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_~ L'ECHO DE L'ASSURANCE EN TUNISIE ASSURANCE VIE........ I Opération de Prévoyance et d'Epargne LA VIE DES ENTREPRISES ....ccc0c00 2 LEVENEMENT e Accidents du Travail Quelle réaction face 4 la réforme ? DOSSIER . . Reéglementation de VActivité de Réassurance en Tunisie a5 POINT DE VUE RF eB Délai de Garde ACTUALITES INTERNATIONALES....... 7 © JURISPRUDENCE (EN ARABE) .... LES CHIFFRES CLES 1994 | (estimations) AUTOMOBILE. 98,361 MD. ACC. TRAVAIL. 21,623 MD 53,982 MD aRoure TRANSPORT 20,175 MD 25,487 MD INCENDIE oie: 1.730 MD vie 15,748 MD RTD. 26273 MD TOTAL AFFAIRES DIRECTES .. 272.379 MD ECHO DE L'ASSURANCE en TUNISIE, LETTRE DE LA FTUSA 45. Avenue tabib Bourguiba - TUNIS Tel. : 347.035 - Fax : 354.956 Directeur de la publication Brahim KOBBI Comité de rédaction ‘Med Lahbib Hamzi Slab El Ett Doureddine Amrouche Imprimerie FMI 4, Rue de Russie - TUNIS ASSURANCE VIE Opération de Prévoyance et d'Epargne Lrassurance sur la vie est la plus importante des assurances de personnes. Elle est destinée a garantir soit le risque décés de la personne assurée (assurance en cas de décés) soit le risque de sa survie a une date déterminée (assurance en cas de vie). L’assurance sur la vie s‘'analyse en effet comme une double opération de prévoyance et d’épargne. Crest une opération de prévoyance (assurance en cas de décés) lorsque le souscripteur désire pro- curer un capital ou une rente un bénéficiaire désigné dans le cas oft r'assuré viendrait a décéder au cours de la période déterminée. Elle comprend essentielie. ment la temporaire et assurance vie entire. La temporaire, comme son nom T'indique, répond a un besoin limité dans le temps. Elle garantit le versement d'un capital ou d'une rente a la suite du décés de Vassuré pendant la durée du contrat. Le souscripteur choisit lui meme cette durée. Lorsque le_bénéfici est un organisme preteur, le capital assuré est décrois- sant. II diminue en meme temps que la dette de lassuré. Vassurance vie entiére garantit quelle que soit la date du décés le versement d’un capital. assurance sur la vie est aussi une opération d’épargne lorsque le souscripteur désire constituer un capital ou une rente au profit d’un bénéficiaire désigné si 'assuré est encore vivant au terme d'une période déterminée. Elle comprend plusieurs variétes : Le capital différé et les rentes. Ces deux opérations de prévoyance et d’épargne peuvent étre combinées dans un seul et méme contrat par lequel I'assureur s’engage a verser un capital soit au décés de I’assuré, si ce décés survient avant Véchéance, soit a cette échéance sil’assuré est vivant. Lorsque les capitaux (en cas de décés et en cas de vie) sont égaux, cette assurance est dite mixte. Enfin, plusieurs garanties complémentaires peu- vent etre accordées quel que soit le contrat choisi la garantie invalidité, la garantie décés par accident, Les assureurs tunisiens ont mis a la disposition du public différents contrats d’assurance vie que tout individu peut souscrire auprés de l’entreprise d’assu- rance de son choix qui est disposée a expliquer les dispositions essentielles de la formule demandée. Le Comité de Rédaction LE GAT President Directeur Généeat Jer Directeur General Adjoint 2éme Directeur General Adjoint Direction Sante-Accidents Direction Vie Direction ARD Direction Risques Techniques Direction Transport Direction Reseau Direction Etranger Direction Financiere Direction Comprahilté COMAR Président Directeur Inspecteur Général Directeur dus Developpement Directeur de la qualite Departement des Prestations Departement Informatique Departement Commercial Departement Production ‘TUNIS-RE Président Directeur Général Directeur Général Adjoint Dir. IARD et Risquues Spéciaus Diyeetion Rétrocession Direction Gestion Technique Direction Aviation Direction Informatique Dir: Financiere et Complable Direction Administrative M.Nowreddine SKANDRANI Habib CHENITI Hichem CHERIE AAdnéne KILANL Loti ZARRAL Hichem CHERIF Slah EL-ETRI Mohtedi BOUKER Faouzi KRIBE Mohiedi BOUKER Adelmajid BEN AHMED Foued TRIKI EREEREEEEEEE M. Romdhane SAFRAOUL M, Rachid