30
La structure du développement ............................................................................................30
La construction des paragraphes ..........................................................................................31
L’enchaînement des idées ....................................................................................................33
SOUS-CRITÈRE 6 .......................................................................................................................35
L’emploi d’un vocabulaire précis et approprié à la situation de communication .......35
Exemples d’erreurs relatives à la précision du vocabulaire ............................................38
Anglicisme lexical et sémantique (différent de « vient de l’anglais », considéré
comme correct) ...........................................................................................................39
Archaïsme et registre de langue familier, populaire ou vulgaire................................39
Barbarisme lexical ......................................................................................................38
Erreur d’attribution (auteur, œuvre, genre, personnage, date)....................................39
Expression toute faite fautive en raison de l’influence de la langue parlée ..............40
Impropriété, imprécision et confusion paronymique..................................................38
Remarques ..................................................................................................................36
Utilisation abusive du prénom de l’auteur comme s’il était un ami de longue date...40
Utilisation de la deuxième personne : tu, vous et de l’impératif de deuxième
personne......................................................................................................................40
La variété du vocabulaire et la richesse de l’expression.................................................41
Exemples d’erreurs relatives à la variété du vocabulaire et à la richesse
de l’expression.................................................................................................................42
Formules répétitives et répétitions de mots ...........................................................… 42
Redondance boiteuse et pléonasme lexical fautif.......................................................42
120
INDEX
La clarté de l’expression....................................................................................................44
Exemples d’erreurs relatives à la clarté de l’expression .................................................44
Énoncés ambigus ou vides se sens..............................................................................44
Énoncés illogiques ......................................................................................................45
SOUS-CRITÈRE 7 .......................................................................................................................46
Syntaxe ................................................................................................................................46
Erreurs de syntaxe et exemples d’erreurs pour lesquelles on pénalise l’élève................47
Absence ou présence erronée d’un nom ou d’un syntagme .......................................47
Construction erronée des participiales et des infinitives ............................................58
Emploi erroné d’une conjonction ou d’une locution conjonctive ..............................57
Emploi erroné ou absence d’une préposition ou d’une locution prépositive .............54
Emploi erroné d’un mode ou d’un temps ou de la voix .............................................50
Emploi erroné ou omission d’un pronom ...................................................................51
Erreur de syntaxe due à l’intégration des citations.....................................................57
Erreur quant au référent (y compris les pronoms et les déterminants) .......................52
Présence du Ne sans négation, mauvais usage de la négation
ou omission du NE dans la négation...........................................................................48
Ordre incorrect des mots.............................................................................................50
Phrase sans proposition principale .............................................................................48
Verbe transitif, intransitif ou pronominal mal employé et auxiliaire fautif................53
Remarques sur les erreurs de syntaxe.........................................................................59
Ponctuation .........................................................................................................................60
Le point............................................................................................................................61
Absence ou présence erronée du point .......................................................................61
Exemples d’erreurs .....................................................................................................61
Remarques ..................................................................................................................61
Le point d’exclamation....................................................................................................63
Absence ou présence erronée du point d’exclamation ...............................................63
Exemples d’erreurs .....................................................................................................63
Le point d’interrogation...................................................................................................62
Absence ou présence erronée du point d’interrogation ..............................................62
Exemples d’erreurs .....................................................................................................62
Les points de suspension .................................................................................................63
Absence ou présence erronée des points de suspension .............................................63
Le point-virgule...............................................................................................................64
Absence ou présence erronée du point-virgule...........................................................64
Exemples d’erreurs .....................................................................................................64
Les deux-points ...............................................................................................................65
Absence ou présence erronée des deux-points ...........................................................65
Exemples d’erreurs .....................................................................................................65
La virgule ........................................................................................................................66
L’énumération.............................................................................................................66
Absence de la virgule pour séparer les éléments d’une énumération ....................66
121
INDEX
La coordination...........................................................................................................67
Absence ou présence erronée de la virgule devant les conjonctions de coor.. ......67
Et, ou, ni ............................................................................................................67
Mais, car, donc ..................................................................................................67
Or.......................................................................................................................68
Exemples d’erreurs............................................................................................68
Les accidents du discours ...........................................................................................69
Présence erronée de la virgule entre les constituants de base de la phrase............69
Exemples d’erreurs : présence fautive de la virgule ..............................................70
Le nom et le pronom et le complément du nom ou du pronom ........................69
Le sujet et le prédicat ........................................................................................69
Le verbe et ses compléments essentiels ............................................................69
Le verbe attribut (copule) et l’attribut...............................................................69
Absence de la virgule avant et après les ajouts aux constituants de base
de la phrase ............................................................................................................70
Absence de la virgule avant et après les éléments en apposition,
en apostrophe, en incise et avant et après les termes redondants......................70
Absence ou présence erronée de la virgule entre les éléments
introduisant une explication ..............................................................................72
Absence de la virgule devant les éléments introduisant une concession, une
restriction ou une opposition.............................................................................73
Absence de la virgule après ou avant les mots et les tournures-charnières ......74
Absence de la virgule pour marquer l’ellipse ...................................................75
Les déplacements des constituants de la phrase ....................................................75
Absence ou présence erronée de la virgule après le complément
circonstanciel en tête de phrase ou de proposition ou dans le corps
de la phrase........................................................................................................75
Les parenthèses, les tirets et les crochets, les guillemets ................................................77
La ponctuation et les citations .........................................................................................77
La ponctuation et les références ......................................................................................79
Tableau synthèse des types d’erreurs de ponctuation ..........................................................80
SOUS-CRITÈRE 8
Orthographe d’usage .........................................................................................................81
Erreur de graphème .........................................................................................................82
Les homonymes lexicaux ................................................................................................83
Orthographe fautive des expressions toutes faites ..........................................................82
CAS PARTICULIERS ....................................................................................................83
Absence ou présence erronée du trait d’union............................................................85
Absence ou présence erronée des accents, de la cédille, du tréma.............................84
La majuscule...............................................................................................................83
Les abréviations et les unités de mesure.....................................................................86
Les apostrophes et les contractions .................................................................................86
Les erreurs dans la transcription du texte de l’auteur.................................................88
Les erreurs de transcription et les mauvaises coupures de mots ................................87
Les erreurs d’orthographe dans les titres d’œuvres, les noms d’auteurs
122
INDEX
ou de personnages.......................................................................................................87
Les erreurs d’orthographe dans les citations ..............................................................88
Signes et symboles mathématiques ............................................................................86
Orthographe grammaticale...............................................................................................89
Homophones....................................................................................................................94
Nom, adjectif, déterminant, adverbe ...............................................................................89
L’accord de l’adjectif qualificatif et de l’attribut .......................................................90
L’accord des compléments du nom, de l’adjectif et de l’adverbe ..............................91
L’accord des déterminants et des pronoms.................................................................90
L’accord en genre et en nombre d’un mot ou d’un groupe de mots...........................89
L’accord erroné d’un mot invariable ..........................................................................91
Verbe
L’accord de l’adjectif verbal et du participe présent ..................................................93
L’accord du verbe .......................................................................................................92
La forme et l’accord du participe passé......................................................................92
Les conjugaisons erronées ..........................................................................................91
Le verbe à l’infinitif....................................................................................................93
Aide-mémoire des cas particuliers..................................................................................118
123
14-3230