Rapport sur le PADD de Grenoble-Alpes
Rapport sur le PADD de Grenoble-Alpes
En vertu du Code de l’urbanisme (article L.151-4), le rapport de présentation explique dans les différentes pièces de son tome 4 les choix
retenus pour établir le projet d’aménagement et de développement durables, les orientations d’aménagement et de programmation et le
règlement. Plus précisément, sur la base de l’article R.151-2, il expose :
Les justifications de la cohérence des orientations d'aménagement et de programmation avec les orientations et objectifs du
projet d'aménagement et de développement durables ;
Les justifications de la nécessité des dispositions édictées par le règlement pour la mise en œuvre du projet d'aménagement et
de développement durables et des différences qu'elles comportent, notamment selon qu'elles s'appliquent à des constructions
existantes ou nouvelles ou selon la dimension des constructions ou selon les destinations et les sous-destinations de
constructions dans une même zone ;
Les justifications de la complémentarité de ces dispositions avec les orientations d'aménagement et de programmation
mentionnées à l'article L.151-6 ;
Les justifications de la délimitation des zones prévues par l'article L.151-9 ;
Les justifications de l'institution des zones urbaines prévues par l'article R.151-19, des zones urbaines ou zones à urbaniser
prévues par le deuxième alinéa de l'article R.151-20 lorsque leurs conditions d'aménagement ne font pas l'objet de dispositions
réglementaires ainsi que celle des servitudes prévues par le 5° de l'article L.151-41 ;
Les justifications de toute autre disposition du plan local d'urbanisme pour laquelle une obligation de justification particulière est
prévue par le présent titre.
La première pièce du tome 4, le livret métropolitain, présente les explications des choix et les justifications générales d’échelle
métropolitaine qui s’appliquent sur le territoire de Grenoble-Alpes Métropole. Le livret métropolitain est organisé en trois parties :
Explications des choix retenus pour établir le PADD ;
Justifications de la cohérence des Orientations d’Aménagement et de Programmation avec les orientations et objectifs du PADD ;
Justifications de la nécessité des dispositions édictées par le règlement pour la mise en œuvre du PADD et de la complémentarité
avec les OAP. Cette dernière partie est subdivisée en deux :
- Justifications du zonage et des règles afférentes ;
- Justifications des autres dispositions règlementaires.
Le livret métropolitain est complété par des livrets communaux qui constituent la seconde pièce du tome 4 ; ils complètent l’édifice par
une déclinaison des orientations du PADD, ciblée sur les enjeux principaux et spécifiques du territoire communal, et par une justification
locale de la complémentarité et de la pertinence des outils mobilisés sur la commune pour mettre en œuvre ces orientations (OAP,
règlement écrit et graphique).
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Le territoire métropolitain s’étend sur une vaste superficie (541 km²). Il est couvert sur plus de la moitié de sa superficie par la forêt. La
plaine et les coteaux accueillent l’essentiel du développement de l’urbanisation. Ces espaces, déjà fortement artificialisés, sont impactés
par des risques naturels et technologiques qui limitent leur potentiel d’urbanisation, voire grèvent les capacités constructibles de certaines
parties du territoire1.
Face au besoin de confortement des espaces agricoles et de préservation de la biodiversité, face aux enjeux d’optimisation des
équipements publics en zones urbaines et au nécessaire équilibre à assurer entre les grandes fonctions urbaines (habitat / économie /
équipements), la mobilisation du foncier déjà bâti et la réduction de la consommation d’espaces agricoles et naturels représentent des
enjeux névralgiques pour le développement durable de la Métropole. Ainsi, avec son PLUi, Grenoble-Alpes Métropole s’engage à poursuivre
les efforts de réduction de la consommation d’espace agricole et naturel et de lutte contre l’étalement urbain, déjà initiés par les communes
avant le transfert de compétences, selon quatre orientations complémentaires :
Modérer la consommation foncière pour l’ensemble des vocations du territoire métropolitain ;
Faire du renouvellement urbain une priorité pour la métropole ;
Structurer et préserver la qualité du cadre de vie des territoires périurbains, ruraux et montagnards ;
Promouvoir la mise en œuvre de formes urbaines économes en espace et fonder l’aménagement urbain sur la prise en compte de
la qualité urbaine et environnementale.
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Voir chapitre 4 de la partie 4 du tome 1 du rapport de présentation « Un territoire au développement contraint »
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a_Rappel de la méthodologie utilisée
(Pour le détail, voir Tome 1.2 diagnostic territorial)
1 Échelle d’analyse
La méthodologie présentée ci-dessous est appliquée à l’échelle intercommunale, en s’affranchissant des limites administratives. Elle est
ensuite détaillée par profils de communes, établis suivant les modalités de développement propres à chaque territoire.
Sont ainsi distinguées :
Les communes du cœur métropolitain + Vizille (85 % de la population métropolitaine), déjà largement urbanisées, avec des
objectifs de production de logements importants. Leur développement s’est réalisé principalement par renouvellement urbain.
Les bourgs, (10 % de la population) dont les objectifs de production de logements peuvent aussi être importants, qui opèrent une
transition à accompagner, entre extension urbaine significative et renouvellement urbain.
Les villages ruraux et de montagne (5 % de la population), dont les objectifs sont moindres et pour lesquels le développement par
extension urbaine doit être freiné.
Le rapport de compatibilité que le PLUi entretient avec le SCoT a permis, dans le respect des objectifs de ce dernier, de contextualiser
l’organisation polycentrique de la Métropole.
La photo interprétation
Spot Thema est un outil d’analyse de l’occupation du sol par photo-interprétation d’images satellites. Via cet outil, l’espace est caractérisé
en fonction de son usage physique, et non par la notion de cadastre ou de zonage du document d’urbanisme. Les informations fournies
par Spot Thema prennent la forme d’un périmètre à l’intérieur duquel est constaté un usage particulier et homogène.
Les espaces non artificialisés identifiés par Spot Thema sont constitués des espaces naturels (ou semi-naturels, comme les pelouses) et
des espaces agricoles. A contrario, les espaces artificialisés sont constitués des espaces urbanisés (habitat, activités économiques,
équipements), des infrastructures industrielles ou commerciales et de communication (routes, zones portuaires et aéroportuaires), des
zones d’extractions - dépôts de matériaux, de décharges ou de chantiers et des espaces récréatifs (parcs, jardins, espaces sportifs et de
loisirs).
Ces espaces artificialisés ou non, sont ensuite catégorisés selon leur localisation, comme le montre la photo aérienne explicative page
suivante :
L’ensemble des espaces artificialisés formant une continuité représentent la tâche urbaine.
Les poches d’espaces agricoles ou naturels non artificialisés enserrés dans la tâche urbaine sont qualifiés d’espaces interstitiels.
L’enveloppe urbaine est une notion plus englobante. Elle correspond aux limites extérieures d’un espace globalement urbanisé, elle intègre
donc la tâche urbaine ainsi que les espaces interstitiels.
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3 Les modalités de développement
L’urbanisation réalisée ou à venir est ensuite différenciée selon l’espace sur lequel elle s’observe. Ainsi, l’urbanisation au sein de la tâche
urbaine est qualifiée de renouvellement urbain. L’urbanisation à l’extérieur de la tâche urbaine est qualifiée de consommation d’espace.
Il existe cependant deux modalités de consommation d’espace :
Si l’urbanisation a lieu en dehors de la tâche urbaine mais au sein de l’enveloppe urbaine, il s’agit du confortement d’espaces
urbanisés par comblement d’espaces interstitiels.
En revanche, si l’urbanisation se réalise à la fois hors de la tâche urbaine et hors de l’enveloppe urbaine, il s’agit de consommation
d’espace génératrice d’étalement urbain.
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Articulation entre l’armature urbaine proposée par le SCoT et l’armature déclinée dans le PLUi, permettant de mesurer la compatibilité
avec la surface maximale théorique de foncier prévu par le SCoT
Echirolles
Eybens
Fontaine
Gières
La Tronche
Cœur de l’agglomération grenobloise
Meylan
Communes du cœur métropolitain
Saint-Martin-d’Hères et Vizille
Saint-Martin-le-Vinoux
Sassenage
Le Pont-de-Claix
Saint-Égrève Pôles principaux du secteur
"agglomération grenobloise"
Vif Bourg
Le Fontanil-Cornillon
Seyssinet-Pariset Communes du cœur métropolitain
Seyssins Pôles d’appui du secteur
"agglomération grenobloise"
Domène
Varces-Allières-et-Risset
Brié-et-Angonnes Bourgs
Champ-sur-Drac
Jarrie Pôles d’appui du secteur
Vaulnaveys-le-Haut "Sud Grenoblois"
Saint-Georges-de-Commiers Village
Corenc
Communes du cœur métropolitain
Poisat
Claix Bourg
Pôles secondaires du secteur
Le Gua "agglomération grenobloise"
Noyarey
Villages
Saint-Paul-de-Varces
Veurey-Voroize
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Communes Armature SCoT Profils de commune PLUi
Bresson
Pôles secondaires du secteur
Champagnier
"Sud Grenoblois"
Vaulnaveys-le-Bas
Miribel-Lanchâtre
Mont-Saint-Martin
Murianette
Proveysieux Pôles locaux du secteur
Quaix-en-Chartreuse "agglomération grenobloise" Villages
Sarcenas
Le Sappey-en-Chartreuse
Venon
Herbeys
Montchaboud
Notre-Dame-de-Commiers
Pôles locaux du secteur
Notre-Dame-de-Mésage
"Sud Grenoblois"
Saint-Barthélémy-de-Séchilienne
Saint-Pierre-de-Mésage
Séchilienne
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4 Méthodes
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b_Qualification du potentiel de foncier libre et densifiable
1 Identification du potentiel foncier libre et densifiable contenu dans les zones urbaines mixtes et l es
zones à urbaniser du PLUi
L’analyse du foncier libre et densifiable contenu dans les zones urbaines mixtes et les zones à urbaniser du PLUi révèle un potentiel de
603 ha.
Surface de potentiel
Surface maximale de
Objectifs de logements foncier libre et densifiable
Type de communes foncier libre et
à construire 2019-2030 contenu dans les zones
(armature PLUi) densifiable théorique du
(PLH annuel x 12 ans) urbaines mixtes et zones à
SCoT (ha)
urbaniser du PLUi (ha)
Communes ayant Cœur métropolitain et 26172 1415 301.3
des objectifs de Vizille
construction de
Bourgs 2508 134 91.6
logement minimum
au SCoT Villages 828 44 63.1
TOTAL 29508 1594 456
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En matière d’espaces urbains mixtes, le SCoT de la GREG prévoit
que la surface maximale de foncier libre et densifiable à inscrire
en zones urbaines mixtes et en zones à urbaniser soit d’environ
1 752 ha pour 12 prochaines années compte tenu du haut
niveau de production de logements attendu (de l’ordre de 2 650
logements neufs en moyenne par an). Cette estimation est
détaillée dans le chapitre 4 de la partie 4 du tome 1 du rapport
de présentation intitulé « Un territoire au développement
contraint ».
Pour autant, l’ensemble du potentiel foncier libre et densifiable des villages ayant des objectifs minimums de logements est supérieur aux
valeurs de référence du SCoT car il inclut les fonciers déjà bâtis de plus de 3 000 m². Pour ces communes, les objectifs de diversification
des formes bâties définis dans le SCoT de la GREG correspondent peu à leurs caractéristiques urbaines, notamment en montagne. En effet,
le SCoT préconise 5 % maximum de logements individuels isolés et 95 % de logements groupés, intermédiaires et collectifs dans la
construction neuve. Depuis 2005, le développement résidentiel de ces communes se réalise à plus de 60 % sous forme d’habitat individuel.
Il s’agit donc pour ces communes d’orienter davantage le développement résidentiel vers des formes bâties plus compactes, tout en
prenant en compte leur caractère de village. En fixant des objectifs de diversification des formes bâties et de réduction de la consommation
foncière similaires à ceux des secteurs « Voironnais » et « Grésivaudan » du SCoT, à savoir 60 % d’habitat individuel groupé, intermédiaire
et collectif à 350 m² par logement et 40 % d’habitat individuel isolé à 700 m² par logement, la surface maximale théorique de foncier libre
et densifiable serait d’environ 60 ha. Avec 63 ha de surface cumulée de foncier libre et densifiable inclus dans les zones urbaines mixtes
et dans les zones à urbaniser dans le PLUi, les villages ayant des objectifs de construction de logement minimum offrent un potentiel
compatible avec les orientations et objectifs du SCoT.
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2 Identification du potentiel foncier libre et densifiable contenu dans les zones urbaines ou à urbaniser
destinées à l’accueil d’activités économiques
L’analyse du foncier libre et densifiable contenu dans les zones urbaines et les zones à urbaniser destinées à accueillir des activités
économiques révèle un potentiel de 89 ha.
À l’échelle de la Métropole, les disponibilités en foncier économique dans les zones existantes apparaissent très limitées:
Environ 52 ha de foncier disponible immédiatement ou à court terme car situé en zone urbaine dédiée (UE) ou à urbaniser à
vocation économique (AUE1)
Environ 37 ha de foncier disponible à long terme situé en zone à urbaniser stricte (AU).
Pour rappel, en matière de développement économique, le SCoT prévoit une superficie maximale de foncier libre et mobilisable de 200 ha
(150 ha pour le secteur Agglomération grenobloise et 50 ha pour le secteur Sud Grenoblois) d’ici 2030.
La consommation d’espace qui pourrait se réaliser en application des dispositions règlementaires du PLUi correspondrait à l’urbanisation
de potentiel foncier libre et densifiable contenu dans les zones urbaines ou à urbaniser, et situé en dehors de la tâche urbaine.
Cette consommation d’espace peut également être spécifiée selon si elle se réalise au sein de l’enveloppe urbaine en ne générant pas
d’étalement urbain (par comblement d’espaces interstitiels) ou hors de l’enveloppe urbaine (par extension de l’urbanisation).
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2 Pour les espaces urbains mixtes
Synthèse de la consommation d’espace potentielle dans les espaces urbains mixtes du PLUi
Cœur
Communes ayant des métropolitain 186.6 38.8 76
objectifs de et Vizille
construction de Bourgs 32 25.1 34.4
logement minimum
au SCoT Villages 21 4.1 38.1
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L’ensemble des espaces artificialisés formant une continuité représentent la tâche urbaine. L’urbanisation réalisée au sein de la tâche
urbaine se réalise par densification ou renouvellement urbaine et ne génère pas de consommation d’espace.
Les poches d’espaces agricoles ou naturels non artificialisés, mais enserrés dans la tâche urbaine, sont qualifiés d’espaces interstitiels. Ils
sont compris dans l’enveloppe urbaine, qui correspondant aux limites extérieures d’un espace globalement urbanisé. L’urbanisation par
comblement des espaces interstitiels est génératrice de consommation d’espace, mais pas d’étalement urbain.
19
3 Pour les espaces destinés à l’accueil d’activités économiques
Compte tenu de la volonté d’agir d’abord sur le renouvellement des zones existantes (requalification des friches industrielles) et au regard
des capacités limitées d’extension urbaine liées aux risques naturels, la consommation d’espaces agricoles et naturelles pour l’accueil
d’activités artisanales, tertiaires, industrielles et commerciales doit passer de 10 ha/an ces dernières années à 3,5 ha/an maximum (soit
un total de
37 ha sur les 12 prochaines années).
Ainsi, plusieurs secteurs initialement envisagés pour l’aménagement ou l’extension de zones économiques restent finalement en zone
agricole : les Speyres 2 à Vif (60 ha), Technovillage à Murianette (26 ha), Bas Charlaix à Meylan (7,4 ha), extension d’Actipole à Veurey et
Noyarey (22,6 ha). Afin de répondre aux besoins du développement économiques, d’autres sites sont visés pour être aménagés à terme :
Pré Charron à Domène (23 ha), Grand Rochefort à Varces-Allières-et-Risset (3,6 ha), Tavernolles à Brié-et-Angonnes (2 ha), Hyparc à
Sassenage (4,7 ha).
Synthèse de la consommation d’espace potentielle dans les espaces destinés à l’accueil d’activités économiques du PLUi
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4 Objectif global de réduction de la consommation d’espace
À l’échelle du territoire métropolitain, ce sont près de 47 ha par an qui ont été artificialisés entre 2005 et 2015 pour répondre aux besoins
de développement de l’habitat et de l’économie, soit un total de 558 ha lorsque l’on rapporte cette consommation foncière sur 12 ans
(période de référence pour le calcul du potentiel foncier dans le SCoT de la GREG). Cela représente l’équivalent de la superficie d’une
commune comme le Fontanil-Cornillon, qui a été artificialisée en 12 ans. Pour répondre à l’enjeu de réduction de la consommation d’espace
tout en tenant compte du haut niveau de production de logements attendu pour les 12 prochaines années (de l’ordre de 2 650 logements
neufs en moyenne par an), du renouvellement urbain déjà bien engagé dans les communes du cœur métropolitain, de la prise en compte
de la diversité du territoire, des besoins de développement économique, la Métropole permet, au travers du PLUi, de réduire de 35 % la
consommation d’espace agricole et naturel par rapport aux années précédentes. Cette baisse détermine un objectif de consommation
d’espace de 30 ha/an au maximum (360 ha au total sur les 12 prochaines années), inscrit au PADD. Ce nombre correspond à la somme des
objectifs de réduction de la consommation d’espace pour les espaces urbains mixtes d’un côté (espaces urbains à dominante d’habitat) et
pour les espaces économiques de l’autre.
Les objectifs de modération de la consommation foncière et de lutte contre l’étalement urbain s’inscrivent pleinement en cohérence avec
les autres orientations du PADD en matière de préservation des activités agricoles, de densification des zones d’activités, de requalification
des friches industrielles.
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d_Synthèse de l’analyse foncière relative aux zones mixtes du PLUi
Le tableau ci-dessous détaille, par profil de communes (cœur métropolitain et Vizille, bourgs, villages) :
Les objectifs de logements à construire sur la période 2019-2030 ;
La surface maximale de foncier libre et densifiable théorique du SCoT qui résultent de ces objectifs (les modalités de calcul étant
exposées ci-dessus et dans le diagnostic territorial tome 1.2) ;
La surface de foncier libre et densifiable inclus en zones urbaines mixtes et en zones à urbaniser du PLUi ;
Parmi cette dernière, la surface potentiellement nouvellement artificialisable (représentant potentiellement de la consommation
d’espace).
Cette présentation par profil de communes PLUi est intéressante car elle permet d’établir le lien avec l’analyse de la consommation
d’espace observée sur les 10 dernières années et exposée dans le diagnostic territorial tome 1.2.
Pour permettre d’estimer sur quels types de pôles relevant de l’armature urbaine du SCoT vont porter principalement les consommations
d’espace, le tableau ci-dessous expose les valeurs présentées selon le profil des communes PLUi en abscisse, et les valeurs présentées
selon les polarités SCoT en ordonnée. Les surfaces exprimées dans ce tableau sont arrondies à l’hectare.
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Profil de commune PLUi ►
Communes du cœur
ENSEMBLE
métropolitain Bourg Villages
▼ Armature SCoT
et Vizille
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FAIRE DU RENOUVELLEM ENT URBAIN UNE PRIOR ITÉ POUR LA MÉTROPOLE
Du fait des enjeux de préservation des espaces agricoles et naturels et des impacts des risques naturels notamment dans la plaine,
Grenoble Alpes Métropole doit accélérer le processus de renouvellement urbain, déjà actif depuis de nombreuses années dans le cœur
métropolitain. L’aménagement de l’écoquartier De Bonne sur Grenoble ainsi que celui de Presqu’île, la rénovation de Bastille-Néron à
Fontaine, la requalification du centre de Domène illustrent les divers visages de ce processus. Les friches et anciens sites économiques,
les anciens sites militaires, les bâtis de faubourgs, les bâtis dégradés de centre-bourg, les espaces commerciaux déqualifiés, les anciennes
fermes contenues dans le tissu urbain offrent des potentiels fonciers pour les projets urbains des 12 prochaines années (voir chapitre 4
de la partie 4 du tome 1 du rapport de présentation « Un territoire au développement contraint »).
En compatibilité avec les orientations et objectifs du SCoT de la GREG et du PLH 2017-2022 de Grenoble Alpes Métropole, les communes
situées dans le cœur métropolitain sont appelées à accueillir plus de 80 % de la production de logements attendue sur la Métropole. Si leur
développement urbain s’est encore produit en partie par remplissage interstitiel entre 2005 et 2015, elles devraient davantage recourir au
renouvellement urbain et à la densification puisque près de 72 % du foncier libre et densifiable repéré dans le PLUi est déjà inclus dans la
tâche urbaine. Ces communes, souvent bien desservies par les transports en commun structurants, font l’objet de périmètres
d’intensification urbaine fixant des densités minimales à atteindre. Pour autant, les enjeux d’adaptation au changement climatique et
notamment de lutte contre les îlots de chaleur urbain, de gestion des eaux pluviales, de qualité du « vivre en ville » impliquent une
densification soutenable laissant plus de place à la végétalisation des espaces extérieurs et des bâtiments (cf. orientations de l’OAP
Paysage et biodiversité) et améliorant la qualité des logements.
L’urbanisation diffuse, par des maisons isolées ou par des opérations d’ensemble, comporte plusieurs inconvénients : des coûts importants
en infrastructures de réseaux pour desservir ces constructions, des impacts paysagers, un mitage du territoire regrettable en matière de
conservation des terres agricoles ou des trames écologiques. Construire nécessite de concilier tous les enjeux d’un territoire. Le PADD
tient à ce que ces territoires périurbains, ruraux et de montagne s’inscrivent dans cette triple logique : prévoir l’urbanisation à l’intérieur
des espaces urbanisés existants tel que le prescrit le SCoT ; rechercher l’économie de coût en construisant à proximité des réseaux
existants ; renforcer l’urbanisation au plus près des centralités de ces territoires afin de renforcer des pôles de vie agréables et vivants.
L’économie foncière devient alors un atout pour renforcer la vie des villages et des bourgs du territoire mais aussi pour préserver les terres
agricoles et naturelles. C’est pourquoi, l’objectif de préservation du foncier urbanisable rejoint un objectif de préservation de la qualité de
vie des territoires périurbains, ruraux et montagnards.
La délimitation des espaces préférentiels de développement et la matérialisation des limites stratégiques dans le PLUi contribuent à
atteindre cet objectif.
24
25
La délimitation des limites stratégiques à l’urbanisation est présentée dans les livrets communaux sous forme d’une cartographie
synthétique. Elle précise la manière dont ces limites ont été traduites dans les pièces réglementaires du PLUi, si ces limites sont rendues
pérennes lorsqu’elles coïncident avec une zone urbaine ou à urbaniser du PLUi ou si elles ne le sont pas encore, et dans certains cas leur
qualification par l’identification d’éléments physiques (fossé, chemins, murs, haies...) assortie le cas échéant d’une protection
règlementaire de ces éléments au titre du plan du patrimoine bâti, paysager et écologique.
Détail de la justification relative à la matérialisation des limites stratégiques dans les livrets communaux
Exemple du Fontanil-Cornillon
Les livrets communaux présentent également une cartographie de la délimitation des espaces préférentiels de développement pour
46 communes de la Métropole.
Le SCoT a délimité ces espaces préférentiels de développement pour la ville centre, les pôles principaux et pôles d’appui. Pour ces 24
communes, la délimitation proposée par le SCoT a été reprise telle quelle dans les livrets communaux, avec parfois un ajustement à la
marge afin de coller au plus près de la réalité du territoire à une échelle de définition plus fine que celle du SCoT. A noter que la délimitation
de l’espace préférentiel de développement qui avait été opérée lors de l’approbation du SCoT sur la commune de Pont de Claix questionne,
puisque l’espace préférentiel inclut une moitié de la plateforme chimique. Cette délimitation originelle a été néanmoins conservée dans le
livret communal, car n’ayant aucune incidence en matière de localisation de la production de logement. Le retrait de la plateforme chimique
de l’espace préférentiel aurait par ailleurs constitué une modification trop lourde par rapport au tracé du SCoT.
La délimitation initiale de l’espace préférentiel de développement par le SCoT est en revanche plus problématique sur la commune de La
Tronche, où l’espace préférentiel semble obsolète du fait de sa délimitation sur la partie Sud du territoire, secteur dont le développement
est aujourd’hui contraint par les risques d’inondation.
Par ailleurs, le PLUi a délimité les espaces préférentiels pour les pôles secondaires et les pôles locaux. Pour ces communes, la cartographie
présentant ces espaces est accompagnée d’un encart exposant les choix opérés pour leur délimitation. En effet, en application des
orientations du SCoT, ils ont été délimités en visant au confortement des cœurs de bourgs, des villages, et des hameaux les mieux équipés
et desservis. Ils sont suffisamment dimensionnés pour répondre aux principaux besoins de développement en matière d’habitat, de
commerce, de services d’équipement et d’activités.
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Pour les communes soumises à la loi Montagne (voir paragraphe ci-après), les espaces préférentiels de développement ont été délimités
en appliquant le principe d’urbanisation en continuité.
Enfin, aucun espace préférentiel de développement n’a été délimité sur les communes de Montchaboud, Mont-Saint-Martin, Quaix-en-
Chartreuse, Sarcenas et Proveysieux, au regard de trois critères mentionnés par le SCoT et précisés dans les livrets communaux
(géographie, organisation du bâti, enjeux modérés de développement de la commune).
À noter que le PLUi a permis d’engager, pour plus de la moitié des communes de la Métropole, la mise en compatibilité avec le SCoT, et
ainsi redéfinir les enveloppes urbanisables sur certaines communes.
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b_Déclinaison de la loi Montagne
18 communes de la Métropole sont soumises en totalité à l’application de la loi Montagne, et 14 communes sur une partie de leur territoire
(voir carte ci-après).
La loi Montagne, retranscrite dans les articles L122-5 et suivants du code de l’urbanisme, dispose que « l'urbanisation est réalisée en
continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants. […] Le principe de continuité
s'apprécie au regard des caractéristiques locales de l'habitat traditionnel, des constructions implantées et de l'existence de voies et réseaux. »
28
Les zones urbaines ou à urbaniser du PLUi ont été délimitées en
continuité de l’urbanisation existante. Sur certains secteurs particuliers,
il est apparu nécessaire d’apporter une justification détaillée sur le fait
que le zonage du PLUi s’inscrive bien dans ce cadre règlementaire. Ainsi,
les livrets communaux des territoires de Notre-Dame-de-Mésage, Quaix-
en-Chartreuse, Sarcenas, Saint-Barthélémy-de-Séchilienne, Vaulnaveys-
le-haut, Séchilienne, Saint-Martin-Le-Vinoux comportent un encart
spécifique justifiant du respect du principe d’urbanisation en continuité.
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PROMOUVOIR LA MISE EN ŒUVRE DE FORMES UR BAINES ÉCONOMES EN ESPACE ET
FONDER L’AMÉNAGEMENT URBAIN SUR LA PRISE EN COMPTE DE LA QUALITÉ URBAINE ET
ENVIRONNEMENTALE
Le SCoT fixe des orientations en matière de densité urbaine selon les types de pôles (pôles principaux, d’appui, secondaire, locaux) que le
PLUI traduit. Le PADD affirme que développer une urbanisation plus dense, notamment dans des communes dont le modèle d’urbanisation
a longtemps été la maison individuelle isolée, implique une réflexion sur les formes urbaines et la qualité urbaine. C’est la qualité de
l’architecture, sa relation aux espaces extérieurs (privé et public), l’orientation des bâtiments, la préservation de l’intimité, les vues sur le
paysage, etc. qui rendent attractifs les logements. Cette orientation du PADD est à mettre en lien avec les objectifs du renouvellement
urbain, ce renouvellement se faisant dans des contextes très différents. Pour les communes périphériques du cœur métropolitain, il appelle,
du fait des prix du foncier, à une densification des terrains. Mais, cette densification ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie
des habitants. La construction de logements ne doit pas être une dégradation de cette qualité du cadre de vie mais bien une plus-value
pour les habitants et le voisinage. C’est pourquoi Grenoble Alpes Métropole souhaite associer l’économie d’espace à la qualité urbaine et
environnementale des opérations de construction. Pour ce faire, le PLUi prévoit notamment des règles d’implantations des futures
constructions adaptées au contexte urbain et facilite la prise en compte du contexte à travers l’OAP Paysage et biodiversité par l’élaboration
de carnets de paysage et le détail des différentes ambiances paysagères du territoire.
30
À travers l’affirmation du polycentrisme et de la proximité, la Métropole grenobloise s’inscrit dans la continuité de son développement des
cinquante dernières années. En effet, la forte croissance urbaine qu’a connue l’agglomération des années 1950 aux années 1970 s’est
organisée autour de plusieurs centralités à la fois résidentielles, économiques ou de services. Ainsi, au travers des documents de
planification urbaine successifs, la volonté de conforter le territoire de Grenoble-Alpes Métropole autour de centralités fortes à caractère
mixte ou spécialisé constitue un trait marquant des choix des décideurs et acteurs locaux.
Ces choix sont d’autant plus singuliers qu’ils sont ancrés dans une réalité géographique incontournable : le fameux Y grenoblois a
longtemps marqué l’identité du territoire. L’élargissement de Grenoble Alpes Métropole à 49 communes depuis janvier 2015 accentue ce
besoin d’une organisation polycentrique et de proximité. Du fait de cet élargissement, la Métropole grenobloise s’est enrichie d’une diversité
de territoires urbains, périurbains, ruraux et montagnards qu’il s’agit d’intégrer en prenant en compte leurs spécificités.
Pratiques et besoins des habitants montrent que la proximité constitue un enjeu important quel que soit le type de territoires, quartier de
cœur d’agglomération comme communes rurales. La proximité signifie un usage facilité de ces centralités regroupant les différentes
fonctions de la vie quotidienne (emplois, commerces, services, équipements publics…), quelle que soit leur taille, pour lesquelles une
valorisation et une amélioration de la qualité du cadre de vie est souhaitée. En ce sens, les mobilités douces ou actives, la qualité
d’aménagement des espaces publics, le confortement de pôles commerciaux et de services constituent des orientations fortes du PLUI
pour favoriser la vie sociale des habitants quelle que soit leur commune de résidence.
Le PLUI affirme par conséquent une organisation polycentrique, équilibrée, et de proximité, respectueuse des communes composant la
Métropole, en s’appuyant notamment sur l’armature urbaine définie par le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de la Grande Région
Grenobloise (GREG). Il traduit l’organisation du territoire du SCoT selon trois niveaux de centralité : les centralités de proximité
correspondent aux pôles secondaires et locaux, les centralités pluricommunales sont l’équivalent des pôles d’appui, quant aux centralités
métropolitaines, outre le centre-ville de Vizille, elles se situent dans le cœur d’agglomération qu’elles soient mixtes ou spécialisées.
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La forte croissance urbaine d‘après-guerre, la prégnance de la voiture dans les modes d’aménager, l’étalement du périurbain, l’hyper
fonctionnalité des zones d’activités ou encore la banalisation des modes constructifs ne font pas figure d’exception sur le territoire
grenoblois. Au vu de ce constat alarmant de pertes d’identité et des savoir-faire locaux, la Métropole grenobloise s’est engagée dans une
démarche paysagère globale. Elle entend conforter son intérêt pour la protection et la préservation des patrimoines remarquables mais
surtout, elle souhaite prêter attention aux éléments plus ordinaires mais néanmoins essentiels du cadre de vie de chacun. Cette prise en
compte des paysages s’inscrit pleinement dans le corpus de lois édictées à la fin du 20ème siècle et depuis le début du 21ème siècle et plus
particulièrement la loi Paysage de 1993, la Convention européenne de 2000 et la loi Accès au Logement et à Urbanisme Renouvelé de 2014
qui ont fait évoluer la notion de « paysage » en lui donnant une place nouvelle qui ne se limite plus à la préservation des paysages
exceptionnels, l’objectif étant d’allier qualité paysagère et paysage du quotidien. Aussi, le PADD s’engage dans la reconnaissance de tous
ses paysages en affichant la volonté de :
Placer la richesse des paysages au cœur du projet métropolitain : Les orientations du PADD s’inscrivent pleinement dans les
objectifs fixés par le SCoT de la Grande région grenobloise, à savoir la valorisation des entités paysagères, des vues sur le grand
paysage et de l’eau comme éléments structurants du territoire. Les espaces de transition en entrée de ville ou en lisières
d’espaces naturels ou agricoles seront requalifiés en prenant appui sur les structures paysagères patrimoniales. La
multifonctionnalité de la trame verte et bleue concourt au maillage du territoire. Mais pour aller plus loin, la Métropole grenobloise
veut renouer avec ses fondements hérités d’une relation intime de son territoire avec sa géographie. En effet, son socle
topographique, géologique et hydrologique conditionna pendant des siècles les modes d’occupations des sols. Il en résulte un
territoire de contrastes, riche et varié avec un étagement urbain sur près de 2 000 m d’altitude, ses 260 km de cours d’eau et sa
couverture végétale omniprésence qui côtoient des densités urbaines parmi les plus élevées au niveau national. Cette diversité
de situations doit être de nouveau mise au service d’un urbanisme de projet qui interagit avec son environnement pour se
construire autour de ses singularités et ainsi lutter contre l’uniformisation des opérations et in fine des paysages.
Préserver et mettre en valeur le patrimoine du territoire : Le territoire de la métropole est également riche de son patrimoine :
par la diversité de ses territoires, par les types de bâti, leur période de construction... La Métropole souhaite que soient préservés
ces éléments de patrimoine qui ne font aujourd’hui l’objet d’aucune protection nationale au titre des Monuments historiques ou
des sites. Un travail a donc été conduit en étroite collaboration avec les communes pour constituer un repérage des éléments
patrimoniaux à protéger, qu’il s’agisse du bâti, du végétal ou d’éléments écologiques.
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Les risques naturels et technologiques constituent pour la Métropole un élément structurant de l’organisation de son territoire. En effet,
comme le rappelle le PADD, l’ensemble des communes est touché par un ou plusieurs risques naturels et ou technologique. Ce constat
conditionne les réflexions en matière d’urbanisme. Pour élaborer son PLUI, la Métropole a actualisé sa prise en compte des risques du fait
de plusieurs évolutions récentes et conséquentes des règlementations nationales. Il est rappelé dans la partie diagnostic du rapport de
présentation que depuis 2012, le territoire de Grenoble-Alpes Métropole, comme 122 territoires au niveau national est identifié comme
Territoire à Risques importants d’Inondation du fait de la présence des rivières de la Romanche, du Drac et de l’Isère. La Métropole a donc
engagé avec l’État l’élaboration d’une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation qui a été concertée et arrêtée par le Préfet en
février 2018.
En terme de spécificité locale, citons la présence importante de digues sur notre territoire. L’agglomération s’est donc développée à l’arrière
de ces systèmes d’endiguement, qui ont constitué la seule et principale stratégie de gestion et de prévention des inondations. Dans les
PPRi concernés, l’État prend dorénavant en compte ce nouvel sur-aléa de rupture de digue et a développé une nouvelle doctrine en matière
de risque concernant les digues (circulaire PPRL du 27 juillet 2011 relative à la prise en compte du risque de submersion marine dans les
plans de prévention des risques naturels littoraux). Ainsi, selon cette doctrine des bandes de précaution correspondant aux effets potentiels
engendrés par ce sur aléa de rupture de digue (vitesse et hauteurs d’eau aggravées et processus d’affouillement associés) doivent être
tracées et respectées.
Les évolutions réglementaires portent également sur la nature même des règlements applicables pour les inondations, mais aussi les
autres types de risques naturels qu’ils soient hydrométéorologiques ou gravitaires. La Métropole et l’État se sont engagés dans une
réflexion sur les modalités de développement d’un urbanisme résilient permettant un processus de renouvellement urbain et de nouveaux
projets plus adaptés aux risques. Ceci implique de disposer d’une règlementation sur les modalités d’aménagement et de construction plus
différenciée qu’auparavant. La DDT au sein de la MIRNAT (Mission Interservices pour les Risques Naturels en Isère) a donc élaboré un
nouveau règlement-type applicable pour les communes disposant de carte des aléas actualisées et réalisées selon une nouvelle
méthodologie certifiée par les services de l’État. Le PPRi Drac, en attendant son approbation future, possède lui-aussi une réglementation
provisoire différenciée visant à ne pas figer le territoire dans sa vulnérabilité mais à faciliter là où cela est autorisé (hors zones de danger
trop important) un processus de renouvellement urbain et de projets urbains adaptés.
C’est donc tout à la fois dans le cadre de la SLGRI (Stratégie Local de Gestion du Risque Inondation) que de nouveaux règlements en
matière de risque d’inondation ont pu voir le jour au niveau local et, parallèlement, dans le cadre multirisques, que de nouveaux règlements
type PPRN ont été développés adoptant et s’inspirant des mêmes principes. La notion de bâti et d’urbanisme adaptés dans les zones
constructibles sous prescriptions et au niveau d’aléa donné a conduit la Métropole grenobloise à élaborer et articuler un ensemble de
dispositifs réglementaires sur les risques naturels pour développer une stratégie et une cohérence d’ensemble. Ces dispositifs sont
d’autant plus essentiels que de nombreux sites de projets, zones d’activités économiques et projets urbains, sont touchés par une
réglementation plus contraignante et donc limitant d’autant leur capacité de développement urbain. C’est pourquoi le PADD affirme la
nécessité de :
Faciliter la mise en œuvre d’aménagements résilients : La question des risques naturels et technologiques implique une
articulation intégrée de plusieurs dispositifs réglementaires, qui visent tout à la fois à assurer la protection des personnes et des
biens dans une approche « classique » protectrice, mais aussi dans une approche renouvelée du risque, traduite dans le concept
de résilience. Ainsi, au-delà des systèmes de protection qu’il est fondamental de maintenir, il s’agit aussi de postuler leur
défaillance, et de mesurer les conséquences pour adapter le territoire. Ainsi, les nouveaux projets devront développer une capacité
d’absorption et de régénération à même de renforcer la sécurité des personnes, réduire l’endommagement et faciliter le retour à
la normale des activités après l’évènement. La pratique et le développement d’aménagements et d’un urbanisme résilients doivent
constituer une réponse dans cette perspective.
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Renforcer la résilience des espaces localisés aux abords de l’Isère, du Drac et de la Romanche situés dans les zones exposées du
Territoire à Risques importants d’Inondation : en raison du caractère montagneux de son territoire et au profit d’une stratégie
d’endiguement, Grenoble-Alpes Métropole s’est historiquement développée dans le lit majeur des grandes rivières de
l’agglomération. La prise en compte de nouveaux aléas ou sur-aléas de rupture des systèmes de protection, impose de réfléchir à
l’aménagement de ces espaces proches des rivières, via une démarche de résilience mixant principes de retrait, d’adaptation et de
renforcement. L’objectif est de proposer une cohérence d’ensemble et des perspectives de renouvellement intégrant plus
fondamentalement ces nouvelles approches du risque.
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RENFORCER L’ATTRACTI VITÉ ÉCONOMIQUE DE L A MÉTROPOLE
Le dynamisme économique de la Métropole grenobloise s’appuie sur plusieurs atouts reconnus depuis plusieurs décennies : une capacité
d’innovation qui fait la réputation de « l’écosystème grenoblois », une économie très diversifiée qui a permis de maintenir l’emploi, et un
réseau d’acteurs solidement ancré sur le territoire. Cette économie s’appuie notamment sur un solide bassin industriel et des activités
métropolitaines liées à des secteurs stratégiques (conception-recherche, prestations intellectuelles, gestion) qui font qu’un emploi sur
trois est exercé dans les fonctions dites métropolitaines (R&D, sièges sociaux). La croissance de l’emploi est portée par l’économie
productive qui représente 88 % de l’augmentation du nombre d’emplois total ; dans cette sphère, ce sont tout particulièrement la recherche
et développement aux entreprises qui soutiennent la croissance. Cette dynamique positive connaît cependant des signes d’essoufflement,
l’évolution des emplois salariés entre 2009 et 2016 étant moins favorable que dans d’autres Métropoles. Si la Métropole a perdu des
emplois industriels entre 2009 et 2016 (- 2 124), elle en a gagné en revanche dans des secteurs productifs modernes : informatique
(+ 1 614) recherche en science physique et naturelle (+ 969), activités de sièges sociaux (+ 640), ingénierie (+ 437). Cette mutation illustre
la reconversion en cours du système productif. De plus, le territoire a enregistré une hausse de la part de l’économie résidentielle2.
Il faut noter par ailleurs, que les principaux espaces économiques sont regroupés principalement sur les villes de Grenoble, Echirolles,
Saint-Martin-d’Hères et Meylan, plus particulièrement les pôles tertiaires (Inovallée, CHU, …), le quartier Europole par exemple représente
4 000 emplois à lui seul. Cette spécialisation des pôles tertiaires contribue à leur lisibilité et à leur attractivité.
Si ces pôles tertiaires concentrent beaucoup d’emplois, il faut noter cependant que près de 45 % des emplois sont concentrés dans les
zones d’activités économiques. Cette offre en zones d’activités dédiées généralistes et spécialisées est indispensable pour la métropole.
Aussi, la recherche de nouvelles capacités d’accueil, l’optimisation des zones existantes et la montée en gamme de leur niveau de services
constitueront des prérequis indispensables pour répondre aux défis de la Métropole de demain. Le PADD vise donc à préserver la diversité
de ces activités en même temps qu’elles renforcent une dynamique économique par une meilleure lisibilité de ses espaces économiques,
à partir de quatre orientations principales :
Accroître la performance du modèle de développement économique de la Métropole : Le PADD cherche à soutenir trois natures
principales d’activités économiques : résidentielle et productive, qui sont aujourd’hui les trois secteurs clés du développement
métropolitain
Assurer une offre équilibrée et suffisante de capacités d’accueil pour l’implantation et le développement des entreprises : Le PLUi
localise les zones d’activités futures dans le respect des équilibres entre les différentes fonctions indispensables au
fonctionnement du territoire (habitat, agriculture, transport) et en veillant à leur répartition équilibrée dans la Métropole. Cette
orientation répond également à une problématique de raréfaction du foncier économique et à une volonté de palier à cette érosion
de foncier économique par la reconquête des friches industrielles et à la création de nouvelles grandes zones d’activités.
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Economie résidentielle : Les activités présentielles « sont mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la
zone, qu'elles soient résidentes ou touristes ». Implantée à proximité de la population, la sphère présentielle produit des biens ou services non délocalisables (source de stabilité économique). Si ses
emplois sont souvent moins qualifiés, moins rémunérateurs et plus précaires que le champ productif, elle nécessite généralement des formations plus courtes, participe à la diversité des emplois et à
l’accès à l’emploi pour tous. Elle participe également à l’attractivité du territoire tant pour les ménages que pour les entreprises.
Quelques secteurs emblématiques de l’économie résidentielle : le commerce, l’hôtellerie restauration, la construction, l’enseignement, la santé et l’action sociale, les loisirs et la culture, les services à la
personne, les services publics…
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Développer les sites stratégiques qui participent au rayonnement métropolitain : Le PLUi confirme le rôle de ces espaces, qui
concentrent l’innovation et les activités tertiaires, et jouent par conséquent un rôle essentiel pour la vitalité économique du
territoire.
Affirmer la ou les vocations des zones d’activités de la Métropole et leurs complémentarités : Grenoble-Alpes Métropole dispose
d’un grand nombre de zones d’activités (environ 50) qui accueillent près de 45 % de l’emploi total. À travers son règlement, le PLUi
souhaite rendre plus lisible la vocation de ces espaces (production, tertiaire, logistique…) afin de mieux répondre aux besoins des
entreprises présentes dans chaque zone d’activités.
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Ce modèle de développement commercial de la Métropole vise à asseoir son rayonnement métropolitain, maintenir les équilibres entre
grande distribution et commerce de proximité, et préparer le territoire à l’évolution des nouveaux modes de consommation. Le PADD vise
à organiser une offre commerciale équilibrée sur le territoire métropolitain et répondre aux demandes des consommateurs à travers trois
orientations principales s’inscrivant dans le cadre des orientations générales du SCoT :
Préserver les équilibres de l’armature commerciale de la Métropole pour répondre aux besoins de la clientèle locale et touristique :
il s’agit, non pas d’opposer les différentes formes de commerces mais bien de pouvoir les développer en complémentarité et en
rééquilibrage autour des trois niveaux de rayonnement régional / métropolitain / pluricommunal et centralité de proximité :
Par une confirmation des pôles commerciaux de rayonnement régional et métropolitain et redonner sa place à
l’agglomération de Grenoble par un centre-ville fort et des espaces commerciaux requalifiés ;
Par une approche spatiale de polarisation et de confortement du commerce de proximité dans les centralités urbaines
(ville/centre-bourg /quartiers) ;
Par un dimensionnement des surfaces de vente des établissements commerciaux afin de calibrer une offre adaptée aux
besoins de la clientèle de l’aire d’influence de chaque pôle.
Adapter l’offre commerciale aux nouveaux modes de consommation : l’évolution des nouvelles pratiques commerciales montre
un retour à la proximité. La politique métropolitaine en matière de déplacement et de développement des transports en commun
et des modes doux (modes de déplacements de proximité non motorisés tels que la marche à pied, le vélo, la trottinette ou les
rollers) accompagne ces évolutions en permettant et en incitant à moins utiliser la voiture. Grenoble-Alpes Métropole accompagne
ces nouveaux modes de consommation en incitant l’installation de commerces sur des polarités créant ainsi une dynamique.
Limiter le diffus pour créer ou conforter des pôles commerciaux s’inscrit pleinement dans cet objectif ;
Parallèlement, réguler des surfaces de vente des grandes surfaces en adéquation avec le marché et ses nouveaux modes de
consommation complète le dispositif de localisation ;
Anticiper les besoins logistiques liés au développement du e-commerce ;
Favoriser les circuits courts en privilégiant des espaces agricoles sur le périmètre de la Métropole.
Le renouvellement du modèle commercial du territoire métropolitain s’appuie sur l’identification et la préservation des espaces
nécessaires aux formes émergentes de consommation : retour à la proximité, recherche du « manger mieux » à travers les
circuits courts, s’adapter au commerce dématérialisé.
Renforcer le niveau de couverture commerciale du « Grand Sud » de la Métropole : La Métropole de Grenoble est une métropole
qui réunit des territoires aux caractéristiques variées. Le Grand Sud présente une réelle identité centrée autour d’une ville-centre,
Vizille qui rayonne sur une zone de 36 000 habitants. Dans la continuité de la volonté de la Métropole d’offrir à ses habitants des
réponses à leurs besoins de proximité, ce Grand Sud doit être « musclé » dans son offre commerciale mais dans le respect des
objectifs généraux du PADD, en développant une offre de proximité et en limitant les offres périphériques qui déstabilisent les
cœurs de ville, cœurs de village.
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AFFIRMER LE POSITION NEMENT TOURISTIQUE « GRENOBLE, UNE MÉTRO POLE AU CŒUR
DES ALPES » PAR UNE OFFRE ADAPTÉE
Grenoble-Alpes Métropole dispose de la compétence tourisme depuis le 1er janvier 2015 et a défini sa stratégie touristique dans le Schéma
métropolitain de développement touristique 2016-2020 approuvé par le conseil métropolitain le 1er avril 2016. L’élaboration de ce schéma
a permis de partager avec l’ensemble des acteurs du tourisme et des territoires voisins, un diagnostic partagé sur les forces et faiblesses
du territoire en matière de tourisme. Ainsi, ce schéma identifie cinq axes de travail pour un positionnement stratégique touristique de la
métropole :
Concrétiser la promesse client de « la ville au cœur des montagnes » ;
Développer l’attractivité de cette destination unique par une promotion efficace de la destination de tourisme « d’affaire » et
« d‘agrément » ;
Améliorer la compétitivité de la destination ;
Garantir l’excellence tout au long de la chaîne d’accueil ;
S’organiser pour mettre en œuvre la stratégie.
La Métropole dispose de trois atouts en matière touristique qu’elle doit développer ou conforter :
Un positionnement « montagne » qui la différencie des autres métropoles ;
Une destination de tourisme d’affaire reconnu nationalement, Grenoble-Alpes Métropole étant classé 10ème parmi les métropoles
les plus prisées, 68 % des nuitées hôtelières étant des nuitées d’affaire ;
Une offre nature de tourisme extérieur très riche et diversifiée.
Le PADD réaffirme donc les objectifs du schéma métropolitain de développement touristique par deux orientations principales :
Consolider la place de la Métropole sur le marché du tourisme d’affaires, notamment par l’amélioration de l’offre d’équipements
propre au tourisme d’affaire,
Renforcer et développer les sites touristiques et de loisirs emblématiques de la Métropole, en particulier les sites emblématiques
très visités (La Bastille, château de Vizille…) et ceux de montagne (col de Porte…).
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CONFORTER LES ACTIVI TÉS AGRICOLES ET SYL VICOLES
a_Activités agricoles
Avec 210 sièges d’exploitations agricoles et près de 8 000 ha de surface agricole utile, l’agriculture métropolitaine représente à la fois un
enjeu économique, qui fournit des services indéniables au territoire et à ses habitants : entretien du paysage, maintien de la biodiversité,
approvisionnement en alimentation locale, loisirs et tourisme... La Métropole comprend trois grands types d’espaces agricoles : les espaces
stratégiques de plaine et de plateau spécialisées dans le maraîchage et les céréales, ceux des coteaux et des balcons orientés vers l’élevage
et les espaces périurbains qui présentent une fonction de respiration importante pour la ville.
Les espaces agricoles stratégiques de la Métropole disposent d’un fort potentiel à la fois économique et alimentaire. Situés au contact de
l’urbanisation, ces grands espaces bien que protégés en grande partie par le Schéma de cohérence territoriale restent fragiles notamment
sur leur périphérie.
Dans sa délibération cadre du 3 avril 2015, intitulée « une nouvelle stratégie agricole et alimentaire », la Métropole traduit déjà une volonté
de protection de ce foncier dans les différents documents de planification. L’orientation du PADD s’inscrit dans cette continuité de
conforter ces espaces dans le but de les pérenniser à long terme, en veillant à :
Conforter les espaces agricoles stratégiques de plaine et de plateau.
Les espaces de coteaux bien souvent en culture extensive (élevage viande ou laitier), participent au maintien d’espaces ouverts. Ces
ouvertures paysagères structurent le paysage et permettent parfois des aménagements spécifiques (table d’orientation, bancs…)
permettant aux habitants d’admirer des points de vue intéressants sur le territoire. D’autre part, ils sont le support d’activités sportives ou
de loisirs par leur proximité avec le cœur métropolitains (ex : frange verte, colline du Mûrier…).
La préservation de l’assise foncière de ces espaces garantit la pérennisation des activités économiques dans les milieux ruraux et
montagnards ce qui participe au maintien de l’ouverture des paysages. De plus, la lutte contre la progression de la forêt a également donné
lieu à un repérage par photographie aérienne des terrains agricoles en déprise afin de les maintenir en zone agricole. Cela permet de
mobiliser des actions spécifiques : au titre du L.125-1 à 15 du Code rural et aides métropolitaines pour le défrichement.
Enfin la multifonctionnalité de ces espaces pour les pratiques touristiques et de loisirs de plein air ne doit pas faire oublier qu’ils sont avant
tout le support d’une activité économique parfois fragile. C’est pourquoi la Métropole dans son PADD décide de :
Protéger les espaces agricoles de coteaux et préserver leur multifonctionnalité.
Les espaces agricoles de coteau ou périurbains ont souffert ces dernières années d’une forte pression foncière et d’un développement
urbain par petites poches (lotissements), le long des voiries ou par la réhabilitation de granges ou corps de ferme. Ce phénomène a
engendré du mitage. Afin de freiner ce phénomène, la Métropole a choisi de :
Limiter le développement des hameaux et le mitage des espaces agricoles.
Comme toute activité économique, l’agriculture est une activité fluctuante tant d’un point de vue foncier que d’un point de vue fonctionnel.
Le départ à la retraite des agriculteurs est souvent difficile financièrement, il s’accompagne par conséquent régulièrement d’une
valorisation patrimoniale de leurs biens immobiliers. Souvent les vieilles fermes sont vendues à part du foncier agricole, certaines
réintégrant même les zones urbaines classiques. La Métropole a choisi d’une part de conserver au maximum les anciennes fermes en zone
agricole et d’autre part d’encadrer strictement le changement de destination des bâtiments agricoles isolés en habitat ordinaire. C’est
pourquoi le PADD prévoit de :
Créer des conditions favorables au maintien des petites exploitations et au développement de nouvelles formes d’agriculture à
forte valeur ajoutée : agriculture bio, maraîchage, cultures spécialisées…
b_Activités forestières
Les espaces boisés revêtent des natures hétérogènes : arbres isolés, haies d’alignement ou bocagère, ripisylve ou forêt. De ces dernières
découlent des fonctions bien différentes : intérêt patrimonial ou historique, intérêt environnemental pour la biodiversité, intérêt paysager
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(haie bocagère), intérêt pour la prévention des risques naturels (chute de blocs, ruissellement du versant, inondation) ou de pollution
(captage des intrants), intérêt économique (bois d’œuvre et bois énergie), intérêt pour les activités récréatives et de loisirs (promenade,
VTT, accrobranche…). Le PADD fixe comme orientation de :
Protéger les espaces boisés et les massifs forestiers pour leur multifonctionnalité.
Cette orientation se décline selon la nature des espaces boisés. La Métropole souhaite tout d’abord identifier et préserver les boisements
et haies remarquables qui répondent à une fonction patrimoniale et historique (ex : chêne de Venon, boisement d’alignement le long d’allée
de châteaux, arbres ornementaux des grandes propriétés) ou paysagère (arbres soulignant une crête, haies bocagères résiduelles ou en
reconstitution sur le Plateau de Champagnier). Certains espaces boisés ou forestiers comportent un aspect multifonctionnel, comme
certains grands parcs urbains ou des espaces récréatifs (ex : le site de la Bastille ou le bois des Vouillants).
En revanche, certaines forêts font l’objet d’une exploitation, des aménagements spéciaux sont alors nécessaires comme des chargeoirs
(place de dépôt) ou des plateformes de retournement pour les camions grumiers. Les exploitants forestiers rencontrent déjà des problèmes
de circulation ou d’accès à la forêt notamment avec leurs camions grumiers. Or, dans les espaces périurbains ruraux et montagnards,
l’urbanisation se développe. La Métropole exprime la volonté de veiller à l’articulation du développement de l’urbanisation avec le réseau
de desserte forestière (existant ou en projet) pour aider à l’exploitation du bois. Il s’agit principalement de veiller à ce que les futurs projets
d’urbanisation ne mettent pas en péril des accès à la forêt pour les professionnels.
