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DS2 2223

Le document traite des représentations des groupes finis, notamment des caractères, des représentations irréductibles et du théorème de Maschke. Il aborde également les sous-groupes distingués et les représentations associées à des actions de groupe.

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MP*2 LLG DS 2 du 8 octobre 2022/2023

X
Dans tout ce problème, G désigne un groupe fini dont l’élément neutre est noté (5) Si χ et χ0 sont deux éléments distincts de G,
b montrer que χ(g)χ0 (g) =
eG . Pour tout (g, g 0 ) ∈ G2 , on note simplement gg 0 la loi de composition interne g∈G
de g et g 0 . On note |G| = n le cardinal de G. 0.
Ce problème s’intéresse aux premiers éléments de la représentation des groupes. (6) En déduire que toute famille (χ1 , . . . χd ) de CG formée de caractères deux
Dans une première partie, on s’intéresse au groupe dual de G constitué des carac- à deux distincts est libre. Puis en déduire que |G| b ≤ n.
tères de G. On obtient une majoration de son cardinal. Et dans le cas d’un groupe (7) On considère dans cette question le cas où G est un groupe abélien. Si
abélien, on obtient une égalité.
x ∈ G, on note δx l’élément de G défini par : ∀χ ∈ G,
b δx (χ) = χ(x).
bb
Dans la deuxième et troisième partie, on introduit les représentations du groupe G
et on en étudie les premières propriétés avec notamment la notion de représentation a. Vérifier que pour tout x ∈ G, δx ∈ G.
bb
irréductible.
b. Montrer que x 7→ δx est un morphisme de G sur G.
bb
Dans la quatrième partie, on étudie les caractères associés à une représentation. On
démontre notamment que les caractères associés aux représentations irréductibles On souhaite montrer son injectivité.
forment une famille libre. c. Soit a ∈ G \ {eG } d’ordre d ≥ 2. Définir un morphisme groupe non
La cinquième et la sixième parties sont destinées à démontrer le théorème de trivial de H0 = hai vers C∗ .
Maschke qui énonce que toute représentation se décompose en somme directe de On souhaite montrer que tout caractère χ d’un sous-groupe H de G
représentations irréductibles. se prolonge en un caractère sur G entier.
La septième partie étudie une représentation particulière : la rerésentation régulière d. Soit H sous-groupe strict de G. Soit χ0 un morphisme de groupe
qui a la particularité d’être fidèle. de H vers C∗ . On considère y ∈ G \ H. Et on note H1 le sous-
Dans la huitième partie, on démontre que tout sous-groupe distingué de G s’écrit groupe engendré par G ∪ {y}. Montrer que χ0 peut se prolonger en
comme intersection de “noyaux” de caractères irréductibles. Ainsi les sous-groupes un morphisme χ1 de H1 vers C∗ . On pourra considérer m = min{k ∈
distingués “se lisent” sur la table de caractères du groupe. N∗ , y k ∈ H}.
Dans la neuvième partie, on étudie les représentations associées à des actions de e. En déduire que tout caractère χ d’un sous-groupe H de G se prolonge
groupe. en un caractère sur G entier.
La dernière partie contient quelques propriétés classiques des représentations qui
f. En déduire que x 7→ δx est un isomorphisme de G sur G. Quel est le
bb
nécessitent un peu de réduction.
cardinal de Gb?
I. Caractères d’un groupe fini : On peut en fait montrer que G b est isomorphe à G mais cela nécessite
On note Gb l’ensemble des morphismes de groupes de (G, .) dans (C∗ , ×). On
d’autres outils.
appellera caractère de G un élément de G.
b
II. Généralités sur les représentations de groupe :
(1) Montrer que G b est un groupe pour la multiplication ordinaire des fonc- Une représentation linéaire du groupe G est la(donnée d’un C-espace vectoriel
tions. G → L(E)
de dimension finie E et d’une application φ : telle
(2) On note CG = F(G, C) le C-espace vectoriel des fonctions de G dans C. g 7→ φ(g) = φg
Quelle est la dimension de CG ? (
X X ∀(g, g 0 ) ∈ G2 , φgg0 = φg ◦ φg0
(3) Soit χ ∈ G.
b Montrer que pour tout a ∈ G, χ(ag) = χ(g). En .
g∈G g∈G
φeG = IdE
X
déduire que si χ n’est pas le morphisme trivial, χ(g) = 0. On dira que (E, φ) est une représentation linéaire de G ou simplement que E
g∈G
est une représentation linéaire de G (l’application φ étant dans ce cas sous-
(4) On note n = |G|. On considère χ ∈ G b un caractère. Montrer que pour entendue).
tout g ∈ G, χ(g) = 1 et en déduire que χ = χ−1 .
n
On considère (E, φ) une représentation de G un groupe fini.
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(1) Expliquer que φ est un morphisme de groupes de G dans (Gl(E), ◦). Quel (5) En déduire que pour des représentations E et F irréductibles et iso-
est l’inverse de φg , pour g ∈ E. morphes, dim homG (E, F ) = 1.
(2) Soit F un sous-espace vectoriel de E stable par tous les (φg )g∈G . Expli- IV. Caractères des représentations
(
G → L(F ) (1) On associe à toute représentation (E, φ) une application χE ∈ CG , ap-
quer que ψ : est une représentation de G. On la notera
g 7→ (φg )|F pelée caractère de la représentation (E, φ), définie par :
φF . (
G →C
(3) Sous-espace vectoriel des points fixes : On note E G l’ensemble des points χE : .
g 7→ Tr (φg )
fixes de E par G : E G = {x ∈ E, ∀g ∈ G, φg (x) = x}.
1 X Que vaut χE (eG ) ?
Et on définit π = φg ∈ L(E).
|G| (2) Soit χ ∈ CG le caractère d’une représentation. Expliquer que toutes
g∈G
a. Montrer que π est un projecteur. les représentations E telles que χ = χE ont même dimension, celle-ci
b. Montrer que son image Imπ = E G . s’exprimant aisément à l’aide de χ.
c. En déduire que Tr(π) = dim(E G ). (3) Expliquer que tous les caractères introduits dans la partie I sont les
III. G-morphismes et représentation irréductible : caractères de représentations de dimension 1.
2
On considère (F, ψ) une autre représentation de G. Un G-morphisme est une (4) On définit pour tout (u, v) ∈ CG ,
application linéaire f ∈ L(E, F ) telle que
1 X
hu|vi = u(g)v(g −1 ).
∀g ∈ G, f ◦ φg = ψg ◦ f. |G|
g∈G

