Instruments de recherche en archivistique
Instruments de recherche en archivistique
Description
archivistique
vesion 1
14 novembre 2011
Table des matières
Objectifs 3
1. Introduction 4
Glossaire 32
Bibliographie 33
2
Objectifs
Description du module :
Nous avons tous vu des archives définitives avant même de savoir ce qu’elles sont. L’image de
l’album de photographies anciennes ou de vieux contrats d’hypothèque aux pages vieillies et
fragiles vient immédiatement à l’esprit. Parce que nous avons tous visité un jour des bureaux de
l’administration, nous sommes aussi familiers avec les grandes quantités de documents que les
administrations modernes produisent et accumulent. Pourtant, au sein du grand public, peu
connaissent la distinction entre les archives courantes et les archives définitives.
Les archivistes d’aujourd’hui travaillent à mieux faire connaître du grand public l’importance de
bien gérer les archives courantes, ces archives d’aujourd’hui, pour mieux protéger
éventuellement celles dont on aura besoin demain. Une fois désignées comme définitives, ces
archives constituent souvent la seule trace mémorielle des faits, qu’ils soient simples
reconnaissances de droits (ou de devoirs) ou le souvenir d’événements et de contextes
particuliers.
Parce qu’elles ne représentent qu’une fraction de l’ensemble des documents qui ont existé, ces
archives définitives deviennent le lien privilégié entre ce qui était et la représentation que nous
voulons conserver des personnes, des organismes et des administrations. C’est pourquoi, afin
d’en préserver l’authenticité, la signification et l’intégrité, elles doivent être traitées et conservées
selon un ensemble de règles et de normes par des spécialistes qui savent comment assurer leur
préservation à long terme tout en permettant leur repérage et leur utilisation dans les meilleures
conditions possibles.
Le but du module est de :
vous apprendre à reconnaître les archives définitives et l’ensemble des problèmes et des
solutions liées aux traitements nécessaires à leur utilisation
vous initier aux procédures d’évaluation, de collecte et de tri
vous faire connaître les principaux instruments de recherche dans les archives
vous familiariser, dans le respect des normes internationales, avec les pratiques de
classement et de description des archives définitives
vous initier plus particulièrement aux normes internationales de description (ISAD-G) et
aux notices d'autorité (ISAAR) en archivistique pour les noms propres de personnes,
collectivités, lieux et famille
vous initier à l'indexation des descriptions des archives définitives
vous faire connaître les normes de préparation d'instruments de recherche électronique
en vue d'une diffusion sur Internet
L'apprenant doit être en mesure de :
comprendre les particularités du traitement des archives définitives
identifier les problèmes particuliers posés par la collecte et le tri des archives définitives
classer et décrire un fonds d’archives (et ses parties) selon les normes internationales
préparer des instruments de recherche sur papier
comprendre, en attendant de pouvoir le réaliser, les exigences de leur diffusion sur
formats électroniques
Positionnement :
L’étudiant devrait avoir déjà vu les cinq modules précédents, particulièrement les modules 4 et 5
sur la gestion des archives courantes et intermédiaires.
Conseils d'apprentissage :
Ce module est assez long. Nous conseillons de lire d'abord les pages principales, puis de revenir
sur les encarts si l'on veut davantage d'informations.
La section 8 sur la publication électronique des instruments de recherche s’adresse plus
particulièrement à des archivistes qui ont déjà acquis de l’expérience ; elle est cependant
maintenue dans cette formation qui se veut de base afin d’avoir une information d’ensemble sur
les archives définitives.
3
1 - 1. Introduction
L a description archivistique est une tâche complémentaire du travail de classement qui correspond au travail
d’analyse et d’élaboration des instruments de recherche sur support papier ou dans une base de données
informatique.
L’élaboration des instruments de recherche constitue sans aucun doute le cœur du métier de l’archiviste.
« En rédigeant inventaires et répertoires, l’archiviste peut accomplir pleinement sa tâche de médiation entre les
documents dont il a la charge et dont il connaît les richesse et les lacunes et le public qui ne pourrait, sans cette
médiation, user de son droit à la consultation »
(Philippe Bélaval, préface à C. Nougaret et B. Galland. Les instruments de recherche dans les archives. Paris,
Documentation française, 1999 [Nougaret, Galland]).
On appelle instruments de recherche tous les outils papier ou informatisés énumérant ou décrivant un
ensemble de documents d’archives de manière à les faire connaître aux utilisateurs .
Quel que soit leur support, quel que soit le niveau de description auquel ils se situent, les instruments de recherche
doivent respecter des principes communs.
Un instrument de recherche doit mettre en évidence la structure du ou des fonds qu’il décrit, c’est-à-dire
la hiérarchie de ses différents composants.
Cela se fait systématiquement dans des instruments de recherche sur papier par le biais des titres et sous-titres.
Dans le cadre de bases de données, on oublie parfois de mettre cette structure en évidence : il arrive que l’on
accumule des fiches décrivant chacune une unité archivistique sans la replacer dans le contexte hiérarchique de
production. Pour bien éclairer le chercheur, la constitution d’une base de données doit donc absolument prendre en
compte ce paramètre de contextualisation de l’information.
Attention
Diversité des instruments de recherche
Nous verrons dans la suite de cette section la très grande diversité des instruments de recherche qui peuvent être
créés selon le contexte et la nature des archives à décrire.
En effet, les salles de lecture des services d’archives comportent d’anciens inventaires que l’archiviste devra être
capable de reconnaître.
Une connaissance des différentes catégories d’instruments de recherche peut également aider l’archiviste à décider
jusqu’à quel niveau de détail il ira dans le traitement et la description d’un fonds.
En revanche, une typologie très précise des instruments de recherche est moins utile pour les usagers des archives.