Si la Métropole ne souhaite pas dégrader une situation existante, elle souhaite également pérenniser des aménagements menacés, ou
améliorer l’accès aux massifs forestiers lorsque cela est possible. C’est pourquoi elle a pour objectif de favoriser l’accès aux espaces boisés
en préservant et valorisant les points d’entrée aux massifs forestiers et les espaces nécessaires au stockage du bois. De plus, elle a souhaité
s’intéresser à l’accessibilité dans les massifs eux-mêmes. C’est pourquoi elle a réalisé un schéma de mobilisation territoriale de ces bois
(ou schéma de desserte). Le PLUi doit donc également prendre en compte les besoins de circulation dans les zones boisées (accès et aires
de retournement des camions) inscrits dans le futur schéma de desserte forestière métropolitain sans nuire aux qualités paysagères de
ces espaces et à leur vocation récréative.
La filière bois est souvent vue dans sa partie amont (l’exploitation des bois) ou aval (entreprise de secondes transformations présentes
dans les zones d’activités économiques). Or il existe un échelon intermédiaire situé entre la forêt et la zone d’activités. Le séchage des
bois, la première transformation et parfois seconde nécessitent d’investir les espaces d’interface. C’est pourquoi la Métropole souhaite
favoriser l’implantation et l’accessibilité des entreprises de première et seconde transformations à proximité des grands secteurs
d’exploitation forestière pour réduire les besoins de transport du bois.
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ASSURER UN DÉPLOIEME NT ÉQUILIBRÉ DU NUMÉRIQUE AU SERVICE DU TERRITOIRE, DE
SES HABITANTS ET DE SES ENTREPRISES
Les conditions de desserte numérique et d’accès, en particulier pour les zones d’activités, à des niveaux de débit aptes à répondre aux
attentes et aux pratiques des professionnels sont très inégales sur le territoire. Pourtant, l’aménagement numérique joue un rôle clé pour
l’attractivité du territoire en particulier pour les entreprises. La Métropole s’est donc engagée pour une couverture en très haut débit et
pour une programmation du déploiement de la fibre optique jusqu’au domicile par le biais d’une convention avec l’opérateur Orange.
Grenoble-Alpes Métropole affiche dans son PADD sa volonté de déployer pour les habitants et ses entreprises une offre qualitative sur
l’ensemble de son territoire :
Déployer des infrastructures fixes et mobiles, en phase avec les besoins croissants de la population ;
Accroître le niveau de rayonnement et d’attractivité économique du territoire et celui de ses entreprises par le déploiement
d’offres de haut niveau sur l’ensemble des sites économiques dédiés.
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CRÉER LES CONDITIONS D’UNE MOBILITÉ APAISÉE AU SERVICE DES RELATION S DE
PROXIMITÉ
À travers l’organisation polycentrique du territoire recherchée dans le PLUI, la Métropole souhaite consolider la vie de proximité pour ses
habitants. Elle cherche à faire bénéficier au maximum d’habitants des services du quotidien (commerces, équipements, loisirs…) dans une
relation de proximité avec leur domicile. Le développement des déplacements à pieds et en vélo pour les trajets du quotidien, et en
particulier pour les déplacements de proximité, est donc recherché. Cette orientation contribue à diminuer les besoins de déplacements
motorisés sur le territoire Métropolitain et répond à la nécessité de réduire le trafic automobile et d’améliorer la qualité de l’air.
Le PLUI de Grenoble-Alpes Métropole cherche à traduire les orientations du Plan de Déplacements Urbains (PDU) approuvé le 7 novembre
2019. Parmi celles-ci, le PDU porte l’ambition d’un fort développement de la marche et du vélo dans les déplacements. Les enjeux sont
multiples : amélioration de la qualité de l’air par la diminution des déplacements automobile en particulier sur les petits trajets ;
amélioration de la santé des habitants par la promotion des modes actifs de déplacements ; ou encore apaisement de la circulation
notamment dans les centralités de proximité (cœurs de quartier, de bourg ou de village). Bien que Métropole « montagne », le territoire
métropolitain reste propice au développement des modes actifs des déplacements puisque 82 % des habitants vivent en zone plane de
fond de vallée.
Le PLUI fait siennes ces ambitions et cherche à créer les conditions d’une mobilité apaisée. Cela passe par :
La recherche d’une cohabitation apaisée des différents modes de transports avec une place plus importante laissée aux cyclistes
et aux piétons sur l’espace public et le retour de la voiture à sa juste place ;
La facilitation de l’usage de la marche pour tous ;
La traduction de l’ambition d’un fort développement de l’usage du vélo dans les déplacements quotidiens. Cela passera par le
développement d’un maillage d’axes cyclables pour faciliter les déplacements sur l’ensemble du territoire et la mise en œuvre des
axes « Chronovélo », axes structurants cycles permettant de relier rapidement les principales centralités de la Métropole ;
L’amélioration la porosité des tissus urbains et l’atténuation des coupures urbaines.
L’encouragement à se déplacer à pied ou en vélo passera aussi par l’amélioration de la qualité des espaces publics. Cet objectif est
développé dans la partie du PADD « Environnement & Cadre de vie – Pour une Métropole durable et agréable à vivre ».
Le stationnement est un levier clé dans le choix du mode de déplacements des habitants du territoire. Mais pour que ce levier soit efficace,
la politique de stationnement doit être appréhendée de manière globale en traitant à la fois le stationnement public (sur voirie ou en
ouvrage) et privé. Le PLUi a peu de levier d’actions sur le stationnement public. C’est pourquoi l’articulation entre le PDU et le PLUi est
essentielle pour garantir l’efficacité de la politique de stationnement.
En matière de stationnement, le PLUI poursuit deux objectifs :
Un usage optimisé des capacités de stationnement existantes : mutualisation, règlementation…
Une offre de stationnement dimensionnée en fonction des usages actuels et futurs de l’automobile, c’est-à-dire anticipant
l’évolution du taux d’équipement des ménages et en phase avec les objectifs de report modal du PDU.
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Cela se traduit dans le PADD par la volonté :
D’adapter les obligations de réalisation de stationnement privatif au contexte territorial et au niveau de desserte par les transports
collectifs. En effet, le stationnement ayant un rôle important dans le choix du mode de déplacements, la Métropole souhaite limiter
le nombre de places à réaliser quand des alternatives à la voiture individuelle se trouvent à proximité (axes de transports en
commun, axes structurants cycles…) ;
D’optimiser la rotation du stationnement sur l’espace public pour conforter l’attractivité des centralités et accompagner leur
apaisement. Il s’agit ici d’une condition importante du bon fonctionnement des centralités pour garantir le dynamisme
commercial ;
De favoriser l’intégration urbaine et paysagère des espaces de stationnement en surface et en ouvrage. Le stationnement peut
être un fort consommateur d’espace et un facteur d’imperméabilisation des sols. La Métropole cherche à limiter les effets néfastes
du stationnement sur l’environnement ;
D’optimiser et de faciliter les livraisons en imposant la réalisation de places de livraisons dans les principales opérations
génératrices de flux de marchandise.
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METTRE L’OFFRE DE MO BILITÉ AU SERVICE DE LA MÉTROPOLE POLYCENTRIQUE ET DE
SES LIENS AVEC LES T ERRITOIRES DE LA GRANDE RÉGION GRENOBLOI SE
L’efficacité d’une organisation polycentrique du territoire métropolitain implique de faciliter l’accès aux différentes centralités et pôles de
la Métropole. Le contexte géographique montagneux et ses contraintes sur l’aménagement des axes de circulation provoquent une
congestion importante aux heures de pointe pour l’accès au cœur Métropolitain.
À travers de son PLUI, et conformément aux orientations du PDU approuvé, la Métropole cherche à structurer son offre de mobilité pour
faciliter les relations entre les différents pôles de vie de la Métropole et les accès au cœur métropolitain depuis les territoires voisins.
Ces forts trafics automobiles participent aussi à la dégradation de la qualité de l’air. Il est donc important pour la Métropole d’agir sur les
mobilités pour réduire l’impact des transports sur la pollution de l’air.
49
AMÉLIORER LES CONNEX IONS AVEC LES GRANDS RÉSEAUX DE TRANSPOR TS
RÉGIONAUX, NATIONAUX ET INTERNATIONAUX
Bien que située à l’écart des grands axes nationaux et européens de communication, la Métropole grenobloise bénéficie d’une bonne
connexion avec le reste du territoire national grâce à la présence des autoroutes A48, A49 et A41, d’une desserte par le TGV ou encore
grâce à sa proximité avec les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry et de Genève. Pour autant, l’accessibilité à la Métropole reste
fragilisée du fait des dysfonctionnements de la desserte ferroviaire entre Grenoble et Lyon et entre Grenoble et Gap.
À travers les orientations de son PADD, la Métropole souhaite donc :
Améliorer ses connexions avec les aéroports internationaux de Lyon Saint-Exupéry et de Genève ;
Améliorer les connexions ferroviaires avec le reste du territoire national en mettant l’accent sur la desserte ferroviaire vers Lyon
et Gap.
Métropole alpine, située au pied de plusieurs massifs montagneux, la Métropole cherche notamment avec le PLUI, à améliorer et à faciliter
les accès aux différents massifs depuis les vallées. L’enjeu s’exprime à la fois du point de vue de la qualité de vie en facilitant les
déplacements quotidiens des habitants des zones montagneuses, mais aussi du point de vue touristique et économique. En effet,
l’amélioration des liaisons vers les massifs renforcera leur attractivité et permettra le développement économique de ces territoires.
Enfin, les liens entre la Métropole grenobloise et le reste du monde se traduisent également par les flux de marchandises. Le poids des
activités logistiques reste faible sur le territoire métropolitain en comparaison avec la Métropole lyonnaise qui bénéficie de sa situation au
carrefour d’axes européens majeurs de communication.
Pour autant, les évolutions des habitudes de consommation et le développement du e-commerce amènent la Métropole à repenser la place
de la logistique dans son territoire. L’enjeu est également environnemental, car bien que représentant seulement 25 % des km parcourus
sur la Métropole, les flux de marchandises par camions représentent 40 % des émissions de gaz à effet de serre liés aux transports. Dans
son PLUI, Grenoble-Alpes Métropole cherche donc à répondre aux besoins logistiques du territoire et de ses industries tout en réduisant
l’empreinte environnementale des flux associés en préservant notamment des secteurs pour l’implantation des activités de logistiques ou
génératrices de flux de marchandises à proximité des autoroutes d’accès à la Métropole ou des voies ferrées.
50
RÉPONDRE AUX BESOINS DES HABITANTS ACTUE LS ET FUTURS ET ÉQUI LIBRER LE
DÉVELOPPEMENT DE L’H ABITAT SUR LE TERRIT OIRE.
En matière d’habitat, Grenoble-Alpes Métropole se distingue des autres Métropole par plusieurs spécificités. Tout d’abord, son parc de
logement est constitué majoritairement d’appartements. La métropole grenobloise compte un peu plus de 48 000 maisons et près de
176 000 appartements. Les maisons individuelles représentent seulement 21 % de l’ensemble des logements. Ce constat global masque
néanmoins de fortes disparités entre Grenoble, qui ne compte que 3 % de maisons, et les communes situées en dehors du cœur
d’agglomération où sept logements sur dix sont des maisons.
Des disparités assez fortes sont constatées entre le cœur métropolitain et le reste du territoire. La différenciation entre les communes du
cœur d’agglomération et les autres communes réside dans le statut d’occupation dominant des logements. La part de propriétaires
augmente à mesure que l’on s’éloigne de la ville-centre. Les contextes urbains sont également très diversifiés et comportent des enjeux
multiples selon leur localisation au sein de l’agglomération : les centres historiques, les espaces à dominante d’immeubles collectifs
construits dans l’après-guerre, les secteurs pavillonnaires, des quartiers mixtes récents.
Ces disparités se retrouvent dans l’occupation du parc de logements. La Métropole connaît une forte spécialisation et ségrégation socio-
spatiale. Les différenciations sociales déjà très présentes risquent de continuer de s’accroître. Les 10 % des habitants les plus aisés, plutôt
plus riches qu’ailleurs, sont 3,5 fois plus aisés que les plus pauvres. Cette structure sociale se traduit spatialement de manière assez forte
par un accroissement des inégalités tant de revenus que résidentielles. En effet, les demandeurs de logements sociaux ont en moyenne
des revenus très faibles et s’appauvrissent. Près de deux demandeurs sur trois ont des ressources les rendant éligibles au logement très
social ; près d’un sur quatre dispose d’un emploi précaire ou est demandeur d’emploi. Cet appauvrissement est aussi constaté parmi les
entrants dans le parc : si 58 % des occupants du parc social ont de faibles ressources – inférieures aux plafonds de prêt locatif aidé
d’intégration (PLAI) –, c’est le cas de 63 % des locataires qui ont emménagé entre 2012 et 2014.
Or, à ces disparités et ségrégations, il faut ajouter une production de logements qui s’est fortement concentrée dans le cœur métropolitain.
Avec près de 21 000 logements commencés entre 2008 et 2017, le cœur métropolitain a concentré à lui seul plus de 87 % de la production
de logements de la Métropole grenobloise.
Les besoins quantitatifs en logements et en hébergements demeurent importants au regard des évolutions sociodémographiques,
économiques, sociétales (évolutions des modes de vie), et de l’expression de la demande. Car même si l’évolution de la population n’a
toutefois pas augmenté aussi vite que le nombre de logements depuis une trentaine d’années, l’augmentation de la vacance dans le parc
de logements existants et la diminution de la taille des ménages impliquent un besoin important de nouveaux logements.
Fort de ces différents constats, le PADD du PLUi souhaite agir à plusieurs niveaux pour mieux répondre aux besoins des habitants et
équilibrer le développement de l’habitat sur le territoire par trois orientations principales :
Mettre en œuvre conjointement la politique de réhabilitation des logements existants et le développement d’une offre nouvelle
en logement ;
Mieux répartir des logements locatifs sociaux produits à l’échelle de la Métropole ;
Diversifier l’offre de logements de la Métropole.
Ces orientations du PLUi s’inscrivent pleinement dans le sens des orientations et objectifs du SCoT et du Programme Local de l’Habitat
(PLH) 2017-2022 en vigueur.
51
En matière d’habitat, le SCoT fixe des objectifs de construction de logements neufs ayant vocation de résidence principale par commune,
définis au prorata des habitants et différenciés selon les secteurs et nature des pôles. Sur le territoire de la métropole, ces objectifs sont
des minima à atteindre pour certaines communes et sont des capacités à ne pas dépasser pour d’autres. Il est à noter que si ces objectifs
s’appliquent à chaque commune, ils peuvent être mutualisés à l’échelle intercommunale. La programmation de logements s’adapte ainsi
en fonction des contextes urbains et fonciers locaux tout en confortant la structuration polycentrique territoriale de la métropole et en
luttant contre l’étalement urbain.
Le PLH 2017-2022 a ainsi défini dans un rapport de compatibilité avec ces objectifs SCoT des objectifs de production de logements par
commune. La programmation du PLH traduite dans les orientations du PADD s’appuie concomitamment sur les deux leviers de la
production de logements :
La réoccupation de bâti existant via notamment la remise sur le marché de logements vacants ;
La construction neuve.
Les objectifs de construction de logements dans le PLH sont à apprécier sur une durée de 6 ans, et s’apprécient sur une durée de 12 ans
dans le PLUi (2019-2030).
Tableau de synthèse des objectifs de production de logements « tous confondus » par type de pôle et par an
Bourgs 99 91
Villages 66 66
Total général 2 873 2 616
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OBJECTIFS PLH
Claix 80 76
Domène 43 43
Bourgs
Varces-Allières et Risset 43 42
Vif 52 48
Corenc 30 26
Echirolles 180 170
Eybens 100 92
Fontaine 105 96
Fontanil-Cornillon 20 20
Gières 36 34
Grenoble 950 830
La Tronche 50 44
Le Pont de Claix 100 97
Cœur métropolitain et Vizille
Meylan 134 126
Poisat 12 12
communes ayant Saint Egrève 125 115
des objectifs de
Saint-Martin-d'Hères 210 200
construction de
Saint-Martin-le-Vinoux 28 23
logements
mimimum au SCoT Sassenage 100 94
Seyssinet-Pariset 125 100
Seyssins 74 70
Vizille 42 32
Le Gua 12 12
Le Sappey-en-Chartreuse 4 4
Miribel-Lanchâtre 2 2
Mont-Saint-Martin 1 1
Murianette 6 6
Noyarey 12 12
Villages
Proveysieux 1 1
Quaix-en-Chartreuse 5 5
Saint-Paul-de-Varces 12 12
Sarcenas 2 2
Venon 4 4
Veurey-Voroize 8 8
sous total 2 708 2 459
Brié-et-Angonnes 13 13
Champ-sur-Drac 21 21
Bourgs
Jarrie 35 30
Vaulnaveys-le-Haut 30 27
Bresson 6 6
53
En complément des objectifs de production « tous logements », la réponse à apporter face au renouvellement constant des demandes de
logements sociaux s’accorde avec les obligations relatives à la loi SRU. Tenant compte de ces obligations, le PLH a également fixé des
objectifs de production de logements locatifs sociaux par commune.
Le PLUi permet la réalisation de ces objectifs de production de logements locatifs sociaux. Les justifications sont présentées dans le livret
communal de chacune des communes astreintes au regard de la loi SRU et présentant moins de 20% de logements sociaux (voir modèle
de justification communale page suivante).
Récapitulatif des objectifs de production de logements sociaux et du nombre de logements sociaux programmés ou potentiels du PLUi
Communes astreintes présentant moins de 20% de logements sociaux
54
55
Parallèlement à ces orientations du PLUi relatives à la production et à la répartition des logements, la population de la métropole a
aujourd’hui des attentes fortes en termes de qualité d’usage des logements. Un logement doit permettre de préserver l’intimité, le calme,
le bien-être de ses occupants. Les habitants recherchent des relations pacifiées avec leur voisinage. Cela passe notamment par la bonne
isolation phonique des logements ainsi que la limitation des vis-à-vis. Les populations attachent de l’importance à la nature en ville et au
fait d’avoir des logements adaptés aux évolutions du climat répondant aux exigences de la transition énergétique. L’adaptation possible
des logements aux évolutions familiales devient également un critère de choix. C’est pourquoi le PADD du PLUi s’attache à :
Favoriser une qualité urbaine et architecturale adaptée aux modes de vie des habitants.
Grenoble-Alpes Métropole doit également répondre à l’hébergement de populations spécifiques, en particulier la population étudiante mais
également des gens du voyage.
Pour ce qui concerne la population étudiante, les effectifs se stabilisent à Grenoble après plusieurs années de forte augmentation liée à la
progression démographique du nombre de bacheliers, soit 64 000 étudiant à la rentrée 2015. La grande majorité des étudiants est logée
dans un logement dans le parc privé : environ 30 000 étudiants sont logés dans le parc diffus, soit 70 % des étudiants ayant besoin d’un
logement.
Ce constat rend difficile l’appréciation de l’équilibre entre la demande et l’offre de logements étudiants. Cette difficulté est renforcée par
le fait que les capacités financières et les modes de vie des étudiants sont diversifiés et appellent des réponses très variées. De plus, il est
estimé qu’un étudiant sur trois vit en colocation. Aussi, Grenoble Alpes Métropole doit rester vigilante sur la production du logement
étudiant, sachant que le constat global porte davantage sur des problèmes d’accès ou d’adaptation des logements.
Touchée par ailleurs comme toutes les métropoles françaises par le vieillissement de la population démographique, les projections
indiquent que cette hausse de la population âgée va se poursuivre. L’adaptation possible du logement est nécessaire face à ces nouveaux
besoins pour faciliter le maintien à domicile des personnes âgées.
Par conséquent, le PADD mettra en œuvre l’orientation suivante :
Adapter l’offre de logements spécifiques à l’évolution des besoins des populations.
La Métropole participe à l’élaboration du nouveau schéma départemental 2018-2024 aux côtés de l’État et du Conseil Départemental. Ce
futur schéma prévoit l’obligation pour la Métropole de créer 32 places d’aire d’accueil des gens du voyage et la finalisation de l’aire de
grand-passage du Fontanil-Cornillon/Saint-Égrève. Il prévoit également la transformation des aires de séjours en aires familiales
comptabilisées en logement social (à partir de 2018). Aussi le PADD prévoit en cohérence avec le schéma départemental d’:
Assurer l’accueil et l’habitat des gens du voyage.
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57
VALORISER LA PLACE DES QUARTIERS PRIORIT AIRES ET DES ÉQUIPEM ENTS COMME
DES ATOUTS POUR IMAG INER LA MÉTROPOLE DE DEMAIN
La métropole grenobloise comprend une diversité de quartiers à dominante d’habitat à vocation sociale et qui accueillent des publics
modestes et fragilisés. Ce sont pour la plupart d’anciens grands ensembles des années 1960-1970 (Villeneuve), d’anciennes cités ouvrières
(la Viscose à Echirolles) ou des quartiers d’habitat ancien (Très-Cloître à Grenoble). Suite à la loi de programmation pour la ville et de
cohésion urbaine, une dizaine de quartiers sont considérés comme prioritaires au titre du contrat de ville 2015-2020, et une dizaine d’autres
dits en « veille active ». Ces quartiers populaires disposent d’un certains nombres d’atouts propre à la métropole de Grenoble : ils sont bien
intégrés dans le tissu urbain, disposent d’une desserte en transports en commun de qualité et sont situés pour la plupart en cœur
d’agglomération et à proximité de pôles d’emplois. De plus, certains, comme la Villeneuve, sont des lieux d’expérimentation et d’innovation
sociale. Afin de contrer l’évolution vers une paupérisation de ces quartiers (69 % des locataires du parc public ont de faibles ressources)
et à une image stigmatisante, Grenoble-Alpes Métropole souhaite que les quartiers prioritaires puissent faire valoir certains atouts afin
qu’ils profitent pleinement de la dynamique métropolitaine. C’est pourquoi, le PADD vise à :
Faire des quartiers prioritaires des lieux attractifs et d’innovation pour la Métropole de demain.
Les équipements publics sont des éléments clés de la recherche de cohésion sociale. Lieux d’intensité, ils participent à l’animation des
rues et des quartiers et jouent un rôle majeur pour le lien social. À travers son PLUI, la Métropole souhaite développer une offre
d’équipements publics rationnalisée, équilibrée sur le territoire et répondant aux besoins des habitants actuels et futurs des territoires
métropolitains. La répartition de l’offre d’équipements doit être articulée avec les orientations de la Métropole polycentrique développée
ci-avant. C’est pourquoi, le PADD vise à :
Conforter le rôle des équipements publics pour le lien social.
58
ADAPTER LA MÉTROPOLE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ÉCONOMISER LES
RESSOURCES
Le changement climatique constitue un enjeu stratégique du PADD, car ses conséquences pour la planète et les populations humaines
peuvent être irréversibles. À l’échelle locale, les projections réalisées par les services de l’Etat montrent que les températures devraient
augmenter de
+ 1.5° à 2° à l’horizon 2050. Ces augmentations de températures ont des effets à plusieurs niveaux : réduction des cycles de gel,
augmentation de la limite pluie neige avec des conséquences pour l’économie des sports d’hiver, canicule plus nombreuses, risque
d’incendies pouvant doubler d’ici 2050. Pour l’agglomération grenobloise, le changement climatique impacte donc l’économie agricole, des
sports d’hiver et la santé des populations notamment du fait du phénomène d’îlot de chaleur urbain.
Afin d’agir contre le changement climatique, la Métropole s’est dotée dès 2005 d’un Plan Climat et a depuis, à travers son Plan Air Energie
Climat Territorial (PAECT), fixé plusieurs objectifs en matière de lutte contre le changement climatique. Souhaitant renforcer la diminution
des émissions constatées ces dix dernières années (- 34 %), le PAECT fixe notamment un objectif de réduction des gaz à effet de serre de
– 50 % à l’horizon 2030 par rapport à 2005. Dans son orientation 2, le PAECT définit également trois axes d’action pour limiter les effets
du changement climatique : « lutter contre l’artificialisation des sols en préservant les espaces naturels agricoles et forestiers », à « lutter
contre les îlots de chaleur », « améliorer la prévention des risques naturels ». Le PLUi s’inscrit dans cette politique globale en traduisant le
PAECT à travers l’orientation « Adapter la Métropole au changement climatique ». Ainsi le PADD s’appuie sur les atouts naturels de la
Métropole, notamment ses importants espaces naturels et son réseau hydraulique, dont le rôle doit être renforcé dans le cadre des
aménagements. C’est pourquoi le PADD prévoit de :
Intégrer la nécessité de réduire le stockage de chaleur dans tout nouveau projet d’aménagement, tant pour les extensions que le
renouvellement urbain ;
Développer la présence de l’eau en particulier dans les milieux urbains ;
Renforcer la végétalisation des bâtiments et des espaces extérieurs.
L’économie des ressources participe également à une Métropole durable et résiliente. La question de la ressource en eau est centrale pour
le développement urbain puisqu’elle en est une condition sine qua non. Du point de vue quantitatif, la Métropole dispose d’une ressource
suffisante puisque les aquifères métropolitains sont très productifs, ce qui permet de garantir une adéquation besoins-ressources sur le
long terme : les ressources en eau sont suffisantes pour pourvoir aux besoins actuels mais surtout futurs de la majorité des communes à
l’horizon 2025. Ce sont 133 points de prélèvements actifs présents sur la Métropole qui permettent ce niveau d’alimentation et deux
ressources stratégiques importantes que sont les captages de Rochefort sur la commune de Varces-Allières-et-Risset et de Pré Grivel-
Jouchy à Vizille.
De plus, la qualité de l’eau de ces captages, de Rochefort et Pré Grivel-Jouchy notamment, est de réputation nationale, puisque le taux de
qualité moyen microbiologique était de 99,3 % sur 1481 prélèvements en 2016. Cette ressource est donc exceptionnelle tant en quantité
qu’en qualité, puisqu’elle est distribuée à la population sans traitement préalable. Aussi le PLUI prévoit des dispositions particulières pour
respecter ce principe d’économie de la ressource et vise à protéger l’ensemble de cette ressource au-delà des 90 Déclarations d’Utilité
Publique protégeant les captages pour :
Privilégier la construction dans les secteurs équipés en réseaux ;
Assurer la pérennité de l’approvisionnement et de la qualité de l’eau potable ;
59
Veiller à la bonne adéquation entre le développement urbain et l’évolution de la population d’une part et les capacités de
traitement des eaux usées d’autre part.
60
RENFORCER LA HAUTE Q UALITÉ RÉSIDENTIELLE DE LA MÉTROPOLE
La Métropole grenobloise est reconnue pour sa qualité de vie et pour ses paysages de montagne. Elle connaît des contrastes assez
importants entre un cœur de métropole densément urbanisé et des communes plus rurales ou de montagne. Du fait également des
contraintes foncières, le PADD fixe des objectifs clairs de réduction de la consommation d’espace à urbaniser qui invite à réfléchir à une
urbanisation plus dense. Toutefois, une urbanisation plus compacte ne doit pas se faire au détriment de la qualité résidentielle.
Être bien chez soi, c’est également être bien dans l’espace public. Celui-ci participe à la qualité urbaine et à l’animation des rues et des
quartiers. Il joue donc un rôle central dans l’appropriation des lieux et leur convivialité. C’est pourquoi la Métropole a réalisé un guide
Métropolitain de l’espace public et de la voirie qui vise à renforcer le partage de ces espaces entre piétons et transport en commun, les
pôles de vie, la place de la nature et de la diversité des territoires. Le PLUi s’inscrit dans cette politique par deux orientations :
Créer des espaces publics de qualité ;
Renforcer la prise en compte des questions de sécurité dans les projets d’aménagement.
61
INCLURE LA NATURE DANS LA VILLE ET RENFO RCER LA BIODIVERSITÉ
La Métropole souhaite pouvoir inclure la nature dans la ville dans une approche globale qui prend en compte tout à la fois les enjeux
écologiques des espaces naturels et les enjeux environnementaux et sociaux liés à la présence du végétal dans la ville. Depuis plusieurs
années, la Métropole a poursuivi son action en faveur de la biodiversité, notamment dans une délibération stratégique cadre du 27 mai
2016
« Biodiversité et espaces naturels 2017-2021 : structuration d’une boîte à outils biodiversité de la Métropole et d’un plan d’actions de
préservation, restauration et valorisation de la trame verte et bleue métropolitaine ».
Concernant les espaces remarquables, Grenoble-Alpes Métropole a mené une étude visant à l’identification à son échelle des espaces
naturels remarquables du territoire qu’ils soient terrestres ou aquatiques. Ce travail a permis de cartographier les réservoirs de biodiversité
terrestres et les réservoirs de biodiversité humides et aquatiques, aussi nommés « trame bleue ». Ont ainsi été identifiés à l’échelle du
territoire, au total,
12 010 hectares de sites reconnus comme réservoirs de biodiversité métropolitains, soit près de 22 % du territoire.
Ils comprennent :
Les sites dont la richesse faunistique et floristique est avérée et qui sont désignés et reconnus par un statut, notamment par le
SCoT de la GREG (décrit dans le chapitre de l’État Initial de l’Environnement « Reconnaissance de la qualité des milieux par de
statuts de protection, gestion ou inventaire »).
Les réservoirs de biodiversité complémentaires du SCoT de la GREG. Ils regroupent des sites dont la richesse faunistique et
floristique est également avérée par l’existence d’expertises et d’inventaires locaux.
Enfin, des réservoirs de biodiversité ont été reconnus au titre de l’inventaire des pelouses sèches (portant sur 2 294 ha) afin de
mettre en évidence et préserver les espaces agricoles remarquables.
Spécifiquement pour la trame bleue ont été identifiés dans ce cadre d’étude :
675 kilomètres de cours d’eau dont 168 kilomètres en réservoirs de biodiversité « trame bleue » ;
2 232 hectares de zones humides et de tourbières suite à une étude fine des zones humides du territoire précisant l’inventaire
départemental ;
496 zones humides de superficie inférieure à 1 hectare.
Le PLUi intègre donc la valorisation et la préservation de la trame verte et bleue, dans toutes ses dimensions, et vise notamment à répondre
aux enjeux de changement climatique par la lutte contre les îlots de chaleur urbain, de la perte de biodiversité, de demande sociale de
nature en ville, par deux orientations du PADD :
Préserver et conforter la trame verte et bleue de la Métropole ;
Renforcer la place de la nature en milieu urbain en favorisant une approche multifonctionnelle.
62
Le diagnostic mené dans le cadre de l’élaboration du PLUI a permis d’identifier pour la Trame Verte et Bleue (TVB) métropolitaine,
conformément aux orientations du SCoT, 118 corridors écologiques métropolitains. Ils se composent :
Des connexions naturelles d’intérêt écologique et/ou soumises à pression urbaine du SCoT et du SRCE Rhône-Alpes ;
De propositions de nouveaux corridors écologiques terrestres dans le cadre de l’étude de définition de la Trame Verte et Bleue
métropolitaine, terrestres et aériens ;
De propositions de corridors écologiques issues de la prise en compte des études TVB communales et d’échanges avec les
communes et partenaires.
La préservation et/ou la restauration de ces corridors, terrestres dans leur grande majorité, mais prenant en compte les milieux aquatiques
présents (également reconnus en tant que trame bleue, voir ci-dessous), fait l’objet d’une attention soutenue de la Métropole, mise en avant
dans la délibération cadre du 27 mai 2016 « Biodiversité et espaces naturels 2017-2021 : structuration d’une boîte à outils biodiversité de
la Métropole et d’un plan d’actions de préservation, restauration et valorisation de la trame verte et bleue métropolitaine ».
Pour les milieux aquatiques, l’objectif est de rendre inconstructibles leurs abords, en particulier pour les ripisylves.
Devant l’enjeu d’une maîtrise de l’urbanisation des zones de corridors, situées en proximité de zones bâties, les secteurs de franges situés
à l’interface entre les espaces urbanisés et les espaces à fort enjeu écologique font l’objet d’une vigilance toute particulière pour les
protéger de toute construction.
La biodiversité des espaces forestiers, qui constituent une grande partie des espaces de nature de la Métropole, est riche d’un cortège
d’espèces patrimoniales et emblématiques (ex : l’orchidée nommée Sabot de vénus poussant au sein des hêtraies chaudes sur pentes).
Elle doit être prise en compte par une préservation des grandes zones forestières. Ces massifs forestiers peuvent toutefois faire l’objet
d’une exploitation sylvicole respectueuse à des fins de bois de constructions et de bois énergie.
63
L’ensemble de ces espaces remarquables, tant terrestres (naturels et agricoles) qu’humides et aquatiques, ont vocation à être préservés
tant pour leurs dimensions patrimoniales que pour les services écologiques qu’ils rendent aux citoyens de la Métropole.
64
permettent des activités nautiques et certains de leurs tronçons sont encore reconnus pour leur qualité écologique et inventoriés à la trame
bleue du PLUi.
Ces cours d’eau ne doivent plus être séparés, « mis à l’écart » des tissus urbains. À l’inverse, c’est une intégration et des perméabilités
avec les tissus urbains environnants qui doivent être recherchées et favorisées par le PLUi. Les opérations de reconquête des berges, par
les berges du Drac, sont emblématiques de cette nouvelle vision.
PRÉSERVER LA SANTÉ D E TOUS LES HABITANTS EN RÉDUIS ANT LEUR EXPOSITION AUX
NUISANCES
La Métropole grenobloise est confrontée à plusieurs types de nuisances et pollutions. Outre le bruit, la pollution des sols et les ondes
électromagnétiques, la pollution atmosphérique représente sans aucun doute une des nuisances les plus importantes en matière de santé
publique. La pollution atmosphérique a un impact avéré sur la santé humaine : dans l’agglomération grenobloise ce sont 3 à 10 % des cas
de cancer du poumon et de 3 à 7 % des décès (soit environ 114 décès par an) qui sont liés à la mauvaise qualité de l’air. En outre, la
mauvaise qualité de l’air a également des impacts tout à la fois réglementaires (puisque deux procédures précontentieuses ont été lancées
par la Commission européenne contre la France pour non-respect des valeurs réglementaires relatives aux particules fines PM10 et au
dioxyde d'azote NO2) ; économiques tant du point de vue des coûts liés à la prise en charge des malades que financier (en cas de
condamnation de la France par l'UE) ; en matière d’image et d'attractivité du territoire.
Deux polluants de l’air sont particulièrement préoccupants : les particules en suspension (PM 10 et PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO2). Les
niveaux de ces polluants sont variables dans l’espace, mais ce sont le cœur de l’agglomération et les zones de proximité routière qui sont
les plus exposées.
65
Afin de réduire l’exposition des populations à la pollution atmosphérique, Grenoble-Alpes Métropole a mis en œuvre une politique très
volontariste de réduction des émissions de polluants atmosphériques, notamment formalisée dans le plan d’actions « Métropole Respirable
en 5 ans » qui cible les principaux secteurs émetteurs du territoire (en particulier les transports routiers et le chauffage au bois individuel
non performant). Dans le cadre de son Plan Air Energie Climat Territorial, la Métropole s’est dotée d’objectifs de réduction des émissions
de polluants atmosphériques à horizon 2020 : - 40 % pour les PM10 et – 65 % pour les NOX par rapport à 2005. Le Plan des Déplacements
Urbains de la métropole approuvé le 7 novembre 2019 définit également dans ses objectifs fondateurs l’enjeu d’améliorer la qualité de l’air
et la santé publique par ses actions sur les mobilités et une bonne articulation entre urbanisme et transports.
En complément, des actions de réduction des émissions « à la source », il est aussi possible de réduire l’exposition des habitants de la
Métropole grenobloise en concevant un urbanisme qui protège les populations de l’influence des grandes infrastructures routières. Cela
est possible, notamment :
En évitant de construire des habitations, ou à plus forte raison des établissements sensibles, dans certaines zones fortement
exposées, notamment près des voies rapides, ou en favorisant le retrait des constructions par rapport à la voie ;
En privilégiant des formes de bâtiments qui favorisent la dispersion des polluants ;
En optimisant la position des prises d’air neufs de la ventilation mécanique contrôlée.
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69
L’OAP (Orientation d’Aménagement et de Programmation) est un outil d’urbanisme règlementaire permettant de définir un contenu socle
à certains secteurs stratégiques. Les projets d’aménagement ou de restructuration urbaine élaborés sur ces territoires devront être
compatibles avec l’OAP sectorielle correspondante. Chaque OAP doit également être en cohérence avec les objectifs du PADD du PLUi et
les principes programmatiques définis dans le zonage règlementaire du PLUi.
Chaque OAP comporte des éléments de diagnostic concernant l’intégration du secteur d’OAP dans son environnement large, des
orientations écrites définissant des invariants structurants (positionnement des accès, liens vers les réseaux de transports collectifs,
maillage piétons-cycles, rapport au paysage et au bâti environnant, continuités paysagères, porosités et liaisons avec les autres quartiers…)
qui seront appréciés dans un caractère de compatibilité. Ces éléments sont éventuellement complétés par un schéma d’aménagement
précisant les principales caractéristiques d’organisation spatiale du secteur.
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2 Thématique « Identifier et réinstaurer les structures paysagères et patrimoniales »
Valoriser les éléments identitaires reconnus et/ou inventoriés ;
Réaliser de nouvelles structures végétales (trames bocagères, ceintures vivrières, jardins familiaux…) et espaces dédiés aux
pratiques agricoles urbaines (jardins et/ou vergers partagés) ;
Valoriser et/ou renforcer la présence de l’eau comme support d’animation du cadre de vie (cheminements, parcs linéaires,
continuités vertes, placettes…), par la préservation de zones humides, par la restauration ou la renaturation des abords de corridors
aquatiques (ripisylves en particulier), par la préservation d’axes d’écoulements naturels et de zones réceptacles des eaux pluviales,
par l’aménagement de bassins, noues, mares et fontaines, par la requalification de cours d'eau busés ou couverts ;
Identifier et traiter des seuils pérennes entre espaces par la conservation ou constitution de haies végétales, par l’ouverture de
percées visuelles offrant des cadrages sur les massifs et points de vue à valoriser ;
Préserver et mettre en valeur les patrimoines du territoire par la protection ou restauration du bâti à caractère patrimonial, par
la valorisation de caractéristiques architecturales et éléments du « petit patrimoine » dans les projets.
71
b_Les orientations d’aménagement concernant l’organisation spatiale des sites
2 « Créer les conditions d’une mobilité apaisée au service des relations de proximité »
Veiller à la sécurisation des déplacements piétons et cycles à l’intérieur des sites par la mise en place d’espaces partagés ou la
création de voies et aménagements dédiés ;
Raccorder les sites de projet des secteurs urbanisés au réseau d'axes structurants vélos connectant les principales centralités
de la Métropole, les berges des cours d’eau et les sentiers de randonnées ;
Développer des continuités piétons/cycles entre espaces publics et privés ;
Faciliter l’accès à pied ou à vélo aux arrêts de transports collectifs situés à proximité des sites de projets.
1 « Répondre aux besoins des habitants actuels et futurs et équilibrer le développement de l’habitat sur
le territoire »
Conduire une politique métropolitaine de réhabilitation des logements existants conjointe au développement d’une nouvelle offre
d’habitat par la requalification des centres anciens dégradés et la rénovation des secteurs de renouvellement urbain ;
Engager le renouvellement du parc social dans les communes ayant déjà atteint les 25 % de logements locatifs sociaux par la
réhabilitation et la requalification des logements publics existants, en développant une offre nouvelle ;
Produire des logements locatifs sociaux familiaux dans les communes déficitaires, en priorisant des opérations dans les secteurs
peu pourvus et en intégrant une part significative de logements locatifs sociaux dans les opérations d’habitat ;
72
Développer une offre en logements locatifs sociaux dans les communes de moins de 3 500 habitants en intégrant une part de
logements locatifs sociaux dans les opérations mixtes en fonction des équipements et services du quotidien dont dispose la
commune ;
Respecter le principe de mixité sociale dans les opérations de logements (LLS, PLAi, PLUS,) en privilégiant la réservation d’un ou
plusieurs bâtiments à destination de l’offre de logements locatifs sociaux.
3 « Favoriser une qualité urbaine et architecturale adaptée aux modes de vie des habitants »
Encourager les projets de production d'énergie renouvelable à l'échelle des îlots urbains ou de quartier par la mutualisation
d’équipements de production d'énergie, par le raccordement à un réseau de chaleur et/ou de production énergétique sur site
(photovoltaïque, éolien, géothermie, bois…),
Renforcer la végétalisation et la conception des bâtiments et des espaces extérieurs dans une logique de résorption des ilots de
chaleur urbains par la végétalisation des sols, des façades (traitement des pieds de façades notamment) et des toitures, par la
limitation de l’artificialisation des sols, par la répartition des volumes bâtis et l’adaptation des formes et orientations des bâtiments
de manière à favoriser une circulation adéquate de l’air,
Promouvoir la mise en œuvre de formes urbaines économes en espace et la prise en compte de la qualité urbaine et
environnementale, afin de réussir l’évolution qualitative des tissus pavillonnaires et de faubourgs en mutation,
Réaliser des bâtiments économes en énergie par des constructions intégrant des principes d'architecture bioclimatique,
développant une isolation biosourcée et/ou l'utilisation de matériaux performants et par la réhabilitation thermique performante
du parc de logements existant,
Développer la production d'énergies renouvelables dans les opérations neuves et dans les projets de réhabilitation par la
valorisation des toitures pour l'implantation de panneaux solaires (thermique et photovoltaïque) dans un souci d'équilibre avec
d'autres usages (végétalisation, rétention des eaux pluviales, espaces récréatifs, etc.),
Veiller à l'intégration de composantes climatiques dans la conception de logements par une volumétrie et typologie des
constructions intégrant des principes de compacité des formes, de mitoyenneté et de création de logements majoritairement
traversant, en privilégiant des espaces de vie en orientation sud, en tenant compte des vents (été, hiver), des apports et masques
solaires, en intégrant la végétalisation autour et sur les bâtiments, en particulier dans les milieux urbains denses, et en concevant
des protections solaires pour les vitrages les plus exposés (reculs, casquettes, stores extérieurs,…),
Inciter au traitement qualitatif de la transition entre les espaces communs et l'espace privé du logement par l’aménagement
d'espaces semi-privatifs (banquettes vertes, allées, cours, jardins collectifs, potagers ou agrément, aires de stationnement
poussettes et deux roues, locaux déchets, passages, entrées, coursives appropriables…) apportant une valeur ajoutée aux projets.
73
DESCRIPTION DE L’OAP PAYSAGE ET BIODIVER SITÉ
La Métropole a fait le choix d’élaborer une OAP à double entrée thématique, Paysage et Biodiversité, considérant les liens étroits qui
préexistaient et qu’il convenait de renforcer dans cette quête de réconciliation de l’homme avec la nature, et plus largement son milieu
environnant. Depuis la loi Paysage de 1993 qui reconnait l’intérêt des paysages ordinaires, cette prise en compte est encore à ce jour une
pratique fragile et incertaine car souvent décriée comme subjective et personnelle, bien que la banalisation et l’appauvrissement de nos
paysages tant urbains que ruraux soit unanimement admise. La perte de biodiversité est également devenue un fait de société, tant pour
la sauvegarde des espèces que pour le bien-être, la santé et le cadre de vie des citoyens ; deux grandes préoccupations qu’il est nécessaire
de croiser, de combiner.
L’AOP Paysage et Biodiversité est un outil qui milite pour un acte de construire et d’aménager responsable, où tout projet devra porter des
améliorations significatives au regard de la situation initiale. Pour ce faire, l’OAP vise à :
Tirer parti des motifs paysagers existants ou altérés, proches ou éloignés sur chaque territoire ;
Penser les formes urbaines, les implantations, les porosités en relation étroite avec la biodiversité ;
Questionner le rôle, la place du végétal et plus particulièrement dans son rapport aux éléments bâtis ;
Porter les valeurs de ville-nature, nature ordinaire et ville-perméable ;
Croiser la biodiversité avec le prisme de la diversité des situations, pour éviter le travers d’un conformisme autrement appelé
« infrastructures vertes » ;
Et surtout, appréhender le projet par sa mise en récit et le sens de son parti d’aménagement au regard de son environnement et
des règles d’urbanisme.
Extrait d’illustration de la charpente et de quelques formes urbaines du Carnets de Paysage Confluence grenobloise
74
L’OAP Paysage et Biodiversité a été élaborée à partir d’un travail fin visant à qualifier cette diversité de paysages qui compose la métropole,
à les énoncer, les nommer pour les faire reconnaitre (cf. tome 1.1 du rapport de présentation, diagnostic territorial).
Le paysage résulte d’un jeu de perception d’emboitement d’échelles, la structuration de l’OAP s’est attachée à rappeler cette imbrication à
travers une lecture de paysage à 3 niveaux à savoir :
Une charpente qui dessine les grandes structures identitaires, métropolitaines à l’échelle du territoire,
Un référentiel des paysages construit autour de 14 ambiances représentatives de la diversité paysagère des lieux, des plus urbains
aux plus agricoles, des plus denses aux plus ouverts, des plus plats aux plus abruptes, en reconnaissant le rôle prépondérant du
végétal et de l’eau dans la morphologie de chacun de ces espaces,
Une mise en récit à travers 7 carnets de paysage éponymes des 7 grandes figures géographiques métropolitaines que sont : les 4
vallées (Isère Amont, Isère Aval, Romanche et Drac), les 2 territoires surélevés (plateau / balcon) et 1 cœur aggloméré autour de
la ville centre de Grenoble.
Cependant, si les enjeux liés à la prise en compte des paysages trouvent une réponse au travers de l’OAP Paysage et biodiversité, cet outil
n’est pas le seul mobilisé pour répondre de cette fabrique des paysages de la métropole. L’articulation entre ces différents outils peut être
représentée comme suit :
Des OAP sectorielles qui précisent les objectifs sur des secteurs
identifiés comme stratégiques.
75
OBJECTIFS POURSUIVIS – JUSTIFICATIONS
La délibération prescrivant l’élaboration du PLUi entendait « placer le paysage au cœur du projet de territoire ». Le PADD relaie cet objectif
par une orientation majeure de « Faire Métropole autour de la diversité des paysages et des patrimoines ».
L’article L151-6 du code de l’urbanisme dispose que « les OAP peuvent notamment définir des actions et opérations nécessaires pour
mettre en valeur l’environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de ville… ». Aussi, l’OAP thématique
Paysage et biodiversité s’imposa comme une évidence pour participer à la déclinaison des objectifs du PADD et ainsi traduire plus finement
le projet de territoire par la rédaction d’orientations à portée opérationnelle. En effet, le caractère d’opposabilité aux tiers qui est conféré à
cet outil garantit une assise juridique plus forte, une application plus formelle dans l’instruction des autorisations d’urbanisme qu’un simple
cahier de recommandations ou une charte qui auraient été annexés au PLUi. Par ailleurs, le rapport de compatibilité qui lie l’OAP et les
autorisations d’urbanisme permet l’ajustement des projets au plus près de leur contexte.
L’OAP se positionne en complémentarité des règlements écrit et graphique pour leur donner sens et force. Elle apporte la dimension
qualitative et contextualisée des règles prescriptives qui ont été harmonisées à l’échelle de la nouvelle géographie à 49 communes mais
qui ont aussi été simplifiées par rapport à des spécificités locales et des exceptions à la règle. Cet outil ne doit pas être utilisé pour re-
questionner la constructibilité ou non-constructibilité des terrains, ni leurs destinations d’usages, mais il doit permettre la juste application
de la règle, adaptée à son environnant.
Cet outil joue aussi le rôle d’ensemblier entre les différentes pièces règlementaires écrites, graphiques et les OAP tant sectorielles que
thématiques du PLUi, dans sa dimension à faire sens avec la géographie et l’histoire héritée des lieux. La caractérisation des unités et
ambiances, la synthèse des enjeux adossés aux orientations sont mis au service de la règle, dans son application et son acceptation, en
lui permettant de s’identifier au contexte donné et de ne plus être perçue comme des valeurs arithmétiques désincarnées.
De ce fait, cet outil s’inscrit pleinement dans la volonté du législateur qui promeut un urbanisme de projet avec des règlements plus lisibles
et compréhensibles et des démarches de projets négociées. L’alliance de l’obligation à prendre en compte les orientations et la souplesse
consentie à leur mise en œuvre offre une marge d’appréciation permettant l’adéquation d’un projet avec son site.
L’OAP édicte une lecture des paysages argumentée et objectivée, qui doit servir de mise initiale le plus en amont des projets. Plus les
projets seront discutés et échangés autour d’orientations partagées, plus ils auront de chance d’être compris, acceptés et appréciés.
L’OAP s’applique sur l’ensemble du territoire et en tout point, car on considère de même intérêt tous ces paysages ordinaires, qu’ils soient
bâtis, urbains, ruraux ou montagnards ou non bâtis naturels, agricoles, forestiers. L’OAP s’inscrit en complémentarité des paysages et
patrimoines bâtis et non bâtis protégés au titre de leurs caractères exceptionnels, remarquables ou intéressants recensés au titre des
articles L 151-19 ou 23 dans le règlement patrimoine ou en tant que monuments historiques.
La prise en compte de la biodiversité dans l’OAP devient un élément de composition du projet à part entière, dans ses dimensions de
préservation, valorisation et restauration, car elle participe de ces enjeux de révélation d’identité des lieux, des paysages.
La vigilance fut de ne pas tomber dans les travers d’une infrastructure verte qui aurait été déconnectée de la diversité des contextes urbains
mais bien de repenser les formes urbaines et les milieux vivants comme des éléments qui s’entre-déterminent. L’OAP s’est attachée à
consolider les bases de cette relation entre les éléments bâtis et naturels en portant une attention forte sur le rôle et la place du végétal
dans toutes ses formes et ses modalités de plantation, garant d’un développement harmonieux.
L’OAP se veut très didactique avec des orientations et principes d’aménagement très illustrés, commentés, contextualisés ; elle recherche
davantage à expliciter le sens et le bienfondé des éléments de projet attendus plutôt qu’à donner des recettes toutes faites. Elle ne se
substitue pas au travail de conception du pétitionnaire qu’il soit professionnel ou non ; elle invite à un questionnement du projet dans ses
rapports à l’eau, au végétal, au bâti, au sol, aux usages et architectures, à porter un regard éclairé sur le déjà-là et à développer un
argumentaire détaillé des choix retenus pour le projet.
L’OAP Paysage et Biodiversité peut être utilisée comme feuille de route dans l’accompagnement des pré-instructions des autorisations
d’urbanisme, et plus particulièrement pour renseigner les permis de construire où elle préfigure l’argumentaire attendu dans la notice
architecturale et paysagère.
76
MÉTHODOLOGIE D’ÉLABORATION
Dès le départ, il a été fait le choix de ne pas construire l’OAP autour d’une série de fiches thématiques, le risque pressenti était une mise en
application plus ou moins aléatoire et donc une égalité de traitement des autorisations d’urbanisme incertaine et difficilement évaluable.
Il fut donc recherché des échelles de lecture et des items qui s’interpellaient et se répondaient sans « rupture de charge » dans l’instruction
du projet.
Rappelons que le projet doit répondre à la fois de son inscription dans le grand paysage [la charpente] et de son insertion dans son
environnement immédiat [l’ambiance] et que ces deux échelles interagissent entre elles.
a_Un Carnet de Paysage , pour situer son projet dans une figure géographique (ou unité
paysagère) et appréhender ses liens de réciprocité
Le découpage du territoire métropolitain en 7 secteurs s’est basé sur la géographie qui avait cette vertu de véhiculer des images mentales
simples et faciles à conceptualiser (vallée, plateau, balcon, confluence) mais ces figures avaient également la particularité de mettre ces
espaces en projet dans une relation de réciprocité immédiate physique et visuelle ; Meylan, Corenc, La Tronche, Gières, Murianette et
Domène ont davantage à voir ensemble et à rayonner le long d’un dénominateur commun qu’est la Vallée Amont de l’Isère. Il en est de
même pour Grenoble, St Martin d’Hères, Echirolles…
Le carnet de paysage propose une approche zoomée et compilée du territoire, qui met en résonnance les éléments de la charpente et ceux
de l’ambiance et fait interagir les orientations entre ces deux échelles. Ainsi, une commune est concernée par un carnet, deux tout au plus,
lorsque sa configuration justifie un découpage entre deux unités de paysage (ex : Bresson, saint Martin d’Hères). Il permet également de
faire des focus sur des éléments singuliers ou objets identitaires de la charpente qui ne se retrouveraient pas dans d’autres territoires ou
au contraire, qui y seraient répliqués en série (les boucles de l’Isère, les 7 forts…). De plus, au niveau d’une même famille d’ambiance de
deux carnets différents, il apporte des nuances sur les lieudits en les enrichissant de détails locaux et permet ainsi d’affiner les singularités
d’un lieu par rapport à son homologue. Bien qu’ayant un même air de famille car construit sur des mêmes codes, un tissu de
bourg/village/hameau du Plateau de Champagnier pourra être quelque peu nuancé par rapport à celui localisé dans la vallée du Drac de
par la nature des matériaux du coin, les essences végétales, l’ensoleillement. Idem pour une zone d’activités de piémont de la vallée de
l’Isère Amont, qui pourra être assortie de motifs spécifiques si on la considère en piémont de vallée Aval.
Pour en faciliter l’appropriation, les carnets ont été construits selon un modèle de chapitres et d’items récurrents explicités ci-après :
77
b_Une Charpente paysagère , pour s’inscrire dans le grand paysage
Le chapitre ‘Charpente’ expose les motifs et éléments structurants qui animent communément le territoire métropolitain et qui en dessinent
ces lignes de force et points de repère, et forgent son identité.
Les orientations et principes d’aménagement assortis pour ce volet ‘Charpente’ s’organisent autour de 4 items qui évoquent 4 typologies
de situations représentatives de ce territoire métropolitain :
Structures naturelles ou agricoles : orientations pour les projets situés sur ou à proximité d’une structure naturelles (cours d’eau, rieux,
fossés, alignement arborée, haie, bosquets…)
Limites et transitions entre espaces bâtis et espaces naturels ou agricoles : Orientations pour les projets situés en limite des
enveloppes urbaines ou en franges agricoles ou forestières (traitement des lisières en limite du cœur aggloméré ou d’un bourg,
d’un hameau, d’un versant boisé…)
Axes de découvertes des paysages et entrées de ville : Orientations pour qualifier les projets situés le long des axes intra urbains
ou hors enveloppes urbaines et au niveau des entrées de villes ; certaines de ces situations sont d’ores et déjà repérées sur les
cartes dites ‘Structure paysagère’ de chaque carnet mais ce repérage non exhaustif n’exclut pas de considérer d’autres situations
non recensées à ce jour.
Sites emblématiques : Orientations pour mettre en valeur les sites particuliers repérés ; certains de ces sites sont d’ores et déjà
repérés sur les cartes dites ‘Structure paysagère’ de chaque carnet mais ce repérage non exhaustif n’exclut pas de considérer
d’autres sites non recensés à ce jour.