On note homG (E, F ) le sous-espace vectoriel de L(E, F ) consituté des G- Vérifier que h.|.i est une forme bilinéaire, symétrique, et qu’elle est non
morphismes de E dans F . dégénérée, i.e. :
On dira que E et F sont G-isomorphes s’il existe un G-morphisme f ∈ L(E, F )
qui soit un isomorphisme de E vers F . ∀u ∈ CG , (∀v ∈ CG , hu|vi = 0) ⇒ u = 0.
On dit qu’une représentation (E, φ) de G est irréductible si et seulement si
(5) On considère une représentation (E, φ).
les seuls sous-espaces vectoriels de E stables par tous les (φg )g∈G sont E et
a. Montrer que pour tout g ∈ G, φ(g)n = IdE .
{0E }.
Le cours de réduction permettra d’en déduire qu’on dispose d’une
(1) Montrer que si E est une représentation irréductible de G , tous les G- base bien choisie dans laquelle φ(g) a une matrice diagonale dont les
morphismes non nuls de E dans F (où F est une autre représentation) éléments diagonaux sont des racines n-ièmes de l’unité.
sont injectifs. Soit χE ∈ CG le caractère associé à la représentation.
(2) Montrer que si F est une représentation irréductible de G, tous les G- b. Montrer que pour tout g ∈ G, χE (g −1 ) = χE (g).
morphismes non nuls de E dans F (où E est une autre représentation)
c. En déduire que hχE |χE i > 0.
sont surjectifs.
d. Montrer que pour tout g ∈ G, |χE (g)| ≤ dim(E), avec égalité si et
(3) Montrer que si les représentations E et F sont irréductibles et ne sont
seulement si φ(g) = IdE .
pas isomorphes, alors homG (E, F ) est réduit à l’application nulle.
(6) Soient E et F deux C-espaces vectoriels de dimension finie. On considère
(4) Montrer que si E est irréductible alors homG (E, E) est composé des (
endomorphismes scalaires (c’est-à-dire des homothéties) de E. Indica- L(E, F ) → L(E, F )
h1 ∈ L(E) et h2 ∈ L(F ) et on définit θ : .
tion : On admettra l’existence d’une valeur propre d’un endomorphisme f 7→ h2 ◦ f ◦ h1
u, c’est-à-dire d’un λ ∈ C tel que u − λIdE n’est pas injective. Montrer que θ est une application linéaire et que Tr(θ) = Tr(h2 )Tr(h1 ).
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(7) On suppose que (E, φ) et (F, ψ) sont deux représentations de G et pour V. Existence de supplémentaire stable :
tout g ∈ G, on définit On considère (E, φ) une représentation de G et F un sous-espace stable par les
( (φg )g∈G . On souhaite démontrer l’existence d’un sous-espace vectoriel de E,
L(E, F ) → L(E, F ) supplémentaire de F , également stable par les (φg )g∈G . On garde les notations
θg : .
f 7→ ψg ◦ f ◦ φg−1 de la partie précédente.
1 X −1
a. Montrer que (L(E, F ), θ) est une représentation de G. (1) À tout élément f ∈ L(E), on associe fe = φg ◦ f ◦ φg ∈ L(E).
|G|
g∈G
b. Vérifier que pour tout g ∈ G, χL(E,F ) (g) = χF (g)χE (g −1 ).
Montrer que fe est un G-morphisme de E.
(8) Démontrer l’égalité hχE |χF i = dim (homG (E, F )).
(2) Soit p un projecteur d’image F (et de noyau F1 un supplémentaire quel-
(9) En déduire que pour toute représentation E, avec E 6= {0E }, hχE |χE i conque de F ). Montrer que pe est un projecteur d’image Ime
p = Imp.
