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Analyse du Poème "Spleen" de Baudelaire

Ce poème de Charles Baudelaire décrit de manière sombre et angoissante les sentiments de dépression et d'enfermement du poète. Il est divisé en strophes qui explorent d'abord le mauvais temps puis une progression vers un état psychologique de plus en plus délirant et désespéré, aboutissant à une défaite totale.

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Analyse du Poème "Spleen" de Baudelaire

Ce poème de Charles Baudelaire décrit de manière sombre et angoissante les sentiments de dépression et d'enfermement du poète. Il est divisé en strophes qui explorent d'abord le mauvais temps puis une progression vers un état psychologique de plus en plus délirant et désespéré, aboutissant à une défaite totale.

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Spleen

Spleen est un poème écrit en 1857, par Charles Baudelaire ,poète inclassable, au carrefour de
différents genres littéraires, comme le Romantisme, le Parnasse, le Réalisme ou encore le
Symbolisme. Il se trouve dans la section Spleen et Idéale, aussi connu par le titre de ‘quand le
ciel’ reprit du 1er vers. C’est un poème très sombre, angoissant et déprimant et alors est le
poème le plus représentatif du Spleen. Il s’achève par une expression brutale de la défaite du
poète.
Problématique : nous allons voir en quoi ce poème est certainement l’expression la plus forte
que le poète a pu faire du Spleen.

Analyse :
Strophe 1 :
- Le mauvais temps est décrit par le marqueur temporaire ‘quand’.
- ‘Ciel bas et lourd’ : antithèse qui marque la destruction de l’image
symbolique/traditionnel du ciel (ciel : symbole de la légère et hauteur). Cette antithèse
est complétée par une comparaison ‘pèse comme un couvercle’
- ‘Pèse’ insiste sur l’idée de lourdeur/d’écrasement.
- V2 : enjambement qui permet d’articuler/relier le mauvais temps et la dépression.
- ‘Esprit gémissant’ : transcription sonore du gémissement se traduisant en harmonie
imitative prolonger par le sifflement du ‘s’.
- ‘En /on/au’ : suite de sonorité/ allitération nasale qui donne l’impression de quelque
chose qui se prologue.
- ‘En proie’ : champ lexical de la chasse/victime : Baudelaire subit comme dans l’Albatros
- ‘Long ennuis’ : harmonie imitative qui montre qu’il tombe d’un ennui en un autre.
- L’ennui est un thème récurant chez Baudelaire qui faire partie d’un autre thème ‘le
temps’. Pour Baudelaire le temps est l’ennemi.
- V1 a V6 : phrase longue et interminable qui s’attire pour faire une harmonie imitative
avec son propre être.
- Sur les 4 quatrains, les enjambements qui forme comme une danse macabre.
- L’enjambement du v3 montre un redoublement de l’image du cercle : Baudelaire perçoit
l’espace physique comme un cercle qui nous écrasent et nous laisse pas sortir et se
ferme sur nous : image paradoxale de l’horizontale qui ferme la vue.
- V3 : sonorités qui s’allongent ‘on/an’ et en roture des sonorités qui se renferme
‘de/re/se’
- Gradation dans l’enfermement : ‘horizon embrassent’
- ‘Nuit’ : symbole de la mort. On est perdu dans la nuit.
Strophe 2 :
- ‘La terre est changée’ : notion d’alchimie, image sombre. Il nous dit que la terre n’est
pas un cachot mais se change en un cachot, la terre est devenue une prison. On
retrouve aussi une gradation amplifie de l’image de l’enfermement et ainsi l’allégorie de
la prison devient explicite.
- Paronomase un peu cachée entre ‘quand’ et ‘chant’ qui par sa forme imite
l’enfermement. On voit cette alchimie de la réalité qui va devenir à la fois terrifiante et
fantastique.
- V3, V4 : suite d’allitération qualifier de cassantes qui forme une harmonie imitative (‘de’,
‘te’, ‘h’, ‘be’,’p’)
- ‘Pourris’ qui vient en gradation exprime une décomposition et démontre l’image du
cachot.
- Le lecteur est enfermé dans cette image de labyrinthe qu’il ne s’en sort pas. On passe
d’un champ lexical qui décrit l’extérieur a un champ décrivant l’intérieur. On passe
d’une dépression climatique a une dépression psychologique.
Strophe 3 :
- La pluie est un élément qui va relier la terre et le ciel qui forme une sorte de connexion.
- Harmonie imitative en ‘an’ : ‘quand’, ‘étalant’, ‘immenses’, ‘tendre’ qui permet
d’exprimer l’image de la pluie.
- ‘Immenses’ est une hyperbole qui a pour fonction d’étaler ses trainées et prolonger
l’effet de la pluie.
- ‘Vastes’, ‘embrassent’, ‘immenses’ donne une impression d’étendue de recouvrement.
- ‘Prison’ vient conclure la gradation de l’enfermement.
- ‘Peuple muet’ souligne l’aspect angoissant.
- On est rentré dans un univers fantastique. Le poète est entré en délire. Pour lui la pluie
provoque une image de délire dans son cerveau.
Strophe 4 :
- On quitte cette description du climat. On a la conséquence psychologique.
- ‘Tout à coup’ pour marquer le côté brusque.
- ‘Furie’ renvoie à une image de violence qui renforce le côté brusque.
- Tout ce qui était positif est devenue négatif.
- ‘Sans patrie’, ‘furie’ : il est maintenant dans une folie qui l’entraine de l’idéale.
- ‘i’, ‘o’, ‘c’: sonorité fluide qui se traduit en une harmonie imitative pour imiter une
fluidité et traduire une fluidité.
- Paronomase inversée entre ‘ affreux’ et ‘hurlement’ qui donne une impression de
malaise.
- Antithèse entre ‘hurlement’ qui marque cette contradiction apparente qui traduit l’état
de confusion du poète.
- ‘Esprit errants’ renvoie à la situation du poète parmi les hommes.
- Diérèse ‘opini/âtrement’ permet d’allonger le mot qui se traduit en une harmonie
imitative. Il utilise un terme avec une connotation péjoratif mais ironique dans le choix
de ce terme.
- La strophe est la conséquence psychologique de cet état.
Strophe 5 :
- C’est une description très réaliste de la défaite de Baudelaire. On reste dans un univers
fantastique. C’est le tableau final de la défaite.
- ‘Longs corbillards’ traduit une harmonie imitative et les voyelles nasales imite la
longueur des corbillards.
- V2 : allitération nasale se prolonge en harmonie imitative en ‘on’ et ‘l’. Cela vient
renforcer l’image des corbillards.
- Le redoublement ‘angoisse atroce’ est une connotation de torture du poète. Il est
tombe au fond du Spleen.
- ‘Crâne’ : appartient au champ lexical de la mort. Il est un mort-vivant. Il se voit lui-même
comme un squelette.
- ‘Crâne incline’ incite une ironie puisque c’est une connotation négatif ironique.
- ‘Drapeau mort’ renvoie à la mort ou même le signe de désespoir.

Conclusion :
Le poème est beau dans le sens de l’alchimie. Il arrive à sortir d’un état. Il tire de la boue du
spleen a l’or de la poésie. C’est donc la description totale et absolue que Baudelaire a pu faire
du spleen.

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