Par exemple, les instruments de recherche consultables sur le site Internet des Archives nationales d’outre-mer
([Link] sont répartis en deux grandes catégories : état des fonds (outil
d’orientation générale dans les fonds conservés à Aix-en-Provence) et inventaires détaillés.
1 - [Link] 4
1. Introduction
5
2. Première étape : niveau de description,
2 -
Il faut bien préciser que lorsque l’on parle de niveau de description s’agissant d’un instrument de
recherche, il s’agit du niveau jusqu’auquel cet instrument descend et non pas celui auquel il se
limite.
Il ne faut jamais oublier que lorsque l’on fait une description à un niveau inférieur, tous les niveaux
supérieurs doivent aussi être décrits. On ne peut imaginer par exemple un instrument de recherche
décrivant des pièces sans que l’ensemble du fonds ne soit lui-même décrit ; la description de
l’ensemble et de ses parties est nécessaire à la compréhension des pièces.
Il faut aussi distinguer, au sein des catégories précédentes :
les instruments de recherche numériques, qui présentent leurs notices descriptives dans l’ordre des
cotes,
les instruments de recherche méthodiques qui les présentent dans un ordre logique différent de celui
des cotes.
Ce sont, nous l'avons dit, ceux qui fournissent une description individualisée pour chaque fonds ou sous-fonds ou
jusqu'à chacune des séries organiques ; relèvent aussi de cette catégorie les guides.
6
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
Exemple
Pour se faire une idée d’un instrument de recherche plus complet, on peut consulter un exemple plus
complet : l’état général des fonds des Archives nationales du monde du travail 2 à Roubaix.
Cet instrument de recherche comprend différentes notices décrivant les fonds et sous-fonds conservés dans ce
service à compétence nationale.
2 - [Link] 8
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
Exemple
La base PRIAM33 des Archives nationales (Fontainebleau) contient des fiches descriptives pour chaque versement,
complétées par une ou plusieurs fiches d’indexation ; ont été extraites de cette base des présentations par ministère
(Affaires sociales, 1991 ; Intérieur, 1995 ; Équipement et Justice, 1997).
N° de versement : 19780103
Service origine : Agriculture ; Direction Générale de l’Administration et du Financement ; Service
Central Enquêtes ; Études statistiques ; Sous-Direction des Statistiques des Exploitations Agricoles et
forestières ; Bureau Statistiques Végétales et Forestières
Résumé :
ART 1-13 (STA 1615-1627) : ENQUETE SUR LA STRUCTURE DES VERGERS : TABLEAUX DE RESULTATS
(LISTINGS) : 1961-1965
ART 1 : HAUTES-ALPES, ALPES-MARIMES, ARDECHE
ART 2 : ARDECHE A AUDE
ART 3 : AUDE, BOUCHES-DU-RHONE, CORREZE
ART 4 : CHER, DORDOGNE
ART 5 : DORDOGNE, DROME
ART 6 : GARD
3 - [Link] 9
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
Exemple
Le guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions 4
Le Guide des sources de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions est le fruit d'une vaste enquête lancée
par la direction des Archives de France auprès du réseau des Archives nationales et territoriales, en association avec
les services d'archives des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, et ceux des chambres de commerce
des grandes villes portuaires. Il s'agissait de recenser l'ensemble des fonds d'archives disponibles, tant publics que
privés.
La période couverte s'étend du XVIIe siècle, qui vit l'apparition et le développement des activités liées à la traite,
jusqu'à l'abolition définitive de l'esclavage en 1848.
Les fonds y sont présentés, non pas en fonction de leurs lieux de conservation, puisqu’un fonds peut se trouver
scindé entre plusieurs services, mais dans un ordre méthodique, de manière à mettre en valeur leurs producteurs,
conformément aux normes de description en usage dans les archives. Plusieurs distinctions ont ainsi été opérées
entre les fonds d’intérêt national et local, de statut public ou privé, et dans la mesure du possible par grandes
périodes (Ancien Régime, période révolutionnaire et XIXe siècle), etc. Au sein de chaque partie, les fonds sont
présentés dans l’ordre de leur importance intellectuelle et matérielle pour le sujet. Cette approche permettait
également de mieux mettre en valeur le rôle des différents acteurs de la traite négrière, de l’esclavage et de ses
abolitions. Par exemple, le fait d’avoir rassemblé les amirautés, qui entre autres étaient chargées d’exercer la police
des ports et le contrôle des navires, met en évidence l’importance, pour une histoire de la traite négrière, de certains
documents produits par ces juridictions d’Ancien Régime (procès-verbaux de visites de navires, états de cargaisons,
etc.).
Chaque notice descriptive de fonds a été rédigée conformément à la norme ISAD(G) à partir des informations
fournies par les différents services d’archives publics (seuls ont été intégrés pour le moment les éléments fournis par
les services d’archives territoriaux, les réponses des centres nationaux sont en attente). Ces notices structurées en
ISAD(G) sont en cours de validation et de complément par les services d’archives territoriaux. Elles comportent
toutes les mêmes éléments de description : intitulé du fonds, dates extrêmes des documents, niveau de description,
importance matérielle, référence, lieu de conservation (la liste des institutions de conservation figurera en annexe du
guide), nom et histoire du producteur du fonds, modalités d’entrée, conditions d’accès, de reproduction, instruments
de recherche et bibliographie. Les notices descriptives seront progressivement liées à des images numériques des
documents décrits.
4 - [Link] 10
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
Le guide de recherche
C'est un « instrument de recherche destiné à apporter une orientation méthodologique dans des fonds ou collections
indépendamment des lieux de conservation et des systèmes de classement. Il peut porter sur des types de
documents, un ou plusieurs fonds, un ou plusieurs thèmes » (note de la direction des Archives de France
DITN/RES/2003/001 du 17 octobre 2003 “ Guide des sources et guide de recherche. Modélisation”).