BEN JEMIA M. Slimane BOUNOUH, M, Said DRIDE M. M. Moneet FELL Abdelkarim RAIS M. Habib FERJANT M, Abdelbak ELABED Mme Amel SGHAIER M.Ablcth, BOUABDALLAFL M.Ezzeddine SOUAL M. Mohamed KHALED M. Bechir ELLOUML M. Moneet MANA M. M, Tahar LADJIML Lazhar CHARFEDDINE Mme Maris ABDELKEBIR M. Mounir HACHICILA M. Adnéne ESSAYEM. LLOYD-TUNISIEN Président Directeur Général Directeur Technieo-Commercial Directeur Contentious Sinistres Directeur Groupe et Vie Direeteur Agjoint Information ot Sttistique Directeur Adjoint Administratit ot Comptable Sous-Directeur Réseau Sous-Ditecteur Comptabilite Générale Abdelkerim MERDASSI hhamadi CHAOUCH Hassen CHARGUL Ezzedline BOUAZIZ Lakhdhar BEN SEAYA Tijani HADJ KACEM Moncef ZOUAGHI Béchir HDIDAR Foued BEN JAREUR Ke 25° © eERE Service Financier Pre M. Romdhane SAFRAOUL Sous Dire M. Loti HADI KACEM. Departement Technique IM. Skander LAHRIZL Departement Commercial M. Mokhtar AYAR Depart. Comptable et Financier = M. Abderrazak SOUISSt MAGHREBIA Président Directeur Général M. Monee? MAAOUL Direction de ts Coordination, de Ia Planitication et du Réseau Departement IRDS et Transport Departement Automobile Departement Vi Departement Reassurance Departement fnformatique Mile Ssida M. Riadh MAAOUL M. Abdelaziz DERBAL Nous avons appris que Monsieur Taouflk BEN HMIDA Directeur Général Adjoint de la Compagnie d'assurance ELITTIMAD est part a la retraite anticipée. L'ASSURANCE RESPONSABILITE DECENNALE * Deux décrets pris en application des lois n’ 94-9 et n’ 94- 10 du 31 janvier 1994 relative a lassurance Responsabilité Décennale ont été publiés au Journal Officiel dela République Tunisienne N’ 22 du 17 Mars 1995. Le premier décret N’ 95-415 du 6 Mars 1995, fixant la liste des ouvrages non soumis a l'obligation d'assurance de la Responsabilté Décennale des intervenants dans leur réalisation Le deuxiéme décret N’ 95-416 du 6 Mars 1995, relatif la définition des missions du controleur technique et aux condi- tions d'octroi de Tagrément. * La commission Risques Techniques et Divers de la FTUSA a achevé ses travaux relatifs l'assurance de la responsabilité décennale dans le domaine de la construction, Un projet des conditions générales du contrat d’assurance unique par chantier de la responsabilité décennale, le guide de tarification, le formulaire de déclaration de risques ainsi que la notice de Ia régle proportionnelle ont été adressés au Minister des Finances le 13 Mars 1995 afin d’obtenir le visa. 17-18 MARS 1995 Linstitut Supe- rieur de la Magistra- ture a organisé en col- Jaboration avec Asso- ciation Tunisienne du droit des Assurances un colloque ayant pour objet «Liindemni- sation des dommages corporels des acci- denis dela circulation. Oe TE ACCIDENTS DU TRAVAIL Quelle réaction face a la réforme Depuis le Ler janvier 1995, la loin’ 94- 28 du 21 Feévrier 1994 a confié la gestion des risques accidents du travail et maladies professionnelles a la caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS). Le transfert de ce risque du secteur des assurances a un organisme public de la curité sociale est dicté parle caractére social de cette assurance. L’assurance sociale différe de V'assu- rance privée. Il n'y a pas de sélection de que. Les cotisations demandées sont fixées en fonction des risques globaux de la population concernée. Les prestations, qui sont généralement uniformes, dépendent de lasituation du prestataire et tiennent compte des cotisations. Outre, les améliorations tendant a mieux gérer le risque (liste nominative des employés), le législateur de 1994 a intro. duit des améliorations considérables tant surle niveau des prestations accordées aux victimes que sur les procédures d’indemn sation. Il a en outre accordé une plac privilégiée a la prévention. Ce transfert aura nécessairement des conséquences sur l'activité des entreprises assurances. On peut citer notamment : 1 - Diminution du chiffre d'affaires des entreprises d’assurances Les primes émises dans la branche a cidents du travail et maladies professionnel- les s’élévent @ 22,2MD en 1995 représen- tant ainsi 8,5% du total du chiffre d'affaires du secteur. 