est un entier strictement positif.
( (3) En déduire que ker pe est un supplémentaire de F stable par tous les φg ,
G →C pour g ∈ G.
(10) Expliquer que la fonction constante 1 : est un caractère et
g 7→ 1 VI. Théorème de Maschke : décomposition en représentations irréduc-
que pour toute représentaiton E, hχE |1i est la dimension du sous-espace tibles :
invariant E G , défini à la question II3. (1) Soit (E, φ) une représentation linéaire de G. Montrer qu’il existe p ∈ N∗
(11) Soient χ et χ0 ∈ CG , deux caractères. Montrer que χ+χ0 est un caractère. et (F1 , . . . , Fp ) des sous-espaces vectoriels de E tels que :
p
On pourra définir une représentation de G sur le produit E × F . M
— E= Fj
(12) On suppose dans cette question que E et F sont deux représentations j=1
irréductibles. Montrer l’équivalence entre : — pour tout j ∈ [[1, p]], (Fj , φFj ) est une représentation irréductible de
(i) hχE |χF i > 0 G. a
(ii) E et F sont G-isomorphes (2) Soit E une représentation linéaire de G.
(iii) χE = χF a. Montrer l’existence et l’unicité d’entiers positifs ou nuls d1 , . . . dS
s
g
On dit qu’un élément χ ∈ C est un caractère irréductible s’il est le
X
tels que χE = dj χj .
caractère χ = χE d’une représentation irréductible E de G. j=1
(13) Expliquer que deux caractères irréductibles χE et χF distincts vérifient b. Montrer que pour tout j ∈ [[1, s]],
hχE |χF i = 0 et en déduire que l’ensemble des caractères irréductibles
s
forme un partie libre de CG . X
hχE |χj i = dj hχj |χj i et hχE |χE i = d2j hχj |χj i.
(14) En déduire que G n’a qu’un nombre fini de caractères irréductibles et en j=1
majorer la cardinal.
(15) Dans le cas d’un groupe abélien, expliquer qu’on peut en déduire que c. Montrer que pour toute décomposition de E en sous-espaces irré-
toutes les représentations irréductibles sont de dimension 1. ductibles, pour tout j ∈ [[1, s]], dj est le nombre de sous-espaces de
la décomposition G-isomorphes à Vj .
On notera désormais χ1 , . . . χs les caractères irréductibles du groupe G. Pour
tout i ∈ [[1, s]], on fixe (Vi , φi ) une représentation irréductible de G ayant hχE |χj i
Pour j ∈ [[1, s]], on note dj (E) = , que l’on appelle la multiplicité
pour caractère χi (on a vu que toute représentation irréductible de G est G- hχj |χj i
isomorphe à un unique Vi ). de Vj dans la représentaiton E.
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(3) En déduire l’équivalence pour deux G-représentations E et F entre : (5) Montrer que si on pose pour z = x̄ et w = ȳ ∈ G/H, z.w = xy, cela ne
(i) E et F sont G-isomorphes dépend pas des représentants x et y choisis. On admet que cette loi de
(ii) χE = χF composition interne munit G/H d’une structure de groupe pour laquelle
(iii) pour tout j ∈ [[1, s]], dj (E) = dj (F ). π est un morphisme de groupes.
(4) Montrer que E est irréductible si et seulement si hχE |χE i = 1. (6) On consdière (E, ρ) la représentation régulière du groupe G/H. On note
VII. Étude de la représentation régulière : ψ = ρ ◦ π. Expliquer que (E, ψ) est une représentation de G.
s