Le guide de recherche est un guide de sources complété par des éléments méthodologiques, des réflexions
épistémologiques.
Il est plus complexe et long à réaliser que le guide des sources et il nécessite la constitution d’une équipe de
rédaction pluridisciplinaire.
La rédaction des guide des sources et de recherche obéit à plusieurs règles :
déterminer la fourchette chronologique du thème traité (le titre de l’ouvrage doit préciser les dates extrêmes
de la période retenue, qui devront également être justifiées dans le préambule),
présenter les fonds dans l’ordre d’intérêt décroissant pour la thématique retenue.
On présentera les fonds :
sans faire nécessairement des chapitres distincts pour les fonds publics et privés, le statut du producteur
pouvant évoluer dans le temps,
en mettant en valeur le producteur et le fonds et non la localisation des documents (un fonds peut se
trouver scindé entre plusieurs services), ce qui n’exempte pas de signaler les lieux de conservation à tout
niveau approprié (niveau général du fonds ou de certaines de ses composantes) sous la forme du nom de
l’institution,
dans l’ordre de leur importance intellectuelle et matérielle pour le thème traité (cette hiérarchisation doit
être expliquée en préambule),
en faisant référence aux textes législatifs et réglementaires ou à l’histoire de la personne physique morale ou
physique qui ont présidé à la production des fonds,
en adaptant le niveau de description au besoin réel (ne pas se contenter de reprendre la liste des cotes avec
les analyses figurant déjà sur des inventaires mais s’arrêter au niveau de description contenant l’information
pertinente sans aller plus loin dans la description),
en donnant un identifiant ou une cote,
en donnant des exemples les plus simples, les plus représentatifs ou les plus exceptionnels.
Contenus
Un guide des sources comprend :
une introduction sur la thématique retenue,
une bibliographie de la thématique,
une partie descriptive présentant les fonds dans l’ordre d’importance décroissante pour le thème,
la liste des lieux de conservation ouverts au public et cités dans le guide.
Dans un guide de recherches, on aura en plus :
une orientation de la recherche avec des suggestions d’exploitation des fonds concernés,
la liste critique des typologies documentaires les plus intéressantes,
les tableaux de gestion, les critères de sélection y compris ceux périmés,
une bibliographie plus élaborée que dans le guide des sources.
Exemple
Plan pour un guide de recherches sur l’histoire de la Poste
Introduction sur la thématique retenue
Bibliographie thématique
Présentation des fonds :
Fonds nationaux
- Fonds publics
Ancien Régime
Institutions royales
Trésor des chartes et collection d’actes royaux
Conseil du Roi
Départements ministériels
Principautés et seigneuries laïques
Après 1789
Pouvoir exécutif, ministères et administrations en dépendant
Assemblées parlementaires
- Fonds privés
Fonds locaux 11
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
- Fonds publics
Ancien Régime
Chambres des comptes (Dijon, Lille, Nancy…)
Administrations provinciales
Intendances
États provinciaux
Messageries des universités
Après 1789
Administration départementale
Administration communale (délibérations et comptabilités)
- Fonds privés
Liste des lieux de conservation ouverts au public et cités dans le guide : bref historique, renseignements pratiques
Liste des contributeurs avec ou sans leur biographie
Exemple
Guide des Archives départementales de la Haute-Vienne 5
Le guide des Archives départementales comporte trois niveaux, une sorte de “chemin obligé”, auxquels l’utilisateur
accède par simple clic :
le cadre de classement ,
un guide décrivant les séries et sous-séries du cadre de classement de manière très générale (dates
extrêmes, volumes) avec leurs limites
et les instruments de recherche détaillés.
Série N - Administration départementale, 1800-1940
Composée de documents d'origine préfectorale, cette série peu volumineuse et méconnue des
chercheurs est un complément indispensable à la série M pour l'histoire du département de la Haute-
Vienne. On peut signaler en particulier l'intérêt des volumes de délibérations du conseil général
(pourvus d'index) et celui des dossiers relatifs aux bâtiments départementaux.
Cette série occupe 36,50 mètres.
Instrument de recherche : N. Répertoire numérique, par M. Catherine, 1991, [34] + 53 p. dactyl. :
introduction comportant notamment la liste des conseillers généraux des origines à 1940, [34 ] p.
Tableau 1 Exemple de notice descriptive :
le “guide du fonds de”, c’est-à-dire tout instrument de recherche décrivant un fonds, indépendamment des
lieux de conservation et des systèmes de classement.
Nous avons vu que le principe de la description à plusieurs niveaux constituait le fondement de la structure des
instruments de recherche (voir chapitre 1).
Dans un instrument de recherche synthétique regroupant plusieurs ensembles documentaires, les éléments de
description seront donc le plus souvent répartis entre trois niveaux au moins :
un niveau très général où seront rassemblées les quelques informations pertinentes pour l’ensemble des
fonds, sous-fonds ou séries décrites
- histoire générale du dépôt où sont conservés ces fonds ou ces séries,
- historique du rassemblement des collections,
- bibliographie générale;
le niveau du fonds, où, pour chacun des fonds décrits figureront les informations relatives à ces fonds ;
le niveau du sous-fonds ou de la série, constitué par l’ensemble des notices particulières rédigées pour
chacune de ces unités.
5 - [Link] 12
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
Les instruments de recherche analytiques permettent d'accéder directement aux documents et fournissent une
description au niveau du dossier (répertoire) ou de la pièce (inventaire).
On distinguera dans la page suivante trois types d'inventaires, puis dans une autre page le catalogue.