2 - Attenuation des dé! its techniques = La branche a connu en 1993 un déficit technique qui s’éléve a 5,892 MD. II repré- sente environ 27% du déficit technique total. 5 - Un Surplus du Personnel Les employés des entreprises d’assu: rances chargés de la gestion des risques accidents du travail restent en place. Rares ceux qui ont été repris par la caisse. Cer- tains ont été affectés pour occuper d’autres fonctions, mais ils demeurent une charge que les entreprises ne peuvent facilement sup. porter. Pour remédier a cette vue de développer leurs op. iser une croissance permettant de compe: ser la diminution du chiffre d’affaires de la branche accidents du travail, les entreprises dassurances sont maintenant appelées a adopter une nouvelle politique commerciale axée sur les risques sous-exploités. uation et en ns et réa- En effet, les entreprises d’assurances, doivent modifier leur comportement com- mercial et améliorer le service rendu aux assurés A partir d'une étude des marchés (en assurance il existe plusieurs marchés compte tenu de Ia diversité des produits), les assu. reurs sont capables de concevoir de now- veaux produits en matiére de protection des biens et des personnes, en vue de répondre aux besoins réels de leurs clientéles. Outre la conception des produits, la tarification, l'information et les techniques de vente, la qualité de service demeure un argument non négligeable pour convaincre un client de souscrire ou non un contrat d’assurance Enfin, tels sont les éléments a prendre en considération dans la nouvelle stratégie commerciale permettant de maintenir le niveau actuel du portefeuille du secteur en dépit du départ de la branche accidents du travail Le Comité de Rédaction REGLEMENTATION DE L'ACTIVITE DE REASSURANCE EN TUNISIE par Mohamed KHALED* Le nouveau code des assurances promulaué par la loi N° 92-24 du 9 Mars 1992 qui a consacré la refonte et Ia codification de divers textes hétéroctites régissant les vités d'assurance et de réassurance est entré en vigueur & partir du ler Janvier 1993 Sur les cent articles que comporte cette nouvelle \égislation, environ une dizaine traitent de la réassurance A travers le développement qui suit, ces articles seront ‘étudiés selon la chronologie adoptée par le code en question. ans cet ordre nous trouvons en premier lieu L'AR- TICLE 10 qui figure sous la section I du tive 1, c'est & dire dans la partie consacrée au contrat d'assurance et qui dispose que . Ainsi formulée, cette disposition limite son champ ‘action a la REASSURANCE PASSIVE et responsabilise Y'assureur-cEdant pour qu'il soit regardant sur la solvabilité de son réassureur-partenaire ds l'instant qu'elle consacre TVinexistence de liens de fait ou de droit entre assuré et le réassureur, car le contrat d’ assurance est sensé étre distinct ddu contrat de réassurance combien méme I'un et l'autre ont en commun un co-contractant au niveau de l'assureut Cet article est d'une importance capitale pour I'as sureur-cédant étant donné qu'en cas de déconfiture du réassureur, il risquerait de se trouver dans une situation pour Je moins inconfortable. Bon nombre de compagnies ‘assurances d'autres ho- rizons l'ont appris a leur dépens suite aux failites en série enregistrées ces dernitres années par certains réassureurs du ‘marché de Londres y compris coux de la trés respectable institution des Lloyd's, Hors de Londres, d'autres réassureurs sont autant vulnérables et peuvent & tout moment causer bien des sur prises aux assureurs, Desexpériences de ce genre ont particuligrement révélé deux phénoménes = I -laméconnaissance par certains assureurs (en partie innocents ct peu professionnels) despratiques, regleset usages de certains marchés de ta réassurance, 2.