On se place sur E = CG , muni de sa base canonique (ex )x∈G définie par :
X
On note χ le caractère de (E, ψ). On le décompose en χ = dj χj . On
∀y ∈ G, ex (y) = δx,y . On y définit la reprénsentation régulière de G en j=1
posant pour tout (g, h) ∈ G2 , φg (eh ) = egh . note I = {1 ≤ i ≤ s, di > 0}.
(1) Déterminer χreg le caractère de la représentation régulière. (7) Montrer que χ(g) = χ(eG ) si et seulement si pour tout i ∈ I, χi (g) =
(2) En déduire que pour tout caractère χE d’une représentation (E, φ), χi (eG ).
hχreg , χE i = dim(E).
\
(8) En déduire que H = Kχi .
(3) Montrer que la représentation régulière est fidèle, c’est-à-dire que g 7→ φg i∈I
est injective. IX. Action de groupe et représentations (hors barème à chercher plus
(4) Pour 1 ≤ i ≤ s, on note di la multiplicité de χi dans la représentation tard) :
régulière. Montrer les égalités Soit X un ensemble non( vide. Une action du groupe G sur X est la donnée
G → S(X) = {f : X → X, bijection}
dim Vi
s
X (dim Vi )2 d’une application ρ : telle que
di = , |G| = . g 7→ ρg
hχi , χi i i=1
hχi , χi i
ρeG = idX , ∀(g, h) ∈ G2 , ρg ◦ ρg0 = ρgg0 .
En particulier, pour tout i ∈ [[1, s]], di 6= 0 (toute représentation irréduc-
tible figure dans la représentation régulière). On définit alors une relation d’équivalence sur X en posant xRy si il existe
g ∈ G tel que y = ρg (x). Les classes d’équivalence pour cette relation sont
VIII. Sous-groupes distingués et tables de caractères :
appelées les orbites de X sous l’action de G. L’action est dite transitive si X
Pour tout 1 ≤ j ≤ s, on note Kχj = {g ∈ G, χj (g) = χj (eG )}. est une orbite.
(1) Démontrer que Kχj est un sous-groupe de G, et qu’il est distingué, c’est- On note CX le C-espace vectoriel constitué de toutes les fonctions de X dans
à-dire, pour tout h ∈ G, hKχj h−1 ⊂ Kχj . C. Et on considère la base canonique (ex )x∈X définie par : ∀y ∈ X, ex (y) =
\ δx,y .
(2) En déduire que pour tout I ⊂ [[1, s]], Kχi est un sous-groupe distingué
i∈I
Une action de G sur X étant fixée, on lui associe une représentation linéaire
de G. de G sur l’espace E = CX en posant pour tout g ∈ G, pour tout f ∈ CX ,
L’objectif de cette partie est de montrer que tous les sous-groupes dis- φg (f ) = f ◦ ρg−1 . (On admettra que cela définit bien une représentation.)
tingués sont de cette forme. (1) Montrer que pour tout g ∈ G et x ∈ X, φg (ex ) = eρg (x) .
(3) Soit H un sous-groupe distingué de G. Montrer qu’en posant pour (2) Caractériser les f ∈ CX invariants par G. En déduire que la dimension
(x, y) ∈ G2 , x ∼H y ⇔ x ∈ yH, on définit une relation d’équivalence. du sous espace E G (avec E = CX ) est égale au nombre d’orbites de X
On notera G/H l’ensemble des classes d’équivalence. sous G.
(4) On considère π : G → G/H qui à un élément x ∈ G associe sa classe (3) On dit que x ∈ X est un point fixe de g ∈ G si ρg (x) = x. On note rg le
d’équivalence x̄ = xH. nombre de points fixes de g ∈ G.
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a. On désigne par χX le caractère de la représentation de G sur E = CX