[Link]. L'inventaire
L'inventaire sommaire :
décrit chaque pièce, mais de façon succincte (cote ou numéro d’ordre dans le dossier, date, contenu) ;
doit être exhaustif : il décrit toutes les pièces et pas seulement certaines.
L'inventaire analytique
Il fournit pour chaque pièce :
une analyse diplomatique (cote ou numéro d’ordre dans le dossier, date, contenu, nature du document),
d’autres informations comme le lieu de création de l’acte, l’importance matérielle de la pièce, la pagination,
les caractéristiques matérielles (sceaux, texte en partie effacé…), la langue, les mentions relatives aux
copies, des renvois bibliographiques à des études critiques ou à des éditions, etc.
Exemple
Extrait de la base de données des Archives nationales de Luxembourg 6 :
Référence : A-I-1-4
Intitulé/analyse : Lettre de Marie, fille du duc Charles de Bourgogne, épouse de Maximilien, archiduc d'Autriche, aux
Etats du Luxembourg
Date : 30 novembre 1477
Lieu : Bruxelles
Copie
Support : papier
Format L x H (mm) : 213 x 310
Langue : français
Niveau de description : document
L'inventaire méthodique
a les mêmes caractéristiques qu’un inventaire sommaire ou analytique,
mais il est présenté dans un ordre logique différent de l’ordre numérique des cotes.
Une illustration du principe de l’inventaire méthodique est l’inventaire-index, particulièrement adapté au traitement
de personnes ou de lieux. Les analyses de pièces ou de dossiers sont alors présentées dans l’ordre alphabétique de
ces lieux ou de ces personnes.
6 - [Link] 13
2. Première étape : niveau de description, différents instruments de recherche
MAUBEUGE
premier grand sceau
400. Sceau rond (67 mm).
CEST. LI. SALAUS . DE. LE FRAN(K)E. VILE. DE. MUBUEGE
Appendu à un acte de décembre 1293 : conditions imposées par Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, à
la ville de Maubeuge, après sa rébellion. Arch. dép. Nord, B 1228 N° 3539.
Moulage : Arch. nat. F 4019.
MAUBEUGE
second grand sceau
401. Sceau rond (68 mm).
Quatre lions posés 2 et 2, accompagnés en chef et en pointe d’une aigrette et brisés d’une crosse
posée en bande ; dans un polylobe.
CEST. LI. SAIAUS. DE. LE. FRANKE. VILLE. [Link].
S'agissant de documents figurés (sceaux, plans, photographies...), le catalogue peut s'accompagner de reproductions
photographiques des objets décrits.
mais qu'on peut réaliser aussi des répertoires méthodiques, dans un ordre logique indépendant des cotes.
La description peut être plus ou moins détaillée , ce qui détermine deux sortes de répertoires.
Répertoire numérique
Le répertoire numérique présente les dossiers dans l’ordre des cotes et indique, pour chaque dossier :
la cote,
l’intitulé,
les dates extrêmes des documents.
Exemple
Organisation consulaire
Vie institutionnelle
5 ETP 1 Création. – Décret impérial du 30 septembre 1807, lettre du sous-préfet de Lorient du 31 octobre
1807, minute du procès-verbal de la première réunion de la chambre de commerce du 28 novembre 1807.
1807-1808
5 ETP 2 Organisation, missions et historique. – Correspondance, textes officiels, rapports, états annuels de la
situation administrative envoyés à la préfecture, extraits de registres des délibérations, notices.
1885-1965
5 ETP 3 Modifications des statuts. – Correspondance, textes officiels, extraits des registres des délibérations,
rapports et comptes rendus de réunions.
1937-1946
5 ETP 4 Cent cinquantenaire de la chambre de commerce. – Correspondance, programmes, cartons
d'invitation, menus, plans de tables, discours, photographies.
1957
Exemple
Travaux neufs et de grosses réparations
Port de Marans et canal de Marans au Brault
Matériel
S 1011 Acquisition de matériel de dragage et de chalands. Construction ou réparation de bacs à râteaux (avec
plans et dessins), de machines à draguer (avec dessin) et des magasins de Marans et du Brault (avec plan).
Etablissement de deux pigouillères sur le quai de Marans (avec dessin).
1826-1902
Opérations sur le port et les cours d'eau
S 1012 Amélioration du régime de la Sèvre. – Avant-projet de travaux entre Coulon et Marans sur une
longueur de 33 kilomètres, vannages supplémentaires pour l'écluse du Brault (avec plans et dessins).
1896-1897
Répertoire méthodique
Le répertoire méthodique :
énumère les dossiers dans l’ordre chronologique ou systématique indépendamment de l’ordre des cotes
permet la reconstitution intellectuelle de fonds éclatés en plusieurs versements ou entre différentes séries du
cadre de classement et services d’archives (utilisé essentiellement pour des séries ouvertes)
peut être succinct ou détaillé.
Exemple
Personnel de l'administration
Offres de postes envoyés aux préfets et aux sous-préfets : télégrammes, circulaires. 1Z
20
1962-1964
1948-1957
Nomination des préposés à la distribution postale : arrêtés, fiches de renseignements sur les 1Z
candidats, correspondance. 22
1965-1966
En application de la description à plusieurs niveaux, dans un instrument de recherche analytique portant sur un
ensemble documentaire homogène (un fonds), les éléments de description seront généralement répartis entre deux
niveaux ou plus :
le niveau du fonds,
les niveaux de séries ou sous-séries organiques,
le niveau du dossier ou de la pièce, qui est constitué par l’ensemble des notices rédigées pour chacune des
unités de description et qui constitue le corps de l’instrument de recherche.