Selon la localisation du projet et sa proximité avec un ou plusieurs éléments structurants, le pétitionnaire devra répondre de la posture de
son projet et argumenter ses choix au regard des orientations et principes énoncés. C’est pourquoi, un projet devra au préalable identifier
les orientations qui le concerne. En effet, un projet ne saurait répondre à l’ensemble des orientations énoncées dans l’OAP, car c’est bien
sa situation qui va déterminer les orientations dont il devra rendre compte ; en lisière et/ou adossé à une haie, et/ou le long d’un cours
d’eau, … Les orientations ainsi déclinées dans ces 4 items sont dites « spécifiques » ou situationnelles, elles ne seront pas toutes mobilisées
selon les situations de projet.
78
communs d’appartenance. De même, elles sont dites « englobantes » pour éviter des phénomènes de mitage ou pastillage qui rendraient
leur lisibilité confuse à l’échelle de la métropole.
Le 1er exemple illustré ci-dessous à Jarrie met en parallèle un plan de zonage et les périmètres des ambiances. Bien que le bourg de Jarrie
soit composé de plusieurs zones (UA2, UD1, UD2, UD3, AU…), l’ambiance englobante de « bourg, village, hameau » rappelle à chacune
l’intérêt de composer et raisonner avec les mêmes motifs de ruralité sans nier les variations locales. Une implantation en centre bourg
recherchera une compacité et une relation plus étroite avec les bâtis voisins, alors qu’un projet en périphérie sera plus aéré et composera
avec la lisière agricole, mais tous deux parleront d’un même territoire rural et de ces motifs vernaculaires.
Notons que cette même règle UD2 se retrouve à Jarrie en centre bourg, à Meylan en Ville Parc et à Grenoble en Faubourg ; on comprend
alors aisément l’intérêt de cette différenciation à travers ce référentiel d’ambiances.
Jarrie
Le 2nd exemple ci-dessous, à Veurey-Voroize, démontre à l’inverse que deux ambiances peuvent se partager une même zone (UE2 dans ce
cas). À partir de règles communes, le projet, selon sa localisation, tirera parti des motifs du fond de vallée d’activités ou des motifs du
piémont.
Veurey-Voroize
79
Temps 2 : Penser les formes urbaines en relation étroite avec le végétal, la biodiversité
L’OAP s’est appliquée à mettre en exergue la diversité des formes urbaines et les imbrications entre éléments bâtis et non bâtis, qui ont
fabriqué nos paysages et qui se sont traduits par une diversité de formes urbaines, expressions de nos modes de vie d’hier et d’aujourd’hui.
Fond de vallée Activité Fond de vallée Plaine agricole Versant boisé Montagne pastorale
80
Temps 3 : inscrire le projet dans la construction d’un récit, d’un parti pris cohérent
Rappelons que l’objectif premier de l’OAP Paysage et Biodiversité est de qualifier les projets en questionnant plus particulièrement les
espaces non bâtis, qui sont trop souvent les parents pauvres de l’aménagement, par leurs usages, leurs relations aux éléments bâtis
immédiats et environnants, la place du végétal, des vues, leur rapport à la rue, à la pente. L’objectif attendu est de retrouver de la valeur
ajoutée dans ces espaces, pour qu’ils ne soient pas réduits à de stériles abords, à des espaces accessoires du bâtiment (accès, de
stationnement, plantations réglementaires) mais pour leur redonner une juste place dans le travail de composition des projets.
Pour ce faire, les orientations et principes d’aménagement édictés dans chacune des ambiances se déclinent en 5 items récurrents que
sont : implantation / végétal / clôtures / desserte et stationnement / bâti. Ces appellations font écho aux articles du règlement écrit pour
en faciliter la lecture croisée.
L’implantation s’attache à questionner l’intérêt des lieux, des interstices, des marges de recul, à décrypter les relations bâti / non
bâti qui fondent les spécificités de chaque ambiance (à l’alignement, en retrait, dans la pente, en discontinu, avec une porosité ou
interstice…) en y associant le rôle majeur du végétal (bande sur-jardinée en faubourg avec ponctuation arborée ou lisière arborée
sur ilot ouvert en ville parc…) et un lien direct avec le coefficient de surfaces végétalisées du règlement écrit
Le végétal influe directement sur le caractère des lieux selon la grandeur, le feuillage, le port naturel ou taillé et les multiples
associations ; une palette végétale dresse une liste d’essences non exhaustive comme référent. C’est par ailleurs un élément
vivant qui requière des modalités de plantation lui assurant un développement à maturité
La clôture matérialise le point de contact entre le jardin ou l’espace privé et la rue ; cet ancrage peut revêtir une diversité d’aspects
(maçonné, ouvragé, végétalisé, apparent ou discret…) et véhiculer des atmosphères différentes (Caractère vernaculaire, historique,
industriel…)
La desserte et le stationnement sont parties prenantes de la qualité des lieux en œuvrant au confort des lieux, en réduisant l’impact
visuel des nappes d’enrobé, en favorisant la perméabilité des sols, les plantations libres ou sur structures légères
Le bâti développe à la fois des principes architecturaux des volumes et façades (ordonnancement, pente de toit…) et des modalités
constructives en faveur de la biodiversité (toiture terrasse végétalisée, nichoirs, refuges…)
À noter que les principes de rédaction doivent favoriser l’émergence de projets innovants et de qualité, dans un rapport de compatibilité,
et ne pas restreindre les notions de préservation, valorisation, pris en compte… dans la réplication de formes urbaines traditionnelles
passéistes.
Ces orientations s’évaluent à la parcelle ou tènement du projet mais s’apprécient au regard d’un contexte environnant élargi tel que la rue
ou l’îlot.
Le cas échéant, elles viennent conforter les orientations des OAP sectorielles en les resituant dans une lecture élargie du territoire.
De même, les principes de l’OAP Paysage et Biodiversité entrent en résonnance avec les principes des deux autres OAP thématiques risques
et résilience et qualité de l’air. Tous militent pour des volumes fractionnées (parcours à moindres dommages/ transparence hydraulique /
dispersion des polluants et particules), des espaces non bâtis ou retraits végétalisés et qualifiés (usages récréatifs, aménagements de
compensation et d’absorption des eaux de pluies et/ou ruissellement / lutte contre l’ilot de chaleur urbain et pollution atmosphérique/
fixation CO2 / Confort visuel et confort thermique / biodiversité / cadre de vie) et une plus grande perméabilité des sols (gestion des eaux
de pluie à la parcelle).
Les OAP constituent un outil essentiel de par la souplesse qu’elles offrent, pour développer un urbanisme de projet, ouvert au dialogue
avec les porteurs de projet, dans un cadre bien défini mais qui s’est complexifié et qui requiert d’être accompagné par les échanges.
81
d_Un plan de zonage Paysage
Afin de restreindre les risques d’interprétation, il a été établi un plan de zonage Paysage qui précise au 5 000è les périmètres d’affectation
des 7 carnets paysage et les périmètres des ambiances. À noter que les périmètres sont les seules informations apposées à cette
cartographie. Les éléments de charpente et d’ambiance ne sont pas à ce jour référencés dans ce document graphique. Leur identification
formelle relève de l’analyse in situ pour constituer le diagnostic, étape préalable à tout projet. C’est pourquoi les éléments et motifs
structurants et identitaires de la charpente ainsi que ceux des ambiances n’ont pas été recensés au 5000 è mais sont énoncés, illustrés,
photographiés et dessinés à titre indicatif dans les carnets de paysage.
Ainsi, le pétitionnaire localise son projet sur le plan de zonage paysage afin d’identifier le carnet de paysage qui concerne son secteur
d’étude et qui va lui donner les clés de lecture des éléments structurants de la charpente et son ambiance. Le pétitionnaire opère alors une
lecture croisée entre charpente et ambiance de son carnet de paysage.
e_Un mode d’emploi dit « Préambule » pour le bon usage de ce nouvel outil et de son
rapport de compatibilité
L’OAP Paysage et biodiversité applicable à l’ensemble des 49 communes du territoire et opposable à toute autorisation d’urbanisme
nécessitait quelques préalables dans son mode opératoire, tant sur la structuration de ce nouvel outil et sa prise en main que sur
l’évaluation de son rapport de compatibilité.
Alors que l’obligation de conformité interdit toute différence entre la norme et la mesure exécutoire, le rapport de compatibilité implique
qu’il n’y ait pas de contrariété majeure entre elles.
Ces notions de conformité et compatibilité ainsi que celles de cohérence et complémentarité n’étant pas chose aisée à appréhender,
schémas et explications de texte ont été joints comme un préalable dans chaque carnet de paysage afin d’en faciliter la compréhension.
Un 1er rappel synthétique a été apporté sur la position de l’OAP thématique Paysage et biodiversité dans le panel des différentes pièces
constitutives du PLUi.
Rappelons que l’ensemble des documents du PLUi doivent être cohérents et complémentaires, eu égard à la portée réglementaire du
document sur le droit des sols. Dans cet ensemble, l’OAP thématique Paysage et Biodiversité tisse des liens juridiques avec différentes
pièces du document d’urbanisme pour construire sa cohérence interne.
Aux termes de l’article L. 152-1 du code de l’urbanisme, les projets doivent être conformes au règlement et à ses documents graphiques et
compatibles avec les OAP.
Rapport de conformité : implique un rapport de stricte identité avec la règle. L'obligation de conformité interdit toute différence entre la
norme et la mesure d'exécution.
Rapport de compatibilité : implique une non contrariété avec les orientations définies.
82
Illustration : relations juridiques entre les OAP, les autres pièces du PLUi et les autorisations d’urbanisme
83
Un 2nd rappel a porté sur la structuration des volets « Charpente » et « Ambiance »et la formulation des orientations et principes
d’aménagement.
Il est également rappelé que deux typologies d’orientation ont été distinguées :
Les orientations de la charpente sont dites spécifiques car elles ne s’appliquent qu’en fonction des éléments paysagers
structurants ou situationnels concernés par le secteur du projet,
Les orientations de l’ambiance sont dites ciblées car elles s’appliquent toutes et en tout point du territoire sauf exception
mentionnant un objet précis qui pourra être déclaré « sans objet » (ex : « préserver les murs anciens » inapproprié si le site du
projet en est dépourvu).
Extrait du Carnet de Paysage ‘Plateau de Champagnier’ des orientations spécifiques de la charpente et ciblées de l’Ambiance’
Tout projet doit donc rendre compte de sa comptabilité avec les orientations spécifiques de la charpente relatives à sa situation et avec
l’ensemble des orientations ciblées de l’ambiance (sauf exception).
Les chapitres « Caractéristiques » et « Objectifs généraux » sont des propos introductifs qui exposent les motifs qui ont prévalu aux choix
des orientations retenues. C’est également un temps d’immersion pour décrypter l’environnement du projet.
Afin de faciliter l’instruction des autorisations d’urbanisme, de sécuriser les décisions de l’autorité compétente et de garantir une égalité
de traitement des pétitionnaires, la rédaction des dispositions a été soignée pour être claire et vérifiable. Elles sont rédigées de manière
qualitative et parfois quantitative, en énonçant des ordres de grandeur, et peuvent porter sur des objets réels (présence de murs anciens,
ruisseau, arbres existants…) ou des secteurs spécifiques facilement identifiables (entrées de ville ou village, route de balcon, lisières
forestières ou agricoles, …) sans toutefois s’apparenter à un règlement.
Les formulations permettent de retranscrire les ambitions du projet et d’en décliner les composants sous formes d’orientations. Un écart
relatif par rapport aux dispositions fixées étant toléré dès lors que l’esprit des dispositions définies dans l’OAP est respecté (ou n’est pas
contrarié, dans un rapport de compatibilité), les formulations des orientations sont volontairement « ouvertes » (prendre en compte,
valoriser, composer, …) et sont assorties de principes d’aménagement, de définitions, schémas, croquis et photos pour préciser et illustrer
les attendus.
84
Encart apposé dans le préambule de chaque carnet
Le rapport de compatibilité s'apprécie au regard des intitulés des orientations (nommément cités en vert et numérotés)
définies dans chacun des carnets de paysage dans les parties charpente paysagère et ambiances. Aussi, ces
orientations sont opposables aux demandes d'autorisation d’urbanisme. Un projet doit donc à la fois répondre de son
rapport de compatibilité sur les orientations spécifiques de la charpente propres à son contexte et sur les orientations
ciblées de l'ambiance. Ne sont cependant pas opposables les orientations sans objet (ex : orientation portant sur la
valorisation des murs anciens si le secteur de projet n'en comporte pas).
Les OAP constituent des pièces centrales d’un urbanisme de projet permettant un dialogue entre la collectivité et les opérateurs, qui permet
d’asseoir une certaine stabilité du document d’urbanisme face à la temporalité des projets, tout en posant le cadre adéquat en déclinaison
du projet de territoire.
85
DESCRIPTION
La Métropole a élaboré une OAP qualité de l’air afin d’intégrer cette problématique de santé publique dans le PLUi. Les orientations de cette
OAP s’appliquent dans les secteurs identifiés dans le plan de prescriptions graphiques B3 « Plan de prévention des pollutions ».
86
MÉTHODOLOGIE D’ÉLABOR ATION
La carte stratégique air de la métropole grenobloise : un outil de diagnostic d e la qualité de l’air
Ainsi, la réduction de l’exposition de la population à la pollution de l’air demande, non seulement d’agir « à la source » en réduisant les
émissions de polluants, mais également de concevoir un urbanisme qui protège les populations de l’influence des grandes infrastructures
routières.
En matière d’urbanisme, Grenoble-Alpes Métropole a choisi de limiter l’exposition des populations à la pollution atmosphérique, notamment
dans les secteurs les plus touchés. Pour cela, il a fallu préalablement établir une cartographie révélant les zones de « surexpositions ».
L’observatoire régional de la qualité de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes (Association Agréée pour la Surveillance de la Qualité de l’Air) a
établi un outil de diagnostic cartographique concernant le territoire de la Métropole grenobloise : la Carte Stratégique Air. La Carte
Stratégique Air a été réalisée sur la base d’une méthodologie standardisée et partagée, conçue par Atmo France (fédération nationale des
Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air) dans le cadre d’une démarche suivie par la Ministère en charge de
l’environnement et le Laboratoire Central de la Surveillance de la Qualité de l’air. La méthodologie définie est décrite dans le guide « Qualité
de l’air et urbanisme – Guide méthodologique d’élaboration de la Carte Stratégique Air – mai 2016 ».
La Carte Stratégique Air est une carte de pollution unique « multi-polluants » et « multi-années ». En effet, elle synthétise la situation
concernant les différents polluants à enjeux sur le territoire (dioxyde d’azote et particules PM10 et PM2,5) et les cinq dernières années de
manière à prendre en compte les fluctuations interannuelles des niveaux de polluants afin de décrire une situation « médiane ». La Carte
Stratégique Air du territoire de la Métropole grenobloise a été réalisée en août 2016.
Carte Stratégique Air du territoire de la Métropole grenobloise permettant d’identifier les zones les plus exposées à la pollution de l’air
(VL : valeur limite, il s’agit du seuil réglementaire)
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-
-
La Carte Stratégique Air indique que les zones de proximité routière sont particulièrement exposées à la pollution de l’air. Les zones « air
prioritaire », « en dépassement réglementaire » et « en dépassement réglementaire potentiel », essentiellement localisées en bordure des
grandes voiries, regroupent 4 % de la population de la Métropole grenobloise. 21 % des habitants de la Métropole résident dans le « zone
de vigilance » alors que et seuls 3 % des métropolitains ne sont pas exposés à un dépassement du seuil préconisé par l’organisation
mondiale de la santé (Cf. figure ci-après).
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Exposition de la population de la Métropole grenobloise à la pollution de l’air telle que décrite par les différentes classes de la Carte
Stratégique Air
(VL : valeur limite, il s’agit du seuil réglementaire).
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DESCRIPTION
Des principes de résilience en aménagement sont présents dans un grand nombre de guides et ouvrages, élaborés par différents acteurs :
services de l’État, organismes de recherche appliquée (CEREMA, etc.) mais aussi organismes spécialisés (CEPRI, PARN, etc.). Un
recensement et une analyse des solutions compatibles avec un document d’urbanisme a été fait à partir de ces documents cadres. Les
éléments techniques présents dans ces derniers ont permis d’alimenter l’OAP risques et résilience et ont été mobilisés et retranscrits dans
les différents documents du PLUi.
Cette OAP thématique intègre des dispositions qui viennent compléter, enrichir ou faciliter la lecture du règlement. Elle couvre les risques
suivants.
Hydrauliques :
- Inondations de plaine et crues rapides des rivières
- Phénomènes hydrauliques liés au relief : torrentiel, ruissellement sur versant
Mouvements de terrain :
- Glissements
- Sismique
Risques technologiques : thermique, surpression et toxique
Transports de matières dangereuses.
Chaque famille d’aléa dispose ainsi de grands principes d’aménagement, dont certains ont été déclinés plus précisément.
L’OAP intègre également une carte multi-aléas qui permet de repérer l’aléa majeur. Pour autant, cette carte ne se substitue pas aux plans
des risques naturels et des risques anthropiques B1 et B2.
L’OAP a vocation à donner la philosophie générale sur la résilience et la manière de l’appréhender en termes d’adaptation des projets aux
aléas en présence. Elle se veut donc pédagogique et doit donner des éléments de garanties de la bonne prise en compte du risque dans les
projets. Elle vient en complément de l’ensemble de la réflexion du PLUI sur les risques : règlement écrit et graphique du PLUI, servitudes
d’utilité publique qui s’imposent. En cela, l’OAP précise certains principes mais ne se substitue pas au règlement écrit. Elle se veut
complémentaire au règlement et ne permet en aucun cas de déroger à ce dernier.
Elle doit permettre à un porteur de projet de réfléchir au-delà de son opération. L’OAP est un levier pour aller plus loin dans la prise en
compte adaptée des risques et ainsi présenter des mesures organisationnelles de gestion de crises ou constructives, sans pour autant
donner une portée opposable à ces points. Ces éléments participent de la bonne culture « risque » sur le territoire.
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OBJECTIFS POURSUIVIS - JUSTIFICATIONS
En cohérence avec l’objectif du PADD de « Construire une Métropole Résiliente », la prise en compte des risques naturels et anthropiques
constitue un enjeu majeur pour l’avenir du développement du territoire : La sécurité des biens et des personnes doit être assurée sans
toutefois que l’appréhension du risque ne « fige » le territoire. L’ensemble des dispositifs réglementaires visent ainsi à ce que les
pétitionnaires puissent disposer de tous les éléments pour concevoir un projet cohérent avec le règlement « Risques » constituant le
tome 1.2 du règlement écrit du PLUi.
Cette OAP « Risques et Résilience » vient donc, en complément du règlement écrit, donner les éléments pour traduire l’orientation du
PADD qui vise à « construire une métropole résiliente ».
Dans un rapport de compatibilité, elle a vocation à compléter et enrichir le règlement des risques afin d’accompagner le porteur de projet
à proposer des solutions d’aménagements résilients. L’OAP « Risques et Résilience » cherche à mettre en œuvre de grands principes qui
sont par la suite déclinés dans des orientations spécifiques à chaque aléa. Chaque orientation opposable aux tiers étant indiquée par une
flèche spécifique, les illustrations et explications ne devant quant à elles pas être retenues pour l’instruction des futurs projets. Les grands
principes ont été essentiellement pensés pour les aléas naturels hydrauliques et les mouvements de terrains, puisque ce sont sur ces deux
aléas que les leviers d’action métropolitains et communaux sont les plus importants.
a_À cet effet, les grands principes pour les aléas hydrauliques sont les suivants :
Éviter l’exposition des enjeux ;
Atténuer et absorber l’aléa ;
Adapter les projets pour limiter au maximum leur vulnérabilité ;
Valoriser les espaces non bâtis ;
Adapter et planifier l’aménagement.
Ces grands principes déclinent en partie les orientations d’aménagements attendues pour répondre à l’objectif du PADD de « renforcer la
résilience des abords de l’Isère, du Drac et de la Romanche » et ainsi répondre aux enjeux du Territoire à Risques Important d’Inondation
Grenoble-Voiron.
La notion d’évitement vise à rechercher un site mieux adapté à l’aménagement lorsque le niveau d’aléa est trop important. Il s’agit
également de préserver les abords des cours d’eaux et des ouvrages, de laisser de la place à l’eau, à l’expansion d’une crue potentielle. Les
principes « Atténuer » et « Absorber » l’aléa visent à chercher des solutions locales, à l’échelle du projet, pour réduire l’impact de l’aléa sur
le projet à travers des aménagements permettant d’en réduire l’intensité (hauteur et vitesse de l’eau, transports de matériaux, formation
d’embâcles, etc.) et notamment en favorisant l’organisation des écoulements et la transparence du projet. L’adaptation des projets répond
aux nécessités d’intégrer les conséquences des aléas sur les projets afin de limiter l’impact sur les points vulnérables des constructions.
L’urbanisation en secteur exposé aux aléas hydrauliques génère des espaces non bâtis qu’il convient de valoriser afin que la résilience soit
comprise, intégrée, et non pas vue comme une contrainte. Enfin, adapter et planifier l’aménagement répond à la nécessité d’avoir une
logique d’ensemble, de l’échelle métropolitaine au tènement, pour une urbanisation intégrant la sensibilité des usages et des constructions
envisagées ainsi qu’une approche de réduction globale de la vulnérabilité du territoire, à l’occasion notamment du processus de
renouvellement urbain.
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b_Pour les aléas de mouvements de terrain , il s’agit de :
Éviter les zones de dangers spécifiques ;
Adapter le tissu urbain en zone exposée ;
Protéger et densifier les zones déjà bâties ;
Assurer la sécurité des populations.
La notion d’évitement vise à rechercher un site mieux adapté à l’aménagement. Cette dernière est essentiellement traduite dans le zonage
et le règlement. La notion d’adaptation répond aux nécessités d’intégrer les conséquences des aléas sur les projets afin de limiter l’impact
sur les points vulnérables des constructions. Pour protéger et densifier les zones bâties, on recherche à limiter la sensibilité des risques
sur les personnes, les biens et les activités en privilégiant les zones les plus « sûres », éventuellement protégées par le bâti préexistant.
Enfin, pour assurer la sécurité des personnes dans les zones exposées, l’idée est d’adapter la construction et la manière de penser la forme
urbaine.
Des orientations d’aménagement complémentaires étaient initialement envisagées mais ne répondaient pas toujours à des enjeux
d’urbanisme. À cet effet, elles ont été en grande partie inscrites dans une catégorie « Pour aller plus loin » qui n’est pas opposable aux
autorisations d’urbanisme. Elle cherche à proposer des solutions pour répondre aux enjeux constructifs mais également aux questions
organisationnelles/fonctionnelles, de gestion de crise, à la nécessité d’informer, etc.
Dans une logique de couverture des enjeux technologiques liés à la présence de plateformes chimiques notamment, d’installations
nucléaires et de canalisation de transport de matières dangereuses, l’OAP prévoit de présenter également les grands enjeux et les attendus
pour ces aléas.
L’OAP permet d’aboutir à une déclinaison des objectifs affichés dans le PADD pour « prendre appui sur les infrastructure vertes », mais
aussi pour « assurer la résilience des tissus urbains pour permettre leur renouvellement urbain » et pour « prévoir des formes urbaines et
architecturales adaptées aux aléas ».
MÉTHODE D’ÉLABORATION
En lien avec les orientations d’aménagement définies dans le PADD et notamment la nécessité d’arriver à aboutir à une « métropole
résiliente », l’élaboration de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation s’est organisée en plusieurs phases.
a_Définition de l’objet
La définition de l’objet de l’OAP a évolué. Il était initialement question d’aborder uniquement les aléas hydrauliques afin de répondre aux
objectifs définis par le Plan de Gestion du Risque d’Inondation (PGRI) qui fixait notamment une question majeure sur l’inondation de plaine.
En outre, le territoire métropolitain est également fortement impacté par différents aléas hydrauliques liés à la présence de reliefs
(torrentiel, ruissellement sur versant). Aussi, il était important de pouvoir intégrer des dispositions pour pouvoir répondre à ces enjeux. Les
échanges avec les partenaires institutionnels et les prestataires pour l’élaboration du PLUi ont également mis en évidence la nécessité de
ne pas négliger les mouvements de terrain, dont l’impact n’est pas anodin sur certaines communes. Enfin, pour couvrir l’ensemble des
champs qui impactent notre territoire, il a également été question d’aborder les enjeux et la manière d’aborder la résilience par rapport aux
risques technologiques, soulignant entre autres que le territoire dispose de deux plateformes chimiques et d’installations dont l’impact
potentiel n’est pas négligeable.
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b_Organisation de la structure
L’OAP est structurée sur le même modèle que l’ensemble des autres outils liés aux risques. La donnée liée à l’aléa et à l’évènement à
l’origine du risque conditionne la manière de s’en prémunir. En ce sens, la Métropole intègre systématiquement la nouvelle connaissance
des risques, ne niant pas l’aléa mais cherchant à l’objectiver et à s’y adapter de manière résiliente. À ce titre, l’OAP a vocation à donner des
éléments par aléa. Toutefois, des points communs ont été identifiés par famille d’aléa permettant ainsi d’aboutir, notamment pour la famille
d’aléa hydraulique, à des dispositions communes.
c_Définition du contenu
Le contenu de l’OAP est de trois sortes :
Une carte d’aléas multi-aléas : cette carte a pour objectif de simplifier la connaissance disponible des aléas ainsi que d’obtenir
une vision d’ensemble à l’échelle de la Métropole. Elle regroupe les aléas des PPRI, des PPRN et les aléas issus des cartes d’aléas
réalisées par Grenoble-Alpes Métropole ;
Les orientations d’aménagement : pour définir les orientations d’aménagement, la Métropole a pris appui sur des éléments de
connaissance déjà disponibles dans les guides et ouvrages issus des services de l’Etat (ministère, DREAL, DDT etc.), des différents
acteurs spécialisés (CEREMA, CEPRI, CSTB, PARN etc.) et sur des retours d’expériences du territoire. Ces orientations ont été
étudiées et catégorisées afin d’aboutir à des orientations d’aménagement relevant du Code de l’urbanisme. Ce travail a permis
d’identifier des orientations communes à certaines familles d’aléas afin de simplifier la lecture du document.
Enfin, des illustrations permettent de rendre l’OAP la plus compréhensible et la plus précise possible.
Il est à noter que l’OAP dispose d’une grille de lecture afin de mettre en évidence les objectifs à respecter, en les distinguant des orientations
opposables aux tiers identifiées par des flèches, des illustrations et des explications qui viennent enrichir et faciliter la bonne lecture et la
bonne compréhension des orientations. Elle comporte également un glossaire spécifique qui permet de définir certaines notions propres
au document.
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Les règles de constructibilité et d’occupation des sols contenues dans le PLUI sont définies dans le règlement. Le règlement du PLUi de
Grenoble-Alpes Métropole est composé d’une partie écrite, complétée par différents documents graphiques comprenant notamment le
plan de zonage.
LE RÈGLEMENT ÉCRIT
Le règlement du PLUI de la Métropole est créé selon les dispositions prévues par la loi ALUR ; il compte 10 articles.
Les dispositions de la loi ALUR offrent une plus grande souplesse pour écrire la règle d'urbanisme et favoriser un urbanisme de projet, avec
en particulier la possibilité d’utiliser :
Des règles exclusivement graphiques,
Des règles qualitatives exprimées sous la forme d’un résultat à atteindre,
Des règles différenciées entre le rez-de-chaussée et les étages,
Des règles alternatives,
Des règles de hauteur et d’emprise assouplies,
Des règles de mutualisation des aires de stationnement.
Tout cela permet une adaptation aux spécificités locales, notamment pour les règles volumétriques et pour les projets d’ensemble.
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a_Les dispositions générale s
Afin de ne pas surcharger les règlements de zones, les règles applicables dans une majorité de zones ont été regroupées dans un règlement
intitulé « règles communes » qui se trouve dans les dispositions générales. La structure des articles est la même que dans les règlements
de zone. Lorsque ces dispositions s’appliquent, un renvoi est fait depuis le règlement de zone vers les règles communes. On y trouve
notamment les règles relatives à la mixité fonctionnelle et sociale, les règles communes d’implantation, des règles de stationnement, de
végétalisation, des règles sur les clôtures, la collecte des ordures ménagères… etc.
Les dispositions générales comprennent en outre des règlements spécifiques : le règlement des risques et le règlement du patrimoine.
Enfin on y trouve un lexique de certains termes utilisés dans les différents documents.
Article 4 Implantation et volumétrie des 4.1 Implantation par rapport aux voies et emprises publiques
constructions et des installations
4.2 Implantation par rapport aux limites séparatives
Article 5 Qualité urbaine, architecturale, 5.1 Insertion des constructions et installations dans leur
environnementale et paysagère environnement
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article objet paragraphes
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LE PLAN DE ZONAGE
Le zonage du PLUi a été élaboré à partir du croisement d’une analyse typomorphologique des tissus urbains, du récolement des documents
d’urbanisme existant dans les communes et des ambitions d’évolution du territoire inscrites dans le PADD.
Les études ont permis de dresser le portrait des différents types de tissus urbains existants, de les qualifier en analysant les formes
urbaines (voirie, parcellaire, volumes et implantation des bâtiments, nature des espaces non bâtis, du relief…) et d’identifier les potentiels
de mutation urbaine au regard des enjeux exprimés par le PADD.
Cette analyse a permis de déterminer des grandes familles de zones : zones urbaines mixtes, zones dédiées à l’économie, aux équipements
ou aux espaces réservés (militaires, campus…), zones de nature urbaine, zones agricoles et zones naturelles, chacune de ces familles
comprenant plusieurs entités.
Cette première ébauche de zonage a ensuite été affinée au regard des orientations des documents supra-communaux (SCoT, PLH, PDU…),
du PADD, par la concertation, par le travail en communes pour ce qui concerne l’évolution souhaitée et possible des tissus urbains, par le
travail sur différentes thématiques comme les risques, la mixité sociale, les réseaux (eau, assainissement, voiries) …
La multitude de zones existantes dans les documents locaux (environ 1 000) a laissé place à un zonage plus sobre comportant seulement
42 zones. À chaque zone correspond un règlement de zone.
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Total des surfaces affectées à chacune des zones
Types de zones Superficie en hectares
LES INDICES
Plutôt que de créer de nouvelles zones pour des différences sans impact sur la nature globale de la zone, il a été choisi d’utiliser des indices,
permettant au sein d’une même zone d’avoir une ou plusieurs spécificités, liées à un contexte particulier, avec des règles alternatives à la
règle générale applicable dans la zone. Ces indices sont toujours indiqués par des lettres minuscules et concernent pour la plupart les
destinations et sous destinations autorisées ou interdites ou des règles d’implantation et de végétalisation spécifiques. En zones agricoles
et naturelles, ils déterminent les secteurs stricts (encadrés et quasi inconstructibles) et les secteurs réservés aux domaines skiables.
k Domaines skiables A, N
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Indices Objet Zones impactées
w Implantation libre par rapport aux voies et emprises publiques UE3, UE4
Les indices sont décrits et justifiés dans les chapitres relatifs aux zones où ils s’appliquent.
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LE RÈGLEMENT GRAPHIQ UE
Le règlement graphique du PLU est constitué des 15 documents suivants qui comportent des éléments en lien avec le règlement écrit et
les Orientations d’Aménagement et de Programmation.
A_Plan de zonage Zonage (UA, UB, UC, UD, UE, UZ, UV, AU, N, A) et indices
Secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol
Secteurs au sein desquels la constructibilité est soumise à des conditions spéciales
en raison des nécessités de fonctionnement des services publics et de la préservation
des ressources naturelles
Bâtiments agricoles susceptibles de changer de destination
Secteurs de performance énergétique renforcée (niveaux 1 et 2)
B1_Plan des risques naturels Informations issues des cartes d’aléas multirisques
Informations sur les PPRN
Bandes de précautions
Informations issues des PPRI approuvés ou en cours d’élaboration
B2_Plan des risques anthropiques Informations issues des PPRT approuvés ou en cours d’élaboration
Informations liées à des zones de risques technologiques avec prescriptions (ILL,
Sandvik-Eurotungstène)
Informations sur les canalisations de transport de matières dangereuses
Zones de mouvements de terrain potentiels liées au risque minier
B3_Plan de prévention des Zones d’application de l’Orientation d’Aménagement et de Programmation « Air »
pollutions Périmètres de protection des captages d’eau
Points de prélèvement d’eau potable
Aires probables d’alimentation des captages (APAC)
Zonage d’assainissement collectif et non-collectif
C1_Atlas de la mixité fonctionnelle Espaces de développement commercial (EDC)
et commerciale Centralités urbaines commerciales (CUC)
Linéaires de mixité fonctionnelle et commerciale (L1, L2 et L3)
C2_Atlas de la mixité sociale Secteurs de mixité sociale (relatif à l’intégration de logement locatif social et/ou en
accession)
Emplacements réservés pour la mixité sociale
D1_Atlas des formes urbaines : Marges de recul
Implantations et emprises Linéaires de continuité/discontinuité obligatoire
Lignes d’implantation
Variations des surfaces végétalisées et de pleine terre
D2_Atlas des formes urbaines : Hauteurs maximales alternatives
Hauteurs
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Intitulé du document graphique Contenu
F1_Plan de l’OAP Paysage et Périmètres des carnets de paysage et ambiances de l’OAP Paysage et Biodiversité
Biodiversité
F2_Plan du patrimoine bâti, Éléments repérés au titre du patrimoine bâti, paysager et écologique :
paysager et écologique - Patrimoine bâti (niveaux 1 à 3)
- Ensembles bâtis homogènes
- Parcs (niveaux 1 et 2)
- Espaces paysagers
- Patrimoine de proximité (niveaux 1 et 2)
- Ouvrages
- Patrimoine végétal (dont les espaces boisés classés)
- Patrimoine cultivé
- Zones humides
Cours d’eaux identifiés pour le maintien ou la remise en état des continuités
écologiques
Monuments historiques (à titre d’information)
G1_Atlas des OAP et secteurs de Secteurs de Périmètres en attente de projets d’aménagement (PAPA)
projet Secteurs de plan masse
Périmètres des Orientations d’Aménagement et de Programmation sectorielles
Périmètres des Zones d’Aménagement Concerté avec surfaces de plancher
prescriptives
G2_Secteurs de plan masse Plans masse
H_Atlas du stationnement Secteurs du zonage stationnement pour les obligations de réalisation d’aires de
stationnement pour les voitures et les vélos (Secteurs 1 à 6 et secteur C)
J_Atlas des emplacements Emplacements réservés (hors mixité sociale)
réservés (2 tomes) Servitudes de localisation
Localisation de conditions de desserte spécifiques
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Les zones UA correspondent aux tissus originels, antérieurs à la révolution industrielle, bâtis le plus souvent en continu et alignés le long
de rues étroites. Les zones UA regroupent le centre ancien de Grenoble, les bourgs, les villages et les hameaux anciens.
Elle couvre le cœur historique de Grenoble, qui s’est développé de part et d'autre de l'Isère, au pied de la montagne. De taille restreinte pour
un centre d’agglomération, il concentre néanmoins une grande diversité de fonctions (habitat, commerces, équipements) et de population,
et rayonne sur l'ensemble de l'agglomération.
La zone UA1 comprend aussi les secteurs d’extension directe du centre historique (ville haussmannienne et extensions de la fin su XIXème
siècle). Ce tissu urbain côtoie de grosses opérations plus récentes : quartier Hoche au sud (logement social des années 1980), et immeuble
Mutualité à l'est (années 1970). Généralement considéré comme le centre administratif de Grenoble, autour de l'emblématique place de
Verdun, ce secteur regroupe également les "beaux quartiers" de la place Victor Hugo et du sud de la place de Verdun.
Sa position centrale lui assure une bonne desserte en transports en commun, une offre importante de services et de commerces ; elle
englobe un bon nombre d’équipements administratifs (Préfecture, Conseil Départemental, Hôtel de ville, ancien Musée de peinture…) et
quelques vastes emprises foncières comme le lycée Champollion.
Les caractéristiques du bâti sont à développer en accueillant une pluralité d’occupations : habitat, services, équipements, commerces,
artisanat, etc....
Le bâti s’implante sur limite d'espace public et en continuité pour préserver les caractéristiques historiques de ce tissu urbain.
La zone UA1 est partiellement couverte par un SPR (Sites Patrimonial Remarquable, ex AVAP, qui figure en annexe 1C du PLUi), créé par
délibération du conseil municipal de Grenoble du 18 novembre 2013.
La zone UA1 comprend également des « secteurs à sensibilité archéologique » dans lesquels toutes les demandes d’autorisation
d’occupation du sol seront transmises pour avis par le service instructeur au Service Régional de l’Archéologie.
Pour répondre aux objectifs du PADD, les évolutions souhaitées de ces tissus doivent permettre d’assurer en priorité :
La poursuite des opérations de réhabilitation de l’habitat ancien, facteur d’amélioration de l’attractivité du centre-ville ;
La prise en compte de la diversité du patrimoine Grenoblois : quartiers anciens, extension du XIX° siècle (ciment moulé et grands
ensembles urbains) et du XX° siècle ;
La prise en compte des enjeux du développement durable : réduction des consommations énergétiques dans le bâti ancien,
intégration de la dimension environnementale dans l'aménagement des espaces non bâtis ;
La poursuite des projets de requalification des espaces publics et des projets urbains ;
L’implication des acteurs publics et privés dans une démarche de revalorisation patrimoniale.
105
Dans ces tissus anciens, l’organisation parcellaire peut varier selon le caractère plus ou moins rural du secteur. Dans les secteurs les plus
urbains, elle est caractérisée par des parcelles étroites, disposées en lanières accueillant des maisons de ville. Les bâtiments présentent
des façades continues sur rue avec des unités de formes, de matériaux et de couleur qui se distinguent des façades arrière très hétérogènes
dans leur traitement. Ces arrières de parcelles peuvent accueillir selon les cas, des jardins privatifs constituant des cœurs verts à l’échelle
des îlots, ou des annexes, appentis, locaux de stockage ou maisons d’habitation en second rang.
Les hauteurs moyennes des bâtiments varient selon les types de communes, entre R+1+C (à Noyarey, Corenc, ou Seyssinet-Pariset,) et
R+2+C avec des dépassements ponctuels à R+3, voire R+4, sur des communes comme Domène, Sassenage, Vif ou Vizille.
C’est souvent à partir de ces noyaux historiques déjà dotés en services, que se sont développées les centralités locales ou de bassins de
vie. Leur vocation dominante est mixte et les rez-de-chaussée des bâtiments peuvent accueillir des services de proximité, des commerces,
des activités artisanales ou des équipements publics (Domène, Pont de Claix, Vif…). Leurs qualités paysagères et patrimoniales ainsi que
le caractère de leurs espaces publics leur confèrent souvent un attrait touristique complémentaire à l’offre en espaces naturels de loisirs
(centres anciens de Vizille, de Sassenage, du Fontanil-Cornillon, …).
La préservation du patrimoine et du paysage, le confortement des fonctions de centralité quand elles existent, la valorisation du parc de
logements et la maîtrise de la place de la voiture sont les principaux enjeux de l’évolution de ces cœurs historiques. Il s’agit d’ouvrir ces
centres à d’autres fonctions urbaines : loisirs, lieux de rencontre, nouveaux services, de les doter d’espaces publics de qualité et de les
relier confortablement aux quartiers qui les entourent.
Pour répondre aux objectifs du PADD, les évolutions souhaitées de ces tissus doivent permettre d’assurer en priorité :
La réhabilitation du bâti existant, notamment en termes de rénovation thermique et acoustique et d’adaptation aux normes
actuelles d’habitabilité ;
La préservation du patrimoine et des spécificités paysagères et morphologiques de chacun des centres, ainsi que la cohabitation
harmonieuse de l’architecture contemporaine avec l’architecture vernaculaire ;
Le maintien des linéaires commerciaux lorsqu’ils existent et plus généralement d’une mixité fonctionnelle des rez-de-chaussée,
dans une logique de confortement des centralités pluri-communales ou locales dans lesquels ils s’inscrivent ;
L’aménagement des arrières de parcelles et le curetage des îlots dégradés ; l’extension modérée des constructions existantes
avec :
- Une densification possible du bâti par de nouvelles constructions ;
- La végétalisation des parcelles ;
Le stationnement des vélos (dans le cadre du réaménagement des arrières de parcelles, de la réaffectation de petits éléments de
patrimoine ou d’aménagement de l’espace public).
Les nouvelles constructions dans des dents creuses seront implantées dans la mesure du possible à l’alignement sur rue et sur limites
séparatives et s’inscriront dans des hauteurs à R+2+C, sauf exceptions mentionnées à l’atlas D des formes urbaines, ou orientations
différentes mentionnées par l’OAP Paysage et biodiversité.
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Les constructions à usage d’habitation n’excèdent généralement pas R+1+C. Elles peuvent cohabiter avec des bâtiments agricoles, parfois
encore en activité, qui présentent localement des caractéristiques patrimoniales spécifiques à préserver.
Les principaux enjeux sur ces espaces sont la valorisation de certains éléments du patrimoine et des qualités paysagères intrinsèques au
hameau, le maintien des activités agricoles quand elles existent et leur cohabitation avec la fonction résidentielle, ainsi que la gestion des
transitions avec les tissus urbains et les espaces agricoles et naturels qui les entourent.
Pour répondre aux objectifs du PADD, les évolutions souhaitées de ces tissus doivent permettre d’assurer en priorité :
La réhabilitation du bâti existant, notamment en termes de rénovation thermique et d’adaptation aux nouveaux usages ;
La valorisation patrimoniale et la préservation des caractéristiques morphologiques spécifiques à chaque hameau ;
La cohabitation de l’architecture contemporaine avec l’architecture vernaculaire ;
La porosité de ces hameaux aux déplacements des piétons ;
Le maintien des activités agricoles en exercice et leur cohabitation avec l’environnement résidentiel ;
La transformation des bâtiments agricoles après arrêt de l’activité dans le respect de leurs qualités patrimoniales ;
L’intégration paysagère des garages et annexes et des nouvelles constructions, notamment lorsqu’ils se situent dans la pente.
Le développement harmonieux de ces centralités urbaines passe par « l’amélioration de la lisibilité de ces pôles en travaillant sur leur
qualité paysagère et patrimoniale » et par « l’adaptation au changement climatique qui impose de réduire le stockage de chaleur dans tout
nouveau projet d’aménagement, tant pour les extensions que le renouvellement urbain ».
Le PADD préconise l’élargissement du centre-ville de Grenoble en renforçant sa cohérence d’ensemble depuis les quais de l’Isère, les
quartiers Notre-Dame et Victor Hugo jusqu’à l'ÉcoQuartier de la Caserne de Bonne et le pôle Gares, « la valorisation du patrimoine du centre
centre-ville de Grenoble en ce qu’il participe au développement du potentiel touristique et à l’attractivité de la ville-centre » et prévoit que
« la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de la métropole, permettra de construire une métropole montagne forte de ses
diversités ».
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Pour répondre à ces objectifs :
La zone UA1 délimite un centre-ville élargi, qui va au-delà du périmètre du SPR et s’étend plus largement à l’ouest jusqu’à la voie
ferrée afin d’inclure les quartiers haussmanniens.
Le règlement des zones UA comprend des règles particulièrement développées (par rapport aux autres zones) concernant la prise
en compte du patrimoine et les caractéristiques architecturales des constructions. Ces règles sont complétées par celles qui
imposent la végétalisation des parcelles. Bien que le parcellaire soit souvent très construit, la végétalisation comprenant de la
pleine terre est presque partout obligatoire, car c’est souvent dans les centres les plus « resserrés » que le végétal fait le plus
défaut. En zone UA1, le règlement du PLUI est complété par le règlement du SPR (Site Patrimonial Remarquable), qui figure en
annexe du PLUI.
Les règles d’implantation et de gabarit s’inspirent des formes urbaines présentes de manière à pourvoir développer ou réhabiliter les tissus
anciens dans l’esprit de ce qui existe, en acceptant toutefois l’innovation et les formes contemporaines. Toutefois des règles particulières
permettent d’implanter les bâtiments en fonction du contexte, lorsqu’il faut s’insérer dans un tissu vraiment contraint (en dent creuse, pour
préserver un élément de patrimoine) ou implanter un équipement collectif ou des services publics).
L’agriculture est autorisée dans la ville centre en UA1, pour pouvoir développer cette activité sur les toits ou permettre l’installation de
fermes urbaines, sous réserve de ne pas générer de nuisances pour les riverains. Les constructions nouvelles destinées à l’agriculture et
la forêt sont par contre interdites dans les villages et hameaux, car il est préférable de les développer en dehors de ces centralités qui
doivent être réservées aux fonctions de centralité (pour les bourgs) ou à l’habitat (dans les hameaux).Toutefois la réhabilitation ou
l’extension des constructions existantes à vocation agricole ou forestière est possible dans les bourgs et hameaux, ce qui permet de
préserver le patrimoine local, comme les granges ou les anciennes fermes et de pérenniser les structures existantes.
À noter que dans certaines zones UA2 et UA3, des secteurs au sein desquels la constructibilité est soumise à des conditions spéciales en
raison des nécessités de fonctionnement des services publics et de la préservation des ressources naturelles sont identifiés au document
graphique A « plan de zonage ». Ces secteurs, soit sont soumis à des risques naturels, soit souffrent d’une insuffisance de capacité des
réseaux d’eau potable et/ou d’assainissement. Par conséquent, les constructions (à l’exception des extensions mesurées et des
108
réhabilitations) y sont interdites tant que les travaux nécessaires n’ont pas été réalisés pour permettre la desserte en réseau et/ou la
protection contre les risques.
La zone UA3 est concernée par un ou plusieurs secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol au titre de l’article R.151-
34-2° du Code de l’urbanisme. Dans ces secteurs, définis dans le document graphique A « Plan de zonage », en fonction des périmètres
d’exploitation des carrières, les usages et affectations du sols et activités nécessaires aux carrières sont autorisés.
Cette disposition permet de traduire l’orientation du PADD visant à « préserver les espaces nécessaires à l’exploitation des carrières et à
l’industrie du ciment ».
Dans les zones UA, comme dans toutes les zones du PLUI, sont autorisées les installations de type antennes d’émission ou de réception
(radios, télévisions, radios-téléphones) les pylônes permettant le transport d’énergie, ou le transport par câble et enfin les éoliennes.
Toutefois ces installations sont interdites sur les terrains et sur les bâtiments protégés en niveaux 2 et 3 au titre du patrimoine.
Dans les villages et hameaux, où les implantations sont plus diversifiées, le mode d’implantation par rapport à la voie doit être choisi en
fonction du contexte avec l’aide de l’OAP Paysage et biodiversité :
En UA2, en priorité à l’alignement ou en recul dans certains cas (voir plus bas).
En UA3, en fonction de l’implantation des bâtiments voisins et à défaut avec une distance de l’alignement opposé, au moins égale
à la hauteur du bâtiment (L ≥ H) de façon à ce que le bâti respecte la largeur de la voie.
Dans les deux zones, il est imposé une hauteur limitée à 4m en cas d’implantation sur limite, ou sinon un recul de 4m de la limite (sans
prospect). Cette règle permet de ménager des passages entre la rue et l’arrière des parcelles, des espaces qui pourront être végétalisés.
Des règles alternatives apportent une certaine souplesse à la règle générale, notamment pour la préservation du patrimoine (bâti ou
végétal) ou pour une meilleure insertion du projet dans son environnement : des implantations en recul peuvent donc être autorisées en
cas d’insertion du bâtiment dans une dent creuse, pour assurer la préservation d’un élément repéré au titre du patrimoine, ou lorsque le
terrain a une forme atypique (notion définie dans le lexique) ou complexe. En UA2 et UA3 il est également possible de s’implanter en recul
en cas d’extension d’un bâtiment déjà implanté en recul. Cette disposition n’est pas prévue en UA1 où les possibilités d’implantation en
recul sont volontairement très limitées puisque les bâtiments sont en majorité à l’alignement. De même les équipements ou installations
liés à l’accessibilité aux réseaux et à la production d’énergies renouvelables peuvent faire l’objet d’autres implantations car ils sont souvent
indispensables à la mise aux normes des constructions ou à leur adaptation aux règles de confort actuel.
109
Les équipements collectifs et services publics qu’il faut pouvoir insérer dans les centres anciens, bénéficient quant à eux de règles
d’implantation libres, afin de faciliter leur insertion dans des tissus très contraints.
Afin de respecter un alignement de façades principales en front de rue, (en recul ou à l’alignement), les annexes isolées sont interdites en
front de rue en UA1 et UA2, mais pas en UA3, où le caractère plus rural des hameaux peut permettre d’accepter plus facilement ce type
d’insertion, avec des ruptures de hauteur.
Les règles d’implantation des constructions sur une même unité foncière sont identiques dans les 3 zones UA et doivent permettre de
préserver la salubrité et l’éclairement des bâtiments.
110
La hauteur des annexes est limitée à 4m dans les zones UA2 et UA3 mais n’est pas réglementée en UA1 du fait de leur absence et
de l’impossibilité d’en implanter (rareté et taille réduite du foncier) ;
Comme dans toutes les zones urbaines, la hauteur des installations (pour la production d’électricité, antennes…) est limitée à 3,50
m au-dessus du niveau de la construction sur laquelle elles sont installées.
La hauteur des installations posées au sol n’est pas règlementée sauf celle des ouvrages et accessoires des lignes de distribution
d'énergie électrique, des éoliennes, des antennes-relais de radiotéléphonie mobile et de leurs systèmes d'accroche, qui est limitée
à 15 m.
Enfin la réhabilitation d’un bâtiment existant peut se faire dans le volume existant.
Les règles relatives à l’architecture se trouvent à l’article 5.2 ; certaines sont issues des règles générales du règlement de la protection du
patrimoine (dans les dispositions générales) ; en effet il a été considéré qu’elles pouvaient s’appliquer à tous les bâtiments composant les
centres anciens.
Les règles qui figurent à l’article 5.2 sont globalement les mêmes pour les trois zones UA, sachant que les bâtiments à caractère intéressant
ou remarquable, repérés au titre du patrimoine, font l’objet de règles supplémentaires dans le règlement du patrimoine.
L’écriture de ces règles a été faite en veillant à respecter la compatibilité avec les règles du SPR qui couvre en partie la zone UA1.
Toutefois, certaines règles applicables à la ville-centre (UA1) ne sont pas applicables dans les villages (UA2) et hameaux (UA3), soit parce
qu’elles sont issues du règlement du SPR, soit parce qu’elles concernent des détails ou des typologies de bâtis propres à la ville centre.
C’est notamment le cas en ce qui concerne le traitement des encadrements, des lambrequins, des teintes de toitures, des rez-de-chaussée
d’immeubles sur rue.
Les règles relatives à l’architecture permettent d’encadrer un grand nombre d’éléments constitutifs des bâtiments : la volumétrie, l’aspect
des matériaux, les façades, les ouvertures menuiseries et occultations, les toitures, les loggias et vérandas, les éléments techniques,
antennes, pylônes, panneaux solaires, le traitement des RCH les éléments de décor d’origine et l’isolation des bâtiments.
Les porteurs de projet devront nécessairement se reporter à l’OAP Paysage et biodiversité pour améliorer l’insertion de leur projet dans
l’environnement. Cette OAP apporte des compléments selon les ambiances et la localisation des projets, elle permet de préciser le
règlement lorsque les règles offrent des choix multiples.
111
Ainsi au-delà de 500m², tous les projets doivent comporter des espaces végétalisés dont une partie en pleine terre. Les pourcentages sont
plus réduits pour la ville centre (UA1 : entre 5 et 15 % de pleine terre et entre 15 et 30 % d’espaces végétalisés selon les tailles de parcelles).
En raison de la hauteur des immeubles et de la densité des constructions, des pourcentages plus élevés pourraient compromettre la
réalisation de certains projets.
Dans les tissus urbains un peu plus aéré, les pourcentages sont plus élevés : ils sont pratiquement identiques en UA2 et UA3 et
s’échelonnent entre 10 et 25 % de pleine terre et entre 15 et 40 % d’espaces végétalisés. En UA3 la pleine terre est imposée aussi pour les
parcelles de moins de 500 m².
À noter que des règles alternatives sont prévues dans les règles communes (dispositions générales) afin de prendre en compte la valeur
patrimoniale des bâtiments : à ce titre il n’est pas imposé de pourcentage de végétalisation en cas de réhabilitation dans le volume existant
ni en cas de travaux sur un bâtiment repéré au titre du patrimoine, ni dans les périmètres de protection des sites et monuments historiques.
112
La zone UB correspond aux tissus urbains hétérogènes du cœur métropolitain (anciens faubourgs mixtes), qui sont issus de l’expansion
urbaine des XIX° et début XX° siècles en dehors des remparts et à distance de la ville. Ils ont accompagné le développement industriel de
cette époque, accueilli de nombreuses activités artisanales et industrielles et hébergé la main d’œuvre de ses entreprises. Il s’agit à l’origine
de quartiers populaires, où vivaient une majorité d’ouvriers qui cohabitaient avec les patrons des petits ateliers du secteur.
Ces tissus se caractérisent par leur hétérogénéité :
Hétérogénéité des usages : maisons de maitres, d’ouvriers, immeubles de rapport, anciens entrepôts et bâtiments industriels
reconvertis ou non.
Hétérogénéité des constructions à usage d’habitation : maisons individuelles, maisons style bourgeois, immeubles de tailles
variées (R+1 à R+4 et au-delà).
Les habitations peuvent cohabiter avec des bâtiments industriels ou d’artisanat, parfois encore en activité, qui présentent localement des
caractéristiques patrimoniales spécifiques à préserver. Cette diversité fait la richesse de ces quartiers d’autant qu’on note une présence
non négligeable d’espaces verts privés et publics, plus ou moins visibles depuis l’espace public.
Les faubourgs présentent une mixité sociale et fonctionnelle avec du bâti parfois fragilisé, des activités commerciales artisanales et parfois
encore de la petite industrie, des équipements publics, ce qui les rend particulièrement attractifs.
Ce type de tissu urbain se trouve sur Grenoble majoritairement, Saint-Martin-d’Hères, et Fontaine.
Pour répondre aux objectifs du PADD, les évolutions souhaitées de ces tissus doivent permettre d’assurer en priorité :
La reconstruction « de la ville sur la ville » grâce à des règles suffisamment souples complétées par une OAP Paysage et
biodiversité qui permettent la variété des formes bâties et non bâties, l’innovation, l’intégration soignée des projets en tenant
compte du tissu très hétérogène ;
Le maintien/développement d’une mixité fonctionnelle et sociale ;
Le maintien/développement de la végétalisation des projets à toutes les échelles : bâtiments, parcelles, cheminements, espaces
verts publics, clôtures... pour lutter contre les ilots de chaleur notamment ;
La réhabilitation du bâti existant, notamment en termes de rénovation thermique et d’adaptation aux nouveaux usages ;
Les extensions des bâtiments (pièce supplémentaire, combles aménagées, surélévation mesurée…) ;
La valorisation patrimoniale des éléments emblématiques (parcs, jardins, maisons, immeubles, bâtiments industriels) … ;
La cohabitation de styles d’architecture très divers.
