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Extrait

Ce résumé décrit la jeunesse d'Agatha Miller dans une famille victorienne aisée en Angleterre à la fin du 19e siècle. Le document contient des détails biographiques sur sa famille, sa naissance à Torquay et sa vie heureuse jusqu'au décès de son père alors qu'elle n'avait que 11 ans.

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Ce résumé décrit la jeunesse d'Agatha Miller dans une famille victorienne aisée en Angleterre à la fin du 19e siècle. Le document contient des détails biographiques sur sa famille, sa naissance à Torquay et sa vie heureuse jusqu'au décès de son père alors qu'elle n'avait que 11 ans.

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Chapitre 1

Agatha Miller

L’une des difficultés fréquemment rencontrées lorsqu’on rédige une


biographie concerne les jeunes années d’une personne. Il est souvent
compliqué d’obtenir des renseignements précis sur les événements qui
ont pu se produire dans la jeunesse ou encore sur les relations avec les
proches. Rien de tel avec Agatha Christie. Au contraire, son enfance
constitue, à ses yeux, une période à ce point fascinante et positive qu’elle
ne cesse d’y revenir, lorsqu’elle en a l’occasion. Après sa mort, en 1977, les
lecteurs découvrent un récit long et fouillé qui détaille les vingt premières
années de son existence, dans une Autobiographie qu’elle a rédigée entre
1950 et 1965. Au fil des pages, un sentiment de déjà vu domine. De fait,
Agatha ne s’est pas contentée de livrer son regard sur sa vie de manière
posthume. Elle a utilisé un pseudonyme, Mary Westmacott, pour se
replonger dans ses jeunes années et attribuer ses propres souvenirs à
Célia, l’héroïne de Portrait inachevé en 1934, et, de manière plus limitée,
au héros de Musique barbare en 1930, Vernon. Nous ne manquons donc
pas de références pour donner une relation complète et souvent amusante
de la jeunesse d’Agatha Christie.
Dans ce premier chapitre, nous allons aborder la période qui s’étend
de 1890 à 1901. La fin de la période constitue malheureusement un bascu-
lement dans sa vie. Malgré les échos nostalgiques qui ne cessent de revenir
sous sa plume, Agatha a en effet subi un traumatisme durant son enfance :

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Agatha Christie

son père, Frederick, est décédé en 1901, alors qu’elle avait à peine 11 ans.
C’est une rupture à bien des égards. Ce premier développement est une
peinture des temps heureux, un peu plus d’une décennie, durant laquelle
Agatha est d’abord et avant tout la fille du couple Miller, le membre d’une
famille que l’on pourrait qualifier de typiquement victorienne.

Une famille victorienne

Agatha est née le 15 septembre 1890, à Torquay, dans le Devonshire,


sur la côte sud de l’Angleterre. La région, qui est surnommée la Riviera
britannique, fournira à la future romancière de très nombreux décors.

Elle est la fille de Frederick Alvah Miller et de Clarissa Margaret


Boehmer.
Le premier est né aux États-Unis en 1846. Son père, Nathaniel Frary
Miller, est un riche homme d’affaires américain. Il doit sa fortune à son
statut d’associé d’H. B. Claflin and Company, une firme de Manhattan
spécialisée dans les articles de confection et le linge de maison. Sa mère,
Martha Messervey, occupe la profession d’infirmière. En 1863, Nathaniel,
qui vient de perdre son épouse, choisit de se remarier avec une Anglaise,
Margaret West. Il faut dire qu’il a traversé l’Atlantique pour s’installer
dans un endroit qui ne lui rappelle pas son premier mariage.
Margaret a une jeune sœur, Mary Ann Boehmer, qui est restée veuve
avec cinq enfants à charge. Par devoir, mais aussi cédant à des sentiments
familiaux, Margaret a choisi de lui venir en aide en prenant sous son
aile l’une des enfants, Clarissa, surnommée Clara. Ce geste a semble-t-il
laissé des traces chez la petite fille. Alors que ses frères restaient avec sa
mère, la jeune Clara a vivement ressenti ce qu’elle a interprété comme
un abandon. On peut même penser que, par la suite, elle a partagé cette
blessure avec sa fille cadette. Dans Mrs McGinty est morte, bien des
années plus tard, Agatha utilisera ce souvenir. Une des protagonistes,
Mrs Summerhayes, évoque au cours d’une soirée un article qu’elle vient