16
3. Deuxième étape : rédiger une notice
3 -
descriptive
Qu’il soit produit de façon traditionnelle sur papier ou par une base de données, l’instrument de recherche est d’abord
formé d’un ensemble de notices descriptives portant soit sur des pièces, soit sur des dossiers, soit sur des séries
organiques, soit sur des fonds.
Bien que l’on insiste forcément sur la nécessité de formuler les notices selon des normes précises, on ne répétera
jamais assez l’importance de rédiger des notices dont le contenu est significatif et pertinent.
Nous avons vu que le choix du niveau auquel sont établies les notices descriptives détermine le type d’instrument de
recherche qui sera, selon le cas,
un inventaire (description pièce à pièce),
un répertoire (description dossier par dossier),
un état sommaire (description sous-fonds par sous-fonds),
un état des fonds (description fonds par fonds).
Mais quel que soit ce niveau, chaque notice comprend essentiellement :
une référence, généralement la cote (élément 1.1 d’ISAD(G))
l’intitulé/analyse (élément 1.2 d’ISAD(G))
les dates extrêmes de l’unité décrite (élément 1.3 d’ISAD(G)).
L’intitulé/analyse sert à indiquer soit le titre que porte l’unité de description, soit un titre forgé ou une analyse concise
:
dans le cas d’un fonds ou d’un sous-fonds, il s’agira généralement du nom du producteur, éventuellement
précédé de la mention fonds ou sous-fonds ;
au niveau de la série, l’intitulé correspondra le plus souvent au domaine d’intervention ;
pour la sous-série, ce sera le plus souvent la typologie documentaire caractéristique.
EXEMPLE
EXEMPLE
Autorisation/ de /défrichements
|----action----| |-----objet------|
Société – – N./ Construction d’une halte-garderie/, marché
|----agent----| |--------------objet--------------------| |--action-|
Étude/ par la société N./ d’un projet de cité administrative
|-action--| |---agent----|---------------objet--------------------|
Le nombre et l’importance des éléments de description compris dans les notices varient selon la nature de
l’instrument de recherche.
Mais dans tous les cas, la rédaction des notices doit être conduite de manière à :
mettre en évidence la cohérence des unités de description, 17
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
Un instrument de recherche doit mettre en évidence le niveau auquel est faite la description.
La présentation des notices descriptives doit permettre à l’utilisateur de prendre conscience de l’unité et de la
cohérence des différentes unités de description, quelles qu’elles soient (dossiers dans un répertoire, pièces dans un
inventaire, séries organiques dans un état sommaire ou fonds dans un état des fonds).
La présentation la plus lisible et la plus simple est la suivante :
à gauche, en caractères maigres, la cote ;
espace, puis l’intitulé/analyse ;
ligne au-dessous, à droite, les dates extrêmes ;
éventuellement, en corps plus petits et légèrement en retrait, une description complémentaire de l’unité
archivistique.
On évitera les mentions de ce type en notes de bas de page. En effet, le lecteur ne lit pas forcément les notes de bas
de page alors qu’il lira un texte très associé au corps même de l’analyse.
Cette description complémentaire (mode de classement, importance matérielle, titre restitué, dimensions, etc.) peut
apparaître au-dessus ou en-dessous de la datation principale.
L’emploi des notes de bas de page doit être réservé à ce qui ne fait pas partie de la description (par exemple,
informations sur le mode d’entrée d’une partie des unités documentaires décrites).
EXEMPLE
Les typologies documentaires sont des éléments de première importance dans une notice archivistique. Ce ne sont
pas de simples précisions sur le contenu des documents, des descriptions complémentaires.
Elles doivent donc apparaître dans le corps principal de l'analyse ou être associées au corps de l'analyse.
Exemple
18
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
Les cotes doivent être complètes pour tous les niveaux de description.
On a pris l’habitude d’alléger les cotes subordonnées, ce qui est un gros problème pour la communication. Il faut
transcrire les cotes très exactement selon la forme que devra demander le lecteur.
Les cotes ne doivent jamais être suivies de point, qui risquerait d’être pris pour un élément de cotation en cas de
conversion automatisée.
Dans l’exemple ci-dessus, il ne sert à rien de faire apparaître dans les titres courants des éléments de cotation. En
revanche, il est impératif que la cote complète figure devant les articles qui seront demandés en consultation. Il serait
beaucoup plus utile pour le public de savoir que pour obtenir les documents relatifs aux relations de l’hôpital de
Bourgneuf-en-Retz avec les autorités municipales et religieuses, il doit demander la cote “H dépôt 9 L 17” et pas
seulement “L 17”.
Si l’instrument de recherche est numérique, la cote constitue également la référence de la notice. Si l’instrument de
recherche est méthodique, la référence de la notice pourra être un numéro d’ordre auquel renverra l’index. La cote
sera alors placée, soit dans une deuxième colonne, soit devant l’intitulé, selon l’un des deux modèles ci-après.
Exemple
Bonne pratique :
32. 1Y1 Commission de surveillance, composition et désignation des membres : notices
1938- . individuelles de renseignements, listes des membres, arrêtés préfectoraux, notes
1948 (classement par établissement pénitentiaire).
Pour préparer le passage à l’électronique, la forme des dates est à normaliser en mettant en valeur le millésime,
avant les quantième et mois qui seront mis entre parenthèses (voir la norme internationale ISO 8601 qui spécifie la
représentation numérique de la date et de l’heure; cette notation est particulièrement destinée à éviter tout risque de
confusion dans les communications internationales dû au grand nombre de notations nationales différentes; de plus,
cette notation a de nombreux avantages pour une utilisation informatique par rapport aux autres notations).
Le tiret indique la continuité entre deux dates de plus de deux années, la virgule est à employer pour deux années ou
pour marquer une rupture dans cette continuité.
