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Protection des Femmes en Droit Ivoirien

Le document traite de la protection juridique des femmes en Côte d'Ivoire, en particulier contre les violences conjugales et sexuelles. Il souligne l'augmentation des cas de violences pendant la pandémie de COVID-19 et l'importance de renforcer les lois, les services de soutien et l'autonomie économique des femmes.

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Protection des Femmes en Droit Ivoirien

Le document traite de la protection juridique des femmes en Côte d'Ivoire, en particulier contre les violences conjugales et sexuelles. Il souligne l'augmentation des cas de violences pendant la pandémie de COVID-19 et l'importance de renforcer les lois, les services de soutien et l'autonomie économique des femmes.

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UNIVERSITE CHARLE LOUIS DE MONTESQUIEU

(U.C.L.M) Année
Universitaire

Institut Universitaire des Hautes 2021-


2022 Performances (I.U.H.P) Abidjan

REDACTION DE MEMOIRE
NIVEAU : LICENCE 3 DROIT PRIVE

DROIT CIVIL
SUJET : PROTECTION DE LA FEMME EN DROIT IVOIRIEN

PRESENTE PAR :

KONAN ANNE ESTHER ORNELLA


INTRODUCTION

La femme, de par sa vulnérabilité dans la société dans laquelle nous vivons fait l’objet de
plusieurs violences. la femme est confronté à cette violence infligé par la société
principalement dans l’univers conjugale et dans le monde du travail. De ce fait plusieurs cas
de violence faite aux femmes sont signalé toujours par celle-ci dans le but de ce fait protéger
face à cette injustice. Vu le taux croissant de violence faite aux femmes plusieurs pays en
particulier la cote d’ivoire vont mettre en place un arsenal juridique permettant de protéger les
femmes victimes de ses violences.

Concernant les violences conjugales faites aux femmes, les femmes victimes de violences
conjugales sont souvent prisonnières de cet idéal. La violence conjugale se fait dans une
relation amoureuse. Cela commence toujours par Le processus d’emprise qui se déroule en
deux temps cela commence par la séduction, puis si la femme résiste, Lhomme use de
procèdes violents de plus en plus manifeste. Il ne s’agit pas d’une séduction narcissique qui
vise à fasciner l’autre et en même temps, à le paralyser. Ensuite La femme est déstabilisée et
perd peu à peu confiance en elle. Elle est progressivement privée de tout libre arbitre, elle ne
peut plus décidée d’elle-même et empêcher d’avoir tout regard critique sur sa situation. Elle
dans le flou et l’incertitude, elle est réduite à la soumission, empêchée de discuter ou de
résister à cause de l’emprise que son homme a sur elle, et elle finit par considérer cela
normale la façon dont elle est traitée. les violences conjugales se sont intensifiées dans les
foyers, à Abidjan, pendant la période de confinement qui a suivi l’apparition du covid-19 en
cote d’ivoire. Selon une enquête menée par l’Alliance des femmes engagées pour le
changement, le pourcentage de violences faites aux femmes, dans les foyers, durant cette
période est de 52,56% contre 20% avant période les résultats de cette enquête menée
exclusivement dans les communes de la capitale économique ivoirienne, ont été livrés le
mercredi 26 aout au cours d’un atelier.

Dans 75% des cas, l’auteur de la violence à forcer la victime à avoir des rapports sexuels
contre son gré. Et dans les 25% des cas, l’auteur a porté des insultes à caractère sexuel contre
sa victime. En outre, 54,5% des victimes n’ont pas quitté le foyer pour diverses raisons.
Contre 45,5 qui ont quitté le foyer. Elles peuvent se matérialiser par des voies de fait, par des
coups ou des blessures. Selon l’organisation mondiale de santé (OMS), les femmes victimes
de violences perdent 1 à 4 années de vie en bonne santé. C’est pourquoi, l’on invite, en
particulier, les hommes à ne pas mettre au-devant des problèmes et disputes conjugaux,
ensuite en venir aux coups et blessures. Ils doivent plutôt favoriser la communication, la paix
et la maitrise de soi car les femmes sont nos mères, nos sœurs, nos filles. Les femmes la
plupart du temps quand elles sont en famille, dans un foyer ou en couple ont beaucoup de mal
à partir parce que la société ivoirienne sous certains aspects, pour des raisons culturelles ou
religieuses ne permet pas à la femme qui est abusée dans un cadre familial de partir. C’est très
difficile de quitter le groupe à cause de ce que les gens diront, à cause du poids de la tradition,
de la culture ou de l’appréhension de la femme à son avenir si elle quitte la cellule familiale
ou le foyer. Ensuite, il y a aussi au-delà des aspects de tradition et de culture, la situation
économique, parce que quelque part elle peut être considérée comme une forme de violence,
qui réside dans la discrimination au niveau des revenus entre hommes et femmes. Ou dans
l’informel, il y a tout un plan d’activité que les femmes ne peuvent pas exercer parce qu’on ne
les attend pas, on ne comprend pas qu’elle puisse le faire. Même quand les femmes sont
autonomes sur le plan économique, il y a toujours une forme de tutelle soit de la famille donc
du père, des oncles ou des frères ou alors la tutelle du mari quand elles sont dans un couple,
du conjoint tout simplement. Pour toutes ces raisons-là, il est très difficile pour les femmes en
l’absence de structure dédiée pour les aider, de quitter la situation ou elles subissent des
violences. Et cela cause malheureusement des drames qui auraient pu être évitées si les
femmes avaient la capacité de s’en aller.

Au niveau de la code d’ivoire, les enjeux les plus actuels et les obus importants pour ma part
sont des violences conjugales, parce l’on a constaté, comme partout dans le monde, une
explosion des cas des violences domestiques pendant la pandémie covid-19. En réalité, ces
violences étaient déjà présentes, mais le confinement a permis de les rendre plus visibles, le
confinement a permis de mettre ces violences en lumière, par des voisins par exemple. Autre
constat : les nombreux cas de violences sexuelles signalés à la cour de cette période de
pandémies.

Les enquêtes menées par des spécialistes sur les violences domestiques, le viol. Ils ont eu à
faire des entretiens directs, interrogé les gens dans les rues, dans le commerces, devant les
maisons et dans les administrations. Ce qui est sorti de cette enquête, c’est que les femmes
étaient oubliées par les mesures prises dans le contexte de covid-19. Les questions de
protection des droits des femmes et la santé sexuelles et reproductive des droits des femmes
ont été laissées pour compte, ces droits ont été mis à l’écart. Par exemple, de nombreuses
femmes n’ont pas eu accès à la contraception pendant le confinement. A partir des données
qui ont été recueillies, ils ont pu mener un plaidoyer stratégique et puissant et aussi demander
des mesures concrètes pour que la situation des femmes s’améliore. Il faut plus de centre
d’hébergement et prise en charge psycho-sociale des survivantes car dans notre pays il n’y a
pas assez de centre qui sont assez équipés pour les femmes qui sont dans ces cas.
Parallèlement, il faut un volet économique car c’est aussi une cause. La pauvreté fait partie
des violences faites aux femmes et aux filles. Les femmes qui sont victimes de violences
conjugales sont souvent dans une relation de dépendance économique avec l’auteur de ces
violences. Si on veut lutter contre violences, si faut donner les moyens aux femmes pour
qu’elles soient autonomes, libres et puissent disposer elles-mêmes. Concrètement, il faut
développer des activités génératrices de revenu pour ces dernières. Les fonds ou des micros
crédits sont souvent liés à un grand endettement des femmes. Les conditions de
remboursement sont trop lourdes, elles n’arrivent pas souvent à rembourser ses prêts. Il faut
que le gouvernement fasse en sorte que les banques permettent aux femmes d’avoir des
crédits aux conditions de remboursement plus faible et qu’ils soient accompagnées d’une aide
à la gestion et à la comptabilité des finances. En cote d’ivoire le viol conjugal est mal légiféré
dans le code pénal. Avant la réforme de 2019, il n’y avait même pas de définition légale du
viol mais la reforme, le viol est mieux définit. Aujourd’hui, en cote d’ivoire, une femme
mariée est toujours perçue comme consentante. Cette présomption de consentement doit être
changée dans le code pénal. Et comme la convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes le demande, il faut qu’il y ait un régime juridique spécial
pour les violences faites aux femmes et aux filles. Il est important de noter que ce sont les
jeunes femmes activistes qui ont commencé à parler des violences domestiques. Il faut
encourager ces jeunes féminités ivoiriennes qui ont le courage de dénoncer la violence
conjugales. Au niveau national, il faut les accompagner et les protéger. Souvent elles
reçoivent de nombreux encouragements pour leur travail, mais également des menaces de viol
parfois de mort. Elles ont besoin que la sécurité des défenseuses des droits des femmes soit
assurée.

La victime d’un viol est encore largement, dans la conscience populaire, responsable de ce qui
lui est arrivé. La plupart des hommes que nous avons interrogés justifie les viols par des
attitudes qui disent être provocateurs ou des vêtements qu’ils jugent être trop provocants. Qui
continuent à dire que la femme la cherché. Les victimes ailleurs sont souvent culpabilisées et
reçues avec beaucoup de légèreté dans les commissariats quand elles souhaitent porter plainte.
La police conditionne encore régulièrement l’enregistrement de la plainte à la délivrance d’un
certificat, même si un arrêté ministériel stipule que les officiers de police judiciaire n’ont pas
à l’exiger. Nous préconisons que ce certificat médical, facturé 50.000 francs, soit rendu gratuit
pour les victimes en situation de précarité car elles ne sont pas capables de payés une telle
sommes. Enfin, nous avons été étonnés par le nombre de cas d’excision : 828 déclarations,
malgré les actions du gouvernement. Ce n’est donc pas une pratique réservée aux régions du
nord de la cote d’ivoire, mais bien une réalité à Abidjan.

