I – PRESENTATION
Bonjour/Bonsoir Monsieur TEHOUA et chers camarades.
Nous espérons que vous vous portez bien.
Nous sommes ici présentes pour vous parler de notre exposé, sur le thème :
LA PERCEPTION DE LA TRADITION DANS REBELLE DE FATOU
KEITA.
C’est une œuvre passionnante et remplit de messages importants, à travers ce thème
notre but sera de vous démontrer que la tradition dans REBELLE de Fatou Keita et
même en général a des aspects néfastes qui ont des conséquences tout aussi néfastes
et que cette tradition a besoin d’une grande réorganisation, nous vous donc d’être
attentif au cours de notre présentation.
II-INTRODUCTION
Dans la tradition de REBELLE de Fatou Keita la femme parait moins qu’un être
humain, c’est un objet, un être crée que pour la procréation et la soumission, elle est
bien évidemment reléguée au second plan, elle-même pensant être inférieure à
l’homme, victime de traitements barbares sous prétexte de la tradition, Fatou Keita
dans son roman à quel point la tradition perçue comme importante peut affecter
négativement des vies, en particulier celle de la femme.
Quelles sont les pratiques tolérées à cause de la tradition ?
Quelles en sont les conséquences ?
Comment la tradition est t-elle perçue dans Rebelle de Fatou Keita ?
Y’a-t-il des solutions pour mettre fin à ces pratiques ?
Nous vous en dirons davantage dans notre développement.
III-DEVELOPPEMENT
1-LES PRATIQUES TOLEREES PAR LA TRADITON ET LEURS
CONSEQUENCES
a- Le rite de l’excision
Tout d’abord qu’es ce que c’est l’excision ?
L’excision est une pratique qui consiste à l’ablation partielle ou totale des organes
génitaux féminins externes (le clitoris).
Dans REBELLE, la tradition exige que la jeune fille soit excisée si elle ne l’est pas
elle est considérée comme une fille de débauche, nous pouvons même remarquer au
chapitre 3 à la page 21 que lorsque Malimouna eu l’idée de ne pas se faire exciser,
Dimeleka l’exciseuse du village lui dit, je cite : (voir la page 21).
Alors il est clair que dans la tradition, l’excision est « la clé » pour être une bonne
femme, alors que cette pratique a des conséquences pour la femme.
Nous pouvons citer :
- Les infections vaginales ;
- La frigidité de la femme ;
- La stérilité ;
- Des douleurs constantes ;
- La mort (c’est le cas de la petite Noura, la fille ainée de Fanta, une amie de
Malimouna dans leur foyer en France (Voir : Page 116 – chapitre 18) ;
b- Le mariage forcé d’un mineur :
Le mariage forcé d’un mineur est un sujet tabou dont personne n’ose parler, soi-
disant être une pratique normale.
Lorsqu’on entend tradition, plus particulièrement dans Rebelle de Fatou Keita, le
mariage forcé est une pratique d’une normalité exorbitante, elle est même
encouragée dans notre cas de figure. On constate à la page 28 au chapitre 5 que
Malimouna, notre héroïne, âgée seulement de 14 ans est donnée, nous dirions
même, jetée dans la gueule du loup, par son propre géniteur à un vieux monsieur
prénommé Sando. Malimouna a appris cette nouvelle de manière brusque et même
sa mère Matou ne pouvait rien y faire à cause encore une fois, de la tradition, vu que
nous vous le rappelons ce genre de mariage est normal dans la tradition, pourquoi
donc contester quelque chose de normale.
Pour « la soutenir » dans son mariage futile, Matou l’aura au moins accompagnée
tout le long de la cérémonie.
Ici, les conséquences sont également multiples :
- Des grossesses non désirées et précoces,
- Le traumatisme,
- Les violences de tous genres,
- Le viol d’un conjoint et même plus.
Nous prendrons comme pour exemple au chapitre 6 -page 39 ; lors de sa nuit de
noce, Malimouna fut abusée par son époux Sando. N’étant pas totalement satisfait,
comme si ça ne suffisait pas, il voulut la reprendre une deuxième fois, mais par
chance, si s’en est une, il découvrit avec stupeur que Malimouna n’était pas excisée,
comme l’exige cette tradition. C’est une abomination, voulant surement allez le
raconter à tout le monde ce qu’il venait de découvrir. Sando se leva, s’habilla et en
voulant sortir de la chambre, Malimouna le tapa de toute ses forces avec une
statuette de la « fécondité ». Il s’écroule immédiatement, Malimouna en profita pour
prendre la fuite.