- Le peu scrupule dont font preuve certains courtiers Jors du placement d'affaires facultatives ou de taités aupres de réassureurs dont ils connaissaient manifestement Ia fra- silité financiére, surtout quand ces intermédiaires disposent de «Board of Security dont le role principal est d’étudier 1a marge de solvabilité des réassureurs auprés desquels ils placent les aflaires pour le compte de leurs clients Parfois les assureurs ont eux-mémes favorisé le dé- ‘veloppement de parelle situation potentiellement dangereuse Eneffet, pour pouvoir enlever des affaires & tout prix, ils ont di brader les tarifs pour se laisser ensuite se réassuret aupres de compagnies ne présentant aucune garantie sécurisante Hlsont alors payé chérement leurs mésaventures inities ala base par la pratique de la fuite en avant, conjuguée avec ‘une politique tous azimuts du chiffre d'affaires. és lors il est aise de comprendre les motivations du égislateur Tunisien quia impose I'agrément des réassureurs souscrivant sur des risques Tunisiens. En effet, en adoptant A Vinstar d'autres pays (cas de la France et de certains Etats ‘Américains), ces mesures garde-fous, il a voulu épargner aux assureurs de notre pays les malheureuses et douloureuses expériences dont ont fait les frais des compagnies d'autres régions dont la réglememtation n'a rien prévu a cet éyacd. Dans leur approche de ce probleme, les auteurs de notre nouveau code ont été guidés par leur souci constant de protéger les assurés et les bénéficiaires des contrats d'as- surance, ‘Abordant ensuite Te volet de la REASSURANCE, ACTIVE le Code de 1992 traite dans son ARTICLE 68 de Ja double question relative a l'AGREMENT et au MAN- DATAIRE SPECIAL du réassureur nayant pas son sidge en Tunisie DE_L'AGREMENT DE REASSURANCE. * PRINCIPE DE L'AGREMENT : L’agrément peut étre défini comme étant l'autori- sation ou la concession donnée par l'administration com pétemte afin de permettre au réassureur quien formule ka demande, de pratiquer des opérations de réassurance sur le territoire Tunisien. Cet agrément peut étre acvordé ou refusé, comme il peut étre retiré a tout moment si certaines conditions ne sont plus remplies par l'entreprise qui en est titulaire, His sont classés par le code des assurances en det cealégories : en premier lieu ceux prévus par L’ARTICLE, 67 c'est a dite ceux travaillant a partir de la Tunisie avec les non-résidents et en. second liew les réassureurs n'ayant pas leur sidge en Tunisie (ARTICLE 68) et travaillant avee les assureurs résidents. Il est & préciser cet égard que Ia majorité des réassureurs Souscrivant sur des risques Situés en Tunisie releve de ce deuxizme groupe. * AUTORITE QUI ACCORDE LAG L’octroi de tout agrément concer que la réassurance est du ressort exclusif du Ministre chargé des Finances, Pour accorderou refuserI'agrément, le Ministre charyé des Finances prend en compte la Faisabilité et la solvabilité de l'entreprise, son programme d’activité, ses moyens tech- niques et financiers ainsi que fa qualification des dirigeants ct Ia structure de son capital Sur le plan de la forme, l'agrément est consenti au ‘moyen d'un Arrété Ministériel pris apres avis de la com- mission consultative des assur * Directeur Général Adjoint de la Société Tunisienne de Réassurance Lesopérationsd'acceptation en réassurance pratiquées par les entreprises d'assurances Tunisiennes relévent de Ia ccatégorie 16 de 'Arrét€ du Ministre des Finances du2 Janvier 1993 Selon les ARTICLES 48 ET 49 du code. ces en- ‘weprises sont soumises & 'agrément Ministérie! pour ceite activité de réassurance exercée dune fagon accessoire par rapport V'activité dassurance principale Giant précisé que Je méme type d'obligation existe au niveau du code Frangais, des assurances: C'est ainsi que pour pratiquer en France les assurances Dommages (incendie et Transport) et ka réassu- tance, Ia STAR a abtenu dans les années 1960 des autorités Frangaises de Tutelle Vagrément spécifique A chacune de ces trois branches, * CAS DE TUNIS-RE : Bien que n'étant pas soumise & lagrément prévu a Vépoque par le Décret du 15 Aodit 1946, Tunis-Réa ete agreée ala date du 8 Avril 1981 par le Ministére des Finances pour pratiquer fa réassurance en Tunisie De méme et pour étre en conformité avec la reglementation Frangaise, notre réassureur national a été ‘agrééen date du Ter Mars 1982 pour travailler sur le Terrire Frangais etaétéamené. presenter 'acceptation desautorité’s de Tutelle de ce pays un mandataire général pour le repré- senter en