SOMMAIRE
INTRODUCTION
I. LA NOTION DU COMMERCANT ET L’ARTISAN
a. DEFINITION DU COMMERCANT
b. DEFINITION DE L’ARTISAN
II. STATUT JURIDIQUE DU COMMERCANT ET DE
L’ARTISAN
a. STATUT JURIDIQUE DU COMMERCANT
b. STATUT D’ARTISAN-COMMERCANT
CONCLUSION
INTRODUCTION
Selon l’article 121 alinéa 1 du code de commerce (est commerçant ceux qui
exercent des actes de commerce et en font leurs professions habituelles). Tandis
que dans artisan, il y a art, ce qui évoque des impressions de travail manuel, de
travail soigné, une touche esthétique et une idée de désintéressement. Des
caractéristiques qui semble reléguer le commerçant au rang de vulgaire spéculateur.
Ainsi l’artisan se distingue du commerçant, cette distinction ne tient plus que par
quelques règles spécifiques.
Des lors, quelle est la notion de commerçant et artisan ? et quelles sont leurs statuts
juridiques ?
De ce fait, il sera question pour nous de parler d’une part de la notion de
commerçant et artisan et d’autre part de donner leurs statuts juridiques tout en les
évoquant la possibilité de double statut soit artisan-commerçant
I. LA NOTION DU COMMERCANT ET DE
L’ARTISAN
a. LA NOTION DU COMMERCANT
Le commerçant peut être défini comme étant celui qui réalise les actes de
commerce de façon indépendante et qui en fait sa profession habituelle. Selon le
droit OHADA, l’acte uniforme relative au droit commercial général prévoit dans
l’article 2 que le commerçant est celui qui fait de l’accomplissement d’actes de
commerce par nature sa profession. Par ailleurs trois critères permettent de qualifier
un commerçant
L’accomplissement d’acte de commerce il est essentiel de connaitre la
définition d’un acte de commerce étant donné que cela détermine si une
personne est commerçant ou pas. Le code de commerce nous donne une liste
de différents actes de commerce. Le code du commerce nous dit que loi
répute comme acte de commerce tout achat des biens meubles pour les
revendre soit en nature soit après les avoirs travailler et mis en œuvre, tout
achats de biens immeubles afin de les vendre, tout opérations d’intermédiaire
pour l’achats, la souscription ou la vente d’immeubles, de fonds de
commerce, d’action ou de part de société immobilière. Mais pour présenter
ces différents actes de commerce il est de coutume de distinguer trois types
d’actes de commerces : les actes de commerce par nature, les actes de
commerce par la forme et les actes de commerce par accessoires.
La réalisation des actes de commerce de manière indépendante,
concrètement, il s’agit ici d’accomplir des actes de commerce en son nom et
pour son propre compte et non pour le compte de quelqu’un d’autre. Cela
implique donc que les salaries ne peuvent être des commerçant étant donné
qu’ils sont dans un lien de subordination et lien hiérarchiquement avec leurs
employeurs en raison du contrat de travail par lequel ils sont soumis. De
même pour les dirigeants de sociétés ou encore les agents commerciaux car
ils travails tous pour le compte de l’employeur
L’accomplissement des actes de commerce a titre de profession habituelle. Il
y a une idée de répétition et d’habitude. En effet un acte isole ne confère pas
la qualité de commerçant. Si on procède une fois à un achat pour revendre on
n’est pas considéré comme commerçant. L’inscription au registre du
commerçant et des sociétés n’attribue pas à la personne physique le statut de
commerçant, elle ne fait que crée une présomption simple d’activité
commerciale. Cependant pour jouir de l’intégralité des droits du commerçant
et ainsi être commerçant, la personne physique doit être inscrite au RCS dans
les 15 jours du début de son activité.
b. LA NOTION DE L’ARTISAN
Un artisan est une personne indépendante qui produit des biens de manière
autonome et hors du cadre industriel. Les artisans travails à leur propre compte se
sont des entrepreneurs. En ce sens ils doivent être inscrits au répertoire de métier et
ne peuvent pas employer plus de dix salariés
II. STATUT JURIDIQUE DU COMMERCANT ET DE
L’ARTISAN
a) LE STATUT JURIDIQUE DU COMMERCANT
Le commerce est un domaine très actif depuis longtemps. En effet, vendre est une
chose très courante et nécessaire pour la vie au quotidien. Cependant, il est à
préciser que le métier de commerçant est soumis à des nombreuses
règlementations, et le non-respect de ces derniers entraine des lourdes punitions.