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Agatha Miller

de lire sur une femme pauvre qui se voit proposer par des gens aisés de
prendre son enfant pour l’élever. La romancière fait dire à cette mère que
jamais elle n’agirait de la sorte, car ce serait trahir l’enfant…
Rendant visite à son père, en Angleterre, Frederick fait la connais-
sance de Clara, qui a huit ans de moins que lui. Il faudra quelques années
pour que cette première rencontre se transforme en histoire d’amour.
Car, et c’est un détail qui a son importance, il ne s’agit pas d’une union
de convenance : les deux jeunes gens tombent amoureux et se marient
en avril 1878.
Bien que Frederick soit américain, le poids de la tradition victorienne
pèse tout particulièrement sur le couple, en raison de la présence des deux
femmes de la génération précédente, la mère de Clara et sa tante, qui est
aussi la belle-mère de Frederick.
En 1879, un premier enfant vient au monde : c’est une fille prénommée
Margaret Frary, rapidement surnommée Madge. Les Miller hésitent encore
entre une installation définitive en Angleterre et un nouveau départ aux
États-Unis. Ceci conduit à un voyage et à un séjour prolongé de l’autre
côté de l’Atlantique. C’est ce qui explique la naissance aux États-Unis de
Louis Montant, dit Monty, leur deuxième enfant, un garçon.
Frederick et Clara reviennent en Angleterre et séjournent chez
Nathaniel et son épouse. Rappelé aux États-Unis, pour des questions
financières liées à la gestion de l’entreprise familiale, Frederick confie à
son épouse le soin de leur trouver un logement, une maison ou un appar-
tement qui pourrait être loué en attendant de clarifier leur situation. À son
retour, il a la surprise de constater que Clara a choisi d’acheter une grande
maison, avec un jardin, située à côté de Torquay. Ashfield – c’est le nom
de la maison – a été un véritable coup de foudre pour la jeune femme.
La famille s’installe définitivement et, un peu moins de 10 ans plus
tard, naît un troisième enfant, Agatha Mary Clarissa. Pour son père, elle
sera Agatha-Pagatha, un tendre surnom directement issu d’une comptine
enfantine déformée, My Black Hen (ma poule noire).

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Agatha Christie

Hickety, pickety, my black hen,


She lays eggs for gentlemen ;
Gentlemen come every day
To see what my black hen doth lay,
Sometimes nine and sometimes ten,
Hickety, pickety, my black hen.

Que l’on peut traduire par :


Picoti, picota, ma poule noire,
Elle pond des œufs pour les messieurs ;
Des messieurs viennent chaque soir
Pour voir ce que pond ma poule noire,
Parfois neuf et dix parfois,
Picoti, picota, ma poule noire.

Voici donc Agatha devenue la petite poule noire, Hickety, pickety


étant transformé en Agatha Pagatha. Il existera toujours un attachement
particulier entre son père et elle, la cadette, la plus jeune, l’espiègle aussi,
qui, parfois, l’accompagnera à son club.
Issus de la bonne société – grâce aux relations anglaises du côté féminin
et à la réussite industrielle du côté masculin – les Miller disposent d’une
grande maison et d’un personnel fourni ; ils ont l’habitude d’organiser de
nombreuses réceptions. Ils doivent pouvoir compter sur une domesticité,
une cuisinière, des servantes diverses. Les célébrités ne manquent pas à la
table d’Ashfield ; Henry James ou Rudyard Kipling, pour ne citer qu’eux,
se succèdent aux repas donnés par les Miller.
Clara gère la maisonnée avec un caractère parfois fantasque qui la
conduit à essayer de nouveaux menus ou à transformer régulièrement
les habitudes pour la plus grande surprise des domestiques. Elle s’intègre
aussi dans la communauté locale en participant à la vie de la paroisse.
Frederick, de son côté, fréquente assidûment le Royal Yacht Club ainsi
que les magasins d’antiquités de la ville, ce qui explique la richesse et la
diversité des objets qui peuplent les pièces de la maison familiale.

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En raison de la différence d’âge, Agatha côtoie assez peu sa sœur et


son frère. De fait, en janvier 1891, Madge a intégré la Wimbledon House
School, de Brighton ; ses séjours à Ashfield sont très espacés. Quant à
Monty, il est à Harrow, où il suit une scolarité qui s’avérera relativement
décevante. Agatha a donc une vie de fille unique, à bien des égards.