La procédure à suivre lorsqu’on est victime de violence ou lorsqu’on assiste à une scène de
violence, la première des choses à faire, c’est d’essayer de se mettre à l’abri dans le plus tôt
possible. Ensuite, c’est de déposer une plainte. S’il s’agit de violences physiques, il faut : se
mettre à labri, essayer d’échapper autant que possible à son bourreau, alerter le voisinage ou
trouver refuge chez une personne de confiance quand c’est possible. En matière de violence a
caractère sexuel, ce qu’il faut vraiment faire en cas de viol, il faut par exemple : de toute
urgence aller à l’hôpital ça permettra aux médecins d’examiner la victime et surtout d’établir
de manière factuelle et formelle par un examen médical que la personne a subi une violence
ou agression sexuelle. Et à partir de ce moment- là, ça simplifie le travail des policiers, les
gendarmes, enquêteurs et ensuite ça rend facile le travail aussi des magistrats qui vont juger
cette affaire car si la victime cherche à prendre un bain avant d’aller à l’hôpital cela effacera
les traces du viol. Ensuite, il faut déposer plainte. S’armer de courage pour que la personne
soit sanctionnée. Se faire accompagner dans la mesure du possible : ne pas hésiter à se tourner
vers des structures d’accompagnement comme les O.N.G qui sont outillées. Il y en a
beaucoup en cote d’ivoire avec des personnes extrêmement dynamiques et dévouées qui
assiste les victimes. Il faut aussi se demander si la victime a-t-elle la capacité de suivre la
procédure ? La victime peut vouloir suivre la procédure mais ses proches et sa famille peuvent
l’empêcher ou lui faire changer d’avis en disant que cela peut porter atteinte à son image et
celle de sa famille ou en encore personne ne voudra d’une femme qui a déjà subi cela. C’est
une première difficulté. Ensuite il y a des difficultés de manière récurrente au niveau de la
preuve. Je pense aux violences à caractère sexuel. Avec viol, il faut vraiment pouvoir établir
par un certificat médical qu’il y a eu viol. Il faut se faire examiner dans les heures qui suivent
l’agression sexuelle par un médecin pour pouvoir établit un certificat médical. De plus, il y a
un manque de structure spécialisées. Il existe au niveau d’Abidjan une brigade des mineurs
qui s’occupe des agressions sexuelles infligées aux mineurs mais pas pour les personnes âgée.
Au vue de cela on constate qu’il y a une problématique de la prise en charge des victimes au
niveau des services d’enquêtes. Bien souvent les personnes des structures sont masculins. Ce
n’est pas évident pour une victime féminine de violence physique ou de violence sexuelle de
parler et expliquer les faits devant un homme. Ou alors quand ce sont des violences
physiques, la personne n’est pas prise au sérieux. Cest surtout très difficile de ce point de vue
de là pour les victimes d’expliquer le drame qu elles subissent. Les choses doivent évoluer
dans la prise en charge des victimes de violences, il faut un changement.

En ce qui concerne les femmes salariées, longtemps considérées comme des incapable
majeures, ont du mal à se positionner professionnellement, non pas parce qu’elles sont
incompétentes du point de vue professionnel, mais simplement parce qu’elles sont des
femmes. Leur état de grossesse ne vient pas pour arranger la situation car certaines personnes
voient la grossesse comme une maladie, pire d’autres la voient comme un handicap pour eux
cela peut empêcher la femme de mener à bien son travail. De ce fait, l’État de grossesse de la
femme enceinte était un frein à son épanouissement professionnel jusqu’à la reconnaissance
de ses droits. Il est impératif pour chaque société de faire face à la réalité et de reconnaitre les
droits de la femme. La législation ivoirienne en matière de travail interdit tout refus
d’embauche d’une femme enceinte ainsi que toute forme de rupture de période d’essai si la
cause est liée à l’état de grossesse de la femme salariée. La personne victime d’une telle
discrimination en cote d’ivoire peut agir devant le tribunal compétent pour se voir attribuer le
droit au versement d’indemnités de réparation de dommages. La situation actuelle des femmes
dans l’univers du travail salarié peut apparaitre paradoxale. Si l’emploi féminin a progressé de
manière très signification des femmes tant dans la sphère du travail que celle du travail
domestique et familial.

Le licenciement d’une femme salariée pendant sa période de grossesse et au cours de son


congé de maternité est aussi interdit en côte d’ivoire. En cas de refus d’annulation
licenciement poncé durant le congé de maternité, la personne intéressée peut saisir le tribunal
du travail. Si l’employer refuse la réintégration, la personne lésée aura doit au versement d’un
montant équivalent à la totalité des rémunérations que celle-ci aurait dû percevoir jusqu’à
terme de son congé de maternité et auxquelles s’ajoutent les indemnités de préavis, les
indemnités de licenciement, congés payés et autres frais de réparation de dommages prévues
par les conventions collectives. Sur le plan des normes juridiques, si le droit des femmes à
l’égalité professionnelle fait désormais l’objet d’un consensus, celui-ci disparait quand il
s’agit d’aborder la mise en œuvre de cette égalité. Les femmes ne s’arrêtent plus de travailler
pour élever leurs enfants et subvenir aux besoins de leurs familles, ce qui tend à rapprocher
leurs carrières professionnelles de celles des hommes. Les femmes sont aussi mieux formées
et de plus en plus diplômées, elles ont aussi faire des formations qualifiantes. Pourtant de
nombreuses inégalités continuent de caractériser la situation des femmes sur le marché du
travail. En dépit d’un accès croissant des femmes aux professions supérieures, et bien qu’elles
constituent désormais presque un tiers des cadres administratifs et commerciaux en raison de
la moindre qualification des emplois occupés par les femmes, les femmes connaissent des
taux de chômage plus élevés que ceux des hommes. De surcroit, l’écart entre les diverses
situations des femmes s’accroit en fonction de leur catégorie sociale et de leur type d’insertion
sur le marché du travail. Tandis que la réussite scolaire permet à un nombre croissant de
femmes d’avoir accès à des professions supérieures qualifiées, une majorité de femme
demeure dans des emplois peu qualifiées ou à temps partiel qui perpétuent leur
marginalisation sur le marché du travail. Que ce soit dans l’environnement formel, lorsque les
femmes sont employées à compétence égale, elles sont moins bien payées que les hommes.

µ
PARTIE 1 : LA PROTECTION DE LA FEMME CONTRE LES VIOLENCES
CONJUGALES

CHAPITRE 1 : LES LOIS PROTEGEANT LA FEMME CONTRE LES VIOLENCES


DOMESTIQUE

SECTION 1 : LOIS GENERALES PROTEGEANT LES FEMMES

Le droit ivoirien a pris en compte la préoccupation spécifique aux femmes. Il tient aussi
compte des aspects sociologiques des peuples, des traditions et de la réalité des femmes au
sein de ces différentes sociétés. Par conséquent, lorsque le besoin se fait ressentir parce que
qu’il y avait une injustice commise spécifiquement a l’encontre de la femme en raison de son
genre, la loi vient rééquilibrer les choses. Le droit vient apporter protection et dans ce cas-là,
des lois sont prises pour encadrer spécifiquement et réprimer les violences à l’égard des
femmes. La loi noud dit que le consentement doit être vicié et cite plus loin les vices de
consentements que sont la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. En dures termes, il
n’y a pas de consentement s’il y a eu violence, menace, contrainte ou surprise. Le
consentement doit avoir été donné volontairement et librement.

PARAGRAPHE 1 : AU NIVEAU DU CODE CIVIL

A- code civil

Au plan civil, les auteurs de violences conjugales peuvent s’exposer à diverses sanctions
lorsqu’ils commettent les violences conjugales. Ainsi, toute victime de violences conjugales
doit, en dépit de ce qui se raconte ou se dit dans notre société, le signaler auprès des autorités
compétentes, pour que le bourreau subisse la loi dans toute sa rigueur, car des sanctions
existent bien en la matière. Au demeurant, les violences conjugales, notamment celles faites
aux femmes sont véritablement un enjeu de santé publique. En effet, les violences subies par
les femmes affectent profondément et durablement leur santé physique, mentale et génésique
(santé liée à la sexualité et à la reproduction).

Assurer aux victimes, sous réserve que les faits de violence soient établis, une juste réparation
du préjudice matériel, corporel, psychologique, moral et social subi, en fonction de sa gravité,
ainsi qu’une indemnisation des frais exposés lors des actions en justice. Envisager la mise en
place de mécanismes financiers visant à dédommager les victimes.
Par ailleurs le code civil en son sein met un accent particulier sur la violence conjugale et la
règlementation du mariage entre conjoint afin d’éviter toute amalgame en effet l’usage de la
violence sur les femmes dans les ménages étant règlementée par des lois particulières la
disposition légale en vigueur porte sur le code civil regroupent l’ensemble des lois en
vigueurs relatives au mariage en cote d’ivoire. Le délit ou tout autre forme d’infraction ne
peut exister et ne pas de fondement que par la loi et, que l’ensemble de ces lois étant défini le
dommage de compétence, il convient d’utiliser celle qui s’adapte a notre objet d’étude ou la
référence exclusive à la loi relative aux mariages. Cs conditions étant respecté l’on peut
célébrer le mariage qui est l’acte d’autorisation légale ; délivrer par les institutions de l’État
en charge permettant à deux personnes de sexe différent de s’unir. Il faut dire que cette union
à tous les niveaux se réfère à la loi relative au mariage. En côte d’ivoire les actions et les
poursuites en matière de délit conjugale entre conjoint relève de la compétence des autorités
en charge. En sommes, tout homme qui, ayant célébré un mariage et ne se conformant pas à
ses obligations se rend coupable de délit de mariage sera puni conformément aux lois et règles
en vigueur.