Des règles de stationnement favorisant l’usage des modes doux (définis dans le lexique) et adaptées aux contraintes des terrains
(nappe affleurante) ;
L’adaptation des règles d’alignement et de continuité en fonction du contexte et des hauteurs en fonction des largeurs de rues ;
Des densités variables, modérées en cœur d’ilot, plus élevées le long des grands axes desservis par les transports en commun,
toujours qualitatives,
De réduire la production de déchets en prévoyant, lorsque cela est possible, des emplacements réservés au compostage des
déchets.
113
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
La zone UB est située en périphérie du centre historique de Grenoble (classé en UA1), dont elle a constitué le prolongement au XIX° siècle,
et doit permettre de traduire des orientations du PADD pour certaines identiques à celles de la zone UA et notamment :
Cette zone se situe dans la hiérarchie des échelles de territoires, au niveau de la proximité, ce qui nécessite qu’une pluralité de
fonctions soit maintenue à cette échelle,
L’adaptation au changement climatique implique que la végétalisation des projets soit renforcée.
Le PADD affirme la volonté de « promouvoir la mise en œuvre de formes urbaines économes en espace et la prise en compte de
la qualité urbaine et environnementale » et préconise pour y parvenir d’identifier les territoires de faubourg, pouvant faire l’objet
d’un processus d’intensification urbaine en tenant compte du contexte urbain environnant. Dans ces secteurs, les conditions
permettant l’évolution du bâti seront précisées pour s’inscrire dans des principes d’aménagement maîtrisés, permettre une
intégration urbaine cohérente des nouvelles constructions et assurer les principes du « vivre-ensemble ».
Pour répondre à ces objectifs, le règlement de la zone UB comprend des règles qui autorisent la mixité des fonctions, des règles
d’implantation particulièrement souples qui sont toujours complétées par les orientations de l’OAP Paysage et biodiversité, afin de de
respecter l’environnement et des d’adapter les nouvelles constructions à un tissu bâti hétérogène en évitant son uniformisation. Les règles
de végétalisation sont très généreuses (pour des centres urbains).
Concernant les usages et affectations des sols, constructions et activités interdites, comme en zone UA, les interdictions sont nombreuses
en zone UB pour ce qui touche aux loisirs, camping et aux dépôts.
Toutefois à la différence de la zone UA, la zone UB peut accueillir des aires d’accueil et terrains familiaux pour les gens du voyage, ainsi
que les résidences démontables constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs (ces deux types d’usages sont liés). En effet la
métropole doit garder des possibilités d’accueillir ces populations, pour répondre à ce qui a été déterminé par le schéma départemental
d’accueil pour les gens du voyage, sans pouvoir dire à l’heure où le PLUI est arrêté, où ces terrains seront situés. Ces installations sont
donc autorisées sans que des secteurs « v » aient été délimités.
114
b_Les règles d’implantation (articles 4.1, 4.2 et 4.3)
La singularité des zones UB tient principalement dans les règles d’implantation particulièrement souples et couplées à l’OAP Paysage et
biodiversité.
Afin de respecter la diversité de gabarit des voies, les bâtiments doivent être implantés comme indiqué sur l’atlas des formes urbaines –
plan des implantations (document D1), ou sinon avec une distance par rapport à l’alignement opposé au moins égale à la hauteur du
bâtiment (L ≥ H), jusqu’à 5m de profondeur depuis l’alignement (au-delà, la hauteur n’augmente plus), de façon à ce que les gros gabarits
soient plutôt implantés en front de rue qu’en fond de parcelle. Les annexes doivent être implantées à plus de 5m de l’alignement afin
d’éviter les portes de garages en front de rue.
Afin de créer des « accidents » dans les alignements sur rue et de ménager des espaces de respiration (verte si possible), la continuité n’est
pas imposée mais les bâtiments doivent être implantés sur une limite au moins. En effet ce type d’implantation correspond à l’implantation
traditionnelle dans les faubourgs (d’abord en front de rue puis sur les limites) ; cette implantation permet d’optimiser l’espace souvent
restreint, de profiter des jardins et de l’ensoleillement. Cela permet aussi de pouvoir densifier les parcelles par l’ajout d’une pièce
supplémentaire à la maison par exemple.
Comme en UA, des implantations en recul peuvent être imposées, pour la préservation du patrimoine, des continuités végétales, en cas de
configuration atypique ou complexe des terrains, ou pour l’implantation d’équipements collectifs et services publics.
115
e_Les règles relatives au patrimoine et à la qualité architecturale (article 5.2)
Le règlement comporte des règles relatives à la protection du patrimoine et à la qualité architecturale car les quartiers de faubourgs sont
bien pourvus en édifices à caractère patrimonial.
Toutefois ce patrimoine est souvent moins important en nombre et en qualité que celui que l’on peut trouver dans le centre-ville de Grenoble
dans la zone UA1 et les époques de construction sont plus récentes. Par conséquent les règles ont été allégées par rapport à celles des
zones UA. De plus, ces quartiers sont souvent considérés comme des laboratoires pour l’innovation urbaine : il faut donc laisser la
possibilité d’adapter le bâti existant et d’optimiser l’espace disponible.
Par ailleurs, les bâtiments les plus intéressants de la zone UB sont repérés et protégés au titre du patrimoine ; en outre tous les projets
doivent être compatibles avec les orientations de l’OAP Paysage et biodiversité, qui édictent quelques grands principes sur
l’ordonnancement des façades des bâtiments ou des percements notamment.
Par rapport à la zone UA1, les dispositions qui ont été supprimées ou simplifiées concernent principalement la réhabilitation de l’existant :
Respect des caractéristiques des bâtiments, alignements, continuités, respect des ouvertures et de leurs accessoires ;
Ce qui a trait à des typologies de bâti particulières présentes dans la zone UA1a mais absentes ou rares en UB : proportion des
ouvertures sur le bâti ancien, entrées cochères, pentes de toit, traitement des façades en pierre...
On retrouve toutefois en UB des règles interdisant les pastiches, les matériaux hétéroclites ou employés à nu alors qu’ils devraient être
recouverts, des règles sur la nature des enduits, des règles obligeant à conserver les détails et décors de façades, à harmoniser les couleurs
des joints de façade et des menuiseries avec celles des façades, à maintenir les éléments composant les ouvertures.
116
Afin de réduire la production des déchets dans ces secteurs qui présentent encore de grands tènements, permettant des surfaces
végétalisées et des espaces de pleine-terre importantes, les opérations d’ensemble devront prévoir des emplacements (collectifs ou
individuels) pour le compostage. Ces emplacements seront intégrés à l’espace de pleine-terre.
Cela vise à réduire la production de déchets, en cohérence avec les orientations du schéma directeur déchets et les orientations du PADD
Métropolitain.
117
Les zones UC correspondent à des secteurs urbains regroupant à la fois des secteurs de grands ensembles construits entre les années
1950 et 1980, et des secteurs de développement urbain plus récent. Pour l’ensemble de ces secteurs, il s’agit :
D’accueillir de nouvelles constructions dans des espaces déjà constitués en respectant les objectifs d’intégration de « nature »
dans les milieux urbanisés, de limitation des surfaces imperméabilisées et des ilots de chaleur urbains ;
De faciliter le renouvellement urbain de certains espaces bâtis existants en conciliant intégration d’espaces végétalisés dans les
milieux urbains, mixité fonctionnelle et mixité sociale, réaménagement des espaces publics… Le réaménagement des grands axes
structurants de la Métropole est particulièrement ciblé ;
De faciliter la réhabilitation des bâtiments existants en permettant leur évolution ;
De faciliter les perméabilités piétonnes et cycles ;
De polariser les activités commerciales autour de centralités définies ;
Pour l’habitat, d’imposer une certaine densité autour des arrêts de transports en commun ;
De réguler le stationnement au regard de la desserte en transports en commun ;
De mailler les espaces urbanisés par des éléments paysagers constitutifs d’une trame verte pouvant également être le support
des déplacements en modes actifs.
Le règlement distingue plusieurs zones UC qui se déclinent notamment en fonction de la hauteur des constructions, afin de prendre en
compte la diversité des espaces urbanisés de la Métropole.
118
Zones UCRU : renouvellement urbain
Les zones UCRU ont pour vocation de faciliter le renouvellement urbain des espaces déjà bâtis. Les zones recouvrent notamment des
secteurs de projets urbains d’envergure, pouvant faire l’objet d’orientations d’aménagement et de programmation et / ou d’opérations
d’ensemble gérées par la collectivité.
Les règles d’urbanisme des zones UCRU sont relativement souples permettant plus qu’ailleurs l’innovation urbaine. Par rapport à la zone
UC1, les règles d’implantation et de surfaces éco-aménageables sont plus souples laissant la place à la négociation des projets.
Le PADD rappelle aussi la nécessité de « modérer la consommation foncière pour l'ensemble des vocations du territoire métropolitain […] par
le renouvellement urbain ou la densification des unités foncières déjà bâties ou non bâties », et prévoit de « mettre en œuvre conjointement la
politique de réhabilitation des logements existants et le développement d’une offre nouvelle de logements » notamment par « la mise en œuvre
de la politique de réhabilitation et de requalification du bâti existant ».
Afin de traduire ces orientations, le règlement intègre à l’article 4, des règles permettant de générer formes urbaines relativement denses,
mais avec des graduations selon les zones et la nature des tissus urbains.
En matière de qualité environnementale, le PADD prévoit « une densification maîtrisée et qualitative des tissus urbains existants en veillant
à la bonne intégration des projets dans leur contexte urbain et naturel ». Il exprime aussi la nécessité de « fonder l’aménagement urbain du
cœur métropolitain sur la prise en compte de la qualité environnementale » de « renforcer a place de la nature dans les secteurs urbanisés »,
et « d’améliorer et d’accroître les espaces cultivés en ville » Par conséquent, les articles 5 et 6 encadrent la conception architecturale et la
végétalisation des parcelles, afin de favoriser la qualité urbaine et environnementale des projets en tenant compte des spécificités locales.
119
Les carrières qui existent dans certains secteurs classés UC1 et repérés sur le document graphique A « plan de zonage » peuvent y être
maintenues ainsi que les usages et affectations qui leur sont associées (exhaussements, affouillements, dépôts de matériaux).
Les autres destinations et sous-destinations sont autorisées, parfois sous condition :
L’agriculture, le commerce, le commerce de gros (en UC1 seulement) et l’industrie sont autorisés sous réserve de ne pas créer de nuisances
pour le voisinage, comme le prévoit le PADD.
Les bureaux sont autorisés mais avec une particularité : Sauf dans les opération d’aménagement d’ensemble, (où le pourcentage de la
surface de plancher est calculé au regard de la totalité de l’opération), les bureaux doivent être insérés dans un bâtiment comportant au
moins 50 % de la surface de plancher destinée au logement, afin de garantir la mixité des fonctions et de limiter l’éparpillement de l’offre
tertiaire dans le diffus. Les surfaces de bureau autorisées sont limitées à 2000m² en UC1 à 1000m² en UC2 et UC3, plus éloignés du cœur
d’agglomération. Toutefois, dans certains secteurs indicés « u » situés dans ou à proximité d’espaces de centralité stratégiques (Centre-
ville élargi de Grenoble, Presqu’île, Centralité sud…), les bureaux sont autorisés sans limitation de surfaces. Sans contribuer à
l’éparpillement de l’offre tertiaire, cette règle alternative permet l’implantation de grandes opérations de bureaux qui viennent conforter
ces espaces de centralité.
La zone UC1 est concernée par un ou plusieurs secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol au titre de l’article R.151-
34-2° du Code de l’urbanisme. Dans ces secteurs, définis dans le document graphique A « Plan de zonage », en fonction des périmètres
d’exploitation des carrières, les usages et affectations du sols et activités nécessaires aux carrières sont autorisés.
Cette disposition permet de traduire l’orientation du PADD visant à « préserver les espaces nécessaires à l’exploitation des carrières et à
l’industrie du ciment ».
Articles 4.1 et 4.2 : implantation des constructions par rapport aux voie, emprises publiques et limites séparatives
Afin de générer des formes compactes et relativement denses, tout en respectant le gabarit des rues, les constructions doivent être
implantées avec un recul par rapport à l’alignement opposé équivalent à leur hauteur moins 2m en UC1 et UC2 et équivalent à leur hauteur
en UC3. Le retrait par rapport aux voies sera donc plus important en UC3.
Des dispositions alternatives permettent d’autres implantations pour les équipements publics ou en cas de prolongement d’une
construction existante.
Dans les zones UC2 et UC3 les constructions situées en bordure d’une emprise publique constituée par un parc classé en zone UV peuvent
être implantées en limite seulement si leur hauteur est inférieure ou égale à 4m. Cette règle permet d’éviter la construction de bâtiments
trop hauts en bordure de parc ; à défaut, en présence de ces emprises publiques très vastes, l’alignement opposé (qui se situe de l’autre
côté du parc) peut être très éloigné et pourrait autoriser la hauteur maxi en limite.
Afin de créer un front de rue et de dégager l’arrière des parcelles, pour y préserver une certaine intimité, les constructions doivent être
implantées dans une bande de 20m de large à compter de l’alignement pour le rez-de-chaussée, et de 15m pour les étages ; ces largeurs
sont adaptées aux trames du commerce et des logements.
120
La continuité (l’implantation en limite) ou la discontinuité sont possibles mais sont à apprécier en fonction du contexte urbain en
compatibilité avec l’OAP Paysage et biodiversité ; dans certains cas c’est le plan des implantations qui précisera quelle sera l’implantation
en fonction du type d’environnement (continu/discontinu) ou du type de voie.
Afin de s’adapter au contexte urbain, des règles permettent d’imposer un recul : en cas d’extension d’une construction implantée en recul,
pour la préservation d’un élément repéré au titre du patrimoine, pour préserver une continuité végétale, ou si le terrain a une configuration
atypique. Lorsqu’elles ne sont pas implantées en limite, les constructions doivent être situées à une distance des limites équivalente à la
moitié de leur hauteur avec un minimum de 4m.
En zone UC2 et UC3, en cas d’implantation en bordure de zone A (agricole) ou N (naturelle), le recul de la construction par rapport à la limite
séparative est obligatoire.
121
Toutefois comme dans les zones UA et UB on retrouve en UC les règles concernant :
L’interdiction des pastiches ;
L’aspect des matériaux (imitations, pastiches, matériaux employés à nu) ;
Les toitures terrasses (obligation de végétalisation / production d’énergies renouvelables / usage agriculture, loisirs restauration) ;
La couleur des menuiseries à harmoniser et l’intégration des ouvertures en toiture (taille et position) ;
La fermeture des loggias (harmonisation de toutes les fermetures sur une même façade) ;
La transparence des rez-de-chaussée d’immeubles en UC1a (secteurs les plus végétalisés) ;
Le regroupement et la dissimulation des coffrets liés aux réseaux et des boites aux lettres, des éléments techniques en toiture et
en façade.
L’ensemble de ces éléments constituent des « détails », d’une grande importance dans l’aspect du bâtiment. Il est important de les encadrer
afin qu’ils soient traités et dessinés avec autant de soin que le reste de la construction.
Par contre les styles et la volumétrie sont peu encadrés et laissées libres afin de pouvoir innover et s’adapter au contexte. Dans certains
cas de réhabilitation il n’est pas forcément souhaitable de restituer ou réutiliser le style d’architecture, les volumes ou les matériaux de
façade présents à l’origine.
En ce qui concerne les clôtures, les zones UC ont une particularité : en limite séparative, il est possible d’avoir soit une clôture végétale
associée ou non à un mur bahut soit, si la construction est implantée en limite un mur de 2m de haut sur 5m de long, en continuité de la
construction, pour aménager une terrasse ou un espace privatif.
De la même façon qu’en zone UB, on retrouve en UC1 et en UC2 des secteurs indicés « a » où les pourcentages sont majorés. Ces secteurs
se situent en cœur d’agglomération dans des quartiers où, il faut parfois combler un déficit de végétalisation (certains secteurs de
Grenoble), ou pour préserver une ambiance végétale déjà très présente (Meylan, Villeneuve de Grenoble). En secteur « a » les valeurs sont
les mêmes qu’en UBa avec le même échelonnement des pourcentages selon les tailles de parcelles.
Dans les zones UC qui présentent encore de grands tènements, permettant des surfaces végétalisées et des espaces de pleine-terre
importantes, les opérations d’ensemble devront prévoir des emplacements (collectifs ou individuels) pour le compostage. Ces
emplacements seront intégrés à l’espace de pleine-terre. Cela vise à réduire la production de déchets, en cohérence avec les orientations
du schéma directeur déchets et les orientations du PADD Métropolitain.
122
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES UCRU ET LA ZONE UC1
Les règles proposées pour les zones UCRU s’appuient sur celles qui ont été définies dans la zone UC1. Toutefois, les caractéristiques
propres au programme de constructions et au parti d’aménagement qui ont été définis dans les différents secteurs de projet concernés,
ont nécessité que certaines prescriptions soient adaptées au contexte local ou précisées pour mieux traduire les intentions du projet.
123
3 Implantation par rapport aux limites séparatives (art. 4.2)
Le règlement de la zone UC1 établit un corpus de règles distinct selon que les constructions à implanter se situe dans une profondeur de
20 m par rapport à l’alignement ou à la limite de fait, ou au-delà de cette profondeur de 20 mètres.
Compte tenu du parti d’aménagement retenu, ces prescriptions ne sont pas apparues adaptées au projet. Le règlement de la zone UCRU1
prévoit donc des règles d’implantation spécifiques par rapport aux limites séparatives afin de permettre l’optimisation du potentiel foncier
au regard d’un projet travaillé avec les différents partenaires depuis plusieurs années.
L’implantation par rapport aux limites séparatives retenu pour la zone UCRU1 s’inscrit également en compatibilité avec les orientations
d’aménagement de l’OAP sectorielle « Pôle Gare », celles de l’OAP Paysage et Biodiversité (ambiance « Ville Parc » du carnet de paysage
« Confluences grenobloises »).
124
b_Distinction de la règle entre la zone UCRU2 « République-Frange verte » à Échirolles et
la zone UC1
125
4 Emprise au sol des constructions
Le règlement de la zone UCRU2 fixe une emprise au sol maximum de 35 % de la surface du terrain afin de favoriser des espaces végétalisés
permettant de conserver l’ambiance du vieux village d’Echirolles et de préserver des espaces verts de pleine terre importants.
Coefficient d’emprise au sol minimum et hauteur minimum des constructions au sein des fuseaux
d’intensification urbaine
Le secteur n’est pas concerné par le périmètre d’intensification urbaine, il n’est donc pas imposé de coefficient d’emprise au sol minimum
et de hauteur minimum.
Il est mis en œuvre des règles de hauteur spécifiques à l’urbanisation du secteur avec des hauteurs modulées entre R+1, R+2, R+3 et R+4
pour garantir une qualité résidentielle. Cette modulation permettra de gérer au mieux l’articulation avec le tissu existant.
La hauteur maximum est fixée à R+3 (14 mètres). Cependant, dans l’objectif de moduler les épannelages et d’encourager des formes
d’habitat intermédiaire, les constructions en R+3 (14 mètres) pourront au maximum constituer 1/3 de l'emprise au sol totale réalisable sur
le terrain d'assiette. Les constructions en R+1 (7,50 mètres) devront constituer au minimum 1/3 de l'emprise au sol totale réalisable sur le
terrain d'assiette. Les constructions en R+1 déjà présentes et conservées sur le terrain d'assiette seront intégrées dans ce calcul. Le reste
des constructions autorisées ne pourra présenter une hauteur supérieure à R+2 (9 mètres).
La hauteur des constructions annexes est limitée à 4 m. Elle n’excédera pas 2,50 m sur limite séparative.
Les règles pour les hauteurs par rapports aux voies et emprises publiques et aux limites séparatives ont également été supprimées, toujours
dans l’objectif de favoriser la modulation des hauteurs des constructions interne à l’opération.
Le projet de modification vise à développer un habitat s’intégrant dans l’environnement qualitatif de pied de colline et respectueux des
atouts de biodiversité mis en avant dans le PADD du PLUi. Il s’agit de créer une zone urbaine de transition avec la zone naturelle de la
Frange
Verte, offrant une porosité qui permette aux espèces naturelles de s’implanter dans la zone urbaine. Dès lors, il convient de favoriser la
conservation d’important espaces de pleine terre.
126
c_Distinction de la règle entre la zone UCRU3 « Abbaye » à Grenoble et la zone UC1
Ce principe de recul par rapport aux voies n’est pas compatible avec l’objectif de préserver l’ordonnancement d’origine de la cité de l’Abbaye
(bâtiments à l’alignement organisés autour d’une cour publique).
Par ailleurs, les parcelles dans ce secteur sont délimitées en « tour d’échelle » ce qui rend inopérante la règle d’origine de la zone UC1.
En conséquence, pour permettre le renouvellement urbain sur ce secteur tout en préservant les principes d’implantation d‘origine sur cette
ancienne cité, le règlement de la zone UCRU3 n’impose en matière d’implantation que le respect des principes développés dans l’OAP
sectorielle « Abbaye ».
Dans le périmètre de la zone UCRU3, cette distinction apparaît peu appropriée étant donné la configuration des parcelles (parcelles en
« tour d’échelle ») et la volonté de préserver un ordonnancement des constructions dans l’esprit de la cité ouvrière d’origine. Le règlement
de la zone UCRU3 permet donc une implantation libre des constructions par rapport aux limites séparatives dans le respect des principes
développés dans l’OAP sectorielle « Abbaye ».
127
4 Hauteur des constructions (art. 4.6)
Pour l’ensemble de la zone UC1, la hauteur maximale des constructions a été fixée à 20 mètres, permettant d’édifier l’équivalent de 5 étages
au-dessus du rez-de-chaussée. Cette hauteur maximale est assortie de règles de hauteurs relatives de construction par rapport aux voies
et limites séparatives afin de respecter les règles de prospects développés dans les règles d’implantation.
Afin de conserver l’harmonie d’origine des formes urbaines sur cette ancienne cité labellisée Patrimoine du 20 ème siècle, le règlement de
la zone UCRU3 fixe une hauteur maximale à 19m au faitage ou au sommet du dernier acrotère en cas de toiture terrasse ce qui correspond
à la hauteur des bâtiments d’origine.
Par ailleurs, les règles de hauteurs relatives sont inopérantes du fait de la configuration particulière du parcellaire. C’est pourquoi le
règlement de la zone UCRU3 ne comporte pas de règles de hauteurs par rapports aux voies et aux limites séparatives.
Toujours dans le même esprit de valorisation de l’ordonnancement d’origine et de mise en valeur des bâtiments conservés et réhabilités,
tout en assumant une architecture contemporaine des nouveaux bâtiments rue René Cassin, le règlement de la zone UCRU3 apporte
quelques précisions et adaptations :
Précision pour interdire aux constructions neuves les pastiches et adjonctions de détails imitant une autre époque ;
Interdiction aux constructions neuves les imitations de matériaux et l’emploi à nu de parements extérieurs prévus pour être
recouverts ;
Précision autorisant les toitures terrasses pour les constructions neuves sous réserve d’une insertion respectueuse des bâtiments
environnants.
Précision sur l’isolation des bâtiments pour la réhabilitation (isolation par l’intérieur encouragée ou isolation par l’extérieur dans
le respect des modénatures existantes).
En complément, l‘OAP sectorielle « Abbaye » définit le principe du respect de l’architecture des bâtiments conservés (réemploi de
matériaux, respect des modénatures de façade).
128
7 Surfaces végétalisées (art. 6.2)
Le règlement de la zone UC1 comporte des dispositions qui fixent un taux minimal de végétalisation de l’unité foncière, complété d’un taux
de pleine-terre qui varie en fonction de la surface de l’unité foncière.
Le règlement de la zone UCRU3 ne comporte pas de pourcentage minimal de végétalisation. En effet, le projet défini dans le cadre de l’OAP
sectorielle Abbaye prévoit que l’espace public des rues et cours d’ilot soient le support de la végétalisation.
C’est pourquoi le règlement de la zone UCRU 3 précise simplement que les espaces extérieurs (hors circulations et stationnements) devront
être végétalisés dans le respect des orientations de l’OAP sectorielle associée.
129
4 Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière (art. 4.3)
Le règlement de la zone UC1 établit que l'implantation des constructions principales les unes par rapport aux autres sur une même unité
foncière doit permettre de préserver leur salubrité et leur éclairement et que des distances de 4m minimum entre constructions principales
peuvent être imposées pour permettre l'accès des services de sécurité.
Dans la zone UCRU4, l’implantation des constructions doit respecter les dispositions du plan masse portant sur le périmètre du projet et
de la zone UCRU4. Le règlement de la zone UCRU4 n’ajoute pas de règles spécifiques.
Hauteur maximale
Pour l’ensemble de la zone UC1, la hauteur maximale des constructions a été fixée à 20 mètres, permettant d’édifier l’équivalent de 5 étages
au-dessus du rez-de-chaussée.
La hauteur des constructions dans la zone UCRU4 doit respecter les dispositions du plan masse défini sur ce même périmètre. Le règlement
de la zone UCRU4 n’ajoute pas de règles spécifiques. Les hauteurs maximales des constructions figurent sur le plan masse, les besoins du
secteur ayant été définis avec précision tenant compte des tissus avoisinants. Cette disposition règlementaire assure donc un principe
d’épannelage et de composition d’ensemble des constructions :
R+3 du côté du tissu pavillonnaire qui compose les quartiers hauts de La Tronche
R+6 (logements) et R+4 (laboratoires/bureaux) en face des installations du CHU couple-enfant (chemin de l’Agnelas) et de la
faculté de pharmacie, du côté du tissu urbain dense de l’Ile Verte (avenue des Maquis du Grésivaudan avec ouverture sur le pont
de l’Ile Verte)
Hauteur relative des constructions par rapport aux v oies et emprises publiques
La zone UCRU4 ne prévoit pas de disposition régulant la hauteur relative des constructions par rapport aux voies et emprises publiques,
cette règle faisant écho aux hauteurs maximales et aux implantations des constructions définies par le plan masse.
130
7 Caractéristiques des clôtures (art. 5.3)
La zone UC1 prévoit qu’en limite séparative, les clôtures peuvent être composées de haies végétales, de claustras, associées ou non à un
mur bahut. Leur hauteur est limitée à 2,0 mètres, à l’exception des haies arborées perméables à la vue, composées d’arbres de haute tige.
Toutefois, lorsque le bâtiment principal est implanté en limite séparative, la construction d’un mur plein est autorisé dans le prolongement
immédiat du bâtiment, soit à l’avant, soit à l’arrière de celui-ci, sur une longueur maximale de 5 mètres.
La zone UCRU4 ne prévoit aucune disposition concernant les clôtures conformément au parti d’aménagement du projet du Cadran solaire.
Le mur périphérique du site est un ouvrage de protection qu’il faut éviter de percer ou de démolir. Le PPR précise les dispositions à prendre
en cas de percements ou démolitions localisées rendues nécessaires par le projet urbain.
De ce fait, le projet s’est construit autour du principe de conservation du mur, ce qui a orienté fortement la conception urbaine et initié le
concept du mur augmenté : le projet prévoit des bâtiments posés «au-dessus » du mur augmenté, ou intégrant un soubassement massif
en lieu et place du mur d’enceinte existant.
131
e_Distinction de la règle entre la zone UCRU5 « Les Minotiers » à Pont-de-Claix et la
zone UC1
132
3 Implantation par rapport aux limites séparatives (art. 4.2)
Le règlement de la zone UC1 établit un corpus de règles distinct selon que les constructions à implanter se situe dans une profondeur de
20 m par rapport à l’alignement ou à la limite de fait, ou au-delà de cette profondeur de 20 mètres.
Dans le cas du plan de composition envisagé, cette distinction apparaît peu appropriée puisque l’essentiel des constructions à édifier se
trouveront à moins de 20 mètres des limites des voies
Il a donc été préféré l’énoncé d’une règle indiquant soit :
Une implantation à l’alignement favorisant la mitoyenneté des constructions compte tenu de la densité du programme et
permettant de dégager des espaces ouverts entre les différents lots.
Une implantation avec un recul minimum de 1 mètres par rapport aux limites séparatives. En dehors de la maison Audrain, classé
au plan F2 du patrimoine bâti, paysager et écologique, il n’existe pas de construction existante destinée à être conservée au sein
du périmètre de la zone UCRU. L’implantation des constructions les unes vis-à-vis des autres ne risquent pas de faire apparaitre
des ouvertures sur façade donnant sur des murs aveugle.
133
f_Distinction de la règle entre la zone UCRU6 « Péri-Section centrale » à Saint-Martin-
d’Hères et la zone UC1
Interdiction des dépôts en plein air de matériaux ou de déchets visibles depuis l’espace public
La zone UCRU6 interdit les dépôts en plein air de matériaux ou de déchets s’ils sont visibles depuis l’espace public et depuis les terrains
adjacents. Dans un contexte d’entrée de ville et de boulevard urbain multimodal à réaménager, cette disposition permet d’assurer la qualité
de traitement de l’espace privé depuis l’espace public.
134
3 Implantation par rapport aux limites séparatives (art. 4.2)
Le règlement de la zone UC1 établit un corpus de règles distinct selon que les constructions à implanter se situent dans une profondeur de
20 m par rapport à l’alignement ou à la limite de fait, ou au-delà de cette profondeur de 20 mètres. Il autorise notamment l’implantation sur
au moins une des limites séparatives et fixe des règles de prospect en fonction de la hauteur de la construction sans jamais être inférieur
à 4 mètres : L ≥ H/2 sans être inférieur à 4 mètres.
Dans le périmètre de la zone UCRU6, cette distinction apparaît peu appropriée étant donné la volonté d’intensification et d’optimisation
foncières qui porte le renouvellement urbain du secteur. Le règlement de la zone UCRU6 prévoit donc une implantation libre des
constructions, en compatibilité avec les orientations d’aménagement de l’OAP sectorielle « Péri-section centrale », celles de l’OAP Paysage
et Biodiversité (ambiance « Plaine urbaine » des carnets de paysage « Vallée de l’Isère Amont » et « Confluences grenobloises ») et celles
de l’OAP Qualité de l’air.
Le règlement de la zone UC1 prévoit que l’implantation en recul peut être choisie ou imposée dans certains cas. La zone UCRU6 renouvelle
cette disposition et la complète en ajoutant que le recul par rapport aux limites séparatives peut être choisi ou imposé pour la construction
d’un équipement public d’intérêt collectif et services publics. Le renouvellement urbain de l’avenue G. Péri n’étant pas encore engagé, les
besoins du secteur ne sont pas définis avec précision. Cette disposition règlementaire assure donc une souplesse à la construction de
potentiels équipements d’intérêt collectif et de services publics.
Hauteur maximale
Pour l’ensemble de la zone UC1, la hauteur maximale des constructions a été fixée à 20 mètres, permettant d’édifier l’équivalent de 5 étages
au-dessus du rez-de-chaussée.
La zone UCRU6 fixe la hauteur à 29 mètres (sauf indication contraire au plan des formes urbaines : hauteurs, D2), permettant d’édifier
l’équivalent de 8 étages au-dessus d’un rez-de-chaussée actif :
Pour permettre l’intensification urbaine le long de l’avenue Gabriel Péri ;
Parce que le gabarit de l’avenue Gabriel Péri (en moyenne 43m de large) permet d’augmenter la hauteur tout en garantissant la
salubrité et l’éclairement de l’espace public et des constructions ;
Pour mettre en œuvre une entrée de ville forte et structurante
Un nombre de niveaux a été associé à la règle de hauteur maximale des constructions afin d’assurer des hauteurs par niveau confortables
et d’aménager un socle actif réellement exploitable par des activités économiques.
Hauteur relative des c onstructions par rapport aux voies et emprises publiques
La zone UCRU6 ne prévoit pas de disposition régulant la hauteur relative des constructions par rapport aux voies et emprises publiques en
conséquence d’un gabarit de voie suffisamment important. Cette règle fait écho à l’implantation libre autorisée à l’article 4.1.
135
5 Caractéristiques des clôtures (art. 5.3)
La zone UCRU6 ajoute une disposition sur les caractéristiques des clôtures en fonction de la limite.
En limite avec l’espace public, les parties pleines des clôtures sont limitée à un mètre de hauteur et complétées par des dispositifs
ajouré et végétalisé pour éviter les murs plein peu qualitatif et, ainsi, participer à la qualité de l’espace public.
En limite séparative, les dispositifs de clôtures sont perméables pour permettre le passage de la faune à travers les tènements
urbains.
Interdiction des dépôts en plein air de mat ériaux ou de déchets visibles depuis l’espace public
La zone UCRU7 interdit les dépôts en plein air de matériaux ou de déchets s’ils sont visibles depuis l’espace public et depuis les terrains
adjacents. Dans un contexte d’entrée de ville et de boulevard urbain multimodal à réaménager, cette disposition permet d’assurer la qualité
de traitement de l’espace privé depuis l’espace public.
136
Autorisation des affouillements et exhaussements du sol
La zone UCRU7 autorise les affouillements et exhaussements du sol même lorsqu’ils ne sont pas rendus nécessaires pour l’édification des
constructions autorisées dans la zone afin de permettre l’aménagement d’un espace extérieur en gradins pouvant accueillir des
manifestations culturelles.
137
4 Hauteur maximale des constructions (art. 4.6)
Hauteur maximale
Pour l’ensemble de la zone UC1, la hauteur maximale des constructions a été fixée à 20 mètres, permettant d’édifier l’équivalent de 5 étages
au-dessus du rez-de-chaussée.
La zone UCRU7 introduit une distinction de hauteur en fonction de l’implantation du bâti par rapport à l’avenue Gabriel Péri.
Compte tenu du parti d’aménagement retenu pour le projet Neyrpic déjà engagé intégrant la réhabilitation des usines Neyrpic, la
hauteur maximale est fixée à 16 m sans pouvoir dépasser R+4.
Les constructions implantées sur les ilots ou parcelles ayant une façade sur l’avenue G. Péri ont une hauteur plus importante de
21m, sans dépasser R+5. Cela permet de conforter la restructuration de l’avenue G. Péri en insérant le projet Neyrpic dans l’échelle
de hauteur souhaitée pour la structuration urbaine de l’avenue G. Péri.
Un nombre de niveaux a été associé à la règle de hauteur maximale des constructions afin d’assurer des hauteurs par niveau confortables,
permettre l’innovation architecturale et aménager des socles actifs.
Hauteur relative des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
La zone UC1 prévoit une règle alternative dans le cas où la construction est édifiée à l’angle de deux voies d’inégale hauteur. La façade
édifiée sur la voie la plus étroite peut avoir la même hauteur que la façade édifiée sur la voie la plus large sur un linéaire de 15 m comptés
à partir de l’angle de la construction. La zone UCRU7 augmente à 20 m le linéaire de retournement de hauteur afin de permettre la
réalisation du projet Neyrpic dans le respect des choix d’aménagement de la ZAC.
Toitures
Compte tenu du parti d’aménagement et du rôle structurant de l’espace public dans le projet Neyrpic, le règlement de la zone UCRU7 précise
que, pour des raisons esthétiques, les gardes corps sont dessinés.
138
6 Caractéristiques des clôtures (art. 5.3)
La zone UCRU7 ajoute une disposition sur les caractéristiques des clôtures en fonction de la limite.
En limite avec l’espace public, les parties pleines des clôtures sont limitée à un mètre de hauteur et complétées par des dispositifs
ajouré et végétalisé pour éviter les murs plein peu qualitatif et, ainsi, participer à la qualité et à la végétalisation de l’espace public.
En limite séparative, les dispositifs de clôtures sont perméables pour permettre le passage de la faune à travers les tènements
urbains.
139
Compte tenu du parti d’aménagement retenu dans le projet de ZAC déjà engagé, cette prescription est adaptée pour mieux correspondre
à l’organisation intérieure du projet autour d’un mail structurant : la règle d’implantation des futures constructions par rapport aux voies et
emprises publiques est définie par le rapport de la hauteur des futures constructions à l’alignement opposé moins 4 mètres : L ≥ H – 4.
Hauteur maximale
Pour l’ensemble de la zone UC1, la hauteur maximale des constructions a été fixée à 20 mètres, permettant d’édifier l’équivalent de 5 étages
au-dessus du rez-de-chaussée.
La zone UCRU8 Daudet fixe la hauteur à 22 mètres, sauf indication contraire portée au plan des formes urbaines : hauteurs, D2, permettant
d’édifier l’équivalent de 6 étages au-dessus d’un rez-de-chaussée actif. Cette règle de hauteur permet de mettre en œuvre le parti
d’aménagement défini pour la ZAC.
140
5 Caractéristiques architecturales des façades et des toitures (art. 5.2)
7 Obligations en matière de réalisation d’espaces libres et de plantation d’aires de jeux et de loisirs (art.
6.1)
La zone UCRU8 Daudet reprend les règles de la zone UC1 et rajoute une disposition précisant les caractéristiques des essences à utiliser
préférentiellement afin de conforter la vocation d’écoquartier de la ZAC Daudet.
141
calculer le pourcentage de la surface de plancher affectée au logement au regard de la totalité du projet ne sera donc probablement
pas opérante. Cette solution n’a donc pas été retenue dans le cas particulier de la zone UCRU de Fauconnière.
Les règles proposées s’appuient sur celles qui ont été définies dans la zone UC1. Toutefois, les caractéristiques propres au programme de
constructions et au parti d’aménagement qui a été défini ont nécessité que certaines prescriptions soient adaptées au contexte local ou
précisées pour mieux traduire les intentions du projet.
142
4 Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même unité foncière (art. 4.3)
Le terrain sur lequel est développé le projet n’est pas situé dans la zone de proximité des boulevards périphériques métropolitains et des
axes urbains structurants. Il n’est donc pas concerné par les prescriptions de l’OAP Qualité de l’air. La disposition correspondante a donc
été supprimée de règlement de zone.
5 Dispositions permettant de garantir le respect d’une densité minimale de l’opération (art. 4.5)
Le secteur de projet "Fauconnière" est situé en secteur F3 du périmètre d’intensification urbaine autour des arrêts de transports en
commun3. Cela implique que les règles édictées par le PLUi garantissent que chaque projet de nouvelles constructions à usage principal
d’habitation présente une densité au moins équivalente à un COS4 de 0,5.
Le règlement de la zone UC1 propose différentes possibilités d’association de valeurs de hauteur et d’emprise au sol permettant d’atteindre
cet objectif. Ces associations de valeurs sont opérantes pour des constructions simples réalisées dans le cadre d’un permis de construire
classique. En revanche, pour deux raisons principales, cette règle ne permet pas de répondre à l’encadrement du projet de renouvellement
urbain de Fauconnière.
Le scénario opérationnel selon lequel le projet serait réalisé sans qu’il ne fasse l’objet d’une opération d’aménagement d’ensemble
constitue un premier biais. Du fait qu’une partie importante de la zone demeurera libre de construction (aménagement d’espace
public), le respect des règles de densité minimale sur chaque terrain faisant l’objet d’un projet de construction ne garantit pas
l’atteinte globale de l’objectif de densité à l’échelle de l’ensemble de la zone.
Ainsi, par exemple, si les permis de construire ne portent que sur 50 % de la superficie de la zone, le respect de règles permettant
d’atteindre l’équivalent d’un COS de 0,5 sur cette moitié de zone ne permettra d’atteindre, de manière globale, que l’équivalent d’un
COS de 0,25.
Les formes architecturales proposées par le cabinet d’urbanisme (socle actif
surmonté de "tourelles") impliquent que certaines parties des bâtiments ne
dépasseront pas 5 ou 6 mètres de hauteur ; compte tenu de la faible emprise
occupée par l’ensemble des bâtiments dans la zone, cette hauteur minimale est
trop faible pour garantir l’atteinte de l’objectif de densité minimale. Les parties
d’immeubles réalisées au-dessus du socle actif doivent pouvoir être, au moins
partiellement, prises en compte dans le décompte des surfaces répondant aux
conditions de hauteur minimale des constructions.
Une formulation alternative des règles de densité minimale a donc été proposée, tenant compte des deux scénarios opérationnels
envisageables :
Opération d’aménagement d’ensemble incluant les espaces publics prévus dans le projet et décrits dans l’OAP : place urbaine
centrale, allée paysagère, aires de stationnement mutualisées, espaces végétalisés communs. Dans cette hypothèse, la densité
de l’opération est gérée de manière globale et non pas bâtiment par bâtiment.
- La hauteur minimale de 5 mètres correspond aux parties de bâtiments constituées de socles actifs mais non surmontés de
"tourelles" de logements.
- L’emprise au sol minimale des bâtiments à développer est établie en fonction d’une part de la proportion de l’emprise au sol au
niveau de laquelle sont développés des programmes de logements (au-delà du socle actif), d’autre part de la hauteur minimale
envisagée pour ces tourelles.
3
Les raisons de ce classement sont exposées à la justification générale de l’instauration des règles de densité minimale, ainsi que dans le livret communal de Seyssinet-Pariset.
4
Le coefficient d’occupation des sols est défini comme le rapport entre la surface de plancher totale de la construction et la superficie du terrain sur lequel celle-ci est édifiée. Il peut constituer
l’expression d’un objectif à atteindre mais doit être traduit dans les documents locaux d’urbanisme par des règles de gabarit minimum des constructions (hauteur, emprise au sol).
143
Permis individuels ou groupés sur des macro-lots, déposés et délivrés sans intégrer les espaces publics prévus dans le projet.
Dans ce second scénario, la densité exigible au niveau de chaque autorisation d’urbanisme doit être supérieure pour absorber les
surfaces non constructibles du projet.
Le principe de combinaison entre règle de hauteur minimale et d’emprise au sol minimale est toutefois le même que dans le cas précédent.
5
Les rez-de-chaussée échappent en effet à la trame générique utilisée pour établir le plan des formes urbaines, cette dernière étant basée sur le principe d’une hauteur de 3 mètres par niveau.
144
De valoriser les qualités géographiques du site et renouveler le paysage urbain « par la création sur la future place urbaine
d’espaces végétalisés intimes ou collectifs et d’espaces plus minéraux pour accueillir des terrasses ou la marché ».
L’étude de définition préalable du projet pose le principe que ces espaces communs pourront être de différentes natures, ce que rend
possible la formulation adoptée dans le règlement : « Ces espaces, qui peuvent être de nature minérale, végétale ou mixte, sont conçus en
lien avec les différents usages de l’opération ». Il convient donc de bien distinguer cette notion de celle de surfaces végétalisées qui sont
réglementées par ailleurs à l’article 6.2.
Les incertitudes, déjà évoquées, sur le mode d’aménagement retenu pour réaliser le projet sous-tendent que le statut de ces espaces n’est
pas connu initialement : une partie pourra correspondre à des espaces publics, d’autres pourraient être privatifs (espaces partagés de
copropriétés, par exemple). La notion d’espaces communs englobe ces deux possibilités et n’implique pas nécessairement qu’ils soient
tous ouverts au public.
En cohérence avec l’OAP, qui prévoit que les aménagements extérieurs décrits (place centrale, espaces végétalisés qui lui sont associés,
aires de stationnement de surface mutualisées…) représentent entre 35 % et 65 % de la superficie de la zone, le règlement fixe, en cas
d’opération d’ensemble couvrant la totalité de la zone, une part minimale de 35 % pour l’aménagement des espaces communs aménagés
et paysagers. Ces deux notions ne se recouvrent toutefois pas exactement. Par exemple, les terrasses aménagées en toitures d’immeubles
ne peuvent pas être pris en compte au titre de l’OAP s’ils ne sont pas ouverts au public et en lien avec l’aménagement de l’espace public
central, alors qu’ils peuvent être comptabilisés au titre des "espaces communs" du règlement dès lors qu’ils sont mis à disposition des
usagers de l’immeuble. Il n’y a donc pas redondance entre l’orientation donnée au niveau de l’OAP et la prescription établie dans le
règlement.
Dans le cas de demandes d’autorisations individuelles ou de demandes d’autorisations groupées portant sur des macro-lots, les règles
imposent, en fonction de la superficie du terrain sur lequel porte l’opération, une proportion minimale d’espaces communs aménagés. Une
partie de l’objectif global sera dès lors réalisé par les constructeurs, le reste étant réalisé par l’aménageur ou la collectivité publique au
travers des espaces publics prévus par l’OAP.
Aucune exigence n’est formulée pour les opérations portant sur des tènements de moins de 2 000 m2 car la constitution de micro-espaces
communs privatifs (qui seraient alors < 200 m2) ne répond pas aux principes d’aménagement du site tel qu’exposé dans l’OAP.
145
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Complémentarité avec l’OAP Paysage et Biodiversité
L’OAP Paysage et Biodiversité, en particulier dans les ambiances « Ville parc » et « Plaine urbaine » apporte des orientations
complémentaires pour améliorer l’insertion urbaine des nouveaux projets et renforcer la qualité paysagère dans le respect des
caractéristiques de ces tissus urbains.
146
Les zones UD rassemblent des tissus à dominante résidentielle caractérisés par un urbanisme à la parcelle accueillant majoritairement de
l’habitat individuel. Ces quartiers se sont constitués dans des logiques d’extensions urbaines sous forme de lots libres ou de lotissements
juxtaposés sans que les relations avec les espaces environnants n’aient été pensées à une échelle dépassant la seule opération
d’aménagement ou de construction. Ils présentent une densité végétale élevée au sein des parcelles bâties, qui contribue à valoriser la
nature en ville et le cadre de vie résidentiel.
Les objectifs communs à l’ensemble des zones UD sont :
La production de nouveaux logements pour atteindre les objectifs fixés par le programme local de l’habitat et, le cas échéant,
répondre aux obligations de mixité sociale dans le parc de logement fixées par la loi solidarité et renouvellement urbains ;
Le confortement de la trame verte urbaine, de la densité végétale et la préservation des arbres remarquables ;
Le confortement de la perméabilité piétonne à l’échelle du quartier et la création ou le confortement du réseau cycle
intercommunal ;
La réduction la production des déchets en favorisant la mise en place de dispositif pour le compostage des déchets, lorsque cela
est possible.
147
Zone UD2 : habitat pavillonnaire en densification évolution modérée
La zone UD2 accueille majoritairement des maisons individuelles.
Situés eux-aussi majoritairement dans les espaces préférentiels de développement, au sein ou à proximité des cœurs de bourgs, ou dans
des zones urbaines bien desservies par des transports publics, ces tissus se sont développés avec des densités assez faibles, alors qu’ils
bénéficient d’une relative proximité avec les services de la vie quotidienne. Ils disposent d’un potentiel de mutation qui peut contribuer à
répondre aux objectifs de production de logements du PLH, notamment dans les communes de seconde couronne ainsi que dans les pôles
structurants de l’espace périurbain, dans des conditions attractives pour les habitants.
Les secteurs UD2m correspondent à des communes périurbaines ou rurales dont les parcelles pavillonnaires sont de taille importante et
dont on souhaite maitriser l’évolution.
Pour répondre aux objectifs du PADD, l’évolution de ces tissus s’inscrit dans un enjeu de confortement qualitatif avec :
L’évolution des formes urbaines dans une logique de diversification de l’offre et d’optimisation de l’espace (individuel groupé,
logement intermédiaire dense, petits collectifs), en compatibilité avec les orientations du SCoT au sein des espaces préférentiels
de développement et des périmètres d’intensification urbaine ;
Le maintien d’espaces de respiration au sein des quartiers et la préservation d’espaces d’intimité vis-à-vis du voisinage, avec une
attention particulière apportée au traitement de la covisibilité ;
L’accueil de nouveaux équipements, le confortement ou la création de centralités de proximité par le développement de la diversité
fonctionnelle.
Les règles fixées dans la zone garantissent également que les projets atteindront une densité minimale équivalente à 0,5 m² de plancher
par m² de superficie de l’unité foncière tout en s’assurant d’une cohabitation acceptable avec des formes bâties environnantes.
Pour répondre aux objectifs du PADD, l’évolution de ces tissus s’inscrit dans un enjeu de confortement qualitatif par :
L’évolution des formes urbaines dans une logique de densification qualitative et de diversification de l’offre (individuel groupé),
en compatibilité avec les orientations du SCoT au sein des espaces préférentiels de développement et des périmètres
d’intensification urbaine ;
La préservation d’espaces d’intimité vis-à-vis du voisinage, avec une attention particulière apportée au traitement de la
covisibilité ;
L’accueil de nouveaux équipements et le confortement ou la création de centralités de proximité par le développement de la
diversité fonctionnelle.
Les règles fixées dans la zone permettent d’atteindre généralement une densité minimale équivalente à 0,3 m² de plancher par m² de
superficie de l’unité foncière dans les pôles locaux, ainsi qu’en périphérie des pôles secondaires et des pôles d’appui.
148
Zone UD4 : habitat pavillonnaire au développement limité
La zone UD4 accueille majoritairement des maisons individuelles dans des secteurs de faible densité.
Situés principalement dans des communes ou parties de communes à dominante rurale ou montagnarde, ces tissus affichent des densités
faibles et sont éloignés des pôles de services et des lignes de transport en commun structurantes. Leur situation particulière (voir
paragraphe ci-dessous), justifie que leur développement soit limité. Ce sont, pour la plupart, des secteurs résidentiels monofonctionnels,
dont l’accès se fait principalement en voiture.
Pour répondre aux objectifs du PADD, l’évolution de ces tissus doit être maîtrisée et permettre d’assurer en priorité la réhabilitation et
l’extension modérée des bâtiments existants. Ainsi, le développement de nouvelles constructions devra prendre en compte :
La réduction de l’imperméabilité des sols et la
prévention des risques naturels ;
La limitation de l’impact paysager des constructions
et notamment l’insertion des garages, piscines et
diverses annexes ;
Le confortement de la trame verte urbaine et de la
perméabilité piétonne.
Dans ces secteurs souvent mal desservis par les transports
publics, la réalisation d’aires de covoiturage participera au
développement d’une offre de transport alternative à l’usage
individuel de l’automobile.
149
Les livrets communaux exposent les motifs pour lesquels un
Localisation des zones UD4 dans le plan zonage du PLUi
zonage UD4 a été choisi sur chacune des communes
concernées.
150
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS D U RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PADD
Comme pour l’ensemble du territoire métropolitain, le PADD prévoit « une modération de la consommation foncière » afin « de limiter la
surface artificialisée et de limiter de l’étalement urbain Aussi, les tissus pavillonnaires, notamment ceux qui sont en mutation, doivent
être densifiés à travers une évolution qualitative. Toutefois « les objectifs de densification seront limités dès lors que ces tissus sont soumis
à des conditions particulières : contraintes environnementales (limitation des ruissellements), constructives (insertion dans la pente),
paysagères (lutte contre le mitage), de voiries (étroitesse et fragilité) et risques naturels (chutes de blocs et glissements de terrain…) » Ainsi
le règlement distingue différentes zones UD permettant une déclinaison de la densité en fonction de la nature des secteurs urbains.
Par ailleurs, le PADD affirme la volonté de « valoriser les identités et les complémentarités entre ses différents bassins de vie » ; la métropole
offre plusieurs visages, … et « cette diversité est une richesse autour de laquelle la Métropole souhaite se construire … ». Ces orientations
expliquent la déclinaison des zones UD, selon le contexte environnant, et les règles d’implantation et de gabarit qui varient de la même
manière, pour éviter d’homogénéiser tout le territoire.
Comme pour les autres zones mixtes, le PADD prévoit de « renforcer la place de la nature, en préservant les surfaces d’espaces naturels dans
les zones urbaines » ; et de « promouvoir la mise en œuvre de formes urbaines économes en espace et la prise en compte de la qualité urbaine
et environnementale » ; en conséquence, les règles de végétalisation des parcelles sont particulièrement généreuses dans les zones UD,
d’autant plus que les coefficients d’emprise au sol sont faibles.
En matière d’usage et d’affectation des sols, comme dans les autres zones, ce qui a trait aux loisirs et aux dépôts est interdit.
Les carrières sont autorisées lorsqu’elles existent, uniquement dans les secteurs tramés à cet effet en UD3 et UD4, ce qui génère
l’autorisation dans ces mêmes secteurs, des affouillements et exhaussements non liés à la construction, ainsi que des dépôts en plein air
de matériaux ou de déchets.
L’aménagement d’aires d’accueil et de terrains familiaux pour les gens du voyage est autorisé, car la Métropole doit répondre aux demandes
formulées par le schéma Départemental des gens du voyage. Les zones UD qui bénéficient encore d’espaces libres peuvent permettre ces
aménagements. Les aménagements existants sont situés dans les secteurs avec indice « v ».
151
Sont soumis à conditions les commerces de détail et l’artisanat, (autorisés s’ils sont dans un espace de développement commercial ou une
centralité urbaine commerciale, comme dans les autres zones U).
La restauration est autorisée mais encadrée dans les secteurs les plus ruraux avec une limitation à 150m² de surface de plancher.
Elle fait toutefois l’objet d’une interdiction dans les secteurs indicés « f » à savoir UD2f et UD3f, situés le long du tram, dans un
environnement jugé peu propice à l’implantation de ce type de construction, en dehors des centralités urbaines commerciales. En effet le
développement de la restauration en chapelet le long de la ligne de tram, pourrait porter préjudice au fonctionnement des restaurants
regroupés dans les centralités commerciales de cœurs de villages ou de quartiers.
Dans le même ordre d’idées, l’hébergement hôtelier et touristique (campings exclus) est autorisé sous conditions dans les zones AL et NL
qui comportent un indice « t » (touristiques).
À noter que dans certaines zones UD3 et UD4, des secteurs au sein desquels la constructibilité est soumise à des conditions spéciales en
raison des nécessités de fonctionnement des services publics et de la préservation des ressources naturelles sont identifiés au document
graphique A « plan de zonage ». Ces secteurs, soit sont soumis à des risques naturels, soit souffrent d’une insuffisance de capacité des
réseaux d’eau potable et/ou d’assainissement. Par conséquent, les constructions (à l’exception des extensions mesurées et des
réhabilitations) y sont interdites tant que les travaux nécessaires n’ont pas été réalisés pour permettre la desserte en réseau et/ou la
protection contre les risques.
Enfin, les zones UD3 et UD4 sont concernées par un ou plusieurs secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol au titre
de l’article R.151-34-2° du Code de l’urbanisme. Dans ces secteurs, définis dans le document graphique A « Plan de zonage », en fonction
des périmètres d’exploitation des carrières, les usages et affectations du sols et activités nécessaires aux carrières sont autorisés.
