Analyse linéaire n°9 : L’Assommoir, Émile Zola, excipit
Introduction :
Le naturalisme est un mouvement se développant à la fin du XIXe siècle, théorisé dans un
ouvrage intitulé Le Roman expérimental. Zola y explique que le roman est l’occasion pour l’écrivain de
mener une expérience sur un groupe restreint d’individus afin de montrer le déterminisme de deux
variables : l’hérédité et le milieu. Cet auteur applique ses principes dans sa série des Rougon-Macquart,
dont L’Assommoir, publié en 1877, est le septième volume. Ce roman raconte l’histoire de Gervaise,
née de parents alcooliques et violents, qui vient travailler à Paris en tant que blanchisseuse. Est ainsi
décrite la vie ouvrière parisienne de la fin du siècle, dans ce qu’elle a de plus cru et de plus triste.
Gervaise pendant une grande partie du roman contre l’influence de l’alcool sur sa vie, avant de céder
aux pressions de sa prédestination familiale et du milieu ouvrier. Le texte que nous étudions est l’excipit
du roman, et il nous présente un personnage déchu, maltraité par les autres, maltraitance allant jusqu’à
la priver de son humanité. [LECTURE] Nous pouvons alors, à la lecture de ce texte, nous demander en
quoi cet excipit présente Gervaise comme un personnage déshumanisé. Nous pouvons en effet constater,
jusqu’à la ligne 14, la lente déchéance et l’agonie de Gervaise. Dans la seconde partie du texte, Gervaise
est découverte décédée, et mise en bière par le père Bazouge.
Conclusion :
En somme, cette dernière page de L’Assommoir représente le personnage de Gervaise comme
complètement déshumanisé par son entourage, puisqu’on lui assigne les corvées, qu’on ‘exclut de toute
conversation et qu’on la traite comme un animal. Paradoxe et comble d’ironie, ce n’est qu’une fois morte
qu’un personnage va venir lui rendre son statut humain : en effet, par sa tendresse, le père Bazouge
efface quelque peu les sévices infligés à cette femme abandonnée par maris et enfants, vivant dans la
plus grande misère, et pour qui la mort est une délivrance. Bien que très différents du point de vue de
leur style et de leur conception du roman, Émile Zola et Victor Hugo ont ainsi en commun la
représentation romanesque de personnages misérables et la condamnation de leur condition.
ATTENTION !
Si vous n’avez pas choisi la même problématique, il faudra réajuster la conclusion afin qu’elle
réponde à VOTRE problématique.