Exposé n° 5 : L’économie institutionnelle : La protection sociale
Plan :
Partie 1 : L’État providence et la fonction sociale de l’assurance
Partie 2 : L’allocation universelle
Partie 3 : Société de risques : Justice sociale, État social, État assurantiel.
Partie 1 : L’État providence et la fonction sociale de l’assurance
État providence : Ensemble des interventions économiques et sociales de l'État, plus particulièrement à
travers le système de protection sociale afin de garantir une croissance soutenue et stable.
Aujourd’hui, l’État providence est en crise, on parle de stagflation, CAD que l’économie se caractérise par
- La stagnation de l’activité et de la production
Ainsi que
- L’inflation des prix
1- L’école française de la régulation
- Elle a fait son apparition après les dites « Les trente glorieuses » entre 1946 et 1975.
- Elle s'est inspirée aussi de l’analyse Marxiste traditionnelle tel que la macroéconomie Keynésienne
institutionnelle
- Ses représentants majeurs sont Robert Boyer, Michel Aglietta, et Yves Saillard
Robert Boyer a élaboré comme théorie le capitalisme, caractérisé par :
o le partage de la valeur ajoutée
o la composition de la demande finale
o l’organisation de la production et des rapports des salariés aux moyens de
production et
o le cas échéant l’articulation avec formes non capitalistes donc c’est une théorie
sociale.
La crise de fordisme : disait que le marché et le capitalisme ne sont pas « autorégulateurs » CAD
qu’aucun mécanisme ne conduit par lui-même à un équilibre.
L’approche keynésienne
L’approche Keynésienne montre que l’économie ne doit pas dépendre seulement sur les mécanismes
du marché et qu’une croissance durable doit s’appuyer sur la dépense publique.
Selon Keynes, l’économie peut subir des dysfonctionnements qui ne peuvent être résolus à travers la
régulation du marché.
L’approche Keynésienne montre que l’économie ne doit pas dépendre seulement sur les mécanismes
du marché et qu’une croissance durable doit s’appuyer sur la dépense publique.
2- Les modèles sociaux de l’État Providence entre l’assurance et l’assistance
Le modèle Bismarckien :
Bismarck a créé un système d’assurances sociales fondée sur le travail, il a mis en place trois lois pur
assurer la sécurité des travailleurs :
o L’assurance, destinée aux ouvriers.
o L’assurance sur les accidents de travail obligatoire aux employeurs
o L’assurance vieillesse invalidité.
le modèle Bismarckien a comme objectif la création de caisses d’assurances sociales pour couvrir
les travailleurs.
3- L’exploitation au cœur du système économique capitaliste :
Karl Marx -économiste allemand- considère que dans une économie capitaliste, la force de travail est
une marchandise et elle se présente sous deux aspects : l’utilité et le prix
Marx évoque que « La valeur d’une marchandise se mesure par la qualité de temps du travail
abstrait dépensé par sa production », il s’agit du temps de travail socialement nécessaire pour
reproduire de la force du travail.
Marx met en évidence que c’est par l’exploitation des travailleurs que cette création de valeur est
concevable. C’est de là que provient le terme -plus-value- .
Partie 2 : L’allocation universelle et la crise de l’État providence
1- L’allocation universelle
Le philosophe et économiste Belge Philippe Van Parijs a théorisé une solution originale pour
réformer l'Etat providence : une allocation universelle versée à tous de manière inconditionnelle tout
au long de la vie.
Afin d’assurer un revenu minimal garanti, l’allocation serait :
o Universelle
o Versée à tous les citoyens
o Inconditionnelle : le droit d’allocation ne serait lié à aucun critère
o Elle serait certainement suffisante afin de vivre en dehors de la pauvreté ,
o Elle est strictement égalitaire, CAD chacun reçoit la même chose
L’idée de revenu de base ou l’allocation universelle peut gérer la situation en proposant une
solution pour lutter contre la pauvreté et la précarité pour une certaine population active.
2- La crise de l’État providence-
Crise du capitalisme
L’absence de toute forme de régulation a causé la majorité des crises économiques à savoir :
La grande dépression de 1929,La crise de 1970
Montée en puissance du néo-libéralisme -désengagement de l’État et privatisation des services
publics-
L’État providence faisait face à 3 crises :
Crise de solvabilité : Les inégalités et le besoin d’assistance sociale ne cessent d’augmenter, et le
budget qui ne fait que de diminuer.
Crise de légitimité : L’État providence imposait des cotisations sociales et prélèvement impersonnels
atténuant plus la classe moyenne.
Crise d’efficacité : Soit les impôts augmentent garantissant une couverture plus large mais, cela
poussera les investisseurs à quitter le territoire à la recherche d’un pays plus accueillant fiscalement,
soit réduire les impôts, attirant de plus en plus d’investisseurs mais, rétrécissant la recette sociale.
Un nouveau courant de pensé éradiquant la pensée Keynésienne a fait surface, il s’agit du néo-
libéralisme, qui repose sur :
o La promotion de l’économie du marché
o la dénonciation de l’Etat providence
o la privatisation au nom de l’individualisation et
o la liberté de l’individu et du développement économique.
Partie 3 : Société de risques : Justice sociale, État social, État assurantiel.
1- La justice sociale :
Selon John Rawls Dans son ouvrage « la théorie de la justice » :
Il a dégagé deux principes nécessaires à la création d’une société juste :
o Principe de liberté -les libertés de base tels que (le droit de vote, liberté d’expression, droit
de propriété personnelle…)-
o Principe de différence, qui comporte deux éléments :
- L’égalité des chances qui définit les règles de répartition des revenus et de la richesse et
l’accès aux fonctions d’autorités et de responsabilité.
- La fraternité qui dispose qu’une société se composera toujours de classes sociales
hétérogènes et doit donc prioriser les plus démunis
Selon Amartya Sen -économiste indien-
Il se focalise sur la prévention des inégalités plutôt que de chercher à construire un modèle de
société juste. Donc, selon lui, il serait préférable d’égaliser l’autonomie des personnes ou leur
capabilité (qui veut dire la capacité de faire et pas d’attendre une possibilité réelle) pour que chacun
arrive à amener la vie de son choix et de disposer des libertés.
Société juste = chacun a des points de vue différents, mais chacun peut discuter ses propres
pensées et convictions dans le cadre d’un débat public
2- L’Etat assurantiel
François Ewald :
- Il avait pour but de faire apparaitre l’importance des techniques du risque et de l’assurance
dans la formation de l’État providence, et ce en identifiant la naissance de l’Etat providence
avec la reprise des techniques de l’assurance comme techniques de gouvernement, ce qui
fait que l’assurance devient ‘sociale’.
- Il préfère remplacer l’appellation d’« État providence » par « Société assurantielle ».