La famille ne se résume pas pour autant aux deux parents et à


Madge et Monty. Les deux grands-mères d’Agatha, Mary, sa grand-mère
maternelle, et Margaret, sa grand-mère paternelle par alliance, qui sont
également sœurs, appartiennent pleinement à ce petit monde qu’elle va
se constituer durant ses premières années.
Margaret, qui est rapidement surnommée Tatie Mamie, en raison
de son double statut, dispose d’une grande maison à Ealing, située à
l’époque dans la grande banlieue de Londres. Agatha y fait de fréquents
séjours. Elle adore visiblement l’endroit et bénéficie de l’affection évidente
de sa grand-mère. Dans son Autobiographie, elle rapporte que celle-ci
s’occupe d’elle avec attention, qu’il s’agisse de lui donner des friandises
ou de jouer avec elle. Agatha n’a pas oublié l’un de ces jeux, surnommé
le poulet de Monsieur Whiteley, jeu dans lequel la petite fille, qui n’a pas
encore cinq ans, se voit transformer en poulet que sa grand-mère doit
préparer pour le dîner…
Mamie B., Mary-Ann, son autre grand-mère, appartient à un monde
bien différent, en raison d’un train de vie beaucoup plus limité. Sa gêne
financière la conduit à habiter Bayswater, dans Westminster.
Pour autant, tous les dimanches, les deux sœurs se retrouvent pour
le repas familial avec les Miller et d’autres membres du cercle, en parti-
culier deux des frères de Clara, Ernest et Harry. Le premier, après avoir
renoncé à une carrière de médecin, travaille au ministère de l’Intérieur,
tandis que le second est secrétaire dans un grand magasin londonien,
proche de la gare Victoria, Army and Navy Store.
Sous la plume de la romancière qui égrène ses souvenirs, ce petit
monde s’anime. Les deux sœurs font les comptes avant le repas dominical
qui est l’occasion de réunir toute la famille. Celui-ci donne lieu à de
nombreux échanges et se termine par des jeux divers.

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Les deux sœurs sont aussi des clientes régulières des magasins londo-
niens, dont Army and Navy Store, où officie Harry. Agatha ne manquera
pas de faire réapparaître cette référence dans l’un de ses romans puisant
dans le passé victorien, A l’hôtel Bertram qui sera publié chez Collins en
1965. Elle ira même jusqu’à dépeindre sa vieille dame détective s’affairant
dans le magasin en songeant à une tante dénommée Helen qui, bien des
années avant, l’emmenait dans ce même magasin. La frontière entre
réalité et fiction est bien mince…

Une chose est certaine, nous avons affaire à une famille victorienne
à n’en pas douter, y compris pour l’éducation des enfants : Agatha ne va
pas à l’école. Clara ayant des idées très arrêtées sur l’instruction, elle
refuse de lui apprendre à lire trop tôt.
Dans ses premières années, la petite fille est donc distraite par des
contes pour enfants.
Les premiers contes lui sont racontés par sa nurse, surnommée Nursie,
personnage central sur lequel nous allons revenir. Il suffit d’examiner
les œuvres de la romancière pour comprendre l’impact des différentes
comptines victoriennes sur son imaginaire. De très nombreux romans
ont pour titre des références directes à des comptines connues. Parmi
ces Nursery Rhymes, on peut citer Cinq petits cochons, qui est construit à
partir de la comptine This Little Piggy, Dix petits nègres, Hickory Dickory
Dock qui est le titre anglais de Pension Vanilos, ou encore Trois souris
aveugles qui inspirera à la romancière son plus grand succès théâtral,
La Souricière.
D’autres aventures, plus inattendues, sont le fruit de l’imagination
de sa mère. Celle-ci est prompte à inventer une histoire, lorsque sa petite
fille lui en demande une. L’histoire est évidemment de son cru, ce qui ne
manque pas de soulever des difficultés, si la narratrice est interrompue
avant d’avoir terminé. Dans ses souvenirs, Agatha raconte l’épisode de
La Curieuse chandelle, l’une de ces histoires inventées par sa mère dont elle
n’a jamais connu la fin. Clara ayant été interrompue, sa fille lui demande
de terminer l’histoire le lendemain. Peine perdue, elle a tout oublié…