B- punition

Lorsqu’il s’agit de personnes légalement mariées, les violences conjugales commises par un
des époux peuvent entrainer le divorce qui sera prononcé contre celui-ci, car cela est une
cause de divorce, et le paiement de dommages-intérêts à l’époux victime (article 1 nouveau et
suivant du code civil, droit de la famille). Toutefois, s’il s’agit de simples concubins, le
concubin qui a commis des violences peut être contraint au paiement de dommages-intérêts
pour dédommagé la victime, sur le fondement de l’article 1382 du code civil qui dit tout fait
quelconque de L’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il
est arrivé, à le réparer.

PARAGRAPHE 2 : AU NIVEAU DU CODE PENAL

A- code pénal

Les études de certains catégories d’infractions permet de rechercher les faits qui sont
considères par la loi comme contrainte aux règles sociales à un moment déterminé et de
mesurer, à travers la sanction prévue, l’importance accordée par la société aux valeurs
protégées. Conformément accès logique pénaliste, les rédacteurs c’est à dire le législateur a eu
un premier souci de préciser que les dispositions relatives aux violences doivent trouver leur
justification dans l’atteinte à l’intégrité physique ou sexuelle des personnes. Il s’agit d’assurer
avant tout la protection de l’intégrité physique et sexuelle des personnes, et non plus
uniquement celle de l’ordre moral. Ceci doit constituer la base des mesures au pénal. En cote
d’ivoire aucune loi spécifique n’a été prise pour réprimer la violence conjugale. Seulement,
c’est au terme de certains articles que la jurisprudence pénale ivoirienne peut statuer en la
matière. C’est ainsi que, lorsque le partenaire bat sa femme, il pourra être poursuivi pour
violence et voix de fait ou de coups et blessures volontaire ou sanctionné au terme des articles
345,387, alinéa 1, 2,3 ,4 ; 388 du code pénal

Ces dernières années, le code pénal a connu une évolution relative aux préoccupations
basées sur le genre. La violence imposée ou infligée a la femme dans le code pénal
ivoirien, constitue la plupart du temps, une circonstance aggravante. Donc, dans
l’ensemble, le code pénal ivoirien, l’ensemble du corpus juridique pénal ivoirien est
orienté vers la sanction de la violence infligée à la femme, que ce soit dans le cadre
d’infractions autonomes ou dans le cadre de circonstances aggravantes des infractions
préexistantes. Le code pénal de 2019 telle était la situation avant l’adoption par le
législateur ivoirien du nouveau code pénal de 2019. En effet, ledit code pénal apporte
au titre des innovations une définition au viol. Faire en sorte que la législation pénale
prévoie que tout acte de violence, notamment physique ou sexuelle, à l’égard d’une
personne constitue une atteinte à la liberté et à l’intégration physique, psychologique et
ou sexuelle de cette personne, et ne se fonde pas uniquement sur des atteintes à la
morales, à honneur ou à la décence.

Sanction : selon le code pénal toute personnes qui commet des violences c’est à dire
des coups et blessures sur la femme incombe d’une sanction.

- L’emprisonnement de 5 à 20ans lorsque les coups portés et les blessures faites même
sans intention de donner la mort l’on pourtant occasionnée.
- L’emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 50000 à 500000 francs lorsque
les violences ont occasionné une mutilation ou amputation ou privation de l’usage
d’un membre, la cavité ou la perte de l’œil ou autre infirmité permanente.
- L’emprisonnement de 1 à 5ans et de amende de 20000 à 200000 francs lorsqu’il en
résulte une maladie ou une incapacité totale de travail personnel pendant plus de 10
jours
- L’emprisonnement de 6 mois à 1 an et d’une amende de 10000 à 100000 lorsqu’il en
résulte aucune maladie ou incapacité de travail de l’espèce mentionné à l’alinéa
précédant

SECTION 2 : LOIS SPECIFIQUE PROTEGEANT LES FEMMES

Les droits spécifiques visent également à assurer la jouissance de chacun des droits attachés à
l’humanité. Ils permettent à chaque individu, malgré sa fragilité, sa dépendance et sa
vulnérabilité, de bénéficier de tous ses droits, dignement, dans un respect de liberté et
d’égalité. Un droit spécifique peut se réaliser sous forme d’une loi, d’une convention, d’une
jurisprudence, d’une coutume et d’un décret. Il peut aussi se matérialiser par une législation
spécifique propre en sa catégories de personne déterminée ou à une chose.

PARAGRAPHE 1 : LOI CONTRE LES VIOLENCES DOMESTIQUES

A- article 403,404 et 345 du code pénal

Aux termes de l’article 403 du code pénal : constitue un viol tout acte de pénétration vaginale,
anale, buccale ou de quelque nature qu’il soit à but sexuel. imposé à autrui sans son
consentement en usant d’une partie du corps humain ou d’un objet, par violence, menace,
imposé à autrui sans son consentement en usant d’une partie du corps humain ou d’un objet,
par violence contrainte, menace, surprise. Constitue également un viol, tout acte de
pénétration vaginale, anale, buccale ou de quelque nature qu’il soit à but sexuel commis sur
un mineur de quinze ans, même avec consentement. Le viol est constitué dans les
circonstances prévues aux alinéas précédents, quelle que soit la nature des relations existant
entre l’auteur et la victime. Toutes fois sils sont mariés, la présomption de consentement entre
époux à lacté sexuel vaut jusqu’à preuve du contraire. Le législateur vient, à travers cette
définition mettre un terme à divers débats, quant à la qualification de certains comportements.
Prenons à titre d’exemple l’alinéa 1 de l’article 403. Au terme de l’article 403 alinéas 4 à 5
quiconque commet un viol est puni d’un emprisonnement de cinq à vingt ans. La peine est
l’emprisonnement à vie, lorsque le viol a entrainé une mutilation ou une infirmité permanente
ou la mort de la victime. En cas de circonstance aggravante l’article 404 du nouveau code
pénal le viol est puni de l’emprisonnement à vie lorsqu’il est commis : sur mineur, sur une
personne dont la vulnérabilité est due à l’Age, à une maladie, à une infimité, à une déficience
physique ou psychique ou à un état de grossesse apparent ou connu de l’auteur.

L’article 345 du code pénal stipule que qui qu’onques volontairement, portent des coups ou
fait des blessures ou comme toutes autres violences ou voix de fait est puni.

B- article 1, 2, 3,4, article 51 et 10 du code civil

En matière civil : la loi relative au mariage dans ses articles 1, 2, 3,4 énonce les conditions
préalables à tout mariage.

Article 51 du code civil qui stipule que les époux s’obligent a la communauté de vie et ils se
doivent mutuellement fidélité, secours et assistance.

Aussi selon l’article 10 de la loi 64-375 relative au mariage célébré par un officier de l’Etat
civil a des effets légaux.

PARAGRAPHE 2 : LES ONG et association féminine

A- constat

En effet c’est un euphémisme de dire que la situation des droits de l’homme reste toujours
précaire dans le monde. Plusieurs violations des droits de l’homme, comme les violences
subies par les femmes, au sein des ménages sont facto autant d’atteintes aux droits
fondamentaux des femmes. Dans le passé, et pour la plupart des gens le respect des droits des
femmes n’a pas toujours été une question prioritaire. Elle a toujours été reléguée au second
plan, dans la mesure où la femme a toujours été considérée comme naturellement inferieur à
l’homme. La femme au sein de son ménage, est parfois sujette à multiples violences, soit de la
part de sa belle-famille. Ces violences subies par les femmes au sein de leur ménage,
découlent essentiellement de comportement culturel, religieuses, traditionnelles, renforcées
par les pressions sociales et le manque d’information. Les violations des droits de la femme
perdurent, et ceci fait que la femme a du mal à s’affirmer, et à atteindre un beau niveau
managérial favorable à son développement économique et social, de nos jours les femmes se
sont mobilisées, et ont criées leur détresse et leur révolte à titre individuel ou en groupe. Elles
ont une plus ample connaissance de leurs droits et devoirs et ont, pris conscience de fait qu’il
n’existe pas de supériorité naturelle réservé aux hommes, et quelles doivent être en mesure de
pouvoir jouir de leurs droits. Dans ce sens, de nombreux protocoles, chartes, convention, ont
été ratifiées par des pays en vue ou d’éradiquer ces violences subies par les femmes. La
violence subie par les femmes est rarement un but en soi, mais elle est pratiquée avec
l’objectif de démontrer la puissance masculine sur la femme et de replacer celle-ci dans son
rôle social traditionnel. Cet objectif est malheureusement souvent atteint. La violence
conjugale, en particulier celle causée par le mari et les membres des belles familles, peut avoir
de multiple conséquence sur les femmes. Elle limite la liberté de mouvement des victimes et
les empêche ainsi de jouer un rôle actif dans la société. Beaucoup de femmes éprouvent des
difficultés à sortir de ce cercle vicieux fait de violence et de discrimination. Une violence qui
reste dans l’inconscient collectif et perpétué par les enfants qui en ont été témoins. Et ses
conséquences économiques peuvent être considérables malheureusement, ces violences
spécifiques ou sexe féminin ont longtemps été nées ou minimisées. Les femmes sont presque
toujours cantonnées, dans des rôles secondaires par rapport à ceux des hommes. La violence
et les menaces sont un moyen de contrôlé et une sanction en cas de désobéissance. Au vue de
ces différents situations constatées nous ont amenés, dans le cadre de nos recherches à nous
interroger sur le rôle que joue les ONG et les organisation féminismes pour la protection des
femmes faces aux violence conjugales subies par les femmes en cote d’ivoire.