France Dans ce contexte une question s'impose- elle consiste A savoir si la réciprocité devait jouer un jour, DU MANDATAIRE SPECIAL Selon ARTICLE 68 les organismes assurances et de réassurances travaillant essenticllement avec les 1 résidomts et les succursales en Tunisie des organismes d'as- surances et de réassurances admis pratiquer assurance des risques autres que ceux dont la couverture dot Gre éalisse localement ainsi que les ENTREPRISES DE REASSU- RANCE N'AVANT PAS LEUR SIEGE EN TUNISIE doivent présenter & Vacceptation du Ministre chargé des Finances UN AGENT spécialement préposé a la direction 4e toutes les operations quils se proposent de pratiquer en Tunisie. sagitdone deta désignation d'un mandataire spécial devant tele vis a vis de Ia Tutelle des assurances. Pour étre aocepte par Nadministration, ce mandataire 4oit remplir certains conditions de moralits, de compétence professionnelle et de résidence (il doit élire domicile en Tunis) sans quil sot du reste nécessaire de directement impliqué dans la gestion des aflaires souscrites par le réassurenr mandant DU CONTROLE DE L'ACTIVITE DE REASSURANCE, LIARTICLE 82 du code spécifie que les professions du secteur des assurances sont soumises au controle du Ministére des Finances, Done la réassurance stricto sensu n'est pas concernée par le contréle de I'Etat quand elle est pratiquée en tant ‘quiactivité principale Par contre les operations d'acceptationsen réassurance ealisées titre d'activité subsidiaire par les entreprises d'as- surances le sont dés linstant qu’elles s'intégrent dans la ccatégorie 16 de !'Arrété du Ministre des Finances du? Janvier 1993, Par ailleurs et depuis quelque temps la tendance ‘observée de par le monde est de gsnéraliser lecontrOle étatique aux réassureurs spécialists et ce, méme quand ces derniers disposent de sige social situé sur Ie territoire oi sont lo- calisés les risques réassurés, La France vient de franchir ce pas en intégrant dans, son code des assurances (par la loi N° 94-679 du 8 Aoit 1994) un nouvel article (L 310-1-1) prévoyant les disposi- timssiivenitessd ES ENTREPRISES PRATIQUANT LA, REASSURANCE MAIS NE PRATIQUANT PAS L'AS SURANCE DIRECTE, DONT LE SIEGE SOCIAL EST SITUE EN FRANCE, SONT SOUMISES AU CON- ‘TROLE DE L'ETAT DANS LES CONDITIONS PAR- TICULIERES DEFINIES AU PRESENT LIVRE». En modifiant ainsi son code des assurances, la France a rejoint 1a plupart des pays développés (Royaume Uni, Allemagne, Japon, Canada et les U.S.A.) qui Tont devancée dans cette orientation, Coux-ci étaient depuis longtemps conscients des repercussions négatives sur les assures en ci de faillite de réassureur, De méme qu‘en procédant ainsi le législateur a mis, sur le méme pied d'égalité les réassureurs Frangais et étra gers dont les pays désavantageaient le réassureur francais dés instant que Factivité de ce dernier était sujettod comrole alors queson concurrent opérant en France n'était pasastrcint 4 ce contréle étatique. Done il y a ld une mise 4 niveau qui 4 févidence, ne peut étre que bénéfique pour le consomma- tour des produits d'assurance sur le territoire Frangais, De son edt, la communauté Européenne poursuivant son oeuvre d*harmonisation des rézlementations de ses pays membres a prévu de légiférer dans ce domaine au moyen ‘une prochaine Directive. “Tout récemment aux Etats Unis des projets de lois ‘ont exigé des réferences fi les réassureurs Gtrangers manifestant des prétentions pour accéder au marché américain Iya lieu de signaler dans ce méme contexte que les représentants des pays en développement trés dépendant de la réassurance étrangére avaient réclamé au sein de la CNUCED que soit élaborée une sorte de LISTE BLANCHE des réassurcurs fiables échelle internationale. En ce qui concerne les domaines d'intervention du controle que doit exercer Etat sur les réassureurs profes sionnels, ceux-ci touchent notamment Cappréciation des normes de provisionnement des engagements techniques, évaluation prudentielle des actifS et en troisiéme lieu obi gation de publier des informations comptables et financiéres devant permettre administration et auy tiers opérateurs (cédantes, réassureurset courtiers) de se faire une idée précise sur la marge de solvabilité des entreprises pratiquant exclu sivement la réassurance SANCTIONS. A V'épard des contrevenants aux dispositions du nouveau code, le législateur tunisien a prévu un dispositif (SUITE PAGE 7) PAGE 6” LE DELAI DE GARDE DES QUITTANCES : Enfin une équivoque est levée Le délai de garde des quittances, tel quientendu par ancien tra des polémiques entre les partenaires : mandants et mandataires En effet, les assureurs, acculés par des contraintes légales et financiéres, considérent le recouvrement de leurs créances (Primes) auprés des clients comme un principe intangible et vital. Outre les dispositifs légaux, les protégeant, ils sentourent de toutes les précautions pour recouvrer leurs créances dans un délai raisonnable, délai qu'ils ont généralement fixé a six mois. Ce qui A notre avis est fort honnéte. LiAgent général, confronté a une concurrence effrénée utilise le recouvrement des créances de sa compagnie, comme ‘un agrument commercial. Ne pas harceler son client quant aux réglements de ses primes et lui Iaisser une bonne marge de ‘manoeuvre qui dépasse largement les six mois impartis par la société, sont pour lui des atouts majeurs pour le fidéliser. Air de la sorte porte préjudice au bon fonctionnement de la socicté et la prive de moyens financiers lui permettant de faire face a. ses obligations tant légales que contractuelles envers la mutualité, Par ailleurs, si les impératis de gestion en matigre de recouvrement autorisent Fassureur a exiger de son mandataire, en cas de non paiement des primes par les clients dans les délais imparts, le retour des quittances pour les recouvrer par Jes moins de droits, ces impératifs ne peuvent opérer un transfert de créance sur lagent dlassurance, surtout que ces quittances se prescrivent vis-i-vis des clients par deux ans. Le nouveau traité de nomination, congu et réalisé par a FTUSA et le SNAGAT, et approuvé par le Ministre des Finances est venu mettre un terme a cette polémique. En effet, 'article 7, qui a V'avantage de la clanté et de ta concision, jet de nouvelles lumiéres sur la notion de «garde des quittances» et précise les rapports entre Ia compagnie et son mandataire. ‘Une remarque s‘impose, La Tutellea entériné un texte rédigé par les professionnelset de surcroita fait Pobjet de consensus entre les organismes représentatifs des compagnies dassurances et le syndicat des agents dassurances. de nomination des agents d'assurances, a suscit Varticle 7 paragraphe b, stipule «En cas de non paiement d'une prime d'Assurance @ échéance, I'igent d'assurances doit xe conformer aux dispositions particulier, etiow instructions éorites de Ventreprise d'assurances pour Faccomplissement des formalités prévues aus articles I et dl du Code des Assurances. Dans tous les cas, [gent dAssurances doit retourner les quittances a Entreprise dans les délais suivants = Un mois pour les quittances automobiles des: personnes physiques = Trois mois pour les autres quittances> Les nouvelles dispositions répondent 4 des impératifs bien précis a savoir ~ assurance automobile des particuliers est par essence une assurance génératrice d'un flux financier appréciable. Mest done de Vintérét de Vassureur et de son mandataire de recouvrer rapidement les primes. Ledélai d'un mois impart nest nullement Ie fruit d'un hasard, mais le résultat d'une approche pragn adoptée aprés mires réflexions sur des cas concrets. ~ 10 jours sont lassés au client pour payer sa prime au cas oii un empéchement majeur lau ses engagements, + 20 jours pour permettre & agent de suspendre le contrat, ce qui constitue en soi une prorogation du délai de garde et une seconde chance au client de régulariser sa situation avant de se voir ester en justice = 10 jours aux termes desquels le contrat est définitivement résilié tle dossier devient alors contenticux Pourquoi donc ces mesures qui paraissemt coercitives Leexamen de Farrire primes des sociétés assurances, ct du contentious primes des socigts, justfie le bien fond

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