Cette disposition permet de traduire l’orientation du PADD visant à « préserver les espaces nécessaires à l’exploitation des carrières et à
l’industrie du ciment ».
L’implantation par rapport aux voies impose un recul de la construction par rapport à l’alignement opposé au moins égal à sa hauteur (L ≥
H) dans les zones les plus urbaines UD1 et UD2 ; mais dès que l’on s’éloigne de la centralité métropolitaine, (en UD3 et UD4), le recul par
rapport à la voie doit être au moins égal à 5m, (ce qui permet de se garer devant la maison), sauf si le terrain présente une forte pente au
droit de la route d’accès. Dans ce cas c’est la règle L ≥ H qui s’applique.
Sauf en UD4, où la constructibilité est très réduite, les règles alternatives sont prévues dans certains cas notamment lorsque les conditions
d’implantation peuvent être rendues difficiles :
Par la nature de la construction (en UD1 pour les constructions implantées à l’arrière du terrain dans le cadre d’un projet
d’aménagement d’ensemble de taille significative de plus de 5 logements), pour les équipements publics du fait de la difficulté de
pouvoir les insérer dans les tissus déjà bâtis, pour les bâtiments repérés au titre du patrimoine ;
152
Par la forme du terrain : linéaire de terrain sur voie inférieur à 10m (en UD1), terrain atypique ;
Dans les secteurs de risques : plutôt que de renoncer à construire, il est préférable d’autoriser la construction s’implanter dans
une partie du terrain hors risques, même si ce n’est pas en front de parcelle ;
Pour préserver et assurer une continuité végétale ou pour l’extension d’une construction existante.
Les constructions doivent être implantées dans une bande de 20m comptés depuis l’alignement (bande d’implantation) afin de préserver
autant que possible l’intimité de l’arrière des parcelles.
À l’intérieur de cette bande, il est possible de s’implanter en limite séparative en atteignant la hauteur maxi en cas d’adossement à un
pignon voisin. En UD4 l’adossement est possible, dans la limite de la largeur du pignon.
Dans les zones UD1, UD2 (sauf en UD2m) et UD3 (sauf UD3d) où une densification modérée est souhaitée, d’autres cas d’implantation en
limite avec la hauteur maximale sont prévus : en présence d’un pignon aveugle sur la parcelle voisine situé à moins de 5m de la limite, ou
si la parcelle voisine n’est pas bâtie, ou si sa construction principale est à plus de 5m de la limite.
Ce type d’implantation en limite toute hauteur est toutefois plus difficilement accepté dans les secteurs ruraux, de montagne, ou de
maisons plus basses, notamment en UD2m et UD3d, ainsi qu’en UD4 où la constructibilité est volontairement limitée ; aussi dans ces zones,
la règle est différente : sauf en cas d’adossement, les constructions doivent être implantées avec un recul par rapport aux limites au moins
égal à la moitié de leur hauteur (L ≥ H/2), avec un minimum de 3m. Ainsi l’intimité du voisinage est préservée sur l’ensemble de la parcelle
et les paysages urbains composés de maisons basses, préservés.
En outre, et toujours dans l’optique de préserver les lisières avec les zones naturelles, une règle impose un recul du bâtiment équivalent à
la moitié de sa hauteur (L ≥ H/2) avec un minimum de 3m, sur toute la parcelle en cas de limite avec une zone agricole ou naturelle (A ou
N) ; il n’y a donc plus de construction en limite possible.
153
d_L’emprise au sol des constructions (article 4.4)
Comme pour les hauteurs, le coefficient d’emprise au sol est dégressif selon les zones : il n’est pas règlementé en UD1 où la densification
doit être possible ; il est ensuite fixé à 35 % en UD2 à 25 % en UD3, 20 % en UD3d (secteur de densité modérée) et enfin 5 % en UD4, où il
n’est pas prévu de construire autre chose que des extensions ou des annexes.
Afin toutefois de ne pas trop pénaliser les habitants des zones où les CES sont les plus bas et de permettre des évolutions du bâti, même
en cas de dépassement du CES autorisé à la date d’approbation du PLUI, des extensions ou annexes limitées à 30m² d’emprise au sol
supplémentaire sont autorisées, une seule fois, en UD3 et UD4.
154
Complémentarité avec l’OAP Risques et résilience
Les orientations énoncées dans l’OAP Risques et résilience apportent des compléments pour la prise en compte des risques sur les
territoires concernés.
155
Zones UE1 : Activités productives et artisanales
Les zones d’activités UE1 à vocation productive et artisanale, présentent une grande diversité d’activités économiques. Elles comprennent
parfois de l’habitat, ces logements pouvant être liés ou non au besoin des entreprises présentes. Du point de vue urbain, ces zones se
caractérisent par des constructions souvent hétéroclites adaptées aux besoins des entreprises : ce sont des locaux artisanaux ou de petites
industries, où se mêlent parfois des bâtiments de bureaux de plusieurs étages. Elles sont aussi fréquemment imbriquées avec des zones
d’habitat dense, ce qui nécessite une bonne gestion des nuisances potentielles pouvant être générées par les activités productives.
Objectifs de la zone pour répondre au PADD :
Destiner en priorité ces espaces aux activités productives et artisanales ;
Enrayer le phénomène d’érosion du foncier économique et de l’immobilier d’entreprises en :
- Interdisant toutes nouvelles constructions à usage d’habitat ;
- Restreignant le développement commercial et des services à des secteurs limités de ces zones ;
Gérer au mieux les proximités entre activités économiques et habitat ;
Permettre la densification de ces zones.
156
Objectifs de la zone pour répondre au PADD :
Réserver ces espaces économiques aux activités productives compatibles avec la proximité de l’habitat, artisanales, de services
aux entreprises et tertiaires, à l’exclusion des activités commerciales ;
Enrayer le phénomène d’érosion du foncier économique en interdisant toutes nouvelles constructions à usage d’habitat qui
contribuent à limiter le développement de l’immobilier d’entreprise ;
Limiter le développement commercial dans des secteurs définis de ces zones ;
Permettre la densification urbaine de ces zones économiques ;
Autoriser une plus grande mixité d’activités (activités de services, bureaux) dès lors que la zone remplit les caractéristiques
urbaines décrites : proximité de secteurs urbains mixtes et qualité de l’accessibilité par les transports en commun et par les modes
actifs.
157
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES ET NÉC ESSITÉ DE
RECOURIR PARFOIS À DES RÈGLES GRAPHIQUES
Les usages et affectation des sols sont pour la plupart interdits dans les 4 zones économiques, sauf les logements les aires d’accueil des
gens du voyage et les résidences démontables (réservés aux gens du voyage) et les affouillements, qui peuvent être nécessaires dans les
zones économiques productives UE1 et UE2. Les aires de jeu et de sport sont autorisées en UE4 car il s’agit de zones tertiaires et
technologiques présentant des conditions plus favorables à la pratique du sport (et notamment moins de nuisances) que les zones
productives.
En ce qui concerne les constructions autorisées sous conditions, le commerce et les activités de service ont fait l’objet d’une
règlementation spécifique en lien avec les règles de limitation et de localisation du commerce du PLUi. Ainsi, le commerce est au sein du
règlement une activité soumise à conditions particulières dénommé « activité commerciale de détail et de proximité » faisant l’objet d’un
règlement graphique et d’un règlement écrit (voir plus loin paragraphe sur le commerce).
Les zones UE1 se situent souvent dans des tissus urbains. Afin de limiter les désagréments liés à l’activité industrielle ou de logistique, le
règlement prévoit d’autoriser ces activités sous conditions de ne pas générer de nuisance.
Indice « n »
Dans certains secteurs spécifiques UE1 et UE3 dans lesquels l’accueil du commerce de gros n’est pas souhaité compte tenu du
contexte économique local ou pour favoriser le renouvellement du modèle d’urbanisme commercial, cette destination est interdite
et ces secteurs sont classés en UE1n et UE3n.
Indice « e »
Le PADD vise à « répondre aux besoins logistiques du territoire et de ses industries tout en réduisant l’empreinte environnementale des
flux associés », en particulier en identifiant des espaces pour accueillir de manière privilégiée les activités génératrices de flux de
marchandises et la logistique.
Pour cela, certaines zones UE1 et UE2 sont indicées « e ». Dans ces secteurs, seules les constructions à destination d’entrepôt ou de
commerce de gros sont autorisées. Les usages et affectations des sols qui ne sont pas nécessaires aux entrepôts et au commerce de gros
y sont interdits. Conformément aux orientations du PADD, ces secteurs sont localisés en proximité d’axes majeurs de communication
(routiers ou ferroviaires).
158
Indice « g »
Cet indice appliqué à certains secteurs de la zone UE4 de la Presqu’île à Grenoble, permet d’autoriser l’hébergement hôtelier pour les
besoins des chercheurs qui travaillent dans la zone et ainsi répondre à l'enjeu de développement d'un véritable campus dédié à la recherche
technologique.
Indice « v »
Dans les zones UE1 et UE2, certains secteurs sont indicés « v ». Ces secteurs sont réservés à l’accueil des gens du voyage. Ainsi, seules
construction de logements en lien avec l’aménagement d’aires d’accueil pour les gens du voyage y sont autorisées. Cette disposition
participe à l’objectif du PLUI d’aménager de nouvelles aires d’accueil pour répondre aux objectifs du Schéma départemental d’accueil des
gens du voyage. Il peut s’agir d’aires d’accueil existantes ou futures. Les zones économiques disposent d’un foncier suffisamment vaste
qui permet de réserver des terrains pour les gens du voyage comme le prévoit le Schéma Départemental.
Indice « x »
Sur le campus de Saint-Martin d’Hères, caractérisé par une large place faite au végétal et la présence de serres, l’agriculture est autorisée
pour pouvoir développer l’agriculture urbaine, (notamment à titre expérimental), pour favoriser la biodiversité et pour limiter
l’artificialisation des sols et toitures. Afin que la zone UE4 de ce campus n’échappe pas à cette règle, un indice « x » a été créé, pour autoriser
l’agriculture, interdite dans le reste de la zone UE4.
Enfin, les zones UE1 et UE2 sont concernées par un ou plusieurs secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol au titre
de l’article R.151-34-2° du Code de l’urbanisme. Dans ces secteurs, définis dans le document graphique A « Plan de zonage », en fonction
des périmètres d’exploitation des carrières, les usages et affectations du sols et activités nécessaires aux carrières sont autorisés.
Cette disposition permet de traduire l’orientation du PADD visant à « préserver les espaces nécessaires à l’exploitation des carrières et à
l’industrie du ciment ».
159
c_Les règles d’emprise au sol (art 4.4)
Le coefficient d’emprise au sol n’est pas réglementé, là aussi pour permettre une grande l’attitude d’implantation des entreprises et
permettre la densification des zones d’activités.
160
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Complémentarité avec l’OAP Paysage et Biodiversité
L’OAP Paysage et Biodiversité, en particulier dans l’ambiance « Fond de vallée d’activités » apporte des orientations complémentaires pour
améliorer l’insertion urbaine des nouveaux projets et renforcer la qualité paysagère dans le respect des caractéristiques de ces tissus
urbains.
161
La zone UV dédiée aux parcs et jardins urbains, correspond à des secteurs principalement constitués d’un parc et situés au cœur d’une
zone urbaine. Les parcs situés en limite de zone naturelle sont généralement intégrés à la zone N limitrophe.
La zone UV regroupe des espaces à dominante végétale et dont la densité bâtie est généralement faible, accueillant des éléments bâtis en
particulier à vocation publique ou d’intérêt général et recouvre une diversité de tailles et de morphologies d’espaces : il peut s’agit de parcs
urbains consacrés à la détente, de jardins, de squares et d’espaces verts publics, d’équipements sportifs et culturels insérés dans un
ensemble végétalisé dominant.
162
Les règles d’implantation (art 4.1, 4.2 et 4.3)
La zone UV doit permettre l’implantation de nouvelles constructions en cohérence avec l’environnement urbain, les règles d’implantation
s’articulent avec une grande diversité de situations urbaines. L’implantation par rapport aux voies et emprises publiques est laissée libre
sauf dispositions spécifiques au plan des formes urbaines.
L’implantation par rapport aux limites séparatives prévoit généralement un recul minimum de 5m, sauf dans certaines configurations
particulières pour lesquelles une implantation en limite séparative est possible, ou pour l’implantation des équipements collectifs et
services publics (implantation libre).
163
Les zones UZ couvrent les grands secteurs d’équipements collectifs de la métropole. Il s’agit généralement de tènements s’étendant sur
plusieurs dizaines d’ares, voire plusieurs hectares d’un seul tenant. Leur niveau d’équipement est en adéquation avec la vocation du secteur.
6
En vertu des dispositions de l’article R421-8 du code de l’urbanisme.
164
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
La définition de zones dédiées à l’accueil des équipements répond à plusieurs orientations du PADD.
Poursuivre le développement et la qualification des sites stratégiques dédiés au triptyque « université / recherche / industrie ».
La richesse du modèle économique de l’agglomération grenobloise tient en partie à la présence d’établissement d’enseignement supérieur
nombreux et de qualité, présents à la fois de manière diffuse sur le territoire et regroupés sur le campus universitaire de Gières/Saint-
Martin-d’Hères. La délimitation de la zone UZ2 participe à reconnaitre le rôle de « site stratégique qui participe au rayonnement
métropolitain » du domaine universitaire en reconnaissant la vocation spécifique de ce secteur tout en améliorant son insertion urbaine
dans le territoire.
165
équipements. À noter que les bureaux sont autorisés sans conditions dans la zone UZ2, notamment pour permettre de conforter
une offre tertiaire sur la polarité Nord-Est, dans la mesure du possible en lien avec les activités universitaires ;
L’hébergement est autorisé sans conditions dans les zones UZ3 afin de permettre la construction et la réhabilitation de casernes
pour l’hébergement des militaires ;
Les constructions déjà existantes d’artisanat et commerce de détail, de restauration, d’activités de services où s’effectue l’accueil
d’une clientèle sont autorisées à perdurer dans les zones UZ. En effet, certaines de ces zones accueillent déjà aujourd’hui ce type
d’activité, qui, bien que n’ayant pas vocation à se développer dans les zones UZ, peuvent perdurer car elles participent à l’animation
de ces zones par. Par contre les constructions neuves (concernant ces mêmes destinations) ne sont pas autorisées, à l’exception
de la restauration et des activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle en UZ2, car les zones de campus ont des
besoins particuliers.
Les cinémas sont autorisés en zone UZ1 dans la mesure où ces activités commerciales peuvent aussi avoir une vocation
culturelle ;
L’industrie est autorisée en zone UZ2 dans la mesure où elle est nécessaire aux équipements d’intérêt collectif et services publics
présents dans la zone. Cette disposition permet le maintien d’activités industrielles aujourd’hui présentes dans la zone et en lien
avec les activités universitaires (recherche et formation sur l’industrie du papier notamment)
Indice « c »
Certaines zones UZ1 sont indicées « c ». Ces secteurs sont situés, soit dans des secteurs touristiques dont la vocation doit être confortée
par l’accueil de commerces, restaurants et hôtels, soit dans des secteurs pour lesquels un enjeu d’animation du quartier a été
particulièrement identifié. C’est pourquoi, les constructions nouvelles dédiées à l’artisanat et commerce de détail, la restauration,
l’hébergement hôtelier ainsi que l’aménagement de terrains de camping y sont autorisés dans le respect des dispositions générales du
règlement.
Indice « v »
Certaines zones UZ1 sont indicées « v ». Dans ces secteurs, le logement et les usages et affectations du sol nécessaire à l’aménagement
d’aires d’accueil et de terrains familiaux pour les gens du voyage sont autorisés. La Métropole doit répondre aux demandes formulées par
le schéma Départemental des gens du voyage. Certaines zones UZ1 bénéficient encore d’espaces libres qui peuvent permettre ces
aménagements.
Indice « g »
Certaines zones UZ2 sont indicées « g ». Ces secteurs ont vocation à permettre l’accueil de résidences étudiantes à proximité
d’établissements universitaires. Ainsi, dans les zones UZ2g, l’hébergement est autorisé sans conditions. L’industrie est par contre interdite
comme dans les zones UZ1 et UZ3
Seuls les usages et affectations des sols ainsi que les activités compatibles avec la vocation des zones UZ sont autorisées. À noter
toutefois que, dans les zones UZ1, les affouillements et exhaussements des sols sont autorisés s’ils sont nécessaires à la réalisation
d‘ouvrages publics. Cette disposition est nécessaire à la mise en œuvre du projet de réaménagement de l’A480 et du Rondeau.
166
aux voies doit respecter un retrait de l’alignement ou de la limite de fait opposée d’une distance au moins égale à la hauteur de la
construction (L≥H).
Par rapport aux limites séparatives, les constructions doivent se reculer d’une distance au moins égale à la moitié de la hauteur de la
construction (L≥H/2) avec un minimum de 3m. Elles peuvent néanmoins être implantées sur la limite séparative si cela ne gêne pas les
constructions sur l’unité voisine (possibilité d’adossement, façade aveugle sur la parcelle voisine, parcelle voisine non bâtie…).
Des règles alternatives sont toutefois définies pour les locaux techniques et industriels des administrations publiques ou assimilées, pour
préserver des éléments repérés au titre du patrimoine, pour assurer une continuité végétale…
La zone UZ2 bénéficie de règles d’implantation libres. Cette souplesse se justifie par le caractère très particulier du domaine universitaire
dans lesquels les bâtiments sont implantés dans un vaste parc, qui rend les règles de retrait par rapport aux voies ou aux limites séparatives
inopérantes. Pour autant, les constructions de la zone UZ2 qui se trouveraient en limite avec une autre zone doivent respecter un retrait
au moins équivalent à la hauteur du bâtiment avec un minimum de 10m.
L’atlas des formes urbaines – Implantations (D1) peut comporter des règles alternatives en termes d’implantation pour garantir la bonne
insertion des projets dans leur environnement proche.
167
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Complémentarité avec l’OAP Paysage et Biodiversité
Les dispositions règlementaires des zones UZ en matière d’implantation, de hauteurs, de végétalisation sont assez souples. Pour autant,
afin de garantir la qualité architecturale et paysagère des projets, de préserver ou d’accroitre les surfaces d’espaces verts, les dispositions
règlementaires sont complétées par les orientations de l’OAP Paysage et biodiversité. En effet, l’OAP apporte des orientations
complémentaires sur l’implantation des constructions, l’organisation du bâti, la végétalisation des espaces libres… Ces dispositions doivent
améliorer l’insertion urbaine des nouveaux projets et renforcer la qualité paysagère dans le respect des caractéristiques urbaines des tissus
dans lesquels s’insèrent les projets.
Par exemple, les zones UZ2 du domaine universitaire sont insérées dans l’ambiance « Ville parc » ce qui garantit une forte végétalisation
des projets.
168
Afin d’assurer le développement urbain de la Métropole, le PLUi identifie des zones à urbaniser de deux types : les zones à urbaniser
ouvertes (ou indicées) et les zones à urbaniser fermées (ou strictes).
169
La délimitation des espaces préférentiels de développement et la matérialisation des limites stratégiques dans le PLUi contribuent à
atteindre cet objectif. À noter que le PLUi a permis d’engager, pour plus de la moitié des communes de la Métropole, la mise en compatibilité
avec le SCoT, et ainsi redéfinir les enveloppes urbanisables sur certaines communes.
170
Zone AUC2 : zone à urbaniser de type UC2
La zone AUC2 a vocation à accueillir de nouvelles constructions destinées à l’habitation, ainsi que des équipements et activités
économiques dont le fonctionnement est compatible avec la présence d’habitat.
La hauteur des constructions est généralement limitée à 4 niveaux au-dessus du rez-de-chaussée (R+4), mais le plan des formes urbaines
peut permettre ponctuellement des hauteurs plus élevées pour des raisons d’architecture ou de composition urbaine, en tenant compte de
l’environnement urbain dans lequel s’inscrivent ces constructions, et notamment du niveau de desserte par les transports en commun et
de la présence de services.
171
Zone AUD3 : zone à urbaniser de type UD3
La zone AUD3 a vocation à accueillir de nouvelles constructions destinées principalement à l’habitation. Des équipements et activités
économiques peuvent également y être admis afin de compléter l’offre de services à la population, sous réserve que leur fonctionnement
soit compatible avec la présence d’habitat.
L’urbanisation peut être réalisée sous forme de maisons individuelles, mais peut intégrer également des formes bâties intermédiaires
(maisons en bande, petits collectifs…) dans un principe de diversification de l’offre en logements. Pour conférer à ce secteur un caractère
résidentiel, la hauteur des constructions est généralement limitée à 1 niveau au-dessus du rez-de-chaussée, avec possibilité de réaliser un
comble aménagé (R+1+c). Toutefois, le plan des formes urbaines peut permettre ponctuellement des hauteurs plus élevées pour des
raisons d’architecture ou de composition urbaine, en tenant compte de l’environnement urbain dans lequel s’inscrivent ces constructions.
L’opération doit permettre le maintien d’espaces de respiration au sein du quartier et s’attacher à préserver des espaces d’intimité vis-à-
vis du voisinage.
172
SPÉCIFICITÉS DES RÈG LES DES ZONES AUP
173
Interdiction des exploitations agricoles
Le règlement de la zone AUC1 autorise sous condition les constructions et installations destinées à l’exploitation agricole.
La zone AUP1r interdit l’installation des exploitations agricoles qui ne correspondent pas aux orientations du projet d’aménagement de la
tranche opérationnelle de la ZAC Portes du Vercors.
174
d_Implantation par rapport aux limites séparatives (art. 4.2)
Le règlement de la zone UC1 établit un corpus de règles distinctes selon que les constructions à implanter se situent dans une profondeur
de 20 m par rapport à l’alignement ou à la limite de fait, ou au-delà de cette profondeur de 20 mètres.
Compte tenu du parti d’aménagement retenu dans le projet de ZAC, ces prescriptions n’apparaissent pas appropriées. Le règlement de la
zone AUP1r prévoit donc une implantation libre par rapport aux limites séparatives dans le respect des principes développés dans l’OAP
sectorielle « Portes du Vercors ». L’implantation des constructions par rapport aux limites séparatives sera traitée dans le cadre de la ZAC
au travers du CPAUP.
175
i_Obligations en matière de réalisation d’espaces libres et de plantation d’aires de jeux
et de loisirs (art. 6.1)
Ces dispositions ne paraissent pas adaptées au projet de ZAC Portes du Vercors, faisant l’objet d’une maîtrise d’ouvrage publique. Les
surfaces végétalisées ne sont pas règlementées ; elles seront précisées dans le cadre de la ZAC au travers du CPAUP.
k_Stationnement (art. 7)
Dans la zone AUP1r le stationnement doit obligatoirement être réalisé en ouvrage, en silo ou en sous-sol ; ainsi le règlement de l’article 7
permet de se conformer au projet d’aménagement de la zone.
176
Au sein des zones A et N, on retrouve des zonages classiques mais aussi 3 types de secteurs qui présentent des règles complémentaires
ou dérogatoires :
Les secteurs des zones A et N indicés « k » qui correspondent aux pistes de ski ou de randonnée ;
Les secteurs des zones A et N indicés « s » qui sont relatifs à des espaces à protéger en raison de leur biodiversité ou leur qualité
paysagère ;
Les secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL) qui correspondent à des petites zones qui accueillent des
activités ou des usages différents qui sont amenés à se développer sous certaines conditions.
On trouvera également sur le plan de zonage des bâtiments isolés agricoles qui ont fait l’objet d’un repérage permettant leur éventuel
changement de destination et leur réhabilitation dans le volume existant.
Une des différences majeures entre les zones A et N relève de la nature du sol. Les espaces ouverts sont majoritairement des espaces
agricoles et les espaces fermés (boisés) ou plus anthropisés (carrières) intègrent la zone naturelle.
Les exploitations forestières n’étant pas autorisées en zone agricole, il a parfois été choisi d’inclure au sein d’une zone N, un espace ouvert
accueillant du stockage et séchage de bois ou plus généralement des entreprises de première transformation existantes ou en projet. A
contrario, des espaces en déprise ont été maintenues en zone agricole pour encourager leur reprise.
Des choix de zonage (notamment des délimitations fines autour de hameaux, limitation du micro-zonage…) ont été faits afin de répondre
à l’ensemble des orientations du PADD qui visent les espaces agricoles ou naturels. Les points suivants permettent de détailler les points
du règlement des deux zones qui sont similaires ou qui diffèrent.
Les orientations du PADD qui sont traduites au sein des zones A et N (e n dehors des STECAL)
Orientations propres aux zones agricoles
Conforter les espaces agricoles stratégiques de plaine et de plateau ;
Protéger les espaces agricoles de coteaux et préserver leur multifonctionnalité ;
Limiter le développement des hameaux et le mitage des espaces agricoles ;
Créer des conditions favorables au maintien des petites exploitations et au développement de nouvelles formes d’agriculture à
forte valeur ajoutée : agriculture bio, maraîchage, cultures spécialisées…
177
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈG LEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PADD ET
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES
L’article 2 de la zone N offre plus de possibilités qui prennent en compte l’aspect plus multifonctionnel des zones naturelles. Ces dernières
peuvent effectivement être le support d’activités économiques plus variées : agricoles, forestière (en N),), l’exploitation de carrière et les
installations primaires de traitement de matériaux par concassage-criblage. On trouve donc ces possibilités au sein du paragraphe
consacré aux constructions et installations soumises à des conditions particulières. Cela signifie qu’il est impossible pour une exploitation
forestière de s’installer au sein de la zone agricole mais que l’inverse est possible. À ce titre, des espaces ouverts ont pu être classés en
zone naturelle afin de permettre à des exploitants forestiers de poursuivre leurs activités ou à des projets connus de pouvoir se réaliser.
Concernant les usages, affectations des sols, activités et installations soumis à de conditions particulières, on retrouve des différences
plus minimes qui soulignent le caractère même des deux zones. Ainsi en zone A, les serres, les serres-tunnels et tunnels agricoles sont
autorisés (avec toutefois des interdictions en secteurs As et Ak) afin de créer des conditions favorables au maintien des petites
exploitations et au développement de nouvelles formes d’agriculture à forte valeur ajoutée : agriculture bio, maraîchage, cultures
spécialisées comme le préconise le PADD, alors qu’ils sont interdits en N. En zone agricole, sont autorisés les dépôts en plein air de
matériaux ou de déchets, à condition d’être strictement nécessaires à l'exploitation agricole alors qu’en zone N ce sont les dépôts
nécessaires à l’exploitation forestière ou agricole. On retrouvera la même distinction de vocabulaire pour les installations classées,
soumises à autorisation, déclaration ou enregistrement.
Dans les zones A et N, sont autorisées les installations de type antennes d’émission ou de réception (radios, télévisions, radios-téléphones)
les pylônes permettant le transport d’énergie, ou le transport par câble et enfin les éoliennes. Toutefois ces installations sont interdites sur
les terrains et sur les bâtiments protégés en niveaux 2 et 3 au titre du patrimoine.
Dans les zones A et N, les réhabilitations dans le volume existant et les reconstructions à l’identique après sinistre sont autorisées. Les
changements de destination sont soumis à condition et pourront être autorisés pour les bâtiments identifiés sur le plan de zonage, sauf
en secteur « s »).
Les zones A et N sont concernées par un ou plusieurs secteurs protégés en raison de la richesse du sol et du sous-sol au titre de l’article
R.151-34-2° du Code de l’urbanisme. Dans ces secteurs, définis dans le document graphique A « Plan de zonage », en fonction des
périmètres d’exploitation des carrières, les usages et affectations du sols et activités nécessaires aux carrières sont autorisés.
Cette disposition permet de traduire l’orientation du PADD visant à « préserver les espaces nécessaires à l’exploitation des carrières et à
l’industrie du ciment ».
b_Indice « k »
Afin de prendre en compte les espaces où s’exercent les activités liées à la pratique du ski et de la randonnée (Col de Porte, bas de
Chamechaude, station du Sappey-en-Chartreuse), le règlement comporte des spécificités que l’on retrouve en zone Agricole ou naturelle.
C’est principalement l’article 2 qui différencie ces secteurs des zones A et N classiques. Ainsi on retrouve deux paragraphes qui concernent
l’autorisation des équipements sportifs liés à la pratique du ski et la randonnée ainsi que les affouillements et exhaussements de sols
strictement nécessaires à l’aménagement des pistes de ski.
178
Quelques petites notions diffèrent dans l’écriture des conditions entre A et N
On note une petite distinction au niveau des articles 2 des zones A et N. L’article 2 de la zone A indique que sont autorisés : les équipements
sportifs liés à la pratique du ski et de la randonnée « sous réserve qu’ils ne compromettent pas le pâturage extensif » ni l'activité agricole
ou la qualité paysagère du site. L’article 2 de la zone N ne mentionne pas le pâturage extensif mais l’activité agricole ou forestière.
Pour les usages, affectations des sols, activités soumis à de conditions particulières, les différences sont plus notables car le secteur Nk
autorise les mêmes usages que la zone N classique. On notera toutefois une similitude concernant les affouillements et exhaussements
de sols strictement nécessaires à l’aménagement des pistes de ski. On retrouve la mention « sous condition qu’ils soient enherbés et ne
compromettent pas l’activité agricole et la qualité paysagère du site » dans l’article 2 de la zone A, et à l’article 2 de la zone N, la condition
est complétée par la mention « ou forestière ».
Ces différences entre A et N permettent d’opérer une distinction entre les zones agricoles qui sont des espaces ouverts et potentiellement
pâturés et les zones naturelles plus boisées qui peuvent être support de multiples activités (agricoles forestières et de loisirs). Cette
distinction permet également de répondre aux objectifs de multifonctionnalité de la forêt et à la fois la préservation des espaces agricoles.
c_Indice « s »
L’usage de l’indice « s » permet de préserver :
Les secteurs agricoles ou naturels sensibles sur le plan de la biodiversité, notamment les prairies sèches où la pâture extensive
permet une faune et une flore très riche de pouvoir se développer, et les réservoirs de biodiversité soumis à une forte pression
foncière
Les sites présentant une qualité paysagère forte et préservée.
179
permet de traduire l’objectif du PADD de « Créer des conditions favorables au maintien des petites exploitations et au développement de
nouvelles formes d’agriculture à forte valeur ajoutée : agriculture bio, maraîchage, cultures spécialisées… »
Pour les logements, qu’ils soient occupés par des agriculteurs ou des particuliers, la règle est identique, les constructions ne doivent pas
dépasser une limite totale fixée à 90m² d’emprise au sol, ou 150m² extension comprise. Ce chiffre prend appui sur le document
« Constructions en zone agricole, protocole réalisé par la chambre d’agriculture de l’Isère en 2009 (signé par le Préfet, les présidents de
l’AMI, de la Chambre d’agriculture et du CAUE), qui fixe à 160m² de surface hors œuvre nette les constructions à usage d’habitation. La
surface de 90m² au sol permet d’atteindre cette surface compte tenu des volumes possibles (R+1 ou R+1+combles) et du mode de calcul
qui diffère de celui de la SHON.
Concernant les extensions, il s’agit de ne pas autoriser une extension supérieure à 30 % de la surface initiale, dans la limite d’une emprise
totale au sol de 150². Cet impératif de 30 % permet de répondre à l’objectif du PADD « Limiter le développement des hameaux et le mitage
des espaces agricoles ».
Les annexes sont limitées à 30m² maximum et les piscines à 40m². Le choix a été fait de s’appuyer sur la doctrine départementale de l’Isère
afin de tendre vers une homogénéisation départementale plutôt que faire une moyenne des cas particuliers présents sur le territoire de la
Métropole.
L’emprise au sol des serres-tunnels et tunnels agricoles est limitée à 2000m² par exploitation en secteur As.
180
h_Clôtures (article 5.3)
Si les volumes des constructions sont similaires à ceux observés dans les tissus pavillonnaires, il n’en est pas de même de l’environnement.
Des clôtures urbaines n’ont pas leur place au sein de ces espaces ouverts aux caractéristiques naturelles. C’est pourquoi il est proposé des
clôtures de type agricole composées de bois ou de grillage à grands mailles (sauf bien entendu dans les périmètres de protection de
captage). Les portails quant à eux doivent être le plus simple possible. La dimension patrimoniale n’est pas oubliée à travers cette règle
car les murs préexistant peuvent être préservés et restaurés sous réserve de se limiter à la hauteur d’origine.
181
STECAL à vocation touristique indicés « t »
Orientations PADD :
« Affirmer le positionnement touristique « Grenoble, une métropole au cœur des Alpes » par une offre adaptée »
« Renforcer et développer les sites touristiques et de loisirs emblématiques de la Métropole »
« Conforter le tourisme d’affaires et d’agrément afin de promouvoir l’écosystème local, soutenir les professionnels du tourisme
et développer l’emploi local. »
Plusieurs sites à vocation touristique sont amenés à se développer sur les communes de Jarrie, Séchilienne, Vizille, Bresson et Le Sappey-
en-Chartreuse. Il s’agit d’activités touristiques existantes dans un environnement naturel ou agricole (camping, hébergement hôtelier,
restauration, activités de golf et d’accueil de groupes). La délimitation de 7 STECAL indicés « t » permettra l’extension de constructions
existantes, l’implantation de nouvelles constructions ou l’aménagement de terrains de camping en vue de conforter les activités
touristiques existantes. Il s’agit des STECAL ALt1, ALt2 en zone agricole et des STECAL NLt1, NLt2, NLt3, NLt6, NLt7 en zone naturelle. Ces
activités nécessitant des aménagements très différents (bâtiment d’hébergement, bâtiment techniques, HLL), des règles spécifiques
viennent nourrir les articles relatifs : aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières, à l’emprise au sol, la
hauteur maximale, la qualité urbaine architecturale environnementale et paysagère ou encore les surfaces non imperméabilisées ou éco-
aménageables.
182
La délimitation des 24 zones de STECAL a été réalisée au plus près des besoins identifiés dans chacun des secteurs, afin de limiter au
maximum l’impact des nouvelles constructions ou aménagements sur les espaces naturels, forestiers et agricoles environnants. Le
règlement de chacun des STECAL fixe les emprises au sol maximales et hauteurs maximales des extensions de constructions existantes
ou des nouvelles constructions, et précise le cas échéant la part minimale de surfaces végétalisées et de pleine terre à respecter, les
conditions d’implantation ainsi que le nombre maximum de logements autorisés dans les aires d’accueil des gens du voyage.
Chacun des 24 STECAL fait l’objet d’une justification détaillée à l’échelle communale.
183
Complémentarité avec l’OAP Risques et résilience
Pour les aléas hydrauliques, l’OAP précise qu’il convient de valoriser les zones à risques pour développer des espaces non aménagés à des
fins récréatives, agricoles ou environnementales. Ces éléments confortent les espaces agricoles stratégiques des plaines de l’Isère ou du
Drac.
Pour les aléas hydrauliques de coteaux, il est préconisé de limiter l’imperméabilisation des sols et de réserver une part minimale de surfaces
éco-aménageables dans les projets. Cette orientation est reprise à travers le règlement des espaces construits au sein des zones agricoles
ou naturelles (STECAL compris) avec des règles d’emprise au sol maximum ou même des coefficients de végétalisation ou de pleine terre.
184
185
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
186
Au sein des secteurs As et Ns, en dehors du périmètre immédiat de captage d’eau potable, les clôtures doivent être perméables à la petite
faune, à l’exception des clôtures amovibles à usage agricole.
Les secteurs de franges situés à l’interface entre les espaces urbanisés et les espaces à fort enjeu écologique
Ces espaces fragiles sont identifiés et protégés par un classement en zone As et Ns strictes permettant de limiter fortement leur
constructibilité (voir ci-dessus).
187
b_Protéger et valoriser l e patrimoine végétal présent au sein des corri dors écologiques
et des réservoirs de biodiversité
Le patrimoine végétal présent au sein des sites corridors écologiques et des réservoirs de biodiversité fait l’objet de prescriptions
graphiques relatives au patrimoine végétal afin de préserver leurs fonctions écologiques. En effet, ces éléments de végétation participent
amplement de la qualité et de la fonctionnalité écologiques des espaces reconnus en tant que TVB.
188
Régime des Espaces Boisés Classés
La suppression – accidentelle ou intentionnelle – d'une haie agricole ou ripisylve soumises au régime des EBC entraîne l'obligation de
replanter une haie composée d'essences variées, locales ou adaptées au site, et à feuilles caduques.
c_Protéger les cours d’eau et tronçons de cours d’eau reconnus pour leur qual ité
écologique à la « trame bleue ».
Les berges des cours d’eau, sont protégées par le règlement, au sein des dispositions générales.
Dans les zones A et N, toute construction nouvelle ou toute extension de construction doit respecter un recul minimum par rapport au haut
de la berge :
De 15 mètres pour les cours d’eau ou fossés repérés au titre de la Trame bleue au document graphique F2 « Plan du patrimoine
bâti, paysager et écologique » ;
De 10 mètres pour les autres cours d’eau et fossés.
189
Les équipements d’intérêt collectif et services publics dont la liste figure au chapitre 3 du règlement type PPR ne sont pas soumis à cette
exigence si, du fait de leur nature ou pour des raisons techniques, il est nécessaire de les rapprocher des berges.
Pour les lits mineurs couverts (galerie, busage, etc.), le recul minimum à appliquer correspond à la largeur du lit couvert plus 2m de part et
d’autre.
Schéma récapitulatif des modalités de protection de TVB hors zones non urbanisées (zones A et N)
190
e_Renforcer la place de la nature en milieu urbain en favorisant une approche
multifonctionnelle
191
Selon le mode de végétalisation retenu, un coefficient de pondération est appliqué comme indiqué (cf le tableau ci-dessous).
Le règlement du patrimoine
Certains éléments végétaux situés en milieux urbains sont repérés au document graphique F2 « Plan du patrimoine bâti, paysager et
écologique ». Ils sont ainsi protégés au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme et font l’objet, à ce titre, de règles de protection
particulières.
Cette protection concerne tant les arbres isolés, que les alignements d’arbres, ordonnances végétales et linéaires végétalisés, ainsi que les
boisements de bords de cours d’eau (ripisylves). Au titre du L.151-19, ce patrimoine végétal bénéficie de la règle générale visant à
soumettre les coupes et abattages d'arbres à déclaration préalable, sauf dans des cas exceptionnels listés dans le code de l’urbanisme (art
R421-23-2) et liés à la sécurité des biens et des personnes, à la gestion forestière…
Ce patrimoine végétal peut aussi avoir été protégé au titre des espaces boisés classés (EBC) et ainsi soumis aux dispositions des articles
L.113-1 et suivants et R113-1 et suivants du code de l'urbanisme.
192
La végétalisation des places de stationnement
Pour favoriser la végétalisation des espaces de stationnement, le règlement du PLUi prévoit au sein de ses dispositions générales
l’aménagement paysager et la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Ainsi les places de stationnement sont réalisées de préférence
intégrées au bâtiment.
Toutefois, lorsque les places sont réalisées en surface et non couvertes, il est demandé qu’au moins 30% de la surface dédiée au
stationnement (places et circulations) reçoive un traitement paysager permettant l’infiltration des eaux pluviales et/ou diminuant l’effet
d’ilot de chaleur.
De 15 mètres pour les cours d’eau ou fossés repérés au titre de la Trame bleue au document graphique F2 « Plan du patrimoine
bâti, paysager et écologique » ;
De 10 mètres pour les autres cours d’eau et fossés.
Les équipements d’intérêt collectif et services publics dont la liste figure au chapitre 3 du règlement type PPR, ne sont pas soumis à
cette exigence si, du fait de leur nature ou pour des raisons techniques, il est nécessaire de les rapprocher des berges.
193
Schéma récapitulatif des modalités de protection de TVB en zones urbanisées (U/AU)
194
h_Améliorer et accroître les espaces cultivés en ville
Le renforcement des espaces cultivés en ville mobilise un panel d’outils réglementaires. Certains ont été exposés précédemment comme
le coefficient de pleine terre et le coefficient de surfaces éco-aménageables. Les dispositions générales du règlement appliquées, dont les
modalités sont adaptées selon le type de contexte urbain et de zonages, favorise dans ce cadre l’augmentation des surfaces végétalisées
qui peuvent aussi être cultivées.
Pour ne pas pénaliser les toitures terrasses qui prévoient une épaisseur importante de pleine terre destinée à être cultivée ou plantée,
l’article 4.6 des dispositions générales du règlement applicable à toutes les zones dispose que « Sont exclus du calcul de la hauteur
maximale, [sauf dans les zones UA1 et UA2] : les dispositifs et installations nécessaires à l’agriculture urbaine et aux jardins familiaux »
Par ailleurs, la plupart des jardins collectifs ont été classés en zone UV (parcs urbains).
195
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
Le PADD prévoit dans son orientation générale « Améliorer la qualité de l’offre commerciale sur l’ensemble du territoire » de préserver les
équilibres de l’armature commerciale de la Métropole pour répondre aux besoins de la clientèle locale et touristique. Cette orientation, et
les obligations également de compatibilité avec le SCoT de Grande Région Grenobloise, ont nécessité la création de dispositions
réglementaires particulières.
Le PLUi assure une traduction des orientations du PADD dans les règlements écrits et graphiques, guidée par le cadre législatif et les
dispositions du SCoT. Afin d’organiser l’évolution de l’offre commerciale sur le territoire métropolitain permettant de l’adapter aux besoins
des pôles de vie et afin de polariser le commerce de proximité dans les centralités urbaines, les dispositions règlementaires du
PLUi agissent sur :
Les secteurs d’activités : artisanat et commerce de détail, restauration, commerce de gros, services où s’effectue l’accueil de
clientèle, activité commerciale de détail et de proximité ;
L’intégration urbaine : la prise en compte de critères d’accessibilité et de formes urbaines ;
Dispositions présentées au chapitre « Nécessité de recourir à des règles graphiques » traduites dans le document graphique C1 « Atlas de
la mixité fonctionnelle et commerciale » :
La localisation des commerces : délimitation de zonages pour l’accueil du commerce et des périmètres de centralités,
identification de linéaires commerciaux ;
Le dimensionnement des commerces : définition d’une surface de vente maximale autorisée par établissements, adaptée aux
besoins du pôle de vie, pour les nouvelles implantations et pour les locaux existants.
Le commerce de proximité devant être inséré, de manière préférentielle, dans les espaces prioritaires du développement, et
en priorité dans leurs parties centrales les mieux équipées :
- Les achats quotidiens (alimentation, tabac, presse …) qui constituent l’essentiel des déplacements commerciaux. Ils peuvent
également facilement s’inscrire à l’intérieur des espaces habités.
- Les achats occasionnels de produits « légers » (petit équipement de la personne et de la maison) qui s’effectuent souvent sous
l’impulsion d’un « achat plaisir » et qui trouvent facilement à s’insérer dans les espaces urbains mixtes
- Les achats plus exceptionnels de produits « légers » (électroménager, Hi-fi, vidéo, etc.). Ils n’imposent pas forcément la proximité
d’une voiture et peuvent s’inscrire facilement à l’intérieur des espaces habités.
7
Le Document d’Aménagement Commercial (DAC) est la partie du SCoT comprenant les orientations en matière de commerce.
196
Le commerce de non proximité pouvant être inséré dans les espaces dédiés à l’économie :
- Les achats occasionnels de produits « lourds ou encombrants » (jardinerie, bricolage) qui s’effectuent le plus souvent en voiture.
Ces commerces ont également des difficultés pour s’insérer à l’intérieur des espaces habités.
- Les achats exceptionnels de produits « lourds ou encombrants » (meubles, automobiles …) qui peuvent induire des temps de
réflexion et des déplacements importants (le plus souvent en voiture), pour effectuer des comparaisons et faire jouer la
concurrence. Ils sont souvent difficilement compatibles avec les espaces habités.
Le code de l’urbanisme ne permet pas de créer de nouvelles natures d’activités plus fines à l’intérieur d’une catégorie de sous-destinations,
afin de distinguer ce que le SCoT définit comme du commerce de « Proximité » et de « Non-Proximité ».
La destination « Commerce et services » comprend les 6 sous-destinations suivantes :
« Artisanat et commerce de détail » :
- Commerce de détail : notamment les épiceries, supermarchés, hypermarchés, drives… ;
- Artisanat avec activité commerciale de vente de biens : boulangeries, charcuteries, poissonneries… ;
- Artisanat avec activité commerciale de vente de services : cordonnerie, coiffeur… ;
« Commerce de gros » : établissements de vente entre professionnels ;
« Activité de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle » : constructions où s’exercent une profession libérale et s’effectuent
des prestations de services telles que les assurances, les banques, les agences immobilières, de location de véhicules, de matériel,
les « showrooms », de vente en téléphonie mobile, les salles de sports privées, les spas… ;
« Restauration » ;
« Hébergement hôtelier et touristique » ;
« Cinéma ».
197
Le règlement écrit précise, pour chaque zone, dans ses articles 1.1 et 2.1 les destinations et sous-destinations ci-dessus qui sont interdites
ou acceptées sous conditions.
Le règlement écrit du PLUi précise ce qui relève de « l’activité commerciale de détail et de proximité » (s’appuyant sur le L. 151-16 du code
de l’urbanisme) par :
L’Article 2.3 : « Activités soumises à des conditions particulières » ;
La définition de l’activité commerciale de détail et de proximité figurant dans le lexique.
Correspondance entre les typologies de commerces du SCoT et les destinations du Code de l’Urbanisme :
Par conséquent, les établissements qui ne relèveront pas de cette définition seront considérés comme du
commerce de non-proximité. Aucune mention dans le code de l’urbanisme ne permet de fonder juridiquement
la non-proximité dans le PLUi.
198
b_L’intégration urbaine
Dispositions du SCoT relatives aux conditions d’ins ertion urbaine des commerces
Le SCoT distingue :
Le commerce de gros, à destination des professionnels, qui peut se déployer soit sur des espaces urbains mixtes, soit sur des
espaces économiques dédiés, selon la nature des commerces concernés et, en particulier, leur compatibilité avec la proximité de
l’habitat et les besoins des acteurs économiques.
Les commerces de détail et de proximité, à destination des particuliers, (…) qui peuvent s’inscrire facilement à l’intérieur des
espaces habités.
Les commerces de détail et de non proximité, à destination des particuliers qui sont difficilement compatibles avec les espaces
habités.
199
NÉCESSITÉ DE RECOURI R À DES RÈGLES GRAPH IQUES
L’objectif des outils du règlement graphique développés en matière de localisation est de traduire les orientations du PADD en matière de
proximité et de polarisation du commerce, en compatibilité avec les dispositions du DAC du SCoT. Le document graphique C1 « Atlas de la
mixité fonctionnelle et commerciale » règlemente les conditions d’implantation et d’évolution des commerces sur le territoire, ainsi que leur
dimensionnement.
a_La localisation
Dispositions du DAC relatives aux principes de localisation des différentes natures de commerce en fonction
des Zones D’Aménagement Commercial (ZACOM) de type 1, 2 ou 3
Armature hiérarchisée des pôles urbains pour le commerce (Extrait du SCoT de la RUG (DOO)
200
Les outils du PLUi
Le PLUi définit 3 outils règlementaires, identifiés au document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale », agissant
sur l’implantation de nouveaux commerces et l’évolution des commerces existant :
Le PLUi a traduit les ZACOM dans le document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale » en créant des EDC destinés
à accueillir le commerce, dont les sous-destinations « artisanat et commerce de détail » et « commerce de gros » sont règlementées dans
le règlement écrit de chaque zone.
Méthode de traduction :
Principe d’exclusion des espaces dont l’insertion urbaine est fortement contrainte (secteurs pavillonnaires).
Principe d’exclusion des espaces économiques à l’exception de ceux identifiés comme pouvant accueillir du commerce ainsi que
ceux identifiés en ZACOM 3 au SCoT. Il s’agit d’encadrer l’implantation de commerces de proximité et de services au sein des
zones d’activités afin de conserver le foncier et l’immobilier existant et futur aux activités productives
201
Traduction d’une ZACOM 1 en EDC Cas particulier de la traduction d’une ZACOM 3 en EDC
Délimitation d’une Centralité Urbaine Commerciale (CUC) dans l’Espace de Développement Commercial (EDC)
202
Les linéaires commerciaux
Outil de sauvegarde de la diversité commerciale, les linéaires commerciaux identifiés au document
graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale » ont pour but de limiter ou d’interdire, en rez-
de-chaussée, le changement de destination des cellules commerciales à une (ou plusieurs) sous-
destinations choisies.
Ces linéaires sont identifiés uniquement dans les CUC. Ils permettent de conforter les polarités
commerciales de proximité en offrant les conditions d’implantation, de sauvegarde et de développement
de locaux actifs en rez-de-chaussée, afin de limiter l’émiettement commercial local.
Linéaire de niveau 1 : « Commerces et artisanat » : Rez-de-chaussée interdits à toutes les sous-destinations à l’exception de
« Artisanat et commerce de détail » + « Restauration »
Linéaire de niveau 2 : « Commerces, artisanat et services » : Rez-de-chaussée interdits à toutes les sous-destinations à
l’exception de « Artisanat et commerce de détail », « Restauration », « Activité de service où s’effectue l’accueil d’une clientèle » (banques,
assurances, agences immobilières, salles de sport…), « Équipements d’intérêt collectif et services publics »
Outre la maîtrise des changements de destination, les linéaires permettent de réserver les rez-de-chaussée des nouvelles constructions
aux destinations choisies. Le règlement écrit dispose que : « Dans les nouvelles constructions et lors de la transformation des constructions
existantes, les rez-de-chaussée (hors hall d’entrée, surfaces destinées au stationnement des vélos, accès au stationnement des véhicules légers
et locaux techniques) doivent être dédiés à :
L’artisanat et au commerce de détail, ainsi qu’à la restauration au sein des linéaires de préservation de l’artisanat et du commerce (L1)
repérés au document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale » ;
L’artisanat et au commerce de détail, à la restauration, aux équipements d’intérêt collectif et services publics ainsi qu’aux activités de
services où s’effectue l’accueil d’une clientèle au sein des linéaires de préservation de l’artisanat, du commerce et des services (L2)
repérés au document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale ».
203
b_Le dimensionnement des commerces
Dispositions du DAC relatives au dimensionnement du com merce
Rappel des objectifs du SCoT en matière d’organisation de l’offre Carte de principe des périmètres d’influence
recherchés pour les villes-centres et
commerciale
les pôles principaux
Extrait du SCoT :
Renforcer l’équilibre et la solidarité des territoires en définissant des
périmètres d’influence recherchés et en maîtrisant le dimensionnement
des commerces
204
Extrait du SCoT
Les outils du PLUi
Les outils de dimensionnement développés par le PLUi ont pour objectif de pouvoir adapter l’offre commerciale aux nouveaux modes de
consommation, de réguler le développement des grandes surfaces tout en confortant et améliorant la qualité des pôles commerciaux de
rayonnement régional et métropolitain, et d’améliorer la couverture commerciale de proximité en concentrant l’offre au sein des centralités
urbaines et des pôles de vie. In fine, il s’agit de répondre aux besoins quotidiens des habitants et des actifs du périmètre d’influence.
Des dispositions sont déclinées pour les nouvelles implantations et pour l’évolution des commerces existants.
La méthode proposée dans le PLUi pour le dimensionnement du commerce dans les Centralités urbaines commerciales (CUC) et les
Espaces de développement dommercial (EDC) s’appuie sur les ratios et les méthodes de calcul donnés par le SCoT en :
Proposant un dimensionnement de la surface de vente par commerce (mais sans en limiter le nombre sur le territoire) ;
Reposant sur l’estimation du nombre « d’usagers » des communes de leur périmètre d’influence (habitants + emplois locaux +
fréquentation touristique) ;
Prenant en compte le niveau du pôle tel que présenté dans la carte de hiérarchisation des pôles urbains du SCoT;
Distinguant le dimensionnement maximum, qu’il s’agisse du commerce de proximité et de non-proximité (respect des surfaces
plafonds SCoT) ;
Le dimensionnement du PLUi reprend la distinction établie par le SCoT entre commerce de proximité et de non-proximité : identification
d’une surface de vente maximum spécifique à l’activité commerciale de détail et de proximité et au commerce ne relevant pas d’une
activité commerciale de détail et de proximité.
Les valeurs retenues pour ce dimensionnement sont établies dans le respect des surfaces plafonds SCoT.
Le dimensionnement des commerces établit une surface de vente maximale autorisée correspondant au niveau de rayonnement identifié
dans le diagnostic pour chaque commune.
Le dimensionnement est déterminé pour chaque centralité selon l’aire d’influence recherchée, il conditionne l’implantation de nouveaux
commerces et les possibilités d’extension de la surface de vente des commerces existant.
Le règlement écrit du PLUi précise que :
205
Dans le cas d’un regroupement commercial, la surface de vente maximale totale autorisée ne pourra pas excéder la surface de
vente maximale autorisée pour l’artisanat et le commerce de détail définie au document graphique C1 « Atlas de la mixité
fonctionnelle et commerciale »
Dans le cas d’un regroupement commercial comportant des activités commerciales de détail et de proximité, la surface de vente
maximale autorisée pour l’ensemble de ces activités définie conformément au document graphique C1 « Atlas de la mixité
fonctionnelle et commerciale » est comptabilisée dans la surface de vente totale maximale définie à l’article relatif aux destinations
autorisées sous-condition
Plafonds de dimensionnement retenus dans le PLUi, en lien avec le niveau de rayonnement et les typologies de commerces ciblés
Pour les commerces relevant d’une activité commerciale de détail et de proximité, le SCoT défini un plafond de 4 000 m² de surface
de vente, correspondant à 40 000 usagers (exception pour la ville centre).
Pour les commerces ne relevant pas d’une activité commerciale de détail et de proximité, le plafond se situe à 8 000 m² de surface
de vente pour 80 000 usagers (uniquement sur le territoire Métropolitain).
Au-delà de cette quantité d’usagers, ces valeurs maximales ne peuvent pas être dépassées. Ainsi, les surfaces de vente par établissement des
ZACOM 3 à rayonnement Métropolitain seront encadrées par ces valeurs maximales.
206
Il est autorisé de se réhabiliter ou se relocaliser en conservant leur surface de vente acquise, sous condition de rester dans la
même centralité (CUC), dans la mesure où cela ne remet pas en cause un équilibre commercial définit en tenant compte de la
présence de cet établissement dans la centralité. Cette disposition a pour objectif de permettre les projets de renouvellement des
pôles commerciaux intégrés au tissu urbain.
Une possibilité additionnelle à la condition précédente de réalisation de 8 000m² de surface de vente supplémentaire (en extension
d’un commerce existant) est autorisée dans le cas d’une CUC principale positionnée en partie sur la ville-centre (Grenoble).
Cette disposition a pour objectif de permettre la réalisation d’un projet global de modernisation et de meilleure intégration urbaine de
Grand’Place (Grenoble-Échirolles).