Indignées par le traitement inhumain dont elle avait été victime ou non, les associations et
0NG défense des droits humains et de la promotion de la femme, soutenues par le ministère
de la femme et des enfants. Les ONG font leurs possibles pour pouvoirs suivent se combat et
apportée main forte à toute les femmes victimes en les accueillance dans leurs centre.

B- objectif

L’objectif principal des ONG est alors de contribuer à l’éradication de Toure forme de
violences faites aux femmes. Comme objectifs spécifiques.

- AFJCI : les objectifs de lAFJCI sont les suivantes :


 Divulguer de droit, en milieu rural, semi-urbain notamment par la sensibilisation de la
population
 Contribuer à la promotion et à l’évolution des droits de la femme, de la famille et des
enfants
 Contribuer à l’établissement d’une justice égalitaire pour tous
 Lutter contre toutes formes de discrimination à l’égard des femmes
- MIFD
 Promouvoir la place de la femme dans notre société
- ONEF
 Lutter pour toute forme de violences faites aux femmes

- CEFCI : est une ONG féminine de la promotion de la démocratie et des droits de l’homme,
particulierement ceux de la femme

- CNLVFE

 Proposer une politique de lutte contre les violences daites aux femmes et aux enfants
 Assister le ministère dans la mise en œuvre des programmes proposée dans le cadre
de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants
 Veiller à l’application des textes de loi protégeant les femmes et les enfants
 Coordonner la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation des actions d’assistance
conseil, de prévention et prise en charge intégrée des violences faites aux femmes et
aux enfants
 Evaluer l’impact des programmes exécutés.
- AIDF : prône la liberté et la protection de la femme dans la société en
particulier dans le ménage. Depuis lors, elle mène des actions pour la défense
des droits des femmes dans société ivoirienne à travers des campagnes de
sensibilisation. Elle prend aussi en charge les femmes victimes de violence
conjugale et même celle malades du VIH-SIDA ou des IST par des
médicaments et autres charges

CHAPITRE 2 : LES TYPES DE VIOLENCE AINSI QUE LEURS EFFFETS

SECTION 1 : TYPE DE VIOLENCE

PARAGRAPHE 1 : VIOLENCE AU NIVEU PHYSIQUE

A : les autres types de violences physiques

Les violences sexuelle sont tous activités sexuelles non consensuelle, y compris le persiflage
et les plaisanteries sexuelles, les regards fixes ou concupiscents, les remarques importunes,
l’exhibitionnisme, les appels téléphoniques injurieux, les propositions sexuelles malvenues,
l’obligation de regarder de la pornographie ou d’y participer, les attouchements non désirés
les rapports sexuels sous contrainte, le viol l’inceste, la commission d’actes sexuels jugés
pénibles ou humiliants par la femme, les grossesses forcées, la traite des femmes et leur
exploitation par l’instruit du sexe. Les actes de violences sexuelles aussi en font partir,
imposer des pratiques sexuelles non désirées, imposer des rapports sexuels avec des
personnes, avances sexuelles déplaisantes, imposer les images pornographiques. Dans notre
pays, on enregistre une augmentation du nombre de femme victime de viol conjugale et les
chiffes sont souvent élever, des femmes ont déclaré des viols ou tentatives de viol, leurs maris
ou leurs partenaires étaient le plus souvent les auteurs de ces viols et lorsqu’il s’agissait d’une
relation de caractère permanent, l’expérience avait de fortes chances de s’être reproduite à
plusieurs reprises.

B- le passage a t’abat (coups et blessures)

La violence physique est un acte avec intention ou conséquence de la douleur et ou blessure


physique. Comme dans toutes les formes de violence, l’objectif de l’auteur n’est pas ou peu
être seulement causer une souffrance physique, mais aussi de réduire la maitrise de soi de
l’autre. La maltraitance ou la violence physique, y compris les voies de fait, est le fait
d’utiliser de façon délibérée la force contre une personne sans un consentement. Elle peut
causer des douleurs physiques ou des blessures qui peuvent être permanentes. Au niveau
physique dans les violences conjugales le partenaire utilise cette forme de violence quand sa
compagne manifeste encore trop d’indépendance à son gout, quand il n’a pas réussi à
contrôler tous les comportements de celle-ci. Il passe donc aux coups, à la brutalité ou à la
contrainte physique. Les gestes ou comportements violents font partie d’une stratégie pour
contrôler la victime. La violence physique renferme les gifles, ou autres coups menace
d’étranglement ou de mort enfermer ou empêcher de sortir avec brutalité, abandonner de
façon brutale sur la route, empêcher de rentrer chez soi avec brutalité.

PARAGRAPHE 2 : VIOLENCE AU NIVEAU PSHYCOLOGIQUE ET AUTRES

A- violence moral et économique

Au niveau de la violence moral la femme est plus touchée émotionnellement, il s’agit de


comportement qui sapent ou détruisent les croyances culturelles ou religieuses des femmes en
les ridiculisant, en les pénalisant ou en forçant les femmes à adhérer à u système différent que
l’homme aurait choisir pour la femme. La majorité des cas de violence à l’égard des femmes
se présente comme une combinaison de violence physique, sexuelle et phycologique, sous-
tendue par une violence d’origine structurelle et incluant parfois une violence économique et
morale. La violence économique est l’exercice Dun contrôle inéquitable sur les ressources
communes, qu’il s’agisse de contrôler l’accès à l’argent du ménage, d’empêcher le partenaire
de prendre un emploi ou de parfaire son éducation, ou nier les droits les droits de la femme
sur les biens. Et aussi la violence structurelle est une forme de violence qui est liée à la
violence économique et comprend les obstacles invisibles et intangibles qui s’opposent à la
réalisation des options qui s’offrent aux femmes et à l’exercice de leurs droits fondamentaux.
Ces obstacles qui font partie du tissu même de la société s’y reproduisent quotidiennes car il
s’agit de différences, d’inégalités et de structures de pouvoir qui engendrent et légitiment
l’inégalité.

B- violence psychologique

Il faut aussi dit qu’il manque aussi souvent, le fait de se faire accompagner aux plans
psychologique par des psychologues ou par un psychiatre. Ne pas se dire que les
psychologues et les psychiatres, c’est uniquement pour les personnes qui ont les problèmes
mentaux. Le traumatisme qui est génère par les violences subies fait des dégâts. La violence
psychologique s’exprime aussi par des attitudes diverses, des propos méprisants, humiliants.
Le compagnon violent renvois la victime une image d’incompétence, de nullité il l’atteint
dans son image à travers le regard des autres. Progressivement la victime perd confiance en
elle-même, en ses possibilités. Peu à peu s’installe le désespoir, une acceptation passive de ce
qui arrive. Elle s’isole, s’enferme dans honte, n’ose plus prendre d’initiative. Cette violence
peut conduire à la dépression, à l’alcoolisme, au suicide. Dans les actes de violences
psychologiques figurent les faits suivants : s’en prendre aux enfants, imposer des
comportements, mépriser, dévaloriser, dénigrer, ou brimer, malveillance ou humiliantes,
menaces, isolement, mépris, brutalité, insulte en public. Ce type de comportement est
généralement ressenti comme une atteinte à l’identité et à la confiance en soi, notamment s’il
est persistant.

La violence verbale peut s’entendre. Si certains hommes violents vont, élever le ton pour
intimider leur compagnes d’autre, au contraire, vont prendre une voix plus suave, la victime
reconnaitra bientôt cette tonalité dangereuse. Un autre gardera son timbre habituel, mais
abreuva d’injures, de menaces de sarcasmes sa compagne.
SECTION 2 : LES EFFETS DE VIOLENCE

PARAGRAPHE 1 : EFFET PSYCOLOGIQUE

A- impact

Le contrôle constitue un des éléments du processus d’emprise. L’agresseur prend


progressivement possession de la vie de l’autre en le commandant, dans le but de la dominer.
Ce contrôle peut prendre des formes différentes : contrôles des tenues vestimentaires, des
repas, des relations sociales, perturbation du sommeil… petit à petit, la victime est isolée de
sa famille, de ses amis, de ses amis et de son travail… en isolant sa femme Lhomme fait en
sorte que sa vie soit uniquement tournée vers lui. Il a toujours besoin qu’elle s’occupe de lui.
Très souvent c’est la victime qui s’isole elle-même pour éviter de recevoir des insultes ou
éviter que la situation ne dégénère si elle échange avec des personnes l’extérieure au couple.
Elle adapte son comportement à celui qui de son conjoint. Elle renonce à ses propres envie
pour satisfaire celles de son conjoint et ainsi, espère-t-elle, limiter sa violence. De nombreuses
femmes victimes de violences conjugales présentent les signes Dun syndrome post-
traumatique avec expérience itérative des évènements qui reviennent en pensées comme des
flash-back ou provoquent des cauchemars. Il peut même se mettre en place des états
désorientation ou de confusion mentale, avec pensée délirantes ou paranoïaques. On peut
aussi constater des troubles réellement psychotiques, la violence conjugale relevé aussi des
états antérieurs. Les violences conjugales créent chez les victimes une angoisse extrême de
type post traumatique. Ce stresse peut entrainer un risque vital cardiovasculaire et neurologie.
Pour stopper ce risque fonctionnel, le circuit neuronal elle peut disjoncte automatiquement
grâce à la sécrétion de drogue comme les endorphines et les ketamines-like. Cette disjonction
éteint le stresse crée par la violence et entraine une anesthésie psychique et aussi physique, un
état dissociatif, les troubles de mémoire ? Cette mémoire traumatique est non contrôlable. Elle
résulte du blocage de communication entre le cerveau émotionnel en hyperactivité et le lobe
préfrontal qui est le centre décisionnel conscient. Cette mémoire n’a pas été intégrée dans le
disque dur du cerveau. Elle est piégée dans l’amygdale. Elle est le principal symptôme de
l’État de stress post-traumatique

B- solution
Les personnes ayant survécu à de mauvais traitement bénéficient davantage d’une thérapie qui
vise à leurs faires comprendre les effets de la violence ou de la négligence sur leurs pensées,
sentiment, comportement et relations. Dans le traitement de traumatisme on établir les liens
entre le traumatisme et les injustices sociales sans la vie de la femme. La thérapie vise à
reconnaitre la souffrance due aux mauvais traitements est intense et dure souvent pendant des
années après que le mauvais traitement ont cessé, la thérapie aidera les femmes qui ont subi
des violences à renouer avec des émotions quelles avaient bloquées pendant des années.