Pour les chiffres romains (France) : on utilisera les chiffres romains pour les dates révolutionnaires. On ne mettra
jamais de majuscules à “an”.
Les dates de l’intitulé/analyse doivent figurer à l’extrême fin du corps principal de l’analyse d’un article et non entre
deux niveaux de description de celle-ci.
Une date sûre mais restituée sera mise entre crochets carrés.
Les dates ne doivent jamais être suivies de point.
Exemple
1950-1953
1950, 1951, 1956-1960
an XIII (vendémiaire)
1830 (12 octobre)
1830 (5 octobre)-1850 (10 novembre)
L'élément qui doit figurer en tête des notices descriptives est celui qui fonde le classement des notices les unes par
rapport aux autres, et ce n'est pas nécessairement l'objet. Par exemple, pour une série organique, on peut avoir
distingué les registres et les minutes. C'est alors cet élément-là (typologie documentaire) qui interviendra en19 tête
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
d'analyse.
Exemple
1. Mairie. – Construction, travaux, agrandissement (…)
2. Halle. – Travaux de peinture, réfection des piliers (…)
"Mairie” et “halle” sont les objets des dossiers et les intitulés des analyses. Cela montre que le
classement est fait ici par bâtiments, bien mieux que si on avait : “construction de la mairie, travaux à
la mairie, réfection des piliers de la halle”.
ou encore :
1. Durand (Pierre). – Nomination.
2. Maury (André). Mise à la retraite.
“Durand (Pierre” et “Maury (André)” sont les objets des dossiers et les intitulés des analyses. Cela
montre que le classement a été fait dans l’ordre alphabétique des personnes objets des dossiers et non
dans un ordre chronologique ou dans un éventuel ordre d’actions (nominations d’un côté, mises à la
retraite de l’autre…).
ou bien :
L’intitulé peut être une date quand c’est la date qui détermine le classement, par exemple dans les
dossiers de justice :
1-25 Tribunal de première instance, dossiers de procédure.
1. 1925
2. 1926
Mais le plus souvent, ce sont les titres et les sous-titres qui permettent de comprendre le système de classement
adopté.
Exemple
Législation du travail
Salaires
10 M 24 Salaires ouvriers. – Informations et enquêtes statistiques : tableaux, correspondance.
1856-1887
10 M 25 Travail à domicile. – Organisation et réunion des comités professionnels d’expertise et du
comité départemental des salaires : procès-verbaux, arrêtés, circulaires, correspondance.
1915-1940
Les titres de parties sont à considérer comme des niveaux de description à part entière.
Si l’on applique strictement ISAD(G), et également dans la perspective d’un passage à un instrument de recherche
électronique (afin de pouvoir permettre le traitement et par conséquent la recherche sur ces titres), chaque niveau de
description doit comporter obligatoirement : un identifiant (groupe de cotes pour sous-fonds, séries et sous-séries
organiques, cote pour articles), un intitulé et des dates.
Exemple
Avec application stricte d'ISAD(G) :
1050 W 1-50 Cabinet du préfet.
1939-1945
1050 W 1-15 Correspondance.
1939-1944
1050 W 1-6 Correspondance reçue.
1939-1940
1050 W 1-3 1939
1050 W 4-6 1940
1050 W 7-15 Correspondance au départ.
1939-1945
Pour alléger la présentation d'une sortie papier, on peut faire apparaître les intitulés sous forme de titres de parties,
sans indication de dates ni de cotes extrêmes.
Exemple
Cabinet du préfet
Correspondance
1050 W 1-6 Correspondance reçue.
20
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
1939-1940
1050 W 1-3 1939
1050 W 4-6 1940
1050 W 7-1 Correspondance au départ.
1939-1945
Dans un instrument de recherche papier, les titres de parties ne doivent jamais être précédés de numéros, qui
risqueraient d'être pris par le lecteur pour des éléments de cotation. C'est la typographie qui doit faire apparaître la
hiérarchisation des différents niveaux de description.
Constitution et dissolution
Expérience pilote nationale du bassin de la Maine
15 W 1 Mise en place. – Création : comptes rendus de réunions, rapports, correspondance,
projet de convention d’étude pour le développement du tourisme fluvial sur le bassin, coupures de
presse (1979-1980). Politique nationale, concession des voies navigables ; tourisme et transports
fluviaux : notes, étude, correspondance, discours, brochure, question orale (s.d., 1982-1983).
1979-1983
[À noter : compte rendu de réunion du CIQV (Comité interministériel de la qualité de la vie) (oct.
1979)].
15 W 2 Organisation des activités du SIBM. – Politique d’aménagement et de répartition des
activités sur le bassin ; politique en faveur du tourisme fluvial : notes, documents de travail (1969-
1981). Dossiers de présentation du SIBM et de l’expérience pilote : notes, documents de travail (1980-
1992). Activités de promotion, de location et d’affermage, régime juridique et fiscal : rapport,
correspondance, textes réglementaires, modèle d’achat en franchise de TVA (1981-1982, s.d.).
1969-1992
Statuts, convention avec la Région Pays de la Loire
15 W 3 Statuts. – Élaboration : statuts adoptés, arrêté interpréfectoral, délibérations, not
(1980-1981). Modifications : projets, notes manuscrites, statuts, textes réglementaires, délibérations,
correspondance (1990, 1995-1997).
1980-1997
Il faut veiller à ce que les intitulés soient significatifs pour les niveaux intermédiaires de description. Par exemple,
“divers” ou “mélanges” ne peut pas être un intitulé de série ou de sous-série organique.