La méthode proposée pour le dimensionnement du commerce dans les Centralités et ZACOM du PLUi s’appuie sur les ratios et les méthodes
de calcul donnés par le SCoT en s’appuyant sur une estimation spécifique des zones de chalandise (ou d’influence) de chacune des ZACOM
de type 3 du territoire pour le commerce ne relevant pas d’une activité commerciale de détail et de proximité.
207
Synthèse du mode de calcul permettant de définir les niveaux de pôles commerciaux et leur aire de
chalandise, ainsi que les surfaces de vente correspondants à chacun de ces niveaux
208
Précision du dimensionnement
Dimensionnement PLUi (m2)
niveau de pôle périmètre théorique DAC (m2)
Commune Rayonnement PLUi
DAC d'influence et du Non- CUC CUC
Proximité EDC
nombre d’usagers proximité principale intermédiaire
DOMENE APPUI 11 878 usagers : pluricommunal 1485 1485 2000 2000
Domène,
Muriannette,
Revel, Saint Jean
le Vieux
ECHIROLLES PRINCIPAL 125 000 usagers métropolitain 4000 8000 4000 2000 8000
: périmètre SCoT
- 9 communes
EYBENS APPUI 21 784 usagers : pluricommunal 2549 2549 2000 2000
Eybens, Brié-et-
Angonnes,
Herbeys
FONTAINE PRINCIPAL 77 703 usagers : métropolitain 4000 7770 2000 8000
périmètre SCoT -
6 communes
GIERES APPUI 10 809 usagers: pluricommunal 1351 1351 1000 1000
Gières,
Murianette,
Venon
GRENOBLE VILLE métropolitain 8000 8000 8000 2000 8000
CENTRE
HERBEYS LOCAL communal 400 400
JARRIE APPUI 10 755 usagers : communal élargi 1344 1344 400 400
Jarrie, Champ-
sur-Drac,
Champagnier
LA TRONCHE APPUI 15 925 usagers : communal élargi 1991 1991 1000 2000
La Tronche, Le
Sappey en
Chartreuse
LE FONTANIL- APPUI 4827 usagers : communal élargi 965 965 400 1000
CORNILLON Le Fontanil-
Cornillon, Mont
Saint Martin
LE GUA SECONDAIRE 2 837 usagers : communal élargi 567 567 400 400
Le Gua, Miribel-
Lanchâtre,
Château Bernard
LE PONT DE PRINCIPAL 28 700 usagers : pluricommunal 3358 3358 3000 2000 3000
CLAIX périmètre SCoT -
3 communes
LE SAPPEY EN LOCAL communal 400 400
CHARTREUSE
MEYLAN PRINCIPAL 74 982 usagers : métropolitain 4000 7498 4000 1000 8000
périmètre SCoT
MIRIBEL- LOCAL communal 400 400
LANCHÂTRE
209
Précision du dimensionnement
Dimensionnement PLUi (m2)
niveau de pôle périmètre théorique DAC (m2)
Commune Rayonnement PLUi
DAC d'influence et du Non- CUC CUC
Proximité EDC
nombre d’usagers proximité principale intermédiaire
MONT SAINT LOCAL communal 400 400
MARTIN
MONTCHABOUD LOCAL communal 400 400
MURIANETTE LOCAL communal 400 400
NOTRE-DAME- LOCAL communal 400 400
DE-COMMIERS
NOTRE-DAME- LOCAL communal 400 400
DE-MESAGE
NOYAREY SECONDAIRE 6 239 usagers : communal élargi 936 936 400 400
Noyarey, Veurey-
Voroize
POISAT SECONDAIRE 2609 usagers : communal 522 522 400 400
Poisat
PROVEYSIEUX LOCAL communal 400 400
QUAIX EN LOCAL communal 400 400
CHARTREUSE
SAINT EGREVE PRINCIPAL 50 367 usagers : métropolitain 4000 5036 1000 5000
Saint Egrève, Le (ZACOM3)
Fontanil- 2000
Cornillon, Saint-
Martin le Vinoux,
Voreppe
SAINT MARTIN PRINCIPAL 95 428 usagers : métropolitain 4000 8000 4000 1000 8000
D'HERES périmètre SCoT
SAINT MARTIN APPUI 8 228 usagers : communal élargi 1237 1237 1000 1000
LE VINOUX Saint-Martin le
Vinoux, Quaix en
Chartreuse
SAINT- LOCAL communal 400 400
BARTHELEMY-
DE-SECHILIENNE
SAINT- SECONDAIRE 2 567 usagers : communal élargi 563 563 400 400
GEORGES-DE- Saint-Georges de
COMMIERS Commiers,
Notre-Dame de
Commiers
SAINT-PAUL-DE- SECONDAIRE 2 374 usagers : communal 475 475 400 400
VARCES Saint-Paul de
Varces
SAINT-PIERRE- LOCAL communal 400 400
DE-MESAGE
SARCENAS LOCAL communal 400 400
210
Précision du dimensionnement
Dimensionnement PLUi (m2)
niveau de pôle périmètre théorique DAC (m2)
Commune Rayonnement PLUi
DAC d'influence et du Non- CUC CUC
Proximité EDC
nombre d’usagers proximité principale intermédiaire
SECHILIENNE LOCAL communal 400 400
SEYSSINET- APPUI 17 764 usagers : pluricommunal 2221 2221 2000 2000
PARISET Seyssinet-
Pariset, Saint-
Nizier du
Moucherotte
SEYSSINS APPUI 20 188 usagers : pluricommunal 2362 2362 2000 2000
Seyssins, Claix,
Saint-Nizier du
Moucherotte,
Seyssinet-
Pariset
VARCES APPUI 14 033 usagers : pluricommunal 1754 1754 2 000 2 000
Varces, Saint-
Paul de Varces
VAULNAVEYS- SECONDAIRE 1 384 usagers : communal 346 346 400 400
LE-BAS Vaulnaveys-le-
Bas
VAULNAVEYS- APPUI 5 247 usagers : communal élargi 1085 1085 1000 1000
LE-HAUT Vaulnaveys-le- (EDC
Haut, haut)
Vaulnaveys-le- 400 (EDC
Bas bas)
VENON LOCAL communal 400 400
VEUREY SECONDAIRE 3 966 usagers : communal élargi 793 793 400 400
VOROIZE Veurey-Voroize,
Montaud
VIF PRINCIPAL 38 604 usagers : pluricommunal 3 860 3 860 3 000 1000 3 000
périmètre SCoT -
16 communes
VIZILLE PRINCIPAL 37 559 usagers : métropolitain 3756 3756 3 000 4 000
périmètre SCoT -
19 communes
Définition des périmètres d’influence et des surfaces de vente maximales pour les ZACOM3 iden tifiés comme
« Pôles majeurs »
Les pôles majeurs sont des pôles commerciaux généralistes ou spécialisés qui rayonnement à l’échelle Métropolitaine, voire régionale
(centre-ville de Grenoble).
211
Nous considérerons ainsi que le périmètre d’influence des ZACOM de type 3 appartenant à cette typologie est au moins égal à l’ensemble
des « usagers » du territoire Métropolitain :
220 949 emplois (Source INSEE 2014) ;
444 078 habitants (Source INSEE 2014).
>> Soit un total de 665 027 usagers d’où en découle un dimensionnement maximal pour le commerce ne relevant pas de l’activité
commerciale de détail et de proximité de : 8000 m²
Définition des périmètres d’influence et des surfaces de vente maximales pour les ZACOM3 identifiés comm e
« Pôles secondaires/Relais »
De par leur taille, leur occupation commerciale actuelle (grandes surfaces alimentaires principalement), leur accessibilité et leur
environnement concurrentiel, nous considèrerons que les deux ZACOM 3 Vizilloises (ZA de Cornage et de Messidor) disposent du même
périmètre d’influence recherché.
En 2015, une étude réalisée par l’Agence d’Urbanisme sur la commune identifiait une zone de chalandise d’environ 30 000 habitants,
principalement localisés sur les communes de l’ex-Sud Grenoblois.
Cette zone de chalandise tenait compte de la forte attraction de l’Espace Comboire à Échirolles et d’une évasion conséquente vers les
autres pôles commerciaux de la Métropole (70 % d’évasion tous produits).
212
ZA de Cornage et de Messidor (Vizille)
Périmètre d’influence :
15 communes (Tableau ci-contre)
6 741emplois (Source INSEE 2014)
30 652 habitants (Source INSEE 2014)
>> Soit 37 393 usagers
Vizille est le premier site touristique de l’Isère en nombre de visiteurs (730 500
visiteurs /an pour le Parc et 55 500 pour le musée), son nombre d’usagers à l’année
et donc compris entre
>> 92 393 et plus de 767 000 usagers
Au regard :
De la localisation géographique de la zone, à la limite entre
Bresson et Échirolles et de son insertion dans le tissu urbain ;
Des enseignes actuellement présentes (Intermarché et
Bricoman) et du potentiel foncier limité de la zone limitant son
attractivité;
De son environnement concurrentiel très proche sur les
mêmes familles de produits (Grand Place, Comboire, Gabriel
Péri, Le Rondeau…)
>> Réadaptation de la zone d’attractivité théorique (accessibilité 10
minutes)
Périmètre d’influence :
6 communes (Tableau ci-contre)
26 794 emplois (Source INSEE 2014)
52 754 habitants (Source INSEE 2014)
>> Soit 79 548 usagers
213
Usagers total : 79 548 – 5514 = 74 034 usagers total
Définition des périmètres d’influence et des surfaces de vente maximales pour les ZACOM3 Hors armature
commerciale :
Parce qu’elles ne comptent pas ou peu de commerces, ces zones ne constituent pas, à ce jour, de pôles commerciaux à part entière. Ce
sont avant tout des zones d’activités économiques, dans lesquelles le SCoT avait identifié des potentiels de développement en matière de
commerce de non-proximité.
De ce fait, on considèrera que leur rayonnement est pluricommunal, limité par la concurrence des pôles voisins déjà existants.
214
ZI de Bourgamon (Saint-Martin-d’Hères)
Périmètre d’influence :
3 communes (Tableau ci-contre)
25 207 emplois (Source INSEE 2014)
50 427 habitants (Source INSEE 2014)
>> Soit 75 634 usagers
215
c_Synthèse des règles d’implantation du commerce
Au sein d’une même CUC, et à condition qu’il s’agisse d’une CUC principale qui s’appuie sur le territoire de la ville centre (Grenoble), un
établissement ou un regroupement commercial existant dont la surface de vente est supérieure à la surface de vente maximale autorisée
par le document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale » peut être relocalisé en conservant la surface de vente
acquise et bénéficie d’une possibilité d’extension de sa surface de vente à concurrence de 8000m², une fois à compter de l’approbation
du PLUi.
216
En zone économique à vocation autre que commerciale
217
Traduction finale des éléments règlementaires relatifs à la localisation et au dimensionnement du commerce
= document graphique C1 « Atlas de la mixité fonctionnelle et commerciale »
218
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
La mixité fonctionnelle, c’est-à-dire, l’implantation dans une relation de proximité des différentes fonctions urbaines (habitat, commerces,
activités économiques, équipements…) revêt plusieurs avantages. Elle permet de réduire les besoins et la longueur des déplacements. Elle
participe et renforce l’animation des espaces urbains (travailleurs le jour, clients des commerces en soirée et le week-end, habitants la nuit
et les week-end). Elle permet encore de structurer l’organisation de territoires autour de centralités vivantes et attractives, créatrices de
lien social (cœurs de quartier, centres-bourgs, centre-villages, centres-villes).
La mixité fonctionnelle, sans être identifiée comme une orientation du PADD en tant que telle est un objectif transversal fort qui se traduit
dans plusieurs orientations du PADD comme par exemple :
Construire une métropole polycentrique et de proximité ;
Créer des espaces publics de qualité / Participer à l’animation de l’espace public ;
Favoriser une qualité urbaine et architecturale adaptée aux modes de vie des habitants.
Cette recherche de mixité fonctionnelle répond également aux objectifs identifiés dans le code de l’Urbanisme à l’article L.101-2-3° à savoir
la recherche de « la diversité des fonctions urbaines […] ».
Pour autant, dans certains secteurs où la pression résidentielle est forte, les activités économiques ont tendance à céder la place aux
opérations d’habitat dont la valorisation foncière est plus forte. C’est pourquoi la délimitation de zones économiques dédiées UE au cœur
ou à proximité des zones mixtes préserve une certaine mixité fonctionnelle. C’est le cas par exemple de la commune de Grenoble où des
zones économiques UE1, UE3 ou UE4 ont été définies pour préserver des espaces pour les activités économiques dans les quartiers (Berriat,
Ile Verte, Flaubert, Abbaye-Châtelet…) ou encore à Meylan afin de préserver les activités économiques d’Inovallée.
Le PLUI mobilise un autre outil de préservation de la mixité fonctionnelle : il s’agit des linéaires inscrits à l’atlas C1 de la mixité
fonctionnelle et commerciale.
Le long de ces linéaires, l’aménagement de logements est interdit en rez-de-chaussée côté rue. Ainsi cela participe à la mixité fonctionnelle
au sein du quartier voire de l’immeuble, cela renforce l’animation de l’espace public et cela participe à la qualité de vie des habitants en
évitant des logements en rez-de-chaussée qui, bien souvent, souffrent des nuisances du bruit et de la circulation et vivent assez mal.
Les linéaires sont de trois types :
Les linéaires L1 et L2 ont avant tout un objectif de préservation de la mixité commerciale (cf. justification des outils règlementaires
pour le commerce au chapitre précédent). Pour autant, ils participent par là-même à la mixité fonctionnelle et à l’animation de la
rue ;
219
Les linéaires L3 de mixité fonctionnelle qui interdisent l’aménagement de logements ou de stationnements en rez-de-chaussée
côté rue.
Les linéaires ont été mis en place sur les principales rues ou places du centre-ville élargi de Grenoble, le long de rues ou d’avenues
importantes, dans des espaces de centralités (cœur de quartiers, centre-ville, centres-bourgs), dans les espaces d’intensité.
220
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES
Aucune distinction n’a été opérée dans la formulation de la règle entre les différentes zones urbaines, agricoles et naturelles.
Certaines zones d’équipements UZ1 sont indicées « c » afin de renforcer la mixité fonctionnelle dans certains secteurs touristiques tout en
les préservant de l’habitat et dans des secteurs urbains pour lesquels un enjeu d’animation du quartier a été particulièrement identifié (cf.
voir plus de détails dans les justifications des zones UZ).
221
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PADD
Les dispositions en faveur de la mixité sociale pour les zones urbaines mixtes sont traitées à l’article 3.3 des dispositions générales et des
règlements des zones urbaines mixtes, ainsi qu’au document graphique C2 (plan de la mixité sociale).
Ces prescriptions ont été édictées afin de contribuer à la mise en œuvre des orientations suivantes du PADD :
Répondre aux besoins des habitants actuels et futurs et équilibrer le développement de l’habitat sur le territoire ;
Mieux répartir les logements locatifs sociaux produits à l’échelle de la Métropole ;
Permettre le renouvellement du parc social dans les communes ayant déjà atteint leur objectif de production de logements
locatifs sociaux ;
Permettre une production plus importante de logements locatifs sociaux familiaux dans les communes déficitaires ;
Permettre le développement d’une offre en logements locatifs sociaux dans les communes de moins de 3 500 habitants ;
Adapter l’offre de logements spécifiques à l’évolution des besoins des populations ;
Développer une offre de logements adaptée aux besoins des personnes âgées ;
Valoriser l’offre existante de logements étudiants ;
Assurer l’accueil et l’habitat des gens du voyage ;
Faire des quartiers prioritaires des lieux attractifs et d’innovation pour la Métropole de demain.
Elles doivent être appréhendées en complémentarité avec les orientations d’aménagement et de programmation sectorielles.
Deux dispositions juridiques ont été utilisés pour mettre en œuvre les orientations du PADD, en compatibilité avec les orientations du
Programme Local de l’Habitat 2017-2022 en vigueur. Ces dispositions juridiques doivent être délimitées sur fond cadastral afin de savoir
si l’autorisation d’urbanisme à instruire est soumise ou non aux dispositions relatives à la mixité sociale. C’est pourquoi, le PLUi instaure
un atlas de la mixité sociale (C2) comportant deux types d’outils règlementaires.
222
Des servitudes de logements = les emplacements réservés (article L. 151-41 -4°du code de l’urbanisme ).
Cette disposition oblige la réalisation d’un programme minimal de logement ou d’hébergement spécifique dans les règles de mixité que le
PLUi définit. En contrepartie, les propriétaires du ou des parcelles concernées disposent d’un droit de délaissement leur permettant de
mettre en demeure la collectivité de procéder à l’acquisition de leur terrain.
L’atlas de la mixité sociale C2 contient deux type d’emplacements réservés :
Les emplacements réservés obligeant la réalisation d’un programme comportant au moins un certain nombre de logements
locatifs sociaux et de surface de plancher dédiée, dont une part de logement en PLAi
Les emplacements réservés obligeant la réalisation d’un EHPAD comportant au moins un certain nombre de lits.
Le nombre de logements locatifs sociaux, la surface de plancher, la part de logements financés en PLAI ou le nombre de lits sont déterminés
sur l’atlas pour chaque emplacement réservé. Conformément au code de l’urbanisme, il n’est pas mentionné de bénéficiaire de
l’emplacement réservé. Le propriétaire fait valoir son droit de délaissement auprès de la commune.
Des secteurs dans lesquels un pourcentage de logements doit être affecté à des catégories de logements =
les secteurs de mixité sociale (SMS) (article L. 151-15 du code de l’urbanisme).
Cette disposition conditionne l’obtention de l’autorisation d’urbanisme permettant la réalisation d’un programme de logements à la
réalisation d’un pourcentage de catégories de logements défini dans le PLUi (logement social, accession sociale ou logement en accession)
dans le respect des objectifs de mixité sociale définis dans les orientations du PADD citées ci-avant.
L’atlas de mixité sociale C2 contient trois type de secteurs de mixité sociale :
Les secteurs de mixité sociale obligeant la construction de logements locatifs sociaux (en nombre et en surface de plancher) à
partir d’un seuil de déclenchement défini sur le plan (en nombre et en surface de plancher). Le cas échant, le PLUi définit également
un taux de logements financés en PLAi à respecter.
Les secteurs de mixité sociale obligeant la construction de logements en accession (en nombre et en surface de plancher) à partir
d’un seuil de déclenchement défini sur le plan (en nombre et en surface de plancher).
Les secteurs de mixité sociale obligeant la construction de logements locatifs sociaux (en nombre et en surface de plancher) et
de logement en accession (en nombre et en surface de plancher) à partir d’un seuil de déclenchement défini sur le plan (en nombre
et en surface de plancher). Le cas échant, le PLUi définit également un taux minimal de logements financés en PLAi à respecter.
Les différents taux définis constituent des minimas à respecter. Pour les opérations d’aménagement d’ensemble, ces dispositions
s’appliquent au projet ou à l’échelle du périmètre du projet à condition qu’une répartition de ces logements soit faite à l’échelle de
l’opération, de façon à ce que l’obligation globale soit respectée.
223
b_Une traduction différenciée selon la situation des commun es
En compatibilité avec les orientations du Programme Local de l’Habitat (PLH) en vigueur, et plus particulièrement les guides de
programmation, les orientations du PADD ont été traduites de manière différenciée selon la situation de la commune.
Pour les communes astreintes ayant rempli leurs obligations SRU (taux supérieur à 20 ou 25 % selon les
communes)
Pour les 6 communes concernées : Echirolles, Fontaine, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Le Pont de Claix, Vizille, il s’agit de
permettre le renouvellement et la diversification du parc locatif social. Le PLH ne précise pas les modalités à mettre en place dans le PLUi
pour atteindre les objectifs chiffrés de production pour ces communes. Le PLUI instaure :
Des secteurs de mixité sociale dits « inversés » dans les périmètres des quartiers prioritaires comportant une règle minimale
d'accession à réaliser ;
Des secteurs de mixité sociale ou des emplacements réservés permettant de développer une offre nouvelle en logement locatif
social dans les opérations d’ensemble ou secteurs faisant l’objet d’OAP ;
Un ou des secteurs de mixité sociale sur les zones urbaines correspondants aux espaces préférentiels de développement (EPD)
permettant de maintenir le taux à 25 % LLS ou 20 % LLS le cas échéant.
Le seuil de déclenchement dans les secteurs de mixité sociale oscille entre 3 logements ou 210 m² de surface de plancher pour les
communes où la production sera essentiellement faite dans le diffus et 25 logements ou 1 750 m² de surface de plancher pour les
communes où la production sera essentiellement réalisée dans des opérations d’ensemble. Toutefois, la réalisation d'un logement ou d’une
extension n’est pas soumise à ces prescriptions. En effet il n’est pas souhaitable d’imposer du logement social en cas de construction d’un
grand logement (de plus de 210m²).
Pour les communes astreintes se situant entre 20 et 25 % de logements locatifs sociaux - 3 communes
concernées : Grenoble, Eybens, Domène
Il s’agit de permettre la production de logements locatifs sociaux à hauteur des objectifs de la loi SRU et du PLH, et de poursuivre la
diversification du parc locatif social en intégrant une part minimale de logements sociaux à bas loyers (PLAI) et en veillant à la répartition
de l’offre sociale. Le PLH précise les modalités à mettre en place dans le PLUi pour atteindre les objectifs chiffrés de production pour ces
communes. Le PLUI instaure :
Des emplacements réservés sur des secteurs de projets couverts ou non par des OAP garantissant une programmation minimale
en logements locatifs sociaux et favorisant la production de petites opérations autonomes ;
Des secteurs de mixité sociale au taux minimum supérieur à 25 % dans les ZAC ;
Des secteurs de mixité sociale au taux minimal de réalisation de logements locatifs sociaux différenciés (sans être inférieur à
25 %) sur les communes en fonction de l’offre en logements locatifs sociaux existante, en excluant les périmètres des quartiers
prioritaires de la politique de la ville ou les quartiers ayant déjà un pourcentage élevé de logements sociaux. Les secteurs de mixité
sociale sont délimités sur les zones urbaines mixtes ayant des capacités constructives suffisantes pour produire du logement
social dans le diffus (zone UD2, UD1, UC3, UC2, UC1, UB, UA1, UA2). Le seuil de déclenchement des secteurs de mixité sociale est
fixé à 3 logements ou 210 m² de surface de plancher pour Eybens et Domène, et 10 logements ou 700 m² de surface de plancher
pour Grenoble compte tenu des capacités constructives des zones urbaines mixtes.
Compte tenu de l’offre en logement social existante, la part de PLAI oscille entre 30 et 40 %. Dans ces communes, le PLS (prêt locatif à
usage social) n'est pas admis au titre du pourcentage minimum exigé en logement locatif social.
224
Pour les communes astreintes se situant entre 15 et 20 % de logements locatifs sociaux - 6 communes
concernées : Gières, La Tronche, S aint-Égrève, Varces-Allières-et-Risset, Jarrie et Seyssins
Il s’agit de permettre la production de logements locatifs sociaux à hauteur des objectifs de la loi SRU et du PLH, et de poursuivre la
diversification du parc locatif social en intégrant une part minimale de logements sociaux à bas loyers (PLAI). Le PLH précise les modalités
à mettre en place dans le PLUi pour atteindre les objectifs chiffrés de production pour ces communes. Le PLUI instaure :
Des emplacements réservés sur des secteurs de projets couverts ou non par des OAP garantissant une programmation minimale
en logements locatifs sociaux et favorisant la production de petites opérations autonomes ;
Des emplacements réservés pour implanter des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ;
Des secteurs de mixité sociale fixant la réalisation d’au moins 30 % de logements locatifs sociaux dès 3 logements ou 210 m² de
surface de plancher sur les secteurs de projet impliquant une opération d’aménagement d’ensemble et sur les zones urbaines
ayant des capacités constructives suffisantes pour produire du logement social dans le diffus (zone UD2, UD1, UC3, UC2, UC1,
UA2). La délimitation des secteurs de mixité sociale exclut les zones urbaines au développement trop contraint notamment dans
le cœur métropolitain (zone UD3 et UD4 et secteurs urbains situés dans les bandes de précaution des digues). Sur les communes
situées en dehors du cœur métropolitain, la délimitation des secteurs de mixité sociale peut concerner des zones UD3. Il s’agit
alors de limiter la production de résidences principales dans le diffus qui dégraderait le taux de logement social dans le parc
global.
Compte tenu de l’offre en logement social existante, la part de PLAI oscille entre 30 et 40 %. Dans ces communes, le PLS (prêt locatif à
usage social) n'est pas admis au titre du pourcentage minimum exigé en logement locatif social.
Pour les communes astreintes disposant de moins de 15 % de logements locatifs sociaux - Meylan,
Sassenage, Seyssinet -Pariset, Vif, Vaulnaveys -le-Haut, Corenc, Claix
Il s’agit de permettre la production de logements locatifs sociaux à hauteur des objectifs de la loi SRU et du PLH en intégrant une part
minimale de logements sociaux à bas loyers (PLAI). Le PLH précise les modalités à mettre en place dans le PLUi pour atteindre les objectifs
chiffrés de production pour ces communes. Le PLUI instaure :
Des emplacements réservés sur des secteurs de projets couverts ou non par des OAP garantissant une programmation minimale
en logements locatifs sociaux et favorisant la production de petites opérations autonomes ;
Des emplacements réservés pour implanter des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ;
Des secteurs de mixité sociale fixant la réalisation d’au moins 35 % de logements locatifs sociaux avec déclenchement à partir
de 3 logements ou 210 m² de surface de plancher sur les secteurs de projet impliquant une opération d’aménagement d’ensemble
et sur les zones urbaines ayant des capacités constructives suffisantes pour produire du logement social dans le diffus (zone UD2,
UD1, UC3, UC2, UC1, UA2). La délimitation des secteurs de mixité sociale exclut les zones urbaines au développement trop
contraint par les risques naturels notamment dans le cœur métropolitain (zone UD4 et secteurs urbains situés dans les bandes de
précaution des digues). Lorsque les contraintes de développement sont liées aux réseaux publics et que le gisement foncier
permet le développement de logement, les zones urbaines concernées sont couvertes par un secteur de mixité sociale. Sur les
communes situées en dehors du cœur métropolitain, la délimitation des secteurs de mixité sociale peut concerner des zones UD3.
Il s’agit alors de limiter la production de résidences principales dans le diffus qui dégraderait le taux de logement social dans le
parc global.
Compte tenu de l’offre en logement social existante, la part de PLAI oscille entre 30 et 40 %. Dans ces communes, le PLS (prêt locatif à
usage social) n'est pas admis au titre du pourcentage minimum exigé en logement locatif social.
225
Pour les communes de moins de 3 500 habitants : 27 communes concernées
Il s’agit de permettre le développement d’une offre en logements locatifs sociaux dans les secteurs de projets et/ou dans les centres
villages en cohérence avec l’orientation du PADD qui vise à maîtriser le développement des villages, bourgs et hameaux en favorisant en
priorité l’urbanisation des espaces non bâtis à l’intérieur des espaces urbanisés existants ou en continuité immédiate de ceux-ci. Le PLUI
instaure :
Des emplacements réservés sur des secteurs de projets couverts ou non par des OAP garantissant une programmation minimale
en logements locatifs sociaux et favorisant la production de petites opérations autonomes ;
Des secteurs de mixité sociale fixant la réalisation d’au moins 20 % de logements locatifs sociaux avec déclenchement à partir
de 3, 5 ou 10 logements (210m², 350m² ou 700 m² de surface de plancher) sur les secteurs de projet impliquant une opération
d’aménagement d’ensemble ou sur les zones urbaines ayant des capacités constructives suffisantes pour produire du logement
social dans le diffus (zone UD2, UD1, UC3, UC2, UC1, UA2).
Le PLUi n’instaure par de dispositions relatives à la mixité sociale dans les communes ne disposant pas d’une offre minimale en équipement
public tel qu’une école.
La production de logements locatifs sociaux programmée et potentielle au regard des règles de construction autorisées est détaillée dans
les livrets communaux des 16 communes astreintes à la loi SRU, et disposant de moins de 20 ou 25 % de logements locatifs sociaux dans
le parc de résidences principales, détaillent.
226
Conformément aux articles R.151-11 et R.151-13 du code de l’urbanisme, le PLUi a défini des règles alternatives en matière de :
Implantation par rapport aux voies et emprises publiques (article 4.1 du règlement écrit) dans le document graphique D1
dénommé Plan des Formes Urbaines : implantations et emprises.
Hauteur (article 4.6 du règlement écrit) dans le document graphique D2 dénommé Plan des Formes Urbaines : hauteurs. Il s’agit
de la hauteur maximale.
Les règles inscrites sur ces deux plans s’imposent par rapport aux règles écrites des règles communes et règlements de zones.
a_Règles relatives à l’implantation par rapport aux voies et emprises publiques et aux
surfaces végétalisées
En termes d’implantation par rapport aux voies et emprises publiques et de végétalisation, les règles alternatives édictées répondent à des
objectifs particuliers visant à :
Créer un front urbain bâti par l’activation de la règle graphique « Ligne d’implantation » : Cette règle graphique impose
l’implantation du corps principal de la construction sur la ligne d’implantation. Cela permet de reproduire le mode d’implantation
existant afin de conserver une homogénéité dans l’organisation urbaine de certains secteurs urbains comme les centres anciens.
Elle permet également d’optimiser l’implantation du bâti sur la parcelle pour conserver des espaces végétalisés et aménager des
espaces plus calmes à l’arrière des constructions. Elle est également utilisée pour structurer des carrefours urbains.
227
Aménager des ouvertures et des ruptures dans les lignes bâties par l’activation de la règle graphique « Discontinuité obligatoire
avec implantation libre ». Cet outil impose l’implantation sur une seule limite séparative ou en retrait des limites séparatives. Il
s’agit notamment d’éviter les effets de « canyon urbain » dans les espaces urbains denses et sur certains axes où l’intensification
urbaine est recherchée (le long de la ligne E du tram, le long du cours Jean Jaurès et du cours Saint André). Cette disposition
intervient en complémentarité des orientations des carnets du paysage et ambiances paysagères de l’OAP Paysage et Biodiversité
et des orientations de l’OAP Qualité de l’Air. Il s’agit également de permettre de dégager des vues sur le grand paysage depuis les
voies publiques.
Structurer des angles de rue et des carrefours urbains ou préserver des continuités du bâti dans des tissus historiquement
constitués par l’activation de la règle graphique « Continuité avec implantation à l’alignement obligatoire ». Cette règle impose
l’implantation en continu sur les deux limites séparatives.
Reculer des constructions par l’activation de la règle graphique « Marges de recul » afin de :
- Préserver des largeurs d’emprises suffisantes en vue du réaménagement ultérieur de l’espace public ;
- Permettre la végétalisation entre le bâti et l’espace public en complémentarité avec les orientations des carnets de paysage et
ambiances paysagères de l’OAP Paysage et Biodiversité citées ci-avant ;
- Mettre en valeur des sites touristiques comme le golf d’Uriage ;
- Préserver des alignements existants.
Faire varier les surfaces végétalisées et les surfaces de pleine terre, pour tenir compte d’une particularité locale (projet
d’ensemble, parcelles complexes…)
228
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Les règles alternatives graphiques précisées ci-dessus doivent être appréhendées en complémentarité avec les orientations
d’aménagement et de programmation qui suivent :
229
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
L’instauration de règles de densité minimale autour des arrêts de transport en commun répond principalement aux objectifs du PADD
de « poursuivre l’effort de réduction de la consommation d’espace ».
Le PADD prévoit explicitement de « favoriser le renouvellement des tissus urbains et leur intensification au voisinage des gares et arrêts
de transport en commun les mieux desservis » et de « promouvoir la mise en œuvre de formes urbaines économes en espace et la prise en
compte de la qualité urbaine et environnementale ». Ces deux objectifs impliquent le recours à un usage raisonné de la densité urbaine qui
permette de concilier optimisation de l’espace et maintien d’une qualité de vie pour les résidents et les usagers des quartiers concernés.
« Réussir l’évolution qualitative des tissus pavillonnaires et des faubourgs en mutation » constitue en effet un enjeu important pour la
Métropole. Le PADD entend y répondre de la manière suivante : « Le PLUi identifiera les secteurs pouvant faire l’objet d’un processus
d’intensification urbaine en tenant compte du contexte urbain environnant (desserte en transport en commun, proximité de services,
d’emplois et de commerce, intérêt patrimonial…). Dans ces secteurs, les conditions permettant l’évolution du bâti seront précisées pour
s’inscrire dans des principes d’aménagement maîtrisés, permettre une intégration urbaine cohérente des nouvelles constructions et
assurer les principes du "vivre-ensemble". Ces objectifs de densification des tissus pavillonnaires seront limités dès lors que ceux-ci sont
soumis à des conditions particulières : contraintes environnementales (limitation des ruissellements), constructives (insertion dans la
pente), paysagères (lutte contre le mitage), de voiries (étroitesse et fragilité) et risques naturels (chutes de blocs et glissements de
terrain…). »
Ces règles de densité minimale ont été travaillées de manière à intégrer, par ailleurs, d’autres objectifs importants :
Faciliter la mise en œuvre d’aménagements résilients
Le PADD insiste sur l’importance de prendre en compte les risques naturels en prévoyant des aménagements adaptés qui évitent, résistent
et parfois atténuent les phénomènes naturels dangereux. Les règles édictées en faveur de la densité ne doivent donc pas avoir pour
conséquence de compromettre la mise en œuvre de ces objectifs de résilience.
230
Préserver la santé de tous les habitants en réduisant leur exposition aux nuisances
« Engagée depuis plusieurs années dans la baisse des émissions de polluants par des actions sur la mobilité ou la qualité du bâti, la
Métropole souhaite promouvoir un modèle de développement urbain visant à préserver au maximum la santé de ses habitants. » Pour cela,
elle entend notamment privilégier, le long des principaux axes urbains, des formes urbaines limitant l’impact de la pollution de l’air. « Sur
ces axes, on encouragera la discontinuité du bâti et des épannelages, permettant d’éviter l’effet "canyon" défavorable à la dispersion des
polluants ».
Pour limiter l’exposition des populations aux autres nuisances, le PADD prévoit également d’identifier et de préserver des zones calmes
(cœurs de quartiers, cœurs d’îlots, parcs…) au sein desquels il conviendra de veiller à limiter l’impact sonore de la circulation et des activités
économiques. « Le PLU intercommunal prendra en compte cet objectif au sein des nouveaux projets urbains en préconisant, selon les
contextes, des solutions adaptées (exemples : le recul du bâti par rapport aux sources de nuisances, la gradation des types de bâtiments,
rôle d’un bâtiment dit écran, …). »
Les règles en faveur de l’intensification urbaine doivent donc veiller à ne pas générer une densification excessive, au détriment de la santé
des habitants, ce qui appelle à moduler localement l’objectif poursuivi pour restreindre l’exposition des populations aux risques et aux
nuisances qui ne peuvent être évitées.
Ces orientations du PADD ont guidé le principe de définition du fuseau d’intensification (1), aidé à établir les principes de délimitation du
périmètre d’intensification urbaine en prenant en compte les contextes locaux (2), influé sur l’expression de la règle de densité minimale
(3), rendu nécessaire la possibilité de moduler la densité minimale au sein du périmètre d’intensification urbaine (4) et incité à une meilleure
prise en compte des enjeux spécifiques propres à la densification des axes historiques (5). Pour faciliter leur mise en œuvre, le règlement
a enfin prévu la possibilité de mutualiser l’objectif de densité et de formuler la règle de manière alternative dans certains secteurs de projet
pour permettre une meilleure prise en compte des intentions d’aménagement et des objectifs de composition urbaine (6).
231
À moins de 400 mètres à vol d’oiseau ou une distance équivalente à 8 minutes de marche autour des arrêts des lignes de tramway
ou de bus en site propre existantes ou programmées. Il s’agit :
- Des stations des cinq lignes de tramway, incluant les extensions des lignes A (jusqu’à Flottibulle) et E (jusqu’à Lesdiguières) ;
- Des stations du futur BHNS Grenoble-Meylan, reprenant le tracé de la ligne C1 jusqu’à l’arrêt Maupertuis8 ;
- Des arrêts de bus de la ligne chrono C2, qui prolonge la ligne E sur l’axe cours Saint-André–Jean-Jaurès, dotée de couloirs bus sur
la majeure partie de son tracé.
À moins de 200 mètres à vol d’oiseau (ou une distance équivalente à 5 minutes de marche) autour des arrêts des lignes de bus ou
de cars offrant au moins :
- Un service toutes les 10 minutes par sens de circulation à l’heure de pointe dans les communes du cœur métropolitain ;
- Un service toutes les 20 minutes par sens de circulation à l’heure de pointe dans les autres communes.
Il s’agit des arrêts de bus situés sur les autres lignes Chrono, les lignes Proximo n°11 (future ligne C7), 12, 15 (jusqu’à Domène mairie), 16
et 20, ainsi que sur les lignes Transisère Express 1, Express 2 et Express 3.
Les nouvelles lignes périurbaines Vif-Varces-Grenoble ont également été prises en compte.
Conformément aux orientations du SCoT, le fuseau d’intensification urbaine ne concerne que les espaces situés à l’intérieur de l’espace
préférentiel de développement des villes centres, pôles principaux et pôles d’appui du SCoT. Ainsi, bien que concernées par des lignes de
transport en commun structurantes (C2, proximo 11), les communes de Claix et Poisat n’y sont pas soumises car il s’agit de pôles
secondaires.
En ont été exclus, les terrains situés à une distance correspondant à un temps de trajet supérieur à celui indiqué en raison d’une rupture
physique les séparant de l’arrêt de transport en commun le plus proche. C’est le cas par exemple de coupures liées à des difficultés de
franchissement de cours d’eau ou d’infrastructures de transport majeures (ex : voie ferrée Grenoble <> Lyon au Fontanil-Cornillon et à
Saint-Égrève).
Certaines circonstances locales justifient également de ne pas chercher à conforter de façon trop importante l’urbanisation dans certains
secteurs du fuseau :
Existence de risques naturels ou technologiques nécessitant de limiter l’artificialisation des sols et/ou le nombre de personnes
potentiellement exposées. En particulier, l’existence de risques d’inondation impliquant la mise en œuvre d’un faible RESI 9, a été
considérée comme antinomique avec l’instauration d’une règle de densité minimale. C’est le cas notamment dans certaines
communes riveraines de l’Isère et du Drac.
Enjeux relatifs à la préservation de la biodiversité.
8
Prenant en compte le tracé de l’actuelle ligne C1 et anticipant le tracé du futur BHNS.
9
Rapport Emprise au sol sur Superficie inondable.
232
Enjeux relatifs à la préservation des paysages.
Enjeux relatifs à la protection des populations face aux risques sanitaires et aux fortes nuisances, notamment aux abords des
infrastructures routières majeures, très exposées aux bruit et à la pollution atmosphérique. C’est le cas par exemple, à Saint-
Martin-d’Hères, des terrains riverains de la rocade sud. Il en est de même, à Grenoble, des terrains situés à moins de 100 mètres
de l’axe de l’autoroute A480.
Les espaces concernés ont été exclus du périmètre d’intensification urbaine. De façon complémentaire, les règles de hauteur maximale
des constructions et/ou de coefficient d’emprise au sol ont parfois été modulées de manière à y restreindre les possibilités de densification.
Par ailleurs, de mauvaises conditions d’accessibilité piétonne aux gares et aux arrêts de transport en commun (faible perméabilité de
certains îlots bâtis) contraignent parfois les usagers à effectuer de longs détours pour gagner l’arrêt le plus proche. Si le temps nécessaire
pour rejoindre ces arrêts dépasse les valeurs repère exprimées plus haut, les terrains concernés ont été exclus du périmètre
d’intensification urbaine.
233
234
c_Expression de la règle de densité minimale
La suppression de l’outil COS10 par la loi ALUR implique de traduire dans le règlement du PLU l’objectif de densité minimale en définissant
des règles de gabarit minimal des constructions.
Une combinaison unique associant une hauteur minimale à un coefficient d’emprise au sol minimal aurait été la manière la plus simple de
procéder. Elle aurait répondu à l’objectif d’intensification urbaine autour des gares et arrêts de transport en commun, mais elle aurait pu
aller à l’encontre de l’objectif de promouvoir une urbanisation qualitative et de prendre en compte la qualité urbaine et environnementale.
Une autre solution a donc été recherchée, permettant d’éviter une application trop automatisée de la règle et de se prémunir des effets
potentiels qui pourraient aller à l’encontre des objectifs du PADD mentionnés plus haut. La formulation adoptée propose ainsi une
alternative entre plusieurs combinaisons de valeurs de hauteur minimale et d’emprise au sol minimale des constructions. Le pétitionnaire
dispose donc, pour chaque bâtiment, de la possibilité de jouer tantôt préférentiellement sur la variable de la hauteur, tantôt sur la variable
de l’emprise au sol pour établir son projet, en fonction des enjeux spécifiques du site et de son environnement.
Cette solution vise à éviter de :
Aller vers une uniformisation des formes urbaines et, à terme, un appauvrissement du patrimoine et de la qualité des paysages
urbains ;
Aller à l’encontre de certains enjeux environnementaux : imperméabilisation des sols sur des terrains sensibles aux écoulements,
prise en compte des risques et nuisances, prévention contre les îlots de chaleur urbains…) ;
Aller à l’encontre de l’objectif de diversité et de qualité des logements ;
Négliger les transitions urbaines et empêcher de traiter convenablement les coutures urbaines en franges d’opérations ;
Accroître l’artificialisation des sols sans bénéfice sur la densité réelle.
Précisions concernant l’expression des densités minimales par les combinaisons hauteur mini / CES mini
Les combinaisons de valeurs hauteur mini / CES mini déterminent différents gabarits de constructions qui permettent tous de répondre à
un même objectif de densité. Six niveaux de densité sont exprimés, en adéquation avec les objectifs d’intensification urbaine formulés par
le SCoT11 :
Périmètre F1 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 0,3 m 2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière (valeur de base pour les pôles d’appui du secteur "Sud Grenoblois") ;
Périmètre F2 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 0,4 m2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière (valeur de base pour Vizille, pôle principal du secteur "Sud Grenoblois") ;
Périmètre F3 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 0,5 m2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière (valeur de base pour les pôles d’appui du secteur "Agglomération grenobloise") ;
Périmètre F4 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 0,6 m2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière12 ;
Périmètre F5 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 0,7 m 2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière (valeur de base pour les pôles principaux du secteur " Agglomération grenobloise ") ;
10
Le coefficient d’occupation des sols (COS), permettant de fixer un objectif de densité en établissant un rapport direct entre la surface de plancher totale d’une ou plusieurs construction(s) et la
superficie du terrain supportant cette (ces) construction(s) n’est plus un outil mobilisable par les plans locaux d’urbanisme. Les objectifs de densité doivent dès lors être exprimés en se référant aux
gabarit des bâtiments et en mobilisant les outils permettant, notamment, d’encadrer l’emprise au sol et la hauteur des constructions.
11La section 5|2|2 du document d’orientation et d’objectifs du SCoT prévoit que dans les périmètres d’intensification autour des gares et arrêts de transport en commun, les densités
minimales à respecter correspondent à certaines valeurs fixées en fonction du rang de la commune dans l’armature urbaine et du secteur considéré ("agglomération grenobloise" ou
"Sud Grenoblois").
12Ce niveau de densité ne correspond à aucune valeur de référence de polarité. Il peut néanmoins être mobilisé dans le cadre d’une modulation des règles de densité minimale (voir
infra).
235
Périmètre F6 : les gabarits proposés permettent d’atteindre une densité minimale correspondant à environ 1,0 m2 de plancher par
mètre carré de superficie de l’unité foncière (valeur de base pour Grenoble, ville centre du secteur " Agglomération grenobloise ").
Lorsque, en raison de règles propres à certaines zones (ex : fixation d’un CES maximum, prise en compte d’un coefficient de pleine terre),
certaines combinaisons n’apparaissent pas envisageables, celles-ci ont été exclues de la liste des gabarits de construction proposés dans
le règlement de cette zone13.
Précisions concernant les hauteurs et le CES pris e n compte pour l’application de la règle de densité minimale
Afin de faciliter l’adaptation du bâti existant et de rendre possible la création d’annexes d’habitation sans que la règle de hauteur minimale
ne leur soit automatiquement appliquée, les dispositions générales du règlement :
Excluent les annexes et les garages ne dépassant pas le niveau du rez-de-chaussée de l’application de la règle de hauteur
minimale ;
Prévoient que le calcul du CES pris en compte pour l’application de la règle de densité minimale ne soit établi que sur la base de
95 % de l’emprise au sol de la (des) construction(s) projetée(s).
Prévoient une règle de compensation de la hauteur minimale, entre différentes parties d’un même bâtiment ou entre deux
bâtiments situés sur une même unité foncière, en cas de hauteur minimale ponctuellement insuffisante.
13C’est ce qui explique, par exemple pour le périmètre F4, que la combinaison « pas de hauteur minimum imposée si le CES est ≥ 60 % » soit proposée en zone UC3, mais pas en zone
UD1. Le règlement de la zone UD1 fixe en effet un coefficient de pleine terre minimal de 30 % qui n’est pas cohérent avec une emprise au sol des constructions qui dépasserait 60 %
de la superficie du terrain.
236
237
Aperçu des combinaisons de règles utilisées pour exprimer l’objectif de densité minimale
238
d_Possibilités de modulation de la densité minimale au sein du périmètre
d’intensification urbaine
En compatibilité avec les orientations du SCoT, le PLU de Grenoble-Alpes Métropole a intégré plusieurs possibilités de modulation de la
densité au sein du périmètre d’intensification urbaine. Ces latitudes ont été introduites de manière à :
Satisfaire l’ambition du PADD de rendre plus acceptable l’intensification urbaine et de s’assurer que la densification des tissus
urbains ne se fasse pas au détriment du cadre de vie des habitants, en particulier dans les tissus pavillonnaires et les faubourgs
en mutation ;
Mieux prendre en compte les qualités environnementales et paysagères des sites concernés, même si les enjeux identifiés n’ont
pas justifié de véritables mesures de préservation ;
Faciliter la mise en œuvre des opérations de renouvellement urbain.
Modulation de la densité en section transversale (densité graduée de part et d’autre de l’axe de transport en
commun)
Elle permet d’établir une transition dans les gabarits de construction de part et d’autre de la ligne de transport en commun, de manière à
assurer une meilleure "couture urbaine" avec les espaces à plus faible densité situés en dehors du périmètre d’intensification. Cette option
a été retenue notamment pour encadrer l’évolution de la rue Léon Jouhaux et des avenues Jeanne d’Arc et Marchal Randon à Grenoble,
des avenues Ambroise Croizat, Jules Vallès et Marcel Cachin à Saint-Martin-d’Hères, de l’avenue Rivalta Di Torino à Vif.
Illustration du principe de modulation de la densité en section transversale. Au lieu d’appliquer uniformément une règle de densité F5, le choix
est fait de traduire l’objectif d’intensification urbaine en modulant la règle de densité de manière à obtenir une transition progressive des formes
bâties et de la densité depuis l’axe support de transport en commun vers les secteurs périphériques plus éloignés de cet axe.
Une règle d’intensification plus importante (F6) est appliquée de part et d’autre de l’axe support de transport en commun. Celle-ci diminue
graduellement en s’éloignant de l’axe (F5 puis F4), de telle sorte que la densité minimale exigée se rapproche du tissu bâti pré-existant en
périphérie du périmètre d’intensification urbaine.
239
Modulation de la densité en section longitudinale (densité graduée le long de l’axe de transport en commun)
Elle vise à éviter la constitution de continuités bâties ininterrompues le long des grands axes supportant des lignes de transport en commun
en s’appuyant sur des variations d’intensités urbaines et sur la préservation de coupures urbaines présentant un bâti de plus faible gabarit.
Cette modulation est nécessaire pour éviter les effets "canyons", tant du point de vue de la composition des paysages urbains que pour
des raisons de prévention contre la pollution atmosphérique 14.
Illustration du principe de modulation de la densité en section longitudinale. Pour éviter la constitution d’un front bâti homogène de part et
d’autre de l’axe, la règle n’est pas formulée de manière uniforme. La voie support de transport en commun est découpée en section, chacune
de ces sections se voyant attribuer un objectif de densité propre, tantôt plus important que l’objectif moyen F5, tantôt plus faible que celui-ci.
Dans l’exemple ci-dessus, le choix est fait de densifier davantage le bâti autour de l’arrêt de transport en commun et de prévoir un espace de
respiration, avec une densité plus faible, une centaine de mètres plus loin. Cette alternance entre secteurs de plus forte intensification urbaine
et tissus urbains un peu plus lâches permet de créer des conditions plus favorables à l’émergence de centralités urbaines secondaires (où
peuvent s’implanter des services), de favoriser la dispersion des polluants et de créer un paysage urbain plus riche et diversifié.
La modulation de la densité minimale imposée peut avoir été rendue nécessaire pour répondre à des contraintes locales qui, tout en
autorisant une certaine constructibilité, ne permettaient pas d’imposer le niveau de densité initialement prévu :
Instauration de servitudes d’utilité publique,
Existence de risques naturels ou technologique faibles,
Prise en compte du tissu bâti existant,
Présence sur le terrain de zones protégées ou affectées à des usages spécifiques…
Dans de tels cas de figure, une diminution locale de la densité n’a pas été compensée par une exigence de densité plus importante sur un
autre secteur.
La modulation de la densité minimale peut également résulter d’un choix de composition urbaine ou architecturale. Dans ce cas, la
diminution de l’exigence de densité dans un secteur est compensée par une augmentation de la densité exigée sur un autre secteur adjacent
ou proche.
Une justification contextualisée de la manière dont ont été délimités les périmètres d’intensification est présentée dans les livrets
communaux des 17 communes concernées par des lignes de transports en commun structurantes. Cette justification expose notamment
les motifs pour lesquels certains secteurs, compris dans le fuseau, ont été exclus du périmètre d’intensification urbaine, et le cas échéant,
les choix de modulation de densité minimale opérés au sein du périmètre d’intensification ainsi que leur éventuelle compensation.
14 La discontinuité du bâti et des épannelages des immeubles favorise la circulation d’air et par conséquent une dispersion des polluants atmosphériques.
240
241
e_La prise en compte des enjeux spécifiques propres à la densification des axes
historiques
Les axes historiques mentionnés au PADD ont souvent fait l’objet d’une approche spécifique visant à circonstancier l’objectif
d’intensification urbaine en fonction des intérêts paysagers et des enjeux environnementaux propres à ces axes. Une approche par
séquence a parfois été retenue, avec des niveaux de densité qui peuvent être différents d’un côté et de l’autre de la voie.
Ces axes comportent parfois de longues sections le long desquelles sont implantées de grands tènements d’équipements ou des espaces
économiques dédiés. Ces sections ne sont pas soumises à des objectifs d’intensification urbaine, ce qui contribue à diversifier les gabarits
de constructions selon les séquences.
Les terrains situés autour de ces axes offrent parfois de larges possibilités de renouvellement urbain. Des zones UC RU ont ainsi été
délimitées de part et d’autre de l’avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d’Hères (secteur Péri central et secteur Neyrpic).
242
Articulation avec l’OAP "qualité de l’air"
Plusieurs axes routiers retenus pour l’application de l’OAP "qualité de l’air" constituent également le support de lignes de transport en
commun performants et sont donc concernés, au moins pour partie, par le périmètre d’intensification urbaine. C’est le cas notamment de :
L’avenue Marcelin Berthelot à Grenoble et de l’avenue des Etats Généraux à Echirolles, supports de la ligne de tram A ;
La rue des Martyrs et de l’avenue Maréchal Randon à Grenoble, supports de la ligne de tram B ;
La rue Pierre Sémard à Grenoble, support de la ligne de tram B et de la ligne chrono C5 ;
Des boulevards Joseph Vallier, Maréchal Foch, Maréchal Joffre et Jean Pain, supports de la ligne de tram C ;
L’avenue de Valmy et de la rue Jules Flandrin à Grenoble, supports de la ligne de tram C et de la ligne proximo n° 15 ;
L’avenue Gabriel Péri à Saint-Martin-d’Hères, support de la ligne de tram C, de la ligne chrono C5 et de la ligne proximo n° 15 ;
L’intégralité de l’axe Lesdiguières (cours Jean Jaurès et cours de la Libération à Grenoble, cours Jean Jaurès à Echirolles, cours
Saint-André au Pont-de-Claix), supports de la ligne de tram E et de la ligne chrono C2 ;
L’avenue Félix Viallet à Grenoble et de l’avenue de Verdun à Meylan, supports de la ligne C1 ;
Des boulevards Edouard Rey, Agutte Sembat et Maréchal Lyautey à Grenoble, supports des lignes C1 et C4 ;
La rue de Stalingrad dans sa section centrale à Grenoble, support de la ligne C3 ;
L’avenue de Kimberley à Echirolles, support de la ligne chrono C3 et de la ligne proximo n°11 ;
Des avenues Edmond Esmonin et de l’Europe à Grenoble et Echirolles, supports des lignes C3, C6 et proximo n° 12 ;
L’avenue Jean Perrot à Grenoble et de l’avenue Jean Jaurès à Eybens, supports de la ligne C4 ;
Des rues Félix Esclangon, Diderot, Ampère, des Alliés, ainsi que de l’avenue Malherbe à Grenoble, supports de la ligne C5 ;
La rue des Universités à Saint-Martin-d’Hères, support des lignes C5 et proximo n°11 ;
L’avenue Rhin et Danube à Grenoble, support des lignes C5 et proximo n° 12 ;
L’avenue Général de Gaulle à Grenoble, ainsi que de l’avenue du 8 mai 1945 à Saint-Martin-d’Hères, supports de la ligne C6 ;
L’avenue Paul Verlaine à Grenoble, support des lignes C6 et proximo n°11 ;
La rue de Grugliasco à Echirolles et de la rue Pierre Mendès France à Eybens, supports de la ligne proximo n°11 ;
L’avenue Potié à Saint-Martin-d’Hères, support des lignes n° 11 et 12 ;
Des rues Lesdiguières et Albert Reynier à Grenoble, support de la ligne n° 12 ;
Des rues Malakoff et Eugène Faure à Grenoble, supports des lignes n°12 et 15 ;
L’avenue Escalangon, de la Grand’Rue et de la rue Jean Jaurès à Gières, supports de la ligne n°15.
D’autres axes routiers retenus pour l’application de l’OAP "qualité de l’air" sont également concernés par le fuseau d’intensification bien
qu’ils ne constituent pas directement le support de lignes de transport en commun. Ceux-ci sont en effet situés à proximité d’arrêt de
transport en commun desservis par une/des ligne(s) structurante(s). C’est le cas par exemple des quais de l’Isère 15, des cours Berriat et
Lafontaine, du boulevard Gambetta, des avenues Teisseire, Léon Blum et Marie Reynoard à Grenoble, ou encore des avenues Ambroise
Croizat et Marcel Cachin à Saint-Martin-d’Hères.