Une thérapie efficace les aiderait à remémorer leurs expériences et à composer avec leurs
émotions au moyen de nouvelles stratégies d’adaptation et ressources. Les survivantes de
violence doivent apprendre à gérer leurs réactions aux traumatismes avant d’en explorer les
causes, les secondes étapes commencent à explorer les souvenirs traumatisants à certaines des
compétences acquises pendant la première étape du traitement. Dans le traitement le médecin
peut avoir recours à la psychoéducation elle enseigne aux survivants de traumatismes les
différents processus phycologique et leurs répercussions, ici le thérapeute peut vous expliquez
que vos sentiments et comportement sont des rections typiques chez les victimes de violences,
une fois quelles réalise que leurs sentiments sont normaux elles se sentent plus mieux ou
moins folles.

La thérapie cognitivo-comportementale (TTC) vise à faire prendre consciences à la victime


ses pensées, attitudes, attentes et croyances qui contribuent à la rendre malheureuse. La
victime apprend que certaines croyances, acquises pour composer avec une expérience
difficiles ou douloureuse dans le passé, n’ont plus leur utilité ou leur raison d’être dans le
contexte actuel, au vue de cela la victime essaie ensuite de modifier ses comportements, ses
pensées ou ses croyances dorénavant inutiles.

PARAGRAPHE 2 : EFFET PHYSIQUE

A- répercussion

Les violences au sein du couple ont une incidence majeure sur la santé des femmes, elles
entrainent à court et long terme de grave problèmes de santé physique, la violence en
l’encontre des femmes peut avoir une issue mortelle, qu’il s’agit domicile ou suicide. La
violence d’un partenaire intime et violence sexuelle peuvent entrainer des grossesses non
désirées, des avortements provoques, les problèmes gynécologique et des infections
sexuellement transmissible comme le VIH. La violence d’un partenaire intime pendant une
grossesse augmente aussi la possibilité de fausse couche, de naissance d’enfants mort-nés,
d’accouchement prématuré et d’insuffisance pondérale a la naissance. La victime peut avoir
des céphalées, mal de dos, des douleurs abdominales, des fibromyalgies, des troubles digestifs

B- remède

Pour les femmes victimes de violences physiques il existe le traitement de la psychothérapie


corporelle. Les traumatismes ont des répercussions sur le corps et l esprits, la psychothérapie
corporelle est une forme de thérapie axée sur les réactions physiologique aux traumatismes. Il
y a aussi la psychothérapie sensorimotrice qui est un type de psychothérapie corporelle qui
aide les victimes à composer avec les réactions physiques perturbatrices. Elle peut aider à
gérer la sensation physique et à dissocier des émotions provoquées par un traumatisme. La
psychothérapie sensorimotrice se sert du corps plutôt que des pensées ou sentiments comme
véhicule pour surmonter un traumatisme et contribue au mieux-être émotionnel et mental de
la personne.

PARTIE 2 : LA PROTECTION DE LA FEMME SALARIEE

CHAPITRE 1 : LOI PROTEGEANT LA FEMME DANS LE MILIEU DU TRAVAIL

SECTION 1 : LOI PROTEGEANT LA FEMME ENCEINTE SALARIEE

PARAGRAPHE 1 : code civil

A- la femme salariée

Vu que les femmes assument un rôle majeur dans le renouvellement des sociétés et de la force
du travail, il est dans l’intérêt des femmes, des gouvernements, des employeurs et des
syndicats de leur assurer la protection de la maternité, les femmes ne doivent pas être
discriminée en matière de fait des interruptions de leur carrière pour raison de maternité ou de
soins prodigués des personnes dépendantes. Toutes femmes en congés de maternité doivent
percevoir des avantages en espèces dans une mesure qui leur permette de subvenir à leurs
besoins et à ceux de leur enfant dans la bonne condition de santé. La protection de la
maternité est un devoir de la société. Le but des mesures de protection de la maternité est de
sauvegarder la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant et d’empêcher que la femme qui
travaille soit pénalisée économiquement du fait qu’elle met des enfants au monde ou quelle en
élève les femmes doivent avoir le droit et la possibilité de planifier leur famille et choisir
librement leur maternité sans que cela empiète sur leur travail. Ces mesures de protection ne
doivent pas affecter négativement leur promotion au travail, avoir un impact négatif sur leurs
droits en matière de pension et de retraite ou constituer une cause de discrimination dans
aucun domaine à cause de sa grossesse. Toutes les précautions et mesures de sécurité
devraient être prises pour que le travail effectué ne présente pas de danger pour la femme
enceinte ou qui allaite et pour les enfants à naitre. Des études sur les effets que pourraient
avoir les substances et techniques nouvelles sur la fonction de reproduction des deux sexes
devraient être entreprises.

B- La place de la femme dans le monde travail


Meme si de nos jours les femmes representent pres de la moitié des actifs legalité
des sexes sur le marché du travail net pas total elles occupent principalemnt des
postes de salariés avec peu de responsabilités et sont les plus touchées par le
travail à temps partiel
En nous situant sur le plan social on peut dire que les femmes comme les hommes
doivent travailler
Tout les deux tirent leur substance des fruits de leur travail la femme ou lhomme
ne peut satisfaire szs bespins fondamentaux . elle est appelée à saffirmer, à
acquerir son independance économiqueb vis-à-vis de lhomme dont elle depend
souvent.
Les femmes accède aux emplois public et privés dans les memes conditions de
recrutement que les hommes

PARAGRAPHE 2 : code du travail

A- La femme enceinte salariée

La salariée a le droit de suspendre le contrat de travail pendant quatorze semaines


consécutives dont six semaines avant la date présumée de l’accouchement et huit semaines
après la date de celui-ci. La période post-natale des huit semaines est augmentée de deux
semaines en cas de naissance multiple. La suspension peut être prolongée de trois semaines en
cas de maladie dument constatée et résultant de la grossesse ou des couches. Le congés
maternité correspond à une suspension du contrat de travail, qui permet aux femmes enceintes
salariées de cesser leur activité professionnelle durant la période précédant et suivant de la
naissance de leur(s) enfant(s), tout en continuant à percevoir une rémunération sous
conditions.
Cette indemnisation servie sous forme d’indemnités journalières est également ouverte aux
assurées au chômage et à celles qui perçoivent certaines prestations sociales telles que le
revenu de solidarité active (RSA).

L’employeur n’a pas le droit de rompre le CDD de la salariée durant son congé maternité ;
toutefois, si son CDD prend fin pendant son congé maternité, l’employeur peut mettre fin au
contrat de travail.

Dans le cadre de sa grossesse, la salariée qu’elle soit en CDI, CDD, à temps partiel ou exerce
une activité de type saisonnière, peut bénéficier d’un congé maternité d’une durée variable, en
fonction du nombre d’enfants attendus ou encore de la situation familiale.

B- droit au congé de maternité

En cote d’ivoire le code du travail accorde une attention particulière aux femmes salariée
enceinte. Cette attention est soutenue par des règles de droit, qui sont au nombre de cinq qui
permette à la femme salariées d’être protégées lors de leurs période de grossesse.

L’employeur ne doit pas prendre en considération l’état de grossesse d’une femme pour
refuser de l’embaucher, résilier son contrat de travail au cours d’une période d’essai, sous
réserve des dispositions de l’article.

23.7 Du code du droit du travail, prononcer une mutation d’emploi ou de poste du travail. Il
est également interdit de rechercher ou de faire ré chercher toute information concernant l’état
de grossesse de l’intéressée.
Lors des visites médicales d’embauche, la femme enceinte peut présenter un dossier
incomplet si certains examens normalement présents se révèlent dangereux pour sa santé ou
celle de l’embryon. Les examens non effectues sont reportés après l’accouchement.

Aucun employeur ne peut résilierez contrat de travail d’une salariée lorsqu’elle est en état de
grossesse médicalement constaté et pendant l’intégralité des périodes de suspension Dun
contrat de travail auxquelles elle a droit, quelle use ou non de ce droit. Toutefois, il peut
résilier le contrat s’il justifie d’une faute lourde de l’intéressée ou s’il se trouve dans
l’impossibilité de maintenir ledit contrat pour un motif étranger à la grossesse, à
l’accouchement ou à l’adoption Dun enfant de moins de 15ans.

Dans le cas ou pendant sa grossesse la femme a fait l’objet d’un changement d’affectation, en
raison de son état de grossesse, elle est réintégrée dans l’emploi occupé avant cette affectation
lorsqu’elle reprend son travail à l’issue de la période de suspension de son contrat pour congé
de maternité.

Le congé de marternitgé permet à la femme enceinte dattendre sereinement son bébé en


bénéficiant dune allocatin marternité si elle remplit les conditions. Car le repos apres les
couches est une necssité pour la santé de la mère et de lenfant les deux ont droit à uen
surveillance médicale. Chez la mere zn cas doperation, les mesures de surveillance
postopératoire doivent exister en place.

La maternité est un évènement très personnelle, étranger à l’entreprise. L’état d’une femme
enceinte nécessite du repos, des pauses, des amenagements temporaires à son emploi

Le congé maternité correspond à une suspension du contrat de travail, qui permet aux femmes
enceintes salariées de cesser leur activité professionnelle durant la période précédant et
suivant de la naissance de leur(s) enfant(s), tout en continuant à percevoir une rémunération
sous conditions.