définie ci-dessus. Montrer que χX (g) = rg .
b. On dénote par s le nombre d’orbites. Déduire des questions précé-
dentes la formule de Burnside :
X
rg = s|G|.
g∈G

(4) Déduire de la formule de Burnside un lemme de Jordan : si G agit tran-


sitivement sur X non réduit à un singleton, alors il existe g ∈ G sans
point fixe.
(5) On suppose maintenant l’action doublement transitive : pour tout
(x, y, x0 , y 0 ) ∈ X 4 , x 6= y, x0 6= y 0 , il existe g ∈ G, tel que x0 = ρg (x),
y 0 = ρg (y). On veut montrer que hχX , χX i = 2 ; on propose deux mé-
thodes.
X
a. Montrer que rg2 = 2|G|. En déduire que hχX , χX i = 2.
g∈G

b. Soit φ ∈ L(E) (avec E = CX ), et (ax,y )(x,y)∈X 2 sa matrice dans la


base canonique (ex )x∈X de E. Montrer que φ est un G-morphisme si
et seulement si pour tout (x, y) ∈ X 2 , pour tout g ∈ G, aρg (x),ρg (y) =
ax,y . En déduire que dim(homG (E, E)) = 2 et conclure de nouveau.
!
X
c. Soit V ⊂ E défini par V = Vect ex . Vérifier que V est un
x∈X
sous-espace de E stable par tous les φg et trouver un supplémentaire
de V , W , stable par tous les φg . Calculer hχV , χV i hχW , χW i et en
déduire que V et W sont irréductibles.
X. Un peu de réduction (à chercher plus tard) :
(1) Démontrer que pour tout g ∈ G, φg est diagonalisable et à spectre inclus
dans U.
(2) On suppose dans cette question que G est abélien. Montrer que les
(φg )g∈G ont un vecteur propre commun et retrouver que les représen-
tations irréductibles sont toutes de dimension 1.
(3) Expliquer que l’on peut dans ce cas identifier une représentation irréduc-
tible E avec son caractère χE .
(4) Montrer que l’ensemble des caractères irréductibles
{χE , E représentation irréductible de G} est égal à Ĝ l’ensemble
des morphismes de groupes de G vers C∗ .

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