Le principe d’instaurer une densité minimale des constructions destinées à l’habitation n’apparait pas en adéquation avec les orientations
définies dans l’OAP "qualité de l’air" autour du boulevard périphérique métropolitain. Il a donc été décidé d’exclure les espaces concernés
du champ d’application de la règle de densité minimum en réduisant le périmètre d’intensification urbaine aux abords de l’autoroute A480
et de la rocade sud. C’est le cas notamment à Grenoble, Echirolles, Eybens, Saint-Martin-d’Hères et Gières.
15
Quai de la Graille, quai Créqui, quai Stéphane Jay en rive gauche ; quai Claude Brosse, quai X. Jouvin, quai des Allobroges en rive droite.
243
En revanche, les orientations définies par l’OAP "qualité de l’air" aux abords des axes urbains structurants ne s’opposent pas à l’application
d’un objectif de densité minimale des constructions. Les choix adoptés dans le règlement (expression de la densité minimale sous la forme
d’un ensemble de combinaisons alternatives associant hauteur et emprise au sol) vont dans le sens d’offrir une certaine souplesse dans la
traduction de l’objectif de densité minimale et de ne pas figer les projets dans des gabarits prédéterminés ; ils facilitent dès lors la
conception d’opérations répondant aux orientations de l’OAP "qualité de l’air".
16
Rapport Emprise au sol sur Superficie inondable. Le RESI d’un projet au sein d’une zone inondable est défini comme le rapport de la somme des emprises au sol du projet (exhaussement du sol,
ouvrages et constructions, existants et projetés) au sein de cette zone inondable sur la superficie de cette zone inondable au sein du tènement utilisé par le projet.
244
Papeterie / Isles-du-Drac (OAP n°49) <> périmètre F3 (couverture partielle)
Quartier gare à Saint-Egrève (OAP n°56) <> périmètre F5
Pont-de-Vence à Saint-Egrève (OAP n°59) <> périmètre F5
Section centrale de l’avenue Gabriel Péri – ZA des Glairons à Saint-Martin-d’Hères (OAP n°65) <> périmètre F5 (couverture
partielle)
Rival à Saint-Martin-d’Hères (OAP n°66) <> périmètres F3 et F5 (couverture partielle)
Guichard à Saint-Martin-d’Hères (OAP n°68) <> périmètres F3 et F5
Fauconnière à Seyssinet-Pariset (OAP n°77) <> périmètre F3
CRSSA à la Tronche (OAP n°78) <> périmètre F5
Bas-de-Varces (OAP n°81) <> périmètre F3
Les principes d’aménagement et de composition urbaine énoncés dans les OAP sectorielles permettent souvent de préciser la manière
dont la densité devra être gérée et répartie au sein des secteurs de projet. Compte tenu de la possibilité de mutualiser l’objectif de
densité minimale à l’échelle d’îlots ou de secteurs opérationnels, la règle générale énoncée ne fait pas obstacle à un traitement
différencié de la densité au sein de ces espaces. Les justifications apportées dans les livrets communaux permettent d’expliquer les
choix opérés au niveau de chaque secteur de projet.
245
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD ET
DE LA DISTINCTION DE LA RÈGLE ENTRE LES ZONES
Dans la mesure où l’édification d’une clôture est un droit prévu par le Code civil, il convient d’encadrer cette possibilité en :
Garantissant la pérennité de ces dispositifs ;
Veillant à ce que leur aspect visuel soit compatible avec l’environnement sans toutefois les uniformiser.
Le règlement intègre le fait que la clôture doit répondre à un objectif de délimitation de la propriété, de sécurité et de protection. Ainsi, il
rappelle que la clôture doit permettre de s’isoler et de garantir l’intimité des lieux, pour profiter de son jardin ou de sa terrasse, en toute
tranquillité.
Dans les zones UC, UCRU et UD, le règlement prévoit en outre la possibilité de construire un mur plein sur une longueur de 5 mètres, dans
le prolongement immédiat de la construction lorsque celle-ci est implantée en limite séparative, pour pouvoir se protéger des regards sur
la terrasse ou à proximité immédiate de l’habitation.
Cette disposition n’est pas prévue dans les zones UA et UB du fait d’une densité plus forte, qui limite de fait l’intimité des parcelles souvent
bordées par des immeubles hauts. De plus dans ces zones la végétalisation doit être privilégiée.
Cette disposition n’est pas non plus prévue dans les zones spécifiques UE, UV et UZ.
À noter que lorsque la disposition n’est pas prévue dans la règle commune ; l’ensemble de la règle des clôtures figure dans les règlements
de zones.
Comme les clôtures sont souvent le premier élément visible d’une propriété, avant même d’y avoir pénétré, il importe que leur aspect soit
réglementé, de façon à ce qu’elles soient réalisées de façon pérenne et en harmonie avec l’environnement. Ainsi les palissades et autres
structures en matériaux précaires ou hétéroclites sont interdites. Le règlement préconise les clôtures composées de haies végétales ou de
murs, de murets ou de murs bahuts. Une relative transparence est en effet préférable à la construction d’un pur plein. Les murs pleins
doivent être limités à 1m de hauteur, sauf s’ils constituent le prolongement d’un mur existant plus haut.
Les clôtures végétales composées d’une seule espèce ne sont pas tolérées car elles uniformisent le paysage urbain et sont moins
profitables à la biodiversité que les clôtures composées d’espèces diversifiées. La plantation de résineux est interdite dans les secteurs de
montagne afin d’éviter en bordure de domaine public, la formation de verglas sous l’ombre portée par ces arbres.
Les règles relatives aux choix des essences de végétaux répondent à un objectif d’augmentation de la végétalisation, de préservation de la
biodiversité et de la diversité des paysages urbains.
246
Afin de permettre à la petite faune (chats, écureuils, hérissons…) de traverser les propriétés, le règlement impose que la base de la clôture
soit pour partie ajouré. Cette mesure est favorable au développement de la biodiversité, car elle permet aux espèces de se déplacer
librement.
Les clôtures jouent un rôle essentiel dans la structuration du domaine public, puisqu’elles l’encadrent, le délimitent, le « tiennent ». Il
importe donc que leurs caractéristiques soient en harmonie avec le contexte bâti environnant et que leur hauteur ne soit pas laissée à la
libre appréciation de chacun.
Par conséquent, le règlement indique que les clôtures doivent contribuer à assurer la continuité du bâti et limite leur hauteur à 1,80 m en
bordure de domaine public et à 2 mètres en limite séparative. Les murets surmontés de végétation sont limités à 1 mètre de haut, et les
murs pleins de plus de 1m de haut sont interdits. Par l’emploi de ces règles on cherche à éviter la création de clôtures trop hautes et
totalement opaques qui ne seraient pas à taille humaine ; il en résulterait des rues canyon, préjudiciables pour les passants, la qualité
urbaine des lieux (absence de vues sur le paysage urbain) et pour la qualité de l’air. Les murs de soutènement doivent être réalisés en
pierre appareillée, en béton structuré avec motifs ou reliefs ; les enrochements sont interdits.
Des exceptions sont toutefois prévues dans certains cas :
Pour les clôtures édifiées sur un mur de soutènement : leur hauteur est minorée de 20 cm en limite séparative et de 30 cm en
bordure du domaine public pour tenir compte de la surélévation résultant du mur de soutènement.
Pour les murs existants qui peuvent être restaurés ou prolongés en conservant leur hauteur d’origine.
Pour les équipements publics, les installations techniques, dont l’intégration nécessite parfois des clôtures plus hautes ou
entièrement maçonnées compte tenu de l’activité qui s’y exerce.
En cas de fortes nuisances sonores, dans les secteurs situés à proximité des voies rapides ou des voies ferrées (excepté les voies
de tramway).
Pour la préservation d’un élément architectural ou végétal protégé.
Enfin le règlement encadre les portillons et portails afin qu’ils soient traités avec des matériaux en harmonie avec ceux de la clôture ; en
effet, la disparité de traitement entre portails et clôtures peut être très préjudiciable à l’ambiance d’une rue. Leur hauteur ne doit pas
dépasser celle de la clôture ; elle est donc aussi limitée à 1,80 m, sauf en cas de remplacement d’un portail plus haut, ou si la monumentalité
de l’entrée le justifie (cas des châteaux ou grandes propriétés).
247
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Les dispositions règlementaires concernant les clôtures s’inscrivent dans une logique de complémentarité avec les dispositions des OAP
sectorielles et des OAP thématiques Paysage et biodiversité et Risques et résiliences.
L’OAP Paysage et Biodiversité définit des orientations qualitatives pour garantir la bonne intégration des projets dans leur tissu environnant
et la mise en valeur des caractéristiques paysagères du tissu dans lequel ils s’insèrent. Pour cela, elle définit plusieurs ambiances
paysagères avec leurs caractéristiques propres.
Pour chaque ambiance, l’OAP comporte des dispositions complémentaires sur les clôtures pour adapter leurs caractéristiques au tissu
environnant et aux spécificités paysagères de la zone :
Matériaux dominants : plutôt maçonnées ou composée de végétal ;
Nature des végétaux ;
Intégration dans l’environnement urbain.
248
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PADD
Le renforcement de la nature en ville est en enjeu majeur pour la Métropole, engagée dans la démarche TEPOS [Territoire à Energie Positive]
qui milite autant pour la réduction de l’empreinte humaine sur l’environnement, la qualité de son cadre de vie que pour son attractivité.
Aussi, le PADD retranscrit cette ambition à travers la déclinaison d’objectifs tels que :
« Renforcer la place de la nature dans les secteurs urbanisés » pour le confort, le cadre de vie des habitants ;
Conforter la trame verte et bleue urbaine pour « développer des continuités naturelles dans les secteurs urbanisés » en s’appuyant
entre autre sur la végétalisation des voies, des places de stationnement, des bâtiments… ;
« Requalifier les entrées de ville et abords des voies structurantes » en portant une attention sur la végétalisation des espaces de
stationnement des ZA, des délaissés et globalement des espaces non bâtis ;
« Adapter la Métropole au changement climatique » et intégrer la nécessité de réduire le stockage de chaleur dans tout nouveau
projet afin de lutter contre les effets d’îlots de chaleur (perméabilité des sols, couvert végétal…) ;
« Contribuer à la gestion durable des eaux pluviales » en limitant l’imperméabilisation des sols et en privilégiant l’infiltration à la
parcelle ;
« S’appuyer sur les infrastructures vertes (noues, cuvettes végétalisées, haies, cheminements…) pour participer à la gestion des
crues ».
Plusieurs outils règlementaires du PLUI sont mobilisés pour traduire ces orientations du PADD et détaillés ci-dessous.
249
c_Les coefficients de pondération (article 6.2)
Les surfaces végétalisées ou perméables n’ont pas toutes les mêmes valeurs en terme de rendu écosystémique. C’est pourquoi un
coefficient de pondération permet d’instaurer une dimension qualitative du substrat ou support. Cependant, la classification des valeurs
écologiques n’étant pas réglementée, les surfaces végétalisées perméables ont été définies par catégorie assortie d’un ratio reflétant la
valeur écologique et l’efficacité en matière de préservation de la biodiversité et de la lutte contre l’imperméabilisation des sols. Ces critères
ont été établis comme suit, au regard des différents documents de référence existant sur le sujet, et notamment en s’inspirant de
l’expérience de la Ville de Berlin, pionnière dans l’application de cet outil.
Ainsi, sont considérés comme surfaces végétalisées perméables :
Les surfaces de pleine terre ;
Les surfaces végétalisées sur dalle de couverture ;
Les toitures végétalisées ;
Les surfaces de façades végétalisées ;
Les espaces végétalisés structurants des aires de stationnement ;
Les espaces extérieurs partiellement perméables.
250
Les obligations en matière de surfaces végétalisées perméables ne s’appliquent pas pour les constructions à impact faible ou maitrisé
telles que les annexes de moins de 20 m², les extensions mesurées intégrées dans leur environnement, les réhabilitations, pour les
équipements d’intérêt général et services publics, (sauf dans les zones de parcs UV et d’équipements publics UZ) ou nécessaires à la
sécurité et à l’accessibilité d’un bâtiment, la production d’énergie, pour les bâtiments protégés au Plan du patrimoine bâti, paysager et
écologique ou au titre des sites et monuments historiques.
En revanche, seule l’incapacité technique avérée pour une extension pourra justifier la non réalisation des surfaces de pleine terre mais
elles devront alors être compensées par la réalisation de surfaces végétalisées autre que la pleine terre équivalent à l’emprise au sol bâtie
créée. Enfin, dans les opérations d’aménagement d’ensemble, l’obligation de végétaliser peut se calculer à l’échelle de toute l’opération,
afin de pouvoir regrouper les espaces verts sur certaines parcelles.
251
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES
Les règles de surfaces végétalisées s’appliquent à l’ensemble des zones du PLUi car tout projet d’aménagement public comme privé doit
participer à l’effort collectif et pas seulement les aménagements d’espaces publics. Cependant, les valeurs propres à chaque zone sont
différenciées afin de prendre en compte le contexte et les objectifs de renaturation. Néanmoins, pour ne pas contraindre la constructibilité
des parcelles, les règles peuvent décliner plusieurs valeurs à l’intérieur d’une même zone en fonction de la taille de la parcelle.
Ainsi, les secteurs denses comme les centres anciens, ou fortement imperméabilisés comme certains grands ensembles ou les zones
d’activités, se voient affectés un coefficient de surfaces végétalisées afin de renaturer ces tissus, réintroduire une part de végétal avec des
efforts consentis sur les surfaces de pleine terre. Pour les secteurs d’ores et déjà pourvus en surfaces végétalisées, les coefficients sont
maintenus afin de ne pas altérer leur cadre de vie et les bénéfices perçus et aussi permettre la bonne insertion des constructions nouvelles
dans les tissus potentiellement mutables. Un indice peut venir renforcer une zone déjà bien pourvue en surfaces végétalisées tels les
secteurs de faubourgs ou de ville parc, où la présence végétale est historiquement liée à ces tissus. L’ensemble des justifications des
règles spécifiques par zone est détaillé dans le chapitre de justification du zonage.
À noter que les zones UB, UC1 et UC2 peuvent comporter des secteurs indicés « a » dans lesquels les obligations de réalisation d’espaces
végétalisés et perméables et de pleine terre sont renforcées. Ces secteurs se situent en cœur d’agglomération dans des quartiers où, il faut
parfois combler un déficit de végétalisation (certains secteurs de Grenoble), ou pour préserver une ambiance végétale déjà très présente
(Meylan, Villeneuve de Grenoble).
Sur certains projets ou secteurs, l’atlas des formes urbaines (règlement graphique D1) peut prévoir un pourcentage de végétalisation
différent de celui prévu dans la zone ; le plan des formes urbaines s’impose alors aux règlements de zones.
À noter également que les coefficients de pondération restent inchangés quelle que soit la zone.
252
c_Préservation des berges des cours d’eau et fossés
Afin de garantir la qualité des masses d’eau, leur bon état écologique et de favoriser le maintien des corridors rivulaires des continuités
aquatiques et terrestres, le PADD fixe l’objectif de « préserver la biodiversité ordinaire et renforcer la fonctionnalité des corridors
écologiques hors des espaces urbanisés », notamment en portant une attention particulière aux ripisylves.
La préservation des berges des cours d’eau et fossés, impliquent la mise en place de zones tampons interdisant toute construction ou
extension (Règles communes du règlement). Cette mise à distance est différenciée selon le contexte et la nature du cours d’eau. Les cours
d’eau ou fossés sont identifiés sur le document graphique F2 « Plan du patrimoine bâti, paysager et écologique ». En zone urbaine
contrainte, un recul de 5m est imposé alors qu’en zones agricoles et naturelles, le recul est de 10 ou 15m selon l’importance du cours
d’eau ; À noter que les cours d’eau couverts bénéficient également d’un recul de 2m et ce, dans un intérêt à court terme de mise en scène
du tracé (mémoire des lieux) et, à long terme, d’une possible réouverture du rieux.
Seuls les équipements d’intérêt collectif et services publics peuvent déroger à ces règles de recul et venir s’implanter tout ou partie sur les
berges pour des raisons techniques.
253
Complémentarité avec l’OAP Risques et Résilience
L’OAP Risques et Résilience promeut la perméabilité des sols, la végétalisation des opérations afin de lutter contre les inondations. Le
coefficient de surfaces végétalisées perméables sera pleinement sollicité pour mettre en œuvre les principes de zone tampon ou
d’expansion, de haies pour réduire les vitesses d’écoulement, de noues…et ainsi diminuer les ruissellements.
254
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
Le PLUi porte une attention particulière sur la question de la collecte des déchets au travers des orientations du PADD suivantes :
Développer une gestion durable des ressources ;
Réduire la production de déchets et renforcer leur recyclage et leur valorisation.
Ces orientations trouvent une traduction dans le règlement écrit du PLUi, en particulier à l’article 6.5 du règlement.
Ainsi, pour répondre à la nécessité du fonctionnement du service de collecte des déchets, l’article 6.5 prescrit l’aménagement, dans les
secteurs concernés par le système de collecte en porte à porte, d’un emplacement de présentation des conteneurs individuels ou
collectifs accessible depuis l’espace public ou les voies ouvertes à la circulation des poids lourds.
Afin, que le dimensionnement et le positionnement de cet emplacement soient le plus adaptés à l’opération et qu’il soit réalisé de manière
à permettre la manipulation aisée, le règlement du PLUi renvoie au cahier de recommandations techniques de collecte de Grenoble-Alpes
Métropole.
Pour les équipements d’intérêt généraux et les services publics (hôpitaux, écoles…) dont la gestion des déchets répond à des normes et
des contraintes particulières, une aire de présentation pour la collecte sur leur tènement peut être prévue sous conditions.
Pour favoriser le traitement qualitatif de la transition entre l’espace public et l’espace privé, l’article 6.5 du PLUi prescrit un traitement
paysager des aires et locaux de présentation des conteneurs, lorsqu’ils servent pour le stockage permanent des conteneurs.
Enfin, de manière à réduire la production de déchets de la Métropole, l’article 5.3 incite à limiter certaines essences (notamment les espèces
persistantes de type thuyas, lauriers…) qui demandent beaucoup de tailles, d’entretien et produisent beaucoup de déchets verts.
255
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
En lien avec les orientations du Plan des Déplacements Urbainsapprouvé le 7 novembre 2019, la politique de stationnement de la Métropole
s’inscrit dans la mise en œuvre de solutions à plusieurs enjeux :
Un enjeu de santé public et d’amélioration de la qualité de l’air en encourageant le report modal vers des alternatives à l’usage
individuel de la voiture (Transports en commun, vélo, marche à pied, covoiturage…) ;
Un enjeu d’optimisation de l’utilisation des places de stationnement ;
Un enjeu environnemental en diminuant l’impact du stationnement sur l’imperméabilisation des sols et l’effet d’ilot de chaleur ;
Un enjeu financier en réduisant les coûts des opérations liés à l’aménagement des places de stationnement.
Pour répondre à ces enjeux, le Projet d’Aménagement et de Développement Durables définit plusieurs orientations en matière de
stationnement :
Optimiser l’offre de stationnement automobile ;
Adapter les obligations de réalisation de stationnement privatif au contexte territorial et au niveau de desserte par les transports
en collectifs ;
Optimiser la rotation du stationnement sur l’espace public pour conforter l’attractivité des centralités et accompagner leur
apaisement ;
Favoriser l’intégration urbaine et paysagère des espaces de stationnement en surface et en ouvrage ;
Optimiser et faciliter les livraisons ;
Traduire l’ambition d’un fort développement de l’usage du vélo dans les déplacements du quotidien.
Le développement de l’usage du vélo passera également par la mise en œuvre de capacités de stationnement suffisantes et sécurisées.
Ainsi les obligations de réalisation de stationnements pour les cycles dans les nouvelles constructions seront définies en intégrant
l’ambition de progression importante de la pratique du vélo.
Ces orientations sont traduites dans les outils règlementaires du PLUI, principalement à l’article 7 des Dispositions générales et des règles
des différentes zones qui définissent le nombre de places de stationnement à réaliser et les modalités de leur réalisation.
256
b_Définition du zonage stationnement
Pour traduire les orientations du PDU, il est nécessaire de distinguer les normes de stationnement du PLUI entre différents secteurs afin
de répondre à trois principes :
La prise en compte de la diversité du territoire avec l’usage et la possession actuelle de la voiture qui varient selon les territoires.
Ainsi seront distingués le centre-ville élargi de Grenoble pour lequel l’usage et la possession de la voiture y sont les plus bas, le
reste du cœur métropolitain et les territoires périurbains, ruraux et montagnards ;
Les obligations règlementaires imposées par le Code de l’Urbanisme et le Schéma de Cohérence Territoriale de la Grande Région
Grenobloise ;
Le niveau de desserte actuel et futur par les alternatives à la voiture individuelle : transports collectifs structurants et axes
Chronovélo.
Ces principes permettent de répartir le territoire métropolitain en 6 secteurs auxquels un septième secteur est ajouté afin de prendre en
compte la situation particulière des zones commerciales identifiées pour accueillir en priorité des commerces de non-proximité (ZACOM
de type 3 dans le SCoT).
En effet, ces zones commerciales, bien que pouvant être desservies par les transports en commun ou les axes Chronovélo sont destinées
à accueillir des commerces pour lesquels l’usage de la voiture reste indispensable (ameublement, jardinage, matériaux de bricolage…)
257
Ainsi, le PLUI distingue les 7 secteurs suivants dans l’atlas H du stationnement :
Ces critères ont permis de définir un zonage théorique qui a ensuite été précisé à la parcelle afin de tenir compte d’éventuelles coupures
liées à des infrastructures ou des éléments naturels (rivières, voie ferrées, relief important, grand ilot formant une coupure) qui pourraient
compliquer l’accès aux arrêts de transports en commun. Ce travail de précision avait également pour objectif de limiter les espaces
résiduels et d’assurer une cohérence globale avec les projets d’aménagement ou le zonage règlementaire.
Les projets de nouveaux transports en commun structurants ou axes Chronovélo identifiés au PDU comme devant être réalisés d’ici 2023
sont pris en compte pour la définition du zonage stationnement du PLUI (à l’exception des projets dont le tracé n’est pas acté au moment
de l’élaboration du PLUI comme par exemple l’axe Chronovélo sur Fontaine). En effet, le PLUI s’appliquera aux permis de construire délivrés
à partir de son approbation prévue fin 2019 et aura des effets sur des constructions livrées en 2021 et plus tard. Il était donc intéressant
de prendre en compte dès à présent les projets de mobilité à court terme pour garantir la cohérence du zonage stationnement PLUi au
regard des alternatives offertes à la voiture individuelle.
258
Carte de principe du PDU approuvé le 7 novembre 2019 Transcription dans l’atlas H du stationnement du PLUI
259
c_Définition des normes de stationnement pour les véhicules motorisés et les vélos
Concernant les places pour les véhicules motorisés, pour chaque catégorie/destination/sous-destination, le règlement fixe les obligations
de réalisation des aires de stationnement en compatibilité avec les orientations du PDU, en suivant les principes suivants :
Secteur S1 : Ce secteur correspond au cœur de de la Métropole. Ce territoire bénéficie d’une excellente desserte par les transports
collectifs et les axes Chronovélo. Il s’agit également d’un secteur qui voit la mise en œuvre de projets ambitieux (Cœurs de Ville,
Cœur de Métropole, Zone de Circulation Restreinte pour les livraisons) qui amènent à un changement de comportement sur les
mobilités. C’est pourquoi, les normes proposées sur ce secteur sont volontairement ambitieuses pour inciter au report modal et à
la baisse de l’utilisation individuelle de la voiture.
Secteurs S2, S3 et S5 : Ces secteurs sont situés à proximité des transports en commun performants ou de lignes périurbaines
rapides, et/ou à proximité des axes Chronovélo. Bénéficiant de bonnes alternatives à la voiture individuelle, les normes proposées
sont inférieures à l’usage observé de la voiture individuelle et à l’équipement des ménages afin d’encourager aux changements de
comportements des ménages.
Secteurs S4 et S6 : Ces secteurs correspondent à des territoires n’ayant que peu d’alternatives à la voiture individuelle
(covoiturage, transports à la demande, transports en commun mais à plus faible fréquence). Dans ces territoires, la voiture reste
donc un outil essentiel de la mobilité des ménages et des travailleurs. C’est pourquoi, les normes proposées dans le PLUi, sans
pour autant encourager un usage accru de la voiture individuelle, sont définies en fonction de l’équipement des ménages et l’usage
observé de la voiture.
Secteur C : Ces secteurs correspondent à des zones commerciales identifiées au Scot pour accueillir de manière préférentielle
des commerces de non-proximité pour lesquels l’usage de la voiture reste indispensable (ameublement, jardinage, matériaux de
bricolage…). Les normes proposées prennent en compte cette spécificité et sont définies de manière à faciliter le stationnement
des voitures et à aménager du stationnement pour les vélos de manière limitée.
Le règlement précise également les principales caractéristiques des places de stationnement (taille minimale, localisation des places,
aménagement des accès au parking pour ne pas gêner la circulation sur la voie publique, aménagement de places pour personnes à mobilité
réduite…).
Les obligations de réalisations d’aires de stationnement pour les véhicules motorisés s’appliquent aux constructions neuves. Concernant
les travaux d’extension ou les changements de destination :
Si le projet se situe dans les zones UD3 ou UD4, le projet doit prévoir les aires de stationnement correspondant à la nouvelle
destination et à la surface de plancher créée. En effet, ces obligations n’empêchent pas la réalisation de projets dans ces zones
qui ont une densité faible.
Si le projet se situe dans une autre zone, il n’est fait état des obligations de réalisation des aires de stationnement que si le projet
crée plus de 60m² de surface de plancher. Dans ces zones ayant une densité plus élevée, l’application stricte des obligations
pourrait bloquer les projets de petites extensions ou de changement de destination et figerait les tissus urbains dans leur situation
actuelle ce qui n’est pas l’objectif du PLUI.
Dans le cadre d’opérations d’aménagement d’ensemble, le règlement permet l’appréciation des obligations de création d’aires de
stationnement pour les véhicules motorisés à l’échelle de l’opération. Cette disposition vise à introduire la souplesse indispensable pour la
mise en œuvre de projets innovants en matière de mobilité et de stationnement (mutualisation du stationnement, aménagements de
parkings silos communs à plusieurs opérations, prise en compte des nouvelles mobilités…).
Concernant les places pour les vélos, pour chaque catégorie/destination/sous-destination, le règlement fixe les obligations de réalisation
des aires de stationnement en suivant le principe suivant en compatibilité avec les orientations du PDU, à savoir une très forte ambition
de développement de l’usage du vélo pour les déplacements du quotidien.
Le règlement détermine précisément les modalités de calcul dans le cas d’un projet mêlant plusieurs destinations/sous-destinations ou
d’un projet dont l’unité foncière serait à cheval sur différents secteurs de stationnement.
260
Le règlement du PLUI définit les principales caractéristiques des aires de stationnement des vélos (localisation, sécurisation,
accessibilité…) nécessaire à leur bonne utilisation. Il précise la taille minimale d’une place de stationnement pour les vélos à 1.5m²,
circulations comprises, pour garantir une utilisation aisée des locaux vélos.
Les obligations de réalisations d’aires de stationnement pour les vélos s’appliquent aux constructions neuves ou aux projets d’extension
ou de changement de destination créant plus de 60m² de surface de plancher. Cette disposition vise à ne pas bloquer des projets de petites
extensions par des contraintes trop fortes en matière de stationnement des vélos.
Pour le stationnement des vélos, conformément au PDU, quel que soit le type de logement, le PLUI impose l’équivalent de deux places de
stationnement vélo par logement en prenant en compte une taille moyenne de logement de 70m² de Surface de plancher (SP).
261
Pour le stationnement des vélos, il est à noter que cette conversion emploi-surface revient à définir une norme pour les secteurs S5 et S6
qui serait inférieure au minimum exigé par l’arrêté ministériel du 13 juillet 2016. Les normes dans ces deux secteurs ont donc été définies
à 1 emplacement minimum pour 100m² de SP.
Normes pour la restauration et les activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle
Concernant le stationnement des véhicules motorisés et des vélos pour ces deux sous-destinations, le PDU ne donne aucune orientation.
Pour le PLUI, il a été considéré que ces opérations fonctionnaient du point de vue du stationnement de manière assez similaire aux
commerces. C’est pourquoi, les obligations de réalisations d’aires de stationnement sont identiques. Elles ont simplement fait l’objet d’une
conversion car les normes pour les commerces étaient exprimées en surface de vente ce qui ne peut pas s’appliquer aux restaurants et
activités de services. Le calcul s’est fait sur la base suivante : Surface de Plancher = Surface de Vente +25 %.
262
Concernant le stationnement des vélos, à travers son PLUI et conformément aux orientations du PDU, la Métropole souhaite développer
fortement l’usage du vélo. Aussi, pour les résidences étudiantes, il sera exigé la réalisation d’une place de stationnement vélo par place
d’hébergement de manière à ce que chaque étudiant puisse bénéficier d’un emplacement.
263
À l’article 6.1 des règles communes, le règlement impose la végétalisation des aires de stationnement à raison d’un arbre de haute tige par
tanche de 3 places de stationnement extérieures. Cette disposition, rappelée à l’article 7, participe à la réduction des ilots de chaleur liés
aux nappes de stationnement extérieures.
Dans les zones d’habitat pavillonnaire (UD2, UD3, UD4), le règlement impose de couvrir une place par tranche de 3 places de stationnements
réalisés pour limiter l’impact paysager du stationnement extérieur.
Réduction du nombre de places à réaliser si présence de places pour les véhicules propres en autopar tage.
Afin d’encourager le développement de l’autopartage, le règlement du PLUI reprend la disposition de l’article L.151-31 du Code de
l’urbanisme. Ainsi, pour les opérations d’habitation, les obligations de réalisation d’aires de stationnement sont réduites de 15 % en
contrepartie de la mise à disposition de véhicules propres en autopartage.
264
Le PLUI comprend donc une mesure incitative qui permet, tout en gardant la surface exigée de locaux vélos à réaliser, d’aménager moins
d’emplacements vélos que demandé si des emplacements plus grands, spécifiques pour les vélocargos ou vélos avec remorque sont
aménagés.
Ainsi, l’article 7 des Dispositions générales et du règlement des zones comportent des dispositions spécifiques en matière d’aménagement
d’aires de livraison.
Pour toutes les zones, le règlement du PLUI exige que les places de livraison et les espaces nécessaires aux manœuvres soient réalisés
sur l’assiette foncière de l’opération de manière à ne pas provoquer de gêne et de l’insécurité liés aux manœuvres de poids lourds sur
l’espace public. De la même manière, le PLUI détermine une taille minimale aux aires de livraisons pour garantir qu’elles puissent être
utilisées par la majorité des véhicules de livraison.
Les zones économiques dédiées UE et d’équipements UZ permettent l’implantation d’une multitude d’activités économiques aux besoins
de livraisons variés. Pour les constructions neuves dans ces zones, le PLUI impose la réalisation des aires de livraison nécessaires à
l’activité générée par le projet.
Dans les autres zones mixtes, le PLUI règlemente la réalisation d’aires de livraisons pour les principales destinations/sous-destinations
susceptibles de générer des flux de livraisons importants, à savoir Artisanat et commerce de détail, Restauration, Commerce de gros,
Centres de congrès et d’exposition, Bureaux, Locaux et bureaux accueillant du public et des administrations publiques et assimilés.
Ainsi, pour les opérations d’une surface comprise entre 1 000 et 4 000m² de surface de plancher, le PLUI impose la réalisation des aires de
livraison nécessaire à l’activité générée par le projet. Pour les opérations supérieures ou égales à 4 000m² de surface de plancher qui sont
considérées comme suffisamment importantes pour pouvoir aménager des places de livraisons sur l’unité foncière du projet, le PLUI
impose la réalisation d’au moins une aire de livraison. À l’inverse, les opérations de moins de 1 000m² de surface de plancher sont
exemptées d’obligation en la matière pour ne pas apporter des contraintes d’aménagement trop fortes et trop couteuses qui pourraient
compromettre leur mise en œuvre.
265
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Les dispositions règlementaires du stationnement s’inscrivent dans une logique de complémentarité avec les dispositions des OAP
sectorielles et des OAP thématiques Paysage et biodiversité et Risques et résiliences.
266
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
L’instauration de règles de desserte par les voies publiques ou privées répond principalement à l’orientation du PADD : « renforcer la prise
en compte des questions de sécurité dans les projets d’aménagement ».
Le PADD prévoit en effet que « dans les opérations d’aménagement, […] l’aménagement des voiries et des espaces publics [doit] prendre
en compte les questions de sécurité de manière à garantir un sentiment de tranquillité pour tous et de faciliter l’intervention des services
de secours, de police et de gendarmerie ».
Cette exigence de sécurité couvre plusieurs aspects qui sont traités dans l’article 8 des dispositions générales du règlement.
Pour assurer la sécurité des conditions de circulation et contribuer à la tranquillité publique, le règlement
prescrit :
De limiter au strict nécessaire le nombre d’accès aux terrains, afin d’éviter une multiplication des points de sortie de véhicules sur
les voies ouvertes à la circulation automobile et d’altérer les conditions de circulation générale ;
De localiser et de configurer les accès en tenant compte de différents critères propres au terrain support du projet et au projet lui-
même :
- Topographie et morphologie des lieux dans lesquels s’insère l’opération ;
- Nature des voies sur lesquelles les accès sont susceptibles d’être aménagés, en considérant les conditions de visibilité, la vitesse
des véhicules et l’intensité du trafic ;
- Type de trafic généré par l’opération (fréquence et nombre de véhicules accédant au terrain, type de véhicules concernés) ;
- Conditions permettant l’entrée et la sortie des véhicules sur le terrain sans manœuvre sur la voie de desserte ;
Que lors de toute nouvelle opération d’aménagement, la voirie interne présente des caractéristiques adaptées à l’importance et à
la destination des constructions à desservir.
Ces dispositions ont été essentiellement formulées sous la forme de règles qualitatives, ce qui laisse la possibilité au pétitionnaire de
proposer la réponse qu’il considère comme la plus adaptée aux objectifs énoncés, au regard à la fois du contexte du site et de la nature du
projet envisagé. Ce choix prescriptif privilégie la recherche d’une optimisation de la solution proposée à la définition de normes
quantitatives prédéfinies indépendamment de la connaissance des projets et de leurs impacts potentiels.
L’optimisation de la solution proposée doit d’ailleurs souvent être recherchée en considérant concomitamment plusieurs objectifs. Ainsi, en ce
qui concerne les accès, le règlement prévoit que lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, le pétitionnaire doit privilégier la (les)
solution(s) qui, à la fois, présente(nt) la moindre gêne pour la circulation générale et permet(tent) un accès aisé aux véhicules de secours
et de services.
267
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES
Aucune distinction n’a été opérée dans la formulation de la règle entre les différentes zones urbaines, agricoles et à urbaniser.
17Article habilitant le règlement à fixer les conditions de desserte par les voies publiques ou privées et d’accès aux voies ouvertes au public, des terrains susceptibles de recevoir des
constructions ou de faire l’objet d’aménagements.
18Arrêt du Conseil d’Etat du 31 mai 2001, Commune de Hyères-les-Palmiers, req. n° 234226. Celui-ci reconnaît le libre accès des riverains à la voie publique comme constituant un
accessoire du droit de propriété, lequel ayant le caractère d'une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
268
COMPLÉMENTARITÉ DES RÈGLES AVEC LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION
Pour ce qui concerne la voirie, les orientations figurent dans la partie "charpente paysagère" des carnets de paysage. Les principales
orientations sont :
Assurer le maillage avec la continuité des voiries et chemins ;
Réduire la largeur de voirie, soit pour créer une ambiance plus urbaine (au profit de modes doux et d’aménagements plus urbains),
soit pour atténuer l’aspect routier en entrées de bourgs, villages et hameaux ;
Rythmer le parcours au sein des bourgs, villages et hameaux par la mise en place de séquences qui pourront être différenciées
par la végétation, la présence ou non de mobilier, le revêtement du sol et de ses abords, etc.
L’OAP Paysage et biodiversité traite plus spécifiquement du traitement de plusieurs axes routiers emblématiques de la métropole et donne
des orientations destinées à améliorer leur aménagement et leur qualité paysagère :
Redonner un caractère urbain à l’avenue de Verdun (vallée de l’Isère amont) ;
Effacer l’effet barrière routière de l’avenue Gabriel Péri (vallée de l’Isère amont) ;
Atténuer l’empreinte de l’A 41 tout en préservant des vues (vallée de l’Isère amont) ;
Atténuer l’empreinte de l’A 48 et mettre en scène le site de porte d’entrée dans la métropole (vallée de l’Isère aval).
L’OAP Paysage et biodiversité aborde également la question du traitement des entrées et accès aux aires de stationnement, dans l’optique
de leur conférer plusieurs vocations d’usage, de minimiser leur impact et de traiter leur insertion paysagère dans le site 19. Elle encourage
par ailleurs la mutualisation des accès (dans des nouveaux programmes de construction ou lors des divisions parcellaires) et, dans
certaines ambiances paysagères, elle invite les concepteurs de projets à ouvrir les plateformes d’accès et de stationnement sur le grand
paysage20.
19
Ces aspects sont traités dans les volets "desserte" et "matériaux" des orientations traitant du stationnement. Par exemple, on les retrouve dans l’orientation 9 « optimiser les implantations des
garages et stationnements sur rue pour limiter les accès, tout en les intégrants dans une trame végétale » dans le carnet d’ambiance "coteau résidentiel", dans l’orientation 8 « minimiser l’impact du
linéaire et des surfaces de stationnement en les accompagnant d’une trame végétale » dans le carnet d’ambiance "plaine urbaine", dans l’orientation 7 « tirer profit des stationnements, cours et accès
pour créer des continuités végétales entre le versant et la plaine » dans le carnet d’ambiance "piémont", ou encore dans l’orientation 7 « intégrer le stationnement dans le parc arboré » dans le carnet
d’ambiance "ville parc".
20
C’est le cas dans le carnet d’ambiance "coteau résidentiel", dans le cadre de l’orientation 3 « préserver et partager les vues sur le grand paysage ».
269
c_Articulation avec l’OAP Risques et résilience
Les dispositions de l’OAP Risques et résilience engagent à :
Limiter les emprises de voiries créées et à s’appuyer autant que possible sur les voiries existantes dans les espaces concernés
par les aléas de ruissellement sur versant et par des sites Seveso ou autres installations classées pour la protection de
l’environnement ;
Réaliser des voies d’accès suffisamment larges pour rester praticables en cas de chutes d’éléments non structurels de
constructions en cas de séisme ;
Privilégier les chaussées à dévers uniques vers un fossé à ciel ouvert dans les espaces concernés par les aléas hydrauliques de
coteaux.
270
NÉCESSITÉ DES DISPOS ITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
L’instauration de règles de desserte par les réseaux répond à plusieurs orientations du PADD. Ce dernier, dans son objectif de modérer la
consommation foncière, fixe l’ambition de « privilégier la construction dans les secteurs équipés en réseaux ». Toutefois, pour la gestion
des eaux usées et potables notamment, les déclinaisons règlementaires prennent appui sur les enjeux de développer une gestion durable
de la ressource en traitant notamment de la nécessité « d’assurer la pérennité de l’approvisionnement et de la qualité de l’eau potable »
mais également de « veiller à la bonne adéquation entre le développement urbain et l’évolution de la population d’une part et les capacités
de traitement des eaux usées d’autre part ».
a_Eau potable
L’exigence d’assurer la pérennité dans l’approvisionnement en eau est déclinée dans l’article 9.1 des dispositions communes du règlement
par la prescription suivante :
Obligation de raccordement au réseau public d’eau potable, puits ou forages agréés respectant également les conditions de
raccordement imposées par les services gestionnaires.
L’objectif est ici de prendre appui sur une ressource existante et maitrisée afin de garantir l’approvisionnement de tout un chacun.
L’exigence de qualité de l’eau est déclinée dans les articles 8 et 9 des dispositions communes du règlement :
La Métropole s’engage, au travers du PADD, à encadrer l’occupation et l’usage des sols afin de protéger l’ensemble des captages
d’alimentation en eau potable. Cet engagement implique notamment de s’opposer à toute source de pollution susceptible de dégrader la
qualité des eaux captées dans les secteurs définis comme stratégiques pour le maintien de la qualité des ressources en eau.
Les dispositions générales du règlement (art. 8) prévoient ainsi que « dans les périmètres de protection rapprochés des captages, la
création ou l’augmentation de gabarit de voiries et de pistes ainsi que l’infiltration des eaux de ruissellement issues d’aires
imperméabilisées sont interdits ». Ces dispositions s’appliquent quelle que soit la zone du projet et permettent de prévenir le risque
d’altération de la ressource en eau par la création de nouvelles voiries dans les périmètres protégés (notamment par les hydrocarbures).
271
b_Assainissement et eaux pluviales
L’objectif d’ajustement de la capacité de traitement des eaux usées à l’évolution de la population est décliné dans les articles 9.2 et 9.3
des dispositions communes :
Privilégier l’infiltration des eaux de pluies et la séparation des réseaux d’eaux pluviales des réseaux d’eaux usées.
Une partie des eaux usées traitées par la station d’épuration d’Aquapole est d’origine pluviale. Ces eaux propres participent à la saturation
des stations d’épuration et réduisent leur efficacité. Pour limiter les apports de ces eaux aux réseaux d’eaux usées et dans les réseaux
unitaires, le règlement du PLUi en lien avec le règlement assainissement prévoit une gestion à la parcelle des eaux pluviales, impliquant,
même dans les secteurs où l’infiltration est interdite, une gestion des 15 premiers millimètres d’eau pour l’ensemble du territoire
métropolitain. Des dispositions alternatives à l’infiltration pourront être envisagées dans les secteurs les plus contraints. Seuls les apports
d’eaux générés au-delà du seuil des 15 mm de lame d’eau sont ainsi autorisés dans les réseaux avec un débit contrôlé. À noter que pour
l’ensemble des rejets à l’exutoire, afin de lutter contre la prolifération du moustique tigre, les eaux stagnantes sont interdites.
La question des eaux pluviales est également étudiée sous le prisme de la gestion et de l’infiltration des eaux à la parcelle et la préservation
d’axes d’écoulements naturels. À cet effet, le règlement traduit l’outil associé dans l’article 9.4 des dispositions communes.
L’infiltration n’est toutefois pas toujours possible au regard des niveaux de risques et du document d’affichage associé (PPRN, règlement
du PLUi), de la présence d’un point de captage des eaux pluviales ou de la nature du sol et de sa capacité à absorber les eaux de pluies.
Dans ces différents cas, le recours à l’exutoire est généralement recherché. Ce dernier peut être un réseau spécifique ou un cours d’eau.
La notion d’exutoire naturel a ainsi été définie dans ce sens.
Afin de limiter les impacts sur les milieux en lien avec les objectifs tels que définis dans le SDAGE du bassin Rhône-Méditerranée approuvé
en décembre 2015 et traduits dans la doctrine Isèroise pour la prise en compte de l’assainissement dans les documents d’urbanisme, il ne
doit être autorisé de rejets que dans les cours d’eau disposant d’un débit suffisant. Pour y parvenir, nous avons pris appui sur les cours
d’eau qui ont été estimés en eaux permanentes par les différentes études en cours. En leur absence, le cours d’eau est qualifié d’inapte à
recueillir les eaux usées traitées domestiques et il a été donc décidé de limiter les apports de polluants supplémentaires à l’existant se
traduisant généralement par un zonage UD4. Le tableau ci-dessous illustra la méthodologie mise en place :
272
Proposition de
Aléa Aptitude des
Exutoire zonage Commentaires
Glissement sols
possible
existant et
cas 1 absence favorable L'infiltration sur la parcelle peut être réalisée sans difficultés
apte
absent ou
cas 3 absence favorable L'infiltration sur la parcelle être réalisée sans difficultés
inapproprié
absent ou Classement UA /
cas 9 moyen favorable
inapproprié UD4 + trame L’infiltration est impossible du fait de l'aléa de glissement. Le
R151-34 recours à l'exutoire est impossible. Il n’y a pas de nouvelles
(constructions habitations mais le règlement doit rendre possible, les extensions,
faible, absent ou soumises à annexes et autres bâtiments à condition que ceux-ci ne génèrent
cas 10 défavorable
moyen inapproprié conditions pas d'eaux usées supplémentaires
spéciales)
273
Identifier et préserver les axes d’écoulement naturels.
En cas d’absence de réseaux, le stockage et les restitutions au milieu naturel sont permis voire encouragés mais une attention doit être
portée sur le fond inférieur. En effet, lorsque les eaux pluviales ne sont pas maitrisées, elles reprennent les réseaux à l’aval par ruissellement
ou bien vont directement impacter les constructions situées en contre-bas. Ces phénomènes sont à l’origine de désagréments que le PLUi
cherche à éviter. Aussi, il est précisé que l’ensemble des prescriptions relatives à la gestion des eaux pluviales définies dans le règlement
du PLUI est issue du règlement d’assainissement, lui-même annexé au PLUI. Ce dernier précise notamment le cadre règlementaire auquel
sont soumis les projets et indique les normes NF qui doivent être prises en compte dans chaque projet.
A noter que la gestion des eaux de ruissellement des dispositions générales du PLUI a également été pensée pour ne pas aggraver les
servitudes de fonds inférieur à l’aval des constructions et ce en application et en rappel de l’article 640 du Code civil.
L’alimentation électrique, téléphonique et fibre doit être réalisée de sorte à ce que les câbles soient invisibles.
Tout nouveau réseau doit être réalisé en souterrain ou par toute autre techniques permettant la dissimulation de fils ou câbles. Il
est également demandé, pour la fibre, de prévoir des gaines souterraines permettant le passage de la fibre
Ces prescriptions visent la bonne desserte des opérations neuves ou de réhabilitation tout en ayant une insertion qualitative de ces
ouvrages techniques.
Pour répondre à l’objectif d’amener la fibre optique jusqu’au domicile privé ou professionnel sur l’ensemble du territoire, le règlement
prévoit dans l’article 9.6 des dispositions communes.
Ainsi, lorsqu’un ou plusieurs réseaux de communication électronique à très haut débit dessert l’unité foncière, toute construction nouvelle
à usage d’habitation, de bureaux, de commerce et d’hébergement hôtelier doit pouvoir y être raccordée.
Ce point vise notamment à permettre la mise en œuvre du plan visant à assurer le raccordement de l’ensemble du territoire à la fibre en
FTTH d’ici 2022.
274
a_Eau potable et Captages
En application du R.151-31 et R.151-34 du Code de l’urbanisme, le règlement graphique traduit les dispositions relatives à la préservation
des captages, en cohérence avec l’objectif du PADD d’assurer la pérennité de l’approvisionnement et de la qualité de l’eau potable afin
d’adapter la règle aux enjeux sanitaires. À cet effet, le plan B3 « Plan de prévention des pollutions » intègre plusieurs éléments :
Les aires probables d’alimentation des captages ;
Les périmètres immédiats, rapprochés et éloignés (1 et 2) des captages issus notamment des servitudes d’utilité publique et des
rapports d’hydrogéologues agréés ;
Les puits à partir desquels sont issus l’eau potable.
Un quatrième périmètre pourrait être pris en compte ou interprété afin de définir, lorsqu’ils sont disponibles, les contours des aires
probables d’alimentation des captages afin que le projet autorisé par le règlement prenne en compte la spécifié et la sensibilité du site
dans son aménagement afin de prévenir toute pollution éventuelle. Différentes révisions et/ou modifications de servitudes d’utilités
publiques relatives aux captages récentes tendent à mieux définir ces périmètres.
La connaissance des périmètres de captages et des différents niveaux de protection définis par un hydrogéologue agréé est une nécessité
afin de garantir la meilleure cohérence possible entre les objectifs de protections et les nécessités d’aménagement et ainsi de définir au
mieux les exceptions à certaines dispositions du règlement ; cela concerne notamment l’infiltration des eaux de pluies et les secteurs où
les rejets au milieu naturels sont interdits. En outre, leur connaissance doit permettre d’adapter les secteurs dans lesquels des dispositions
spécifiques sont à mettre en œuvre en secteurs agricoles et naturels par exemple.
Dans le même objectif d’assurer la pérennité de l’approvisionnement des captages, l’atlas J des emplacements réservés donne les secteurs
sur lesquels il est envisagé la mise en place d’emplacements réservés pour la protection des périmètres immédiats des captages afin de
garantir leur exploitation dans les meilleures conditions de sécurité. Ce dernier prévoit également la création d’emplacements réservés
pour protéger les ouvrages d’adductions d’eau notamment les réservoirs d’alimentations.
Enfin, dans la mesure du possible, le PLUI tend à intégrer les différents compléments et ajouts relatifs aux connaissances actualisées du
schéma directeur pour l’alimentation en eau potable (SD AEP).
275
b_Assainissement et eaux pluviale s
En application du R.151-49 du Code de l’urbanisme, le règlement du PLU doit comprendre la délimitation du zonage assainissement. Aussi,
pour répondre à l’objectif du PADD de privilégier la construction dans les secteurs équipés en réseaux le plan B3 « Plan de prévention des
pollutions » intègre les périmètres des zones d’assainissement collectif dans lesquels le raccordement au réseau d’eaux usées est
obligatoire. Ce schéma a été mis en cohérence avec le zonage d’assainissement soumis à enquête publique et intègre par ailleurs les
retours des différentes personnes qui se sont exprimées. L’absence de zonage signifie que le secteur doit recourir à de l’assainissement
non-collectif. Il permet ainsi la mise en place de conditions spéciales d’urbanisation déclinées dans le règlement pour les secteurs non
couverts par l’assainissement collectif en application du R.151-34 du Code de l’urbanisme.
La qualification du zonage a ainsi été définie en lien avec la réalité de la desserte des sites, le opportunités d’urbanisation et une analyse
technico-économique qui a permis de définir pour certain secteur les seuils les mieux adaptés pour mettre en place, ou non,
l’assainissement public. Aussi, lorsque le coût est trop élevé pour un raccordement, il a été fait le choix de laisser le secteur en
assainissement non-collectif. La priorité des investissements de la Métropole en matière d’assainissement est donnée à l’amélioration du
système d’assainissement existant plutôt qu’à son élargissement (environ 97,5 % des habitants sont d’ores et déjà desservis par le réseau
public collectif actuellement). A noter également, qu’aucun secteur en ANC n’est supérieur à 2 000 équivalents habitants.
Remettant en cause la conformité de des installations de Notre-Dame-de-Commiers et de Miribel-Lanchâtre, deux secteurs ont été plus
spécifiquement étudiés. Il peut ainsi être précisé que :
Pour Notre-Dame-de-Commiers : la mise aux normes de la STEP est prévue sur la période 2020-2022
Pour Miribel-Lanchâtre : la Métropole conteste formellement la non-conformité de la station d’épuration car tous les résultats de
contrôle du fonctionnement de la STEP sont conformes. La régie assainissement a notamment vérifié qu’aucun des contrôles ne
permet de fonder la non-conformité en équipement alléguée qui semblent reposer sur des données théoriques non confirmées.
Une vérification des charges polluantes d’entrée en prenant en compte la population résidente le weekend a été réalisée et a été
communiquée. Il apparait qu’au regard des performances épuratoires de la station celle-ci est en capacité d’assurer le traitement
des effluents. Il est cependant proposé de mettre en place un traitement supplémentaire tertiaire pour améliorer la situation au
regard des rejets au milieu naturel.
Dans le même objectif d’assurer la capacité de traitement des eaux usées, l’atlas J des emplacements réservés définit les secteurs sur
lesquels des emplacements sont réservés pour permettre la construction d’ouvrages et infrastructures de gestion des eaux usées et des
eaux pluviales.
Enfin, à noter que dans certaines zones UA2, UA3, UD3 et UD4, des secteurs au sein desquels la constructibilité est soumise à des conditions
spéciales en raison des nécessités de fonctionnement des services publics et de la préservation des ressources naturelles sont identifiés
au document graphique A « plan de zonage ». Ces secteurs, soit sont soumis à des risques naturels, soit souffrent d’une insuffisance de
capacité des réseaux d’eau potable et/ou d’assainissement. Par conséquent, les constructions (à l’exception des extensions mesurées et
des réhabilitations) y sont interdites tant que les travaux nécessaires n’ont pas été réalisés pour permettre la desserte en réseau et/ou la
protection contre les risques.
276
RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE ENTRE LES ZONES
Aucune distinction n’a été opérée dans la formulation de la règle entre les différentes zones urbaines, agricoles et naturelles.
Dans les zones à urbaniser ouvertes à l’urbanisation, aucune prescription alternative à la règle générale n’a été formulée de manière écrite.
Lorsque des précisions ont été apportées concernant la desserte par les réseaux, celles-ci l’ont été au travers des orientations
d’aménagement et de programmation couvrant ces secteurs de projets. Il n’a pas été jugé souhaitable de figer dans un rapport de
conformité les conditions particulières d’accès et de desserte à ces zones ; il a été privilégié le maintien d’une possibilité de dialogue avec
les futurs opérateurs des sites (aménageurs et/ou promoteurs), afin de rechercher le meilleur compromis pour l’atteinte des objectifs
mentionnés aux dispositions générales. Les principes de desserte par les réseaux ont ainsi été précisés dans un rapport (plus souple) de
compatibilité.
277
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
Afin d’aboutir à une métropole durable et agréable à vivre, une ambition forte est inscrite dans le PADD afin « d’adapter la métropole au
changement climatique et économiser les ressources ». Ce même PADD fixe également l’ambition de réussir la « transition énergétique de
la métropole » et précise les différents objectifs à mettre en œuvre pour y parvenir. Le règlement décline ainsi les outils permettant la mise
en œuvre des ambitions fixées dans le PADD.
278
c_Poursuivre les efforts de réhabilitation thermique du parc de logements
Au travers de son PLUi, Grenoble-Alpes Métropole souhaite matérialiser les engagements inscrits dans le cadre de son Plan Air-Énergie-
Climat. Le schéma directeur énergie a montré que pour atteindre les objectifs de réduction des consommations énergétiques des
bâtiments, il était indispensable d’agir sur le parc existant. En effet, en 2030, 6% des consommations de chauffage et d’eau chaude des
secteurs résidentiels et tertiaires seront dus aux bâtiments construits après 2013, le reste, soit 94 %, étant dus au bâti déjà construit.