L’employeur n’a pas le droit de rompre le CDD de la salariée durant son congé maternité ;
toutefois, si son CDD prend fin pendant son congé maternité, l’employeur peut mettre fin au
contrat de travail.
SECTION 2 : LA FEMME MARIEE SALARIEE

PARAGRAPHE 1 : AU NIVEAU DU CODE CIVIL

PARAGRAPHE 2 :

CHAPITRE 2 : LOI PROTEGANT LA FEMME EN GENERAL

SECTION 1 : TEXTE EXISTENTE

PARAGRAPHE 1 : loi

A :article 2

La reconnaissance de la femme comme travailleur ou salariée. Cette loi permet a la femme de


pouvoir sinstaller bdzns le monde du travail et de pouvoir travailler pour aider sa famille.

B :article 4

Interdiction pour lemployer de prendre en consiration le sexe lage labscendance nationale la


race la religion lopinion politique et religieuse lorigine sociale lappartenance ou la non
appartenance a un syndicat et lactivité syndicale des travailleurs pour arreter ses decisions.

Malheureusement Malgré ladoption des textes favorable aux femmes, la crfeation de


structures et institutions des droits des femmes etb la volonté politique exprimée par les
autorités, lon constate un grand decalage entre les discours.

PARAGRAPHE 2 : les conventions

A : convention collectives

Article 20 : mutation des travailleuses en état de grossesse. Les travailleuses en état de


grossesse mutées à un autre poste en raison de leur état, conservent le bénéfice de leur salaire
pendant toute la durée de leur mutation même si le poste tenu inférieur à l’emploi occupé
habituellement.

Article 27 : mise en disponibilité. Le travailleur pour bénéfice, sur sa demande, d’une mise en
disponibilité sans aucune énumération, pour faire face à certaines obligations à caractère
personnel. Cette absence n’est accordée par l’employeur que dans les cas particuliers ci-
après :

- Pour allaitement à l’issue d’un congé de maternité


- Pour assistance à un enfant physiquement diminué
- Pour l’exercice d’un mandat parlementaire

La mise en disponibilité suspend le contrat de travail et ne le rompt pas, elle n’entre pas en
ligne de compte pour le calcul de l’ancienneté. Dans tous les cas, sauf accord écrit de
l’employeur, la mise en disponibilité ne peut excéder une période de 5 ans, renouvelable une
fois. Lorsque le travailleur désire reprendre du service son travail à l’issue d’une période de
mise en disponibilité, il doit en informer son employeur par écrit. Celui-ci est tenu de
procéder à la réintégration du travailleur dans l’établissement dans un délai de 2mois à partir
de la date de réception de la demande qui doit parvenir à l’employeur sous pli recommandé
avec accusé de réception

Article 30 : indemnisation pour congé de maternité. Pendant la période de suspension du


contrat de travail pour congé de maternité, la femme salariée percevra de la part de
l’employeur, son demi-salaire, l’autre moitié étant versée par la caisse nationale de
prévoyance sociale, auprès de laquelle elle aura constitué personnellement un dossier
d’allocataire.

Article 66 : travail des femmes

Les conditions particulières de travail des femmes sont définies conformément aux
dispositions législatives et réglementation en vigueur. Il est recommandé aux chefs
d’établissement de prendre les dispositions qui pourraient s’avérer nécessaires pour éviter aux
femmes enceintes toute bousculade tant aux vestiaires qu’aux sorties du personnel. Article
68 : droit de jouissance du congé ce droit est acquis après une durée de services effectifs
égaux à un an. Sont considérées comme périodes de service effectif, tant pour acquérir le droit
de jouissance du congé que pour déterminer la durée du congé.

- Les permissions exceptionnelles prévues à l’article 25 de la présente convention


- Les absences pour accidents du travail
- Les maladies professionnelles
- Les maladies dument constatés dans la limite de suspension du contrat prévue à
l’article 28, alinéa 2, de la présente convention
- Le repos des femmes en couches
- Les absences pour activités syndicales prévues à l’article 10 de la présente convention

B : convention international

- La convention la plus importante est la convention sur l’élimination de toutes les


formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée par l’assemblée générale des
nations unies le 18 décembre 1979
- Convention internationales protègent le droit des femmes à travailler sur la base d’une
pleine égalité avec les hommes ça se voit dans l’article 23 de la déclaration universelle
des droits de l’homme, l’article 6 du pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels, ainsi que l’article 10 du même pacte. Alors que
l’article 11 de la convention sur l’élimination de toutes les formes dans le domaine à
l’égard des femmes oblige les états des femmes dans le domaine du travail afin
d’assurer l’égalité entre les hommes et les femmes pour avoir les mêmes droits et des
mesures pour interdire la discrimination contre les femmes en raison de leur mariage
ou de la maternité et de garantir leur droit effectif au travail.
- Aussi la convention de l’organisation internationale du travail (OIT) se concentre sur
les droits de la femme au travail et l’égalité entre hommes et femmes en matière de
rémunération, d’opportunités et de traitement pour les travailleurs des deux sexes qui
ont des charges de famille.
- La première convention pour les femmes qui travaillent est la convention numéro 5 de
1976, qui prévoit l’égalité des femmes et des hommes dans toutes les législations du
travail dans tous les secteurs et légalité des femmes et des hommes dans tous les
termes et conditions des emplois et des salaires, les droits des femmes qui travaillent
pendant la grossesse, l’accouchement et l’éducation des enfants. Et l’article 2 de la
charte africaine des droits de 1981 et humaines, ratifiée par l’Egypte prévoit pour
chaque personne de jouir des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente
charte sans distinction d’aucune sorte, surtout si elle est fondée sur la race, l’origine
ethnique, la couleur, le sexe ou toute autres critère.
Le protocole de la charte africaine de 1997 ; à crée la cour africaine des droits de
l’homme et parmi ses compétences exceptionnelles : de juger les affaires que le
tribunal permet à l’individu et aux organisations non gouvernementales de les déposer
devant elle.

SECTION 2 : l’inégalité professionnelle entre la femme et L’homme

PARAGRAPHE 1 : au niveau de la femme

A : l’inégalité professionnelle

L’égalité professionnelle entre l’homme et la femme est un objectif mondial à réaliser à cent
pour cent, dans notre pays ont réussi à avant peu à peu dans ce domaine para port à d’autre.
En côte d’ivoire on a réussi à faire quelque amélioration dans le droit du travail mais qui reste
encore insuffisant et encore des obstacles à surmonter. Au début les femmes étaient justes
dans la petite production indépendante ou bien des entreprises familiales, par exemple elle
était commerçante, boulangères etc. elle faisait toujours partie de l’économie urbaine et il n’y
avait pas une grande ségrégation des sexes. En ce temps-là les femmes étaient quasiment
exclu du travail rémunéré, c’est de là qu’il s’est produit une séparation marquée entre genre
dans le marché du travail. Du point de vue de la loi du travail la situation des femmes s’est
beaucoup améliorer. La protection que la loi donne théoriquement aux femmes nan pas
encouragé les employeurs à les embaucher : les limitations dans les types d’emploi
accessibles aux femmes et dans les horaires de travail, ainsi que les bénéfices dont les femmes
peuvent jouir sont devenues des couts supplémentaires pour les employeurs. En définitive les
patrons préfèrent embaucher des hommes. Sur le marché du travail ivoirien on trouve donc
une double inégalité, culturelle d’une part, car les femmes sont vues d’abord dans les rôles de
mère et épouse d’autre part et cela empêches les femmes à avoir accès à l’emploi égale à celui
des hommes. Bien que la nouvelle loi dispose que les ivoiriens sont égaux devant la loi et
égaux dans les droits et les obligations, de nombreux inégalités entre les sexes existaient avant
et continuent d’exister.

Pour subvenir à leurs besoin et à ceux de leur famille, des femmes se déplacent de plus en
plus en tant que migrante économiques autonomes, et non comme personnes dépendantes de
travailleurs migrants masculins et font l’objet d’exploitation, par des agences d’emploi et des
employeurs sans scrupules. Les emplois des femmes continuent d’être souvent des emplois à
temps partiel, faiblement rémunérés que les hommes. Au fur et à mesure que grandit
l’inégalité sociale entre homme et femme dans la société. Au vue de cela des changements
importants doivent être apportés

Afin d’assurer que le monde du travail favorisent l’égalité entre hommes et femme. Les
femmes doivent bénéficier d’un travail décent. En dépit de l’afflux record de femmes sur le
marché du travail, en particulier au cours des deux décennies, et de leur participation au
développement économique dans notre pays, l’égalité entre les sexes ne s’est pas produite.
Dans une partie des sociétés, les femmes continuent de ne pas toucher un salaire égal à celui
des hommes pour un travail identique et pratiquement partout elles ne touchent pas un salaire
égal à celui des hommes pour travail de valeur égale. Les femmes voient leur accès à certains
emplois limité. Le droit des femmes à l’emploi est un droit fondamental. De plus, le travail
des femmes contribue de manière sensible au développement économique dans toutes les
sociétés. Tous les efforts doivent être faits pour réaliser et maintenir le plein emploi. Les
femmes contribuent de manière sensible au développement économique dans toutes les
sociétés. Les femmes doivent avoir pleinement accès à la vie économique, leur droit à
l’emploi énuméré doit être reconnu dans notre pays, toute discrimination doit disparaitre,
notamment en ce qui concerne l’accès aux emplois et professions, il ne doit plus y avoir de
division arbitraire entre taches féminines et masculines. L’application du principe du l’égalité
de rémunération pour un travail de valeur égale est un aspect essentiel de l’égalité des droits
et un objectifs prioritaire du mouvement syndical. La rémunération comprend non seulement
le salaire de base ordinaire ou minimum mais aussi tout émolument additionnel quel qu’il soit,
en espèces ou en nature et tous droits sociaux et avantages liés à la relation d’emploi. Toutes
la discrimination directe ou indirecte à l’égard des femmes dans le système du travail doit être
éliminée.