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Mais l’enfant qui adore écouter des histoires est aussi curieuse. Elle a
compris que les récits, pour certains d’entre eux, venaient de ces curieux
objets en papier, collectionnés dans une vaste pièce. Elle s’aventure
régulièrement dans la bibliothèque familiale, riche en livres réunis par
son père. Toute seule, elle se met à observer le texte de certains ouvrages,
et finit par apprendre à lire sans aide extérieure. À cinq ans, à la grande
surprise de sa nurse, elle commence à lui lire un roman pour enfants,
L’Ange de l’amour, de L. T. Meade.
Il n’y a plus qu’à en avertir sa mère. Malgré ses efforts, Clara n’a pas
pu empêcher sa fille d’apprendre à lire.
Qu’à cela ne tienne. Dorénavant, Agatha se verra offrir de nombreux
livres, à commencer par des recueils de contes et des récits folkloriques.
On retrouve l’influence victorienne en raison des nombreux classiques
offerts de cette manière. À côté de Mary Louisa Molesworth, autrice de
Raconte-moi une histoire, un classique des lectures pour jeunes filles,
figurent en bonne place les aventures de Peter Pan de James Matthew
Barrie, ou le rêve d’Alice au pays des merveilles créé par Lewis Carroll.
Dans un tout autre style, la petite fille est aussi initiée aux romans réalistes
de Jane Austen. À la fin de sa vie, dans l’un de ses tout derniers romans,
paru en 1973, Le Cheval à bascule, qui s’intitule La Porte du destin en
version originale, Agatha fera de son héroïne Tuppence Beresford sa
porte-parole pour évoquer avec nostalgie les expériences littéraires de
l’enfance. Elle citera aussi William Makepeace Thackeray, auteur de Barry
Lindon et Vanity Fair. Au passage, elle relate son propre exploit, insistant
sur ce plaisir de découvrir dans les livres ces histoires qui constituent
l’imaginaire, sans se soucier de l’orthographe ou de la grammaire, ce qui
a joué bien des tours à la romancière, des années plus tard.
C’est ainsi qu’Agatha/Tuppence cite Androclès et le lion de George
Bernard Shaw, Le Coucou et La Ferme des quatre vents de Mary Louisa
Molesworth. On trouve aussi des lectures en langue française, d’Alexandre
Dumas à Balzac en passant par Émile Zola ou Hector Malot et son Sans
famille en particulier.

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À ces lectures sages, s’ajoutent, à l’initiative de sa sœur Madge, les


récits de Sherlock Holmes ou d’Arsène Lupin. Là aussi, son œuvre servira
d’écho à ce temps jadis. Dans une série de nouvelles parues à partir de
1924 et rassemblées sous le titre Partenaires dans le crime, en 1929, elle
utilise deux de ses héros, Tommy et Tuppence Beresford, pour se livrer
à un travail de pastiche des principaux auteurs de romans policiers. Se
succèdent des intrigues « à la manière de » R. Austin Freeman, Douglas
Valentine, Isabel Ostrander, Clinton Holland Stagg et bien d’autres noms
aujourd’hui tombés dans l’oubli mais qui figurent parmi les nouveaux
maîtres du roman policier à son époque. On y ajoutera Conan Doyle et
Agatha elle-même qui s’autoparodie, se plaçant ainsi aux côtés d’autres
écrivains connus. Dans Les Pendules, roman publié en 1963, Hercule Poirot
se fait le porte-parole d’Agatha pour revenir sur les grands classiques du
roman policier et citer les principaux ouvrages d’Arthur Conan Doyle
ou de Maurice Leblanc. Il précise même qu’il est occupé à la rédaction
d’une vaste anthologie du roman à énigme !
Madge est aussi à l’origine d’un autre jeu : celui de la sœur aînée.
Lors de ses brefs passages à Ashfield, elle ne manque pas de passer du
temps avec Agatha et lui propose un étrange divertissement : modifier sa
voix et légèrement sa manière de se tenir pour incarner une sœur aînée,
jumelle de Madge, maléfique, particulièrement dangereuse, et d’autant
plus fascinante qu’elle est sa copie conforme. À cette époque, Agatha
aime aussi se faire peur…
Concernant l’instruction, Agatha a recours à ses parents. Elle suit des
leçons d’arithmétique, avec son père, et quelques leçons d’orthographe et
de grammaire, avec sa mère. Ces derniers cours conduisent à de grandes
difficultés et à un résultat mitigé – elle aura toute sa vie des soucis avec
l’orthographe. Les cours de danse et de maintien, ou de chant, sont
dispensés par des professeurs venus à domicile.
Frederick se charge également de l’enseignement de la musique, avant
de laisser la main à des précepteurs. La fillette développe un vrai talent
pour le piano, tout en appréciant aussi la mandoline. Les premiers temps
de l’enfance s’écoulent ainsi entre des parents qui, comme elle l’écrira,
s’aiment et l’aiment, une double chance…

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