Une grande partie des logements collectifs présents sur le territoire grenoblois, bâtis entre les années 1949 et 1974, se sont révélés être
peu efficaces d’un point de vue énergétique. Afin de réduire significativement les consommations énergétiques du territoire, l’amélioration
des performances énergétiques du parc bâti existant est un enjeu majeur au regard du stock de bâtiments existants. Consciente de cet
enjeu, Grenoble-Alpes Métropole œuvre depuis 2010 pour améliorer l’efficacité énergétique des logements grâce au dispositif Mur | Mur,
qui soutient et accompagne les propriétaires de logement pour engager des rénovations énergétiques ambitieuses.
Fort de ce retour d’expérience, il ressort les principes du dispositif Mur | Mur énumérés comme suit doivent pouvoir être mis en œuvre dans
le cadre du PLUI :
Priorité doit être donnée au traitement de l’enveloppe du bâtiment pour réduire les déperditions thermiques en procédant à
l’isolation des parois opaques et au changement des menuiseries non performantes ;
Priorité doit être donnée à l’isolation thermique par l’extérieur, permettant un meilleur traitement des ponts thermiques, et de
conserver, voir améliorer l’inertie du bâtiment, assurant ainsi un meilleur confort d’été ;
L’isolation des murs et le remplacement des ouvertures doivent toujours être associés à une réflexion sur la ventilation existante
et son éventuel remplacement pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur et correctement évacuer l’humidité ambiante afin
d’éviter de futurs désordres.
Le projet de réhabilitation du bâti doit intégrer la question du confort d’été visant à optimiser le confort des occupants sans avoir
recours à des systèmes actifs de climatisation. Cela se traduit en particulier par le choix de matériaux isolants adaptés et par le
traitement des apports solaires.
Le recours aux matériaux biosourcés doit être privilégié en vue de minimiser l’impact carbone de la rénovation.
L’ensemble de ces préconisations devront prendre en compte l’adaptation des solutions de rénovations thermiques aux caractéristiques
techniques des constructions. De même, les projets de rénovation doivent répondre aux enjeux de la qualité architecturale du bâtiment et
à son insertion dans le cadre environnant.
279
En complément de ces réglementations thermiques, le décret du 30 mai 2016, en application de la Loi de transition énergétique
pour la croissance verte, rend obligatoire depuis le 1er janvier 2017 la réalisation conjointe de ces travaux de rénovation lourde
avec des travaux d’amélioration des performances thermiques des bâtiments (travaux « embarqués »). C’est le cas pour les
ravalements de façades, les réfections de toiture, et les aménagements pour augmenter la surface habitable. Les conditions de
cette obligation et ses exceptions sont précisées par le décret n° 2016-711 du 30 mai 2016 modifié par le décret n° 2017-919 du
9 mai 2017. Ces dispositions s’appliquent « aux bâtiments à usage d’habitation, de bureau, de commerce, d’enseignements ainsi
qu’aux hôtels ».
Ne s’applique en revanche qu’aux bâtiments privés résidentiels énergivores, dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330
kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an une obligation de rénovation énergétique globale d’ici 2025, selon l’article 5 de
la Loi de Transition Énergétique.
Pour les projets de rénovation de bâtiments soumis à la réglementation thermique dite globale, il est proposé de définir des niveaux de
performance dans le cadre du PLUi conforme au label BBC « bâtiment basse consommation » qui fixent une ambition plus forte que la RT
2018.
Cas des bâtiments tertiaires Cep < Cepréf Cep < Cepréf – 40%
280
Pour les constructions situées dans le périmètre du site patrimonial remarquable de Grenoble ou pour tous bâtiments classés dans le plan
F2, les procédés destinés à l’amélioration du confort thermique en enduit à caractère isolant sont autorisés, malgré un niveau de
performance moins élevé, dérogatoire aux niveaux de performance par éléments définis plus haut.
Synthèse
Le PADD fixe l’objectif de produire des énergies renouvelables afin de tendre vers la transition énergétique du territoire. Aujourd’hui, les
énergies renouvelables sur notre territoire, essentiellement produites par l’hydroélectricité, représentent 18% de la consommation
d’énergie. Cependant, afin de tendre vers l’objectif de devenir un territoire à énergie positive et de parvenir à l’engagement de répondre à
l’objectif d’assurer 30% des consommations par les énergies renouvelables produites localement en 2030, il est nécessaire de diversifier
le type de production en recherchant en parallèle à réduire les consommations.
Le règlement propose de prendre appui sur les nouveaux bâtiments soumis à la réglementation thermique supérieurs à 1 000 m² en leur
imposant la production d’énergie renouvelable.
Ce seuil a été défini afin d’extraire de cette exigence toutes les constructions de taille inférieure où les seuils de performances adéquats
pour une production efficace (puissance d’installation solaire, rentabilité économique d’un recours à la nappe etc.) ne sont pas
systématiquement atteints. De plus, ce type de bâtiment neuf a été visé car, depuis plus de dix ans, ces projets sont dans l’obligation de
réaliser, avant le dépôt du permis de construire, une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions
d’approvisionnement en énergie de la construction. Les éléments sont donc disponibles pour l’instruction.
En outre il est proposé que le volume de production d’énergies renouvelables s’appuie sur l’emprise au sol et non la surface de plancher
comme initialement envisagé dans le label E+C- de préfiguration de la nouvelle règlementation thermique pour que l’obligation soit similaire
quelle que soit la hauteur du bâtiment. A défaut, pour le photovoltaïque, il y a un risque de ne pas valoriser tout le potentiel pour un bâtiment
de plain-pied et de ne pas pouvoir respecter le critère pour un bâtiment de grande hauteur.
281
Les seuils sont relevés dans les secteurs à performance énergétique renforcée afin de faire de ces sites des démonstrateurs.
À noter que dans le cadre du PLUi, Grenoble-Alpes Métropole a étudié la production d’énergie renouvelable à partir de l’utilisation de
photovoltaïque sur différentes typologies de bâtiments susceptibles d’être concernées. Il en ressort qu’une très large majorité des
typologies constructives serait en mesure d’être équipée de système solaire permettant d’atteindre les niveaux de productions requis sans
difficultés techniques majeures. De même, en terme économique, l’obligation d’avoir recours à des énergies renouvelables dans les
proportions requises ne devrait pas déstabiliser l’équilibre économique de la production neuve de manière significative.
Un certain nombre d’espaces, dont les parkings, sont aujourd’hui peu valorisés pour produire de l’énergie renouvelable, notamment solaire,
alors qu’ils bénéficient de conditions, qui la plupart du temps, peuvent être intéressantes. Afin de garantir que ce gisement soit valorisé, le
règlement prévoit dans l’article 7.1.1 des dispositions communes que les projets ayant des surfaces de stationnement aérien supérieures
à 1 000 m² soient mises en valeur pour produire de l’énergie renouvelable. Cela peut être matérialisé par des ombrières photovoltaïques,
qui en plus d’apporter du confort à l’usager hiver comme été, produisent de l’électricité renouvelable qui peut être valorisée financièrement.
Afin de ne pas générer de contraintes trop importantes pour les activités productives, cette règle se limite aux aires de stationnement pour
les véhicules légers (définis dans le lexique).
Aussi et afin de permettre la réalisation la plus optimale d’un point de vue technique, financier et d’intégration urbaine, la production
d’énergie renouvelable peut être mutualisée si nécessaire entre bâtiments, et entre bâtiments et aires de stationnement, d’une même
opération.
282
Ce scénario permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 000 t/an.
Justifiant plus de 50 % d’énergies renouvelables (65 % en 2018), Grenoble-Alpes Métropole a pris une délibération pour acter le classement
du réseau de chaleur principal à compter du 1er juillet 2018. Cette décision nécessite que le règlement inscrive l’obligation de raccordement
aux réseaux de chaleur dans les secteurs de développement prioritaires identifiés. Le règlement prévoit ainsi le raccordement de toutes
les nouvelles constructions et l’ensemble des bâtiments situés dans le périmètre de développement prioritaire des réseaux de chaleurs
classés. Les modalités sont renvoyées à la délibération de classement présente en annexes du PLUi. Cette décision de classement s’inscrit
en outre dans un objectif plus large pour la Métropole de produire de la chaleur renouvelable avec à terme pour ambition d’atteindre 85%.
Le réseau de chaleur de Gières, également classé, justifie des obligations relatives au classement à savoir notamment qu’il est alimenté à
plus de 50% par des énergies renouvelables ou de récupération, que le comptage de l’énergie est obligatoire à chaque point de livraison et
que l’équilibre financier est assuré. A ce titre, les mêmes dispositions réglementaires s’appliquent.
En l’absence de classement, aucun mode de chauffage n’est imposé.
Le périmètre classé du réseau de chaleur figure dans les annexes du PLUi. Ce dernier indique ainsi les parcelles soumises concernées par
la nécessité de recourir au classement.
283
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DU PADD
Le territoire de la Métropole grenobloise est fortement soumis à différents risques, qu’ils soient naturels, technologiques ou miniers. A cet
effet, le corpus « Risques » du PLUI est conséquent et doit répondre à tout ou partie des enjeux induits afin de répondre aux ambitiosn du
territoire. Dans ce contexte géographique contraint, la nécessité de s’adapter aux risques constitue une priorité afin de garantir et de
maintenir l’attractivité d’un territoire. C’est pourquoi la Métropole a souhaité développer une approche résiliente de l’urbanisme permettant
de proposer une règlementation la plus adaptée dans les zones exposées constructibles.
Ainsi, la résilience ne se limite pas à l’adaptation des constructions. Elle se traduit d’abord dans la planification territoriale à travers des
principes d’évitement, voire de retrait face aux aléas très importants. Il s’agit de réserver ces espaces à la gestion des aléas, notamment
l’expansion de crues, pour réduire l’intensité et la propagation des écoulements sur les espaces construits (espace de compensation,
développement des infrastructures vertes ou de valorisation au travers d’aménagements ou activités extérieures). L’adaptation à l’aléa est
un second pan de la stratégie que les principes « Résister » et « Céder » viennent compléter.
De fait, le PADD a fixé comme objectif majeur l’ambition de construire une métropole résiliente. Cela se traduit par la nécessité de faciliter
la mise en œuvre d’aménagements résilients mais également de renforcer la résilience des espaces exposés notamment au risque
d’inondation. L’urbanisme est un outil primordial pour arriver à bâtir un territoire résilient.
Pour répondre à l’objectif du PADD de « Prévoir des formes urbaines et architecturales adaptées aux aléas et assurer la résilience des tissus
urbains existants », le règlement doit traduire un urbanisme résilient et adapté aux aléas, qui assure la sécurité des personnes, réduit
l’endommagement et permet un retour rapide à la normale. Cette double logique de construction adaptée et de gestion spatiale des aléas
doit constituer une approche globale de la résilience pour les futurs projets. Enfin, ces éléments doivent être traités également dans le
cadre de projets de renouvellement urbain afin que les conséquences d’un aléa soient intégrées au mieux dans le projet et que la mutation
de l’espace soit l’occasion de cette meilleure prise en compte du risque. Afin de répondre également à cet autre objectif du PADD,
« Renforcer la résilience des sites économiques stratégiques », un accent particulier a également été placé sur les zones d’activités, moteur
économique de la Métropole, afin de leur permettre d’évoluer vers une réduction de la vulnérabilité qui puisse garantir leur compétitivité et
améliorer la situation existante.
284
a_Modalités d’intégration des risques dans le PLUi
Le PLUi comporte un règlement des risques écrit et des documents graphiques qui s’imposent quel que soit le classement des terrains,
ce qui permet une bonne prise en compte du risque par un affichage des informations graphiques et réglementaires sur les zones et des
conditions d’inconstructibilité ou de constructibilité sous prescription. Ceci permet une urbanisation adaptée aux risques et une évolution
plus facile du document lorsque l’aléa est modifié ou précisé, notamment par des servitudes d’utilité publique.
Le règlement écrit et les documents graphiques ont été élaborés sur la base des études faites par la Métropole (cartes d’aléas, bandes de
précautions etc.), des documents sur les risques existants (PPRN, PPRI, etc.), du porté à connaissance de l’Etat précisant notamment sur
les méthodologies de caractérisation des bandes de précautions et apportant son concours dans la définition de la méthodologie de
caractérisation des aléas ainsi que leur traduction réglementaire, croisés avec les enjeux de développement portés par la Métropole. Il est
par ailleurs rappelé que l’Etat est compétent en matière de risques en application des dispositions du Code de l’environnement pour
l’élaboration des plans de prévention et qu’il dispose de fait de l’expertise nécessaire pour l’évaluation des aléas et leur prise en compte.
La Métropole, devant traiter la question des risques présents sur le territoire dans son PLUI, a toutefois développé sa propre expertise.
L’ensemble du corpus risque résulte donc d’études, de méthodologies et d’expertises permettant une prise en compte des risques adaptée
au territoire et à ses enjeux notamment de développement dans le respect des contraintes légales et des documents de rang supérieur.
Pour les projets soumis à la traduction règlementaire des aléas multirisques et des aléas du Drac (plan B1)
Le Préfet a porté-à-la-connaissance de la Métropole et des communes en janvier 2018 un règlement-type permettant d’aboutir à une
traduction règlementaire des aléas multirisques tels qu’ils ont pu être déterminés dans l’étude métropolitaine de caractérisation des aléas
sur les 30 communes concernées. En outre, en juin 2018, le Préfet a également porté-à-la-connaissance de la Métropole le règlement-type
pour les aléas de crue rapide de rivière pour le Drac. Ces documents ont servi de base à l’écriture règlementaire du volet risque du règlement
du PLUi, tout en étant adapté au contexte territorial et urbanistique de la Métropole, ainsi qu’aux exigences règlementaires auxquelles le
PLUi doit se conformer. Ces règlements-type ne sont pas des servitudes d’utilité publique mais ont contribué à bâtir le règlement des
risques au regard des enjeux du territoire.
Parmi ces spécificités, a été fait le choix d’adapter la traduction du risque de ruissellement sur versant au territoire en lien avec le travail
engagé par l’assistant à maîtrise d’ouvrage de la Métropole et les services de l’Etat. A cet effet, une note annexée de l’Assistant à Maîtrise
d’Ouvrage (AMO) est annexée au rapport de présentation, en continuité avec les autres documents définissant la traduction règlementaire
des aléas. Cette note définit notamment une traduction règlementaire des aléas basée sur la caractérisation de la hauteur des écoulements
et des vitesses en replaçant cette caractérisation de l’aléa ruissellement dans le contexte multirisque local, afin notamment que la
traduction réglementaire de cet aléa soit cohérente et proportionné avec les autres types d’aléas hydrauliques et notamment l’aléa
torrentiel.
285
A également été décidé, en lien avec le porter-à-connaissance de l’Etat sur le Drac et au regard des Stratégies Locales de Gestion des
Risques d’Inondations (SLGRI), d’autoriser dans une certaine mesure la construction en zone d’aléas forts ou très forts dans des secteurs
spécifiques concernés par les aléas d’inondations liés au Drac par rupture d’endiguement. Cela concerne notamment la Presqu’Île de
Grenoble et Bouchayer-Viallet qui sont un des poumons économiques du territoire, disposant d’infrastructures scientifiques et
économiques stratégiques à l’échelon régional et national. Cela concerne pour l’aléa fort, également les zones denses des communes
riveraines, notamment Grenoble et Fontaine. Dans ce cas précis, l’objectif est de ne pas figer le territoire et de permettre le renouvellement
urbain de ces secteurs à travers la mise en place de dispositions spécifiques permettant la réduction de la vulnérabilité de ceux-ci. Les
différentes zones concernées par ces autorisations de construction en zones d’aléas forts sont zonées BC sur le plan B1 du PLUI. Rappelons
que les inondations du Drac ne sont pas consécutives au dépassement et à la surverse des endiguements, mais à l’identification théorique
de brèche dans les différents tronçons endigués en rive gauche et droite, soit 19 brèches sur l’ensemble du linéaire. La carte des aléas
représente non pas un scénario d’inondation mais l’ensemble du périmètre inondable, toutes brèches confondues et ce quel que soit le
scénario de crue PPRi envisagé.
Dans un certain nombre de secteurs spécifiques (zones RC ou RC’ par exemple), les locaux techniques des administrations restent autorisés
alors que la règle générale est l’interdiction. En effet, ces secteurs sont susceptibles d’accueillir des équipements dont la localisation est
tributaire des cours d’eau. Aussi, ces éléments techniques peuvent difficilement s’implanter ailleurs. Cela peut notamment concerner les
stations d’épuration ou encore les barrages hydroélectriques.
Par ailleurs, le règlement-type porté à la connaissance de la Métropole fait une distinction entre projets nouveaux et projets sur l’existant.
Il a été décidé de reprendre ce type d’écriture règlementaire afin de garantir la meilleure prise en compte possible du risque mais également
pour faciliter le renouvellement urbain. En effet, le renouvellement urbain est un point crucial pour permettre l’évolution de certains pans
du territoire tout en recherchant à réduire sa vulnérabilité. Ces objectifs d’aménagement différenciés et adaptés au contexte architectural
et urbain permettent de répondre à une volonté de permettre de répondre aux besoins de des occupants notamment en leur donnant la
possibilité d’évoluer. Cela permet également de ne pas avoir un territoire métropolitain à deux vitesses, l’un résilient et capable de gérer
les phénomènes dangereux auquel il est soumis et un autre qui aurait des difficultés à les prendre en compte. Aussi, le maintien de
centralités renouvelées permet de compléter l’offre urbaine centrale de la Métropole en offrant des pôles relais et d’équilibre territorial.
En outre, les règlements-type sont annexés « à titre informatif » (donc non opposables au titre du PLUi) au règlement des risques afin de
donner la meilleure information possible sur la prise en compte des aléas. Enfin, le règlement des risques ne peut légalement être une
reprise des règlements-type brute et doit nécessairement être adapté au territoire métropolitain, ce qui se traduit par des évolutions sur
les aspects suivants :
286
À cet effet, et afin de prendre en compte le bon écoulement des eaux, il a été fait le choix de conserver une emprise au sol réduite,
potentiellement augmentée à partir de dispositifs de type pilotis situés au-dessus de la PHEC avec une côte de sécurité. Ces espaces
surélevés doivent permettre le bon écoulement des eaux et la non aggravation des aléas. C’est un élément que le règlement prend en
compte et qui amène les porteurs de projet à définir et réfléchir un projet afin que ce dernier puisse garantir une bonne prise en compte
des risques hydrauliques et proposer une mise en œuvre adaptée dans les phases plus opérationnelles.
La caractérisation du RESI doit être définie selon l’aléa hydraulique qui peut générer le dit RESI
> Cas spécifique du ruissellement sur versant : le RESI était préalablement absent pour cet aléa dans le précédent règlement-type. La
version du règlement-type portée-à-connaissance de la Métropole et des communes en janvier 2018 prévoit un RESI de 0,5 pour l’aléa V.
La métropole vise un RESI de 0,8 pour cet aléa. Les phénomènes de ruissellements sont identifiés sur des secteurs en pente de versants
et de piémonts où l’eau n’a pas vocation à rester sur place ; la logique du RESI qui est de laisser la place à l’eau, lorsque celle-ci est en
phase d’accumulation apparaît bien moins pertinente pour l’aléa de ruissellement plutôt caractérisé par des écoulements.
Lorsque cet aléa (V) est en connexion ou est généré par un aléa torrentiel, inondation de plaine ou crue rapide des rivières, la logique est
de prendre le RESI de l’aléa ayant donné lieu à l’indice. La connaissance de ce phénomène est indiquée dans la carte des aléas. Dans ces
cas spécifiques, cela permet de répondre à certains dysfonctionnements : la cuvette bloque les eaux et participe de fait à l’expansion de
crue.
> Cas des crues rapide des rivières, crues des ruisseaux torrentiels, inondations de plaine et inondations de pieds de versants : pour les
sous-destinations logements (à partir de 3), pour les opérations d’aménagement d’ensemble nouvelles, le seuil a été ramené à 0,3 en lien
avec le règlement-type. En revanche, pour les projet disposant de surfaces de plancher surélevées de plus de 1 m au-dessus de la PHEC et
avec un minimum de 2 m au TN et sur pilotis ou déports, ces éléments pourront augmenter le taux de RESI de 0,2, en plus des 0,3 accordés.
À l’exception des aléas « I » et « I’ », ce point est motivé par le fait qu’à la différence du ruissellement, nous sommes ici confrontés à des
phénomènes d’accumulation. Ainsi, et en l’absence de pente, la problématique d’expansion de crue est entière. En outre, pour limiter
l’exposition des structures les plus vulnérables à ces aléas (les logements individuels notamment), le RESI tel que proposé dans le
règlement-type n’a pas évolué. Ce point est illustré dans le règlement des risques.
Les différents seuils permettent ainsi de répondre aux objectifs de renouvellement urbain et d’être capable de prendre en compte les
risques et les objectifs de résilience permettant ainsi d’associer des formes urbaines adaptées aux risques à l’insertion urbaine, paysagère
et architecturale. Les normes telles que proposées ont également pour objectif de permettre une augmentation de la densité afin de
répondre aux objectifs des lois ALUR et SRU tout en limitant la vulnérabilité des populations exposées.
Le schéma de traduction du RESI a également été adapté afin de bien identifier la logique de RESI en 3 dimensions (hauteur, largeur,
longueur), c’est-à-dire qui s’appréhende comme un volume et non plus comme une simple projection spatiale de l’emprise au sol du
bâtiment, et ce quelle que soit l’altimétrie de son plancher vis-à-vis des PHEC. Ce schéma présente les différentes configurations et règle
de calcul du RESI en indiquant précisément les parties à intégrer et celles à soustraire.
Le règlement de façade
Dans un certain nombre de cas, le règlement-type porté à la connaissance de la Métropole par le Préfet pour le PPRI Drac ne permet pas
de mettre en place de projets résilients dans des zones où l’aléa impacte une partie seulement de la parcelle et notamment lorsque cet
aléa se situe logiquement dans les rues et l’espace public. À cet effet, la Métropole a proposé un règlement de façade qui apporte et précise
des prescriptions spécifiques pour construire le long de l’alignement des rues, axes préférentiel d’écoulement, notamment en terme de
renouvellement urbain.
287
Dispositions règlementaires spécifiques aux ZACOM 3 pour les aléas du Drac
Compte tenu de la vocation de certaines zones commerciales (ZACOM), et de l’objectif de réduction de vulnérabilité dans les projets sur
l’existant dans les zones de risques forts, en l’absence d’espaces refuges et d’étages, les aménagements commerciaux permettant
d’accueillir plus de 19 personnes sont autorisés dans les ZACOM de type 3 à condition notamment que ces aménagements permettent au
personnel et aux usagers de se mettre à l’abri en cas de crise.
Groupes de vulnérabilités
Dans les règlements-type, certaines dispositions traitant des reconstructions et des changements de destinations font référence à des
groupes de vulnérabilité. Pour faciliter la lecture et permettre de répondre à ces objectifs par des outils urbanistiques, le choix a été fait de
détailler les groupes de vulnérabilité et de préciser les destinations et sous-destinations concernées et de le mettre en cohérence avec le
Code de l’urbanisme
De manière plus générale, le règlement des risques du PLUi cherche à atteindre un objectif de réduction de la vulnérabilité du territoire au
regard des risques naturels.
288
Des zonages informatifs : indiquant notamment la présence d’éléments de connaissance liés aux risques naturels à La Tronche et
indiquant également les secteurs potentiels concernés par une défaillance de la plage de dépôt du Sonnant d’Uriage.
Les PPRN et cartes réalisées aux R.111-3 sont annexées au PLUI. Toutefois, le plan B1 indique les communes concernées.
L’ensemble des données disponibles et nécessaires à la bonne prise en compte des enjeux liés aux risques ont été intégrés dans la mesure
du possible. Les mises à jour et évolutions potentielles seront prises en compte lors des modifications du document d’urbanisme.
Dans les secteurs concernés par les risques, quelle qu’en soit la nature, le zonage PLUi a été mis en adéquation, autant que possible, avec
les aléas connus.
Les cartes de risques « R.111-3 » valant PPRN ne sont pas retranscrites sur le plan des préventions des risques naturels en raison d’une
connaissance actualisée traduite soit par un PPRN approuvé, soit par une carte d’aléas réalisée pour le PLUi conformément à la doctrine
départementale de l’Isère validée en MIRNAT. Elles n’ont par ailleurs pas été élaborées selon la même méthodologie et à la même échelle
que les cartes qui ont suivi (PPRN, cartes d’aléas). Enfin, en termes d’application pour l’urbanisme, les cartes des aléas nouvelles réalisées
intègrent l’ensemble des connaissances précédentes et ont été réalisées à une échelle plus précise que les R.111-3. Cependant, l’ensemble
des communes disposant de ce type de document ont été identifiées en légende sur le plan B1.
289
Risques d’inondation par les grands cours d’eau
Les PPRI approuvés, PPRI Isère Amont, Isère Aval et Romanche aval, ont été reportés au plan B1. Pour le Drac, en attendant l’approbation
du PPRI, le zonage représenté est celui permettant la retranscription brute la plus précise possible des croisements envisagés dans le
document porté-à-connaissance de juin 2018. Il intègre de fait le croisement entre les aléas (hauteurs et vitesses) et le type de zone
urbanisée rencontrée. Une exception a été apportée sur le secteur du parking relais des Engenières où la traduction règlementaire en RCu
a été préférée au RCn initial, et ce parce que la carte des zones urbanisées n’avait pas pris en compte le niveau d’urbanisation actuel du
secteur. Ceci permet la réalisation d’une structure d’intérêt général qui prend en compte le risque présent.
Afin que la carte des zones urbanisées corresponde à la réalité du territoire et aux objectifs métropolitains, il a été décidé d’appliquer des
éléments de précision complémentaires qui recouvre les enjeux suivants :
Prise en compte de la loi Montagne ;
Prise en compte de la présence d’équipements (assainissement, voirie etc.) à proximité immédiate ;
Présence dans un espace de développement préférentiel du SCoT ;
Prise en compte de tènements identifiés comme étant des « dents creuses » ;
Prise en compte de l’épaisseur urbaine ;
Intégration de certaines voiries de desserte locale (rues, chemins etc.) ;
Prise en compte du caractère stratégique du site envisagé pour l’aménagement : enjeu de production de logements sociaux
imposés au titre de la loi SRU, importance du projet au regard du développement de la commune, cohérence avec les objectifs
poursuivis dans le PADD, etc.
290
Des allers-retours ont été effectués avec les communes et l’Etat afin de préciser la connaissance disponible au regard de l’expertise de
chacun des acteurs pour son territoire. Ainsi, ces cartes ont pris en compte un certain nombre de coups partis : permis délivrés, travaux en
cours, etc. mais également les réalisations livrées ou achevées. En outre, les communes ont également fait part de leurs ambitions sur un
certain nombre de secteurs spécifiques. L’ensemble de ces demandes a été étudié afin de vérifier la compatibilité de celles-ci avec les
critères de définition des « zones urbanisées ». Le déclenchement de la constructibilité en zone d’aléas moyens (en zone de glissement
notamment) se justifie notamment pour permettre de répondre aux enjeux susmentionnés, mais également pour permettre la réalisation
des projets d’intérêt communal nécessaires aux évolutions des communes ou au confortement des bourgs. Dans tous les cas, les
constructions devront être adaptées à l’aléa et respecter l’ensemble des prescriptions urbanistiques et des règles de l’art en matière
constructive.
A noter également que les cartes des aléas telles que présentes en annexes du PLUi ont été retranscrites dans le zonage règlementaire en
prenant également en compte les connaissances supplémentaires lorsqu’elles étaient disponibles pour préciser le zonage, notamment
pour l’aléa de ruissellement sur versant. A ce titre, le choix a également été fait d’associer les communes à l’élaboration de ces
cartographies permettant ainsi de prendre appui sur une expertise locale et des connaissances qui n’auraient pu être sollicitées par ailleurs.
Cela contribue à affiner la représentation et la méthodologie d’élaboration en questionnant certains choix et tracés.
Les aléas et donc leur cartographie ne suivant pas le parcellaire, le choix a été fait de faire un plan spécifique dédié aux risques naturels,
un calage du zonage sur les risques étant de fait peu pertinent et peu lisible. Le document graphique B1 s’impose donc quel que soit le
classement des terrains, ce qui permet de rendre inconstructible, constructible sous prescriptions ou sans prescriptions selon la présence
ou non d’un aléa et son niveau d’intensité.
291
Sur L’Isère
Les bandes de précaution du type Hx100 m sont égales à 100 fois le niveau de mise en charge à la crue de référence (sur Isère amont a été
pris en compte la tranche 1 des travaux du Programme d’Action et de Prévention des Inondation Isère amont) par rapport au terrain naturel
à l’arrière de l’ouvrage. Une bande de recul de 50 m à partir du pied du profil mis en charge, côté lit majeur a aussi été tracée. Dans les cas
où le terrain naturel remonte pour atteindre la même cote que celle du cours d’eau à sa crue de référence, les bandes de recul s’arrêtent à
ce niveau altimétrique.
À noter, certaines bandes de précaution ont été objectivées et réévaluées afin d’en justifier l’utilité et d’en préciser les limites au regard
notamment de la réalité du terrain. Ces nouvelles évaluations ont donné lieu à des expertises sur terrain afin d’apprécier plus précisément
les configurations, la nature des profils et de leur potentialité de mises en charge. Des corrections de tracé sur les bandes de précautions
ont donc pu être apportées sur cette base. Par ailleurs, ont également été précisées les définitions des objets étudiés ou la prise en compte
de certains facteurs spécifiques comme la pente ou la nature de la construction. La note relative à cette objectivation est annexée au PLUI.
292
Cas particulier des zones violettes
Un certain nombre de zones violettes ont été volontairement laissées constructibles bien que leur traduction actuelle dans les différents
PPRI et PPRN revient à les rendre inconstructibles. Cela se justifie notamment au regard de la temporalité des projets et des documents,
c’est-à-dire que la constructibilité de certains secteurs sont parfois conditionnés à la réalisation d’ouvrages de protection dont les travaux.
Le cas de l’Isère illustre ce propos où les travaux sont désormais terminés. Par ailleurs, sur ce même secteur, le PPRI est amené à être
révisé. Le zonage sera ainsi adapté au regard des évolutions du PPRI. En outre, d’autres PPR sont en cours d’élaboration et peuvent encore
évoluer (PPRi Drac aval, PPRn de La Tronche). Ce sont ces derniers qui doivent amener le PLUI à évoluer. Les zones qui seront identifiées
comme non constructibles seront ainsi rendues à la nature ou à l’agriculture le cas échéant.
293
Risques miniers
Concernant les secteurs soumis au risque minier tel qu’identifié sur le plan B2 « Plan des Risques Anthropiques », il a été fait le choix de
traduire la règle par une disposition dont la logique répond globalement à la logique d’interdiction de nouvelles occupations du sol et
activités sur les sites de concession minière. A ce titre, et en l’absence de Plan de Prévention des Risques Miniers et d’études détaillées de
l’État et compte tenu des situations et phénomènes dangereux susceptibles d’en découler, il a été fait le choix de limiter le plus possible
les aménagements et modifications des constructions existantes en prenant appui sur le règlement associé à l’aléa « F » dit de suffosion,
effondrement de cavité souterraines et affaissement de terrain dont les phénomènes en termes de mouvement de terrain sont les plus
proches.
Toutefois, une exception subsiste pour la concession minière des Halle à Vaulnaveys-le-Bas. Une étude a été communiquée par la commune
afin de porter à la connaissance de la Métropole des éléments nouveaux sur les mouvements de terrains liés aux activités minières. En ce
sens et afin de prendre en compte les réserves émises par la commission d’enquête, dans ce cas précis, les zones d’aléas ont été identifiées
et classés comme non constructibles. Par ailleurs, et afin de garantir la sécurité des biens et surtout des personnes, le règlement permet
les nouveaux projets autorisés sur le site des concessions minières mais ces derniers sont soumis à un avis des services compétents qui
devront préciser la nature des risques au regard du projet et de sa localisation.
Aussi, et de manière générale, la question des risques doit pouvoir être étudiée selon le schéma ci-dessous pour l’ensemble des projets
soumis à une autorisation d’urbanisme.
294
RAISONS DE LA DISTINCTION DE LA R ÈGLE ENTRE LES ZONES
Aucune distinction n’a été opérée dans la formulation de la règle entre les différentes zones urbaines, agricoles et à urbaniser.
295
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD
Le PADD accorde une large place au repérage et à la valorisation du patrimoine à travers différents chapitres qui le composent.
Il s’agit de :
Faire métropole autour de la diversité des paysages et des patrimoines, d’identifier, préserver et mettre en valeur les patrimoines
du territoire
En assurant la protection ou la restauration des éléments marquants du patrimoine bâti et des éléments identitaires reconnus
et/ou inventoriés de la Métropole,
En valorisant les caractéristiques architecturales du patrimoine,
En mettant en valeur les éléments remarquables du patrimoine de proximité ou « petit patrimoine ».
Afin de répondre à ces objectifs, les différents éléments constitutifs du patrimoine ont été repérés selon 4 critères principaux (architectural,
paysager, historique et valeur d’ensemble) ; la méthode qui permis ce repérage est expliquée dans le Tome 1.1 du rapport de présentation
du PLUI, partie 1, chapitre 2.4.
Les éléments ont été classés en différentes catégories d’éléments et pour chacune de ces catégories, des règles ont été définies. Le
patrimoine de proximité fait l’objet d’un chapitre particulier et de règles adaptées à sa typologie.
Les règles ont pour premier objectif de protéger sans figer le patrimoine en permettant selon le degré de préservation attendu, dans tous
les cas sa restauration, parfois sa transformation.
296
En lien avec le projet « Cœurs de Ville, Cœurs de Métropole », valoriser la qualité des espaces publics dans les centres-villes et
de village.
Les aménagements devront intégrer la mise en valeur du patrimoine remarquable.
Le règlement du patrimoine comporte un chapitre sur les espaces publics assorti de règles sur les principes d’aménagement à respecter
(matériaux, mobilier urbain) dans le but de favoriser la mixité des usages, une composition lisible de ces espaces, en accord avec les
quartiers et rues situés aux abords.
Niveau 1 : "intéressant"
Les éléments repérés en niveau 1 sont des éléments ponctuels qui participent à la composition urbaine ou rurale et structurent le paysage
local. Ils témoignent des traditions et de l'histoire locales et constituent des repères identitaires et culturels dans l'espace quotidien. Il
s’agit pour beaucoup de bâtiments simples ou d’éléments dits de patrimoine de proximité ou « petit patrimoine » comme des bassins,
lavoirs, glacières, fours, fontaines, portes, … ou des haies bocagères, des arbres isolés, ou vergers, …
L’objectif est la protection de ces éléments de patrimoine local afin qu’ils ne soient pas démolis ni dégradés.
297
En cas de travaux, la protection minimale s’applique, au titre des articles L.151-19 (bâti) ou L.151-23 (végétal) du Code de l’urbanisme,
avec exigence d’une déclaration ou d’un permis de démolir.
Cette règle permet à Grenoble-Alpes Métropole ou à la commune de se positionner sur la destruction éventuelle ou la modification d’un
élément inventorié.
Niveau 2 : "remarquable"
Le niveau 2 ou « remarquable » s’applique à des bâtiments (immeubles, fermes, usines…), éléments ou ensembles bâtis ou végétaux (arbres
isolés, haies, terrains cultivés, …) dont la qualité architecturale, la volumétrie générale, la participation à l'ambiance et à l’organisation
urbaines, par certains détails typiques, reflètent la richesse et la diversité historique et culturelle du territoire.
Par leur nature ou leur aspect, ces immeubles et éléments paysagers font partie intégrante du paysage urbain, rural, industriel, ou historique
de la commune.
Le règlement permet de les réhabiliter, de les faire évoluer et de les transformer et ce en cohérence avec leur architecture d'origine : respect
de la cohérence globale de l'architecture et prise en compte du style architectural dominant de l'édifice. Ils peuvent être au besoin adaptés
en vue d’améliorer les conditions d’habitabilité ou reconvertis pour faire l’objet d’une nouvelle affectation mais leur démolition est interdite.
298
Niveau 3 : "exceptionnel"
Le patrimoine exceptionnel est constitué d'éléments isolés ou d'ensembles, publics ou privés, de caractère monumental, ou constituant,
par leur caractère unique, des points de repère particulièrement forts dans le paysage.
Objets uniques ou représentants emblématiques d'un style architectural important dans l'histoire, ils présentent des qualités esthétiques
et techniques indéniables, les démarquant nettement du tissu bâti local.
Le règlement interdit leur démolition, permet de préserver leur caractère architectural originel et d'en corriger les erreurs éventuelles qui
ont pu altérer ses caractéristiques intrinsèques.
La protection n’autorise que la conservation et la restauration, ce qui implique que les principales caractéristiques des bâtiments (volume,
façades, éléments de décors, toitures, techniques et matériaux traditionnels, …) ne peuvent être altérées. Cela exclue les modifications de
volume (sauf les extensions mesurées sur façades secondaires qui sont autorisées) ou autres transformations importantes. Pour les
végétaux qui ne comportent que 2 niveaux de protection, il est fait application de la règle la plus stricte : celle des Espaces Boisés Classés,
interdisant l’abattage, le déplacement et le remplacement (sauf en cas de nécessité absolue : maladie, vieillissement…).
La volumétrie
Le respect de l’architecture d’origine et de l’intégrité du volume d’origine constitue la règle de base, car les ajouts peuvent avoir un impact
majeur et dégrader l’aspect du bâtiment.
299
Si les ajouts sont encore possibles en niveau 2, ils doivent être limités en taille ; mais dans tous les cas, la restauration à l’intérieur du
volume existant est préférable. Ainsi, si l’ajout une annexe au bâtiment principal s’avère nécessaire, on cherchera en priorité à l’insérer
dans le volume existant ou à l’en séparer plutôt que de la construire en extension.
Sauf dans quelques cas bien particuliers (isolation de la toiture, ou différence de niveaux avec les bâtiments voisins) les surélévations sont
interdites car elles déséquilibrent les proportions initiales des bâtiments entre toiture et façade.
En niveau 3 les extensions sont interdites en façade principale ; toutefois l’extension d’une pièce est admise sur une façade adjacente ou
arrière, dans la mesure où elle n’est pas visible depuis l’espace public. Les surélévations et modifications de volume visibles depuis l’espace
public (fermetures de vérandas, création de lucarnes) sont interdites. En effet les fermetures de balcons et vérandas masquent ou font
disparaitre les ferronneries et sont sans rapport avec l’aspect initial des façades.
Les façades
En cas de travaux sur des façades, le règlement impose la sobriété, la simplicité et la cohérence avec les dispositions et matériaux d’origine,
quel que soit le niveau de protection du bâtiment. Il prévoit en outre que le découpage parcellaire doit pouvoir être lu sur la façade, grâce
à des traitements de façades distincts ; cette règle a pour but d’éviter des linéaires de façades trop important traités de façon identique,
comme s’il ne s’agissait que d’un seul immeuble quand ce n’est pas le cas.
Il est prévu que les pieds de façade soient perméables : cette règle doit permettre de planter au pied des façades. Toutefois les plantes
grimpantes et autres adjonctions (éclairage, enseignes…) ne sont autorisées pour les bâtiments de niveaux 2 et 3 que si elles sont
compatibles avec les matériaux composant la façade.
Le règlement impose que l’on respecte tous les éléments composant les façades comme les volets, garde-corps, décors marquises… ; en
niveau 3, ils doivent être restaurés et restitués car la richesse de ces façades tient pour beaucoup à leur présence.
Tout ce qui a trait aux ouvertures (leur implantation, leurs dimensions, les menuiseries, et systèmes d’occultation) est réglementés (surtout
pour les niveaux 2 et 3) afin que l’aspect d’origine de la façade soit respecté. Il faut éviter qu’une façade soit dénaturée par un mélange de
types d’occultations (volets roulants, volets pleins ou à persiennes) ou de couleurs différentes. Des ouvertures peuvent être modifiées,
ajoutées ou supprimées (sauf en niveau 3 puisque seule la restauration est possible), mais toujours dans le respect des proportions et des
matériaux présents à l’origine.
Le règlement encadre les ravalements vis-à-vis des erreurs fréquentes qui sont faites en ce domaine, afin d’éviter que ce qui est conçu
pour apporter une amélioration ou un embellissement ne se transforme en détérioration du bâtiment. Il est fréquent que des façades
enduites sont laissées en pierres apparentes, ce qui est de nature à dégrader le mur qui n’a plus de protection ; à l’inverse des pierres de
taille sont parfois masquées par des enduits, là encore, à tort. De même une isolation par l’extérieur peut générer de l’humidité à l’intérieur
et abimer les murs des bâtiments dont les matériaux de façade sont à l’origine poreux et faits pour « respirer ». L’isolation par l’extérieur
peut aussi être incompatible avec les décors de la façade (moulures, ou encadrements avec faibles saillies) car elle aura pour effet de les
faire disparaitre. Du fait des caractéristiques des bâtiments de niveau 3 souvent riches en décors et/ou composés de murs anciens,
l’isolation par l’extérieur est proscrite sur leurs façades.
Les couleurs des joints entre les pierres, la nature des enduits, les caractéristiques des baies et encadrements sont réglementés, pour
retrouver ou conserver les dispositions d’origine. Souvent considérés comme des détails, ils font pourtant la valeur du patrimoine et doivent
être protégés.
Les toitures
Il est rappelé que sur le territoire de Grenoble-Alpes Métropole, la toiture constitue la « 5° façade » puisque la plupart du temps elle est
visible depuis les hauteurs environnantes. Même s’il ne s’agit souvent que de visions lointaines, les erreurs de traitement des toitures
impactent fortement le paysage, comme par exemple l’emploi de matériaux brillants ou réfléchissants, qui sont de ce fait interdits, ou la
création d’ouvertures nombreuses ou trop grandes qui miteraient le toit.
Plus généralement, en cas de travaux, l’aspect d’origine des toitures doit être préservé, que ce soit pour les matériaux, les volumes les
zingueries. Les ouvertures en toiture sont règlementées de la même manière qu’elles le sont en façade : la création de nouvelles ouvertures
est interdite en niveau 3.
300
Comme le règlement des zones le prévoit, les toitures terrasses existantes peuvent être végétalisées. Les garde-corps et couronnements
doivent être soignés, pour éviter les garde-corps style barrière.
Le règlement encadre les toitures des fermes de Chartreuse du Vercors et du Trièves afin que leurs caractéristiques soient préservées :
pentes de toit importantes, passées de toiture, pignons lauzés…
301
aménagements paysagers. Ces éléments doivent être préservés car ils constituent la valeur de l’ensemble. Toutefois, afin de ne pas
compromettre les opportunités de mise aux normes, d’évolution et de redynamisation de ces quartiers, les règles de protection établies
par le PLUi ne sont pas trop restrictives et permettent le développement de ces tissus.
Les parcs
Éléments présents sur l'ensemble du territoire, ces ensembles non bâtis ou peu bâtis offrent des respirations au sein des tissus denses et
permettent une transition vers l'espace rural dans les communes plus éloignées du cœur urbain. Certains accompagnent des maisons de
maître ou des châteaux et à ce titre doivent être traités de la même façon que les bâtiments. Compte tenu de l'enjeu de construire des
logements sur le territoire métropolitain et des arbitrages parfois difficiles à faire, deux niveaux de règles ont été retenus :
Le niveau 1 autorise et encadre des projets de construction au sein du parc, en donnant des règles qui doivent permettre de
respecter les caractéristiques essentielles du lieu dans lequel un nouveau projet pourra s'implanter.
Le niveau 2 ne permet pas de projet de construction au sein du parc identifié afin de préserver son intégrité.
Les prescriptions réglementaires proposées restent assez générales, étant donnée la grande hétérogénéité des parcs recensés. Il s'agit de
donner des outils de dialogue pour l'instruction.
Le chapitre relatif aux parcs distingue les parcs d’accompagnement des grandes propriétés et les parcs publics.
Le patrimoine de proximité
Les éléments de proximité
Ces éléments constituent un patrimoine important, notamment très présent dans l'espace public, aussi bien en milieu urbain que rural. Ils
témoignent de l'histoire de la commune et constituent des repères identitaires et culturels auxquels les habitants identifient un lieu, une
commune.
Parfois désigné comme « petit patrimoine », ou patrimoine « modeste », il s'agit des fours, des fontaines, des croix, des monuments aux
morts, …, mais aussi des sculptures et œuvres d'art.
302
Ces éléments sont protégés selon 2 niveaux, avec pour seule distinction le fait qu'un élément repéré au niveau 1 peut être déplacé à
l'occasion d'un projet (à condition de participer à la composition de l'espace), tandis qu'un élément identifié au niveau 2 ne peut être
déplacé. Dans tous les cas, il faut veiller à ce qu’ils participent à la mise en valeur de l’espace (public ou privé) dans lequel ils se trouvent.
Les murs et clôtures
Recensés de façon très hétérogène sur le territoire, ils constituent néanmoins un marqueur fort des espaces tant ruraux qu'urbains. Ils font
l'objet de 2 niveaux de protection, le niveau 2 interdisant toute modification (démolition, élévation, percement, …) des murs repérés.
Les règles visent à éviter :
La disparition et la perte de continuité des murs de clôtures, la mauvaise qualité des rénovations (réfection) avec des matériaux
inappropriés qui peuvent nuire à la lecture du paysage local.
L’édification de nouvelles clôtures aux matériaux et aux gabarits trop différents des murs existants, qui nuisent à la qualité des
continuités.
Afin de diminuer l’impact visuel dans un grand linéaire et d’intégrer une transparence ponctuelle, le règlement autorise la création d’une ou
plusieurs « fenêtres » (grille, végétal ...) au sein d’un linéaire de murs.
Les ouvrages
Les canaux
Éléments caractéristiques de certaines parties du territoire, où la ville a gagné sur des étendues qu'il a fallu drainer et permettant la
canalisation de cours d'eau traversant les espaces habités, ils constituent des atouts majeurs en terme de valorisation du cadre de vie. Ils
sont concernés par des règles générales, sans distinction de niveaux, en vue de les maintenir (au moins leur tracé, pour mémoire), de rendre
leurs berges accessibles et de les rouvrir si possible.
Les ouvrages d'art
Certains ponts et tracés anciens (voies romaines, tracés d’anciennes lignes de tramway) ont été recensés ; ils font l'objet d'une
identification et de précaution règlementaires légères afin de permettre leur entretien et la continuité des tracés. Ils sont concernés par
des règles générales, sans distinction de niveaux.
Les ponts anciens peuvent être réhabilités pour accueillir de nouvelles mobilités.
Le patrimoine végétal
Le patrimoine végétal est omniprésent sur le territoire, apprécié pour sa qualité paysagère ou écologique, en milieu urbain comme en milieu
rural et fait l'objet d'une attention accrue.
Afin de proposer un outil réglementaire réellement efficace, le PLUi soumet toute coupe ou abattage d’un élément protégé à déclaration
préalable. De même la suppression d'un arbre recensé doit être compensée par la plantation d'un arbre "équivalent" en termes de houppier
(ou couronne : ensemble du branchage et du feuillage situé au-dessus du tronc) et de port.
Deux niveaux de protection différents sont proposés, en fonction de la valeur attribuée aux éléments :
La protection la plus simple, au titre du code de l'urbanisme (articles L.151-19 et L.151-23 du code de l’urbanisme) :
- Coupe et abattage interdits (sauf en cas d’impératif : maladie ou vieillissement) ;
- Obligation de replanter un arbre en cas de suppression.
Et l'espace boisé classé (EBC), outil plus strict, déjà très utilisé par les communes :
- Coupe et abattage soumis à déclaration préalable ;
- Interdiction de changement ou d'affectation du sol ;
- Interdiction d'imperméabilisation du sol ;
- Obligation de replanter un arbre en cas de suppression, sur la même localisation.
303
Outre le fait de comporter des règles plus strictes, une protection par EBC nécessite une révision du PLUi pour être modifiée ou supprimée,
tandis qu’une modification du PLUi suffit pour transformer ou supprimer une protection au titre des articles L.151-19 et L.151-23 du code
de l’urbanisme.
Le patrimoine cultivé
En complément du patrimoine "végétal" qui concerne des arbres et ensembles d'arbres ou de haies, certains espaces à vocation agricole
(vergers, jardins, …) ont été recensés, pour lesquels une prescription s'attache à préserver leur caractère tout en y permettant la pérennité
de l'activité agricole. Ils sont concernés par des règles générales, sans distinction de niveaux.
Zones humides
Les zones humides recensées au niveau départemental par le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) et dont l’inventaire a été mis à
jour par la Métropole en 2017 (voir Tome 3 du rapport de présentation – État Initial de l’Environnement), font l'objet d'une protection au
titre de leur intérêt écologique. Les deux niveaux de protection proposés distinguent :
L’espace de bon fonctionnement (espace nécessaire à l’alimentation en eau de la zone humide) quand il existe officiellement (c'est
le cas sur les communes de Vaulnaveys-le-Haut et Jarrie) : il est protégé en niveau 1. Cette protection doit permettre de limiter
les impacts d’origine extérieure (apports de polluants, prélèvements...), et d’assurer sa gestion voire sa restauration.
Le périmètre de la zone humide tel que délimité par le CEN puis par la Métropole est protégé en niveau 2 : toutes les installations
et constructions qui ne sont pas en lien avec le fonctionnement de la zone sont interdites, à quelques exceptions près
(réhabilitation, serres-tunnels et tunnels agricoles). Ces règles sont rappelées à l’article 6.3 des règles communes (T1.1).).
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RAISONS DE LA DISTIN CTION DE LA RÈGLE EN TRE LES ZONES
Les règles relatives à l’aspect extérieur des constructions figurent dans les règlements de zones et sont justifiées dans les chapitres relatifs
aux zones.
Elles sont adaptées à chaque tissu, à travers une réglementation homogène concernant l'aspect extérieur des constructions neuves,
rénovées ou réhabilitées et des règles concernant les dimensions, implantations, reculs, hauteurs, … visant la protection générale de
composition des paysages urbains.
Pour ce qui concerne le règlement du patrimoine, les distinctions ne sont pas faites en fonctions des zones, mais en fonction :
Des catégories de patrimoine, (bâti, végétal, ensembles homogènes…), afin d'édicter des règles adaptées à chaque catégorie ;
Des niveaux de protection souhaités : 3 niveaux pour le patrimoine bâti, et 2 niveaux pour le végétal, selon la valeur patrimoniale
qu’on accorde aux éléments considérés.
305
NÉCESSITÉ DES DISPOSITIONS DU RÈGLEMENT POUR LA MISE EN ŒUVR E DU PADD ET
NÉCESSITÉ DE RECOURIR À DES RÈGLES GRAPHIQUE S
La mise en œuvre de certains projets nécessite parfois de préserver le foncier de toute nouvelle construction qui pourrait venir renchérir
ou empêcher la réalisation future du projet. C’est pourquoi, le code de l’urbanisme met à disposition des porteurs de projets des outils
permettant de préserver le foncier dans l’attente de leur mise en œuvre. Il s’agit :
Le dessin de l’emplacement réservé doit être défini précisément en fonction du projet. Pour chaque emplacement réservé, il doit être défini
l’objet de l’ER, ses principales caractéristiques et le bénéficiaire.
Sur l’emprise grevée par l’emplacement réservé, toute construction nouvelle sera interdite à l’exception :
De la construction pour laquelle l’emplacement a été réservé ;
Des constructions temporaires.
En contrepartie, les propriétaires d’un bien grevé par un emplacement réservé peuvent mettre le bénéficiaire de l’ER en demeure d’acquérir
leur bien : c’est de droit de délaissement. Un refus du bénéficiaire entraine automatiquement l’inopposabilité de l’ER.
Outil un peu plus souple que l’emplacement réservé, la SL permet de préserver le foncier pour des projets dont la localisation n’est pas
encore connue de manière précise.
Ainsi, pour chaque SL, sont délimités les terrains susceptibles d’accueillir le projet. Les caractéristiques et le bénéficiaire du projet doivent
être précisées.
Sur l’emprise de la SL, toute nouvelle construction peut être interdite si elle empêche la réalisation future du projet relatif à cette servitude.
En contrepartie, comme pour les emplacements réservés, les propriétaires des parcelles impactées par une SL bénéficient d’un droit de
délaissement.
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Les emplacements réservés et servitudes de localisation sont définies au document graphique J « Atlas des emplacements réservés ».
Leurs caractéristiques (objet, bénéficiaire…) sont inscrites dans le tome 6.1 du règlement écrit « Liste des emplacements réservés et des
servitudes de localisation ».
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Pour répondre à ces objectifs, le PLUI définit différents emplacements réservés et servitudes de localisation :
Une vingtaine d’emplacements réservés pour l’aménagement de parcs publics et autres espaces verts
Espaces verts
publics.
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Encourager des modes actifs de déplacements.
Au travers des emplacements réservés et servitudes de localisation, il s’agit également de permettre la mise en œuvre de projets identifiés
dans le projet de Plan des Déplacements Urbains (PDU) de la Métropole arrêté le 5 avril 2018. Pour autant, tous les projets identifiés dans
le PDU approuvé ne font pas l’objet d’un emplacement réservé ou d’une servitude de localisation. En effet, de nombreux projets peuvent
être réalisés sans avoir besoin d’acquisition foncière (situés sur l’espace public ou sur des propriétés publiques). D’autres ne sont pas
encore localisés précisément et nécessitent des études complémentaires. Si besoin, des ER et SL seront ajoutés ultérieurement au fur et
à mesure de leur définition.
Pour répondre à ces objectifs, le PLUI définit différents emplacements réservés et servitudes de localisation :
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Développer la présence de la nature en ville ;
Renforcer le maillage des espaces verts en ville et des corridors de biodiversité à l’échelle de la Métropole ;
Permettre l’exploitation forestière en compatibilité avec les autres vocations de la forêt (environnementale, récréatives, lutte
contre les risques…) ;
Protéger la ressource en eau.
Pour répondre à ces objectifs, le PLUI définit différents emplacements réservés et servitudes de localisation :
Une vingtaine d’emplacements réservés pour l’aménagement de parcs publics et autres espaces verts
Nature en ville
publics.
Corridors écologiques et Une dizaine d’emplacements réservés pour l’aménagement ou la préservation de haies, de corridor
aménagements paysager écologique ou d’aménagement paysager.
34 emplacements réservés
Exploitation forestière Ces ER sont destinés à l’aménagement de chargeoirs à bois pour faciliter l’exploitation forestière dans de
bonnes conditions.
Environ 40 emplacements réservés
La plupart de ces ER ont vocation à renforcer la protection autour des points de captage de l’eau potable
Préservation de la
de la Métropole en empêchant toute construction qui pourrait nuire à la qualité de la ressource.
ressource en eau
Les autres sont destinés à des aménagements liés aux stations d’épuration ou au traitement des eaux
usées..
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Pour répondre à ces objectifs, le PLUI définit différents emplacements réservés et servitudes de localisation :
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