B : moyen contre l’inégalité professionnelle

- La convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des


femmes (CEDEF). Adoptée en 1979 pour l’assemblée générale des Nations Unies, la
CEDEF est aujourd’hui l’instrument de référence au niveau international en matière de
droit de la femme. La convention vise à supprimer toute attitude distinction, exclusion
ou préférence fondée sur le sexe ayant pour effet de défavoriser les femmes au profit
des hommes ou de ne réservé aux femmes uniquement, des mauvais traitements.
- La déclaration universelle des droits de l’homme, c’est à dire l’affirmation de
plusieurs pays à travers le monde des droits reconnus aux êtres humains, ne fait pas de
distinction entre hommes et femmes, parce qu’elle reconnait que tus les erres humains
sont libres à leur naissance et qu’ils ont les mêmes droits.
- Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, c’est à dire les engagements pris
par l’état du monde pour l’application de la déclaration universelle des droits de
l’homme réaffirment légalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines.
- Les états doivent faire en sorte que devant les tribunaux et les services publics, les
femmes soient protégées dans les mêmes conditions que les hommes.
- S’il existe des lois ou des pratiques coutumières qui créent une discrimination à
l’égard des femmes, ces lois doivent être abrogées.
- Les femmes doivent avoir la possibilité d’exercé n’importe quel emploi ; leur
recrutement doit se faire dans les mêmes conditions que celui des hommes.
- Au cours de leur carrière, elles ont le droit de bénéficier des avancements, de
conserver leur emploi, de bénéficier de tous les avantages et des mêmes conditions de
travail que les hommes.
- Elles ont le droit de recevoir une formation professionnelle ou d’être admise en
apprentissage.
- Les femmes qui font le même travail que les hommes ont droits au même salaire.

Pour que les femmes soit mieux protéger je pense qu’il faut que les femmes soit intégrer dans
le syndicat. Les femmes s’affilient à un syndicat pour améliorer leurs conditions de travail et
de vie, c’est à dire pour protéger et défendre leurs intérêts de travailleuses dans le sens de plus
large. Les aspirations et les revendications des travailleuses doivent faire partie intégrante des
politiques et programmes syndicaux. Le mouvement syndical ; aux échelons national et
mondial, doit prendre en, compte le nombre croissant de femmes sur le marché du travail,
répondre à ces aspirations et lutter pour faire aboutir ces revendications. Une attention
particulière doit être accordée à l’organisation des femmes notamment des jeunes, des
travailleuses et leur pleine participation aux activités et responsabilités syndicales. En
devenant réellement représentatives, l’organisation se trouvera renforcée. Les perspectives
femmes seront intégrées dans tous les aspects du travail des syndicats, y compris ceux se
rapportant à des questions relatives à la mondialisation de l’économie, du commerce et du
marché du travail et de l’intégration régionale.
- Mettre en avant les femmes dirigeantes

Rien de tel pour accroître les prétentions des femmes et les pousser à convoiter des rôles
mieux rémunérés que de leur prouver que c'est possible. Comment une jeune candidate
ambitieuse pourrait-elle être motivée par une carrière dans une entreprise où l'ensemble des
postes haut placés seraient uniquement confiés à des hommes

Comment croire en ses chances d'obtenir un poste valorisant si aucune de ses consoeurs ne
semble pouvoir y parvenir A l'inverse, lorsque les femmes sont bien représentées parmi les
équipes dirigeantes, les organisations ont davantage de chances d'attirer des candidates
intelligentes et talentueuses, et démontrent qu'elles savent éviter les problèmes liés à des
préjugés sexistes conscients ou non.

- Développer la confiance en soi

Beaucoup de femmes ont besoin que leurs pairs les motivent, les conseillent, et leur montrent
ce qu'elles peuvent accomplir.

Les entreprises ont la possibilité de renforcer ces relations en soutenant des communautés
intra-entreprise qui se rencontreraient pendant ou après les heures de travail afin de
développer les affinités et la confiance en soi.

Elles peuvent également offrir à leurs employés des opportunités d'assister à des événements
extra-professionnels.

- Donner aux femmes les moyens de rester elles-mêmes

Ce sont souvent les femmes qui doivent s'occuper des membres de leurs familles, qu'il s'agisse
de leurs enfants ou de personnes âgées.

Tous les employés doivent se sentir soutenus au travail, et avoir l'assurance que leur valeur ne
diminuera pas quand ils devront se rendre disponibles pour gérer des affaires personnelles
qu'il s'agisse de prendre un congé pour la naissance de leur enfant, ou de solliciter un collègue
pour se rendre à une réunion à leur place lorsqu'il leur faudra s'occuper d'un parent malade.
PARAGRAPHE 2 :

A- Inégalité dans le travail

Les inégalités salariales entre hommes et femmes ne disparaîtront pas du jour au lendemain,
c'est évidemment un travail de longue haleine. Mais d'ores et déjà, les entreprises peuvent
prendre des mesures nécessaires pour les réduire. Appliquer enfin le principe “ à travail égal,
salaire égal ” inscrit dans la loi depuis 45 ans, en passant d’une obligation de moyens à une
obligation de résultats (aujourd’hui à poste et âge équivalents, le taux d’écart de salaire est de
9%) Afin d’élaborer des critères objectifs de calcul des écarts de salaire, une méthodologie
commune sera déployée dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés : dès le 1er janvier
2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés, et au 1er janvier 2020 pour les entreprises
entre 50 et 250 salariés.

1. Mettre en avant les femmes dirigeantes

Rien de tel pour accroître les prétentions des femmes et les pousser à convoiter des rôles
mieux rémunérés que de leur prouver que c'est possible. Comment une jeune candidate
ambitieuse pourrait-elle être motivée par une carrière dans une entreprise où l'ensemble des
postes haut placés seraient uniquement confiés à des hommes ?

Comment croire en ses chances d'obtenir un poste valorisant si aucune de ses consoeurs ne
semble pouvoir y parvenir ? A l'inverse, lorsque les femmes sont bien représentées parmi les
équipes dirigeantes, les organisations ont davantage de chances d'attirer des candidates
intelligentes et talentueuses, et démontrent qu'elles savent éviter les problèmes liés à des
préjugés sexistes conscients ou non.

4. Développer la confiance en soi

Beaucoup de femmes ont besoin que leurs pairs les motivent, les conseillent, et leur montrent
ce qu'elles peuvent accomplir.

Les entreprises ont la possibilité de renforcer ces relations en soutenant des communautés
intra-entreprise qui se rencontreraient pendant ou après les heures de travail afin de
développer les affinités et la confiance en soi.
Elles peuvent également offrir à leurs employés des opportunités d'assister à des événements
extra-professionnels. Ainsi, l'année dernière, plus de 70 employées de Workday ont participé
au GHC16 (Grace Hopper Celebration of Women in Computing) à Houston, le plus grand
rassemblement mondial de femmes du secteur des nouvelles technologies. Cette année, elles
devraient être plus de 110 à représenter l'entreprise.

5. Donner aux femmes les moyens de rester elles-mêmes

Ce sont souvent les femmes qui doivent s'occuper des membres de leurs familles, qu'il s'agisse
de leurs enfants ou de personnes âgées.

L'enquête de Glassdoor fait référence à d'autres travaux de recherche révélant que les femmes
titulaires de MBA acceptaient souvent des rôles moins bien rémunérés et offrant davantage de
flexibilité après avoir eu des enfants. C'est là que la culture d'entreprise joue un rôle
extrêmement critique.

Tous les employés doivent se sentir soutenus au travail, et avoir l'assurance que leur valeur ne
diminuera pas quand ils devront se rendre disponibles pour gérer des affaires personnelles
qu'il s'agisse de prendre un congé pour la naissance de leur enfant, ou de solliciter un collègue
pour se rendre à une réunion à leur place lorsqu'il leur faudra s'occuper d'un parent malade.

Les inégalités salariales entre hommes et femmes ne disparaîtront pas du jour au lendemain,
c'est évidemment un travail de longue haleine. Mais d'ores et déjà, les entreprises peuvent
prendre des mesures nécessaires pour les réduire.

1. Appliquer enfin le principe “ à travail égal, salaire égal ” inscrit dans la loi depuis 45 ans,
en passant d’une obligation de moyens à une obligation de résultats (aujourd’hui à poste et
âge équivalents, le taux d’écart de salaire est de 9%)

Afin d’élaborer des critères objectifs de calcul des écarts de salaire, une méthodologie
commune sera déployée dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés : dès le 1er janvier
2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés, et au 1er janvier 2020 pour les entreprises
entre 50 et 250 salariés*.
• Muriel Pénicaud a confié à Sylvie Leyre, DRH France de Schneider Electric, une mission
visant à définir les modalités de mise en œuvre de cette méthodologie commune. Délai : juin
2018.

Une phase de test sera mise en œuvre en septembre 2018.

• En cas d’écarts qui perdureraient, l’entreprise devra consacrer une enveloppe de rattrapage
salarial en faveur des femmes ; la durée maximale de mise en conformité sera de 3 ans.
L’enveloppe de rattrapage est à négocier dans le cadre de la négociation relative à l’égalité
professionnelle et à la qualité de vie au travail*.

• En cas de non-conformité persistante en 2022, la sanction décidée par l’inspection du travail


ne sera plus seulement sur l’obligation de moyens comme aujourd’hui, mais aussi sur
l’obligation de résultat.