Le commerçant et ses devoirs, selon la loi, on appel commerçant toute personne qui
fait un commerce de manière régulière et qui fait sa fonction principale. Il vit donc
en achetant et en revendant une quelconque marchandise. Par ailleurs pour être
règlementaire, un commerçant se doit de respecter un certain d’obligations,
notamment :
Les obligations d’intérêt publiques
Les obligations envers l’ETAT
Les obligations comptables
Les obligations d’intérêt public, à savoir l’immatriculation au registre du commerce
et la tenue du livre de commerce. L’immatriculation au registre du commerce est
une loi qui a pour objectif de recueillir tous les renseignements nécessaires à propos
du commerçant ainsi que de son activité. Une fois inscrire à ce registre, le
commerçant recevra la liste du code de commerce qu’il devra respecter. En ce qui
concerne le livre de commerce que le commerçant doit retenir, c’est un livre qui lui
servira à suivre l’évolution de son activité. Il sera aussi très utile lors des contrôles
fiscaux contre le blanchement d’argent
Les obligations envers l’ETAT sont d’autre fiscal. Comme pour tous les autres
statuts des travailleurs, un commerçant est soumis à payer des impôts en étant
commerçant et en plus de l’impôt entant que citoyen. Il existe pour le commerçant
trois types d’impôts à payer
La patente
La taxe sur les bénéfices industriels et commerciaux
La taxe sur le chiffre d’affaire
Impôts destine aux collectivités locale, la patente varie selon le type de commerce.
En ce qui concerne la taxe sur les bénéfices industriels et commerciaux, elle
correspond à 18% des bénéfices annuels du commerçant. La taxe sur le chiffre
d’affaire regroupe les taxes sur la valeur ajoutée, les taxis sur les transactions et les
taxes additionnelles
Les obligations comptables sont importantes dans le cadre du commerce. C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle la loi en a fait une obligation, faire de la
comptabilité de façon habituelle est très bénéfique pour le commerçant lui-même,
cela va lui permettre de voir ces bénéfices et ces pertes. C’est un excellant moyen
de voir si vos stratégies marketing sont fructueuses ou non. Il est noté que le
commerçant peut engager un comptable pour faire la comptabilité de son entreprise
mais il peut également le faire tout seul.
b) Le statut d’artisan-commerçant
Il est possible pour un entrepreneur d’avoir une activité mixte soit artisanale et
commerciale. En effet l’entrepreneur décide d’associer les deux activités et devenir
(artisan-commerçant), il obtient ce statut en cumulant des activités commerciales et
artisanale pour son compte. Ainsi nous avons pour exemple un artisan en bâtiment
vendant les matières premières des constructions qu’il édifie.
De plus il sera soumis aux obligations des deux statuts, commerçant et artisan, qui
s’appliqueront à lui via l’activité qu’il exercera. Il doit donc s’inscrire au RCCM
(registre du commerce et du crédit mobilier) et au répertoire des métiers.
Aussi, l’entrepreneur exerçant une activité mixte a la possibilité de choisir entre
différents statuts juridiques. En effet, il peut choisir d’avoir une entreprise
individuelle sous le régime de la microentreprise. Elle lui permettra de bénéficier
de plusieurs avantages tels que l’absence de capital social, de formalité peu
nombreuse et une gestion facilité. Aucun rapport n’est exigé pour validé la création
de l’entreprise. Au-dessus, de certains seuils du chiffre d’affaires, l’entrepreneur
sort du régime social et fiscal de la microentreprise.