21
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
Notice descriptive :
15 W 64 Services déconcentrés de l’État. – Direction régionale de l’équipement (DRE) :
correspondance et notes (1980-1989). Préfectures : correspondance (1980-1983). Directions
départementales de l’équipement (DDE) : correspondance échangée, comptes rendus de réunions,
rapports, brochures (1980-1984, 1988-1998).
1980-1989
Cette notice implique qu’il existe :
un dossier, qui concerne les “services déconcentrés de l’État” ,
à l’intérieur de ce dossier, trois sous-dossiers, consacrés respectivement à la Direction régionale de
l’équipement, aux préfectures et aux directions départementales de l’équipement
Les instruments de recherche dans les archives proposent le modèle suivant :
Objet général/Intitulé. – 1er objet, 1re action : typologie (dates), autre typologie (dates) ; 2e action :
typologie (dates). 2e objet, action : typologie (nature du classement, dates).
Dates extrêmes
L'utilisation du point-espace-tiret pour séparer deux éléments de description de niveaux différents est vivement
recommandée (un seul point-espace-tiret par notice). Le second découle hiérarchiquement du premier qui en donne
les éléments les plus généraux.
Exemple
Toutefois, lorsque les analyses d'un article sont complexes et comportent plusieurs descriptions de niveau identique, à
la place du point-espace-tiret, on peut utiliser un point et un saut de ligne, après avoir clos chaque description par un
point.
Exemple
chapitres).
Le point sépare deux éléments de description de même niveau. On peut trouver plusieurs points au sein de l'analyse
d'une unité documentaire, par exemple pour distinguer les sous-dossiers d'un dossier. Un point termine aussi toute
analyse et précède ses dates. En revanche, on ne mettra jamais de point après les dates extrêmes d'un article. On ne
mettra pas non plus de point après une cote car celui-ci peut être pris en compte en cas de conversion automatisée.
Exemple
L e s deux points apportent une précision à l'élément d'une description, par exemple sur la typologie. Ils
n'introduisent pas une hiérarchisation dans la description.
Attention
Ne pas confondre la typologie documentaire (par exemple “correspondance”, “comptes rendus de réunions”), à faire
figurer après les deux points, et la typologie matérielle (par exemple “registre”), à faire figurer en informations
complémentaires sous le corps principal de l'analyse.
La virgule ou parfois le point-virgule permettent de séparer des données ouvertes par deux points.
La virgule ne devrait séparer que des données de valeurs équivalentes. Dans Les instruments de recherche dans les
archives, il est recommandé de séparer l’action et l’objet par une virgule. Mais dans certains cas, rédiger une
description mentionnant simultanément l’objet et l’action permet de lever toute ambiguïté de compréhension
entraînée ordinairement par la virgule qui segmente arbitrairement l’analyse et met sur un même plan des notions
très différentes.
Pie IX (1903-1914)
1A9 Prêtres et religieux envoyés en mission par Mgr Dupont, délivrance de l’indulgence plénière
et de la rémission : lettre de concession.
1908
Dans cet exemple, on peut penser que la “lettre de concession” porte sur l'envoi de prêtres et religieux en mission
par un évêque et sur la délivrance d'indulgences, alors qu'en fait, il s'agit d'une lettre pontificale accordant indulgence
plénière et rémission des prêtres et religieux envoyés en mission par un évêque.
Pie IX (1903-1914)
1A9 Indulgence plénière et rémission concédée aux prêtres et religieux envoyés en mission par
Mgr Dupont : lettre de concession par le pape.
1908
Les analyses peuvent gagner en clarté à ne pas être trop découpées par la ponctuation. L'essentiel est d'y trouver les
divers éléments de description (objet structuré, auteur, action, typologie documentaire...).
23
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
Cet usage est d'autant plus vrai lorsqu'il n'y a qu'un document en cause et non plusieurs documents ou plusieurs
dossiers qui peuvent bénéficier d'éléments de description communs, plus séquencés donc.
Ces quelques règles de ponctuation peuvent être mises en relation avec les règles de la norme ISAD(G). Ainsi, tout ce
qui précède le point-espace-tiret ou les deux points peut correspondre à l'élément Intitulé/analyse d'ISAD(G)
(informations essentielles caractérisant l'unité documentaire) tandis que les éléments qui viennent après
correspondent à la présentation du contenu (complément de l'intitulé/analyse).
Exemple
La notice suivante correspond à une manière de présenter les informations :
15 W 64 Services déconcentrés de l’État. – Direction régionale de l’équipement (DRE) : correspondance et
notes (1980-1989). Préfectures : correspondance (1980-1983). Directions départementales de l’équipement (DDE) :
correspondance échangée, comptes rendus de réunions, rapports, brochures (1980-1984, 1988-1998).
1980-1989
Si on adopte ensuite un affichage avec les noms des éléments d’ISAD(G), on aura :
Référence : 15 W 64
Intitulé/analyse : Services déconcentrés de l’État
Présentation du contenu : Direction régionale de l’équipement (DRE) : correspondance et notes (1980-1989).
Préfectures : correspondance (1980-1983). Directions départementales de l’équipement (DDE) : correspondance
échangée, comptes rendus de réunions, rapports, brochures (1980-1984, 1988-1998).
Dates extrêmes : 1980-1989
Les informations pourront enfin être aisément réparties entre les différents champs du logiciel ICA-AtoM.
Voir capture d’écran : saisie de la notice descriptive du dossier 15 W 64 dans les champs correspondant aux éléments
de la norme ISAD(G).
24
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
Un instrument de recherche doit donner un élément d'information pertinent pour chaque unité de description.
Exemple
74 1863 (A à L)
75 1863 (M à Z)
sur les numéros de dossiers si ceux-ci étaient numérotés :
10 M 74-77 Information et règlement des conflits. - Dossiers par conflits :
questionnaires, rapports, correspondance (classement numérique).