• La mesure des écarts de salaire inexpliqués au niveau national fera l’objet d’une analyse
d’experts à l’occasion des Rendez-vous de Grenelle du 12 juin 2018.

2. Fixer une obligation de transparence aux entreprises sur leurs résultats en matière d’égalité
salariale

• Le résultat global des entreprises en matière d’écart de salaires inexpliqué devra être publié
sur leur site internet*.

• La publication d’un écart brut de salaire femmes-hommes devra être mise en place*.

• Les élus du comité social et économique et les délégués syndicaux auront accès aux
données, catégorie de poste par catégorie de poste.

3. Davantage de droits à formation pour les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des
femmes

• Tous les salariés qui travaillent à mi-temps ou plus bénéficieront des mêmes droits sur leur
compte personnel de formation que les salariés à temps plein*.
Les femmes représentent aujourd’hui 80 % des salariés à temps partiel : elles seront donc les
premières bénéficiaires de ces nouveaux droits

Chaque branche devra rendre compte de son action en matière d’égalité professionnelle dans
le cadre de son bilan annuel*, notamment sur les classifications, la promotion de la mixité et
les certificats de qualification professionnelle pour qu’ils soient au service des parcours
professionnels des femmes.

La Direction générale du Travail assurera un suivi de l’activité des branches.

Une méthodologie sur les bonnes pratiques de négociation seront valorisées auprès des
partenaires sociaux.

Multiplier par 4 les contrôles et interventions de l’inspection du travail, en passant de 1 730 à


7 000 contrôles par an sur le seul sujet de l’égalité professionnelle et salariale, qui est l’une
des 4 priorités de l’inspection.

Pour les sociétés cotées, responsabiliser les instances dirigeantes sur le principe “ appliquer
(l’égalité) ou expliquer ”, grâce à une délibération du comité des rémunérations et du conseil
d’administration sur les résultats en matière d’égalité salariale*.

Pour les sociétés cotées, rendre obligatoire l’information annuelle du conseil d’administration
sur la mixité dans le top management de l’entreprise*.Lutter contre les stéréotypes,
notamment à l’embauche, en diffusant des guides mis à la disposition des entreprises, des
branches, des commissions paritaires régionales interprofessionnelles. Favoriser un meilleur
équilibre des temps en valorisant les bonnes pratiques (gestion des temps, télétravail) et en
examinant les modalités de prise des droits à congés maternité, paternité et parental sur la
base des travaux d’expertise en cours. Au niveau européen, soutenir le projet de directive sur
l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et des aidants, pour une Europe
sociale forte et active en faveur de l’égalité professionnelle*.
Si les femmes sont aujourd’hui en moyenne plus diplômées que les hommes, on constate que
leur revenu salarial mensuel est inférieur de 24,5 % à celui des hommes. La ségrégation de
genre qui s’opère entre filières scientifiques et littéraires explique près d’un tiers de ces écarts
de salaires : à niveau égal, les filles ont deux fois moins de chance de choisir une filière
scientifique que les garçons. La sous-représentation des femmes dans ces filières menant aux
postes à responsabilités ne semble pas être le fruit d’une discrimination explicite, qui s’exerce
plutôt au bénéfice des filles dans les disciplines traditionnellement dominées par les hommes.
La prévalence des stéréotypes et des normes sociales semble être à privilégier comme cause
majeure de la sous-représentation des femmes.

A niveau égal, les filles ont deux fois moins de chance de choisir une filière scientifique que
les garçons

Le système socio-fiscal, du fait de différences de situations de vie et de comportements, peut


également être la source d’inégalités entre les femmes et les hommes. Ainsi, les droits
familiaux du système de retraite actuels ne permettent pas de compenser les aléas de carrière
des femmes, ou encore l’organisation des temps sociaux, et notamment des rythmes scolaires,
influence les décisions d’offre de travail des femmes et accentuent potentiellement les
inégalités sur le marché du travail.

Les options de politiques publiques et leur efficacité

Favoriser l’accès des femmes aux emplois et aux fonctions traditionnellement réservés aux
hommes peut être en partie assuré par la contrainte, via la mise en place de politiques de
quotas. Cependant, pour assurer la mixité sur le long terme dans de bonnes conditions, il est
d’abord nécessaire de mettre fin aux stéréotypes de genre concernant les métiers qui
conviendraient mieux aux hommes ou aux femmes. Les travaux de l’IPP tordent le cou à ces
idées reçues en montrant que la féminisation des entreprises et de leur direction a des effets
positifs sur le bien-être au travail et n’est en aucun cas associé à une baisse des performances
économiques. Agir en amont, au moment où les individus réalisent des choix décisifs pour
leur orientation, peut également s’avérer efficace.

L’intervention d’une femme scientifique auprès de lycéens augmente de 30 % la part de


jeunes filles s’inscrivant en classe préparatoire scientifique
Des interventions de sensibilisation réalisées au cours de la scolarité réduisent
significativement la prévalence des stéréotypes associés aux femmes et incitent les jeunes
filles à poursuivre des carrières scientifiques. L’intervention d’une femme scientifique auprès
de lycéens augmente de 30 % la part de filles de terminale scientifique s’inscrivant en classe
préparatoire scientifique l’année suivante. Enfin, si réformer certains pans de notre système
socio-fiscal est nécessaire pour rétablir l’égalité entre les femmes et les hommes, concevoir
des politiques publiques visant à réduire les aléas de carrière ex ante (augmentation des places
en crèches, allongement de la durée du congé paternel, etc.) est susceptible d’être plus
efficaces que de la mise en place de mesures de compensation ex post (droits de retraite
supplémentaires).

Les inégalités hommes-femmes sont l’un des enjeux les plus pressants auxquels doit faire face
le monde du travail aujourd’hui. A l’échelle mondiale, les femmes ont nettement moins de
possibilités que les hommes d’accéder au marché du travail et, une fois qu’elles font partie de
la population active, elles ont également moins de chances de trouver un emploi que les
hommes.

En effet, leurs possibilités d’accéder à des emplois de qualité demeurent limitées. Dans
l’ensemble, les femmes tendent, par exemple, à effectuer davantage d’heures que les hommes,
qu’il s’agisse d’un travail rémunéré ou non. En outre, lorsqu’elles occupent un emploi
rémunéré, les femmes effectuent en moyenne moins d’heures que les hommes en échange
d’une rémunération ou d’un bénéfice, soit parce qu’elles choisissent de travailler à temps
partiel, soit parce que le travail à temps partiel est la seule option qui s’offre à elles.

Ces disparités entre les sexes persistent alors que la plupart des femmes dans le monde
préfèreraient exercer une activité rémunérée, ce qui montre bien que leurs choix sont limités
par un certain nombre de facteurs.
Se fondant sur des données provenant de l’enquête OIT-Gallup de 2016 , le rapport Emploi et
questions sociales dans le monde – Tendances pour les femmes 2017 évalue dans quelle
mesure les préférences personnelles, les contraintes socio-économiques et le conformisme
traditionnel déterminent les inégalités hommes-femmes sur le marché du travail. L’analyse
menée par les économistes de l’OIT, qui portent sur 142 pays, a permis d’établir les faits
suivants:

Le fait d’être mariée ou en concubinage réduit la probabilité qu’a une femme d’accéder au
marché du travail dans les pays émergents et les pays développés, ainsi que dans les Etats
arabes et les pays d’Afrique du Nord. Toutefois, dans les pays en développement, l’effet est
inversé: le mariage et le concubinage ont un effet positif sur le taux d’activité des femmes (3,3
points de pourcentage). Cette conclusion souligne que, dans les pays en développement,
travailler est une nécessité économique pour les femmes, qu’elles soient mariées ou en
concubinage.

Les femmes qui vivent dans une pauvreté extrême ont plus tendance à occuper un emploi,
quelles que soient les règles qui régissent traditionnellement les relations hommes-femmes.
Dans les pays en développement, la probabilité que les femmes exercent une activité
augmente de 7,8 pour cent, contre 6,4 pour cent dans les pays émergents. Dans les Etats
arabes et les pays d’Afrique du Nord, deux régions où les écarts en termes de taux d’activité
sont les plus marqués, cette probabilité augmente encore davantage, avec 12,9 pour cent.

A l’échelle mondiale, l’absence de services abordables de garde d’enfants ou d’aide familiale


influe négativement sur le taux d’activité des femmes. Dans les Etats arabes et les pays
d’Afrique du Nord, cette situation réduit de 6,2 points de pourcentage la probabilité que les
femmes occupent un emploi, contre 4,8 points de pourcentage dans les pays en
développement, et 4 points de pourcentage dans les pays développés. Le fait d’avoir des
enfants a toutefois un faible effet négatif, donc peu significatif, sur le taux d’activité des
femmes; en fait, dans les pays en développement, cet effet est même légèrement positif (0,7
points de pourcentage).

L’accès limité à des moyens de transport sûrs est le problème majeur auquel sont confrontées
les femmes des pays en développement qui souhaitent travailler, réduisant ainsi leur
possibilité d’accès à l’emploi de 15,5 points de pourcentage.
La religion incarne un système de valeurs complexe qui s’applique également aux rôles
traditionnellement dévolus aux hommes et aux femmes. Dans les pays en développement, la
probabilité que les femmes exercent un emploi est sensiblement réduite par la religion, un
indicateur indirect des règles plus restrictives qui régissent traditionnellement les relations
hommes-femmes. Dans les pays développés et les pays émergents, les résultats sont mitigés:
dans certains cas, l’effet sera positif; dans d’autres, négatif.

Il est nécessaire d’adopter une approche globale destinée à faire face à la multitude d’enjeux
pour que les femmes puissent pleinement s’émanciper économiquement.

B- Absence de femme dans les postes mieux payés

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