L’entrepreneur peut également décider de ce lancé dans une entreprise
unipersonnelle à responsabilité limité (EURL). Pour pouvoir créer une EURL,
l’entrepreneur doit respecter plusieurs formalités (rédaction des statuts, annonce
légale, dépôt de fonds sur le compte de la société, déclaration de constitution).
L’avantage de cette forme juridique est que la responsabilité est limité aux apports
du gérant versés à l’entreprise. La rémunération de l’artisan-commerçant est
séparée des bénéfices de l’entreprise. De même, il peut bénéficier du régime de la
microentreprise s’il est soumis à l’IR et si son chiffre d’affaire est en dessous de
certains seuils.
Encore, l’entrepreneur peut choisir d’avoir une société par actions simplifier
unipersonnelle (SASU). En effet, les formalités d’immatriculation sont identiques à
celle de l’EURL. Il n’existe aucun minimum de capital social à verser. De plus, la
responsabilité est elle aussi limitée aux apports. Le dirigeant assimilé-salarié est
intégré au régime général de la sécurité sociale. En outre, il ne peut pas bénéficier
du régime de la microentreprise.
Par ailleurs il peut aussi décider de se lancer dans une société à responsabilité
limitée (SARL). En effet, contrairement à l’EURL, la SARL est une société
composée d’au moins deux associés. Mis à part cette différence, ces deux formes
juridiques possèdent les mêmes caractéristiques. L’artisan-commerçant peut
décider de nommer d’autres personnes physiques comme gérant.
Et enfin, l’entrepreneur exerçant cette activité mixte peut décider de se lancer dans
une société par action simplifier (SAS). En effet, la SAS se distingue de la SASU
par le nombre d’associés. Le gérant de la SASU est seul, tandis que le président de
la SAS peut s’entourer d’autre gérant (personnes physiques ou morales) tel qu’un
directeur général et un conseil d’administration.
Conclusion
En définitif il convient de retenir que le commerçant et l’artisan exerce deux
professions bien spécifiques. Le commerçant est celui qui réalise des actes de
commerces et qui en fait sa profession habituelle. IL les réalise de manière
habituelle et produit des bénéfices destines à subvenir aux besoins qui lui sont
propres. L’artisan quant à lui est une personne dotée d’une qualification
professionnelle qu’il utilise pour tirer des revenus d’un travail manuel. Il est
important de mentionner que le commerçant a notamment des obligations tel que
l’immatriculation du registre de commerce ; des obligations envers l’ETAT et des
obligations comptables qu’il doit de ce fait respecter. Dès l’instant où une personne
est inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS), il y a une présomption
légale qui prouve que la personne physique est commerçante. L’artisan bien
qu’étant une personne exerçant des activités de production, de transformation ou de
réparation tout en étant enregistré au répertoire de métiers, peut toutefois être un
artisan commerçant du simple fait qu’il cumule ces activités commerciales et
artisanes pour son compte. De ce fait, il est soumis à des obligation selon les deux
statuts, celui d’artisan et celui de commerçant et doit donc s’inscrire au RCS et au
répertoire de métiers
Université Polytechnique de Science Applique
THEME : LE COMMERCANT ET L’ARTISAN
NOMS DES MEMBRES DU GROUPE SOUS LA SUPERVISION DE
KOUMAMOTO POATI VINNI LEO ANDY Mr. MAVITSI CLAUDE
NDEKI MONTHE JESSY KARREL
AUBIANG MARC XYLFRID
N’NEGUE MFOUMOU ALIA
EGNA ODJEMBI MARIE JEMIMA AUGUSTA
NZAHOU MBOUMBOU CHRISMELLE DIEU-MERCI
MAKAYA TANGO NITOUCHE MARJOLAINE
MBOUMBOU MAWELE COEURTHY LEILA SINDY
Année 2022-2023