c- L’infidélité et l’abus masculin
Selon la tradition, dans Rebelle de Fatou Keita, la femme est celle qui gère les
besoins de la famille. L’homme étant la figure dominante, la femme se voit obliger
de tolérer les sorties peut importe l’heure de son mari, sans l’interroger afin de ne
pas subir la peine disciplinaire familiale. C’est-à-dire, les violences et voir le
divorce. C’est le cas encore de Malimouna qui se marie à Karim, un homme avec
sui elle pense vivre le parfait amour. Elle commence à avoir des enfants avec ce
dernier et celui-ci lui demande de démissionner de son travail pour s’occuper
pleinement de leurs enfants. Naïve, Malimouna accepta car Karim était non
seulement aimant, mais très dévouer pour sa famille. Il était très occupé par son
travail et commença peu à peu à s’éloigner de Malimouna. Cette dernière décida de
la confronter un soir après avoir sente sur ses vêtements, un parfum de femme
A son grand désespoir, Karim la réprimanda et même la gifla car elle avait haussé le
ton. L’on peut donc observer que la tradition met la femme en un être inférieur à
l’homme d’où l’abus masculin. La femme n’a pas le droit de se plaindre sous peine
de sanction familiale ou de son mari. Elle est donc obligée de tout subir et supporter
(violences physiques et morales, infidélité …etc). Le mari est le chef de la famille
qui a autorité sur tout et la femme est traitée comme une personne dépourvue de
sentiment. Tout ceci à cause d’une tradition rétrograde. Nous notons aussi le cas de
Fanta au chapitre 12.
Lorsque le mari de Fatou apprit qu’elle allait chez Malimouna pour prendre des
pilules pour éviter de contracter d’autres grossesses, celui-ci, frappa copieusement
femme. Les hurlements de cette dernière ont alerté Malimouna qui retourna sur ses
pas et ouvrit précipitamment la porte. Elle vit le mari de Fanta la traina par les
cheveux en la battant et la traitant de tous les noms.
2- La perception de la tradition
La tradition (doctrine, pratique transmise de siècle en siècle, originellement par la
parole ou actes) dans Rebelle de Fatou Keita, est vraiment important pour les
habitants de Bouritouni (Page 5 - chapitre 4). Mais comme on a pu le constater ;
cette tradition est rétrograde et a vraiment besoin d’une touche de modernité. Car,
les pratiques que la tradition tolère sont extrêmement négatives pour la femme, qui
est généralement la première victime.
On peut prendre comme exemple :
- Matou, la mère de Malimouna victime de violence par son mari ;
- Noura, morte par excision ;
- Malimouna, mariage forcé, viol et violences par son mari Karim
3- Les solutions
Pour que la tradition ne soit plus ce qu’elle est dans Rebelle de Fatou Keita et dans
la vie quotidienne, on doit lui apporter de la modernité. Il faut sensibiliser tout le
monde.
Expliquez, faire comprendre à tous les dangers que peut subir des personnes juste à
cause d’une soie-disante tradition et par persistance de certaines personnes les
sanctions qui peuvent être aux présumés coupables.
Car chacun est libre de faire ce qu’il veut tant que cela n’est pas illégal et est maitre
de son corps, nul n’a le droit de dicter à quelqu’un ce qu’il doit faire de son corps à
plus forte raison de sa vie.
IV- LE MESSAGE DE FATOU KEITA A TRAVERS SON ŒUVRE
Fatou Keita préoccupée par la condition féminine dénonce les pratiques
traditionnelles qui portent atteinte à la dignité et l’intégrité de la femme et veut nous
montrer à travers son œuvre que toutes ces pratiques dont prioritairement l’excision
ont des méfaits dans la vie de la femme, que la femme à besoin de la possibilité
d’agir selon ses propres choix sans à se référer à une autorité quelquonque à savoir
son mari ou encore la tradition.
Les pratiques telles que le mariage forcé, l’excision, l’abus masculin, la polygamie
généralement endurées par les femmes doivent être abolies, elle nous montre
également à quel point la tradition a besoin d’une touche modernité, la femme doit
savoir s’affirmer et l’homme quant à lui doit respecter la femme.
Elle milite pour une action féministe qui mobilise les efforts aussi bien femmes que
des hommes, ce combat pour la libération de la femme n’est pas exclusivement
féminin c’est une affaire de toute la société, la femme est un être humain pourvue de
sentiments et qui a besoin d’amour, de considération, de respect etc comme tout être
humain.
V-CONCLUSION
Notre exposé tire à sa fin, nous pouvons donc en retenir que certes la tradition est
vraiment importante surtout pour nous africains et pour nos mœurs mais ce n’est pas
pour autant que tout ce que dicte la tradition est normal et juste, comme vous et
nous, nous avons pu constater que la tradition renferme énormément de coutumes à
révoquer.
Fatou Keita en travers de son œuvre invite les femmes à se battre pour leurs droits, à
ne pas se soumettre aux préconisations de la tradition, à tirer un trait définitif à ces
coutumes dont les justifications paraissent pour le moins saugrenues.
REBELLE est un roman qui appel à l’action de toutes les femmes qui veulent se
battre pour un avenir meilleur et radieux.