1863-1865
74 1863 (dossiers 1 à 50)
75 1863 (dossiers 51 à 100)
Quel que soit le niveau de description retenu pour les notices, il peut arriver que certains éléments de description
soient communs à plusieurs unités de description consécutives.
Il convient donc de mettre en valeur ces éléments communs en évitant des répétitions inutiles.
Dans un instrument de recherche papier, les éléments de description communs à différentes notices successives
seront regroupés dans une notice particulière, à faire précéder des références de la première et de la dernière des
unités concernées. Les informations spécifiques aux différentes unités figureront à la suite. La présentation matérielle
permet de mettre en valeur les différents niveaux de description.
Exemple
Description à deux niveaux (répertoire numérique) :
72-88 Correspondance. – Fournisseurs : classement par ordre alphabétique et chronologique.
. 1941-1950
72 A-B. 1943-1948
73 C-D. 1941-1950
74 E-F. 1942-1946
75 G-N. 1942-1946
76 P-R. 1942-1946
77 S-V. 1942-1946
78 2 dossiers, lettres A à L et M à V.
79 A-B. 1946-1949
80 C. 1946-1949
81 D. 1946-1949
82 E-L. 1946-1949
83 M-R. 1946-1949
84 S-V. 1946-1949
85 A-C. 1949-1950
86 D. 1949-1950
87 E-P. 1949-1950
88 R-V. 1949-1950
Dans une base de données informatique, soit on répète les informations communes dans chaque notice, soit on
utilise, ce qui est le cas dans les logiciels intégrés de gestion d'archives, des écrans de description à plusieurs niveaux
; les notices y sont alors rédigées comme dans un instrument de recherche papier.
Exemple
Exemple de description à plusieurs niveaux sous ICA-AtoM : les éléments de description de la norme ISAD(G) sont
disponibles quel que soit le niveau de description.
26
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
27
3. Deuxième étape : rédiger une notice descriptive
28
4. Troisième étape : rédiger le corps de l'instrument de recherche
29
4. Troisième étape : rédiger le corps de
4 -
l'instrument de recherche
30
5 - 5. Évaluation des connaissances
5.1. Exercice 1
5.2. Exercice 2
31
Glossaire
Analyse
Opération consistant à présenter sous une forme concise et précise les données caractérisant l'information
contenue dans un document ou un ensemble de documents (de la pièce au fonds), du bordereau à l'inventaire. Par
extension, le résultat de cette opération.
Description
Ensemble des opérations d'identification d'une unité archivistique, de sa description matérielle au contexte de sa
production en passant par l'analyse du contenu et l'indexation. L'expression désigne à la fois le processus de
représentation et son résultat.
Dossier
Ensemble des documents réunis pour la conduite ou le traitement d'une affaire par une personne physique ou
morale dans l'exercice de ses activités. Le dossier est ordinairement l'unité de base à l'intérieur d'une série
organique.
Fonds d'archives
Ensemble des documents de toute nature qu'une personne, physique ou morale, a automatiquement produits ou
reçus dans l'exercice de ses activités, rassemblés de façon organique et conservés en vue d'une utilisation
éventuelle.
Instrument de recherche
Terme générique pour tout outil de description ou de référence élaboré ou reçu par un service d'archives dans
l'exercice de son contrôle administratif ou intellectuel sur les documents d'archives.
Inventaire
Tout instrument de recherche ayant pour niveau de description la pièce.
ISAD (G)
Norme générale et internationale de description archivistique qui fournit, dans le cadre du respect des fonds, une
structure type de description pour les archives de toute forme, de tout support et de toute époque.
Pièce
Document ou partie de document individualisé (feuillet simple ou double, plusieurs feuillets agrafés, cahier, registre
...)
Répertoire
Instrument de recherche ayant pour niveau de description le dossier ou l'article, et donnant pour chacun, sa cote,
ses dates extrêmes et une analyse.
Série
Ensemble de pièces ou de dossiers de même nature à l'intérieur d'un fonds d'archives. Dite aussi série organique.
32
Bibliographie
[Bureau canadien des archivistes] Comité de planification sur les normes de description. Règles pour la description des documents d'archives.
Ottawa, Bureau canadien des archivistes, 1990-2005 (tous les chapitres se retrouvent sur le site du Conseil canadien des archives à l'adresse :
[Link] ).
[Charbonneau] NORMAND CHARBONNEAU. «La diffusion» in Les fonctions de l'archivistique contemporaine, COUTURE CAROL ET
COLLABORATEURS, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1999.
[Conseil international des Archives] La norme générale et internationale de description archivistique [ISAD (G)]. Paris, Conseil international
des Archives, 2000, 2e éd. ( [Link] ).
[Conseil international des Archives] Norme internationale sur les notices d'autorité archivistiques relatives aux collectivités, aux personnes et
aux familles [ISAAR (CPF)]. Paris, Conseil international des Archives, 1996 ( [Link] ).
[Maurel, Champagne] DOMINIQUE MAUREL ET MICHEL CHAMPAGNE. «La description et l'indexation» in Les fonctions de
l'archivistique contemporaine, COUTURE CAROL ET COLLABORATEURS, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1999.
[Nougaret] CHRISTINE NOUGARET. « Classement et description : des principes à la pratique » in La Pratique archivistique française, DIR.
FAVIER JEAN. Paris, Direction des Archives de France, 2008, p. 257.
[Nougaret] CHRISTINE NOUGARET . Les instruments de recherche en archivistique. Paris, Direction des Archives de France et La
Documentation française, 1999.
[Nougaret, Galland] C. NOUGARET ET B. GALLAND. Les instruments de recherche dans les archives. Paris, Documentation française, 1999
33